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Que penser de Homeland après la saison 5 ?

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HP Envy 34

Faut-il continuer Homeland après la saison 5 ?

 

Nous avions déjà dressé un bilan de la mi-saison de cette série qui a su rebondir après la mort d’un de ses personnages principaux, Nicholas Brody, et renouveler brillamment son intrigue. Après 12 épisodes, faut-il attendre la saison 6 avec impatience ?

 

[divider]Nouvelle saison, nouveau départ ?[/divider]

 

La saison 5 de la série Homeland s’ouvre sur une nouvelle page de la vie de l’héroïne, Carrie Mathison : loin de son Amérique d’origine, ne touchant plus à l’alcool, elle vit à Berlin où elle semble être enfin parvenue à créer une vie de famille avec sa fille Franny et son compagnon Jonas. Elle ne travaille même plus pour la CIA mais pour la fondation Otto Düring, industriel et philanthrope allemand.

C’est une des forces de Homeland que de savoir renouveler les points de départ de chaque saison et de faire avancer la vie de l’héroïne. Les scénaristes n’ont pas commis l’erreur de reprendre une formule qui marche pour la plaquer sur une nouvelle saison : Carrie prend d’importantes décisions et vit des événements intenses qui ont un impact profond sur sa vie personnelle et qui conditionnent la saison suivante (mort de Nicholas Brody, abandon puis acceptation de Franny, tentative de reconstruction de sa vie affective avec Quinn…). Chaque saison sait trouver le bon équilibre entre la part évoquant les événements passés et la place faite à la nouveauté du scénario. Lorsque l’on a aimé les saisons précédentes, on ne peut donc qu’être convaincu par la saison 5.

 

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Cependant, la nouvelle Carrie ne dure pas longtemps. Dès le troisième épisode, elle renvoie sa fille auprès de sa sœur aux États-Unis (certes pour des raisons de sécurité), cesse de prendre le lithium qui calme sa bipolarité, se dispute violemment avec Jonas et s’envoie une bouteille de vodka.

Et c’est parti pour des histoires de fou auxquelles on s’accroche. Le nombre restreint de personnages lie le spectateur plus intensément avec eux. On retrouve ainsi le noyau dur composé par le trio Carrie, Saul et Quinn, qui tient toujours à cœur. Même si les relations sont particulièrement tendues entre Carrie et Saul, ils restent attachés l’un à l’autre, et Quinn est prêt à donner sa vie pour que Carrie continue de passer pour morte. Les alliances se font et se défont, les plans s’élaborent dans l’improvisation, et dans le contexte de méfiance et de fourberie permanent dans lequel progressent les personnages, cela fait du bien même au spectateur d’en savoir quelques-uns fiables.

D’autres protagonistes évoluent dans l’orbite de ce trio principal. On en connaît certains, comme Astrid et Allison ou encore Dar Adal, tandis que d’autres sont nouveaux et parviennent tout aussi bien à créer un sentiment d’attachement comme Otto Düring, Jonas Hollander ou Numan.

 

[divider]Allison Carr, la nouvelle experte de la saison 5[/divider]

 

Allison Carr prend notamment beaucoup d’importance. Amante de Saul, elle est difficile à cerner. Les causes de sa situation précaire finissent cependant par être révélées : elle travaille comme taupe au sein de l’ambassade américaine pour les services secrets russes. Elle a été recrutée plus de dix ans auparavant à Bagdad pour s’éviter la prison après avoir cédé à la tentation de la fortune : son informateur, ayant volé huit millions de dollars au ministère de la Justice où il est avocat, lui propose de vivre avec lui. Et elle de proposer un plan pour faire arriver l’argent aux Caraïbes et le rejoindre là-bas… Piégée, elle accepte alors la proposition des Russes, qui l’obligera à jouer un double-jeu durant douze ans. Mais Ivan Krupin, qui l’a recrutée, ne lui fait-il pas admettre que c’est justement cette vie qu’elle aime… ?

Il ne s’agit pourtant pas de faire évoluer la paix dans le monde. Cet aspect de l’échange de renseignements entre la Russie et les États-Unis est secondaire : Ivan et Allison sont avant tout préoccupés par la progression de leur carrière. Toutes les motivations se côtoient dans cette cinquième saison de Homeland, de la philanthropie de Düring à l’intérêt personnel d’Allison.

 

[divider]Quinn en demi-teinte[/divider]

 

Le pauvre Quinn, lui, frappe par son rôle de punching ball. Peu après avoir enlevé Carrie et mis sa mort en scène, il est touché par une balle tirée par Ivan en sortant du bureau de poste où il dépose les photos de ses victimes. A partir de ce moment-là, il ne cesse d’être agonisant et rares sont les épisodes où il apparaît debout : se vidant de son sang sur le lit de camp dans la cachette de Carrie, c’est à peine s’il parvient à se traîner pour tenter de se suicider sur les quais de Berlin. Recueilli par le médecin d’une bande de djihadistes, il essaie régulièrement de se lever pour finir à nouveau agonisant. Hajik, le chef de la bande que Quinn parvient tout de même à tuer, lui décoche un coup de couteau dans le bras, et c’est reparti pour l’immobilisation. Alors que l’aventure semble reprendre du poil de la bête avec le convoi pour la Syrie, Quinn est tenu à l’écart des changements de plan et finit assommé à grand coups de barre métallique. Heureusement qu’il survit au gaz sarin qui lui est administré, on n’aurait pas voulu qu’il finisse comme ça.

 

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Dans le coma, il est retrouvé par Carrie et Astrid et transféré à l’hôpital. Mais être dans le coma n’est encore pas suffisant pour la CIA. Pensant qu’il dispose d’informations cruciales, Carrie et Saul n’hésitent pas à demander au médecin de forcer son réveil, au risque d’une hémorragie cérébrale entraînant la mort. Certes, l’attaque terroriste met en péril des milliers de personnes, mais ce n’était pas la peine de faire croire que Quinn allait manquer à Carrie.

 

[divider]Homeland reste en phase avec l’actualité terroriste[/divider]

 

Homeland a toujours conservé un parti-pris qui la distingue : parler d’un sujet qui fâche, le terrorisme, et se concentrer sur une actualité brûlante. La saison 5 n’échappe pas à la règle et plonge le spectateur dans les coulisses de la crise syrienne et des manigances des États-Unis pour renverser Bachar el-Assad.

Cependant, contrairement aux saisons précédentes, la saison 5 se déroule presque exclusivement à Berlin et dans ses environs, après un bref séjour à Bagdad qui lance l’action (tentative d’assassinat d’Otto Düring, dans le camp d’Alladia, visant en réalité Carrie). Homeland suit en cela la tendance actuelle du terrorisme : le champ de bataille est moins le Moyen-Orient que les capitales européennes, où la bande de Hajik compte agir directement en déversant du gaz sarin.

Le docteur Aziz, enseignant à l’Université Technique de Berlin, apporte une nuance aux propos qui ont pu être délivrés au fil des épisodes précédents, comme lorsque Quinn explique que les musulmans qu’il a combattus pendant deux ans sont tous des fanatiques qui ne pensent qu’à tuer au nom d’Allah. À la stupeur de Qasim, le médecin ayant sauvé Quinn, Aziz est athée, et n’aide leur petit groupe de djihadistes que parce que l’Allemagne soutient officiellement Israël contre le Liban, où vivent sa femme et son fils. Un point de vue exposé brièvement mais bienvenu, sinon nécessaire, pour une série ayant quelques prétentions.

 

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Pour cette saison 5 encore, Homeland réussit à rester dans le vif du sujet terroriste tout en nous offrant un scénario palpitant et un rythme toujours aussi bien maintenu. L’équilibre entre vie sentimentale de Carrie et missions de la CIA permet de rendre l’héroïne attachante sans atteindre l’écœurement (les scènes avec Franny ne sont clairement pas les plus intéressantes). Ce qui rend d’autant plus regrettable la dernière scène, d’un bon-sentimentalisme navrant : y avait-il vraiment besoin de cette lumière divine de dernière seconde pour que Quinn parte en paix ?

Ou est-ce pour annoncer sa résurrection ? Car la saison 6 est promise pour septembre. Ce sera sûrement difficile de rester un agent de la CIA en étant un légume mais si les scénaristes poursuivent dans la voie mystique, les miracles pourraient après tout être de la partie. Ce thème ne gâche cependant que quelques scènes dans toute la saison 5, restons sur une bonne impression !

 

 

L’Atelier S01E03

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L'Atelier

Avec pas mal de retard, nous reprenons ce Rendez-vous régulier qu’est l’Atelier.

Nous allons donc vous présenter ce qui est dans le tube ( comme on dit ) et qui sera testé ou évoqué sur VG et/ou ailleurs.

Cette semaine, la bonne opération sera de tester la Surface Pro 4 en utilisation intensive pro face à une des références du moment : le Lenovo Yoga Pro.

L'Atelier

Viendra ensuite le démontage intégral du superbe EVGA SC17 dont vous pouvez voir une vidéo de l’unboxing ici :

Enfin, BeQuiet nous a fait parvenir par mal de matériel comme son SilentBase 600 et le 800 mais aussi une alimentation Pure Power 9.

L'Atelier

Enfin, on profitera de la présence des Dark Rock 3 et Shadow Rock 2 pour les étalonner par rapport à la concurrence.

Pour terminer, on s’attardera sur le casque Plantronics Black Beat Pro, un casque audio sans fil avec réduction de bruit.

L'Atelier

Semaine donc relativement chargée d’autant plus que d’autres petites joujoux sont en approches.

Maintenant à vous de nous dire ce que vous attendez et vos choix de priorités pour le matériel dans l’atelier !

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Comme d’habitude, n’hésitez pas à poser vos questions.

Mise à jour MacBook : processeurs Skylake plus rapides, 8 Go de RAM, plus d’autonomie de la batterie et une version or rose

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Apple vient de procéder à une mise à jour de mi-saison de son MacBook (à un seul port), avec des processeurs plus rapides, de meilleurs graphismes, une mémoire interne plus rapide et une heure d’autonomie de plus pour la batterie. Une nouvelle version or rose est également disponible, pour ceux qui sont tentés par cette couleur.

Le MacBook peut maintenant être commandé avec des processeurs Intel M dual-core jusqu’à 1.3GHz avec 1866 MHz de mémoire, Intel HD Graphics 515 avec une performance graphique sensée être plus rapide de 25%, et un meilleur stockage interne. Cette mise à jour des MacBook améliore donc les performances de l’ordinateur, mais aussi l’autonomie de la batterie qui selon Apple offre désormais 10 heures de navigation Web ou 11 heures de lecture vidéo iTunes.

Les nouveaux MacBooks sont vendus aux USA à un prix d’entré qui est toujours de 1299 $ pour le processeur M3 1.1 GHz, ou 1599 $ pour le M5 1.2 GHz, et tous les modèles sont maintenant livrés avec 8 Go de RAM dans toutes les configurations. Il est également possible de booster le processeur jusqu’au M7 1,3 GHz sur demande.

C’est une mise à jour certes mineure, mais intéressante, de la gamme des MacBook équipés des impressionnants processeurs Core M sixième génération d’Intel, aussi connus sous le nom de Skylake.

Opera ajoute un VPN gratuit à son navigateur pour surfer dans l’anonymat

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Les réseaux privés virtuels (Virtual Private Networks – VPN) sont populaires auprès des utilisateurs d’ordinateurs qui sont particulièrement portés sur la préservation de leur vie privée. Mais les meilleurs services VPN sont payants, et les services gratuits ont souvent des coûts cachés. Le navigateur Web Opera a, cependant, intégré un VPN gratuit et illimité dans la version développeur de son logiciel.

« Maintenant, vous n’avez plus besoin de télécharger des extensions VPN ou de payer pour les abonnements VPN avant d’accéder aux sites bloqués, et protéger votre navigation lorsque vous utilisez un  Wi-Fi public », déclare l’entreprise dans un communiqué sur son blog.

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Les VPN permettent de faire transiter le trafic Internet des utilisateurs par des serveurs dans différents pays, ce qui complique la tâche aux gouvernements et aux pirates lorsqu’ils veulent surveiller le trafic Web d’une personne. Ils permettent aussi aux utilisateurs d’accéder au contenu qui pourrait être géo-limité à un certain pays (permettant par exemple à un utilisateur européen de regarder le Netflix américain).

Pour utiliser le nouveau service, il suffit de télécharger la version développeur d’Opera et d’activer le VPN via le menu des préférences.

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C’est une démarche intéressante d’Opéra et un moyen évident d’attirer plus d’utilisateurs férus de technologie. La société avait précédemment construit un logiciel qui bloque les pubs directement dans la version développeur de son navigateur. L’intégration du VPN est donc un prolongement de cette nouvelle démarche d’Opéra.

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Homesick – Le test

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Critique du jeu vidéo Homesick

 

Chez Cleek, nous nous plaisons à vous faire découvrir de temps à autre un jeu particulier, souvent indépendant, au travers duquel le gameplay n’est pas roi, et où l’ambiance et l’ingéniosité règnent en maîtres. Après avoir traversé les terres hostiles et magnifiques de Journey, arpenté les méandres d’Antichamber, plongé dans le drame mélancolique de Gone Home, admiré les puzzles et le transhumanisme de The Talos Principle, et plus récemment, les promesses poétiques de Machinarium, Cleek poursuit une nouvelle fois son voyage au pays des jeux indés pour vous faire découvrir aujourd’hui le titre Homesick, disponible sur la plateforme Steam en 2015. Malgré des moyens relativement limités, et un pari déjà tenté par bien d’autres titres, Homesick parvient-il à satisfaire nos attentes ? La réponse tout de suite.

 

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[divider]Oui[/divider]

 

Homesick avait d’emblée accroché mon regard avec ses graphismes sobres et sophistiqués que j’avais pu apercevoir sur les galeries de photos de la page Steam. L’invitation était tentante, et après quelques mois, l’achat du jeu confirma mes aspirations. Le jeu, développé par le studio Lucky Pause, se présente comme un escape room assez efficace, sur fond de puzzles et casse-tête. Si l’ensemble du titre se passe aisément de dialogues, il n’en reste pas moins évident, dès les premières secondes, que votre lieu de spawn n’est pas des plus naturels. Ici, point de petits z’osiaux, de nénuphars et autres paysages champêtres puisque vous vous réveillez dans une sorte d’immeuble, insalubre puisque délabré et ce depuis bien longtemps (n’en déplaisent à ces petites plantes qui se mettent à fleurir entre les carreaux du carrelage au sol). Il fait jour et en vous approchant des fenêtres, la lumière vous aveugle, vous empêchant même carrément de passer à certains endroits. Vous vous levez donc péniblement en prenant au passage un dessin d’enfant entre vos mains (des fois que… on ne sait jamais). Autour de vous, des pièces à vivre (enfin, qui étaient à vivre, plutôt) : cuisines, salles de bain, chambres… Et en arpentant le couloir qui vous sort de cette première pièce, vous pouvez constater que chaque pièce semble similaire. On se sent donc très vite perdu, et le but évident, celui de sortir de là, paraît tout de suite plus complexe qu’il n’y parait.

Et pourtant ce n’est que le début. Au gré de votre voyage, lent et contemplatif, vous retrouverez donc quelques maigres indices : des interrupteurs, un sceau, une clé (qui fait bien plaisir, tout de même : enfin un peu de concret !) et votre sempiternel dessin. Dans chaque pièce, des documents, des livres et des feuilles volantes jonchent le sol : si vous comptiez en savoir plus en les parcourant, sachez que votre déception sera grande, puisque chacune d’elle est cryptée, dans un alphabet a priori assez complexe. On poursuit donc notre chemin en ne sachant pas vraiment ce que l’on peut attendre de nous. Et c’est là que Homesick pourrait en décourager plus d’un : si l’ensemble du jeu reste relativement abordable niveau énigme (bien loin des puzzles tourmentés d’un Talos Principle), le départ est très difficile, et en l’absence de document et de dialogues, on se retrouve rapidement dépourvu de toute idée.

Ce sceau au fond de votre poche (oui, on ne change pas le monde du sacro-saint inventaire des jeux vidéo) vous permet donc de transvaser l’eau d’une baignoire… Ok. Ensuite, cette eau, cet élixir qui constitue votre seul action concrète dans ce départ chaotique, vous devrez la répandre au sol, sur les fleurs qui jonchent le carrelage, et là, la magie opère. Les pétales flétris se transforment en de magnifiques fleurs, qui ondulent au gré des courants d’air. Vous me direz, ça nous fait une belle jambe ! Et c’est là, lorsque tout espoir d’avancer s’amenuise que vous vous décidez à quitter le jeu, à sauvegarder selon la simple consigne qui vous est présentée dans les options : « Pour sauvegarder, allongez-vous sur le lit ». Je m’exécute. Et là… Tadam !

 

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[divider]C’est le jour et la nuit[/divider]

 

Votre lieu de spawn, bien qu’insalubre, baigné d’une lumière aveuglante se transforme soudain en un univers parallèle chaotique. On comprend alors que le sommeil permet à votre personnage de pénétrer dans un autre monde, celui de la nuit et des rêves. Rien de nouveau sous la lune en fait, mais ce jeu du jour et de la nuit et en fait la pierre angulaire de Homesick, sa signature, et l’une de ses plus grandes richesses. Le jour, vous êtes donc en capacité de vous balader librement, de rester planté sur place si vous le désirez, le tout accompagné d’une musique éthérée et minimaliste au piano (une vraie splendeur qui, question ambiance, remporte tous les Oscars). Le passage à la nuit est donc d’autant plus surprenant que votre monde apaisant se transforme soudain en cauchemar éveillé : même lieu, mais en noir et blanc (avec les contrastes au maximum), une hache à la main… On rigole beaucoup moins, tout de suite. Des ombres sortent vivement du sol, et au moindre arrêt de votre part, elles vous engloutissent… et vous vous réveillez. Dès lors, il s’agit donc de rester en mouvement perpétuel lorsque l’on entre au pays des cauchemars. Les interrupteurs de jour prennent tout leur sens, puisqu’ils éclairent désormais, et tant bien que mal, le monde transformé pour la nuit. Votre première tâche sera donc, côté jour, d’allumer toutes les lumières afin d’y voir plus clair la nuit. C’est d’ailleurs ce que vous ordonne une lettre clouée à la porte « Laissez les lumières du hall allumées ».

Cette note, à première vue anodine, vous permettra en fait d’établir un début d’étude sur cet alphabet mystérieux. Vous pourrez alors établir les corrélations entre les caractères inconnus et nos lettres à nous. Et ça, c’est le deuxième point fort de Homesick. Des dizaines de documents sont à votre disposition : une fois l’alphabet décrypté, vous pourrez donc en apprendre beaucoup plus sur le scénario du jeu. Cette partie reste en revanche totalement optionnelle pour finir le jeu, et reste donc une plus-value considérable pour tous ceux qui désireraient faire durer l’aventure. Un choix plutôt judicieux donc, qui s’adapte à tous les types de joueurs.

 

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Les actions que vous effectuez de jour auront donc un impact la nuit venue. Et cette nuit vous permet, à l’aide de votre hache, d’ouvrir de nouvelles pièces inaccessibles en journée. Les deux extrêmes se complètent donc pour vous permettre de poursuivre l’aventure, selon le même modus operandi : il vous faudra chaque fois arroser des fleurs à proximité d’un support pour dormir, afin de pénétrer dans l’univers de la nuit (f*** la logique, pour le coup, mais un peu de poésie, dans ce monde de cauchemars ne fait pas de mal).

C’est en cela qu’Homesick devient plus abordable au fil de son aventure : une fois que l’on a compris le mécanisme, l’ensemble du puzzle s’en retrouve facilité, et l’on poursuit une aventure plus sereine qui revêt deux buts : sortir d’ici et surtout, comprendre le pourquoi de cet immeuble à l’abandon, ces voix étranges, ces photos ou ces rires d’enfants qui retentissent la nuit venue.

 

[divider] Une pléthore d’éloges, pour un seul et vrai gros défaut[/divider]

 

Vous l’aurez compris, Homesick est un jeu dont il faut absolument profiter si vous êtes un amateur d’ambiances contemplatives et de graphismes soignés. Ces derniers points sont plus que jamais mis en avant, et l’on apprécie la richesse des lieux proposés. Le jour nous installe dans une lumière aussi vive que bienveillante dans cet immeuble insalubre où l’on se plait à contempler un univers proche du post-apo, ponctué par une musique douce et minimaliste. La nuit quant à elle nous présente l’envers du décor : un même lieu revu avec le noir et blanc d’une angoisse viscérale et pourtant bien réelle. Cette alternance jour/nuit sert donc à merveille au prétexte du fameux univers parallèle, et en ce sens, on ressent toute la détresse, mais aussi toute la mélancolie qui peut émaner d’un Silent Hill like. On y retrouve une réelle ambivalence, et c’est précisément ceci qui offre à Homesick une véritable profondeur émotionnelle et poétique. L’horreur n’est pas vraiment au rendez-vous : on suggère plus qu’on ne voit, et c’est donc bien dans l’ambiance, une fois encore, que le climat austère et anxiogène s’installe. Homesick est donc une belle réussite, une promesse largement tenue, qui souffre cependant d’un énorme défaut…

Enfin, deux en fait. De un, le prix, de deux, la durée de vie : les deux combinés vous offrent donc une expérience de jeu relativement réduite en terme de temps, mais soit… Les aventures les plus longues ne sont pas toujours les meilleures (Gone Home, Journey…). Comptez deux petites heures pour rusher le jeu comme un acharné, un peu plus si vous prenez le temps de déchiffrer l’alphabet et de décrypter l’ensemble des documents (mais ne nous leurrons pas : assez peu de gens iront jusque-là).

 

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Le tout, pour 15 euros, sans rejouabilité améliorée. Et ça, ça fait mal. En fait pour le même temps et le même prix, on pourrait presque se faire un ciné, et avec les popcorns qui vont avec (sucrés, bien sûr). Reste à voir si vous tentez l’aventure malgré son coût exorbitant, même si dans le fond, il serait dommage de passer à côté d’un titre tel que Homesick, vraiment.

RoBoHoN – L’automate Android de Sharp avec des fonctions de smartphone

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Sharp vient d’annoncer les détails officiels de son nouveau robot intelligent RoBoHoN. L’automate de 8 pouces, qui sera mis en vente à 198 000 Yen (1 810 $), est un genre d’édition « limitée » vu que seulement 5.000 unités seront produites chaque mois. Le début de la commercialisation est prévu pour le 26 mai chez certains détaillants et en ligne via le site de Sharp.

Le bot tourne sous Android, et peut donc passer des appels téléphoniques, envoyer des e-mails, des photos et des vidéos. Il répond également aux commandes vocales, et peut – bien sûr – danser. Il inclut même un projecteur intégré, conçu par Sharp et Microvision Inc.

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En termes de spécifications, le RoBoHoN de Sharp embarque un écran LCD de 2 pouces, un SoC Qualcomm Snapdragon 400 à 1,2 GHz, 2 Go de RAM, 16 Go de stockage à bord, un appareil photo 8 mégapixels, un projecteur HD standard, une batterie de 1700mAh. Il prend également en charge le LTE et tourne sous Android 5.0 Lollipop.

Il faut toutefois souligner que RoBoHoN nécessite une connexion spéciale basée sur le cloud pour être activé. Il ne peut donc fonctionner qu’au Japon pour le moment.

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Que pensez-vous de ce petit bot Sharp ?

Source : Sharp (Japon)

InFocus lance le Kangaroo Pro – la deuxième version de son mini PC

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Le PC Kangaroo (sous Windows 10) de InFocus est un très petit PC avec un processeur Atom et une batterie pour un usage « portable » – si vous voulez utiliser votre iPad comme l’écran tactile, ou si vous avez un écran HDMI mais pas de prises de courant par exemple. Le Kangaroo est une sorte de sous-genre de ces minis ordinateurs HDMI qui ont commencé à apparaître il y a quelques années de cela, mais la batterie de quatre heures d’autonomie et la connectivité ajoutée le rendent beaucoup plus volumineux et plus lourd qu’un Chromecast par exemple.

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C’est un ordinateur un peu bizarre, et la nouvelle version Kangaroo Pro l’est davantage. C’est essentiellement un nouveau dock fourni avec le modèle Kangaroo de l’an dernier, mais qui double l’épaisseur du dispositif pour faire place à l’Ethernet, au VGA et à une baie de disque dur.

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Le disque dur (supposé 1To) est vendu séparément, et en l’achetant sur NewEgg, l’ensemble vous coûtera environ 310 $, rien que ça. Pour le même prix, vous pourriez avoir un ordinateur de bureau beaucoup plus rapide, ou peut-être une tablette Windows 10 de 300 $ avec écran tactile inclus. Je dis ça, je dis rien.

Corsair Carbide SPEC ALPHA : L’esthétique asymétrique et agressive

Corsair

L’apparition d’un nouveau Boitier badgé « Corsair’ n’a échappé à aucun rédacteur de chez Vonguru. De plus, un boitier qui mise sur une apparence agressive et atypique pour une marque comme Corsair est une réelle nouveautée. Cette marque ne s’en cache pas, la cible de ce produit est bien entendue les gamers qui rêve d’un boitier qui serait la vitrine de leur configuration. Ce boitier, proposé à 89,99€, est disponible en 3 jeux de couleurs : Noir/Argent, Blanc/Rouge et Noir/Rouge

Les coloris disponibles pour le SPEC ALPHA
Les coloris disponibles pour le SPEC ALPHA

Cette « Mid-Tower » composée d’acier et de PVC dispose d’une fenêtre latérale pour admirer votre hardware. Elle fait 220 mm de longueur, 581 mm de profondeur et 474 mm de hauteur pour un poids de 6,20 Kg (ce qui n’est franchement pas énorme). Ce boitier peut accueillir des configurations ATX, micro-ATX et Mini-ITX et permet de rentrer des cartes graphiques dont la longueur ne dépasse pas 38 cm (donc quasiment toutes les cartes).

Au niveau du stockage, il ne met pas à disposition des baies 5,25″ pour un rhéobus, un lecteur optique ou d’autres disques mais préfère proposer des baies 3,5 et 2,5″ pour alléger le design et pour le refroidissement du boitier.

Le SPEC ALPHA sous tous les angles.
Le SPEC ALPHA sous tous les angles.

Justement, Corsair met en avant un refroidissement très efficace en expliquant que :

« L’orientation du flux d’air direct garantit un acheminement excellent de l’air froid vers les composants les plus chauds grâce à l’emplacement stratégique du stockage (en bas) »

Le Corsair carbide SPEC ALPHA comprend trois ventilateurs intégrés, 2 à LED  en façade et 1 pour acheminer l’air hors du boitier. Ce sont tous des ventilateurs de 120 mm et dispose de 3 vitesses de rotation.

La connectique en façade contient 2 USB, le bouton Power et les classique jack 3,5 pour le son et le micro.

En conclusion, au prix proposé, il propose un design intéressant et un agencement spécifique permettant potentiellement d’avoir un meilleur flux d’air. Il fait partie des boîtiers surélevés, ce qui est un réel point positif. Si il tient ces promesses, il peut devenir une très bonne possibilité sur le marché. Quelques spécifications pourraient éloigner certaines personnes de ce boitier comme l’absence de baies 5,25 (votre serviteur est un vieux de la vieille et installe ces systèmes d’exploitations et ces jeux via des C.D). Il faudra également voir si les matériaux de fabrication tiennent la route.

Sachez également que personnellement, je compte créer un MOD PC avec pour base ce boitier. Je pense qu’il a toutes les qualités pour faire du modding. Vous pourrez sans doute suivre l’avancement du Mod sur Vonguru.

 

Et vous, que pensez vous du nouveau design des boîtiers Corsair ?

 

 

En attendant, vous pouvez trouver différentes versions des Corsair dans le commerce :

 

[comparateur keyword= »Corsair Carbide SPEC ALPHA »]

Critique : Le Livre de la jungle et la nouvelle politique Disney

Les adaptations live, une jungle à défricher qui vaut des milliards

Les studios Disney ne se limitant pas davantage aux fameux « classiques » qu’ils créent qu’aux films d’animation qu’ils produisent sans toujours les réaliser, une grande partie de l’argent investi par la Maison de Mickey va au financement, notamment via des filiales comme Miramax ou Touchstone, de films en prise de vue réelle, dont le lien avec les films Disney est parfois loin d’être évident (récemment The Finest Hours, Into the Woods, le prochain Spielberg…). Pour pallier le succès très inégal de ces réalisations tout en profitant d’un capital sympathie qui leur garantit pratiquement la rentabilité, Disney a récemment pris la décision de réexploiter leurs films déjà populaires autrement qu’en suites rarement très estimées par le public, selon des politiques et des perspectives différentes.

On pourrait compter Alice au pays des merveilles, réalisé en 2010 par Tim Burton, dans ces productions. Il s’avère pourtant davantage le précurseur de cette nouvelle manière de faire que son premier réel jalon. Ce premier pourrait en être le Saving Mr. Banks (Dans l’Ombre de Mary) de 2013 (sorti en 2014 en France), qui, en tournant autour de l’auteure de Mary Poppins et de sa relation avec un Walt Disney fort désireux de l’adapter au cinéma proposait une vision agréablement neuve du classique. Il était suivi par Maléfique, dont l’idée de revoir La Belle au bois dormant du point de vue de la méchante avait ses charmes, qui pouvaient faire oublier les faiblesses du scénario. Cendrillon allait dans une direction différente et assez étrange, en adaptant très littéralement le dessin animé homonyme, tout en le laissant réaliser par Kenneth Branagh, un réalisateur malheureusement connu pour avoir perdu son ambition artistique. Et c’est dans la lignée de ce Cendrillon que Disney offre à nos yeux supposés émerveillés l’adaptation live du Livre de la jungle.

 

 

[divider]Kipling, Disney et les autres[/divider]

 

Toutes les adaptations du  Livre de la jungle sont librement inspirées de deux recueils de nouvelles, écrites à la fin du XIXème siècle par l’écrivain britannique Rudyard Kipling, et narrant des anecdotes ou des aventures plus amples liées à des animaux, principalement dans la jungle indienne, dont les plus célèbres tournent autour d’un enfant recueilli par les loups, Mowgli, de ses rencontres et de son affrontement avec le tigre Shere Khan.

Walt Disney avait lui-même réalisé l’adaptation la plus connue de ce classique, sortie en 1967, juste avant de décéder, et on peut voir dans ses éminents défauts la marque d’un créateur malade, incapable d’aller au bout de ses idées et de superviser correctement le travail des studios. Non seulement le dessin animé ne dure qu’une heure et quart, en comportant plusieurs chansons assez longues relativement à une durée générale si réduite, en plus de scènes d’une inefficacité dramatique patente, mais le synopsis peine à dépasser le pitch, le film se limitant à une succession de scènes mal jointes, d’autant moins satisfaisant qu’il possédait un certain potentiel, dans son idée de départ, celle de l’enfant sauvage et du conflit parabolique entre nature et civilisation, dans ses personnages secondaires assez intéressants et nombreux pour mériter un approfondissement, Bagheera, Shere Khan, Baloo, Kaa, King Louie, sans compter les vautours, les loups, les éléphants… Et si les fonds peints sont assez dignes de ce que proposent généralement les films Disney, l’animation était étonnamment faible, avec des sauts d’image, des mouvements réemployés tels quels, bref rien de digne des précédents classiques.

 

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C’est donc une auto-adaptation qu’avait déjà tentée librement Disney en 1994 dans un film live, faisant intervenir notamment Sam Neill et John Cleese, et qui avait connu une suite et un préquelle sans avoir convaincu grand monde (franchement, qui parmi vous a entendu parler de ces trois films ?). Il faut dire que la difficulté de dresser de véritables animaux de la jungle et l’impossibilité d’utiliser des effets spéciaux, numériques ou animatroniques, pour les rendre pleinement crédibles, avait déplacé le cœur du récit vers des aventures qui ne rendaient honneur à l’imagination ni de Kipling ni de Disney.

 

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Mais voilà, l’animation en images de synthèse a fait un bond phénoménal ces dernières années, tout en représentant encore un défi quand il s’agit d’animer des êtres réels sans que l’évidence de leur fausseté ne saute aux yeux. Et le projet est d’autant plus important pour Disney qu’il n’adapte pas un matériau original, mais une histoire libre de droits, et qu’« on » pourrait donc les devancer… Impossible ? La Warner avait produit Pan et va sortir Tarzan, Pathé La Belle et la bête, Blanche-Neige a été utilisé par Universal (Blanche-Neige et le chasseur) et Relativity Media (Mirror, Mirror), autant de films qui se positionnent clairement par rapport aux versions antérieures de Disney.

 

[divider]Un réalisateur ambitieux…mais pas créatif[/divider]

 

Quand on envisage un projet à 175 millions de dollars, la personne à laquelle on le confie doit être très intelligemment choisie : aura-t-on cette fois plus besoin d’un faiseur, c’est-à-dire d’une personne possédant un savoir-faire dans la réalisation, mais qui, n’ayant pas l’habitude de manier un tel budget et donc de composer avec une telle pression, se soumettra aux volontés créatives du studio (les Roenberg, Robert Stromberg, James Bobin), d’un créateur à part entière, possédant une véritable vision d’artiste, et idéalement une fanbase pouvant assurer la promotion du film (Tim Burton, disons Steven Spielberg), ou d’un demi-réalisateur, réalisateur en déchéance (Kenneth Branagh, Bill Condon) ou faiseur expert, à l’instar de Jon Favreau.

Ce nom est assez connu depuis qu’en 2008 il a lancé le Marvel Cinematic Universe (qui n’était pas encore envisagé comme tel) en réalisant le premier Iron Man, puis sa suite en 2010. L’échec de Cowboys et envahisseurs, qu’il rêvait comme une nouvelle franchise populaire, le fit renoncer à Iron Man 3, avant que le succès de Chef, petite comédie auto-produite sans ambition ni prise de risque, platement familiale, ne le remette sur les rails, au point de revenir dans l’écurie Disney.

Jon Favreau est un réalisateur ambitieux, qui n’hésite pas à explorer les possibilités des effets numériques, au point d’être en train de lancer deux expériences de réalité virtuelle, mais il est le contraire d’un réalisateur créatif, intéressé par de nouveaux modes de narration, des synopsis originaux, des histoires complexes : la prise de risque doit viser consensuellement le tout-public, et les échecs sont liés à sa sous-estimation du public, qui sait parfois ne pas confondre pitch amusant et audace. Le Livre de la jungle est donc pour lui un projet important, puisqu’il représente tout ce qu’il aime faire : une histoire un peu fantaisiste, mais sur des rails, une aventure familiale, avec du suspense et des réconciliations, un cadre enchanteur, une intéressante tentative graphique (un film avec un seul personnage humain, un enfant de surcroît, et montrant des dizaines d’animaux, absolument tous animés en motion capture ou en tout-numérique).

À ce dernier niveau, le résultat est assez satisfaisant : l’artifice numérique est criant sur certains animaux en pure 3D, notamment des oiseaux, et il reste globalement visible, ce qui n’empêche pas d’apprécier la qualité des animations et des pelages, y compris pour un Baloo plus proche de Paddington que de l’ourse de The Revenant, même si on se plaît parfois à l’oublier, les singes ou Kaa étant particulièrement agréables à l’œil. De même que les décors qui sentent parfois bon le fond vert ou la maquette, mais qui empêchent rarement  tout à fait la suspension de crédulité (le rocher sur lequel se tient l’assemblée des Loups au début du film, le temple des singes,…). On regrettera cependant amèrement le peu de bon sens physique des techniciens, qui suggérerait que le film se déroule sur une planète dont la nature obéit à d’autres règles que la nôtre. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un temple hindou dont chaque image de chute ou de déplacement de pierres prouve qu’il a été construit en mousse ; la pluie torrentielle ne mouille pas tant l’acteur que l’eau dont on mouille légèrement ses cheveux entre les prises ; le feu peut se propager dans toute la jungle mais paraît incapable de consumer la moindre herbe quand il aurait dix fois le temps de rendre jaloux le Ground zero de New York ; le Soleil peut baigner le sol sous les arbres, sans être capable d’empêcher un sombre brouillard dès que l’on monte dans les branches (l’arrivée d’un méchant a visiblement le pouvoir magique de transformer une jungle illuminée en marais, en laissant la nature retourner à sa météo normale une fois parti)… Heureusement que la pure admiration sans attention contraint d’apprécier les ambiances sombres très bien ménagées (King Louie, Kaa, le combat nocturne sur fond de jungle en feu, la course des buffles dans la ravine boueuse), en plus de scènes ponctuellement superbes, comme la première, qui concentre tous les efforts de 3D du film sur la course de Mowgli dans les branches. Dommage qu’elle se moque du spectateur en lui montrant un Mowgli manifestement terrorisé par la menace qui le suit, alors qu’il a conscience de faire une course ludique avec Bagheera et les loups…

 

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[divider]L’histoire : idées intéressantes, résultat sans intérêt[/divider]

 

Le Livre de la jungle de Jon Favreau part sur l’idée intéressante de réconcilier le dessin animé avec les histoires de Kipling, en introduisant des éléments qui avaient été écartés en 1967, et étrangement, ce n’est pas pour le mieux. Ainsi de la trêve de l’eau par exemple, qui intervient bien dans les livres et qui commence le film… sans autre motif que pour le commencer. L’idée que les animaux se réconcilient quand les comportements habituels ne suffisent plus à la survie de chacun, en l’occurrence parce que la sécheresse limite les accès à l’eau, qui ne doivent pas devenir des abattoirs où les prédateurs n’auraient qu’à attendre leurs proies, est intéressante, mais sert essentiellement à poser artificiellement le fossé entre Mowgli et les animaux (dont beaucoup paraissent le découvrir, comme si en dix ans dans une jungle minuscule – on y reviendra – la nouvelle d’un petit d’homme élevé par les loups ne leur était pas remontée) et à présenter Shere Khan, plutôt que de le suggérer pour ne le faire apparaître qu’à la fin du film, comme le dessin animé l’avait très astucieusement décidé. Une fois que c’est fait, la pluie revient et on ne reparle pas de la trêve de l’eau, qui ne semblait donc absolument pas nécessaire à ces expositions. Le rôle mythique des éléphants jure un peu avec le ton familial du film et nos souvenirs du dessin animé – ils ne parlent même plus, sans qu’on comprenne quelle loi nous fait comprendre certains animaux et pas les autres. Et surtout, la législation de la jungle choque.

On comprend que, dans une volonté de faire de la jungle une parabole de l’humanité, Kipling ait eu l’astucieuse idée de faire créer aux animaux qui la peuplent des lois de la jungle qui transcendent les espèces. La dimension parabolique est cependant difficilement compatible avec l’aventure très spécifique proposée par le film, et une fois encore le dessin animé avait été un peu plus judicieux en montrant la jungle comme un lieu arbitraire de constant danger. Ces lois inconnues frustrent un spectateur qui ne reconnaît pas les animaux auxquels ces personnages sont supposés renvoyer, et qui a donc davantage de mal à se projeter dans un univers dont les règles lui échappent, alors qu’elles sont visiblement connues de tous les animaux. Plutôt que d’être satisfaisantes, elles ne font qu’interroger, d’abord sur leur contenu général, ensuite sur leur origine, la raison pour laquelle les animaux la respectent, ceux qui la font respecter des contrevenants, pourquoi le poème appelé Loi de la jungle, que tous les animaux citent face à Shere Khan, n’évoque que les Loups, au risque du ridicule quand on voit Bagheera, Baloo, une gazelle ou un porc-épic vanter leur morale de Loup… Le roi Louie parle également des districts géographiques de la jungle, tandis que les Loups sont apparemment les maîtres de la leur, faut-il en inférer un découpage administratif des terres ? Cette prégnance inattendue du politique donne étrangement l’image d’une société nettement hiérarchisée et réglementée, civilisée à l’absurde (comme quand les Loups qui imposent à Shere Khan le respect de la trêve de l’eau admettent que les mêmes lois imposent de se préserver par la mort de toute présence humaine, ou que les rapports de prédation sont complètement gommés dans tout le film, faisant coexister gazelles, porc-épics, loups et panthères !), donc moins inconnue ou sauvage.

 

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Si encore le film se contentait de cela… Mais il multiplie les faux-raccords les plus prévisibles et les incohérences les plus frappantes, en interdisant l’excuse trop entendue « C’est un film pour enfants/C’est un film d’animation », argument déjà limite bien qu’audible quand il est question des vieux Disney, et tout à fait incompatible avec les productions contemporaines, leur budget, leur ambition et un film live. Que les cicatrices que Mowgli porte depuis le début du film se déplacent légèrement est compréhensible. Que, détruisant des ruches, entouré de centaines d’abeilles agressives, il ne reçoive qu’une dizaine de piqûres guéries le soir même paraît limite. Comme les lianes changeant de longueur et les arbres de hauteur, c’est le lot de tout film de pur studio. Le véritable problème réside dans la psychologie des personnages.

Dans le dessin animé, Shere Khan était une menace obsédante pour les personnages avant même d’apparaître réellement à l’écran, et semblait constamment sur les traces de Mowgli. Dans le film, il se contente de tuer Akéla, en dix secondes, devant une meute de Loups dont personne ne songe à venger son chef, ou même à vérifier s’il n’aurait pas survécu à sa chute, et de rester planté là, menaçant de tuer les animaux jusqu’au retour de Mowgli. Plutôt que d’envoyer un émissaire le prévenir, il attend que celui-ci l’apprenne presque par hasard, et en continuant de menacer les loups prolonge les risques sur sa propre tête (une loi permettrait-elle de dormir en sûreté dans le domaine de carnassiers dont a lâchement assassiné le chef ?). Il n’envisage pas que Mowgli puisse préparer sa venue, s’armer pour le tuer par surprise, s’allier à d’autres animaux pour favoriser sa vengeance, mourir dans une jungle aux mille dangers – au moins dans le dessin animé empêchait-il lui-même Kaa de le dévorer, dans une scène savoureuse dont l’absence se fait ressentir – tandis qu’ici il aurait bien eu des occasions de périr loin du tigre – retourner au village des hommes, et revenir avec eux ou simplement y rester sans jamais être mis au courant, ou sans prendre le risque de s’impliquer – il manquerait une scène pour créer de l’empathie pour Akéla. Cela est d’autant plus curieux que la mort de Shere Khan résulte d’un évident suicide : il marche sur la branche d’un « arbre mort » (terme qui définit d’abord un arbre mort, logique, puis un arbre creux composé tantôt de lianes tantôt de bois) dont il sent qu’elle ne supporte pas son poids, avance, craint à nouveau qu’elle ne cède, regarde autour de lui, puis bondit au bout, la brisant évidemment… On aurait voulu suggérer les pulsions auto-destructrices du tigre qu’on ne s’y serait vraiment pas mieux pris.

 

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Mowgli n’est heureusement pour lui guère plus malin. D’abord parce qu’il parvient à se montrer dix fois plus insupportable que son modèle dessiné dans une scène qui marquera tout spectateur, où Bagheera lui intime l’ordre de se coucher par terre sur un ton fort sérieux, ce qu’il refuse de faire parce qu’il veut d’abord en comprendre la raison… Ensuite parce que se saisissant d’un flambeau pour aller combattre Shere Khan, il met le feu à toute la jungle, mais le jettera à l’eau quand il combattra le tigre pour montrer qu’il n’a pas besoin « d’astuces » (ce qui ne l’empêchera pas de gagner avec une astuce), son génie technique étant d’ailleurs impressionnant, puisque sans enseignement ni modèle, entouré d’animaux qui le contraignent à agir en animal et non en homme, il parvient à concevoir des systèmes très élaborés. Il faut dire qu’il avait entre-temps cherché à grand peine à circuler entre les buffles fonçant tout autour de lui, de peur de se faire piétiner, avant de s’arrêter au beau milieu du flot pour regarder longuement Shere Khan, son amour de la vie ne paraît donc pas moins douteux que celui de son antagoniste…

L’une des meilleures scènes du film est d’ailleurs ce moment où, ayant retraversé la jungle en moins d’une heure visiblement ( !), le feu à la main, il se rend compte qu’il effraie ses anciens amis, et où Shere Khan lui fait remarquer qu’il est devenu un homme, une menace pour l’ordre naturel, d’autant qu’il a utilisé son arme magique pour détruire la jungle, le spectateur ayant fortement l’impression que les animaux sont cette fois, ce qui serait assez normal, du côté du tigre les défendant contre l’humain qui a anéanti leur habitat naturel. Cela ne dure évidemment pas, et les animaux préfèrent la mort en allant se jeter un par un sur Shere Khan pour le ralentir dans sa poursuite de Mowgli, que de voir leur intérêt, leur vie ayant soudain perdu toute valeur au profit du petit d’homme, ou celui d’une attaque groupée, surtout que l’enfant n’a manifestement aucune chance, et que lui faire gagner deux minutes ne justifie aucune perte…

Il est surprenant de constater à ce moment l’échec de Favreau à rendre emblématiques les duels entre le tigre et Baloo, puis Bagheera. Alors qu’il est aisé à un spectateur de se projeter dans un combat de robots ou d’armures, qui sont perçues comme une métaphore et une extension du corps humain, l’identification à des animaux sauvages est évidemment plus difficile, l’absence de paroles et de gestes anthropomorphes n’aidant pas à s’investir dans des combats d’une minute à peine et difficilement lisibles.

Faut-il également évoquer le plan de Baloo pour sortir Mowgli du temple des singes, et qui s’appuie sur l’espoir que celui-ci ne sera pas tenu captif mais pourra échapper à la vigilance de centaines de créatures simiesques pendant que l’ours attire leur attention, et que ce dernier ne sera pas jeté dans le vide que la supercherie sera découverte ? Heureusement que les singes sont stupides, c’est bien connu, et que les plus massifs qu’on avait vus participer à l’enlèvement musclé du petit d’homme sont remplacés soudain par d’inoffensifs ouistitis…

 

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[divider]Un petit mot sur le meilleur personnage du Livre de la jungle[/divider]

 

L’impossibilité d’écouter les voix de Ben Kingsley, Scarlett Johansson, Christopher Walken, Bill Murray, Idris Elba, a sans doute joué son rôle dans la dépréciation de certains personnages ou du film en général, tant le charme que de tels doublages peuvent y apporter paraît évident – la voix française de Mowgli était particulièrement affligeante, tout en collant au personnage, peut-être aussi bien doublé en langue originale ?

Cela n’aurait cependant pas empêché le meilleur personnage d’être le même que celui du dessin animé : je parle évidemment de King Louie. Dans un monde monomaniaque et manichéen, sa présence comme troisième partie du film, à l’écart de l’affrontement moral stéréotypé caractérisant le reste l’histoire, est d’une passionnante richesse. Dans les deux œuvres, il est obsédé par l’idée de devenir un homme, estimant qu’il pourrait être si humain que d’autres hommes en comparaison pourraient paraître des animaux, et que l’humanité représente le stade ultime de la création. Cette accession à une autre nature pourrait être favorisée par la possession du « feu », symbole par excellence de la civilisation par son potentiel destructeur autant que son utilité quotidienne, pour se chauffer par exemple, et dont il croit que tout homme, Mowgli compris, est détenteur. Cette obsession pour la « fleur rouge » est d’ailleurs un fil directeur assez habile du film, dont manquait peut-être le dessin animé, même s’il en vient à opposer les mondes animal et humain avec une telle radicalité qu’on en vient à s’étonner que personne n’ait entendu parler de la foudre, pourtant essentielle dans le dessin animé.

Alors que King Louie est une invention du dessin animé, les singes de Kipling n’ayant pas de chef, il est de surcroît doté d’un véritable caractère à défaut d’un grand intérêt dramatique (la saynète qui lui est consacrée étant dans un cas comme dans l’autre tout à fait indépendante du reste du récit), puisqu’il est en même temps déjanté – il reste un orang-outan joueur, même dans le film où Favreau a décidé de lui maintenir son chant jazzy – et terrifiant par le danger sérieux qu’il représente pour Mowgli et sa soif assez psychopathique d’humanité.

 

 

Même si son apparition déçoit dans les deux cas, toujours trop courte, et assez cliché dans le film de Favreau, où son gigantisme justifie une scène de course-poursuite dans un temple qui s’effondre plus attendue dans Godzilla ou Tomb Raider que dans Le Livre de la jungle, au point de nous infliger la scène où Mowgli se cachant derrière un pilier le croit parti, alors qu’il apparaît soudain, s’étant déplacé vers sa cachette sans l’avoir vu et avec un silence contrastant avec le tonnerre de ses déplacements précédents… D’autant plus dispensable donc qu’il n’est plus mis en valeur comme personnage, mais uniquement comme menace animale. Enfin bon, il chante, contrairement aux éléphants qui ne parlent même plus, à Kaa qui n’a le droit qu’à deux minutes de film, à la petite fille de la fin qui n’existe plus, Mowgli retournant finalement dans la jungle pour permettre une suite, aux vautours qui apparaissent le temps d’un plan et ont manifestement disparu sur le suivant, et cette immense marque de fidélité au personnage prouve une certaine finesse que l’on n’aurait pas attendue en voyant le reste !

 

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[divider]Bilan prévisible, malgré tout décevant[/divider]

 

On attendait mieux d’un film qui, non content d’adapter le classique homonyme, remplace sans doute Le Roi Lion – un film purement animalier et sans Zimmer, ou les chants mythiques du dessin animé, paraissait assurément moins charmant – et quelques scènes ont donc été réutilisées dans Le Livre de la jungle, comme les buffles mettant par leur course inconsciente dans un ravin le personnage principal en danger, certains plans collectif d’animaux (dont on jurerait qu’ils appartiennent tant à la jungle indienne qu’à la savane et aux forêts européennes), la chute dans le feu du grand méchant. Favreau nous propose finalement une œuvre plus proche d’Iron Man – un être plus astucieux que ceux qui l’entourent décide de mettre son intelligence technique à contribution pour leur venir en aide – que de l’original, les tentatives de restitution de Kipling fonctionnant globalement trop mal pour que l’on apprécie même l’intention.

La beauté des images est inégale, l’action qui vient combler le temps manquant au film de 1967, plutôt satisfaisante dans l’ensemble, n’empêche pas d’étonnants remplissages, les personnages, tous suicidaires, réjouiront les fans, et moins ceux qui se souviendront des 175 millions de dollars investis par un studio qui aurait pu se montrer aussi attaché à l’histoire et à l’humour qu’il l’est dans ses productions animées (encore que Zootopie…), et qui n’est même pas fichu de proposer un fondu final sur illustration fidèle…

On pourrait en déduire assez vite que cela augure mal des autres projets d’adaptation live de Disney, qu’elles reprennent fidèlement l’original (Peter et Elliot le dragon sortira en août) ou qu’elles proposent une approche de biais a priori stimulante (Djinns, préquelle à Aladdin focalisé sur le Génie ! Cruella !), qu’elles soient confiées à des faiseurs (David Lowery), des demi-faiseurs/demi-créateurs (Rob Marshall sur Mary Poppins, bientôt Bill Condon sur La Belle et la bête) ou à des créateurs (Tim Burton proposera sa vision de Dumbo !), mais le nombre de points d’exclamation produits à la seule pensée de ces projets manifeste la constance de mon émerveillement et l’espérance aveugle que je continue de placer en Disney – comme beaucoup d’entre vous, j’en suis sûr.

E-skin : Bientôt des écrans flexibles et ultrafins qui se collent sur la peau ?

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E-Skin : le futur du smartphone ?

Cela ressemble à un gadget tout droit sorti de Star Trek : un patch plus fin qu’un pansement, qu’on colle sur son bras et, quelques instants après, affiche la fréquence cardiaque, la glycémie, etc. – puis quelques jours après se décolle de la peau. Voilà l’objectif des travaux menés par des chercheurs de l’Université de Tokyo, qui ont inventé l’E-skin, un matériau ultrafin qui sert à protéger l’électronique flexible et qui rend des choses comme les écrans sur la peau possible.

Bien sûr, des projets visant à coller l’électronique sur la peau, ou à dessiner sur la peau avec une encre conductrice, ont déjà vu le jour. Mais même des substrats de juste un millimètre d’épaisseur sont limités en termes de flexibilité. Les recherches menées au Japon par Takao Someya et Tomoyuki Yokota visent à contourner ce problème.

L’E-skin pourrait être décrit comme une pellicule de plastique intelligente. Les couches de Silicon oxynitrure et Parylène renferment un substrat super-fin sur lequel l’équipe a monté des écrans OLED tout aussi fins et flexibles ainsi que des diodes photosensibles. L’ensemble est capable de s’étirer et de se plier comme la peau, tout en restant suffisamment collé pour durer des jours avant de se décoller – les dispositifs précédents (plus épais) ne duraient que quelques heures sur la peau.

Les photos (ci-dessus) montrent le concept mis en œuvre. Pour l’heure, les écrans sont alimentés par des électrodes, plutôt que par la chaleur du corps ou des batteries flexibles, et bien sûr ils n’affichent aucune information pour le moment.

Que pensez-vous de ce concept ?

Huawei dévoile son propre casque VR

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Huawei VR

Un autre fabricant de téléphones va se lancer dans le jeu des casques de réalité virtuelle. Huawei vient en effet d’annoncer son entrée dans le monde de la réalité virtuelle mobile avec de multiples versions d’un casque de type Gear VR simplement baptisé « Huawei VR », rapporte Engadget.

Huawei a dévoilé le Huawei VR à Shanghai lors d’un événement de lancement pour ses smartphones P9 et P9 Plus. Le casque est presqu’entièrement un clone du Gear VR en ce sens qu’il faut glisser un smartphone dans la visionneuse, mettre un serre-tête et surfer dans le contenu VR avec un pavé tactile situé sur le côté.

Selon le rapport, Huawei aurait affirmé que le Huawei VR est le premier casque de réalité virtuelle à supporter un « champ sonore à 360 degrés » (avec des écouteurs). Bien sûr, le Gear VR supporte l’audio spatial via l’application MilkVR, donc il est un peu difficile de savoir s’il s’agit juste d’un coup marketing vide de sens de Huawei ou s’il est vraiment question d’une nouvelle technologie mise au point par l’entreprise.

Pour ce qui est du content, le Huawei VR sera lancé avec une tonne de contenu, y compris une série de films, des vidéos 360, des jeux, des images panoramiques et des visites panoramiques à découvrir dans le casque. Aucun mot pour l’heure sur les prix ou la disponibilité.

Récap’ cinéma de la semaine #24

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Les sorties cinéma de la semaine

 

Aujourd’hui, nous sommes mercredi, et qui dit mercredi dit sortie cinéma. Que vous soyez amateur de comédies, de frissons, de drames, ou encore d’animation, suivez le guide de Cleek et retrouvez, comme chaque semaine, le récapitulatif des sorties cinéma à ne pas manquer.

Inconditionnels des salles obscures, c’est par ici que cela se passe. Au programme : « Le Chasseur et la Reine des Glaces » , « Robinson Crusoe » , « Adopte un veuf » , « Les Malheurs de Sophie » , « Point Zéro », « La Saison des Femmes », et « Blind Sun ».

 

Mercredi 20 avril 2016

 

[divider]Le Chasseur et la Reine des Glaces[/divider]

Le Chasseur et la Reine des Glaces – Réalisé par Cedric Nicolas-Troyan – Avec Chris Hemsworth, Charlize Theron, Jessica Chastain / Genre : action, aventure, fantastique

Durée : 1h54

Synopsis – Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé.

L’avis de Cleek : le prequel du film Blanche-Neige et le Chasseur, sorti en 2012, s’attache à explorer plus en profondeur le personnage du Chasseur. Au cœur du film, une rivalité mortelle entre Ravenna et la Reine des Glaces, sa sœur, toutes deux dotées de puissants pouvoirs. Le développement de l’univers du premier film, lui-même basé sur le conte de Blanche-Neige pourrait s’avérer intéressant, à condition toutefois que la saga sache créer de vrais antagonismes et une mise en scène suffisamment solide pour les illustrer.

 

[divider]Robinson Crusoe[/divider]

Robinson Crusoe – Réalisé par Vincent Kesteloot – Avec Matthias Schweighöfer, Kaya Yanar, Dieter Hallervorden / Genre : animation, famille, aventure

Durée : 1h30

Synopsis – Mardi, un jeune perroquet, vit sur une île paradisiaque avec d’autres animaux. Il rêve de quitter son île pour découvrir le reste du monde. Après une violente tempête, Mardi et ses amis font la découverte d’une étrange créature sur la plage : Robinson Crusoë.

L’avis de Cleek : un film qui s’annonce résolument gentillet, et qui couple malheureusement deux vices très actuels du cinéma : l’adaptation (que celui qui se rappelle de la dernière fois qu’il a vu un scénario original au cinéma lève la main) et la tendance décidément vite lassante à anthropomorphiser à tout va. Pas sûr qu’après Nemo, Zootopie et consorts, Robinson Crusoe apporte une pierre réellement neuve au grand édifice de l’animation.

 

 

[divider]Adopte un veuf[/divider]

Adopte un veuf – Réalisé par François Desagnat – Avec André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret / Genre : comédie

Durée : comédie

Synopsis – Lorsqu’on est veuf depuis peu, il est difficile de s’habituer à sa nouvelle vie…C’est le cas d’Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. Un beau jour, suite à un quiproquo, sa vie va être bouleversée.

L’avis de Cleek : un film qui s’annonce très théâtral, avec, à la place des planches, le cadre d’un appartement partagé. Au menu de Adopte un veuf, malentendus, quiproquos, humour largement développé autour du thème du choc intergénérationnel et, bien sûr, une valeur sûre : les aléas de la colocation. Point positif en faveur du film : on a hâte de voir le duo assez improbable André Dussolier – Bérengère Krief à l’œuvre.

 

 

[divider]Les Malheurs de Sophie[/divider]

Les Malheurs de Sophie – Réalisé par Christophe Honoré- Avec Anaïs Demoustier, Golshifteh Farahani, Muriel Robin / Genre : comédie

Durée : 1h46

Synopsis – Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l’interdit et ce qu’elle aime par dessus tout, c’est faire des bêtises avec son cousin Paul. Lorsque ses parents décident de rejoindre l’Amérique, Sophie est enchantée.

L’avis de Cleek : ah, Les Malheurs de Sophie, le dessin animé. Une nostalgie immédiate, tant on se revoit suivant, le cœur battant, les (més)aventures de notre jeune mais courageuse héroïne. Alors quand Christophe Honoré (Les Chansons d’amour, La Belle personne) reprend le roman de la Comtesse de Ségur, après s’être attaqué à l’adaptation de La Princesse de Clèves, forcément, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente est au rendez-vous dans le cœur des enfants de la génération 90. De là à dire que nous sommes emballés par la bande-annonce, loin s’en faut. Car il reste à déterminer si Honoré s’est attaqué à ce qu’il y avait de plus adulte et de plus tragique dans le roman, ou alors, ce qu’il y avait de plus caricatural et enfantin, au risque de laisser froids nos esprits bercés par l’excellent travail d’adaptation que la série d’animation avait, en son temps, effectué.

 

 

[divider]Point Limite Zéro[/divider]

Point Limite Zéro – Réalisé par Richard C. Sarafian – Avec Barry Newman, Cleavon Little, Dean Jagger / Genre : action, drame, policier

Durée : 1h37

Synopsis – Un ex-flic vétéran du Vietnam parie qu’il ralliera Denver à San Francisco en moins de quinze heures.

L’avis de Cleek : le célèbre road-movie de 1971 ressort en version complètement restaurée pour le plus grand bonheur des cinéphiles, qui iront (re)voir ce film pour la valeur de son héritage. Pour le néophyte amateur de Boulevard de la mort ou de Mad Max, avide de mieux en comprendre toutes les références cinématographiques, Point Limite Zéro ou Vanishing Point, dans son titre original, est un incontournable.

 

 

[divider]La Saison des Femmes[/divider]

La Saison des Femmes – Réalisé par Leena Yadav – Avec Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte, Surveen Chawla / Genre : drame

Durée : 1h56

Synopsis – Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s’opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d’amour et d’ailleurs.

L’avis de Cleek : quatre destins croisés d’héroïnes pour un seul récit d’émancipation féminine, dans le cadre d’une Inde où les femmes se battent encore aujourd’hui pour l’égalité et mettre fin à des pratiques injustes, violentes et patriarcales.

 

 

[divider]Blind Sun[/divider]

Blind Sun – Réalisé par Joyce A. Nashawati – Avec Ziad Bakri, Yannis Stankoglou, Mimi Denissi / Genre : drame, fantastique

Durée : 1h28

Synopsis – Grèce. Futur proche. Une station balnéaire frappée par une vague de chaleur. L’eau se fait rare et la violence est prête à exploser. Ashraf, immigré solitaire, garde la villa d’une famille française en son absence. Dans ce paysage aride, écrasé par le soleil, il est arrêté par un policier pour un contrôle de papiers…

L’avis de Cleek : un film d’auteur au parti pris esthétique certain. On s’attend à une certaine lenteur et à beaucoup de symbolisme pour une violence latente, en filigrane. On se demande où et quand s’opérera le basculement du film vers des terres plus fantastiques, et si l’on sortira de la séance complètement tourneboulé par cet ovni cinématographique.

 

https://www.youtube.com/watch?v=oDh8dtEyto0

 

Microsoft Outlook disponible désormais sur les montres Android Wear

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Le service de messagerie de Microsoft, Outlook, dispose désormais d’une application dédiée à Android Wear. Avec Outlook pour Android Wear, les utilisateurs de smartwatch embarquant l’OS de Google pourront répondre à leurs emails avec des messages prédéfinis ou des réponses dictées par la voix. Ils pourront également scroller dans la fenêtre de notification pour afficher plus de contenu d’email, et tout cela à partir de leur montre.

C’est une bonne chose que Microsoft ait créé une application Outlook pour Android Wear. Cela offre une alternative à la messagerie Gmail standard, et ceux qui choisissent Outlook comme leur client de messagerie préféré n’ont plus besoin de prendre leur téléphone chaque fois qu’ils veulent voir les notifications.

« Nous apportons le meilleur d’Outlook sur Android Wear. Vous n’avez plus besoin de prendre votre téléphone, tout se passe désormais sur votre montre. Vérifiez vos notifications Outlook, lisez vos nouveaux messages et répondez-y avec des messages prédéfinis ou la dictée vocale à partir de votre poignet. Il n’a jamais été aussi simple de gérer votre messagerie », déclare Microsoft.

La mise à jour d’Outlook pour Android Wear est en cours de déploiement sur le Google Play Store.

La prochaine version d’OS X pourrait s’appeler « MacOS »

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De nombreux signes montrent qu’Apple pourrait abandonner le nom « OS X » en faveur de « MacOS », ou peut-être « macOS » sans lettre majuscule. Il s’agit certes d’un changement mineur, mais qui aurait tout son sens.

C’est d’abord le chef du marketing d’Apple, Phil Schiller,  qui a fait allusion à ce changement l’an dernier à la WWDC dans une interview avec John Gruber. Ensuite, un fichier de configuration mentionnait macOS au lieu d’OS X. Et enfin, une page sur le site d’Apple a utilisé MacOS au lieu d’OS X pour parler les initiatives environnementales d’Apple. Le site TechCrunch pense même que l’annonce pourrait être faite à la WWDC en juin prochain.

Ce ne serait pas la première fois qu’Apple renomme son système d’exploitation pour Mac. Lorsque le successeur de Mac OS 9 a été annoncé pour la première fois, Apple lui avait donné le nom de Mac OS X. Puis la firme a abandonné la partie « Mac » en 2012. À l’époque, Apple a voulu bien différencier le matériel de la partie logiciel. iPhone OS est devenu iOS en juin 2010 vu que iOS allait fonctionner sur les iPhones et les iPads.

Depuis lors, Apple a publié deux nouvelles plates-formes basées sur iOS. L’Apple TV fonctionne maintenant avec tvOS, et l’Apple Watch fonctionne avec watchOS. L’appellation OS X semble donc quelque peu obsolète par rapport aux autres plates-formes d’Apple. Rebaptiser OS X en MacOS permettrait ainsi d’harmoniser la nomenclature des systèmes d’exploitation de la firme.

Récap’ séries : Fear The Walking Dead et Gotham

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Le plein d’info de vos séries geek

 

Ah, la pause hivernale des séries… Ce moment de l’année où nous avons l’impression de vivre à l’arrêt, dans l’attente insoutenable de la reprise de nos séries préférées. Ce moment où nous cochons sur notre calendrier les dates de retour, ou que nous ajoutons une alerte sur notre téléphone. Sachez que pour cela, il y a une application. TVShow Time vous préviendra de la sortie de chaque nouvel épisode, une fois que vous aurez rentré vos séries préférées. Pratique et ô combien génial pour ne rien louper !

Bien que la fin de cette pause n’intervienne pas au même moment pour toutes nos séries et qu’elle soit en grande partie terminée maintenant, nous vous proposons aujourd’hui une nouvelle mise au point sur les séries suivantes : Fear the Walking Dead et Gotham. Vous pouvez également retrouver notre article récap’ séries de la semaine dernière juste ici. Nous vous rappelons d’éviter de lire cet article si vous n’êtes pas à jour des séries car le spoil est toujours (ou presque) au rendez-vous.

 

Lucile « Macky » Herman

 

[divider]Fear The Walking Dead : Monster[/divider]

 

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Dimanche soir dernier, AMC diffusait l’épisode 1 de la saison 2 de Fear The Walking Dead intitulé « Monster ». Il s’agit de la reprise du spin-off de la tant appréciée série The Walking Dead qui, comme je vous le rappelle, s’est terminée il y a deux semaines sur un épisode tragique. On y retrouve nos personnages principaux dans un Los Angeles en feu où seule la mort semble régner en maître. À la fin de la saison 1, Liza, l’ex-femme de Travis a été mordue. Ce dernier l’a tué alors d’une balle dans la tête. Les côtes du Pacifique sont infectées de zombies, ils partent donc sur le bateau de Victor Strang, Abigail afin de trouver refuge sur l’océan dans un premier temps, l’objectif étant de se rendre à San Diego.

La morale rentre en ligne de compte dans cet épisode, à savoir si le groupe doit ou non porter secours à d’autres survivants. Strand refuse à la stupéfaction générale, bien que Travis semble d’accord avec cette décision. Pendant ce temps, Alicia a la mission d’écouter les ondes radios. Elle discute alors tout au long de l’épisode avec un certain Jack, lui aussi sur un bateau. Étonnamment, Strand semble savoir ce qu’il fait et comprendre mieux que les autres ce qui se passe actuellement. Lorsqu’il découvre qu’Alicia a donné des informations importantes sur leur position, il est furieux et pour cause. Vers la fin de l’épisode, le groupe tombe sur un bateau à la coque percée de toute part par des impacts de balles.

Quand on compare le spin-off à la série originale, on ne peut que remarquer que Fear The Walking Dead va trop vite. Ils comprennent trop rapidement certaines choses que leurs acolytes d’Atlanta ont mis des épisodes voire des saisons à comprendre. Pour ceux qui s’étonnent de la vivacité des zombies, certains expliquent qu’ils sont plus « frais » et donc plus rapide. Pour le moment, ce groupe est moins charismatique que celui de Rick, et si Strand est leur leader, il aura du chemin à faire dans nos cœurs pour être à la hauteur. Reste à savoir maintenant s’ils sauront prendre les bonnes décisions au bon moment. Réponse dans les semaines à venir.

 

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Mehdy « Razor » Slimani

 

cleek_images_series_gothamLes révélations sont au rendez-vous cette semaine dans Gotham ! La question porte sur l’avenir incertain du commissaire Gordon, après s’être fait libérer par Bullock avec l’aide Don Falcon. Il se doit de trouver celui qui l’a piégé et laver son nom, durant l’épisode de cette semaine, intitulé « Into The Woods ».

James Gordon est coriace, il n’y a pas de doute là-dessus, accompagné de son partenaire, les deux policiers commencent en essayant de trouver l’enregistrement de l’appel téléphonique qui a « dénoncer » Gordon. Bullock use de son charme avec une ancienne connaissance pour obtenir ce précieux enregistrement. Chose faite, mais les co-équipiers remarquent que le son est brouillé et la voix camouflée, donc impossible à distinguer, ce qui a poussé James Gordon à consulter un de ses amis, qui est expert en son. Il va donc à l’appartement de Ed Nygma (tu parles d’un ami) qui est le cerveau derrière toute cette mise en scène, et dont le commissaire n’en doute aucune seconde. Nygma accepte de l’aider dans le seul but d’en connaître un peu plus sur ce que son invité sait sur cette histoire. Durant le traitement du son, la conversation entre les deux personnages s’animent et le Riddler prend un peu le dessus et se défend, en insistant sur le fait que celui qui a fait ça, n’est pas forcément un psychopathe, ce qui a donné la puce à l’oreille à Gordon qui a commencé à se méfier.

 

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Le traitement étant terminé, lors de la première écoute, le commissaire se rend compte qu’il y a le bruit d’un oiseau derrière, le même que possède Nygma… C’est trop tard pour lui, Gordon est assommé par ce dernier et placé dans l’arrière de la voiture du Riddler, mais James s’en échappe, mais se prend une balle à la jambe, ce qui l’a obligé à se rendre chez Selina Kayle pour de l’aide; Selina qui héberge d’ailleurs déjà chez elle Bruce Wayne ! L’équipe vient au bout d’un plan pour piéger Ed Nygma, le poussant à aller retrouver le corps de Miss Krangle, son amoureuse, qu’il a tué et enterré dans les bois.

Gordon suit ce dernier, l’obligeant à tout avouer, chose qu’il fait, mais ne se rend pas compte que le commissaire Barnes est à l’écoute. Ainsi, des dizaines de policiers sortent de nul part et appréhendent le véritable coupable. Pendant ce temps, Oswald Cabblepot fait son deuil après la mort de son père, ce qui a fait expulser le pingouin de la maison. Mais ce dernier supplia l’héritier de le garder en tant que serveur pour la famille. C’est ainsi qu’on a vu le pingouin préparer à manger, faire le ménage et se laisser faire insulter, avant de réaliser que la mort de son père était en fait un assassinat, ce qui l’a rendu fou de rage, le poussant alors à tuer la famille entière, welcome back Pingouin !

Cette histoire étant finie, la suite s’annonce tout aussi prometteuse, avec le retour de Barbara vers James Gordon, Mr.Freeze et bien sûr, Dr. Hugo Strange qui fait des miracles !

 

 

Siège Gamer Millenium : confort et prix !

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siège gamer

Depuis quelques temps maintenant le siège gamer démocratisé par (entre autre) DXRACER connait un franc succès.

A tel point qu’ils sont devenus un accessoire à part entière du setup des hardcore gamers. Il est donc tout naturel que de plus en plus de marques se mettent elles aussi à proposer ce genre de produit.

Ici c’est Millienium qui nous propose un fauteuil pour nous autres gamers. Alors oui « M » n’est pas une marque de produits à proprement parlé mais elle propose depuis peu des produits dérivés dédiés aux gamers. Pour tous avouer j’étais un peu septique à la réception de ce siège, dans ma tête ce siège n’était qu’un produit publicitaire pour M, et j’avais beaucoup de mal à croire que ce fauteuil puisse tenir la comparaison avec les fameux DXRACER. Voyons ce que ça donne.

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MONTAGE

De ce coté rien de particulier à signaler, si vous avez déjà monté un meuble Ikea, le montage de ce siège ne vous prendra pas plus de 10min. Le siège est séparé en 3 blocs: le bloc pied, assise et dos. C’est donc très facile à monter et très instinctif, même sans regarder la notice ça se monte sans problème (je vous invite quand même à lire la notice on ne sait jamais…).

FINITION/FABRICATION

C’est ici que se trouve le principal (et seul) défaut de ce fauteuil. Quand on regarde notre fauteuil à la loupe et qu’on s’attarde sur les finitions, on remarque deux choses; la première est que les coutures sont très bien réalisées, de même pour la broderie « Millenium ». Le logo « M » sur le dos du siège est parfaitement bien appliqué, il n’y a pas de bavure ou autre faute de réalisation. Mais là où je suis un peu déçus, c’est au niveau de la finition des plastiques. En effet on aurait pu s’attendre à mieux. Les plastiques en eux même sont bien installés, n’ont pas particulièrement de jeu et ne souffrent pas d’erreur de montage, le problème se trouve plus dans la finition. On remarque que certaines pièces de plastiques sont mal ébavurées et pas très bien finis… Dommage… On notera pour finir que le pied est tout en métal: un bon point.

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CONFORT

On attaque maintenant le point le plus important pour un fauteuil, le confort.

Tout d’abord sachez le confort d’un fauteuil est clairement impacté par votre gabarit. Pour ce test gardez en tête que je fais 1m79 et 74Kg, cela pourra vous permettre de vous situer. La première chose qu’on remarque est que le fauteuil est très ferme, une caractéristique qui va surement faire peur à certains. Moi même cela m’a un peu dérouté au début du fait que j’étais sur une Ikea MARKUS. Mais après quelles que heures la fermeté du fauteuil m’a beaucoup plus. Comme le dossier est très droit et ferme, cela nous oblige à garder une posture droite, ce qui est bien meilleur pour le dos que d’être complètement avachi. Cette fermeté est donc pour moi un bon point, je n’ai pas eu mal au dos une seul fois après 2 semaines d’utilisation (à raison de 8h par jour). Si néanmoins vous trouvez toujours le siège trop ferme vous pouvez mettre un petit cousin sous vos petites fesses. L’inclinaison du dossier est réglable par une poignée située sur la droite du dossier, le dossier peu se pencher jusqu’à 180°. Les accoudoirs sont eux réglables en hauteur afin de pourvoir s’adapter à la hauteur de votre bureau, ce qui est très bien dans un soucis d’ergonomie, vous pourrez donc avoir les bras à la même hauteur que votre bureau et ainsi éviter d’éventuelles douleurs dans les avants bras.

La forme du siège étant directement inspiré d’une voiture de sport on retrouve certaines caractéristiques, comme le fait que le siège nous « enveloppe », aussi bien au niveau des épaules, des reins que des cuisses. Cette sensation est très agréable, une fois bien assis dans le siège on se sent « loqué » à l’intérieur, ce qui une fois de plus nous permet de garder naturellement une posture droite et relativement bonne pour le dos. Vous l’aurez le compris le siège est assez étroit ce qui ne conviendra pas aux grands gabarits. Je dirais que au delà de 1m85/90 et 90Kg il faudra passer sur une taille au dessus pour un confort optimal.

CONCLUSION

Au final ce fauteuil badgé « M » est une bonne surprise, il vient directement concurrencer la série F de DxRacer, à vrai dire ce sont EXACTEMENT les mêmes… La seul différence est que le siège M est proposé beaucoup moins cher et possède un pied tout en métal. Pour 220€ vous avez accès à un produit bien construit, très confortable et qui remplit parfaitement sa fonction de fauteuil adapté aux utilisateurs passant de longues heures devant leur PC. On regrettera cependant certaines finitions perfectibles qui viennent un peu gâcher la fête…

 

Vous trouverez le siège avec ce lien ( sans affiliation ! )

 

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La musique classique version geek #5

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Quand musique classique rime avec jeux vidéo et cinéma

 

« Non ! Non, ne fuyez pas tout de suite… Parce que bon, je vous ai vus là, derrière votre écran… Vous avez lu « musique classique » et hop, le curseur s’est dirigé, bien malgré lui j’en suis sûre, vers la petite croix en haut à droite. Pas de panique, on va y aller en douceur, mais pas trop non plus, tout cela dans le but de vous montrer à quel point ce style musical, parfois jugé ennuyeux ou poussiéreux, est pourtant omniprésent sur tous les supports artistiques actuels. Mieux encore, la musique classique a même la part belle dans les œuvres cinématographiques et vidéo-ludiques, puisque ses plus grands chef-d’œuvres se retrouvent aujourd’hui dans nos publicités, à la télé, ou encore dans le domaine du jeu vidéo. Cleek entame donc avec vous le quatrième numéro de cette série d’articles (pour les quatre premiers, ça se passe ici , par-là et là, et là-bas), en vous proposant une petite balade musicale autour de ce répertoire parfois mésestimé, et ce à raison de cinq œuvres par numéro. Au programme aujourd’hui, du calme et du moins calme, pour ne pas dire une certaine frénésie dans certaines musiques que nous allons aborder, en espérant que les écoutes ci-dessous vous amèneront à ponctuer votre lecture d’un enjoué « Ah, mais c’est cette musique làààà ! ». Enfilez donc votre plus beau casque, branchez vos enceintes, et lets go !

 

[divider]Jim no pay, die[/divider]

 

En tête de ce top 5, nous retrouvons une air de musique classique emblématique, quoi que relativement récent, publié en 1888. Les Gymnopédies de d’Erik Satie sont en fait trois œuvres pour piano, à la structure assez similaire, qui, par leur caractère très épuré reflétaient déjà les prémices  de ce que serait par après la musique minimaliste, ou plus généralement la musique ambiant. Ces pièces pour piano seul ont donc beaucoup inspiré la culture vidéo ludique, mais aussi le cinéma et les séries, dans lesquels nous le retrouvons très souvent : Nip/Tuck, Paris de Cédric Klapisch, mais aussi Mother 3, Persona 2 – Innocent Sin, Flower, Sun and Rain, et bien d’autres encore. Son empreinte particulière, malgré le côté transgressif de l’époque, en fait donc une musique tout à fait intemporelle, que l’on aurait pu découvrir tout récemment. Les Gnossiennes, autres œuvres pour piano du même compositeur, sont souvent rattachées aux Gymnopédies, et l’ensemble de l’œuvre nous propose donc des mélodies épurées, aériennes, mais aussi parfois très sombres.

 

 

[divider]Le chouchou d’Astier[/divider]

 

Nous retrouvons une fois de plus le compositeur Jean-Sébastien Bach, dont l’ampleur de l’œuvre a bien évidemment influencé notre culture vidéo-ludique et cinématographique au travers de bien des thèmes. Nous avions vu dans le premier numéro de notre Musique Classique version Geek, un thème repris dans le jeu Tetris, le thème C, issu d’un menuet du compositeur. Aujourd’hui nous rallions les codes du genre, en prenant donc un grand compositeur et un grand jeu vidéo pour une collaboration classique/geek réussie. C’est donc dans le jeu vidéo Portal 2 que l’on retrouve un air de Bach. Dans l’OST du jeu, nous retrouvons la piste intitulée Machiavellian Bach, et ce que l’on entend est en fait extrait du Petit Prélude en do mineur (BVW 394) dont vous pouvez retrouver la version originale ici. Les œuvres de Bach sont en fait aisément reconnaissables de par leur signature stylistique, et toutes les pièces pour clavier constituent un vivier inépuisable d’œuvres geek en puissance : prenez n’importe quelle partition pour clavier de Bach, adaptez là simplement en remplaçant l’instrument d’origine par un son 8-16 bit, et vous obtenez un titre rétro à la fois épuré et complexe dans sa construction (et surtout, libre de droit !). Mais revenons maintenant à Portal 2 et écoutons ce que donne ce Petit Prélude, adapté à la sauce geek :

 

 

[divider]Du casse-noisette au casse-brique[/divider]

 

Tetris, en dehors de son thème principal emblématique, d’ailleurs emprunté directement au folklore de la musique traditionnelle russe, a en fait eu quelques fois recours à la musique classique. Après le menuet de Bach, la licence du jeu va chercher du compositeur (russe, là encore) Piotr Ilitch Tchaïkovski, que nous avions déjà rencontré dans notre troisième édition de la Musique Classique version Geek, au travers du film Black Swan. Cette fois, c’est dans son ballet Casse-noisette, et plus spécifiquement la Danse de la Fée Dragée que l’on se retrouve. Là encore, rien de très surprenant : le thème d’origine est adapté à la mode rétro, et l’ensemble sonne plutôt bien, puisque la musique classique se prête très facilement à ce genre d’adaptations. Tetris marque donc une fois son jeu du style russe, avec une musique aux accents malicieux et espiègles.

 

 

[divider]L’air, l’eau, la terre, le feu… et le cinquième ?[/divider]

 

Bada Boum ! Voilà un titre dont nous étions obligés de parler au bout de ces cinq numéros.  Le Cinquième Élément (Luc Besson, 1997) présente dans sa bande-originale un air d’opéra classique, qui est aujourd’hui devenu emblématique. Cela se déroule, dans le film, pendant un concert, et les premières minutes de l’interprétation suit donc strictement l’air d’origine, Il Dolce Suono, extrait de Lucia di Lammermoor, un opéra de Donizetti. Bien loin des Traviata et autres Carmen, Lucia di Lammermoor est donc revenu au goût du jour par ce choix judicieux de Luc Besson, magnifiquement interprété par la soprano albanaise Inva Mulla. Une polémique avait d’ailleurs fait rage lorsque l’on avait prêté cette magnifique voix à celle d’Emma Shapplin, qui aurait en fait participé au remix qui arrive après l’air classique, la partie la plus spectaculaire, qui a fait la renommée de cet instant de cinéma.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Syo6tLeZfHw

 

[divider]O Fortuna[/divider]

 

C’est sur un ton plus cérémonieux, et surtout plus épique que s’achève donc ce cinquième numéro de la Musique Classique version Geek, avec un thème bien connu du grand public, dont le début tonitruant fait frémir, et la lente progression qui s’ensuit nous rappelle à tous quelques souvenirs. O Fortuna est extrait des cantates scéniques Carmina Burana de Carl Orff, composées en 1935-1936. Son thème mémorable en fait donc aujourd’hui un pilier de la musique classique « que-tout-le-monde-connaît » et son caractère épique et grandiose, qui requiert un effectif plus que conséquent, peut donc maintenant servir à la fois les scènes en accord avec cette ambiance, ou encore être détourné de façon parodique, comme la Chevauchée des Walkiries de Wagner, que l’on peut retrouver à la fois dans Apocalypse Now et dans le jeu flash Lancer de Hamsters. Le revers de la médaille donc, bien qu’il soit toujours amusant de retrouver un tel thème sorti de son contexte, et rejoué à la sauce parodique. O Fortuna est donc présent dans des films tels que Jackass (vous voyez mieux l’idée de la parodie, maintenant ?), Excalibur, The Doors, Le Dernier des Mohicans,..  Un peu de classe donc, pour finir en beauté, et à bientôt dans un prochain numéro de la Musique Classique version Geek !

 

 

EVGA SC17 : la belle et la bête

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evga sc17

Nous avons eu la chance de disposer de l’unique exemplaire du SC17, le portable gaming de la société EVGA présenté tôt cette année au CES de Las Vegas.

EVGA est connu pour l’orientation haut de gamme et performances ultimes de ses produits. Son arrivée sur le marché des PC portables gaming était donc scrutée avec une attention particulière.

Difficile cependant de proposer quelque chose de vraiment nouveau lors qu’Asus et MSI mènent la dans et qu’un Acer semble vouloir s’inviter dans la bagarre avec quelques arguments.

EVGA a attendu pas mal de temps avant de se décider à lancer le produit; le SC17 que nous avions vu au CES a encore évolué, pas spécialement au niveau de son esthétique mais quelques retouches ont été faites sur son hardware.

Aujourd’hui, la machine qui nous est présentée est tout simplement impressionnante.

EVGA SC17

C’est évidemment son design qui frappe tout de suite surtout en comparaison des châssis de la concurrence en 17″.

Le SC17 est en effet construit autour dans châssis unibody c’est à dire composé d’une seule pièce d’aluminium comme on le voit sur les Macbook par exemple mais beaucoup moins sur les portables « PC » et encore moins sur les machines gaming évidemment. Cela nous donne une épaisseur à peine plus élevée que 2.5cm…inédit pour une telle machine.

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EVGA SC17 00009-min EVGA SC17 00019-min EVGA SC17

Car le SC17 n’est pas en reste concernant le hardware :

EVGA SC17 Specifications
Processeur Intel Core i7-6820HK ( 4 Cores / 8 Threads, jusqu’à 3.6Ghz )
Memoire 32GB G.Skill DDR4-2666
Graphics Card GeForce GTX 980M 8GB ( overclockée )
Storage 256GB M.2 NVMe PCIe SSD
1TB 7200 RPM SATA 6G HDD
Display Sharp 17.3 inch UDH 4K with matte finish
Connectivity Intel 219-V Gigabit Ethernet
Intel AC-8260 802.11ac
Bluetooth 4.2
2x USB 3.0 Type-A
1x USB 3.1 Type-C
Audio Realtek ALC 255
Integrated Subwoofer
Video 1x HDMI 1.4
2x mini DisplayPort (1x G-Sync support)

Les composants principaux ( CPU et GPU ) disposent en effet de tout ce qu’il faut pour débloquer leur potentiel et s’amuser en overclocking.

La GTX 980M est ainsi boostée et dispose de 8Go de ram en série; sur le papier elle serait capable de dépasser une GTX 970 Desktop et donc de coller aux recommandations pour la VR…

Alors évidemment, on aurait préféré une 980 « normale » mais il est évident que ce choix est imposé par les contraintes d’un châssis slim. Les prochaines générations de GPU ( Pascal ) sont déjà au programme pour le SC17 et pourront satisfaire aux exigences d’un portable aussi fin.

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Enfin, le BIOS du SC17 permet d’avoir la main sur de nombreux paramètres autant au niveau du CPU que de la Ram, autant au niveau des fréquences que des voltages…une telle liberté est totalement inédite sur un portable.

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L’autre point fort est la dalle Sharp mate 4K qui équipe le SC17. Un portable en 4K c’est suffisamment rare pour être mentionné mais cette dalle est vraiment superbe. Au delà de sa résolution, la dalle IPS Sharp est très réactive et surtout sans reflet évidemment. La solution d’affichage est renforcée par la présence du Gsync de Nvidia et d’une sortie Display Port Gsync pour profiter de la technologie sur un écran de plus grande taille.

Nous allons nous attaquer dans les prochains jours aux tests de ce portable qui ne peut laisser indifférent. En effet, si son prix de 3200€ va en faire bondir plus d’un, son design et ses spécifications sont cependant extrêmement intéressantes.

Il faut noter qu’EVGA est vraiment parti d’une feuille blanche pour se lancer sur ce marché en designant et en fabricant son propre châssis, en développant un bios spécifique et un système de refroidissement unique ( nous le verrons lors du démontage de la machine ).

Enfin, une version 1080P ainsi que des évolutions avec les puces Pascal sont au programme pour la seconde partie de l’année.

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Le Dothraki, langue fictive ?

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Langues et pratiques du Geek : le Dothraki

 

Et si l’envie vous prenait d’apprendre cette langue fictive qu’est le Dothraki?

Si, à cette première question, vous répondez par une autre question, qui serait de l’ordre de « Qu’est-ce qu’une langue fictive ? », je vous recommanderais chaudement de parcourir le premier volet de cette chronique, consacré au Quenya, et dans lequel je prends le temps de définir selon mes termes cette notion de langue fictive. Vous pouvez par ailleurs retrouver le second volet de cette chronique consacré à l’Hylian.

Néanmoins, pas besoin d’une explication complète pour affirmer ce qui va suivre : il n’est pas rare qu’un univers fictif se compose, outre de personnages et de lieux particuliers, spécifiques et parfois créés spécialement pour cet univers, de langues créées pour l’occasion. Ces langues, qui apportent très souvent cette petite pointe d’exotisme qui nous fait rêver, viennent surtout compléter l’ancrage de ces univers fictifs, les rendant plus crédibles et incroyablement plus riches. Et si nous nous plongions dans ces univers, parmi nos préférés, en apprenant leur langue ? C’est du moins ce que j’ai fait pour vous, en quatre semaines top chrono ! Bien sûr, il ne s’agira pas d’un cours de langue de ma part, mais plutôt d’une approche des différentes langues fictives qui peuvent exister, en s’intéressant à l’univers dans lequel elles s’inscrivent et à leur apprentissage.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que la série Game of Thrones fait son grand retour le 24 avril prochain sur les écrans. Alors en fan impatient que vous êtes, vous avez revu toutes les saisons de la série, relu tous les tomes de la saga, afin d’être fin prêt pour la reprise des aventures de vos héros préférés. Mais avez-vous révisé votre Dothraki ? Langue emblématique de Khal Drogo et de Daenerys Targaryen (héroïne à laquelle nous consacrions un article il y a un peu plus de six mois de cela), le Dothraki est une des langues fictives de la saga et de la série Game of Thrones, malgré un traitement légèrement différent d’un support à l’autre. Sortez votre cheval et votre dictionnaire, et embarquez pour une cavalcade folle en terre George R.R. Martinienne.

« Cleek ezoe lekhes dothraki » – Cleek apprend la langue Dothraki

 

Les origines du Dothraki

 

[dropcap size=small]Q[/dropcap]ui dit Dothraki dit Game of Thrones. Et dois-je vraiment en dire plus ? Si cela ne paraît pas nécessaire, je prendrai néanmoins le temps de poser les bases, à savoir les deux pierres fondamentales ici que sont la série de romans A Song of Ice and Fire (ou le Trône de fer) de George R. R. Martin et la série américaine Game of Thrones (ou Le Trône de fer, on ne change pas une équipe qui gagne) de David Benioff et D. B. Weiss qui proposent une adaptation télévisuelle de la saga romanesque.
Diffusée pour la première fois il y a 5 ans de cela maintenant, le 17 avril 2011, sur la chaîne américaine HBO, la série Game of Thrones a depuis gagné ses lettres de noblesse et a envahi un grand nombre de foyers et d’écrans à travers le monde. Avec à son actif cinq saisons diffusées, et une sixième à venir, et ses quelques dix épisodes par saison, la série a su inscrire ses personnages, ses paysages et son univers (ou plutôt ses univers) dans le cœur des téléspectateurs, qui trépignent au lot de révélations et de retournements qu’apporte chaque nouvel épisode.

Outre un succès singulier dont peu de sagas romanesques et télévisées peuvent se targuer, cette adaptation télévisée se distingue d’autres adaptations sur base de romans par la distance et l’avance qu’elle a pris sur son matériel d’origine. En effet, de par des contraintes de rythme de diffusion d’une part, et d’une publication toujours en cours des romans (dont le premier tome est paru en 1996, et dont le dernier est annoncé pour 2017) d’autre part, la série télévisée a dû s’affranchir du support littéraire dès le courant de l’année 2015 pour voler de ses propres ailes. Cela explique notamment, mais pas que, les différences observables entre les deux supports.

Une de ces différences, c’est notamment l’implantation et le traitement des langues. En effet, si George R. R. Martin n’est pas considéré comme le « Tolkien américain » pour rien (son univers et la richesse de son œuvre y sont peut-être pour quelque chose), l’auteur américain n’est pourtant pas un linguiste de formation. Et si la présence de nombreuses langues fictives est évoquée au travers du cyle A Song of Ice and Fire, telles que l’Old Tongue et le Common Tongue en ce qui concerne le continent du Westeros, ou l’ensemble des langues Valyrian (auquel appartient le Dothraki) de l’Essos, elles ne sont guère développées dans l’œuvre littéraire, hormis l’instanciation ponctuelle de ces langues, par l’utilisation très parsemée de certains mots, syntagmes voire phrases. Un réel travail de fond a donc été fait lors du passage de la série sur écran pour donner vie à ces différentes langues, pour que l’utilisation de sons et de mots inconnus ne passe pas pour du yaourt anecdotique. Et ce travail est donc passé par l’embauche d’un linguiste, un vrai, du nom de David J. Peterson, qui a donc notamment travaillé à la création des systèmes Dothraki et Valyrian.

Car il est temps de s’interroger sur le sujet qui nous intéresse, à savoir le Dothraki. Qu’es aquo, précisément ? Au risque de dire l’évidence, comme son nom l’indique, le Dothraki est la langue parlée par les Dothraki, peuplade des plaines centrales d’Essos, et qualifiée de gutturale. Connus pour leur culture centrée autour du cheval, de la guerre et du pillage, ces cavaliers nomades ont à leur tête Khal Drogo, puis Daenerys Targaryen lorsque le mari qu’on lui a imposé mais qu’elle a appris à aimer viendra à mourir (#nospoilerino). Par de nombreux aspects, donc, culturels mais aussi phonétiques, ce peuple peut être et a été rapproché du peuple mongol, ayant eux aussi un mode de vie basé sur le nomadisme, le cheval, et les conquêtes (notamment sous Gengis Khan). C’est du moins ce qu’explique David J. Peterson lorsqu’on l’interroge sur ses inspirations quant à la création d’un système Dothraki cohérent.

 

J’ai fait des recherches similaires à celles que George R.R. Martin a mené quand il a inventé la culture dothraki pour ses romans. Il s’est inspiré de la culture de la Mongolie de l’époque de Gengis Khan. Je suis donc parti de là, et j’ai réfléchi au décor dans lequel vivent les Dothraki, à ce qui est « normal » pour eux, à quoi leur vie quotidienne ressemble, pour quelles choses ils doivent avoir des mots et pour lesquelles ils n’ont pas de mots – c’est un autre aspect important des langues, ce qu’elles n’expriment pas. Puis, une fois que j’avais une idée de leur vie, je me suis demandé comment lui donner corps dans le lexique qu’ils emploient.

 

Cette création est aussi scientifique que passionnante, ce qui peut sembler paradoxale pour une lange, surtout au vu de la constitution (chaotique) de langues naturelles comme le français par exemple. En effet, s’il ne s’agit pas de partir complètement de zéro, puisque le linguiste avait d’une part la culture dans laquelle la langue s’inscrit, et d’autre part des exemples de sons, de mots et de syntaxe, la tâche n’en était pas moins ardue. Il s’agissait en effet de créer un système grammatical et phonétique qui se tienne et qui s’inscrive dans l’existant (aussi minime soit-il dans les livres) et qui ait une cohérence sémantique qui s’inscrive quant à elle dans un univers et plus précisément une chronologie précise : la langue est en effet parlée par des cavaliers nomades d’une civilisation que l’on pourrait qualifiée de « primitive », qui ne connaît donc pas l’électricité, le réfrigérateur, et a sa propre conception du monde, de son fonctionnement, de son environnement, etc. Et surtout un système purement oral, puisque la civilisation Dothraki, qui part de nombreux aspects semble s’inscrire à la fin de ce qui serait l’Âge de fer de leur monde, est encore illettrée et ne connaît donc pas encore l’écriture.

 

 

D’un point de vue concret, le Dothraki s’inspirerait du turc, du russe, du swahili, de l’estonien et de l’inuktitut. Il mélange des sonorités inspirées de l’arabe et de l’espagnol, et il s’écrit sous une forme romanisée. Le vocabulaire Dothraki compte à ce jour près de 4 000 mots, mais est loin d’être fermé, Peterson ayant affirmé qu’il souhaitait doubler, si ce n’est plus, ce nombre. Il contient aussi bien des noms, des verbes, des adjectifs que des nombres, et couvre des thèmes très divers tels que l’architecture, les animaux, la famille ou le sexe.

Si les détails de la création et de la mise en place du Dothraki sur le tournage de Game of Thrones vous intéresse, je vous recommande très chaudement le visionnage du reportage ci-dessous qui aborde tous les aspects de ce challenge linguistique.

 

 

Les intervenants font notamment référence dans ce documentaire au site de la Language Creation Society, qui regroupe de très nombreux média concernant la création de langues, recherches, conférences ou cours, sur de très nombreuses langues créées, et notamment le Dothraki.

 

L’apprentissage du Dothraki

 

[dropcap size=small]M[/dropcap]aintenant que l’on a vu le quoi et le pourquoi, attardons-nous sur le comment. Et mettons tout de suite les choses au clair : apprendre le Dothraki se rapproche de l’épreuve de force, qui demande patience et persévérance.

Mon but originel était, au bout de ces quatre semaines d’apprentissage, de savoir décrypter l’écriture s’il y en avait une, et d’écrire une phrase simple – ou à défaut de savoir la comprendre. Autant vous le dire, je crains d’avoir lamentablement échoué, par manque de temps, principalement. Mais nous y reviendrons.

 

La liste des courses

 

Internet sera clairement votre meilleur ami, après David J. Peterson, dans l’apprentissage du Dothraki. Je ne dénombre plus la pléiade de sites, plus ou moins officiels, comme celui dans lequel intervient Peterson lui-même, ni même le foisonnement de ressources disponibles gratuitement en ligne regroupant toutes les connaissances connues au sujet du Dothraki. Mais pas seulement. Sachez qu’il existe un livre officiel, accompagné d’un CD, aussi disponibles au format numérique, pour apprendre le Dothraki, si vous tenez à garantir la pureté de votre langue.

Pour ma part, je me suis contentée d’un cours Memrise, celui de Sir Darcy : plusieurs cours avec l’étiquette Dothraki sont disponibles sur le site, mais celui que je viens de vous citer me paraît tout de même être le plus noob friendly pour la débutante que je suis, et que vous êtes potentiellement. Si au bout de ses quelques 293 mots, vous n’êtes toujours pas rassasiés, il sera alors temps de vous tourner vers d’autres cours, classés par catégories grammaticales ou non, et recensant plus de 1300 termes chacun. Mais petit conseil, sachez ne pas vous montrer trop gourmand dès le début. Surtout que de nombreux dictionnaires sont disponibles en ligne. Mais ces cours vous enseignent principalement du lexique. En ce qui concerne la grammaire, je me suis personnellement servie de ce Wiki du Dothraki, notamment pour les conjugaisons, même si l’on peut regretter son manque de clareté ou son caractère incomplet par moment.

Nous l’avons vu, le Dothraki est une langue principalement orale, ne proposant pas de système d’écriture officiel. Pourtant, je vous en propose une illustration au début de cet article. Mais quelle est donc cette magie, me direz-vous. Sachez que deux personnes, Carlos et Patricia Carrion, se sont attelées à la création d’une écriture. Celle-ci a notamment été relayée par Peterson, bien que son caractère non-officiel ait été souligné par ce dernier. C’est donc ce système que j’ai appris. Hélas, aucun cours en tant que tel n’est disponible sur internet, mais vous pouvez trouver une table regroupant les différentes équivalences entre alphabet latin et alphabet Dothraki, avec un soupçon de diachronie pour les plus curieux d’entre vous. Il n’existe pas non plus (à ma connaissance) de polices d’écriture Dothraki : le bon vieux montage Photoshop s’impose donc si vous désirez « écrire » Dothraki sur votre ordinateur.

 

 

Ce qu’il faut retenir de l’apprentissage du Dothraki

 

Passons à l’apprentissage en tant que tel.

Et commençons par le script. Si celui-ci est exotique à souhait, il est grandement cohérent, et cela en facilite agréablement l’apprentissage. Les lettres phonétiquement similaires sont rapprochées par leur graphie, ce qui tend à réduire le nombre de caractères à réellement assimiler. Le script compte 37 caractères, dont cinq signes de ponctuation, et demande une certaine agilité (et de l’entraînement) pour être écrit à la main. Il ne pose cependant pas de réelles difficultés.

Parlons maintenant de la langue elle-même. La bonne nouvelle, c’est que cette langue suit l’ordre SVO (Sujet-Verbe-Objet) que l’on connaît en français. La mauvaise nouvelle, c’est que malgré cet ordre, le Dothraki est une langue flexionnelle (comprendre ici qu’elle utilise préfixes, suffixes, et circonfixes) pour dénoter personne, nombre ou polarité pour les verbes, mais aussi nombre et cas pour les substantifs. La mauvaise nouvelle bis, c’est en effet que le Dothraki possède un système casuel, comme le latin ou l’allemand, qui dénombre cinq cas pour les noms – le nominatif, l’accusatif, le génitif, l’allatif et l’ablatif -, qui se déclinent différemment en fonction de la classe du nom. Car, oui, les noms se répartissent selon deux classes, les animés et les inanimés, une répartition parfois bien obscure pour nous autres européens contemporains : ainsi, le mot noah pour désigner un taureau est un animé, tout comme le mot ashefa pour la rivière ou mai pour la mère, mais les mots ohara et hrazef pour désigner respectivement une fille et un cheval sont quant à eux des inanimés.

Notons cependant une certaine logique lexicale : ainsi, une même famille sémantique conservera souvent (même si ce n’est pas toujours le cas) une sorte de racine commune, comme dans le cas de edavrasa, davra, davrakh, dravalat,et athdavrazar pour signifier respectivement les adjectifs inutile et utile, le syntagme nominal chose utile, le syntagme verbal être utile et le nom utilité. Cela facilite autant que renforce l’apprentissage des mots.

Si les ressources lexicales sont très nombreuses, les ressources grammaticales sont plus rares, et apprendre déclinaisons et conjugaisons demandera de votre part de la volonté et de la patience, même si les cas et temps verbaux ne sont finalement pas si nombreux (relativement à d’autres langues).

La dernière difficulté que l’on rencontre dans le cadre de l’apprentissage du Dothraki concerne l’aspect phonétique : en effet, on recense quelques différences avec notre bon vieux français. Ainsi, certains phonèmes (ou sons) n’appartiennent pas à notre langue et donc à notre système : l’on rencontre par conséquent des difficultés à prononcer et à identifier certains sons. Le mieux, c’est d’écouter des extraits en Dothraki pour pouvoir se familiariser, apprendre à reconnaître, puis à prononcer ces fameux sons. Sont ainsi à votre disposition les nombreux dialogues de la série télévisée, mais aussi les nombreux travaux de reconstitution de fans, à l’image de cette chanson qui reprend la musique du générique, mais avec l’ajout de paroles en Dothraki.

 

 

Les paroles (et leur traduction) de la chanson sont disponibles dans la description de la vidéo.

 

Conclusion

 

Pour conclure, puisqu’il est je pense grand temps de conclure, je dirais que ces quatre semaines ont été aussi passionnantes que frustrantes. Le Dothraki est une langue excessivement complète, et qui demande par conséquent du temps. De nombreux éléments sont à notre disposition pour la comprendre et l’apprendre, ce qui facilite l’apprentissage, mais peut parfois submerger : difficile de ne pas s’éparpiller. Un peu de rigueur et beaucoup de pratique, grâce aux nombreux textes et extraits audio, mais aussi forums d’apprenants Dothraki, seront les clés d’un apprentissage des plus riches, que je ne saurai que recommander, pour peu que Dame Motivation soit de votre côté.

 

 

 

Le Downgrade : une habitude à prendre pour l’avenir ?

Downgrade JV
Le Downgrade graphique est une problématique importante du jeu vidéo
Le Downgrade graphique est une problématique importante du jeu vidéo

Depuis la sortie de The Division le 8 mars 2016 sur PC et console, le débat sur le downgrade est revenu au goût du jour. La version finale disposait de moins d’animations, d’effets visuels, de moins bons décors et d’une interface moins convaincante que celle de l’E3 2013. Le jeu a donc subi un énorme downgrade graphique. Le downgrade est une pratique utilisée par les développeurs de Jeux-Vidéos. Il s’agit généralement de rendre le jeu moins beau, de changer la résolution ou bloquer le framerate d’un jeu innovant sur la qualité des graphismes

Le Downgrade effectué sur The Witcher 3 : à quoi a servi son retard?
Le Downgrade effectué sur The Witcher 3 : à quoi a servi son retard?

Le débat sur le downgrade s’est popularisé ces dernières années avec des jeux ne répondant pas à leurs promesses marketing. Cela commence avec certains comme The Gateway, en 2002 sur PS2, responsable de l’appellation « Bullshot » (Mélange entre « bullshit » et « screenshot ») et finit par toucher les jeux AAA. Les derniers blockbusters d’Ubisoft sont beaucoup touchés. Assassin’s Creed IV a eu droit à un énorme downgrade graphique quand The Division ou encore le pétard mouillé de sa génération, Watch Dogs, se sont rendus coupables de moindres graphismes et de gameplay moins poussés. En plus, Watch Dogs nous avait été vendu comme un des meilleurs jeux de tous les temps. Seulement, ce n’est pas le seul éditeur à avoir recours au Downgrade. La différence de graphismes entre la présentation à l’E3 de The Witcher 3 et sa version finale a apporté une nouvelle dimension au débat, notamment dû aux nombreuses échéances non-tenues et la présence finale d’un downgrade auquel le joueur ne s’attendait pas. On peut se demander si le downgrade des jeux innovants graphiquement est une technique à laquelle il faudra que le consommateur s’habitue au cours des prochaines années.

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut s’intéresser au déroulement de la création d’un jeu innovant graphiquement. C’est en s’intéressant à sa conception même que le downgrade peut être expliqué.

Dans l’ère du jeu vidéo, les jeux innovants graphiquement sont créés sur des ordinateurs contenant de puissants composants. De nos jours, les textures sont créées dans des définitions avoisinant les 8K et sont ensuite redimensionnées car le hardware d’aujourd’hui ne peut pas gérer autant de pixels tout en étant fluide. C’est donc avec ces textures, ces effets que l’éditeur va créer son trailer et faire sa communication dans les conventions et les conférences comme l’E3 à Los Angeles.

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Des images tirées du jeu oui, encore faudrait-il que ce soit le même jeu à la fin…

Toutefois, les trailers nous montre bien des « images tirées du jeu » mais celui-çi est encore dans un stade de développement particulier et tourne sur des machines qui disposent du hardware le plus haut de gamme disponible sur le marché. Ils sont donc magnifiques, incroyablement bien texturés et disposent de tous les effets nouvellement crées par Nvidia ou AMD. Sur ces configurations, le framerate est bon et les trailers sont fluides. A ce stade, les promesses marketing poussent les gens à précommander et à attendre énormément graphiquement du jeu.

Pourtant, le moment du portage est souvent synonyme de compromis. Lorsque les éditeurs commencent à faire leurs transferts vers les consoles de salon, ils se rendent généralement compte qu’il y a un problème. Leurs jeux, étant les mêmes que pour les trailers, ont un framerate pour les consoles digne d’un Batman Arkham Knight. Pour rappel, le jeu de Warner ne tournait que sur des machines onéreuse en plus de n’être pas exempt de bugs. Pourtant, le jeu doit sortir sur ces consoles, et les développeurs sont donc obligés de baisser la qualité des textures (ou d’en enlever), de bloquer le framerate à 30FPS ou encore de baisser la résolution de leur jeu (car la résolution supérieure consommerait trop de ressources). Cependant, cela n’explique pas le downgrade graphique des jeux PC.

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Une illustration de la mise à niveau des PC : Batman Arkham Knight

Il y a deux phénomènes qui poussent les developpeurs à également effectuer un downgrade PC. Lorsque la date de la sortie des deux plateformes est  la même, le gouffre des graphismes est trop grand. Il ne faut pas que celui-çi soit trop grand, sinon les gens se désintéresseraient des consoles. Donc ils choisissent de downgrader également le jeu PC pour qu’il se rapproche le plus possible du jeu console. Ensuite, le jeu montré pendant les trailers est également trop demandant en ressources et ne peut tourner que sur des configurations haut de gamme. Dans ce cas également, il faut diminuer la qualité graphique pour que des possesseurs de configurations faibles et moyennes puissent en profiter. Cependant, à part des cas extrêmes comme Batman Arkham Knight, la deuxième solution est moins utilisée car la configuration graphique est très souvent réglable dans les options du jeu.

Techniquement, pourquoi les consoles ont-elles besoin qu’on downgrade leurs jeux ? Seraient-elle moins puissantes que nous l’aurions cru ? Le marketing aurait-il dopé notre exigence vis à vis de la puissance de ces consoles ?

Aujourd’hui, les consoles Next-Gen contiennent des A.P.U AMD (Accelerated Processing Unit). C’est-à-dire que la partie processeur et la partie graphique sont à l’intérieur d’une même puce. La PS4 et la Xbox One détiennent 8 Go de RAM (GDDR5 pour la PS4, DDR3 pour la Xbox One)

Aujourd’hui, on peut dire que les consoles de salon sont des ordinateurs. Le problème, c’est que le Hardware d’une console ne change pas, il est défini et ne sera changé qu’à la sortie de la prochaine génération. Il y a encore pire, c’est que le hardware intégré n’est pas plus performant que les configurations faibles-moyennes des PC. Les A.P.U des consoles next-gen arrivent difficilement à la cheville d’une Nvidia GtX750 sortie deux mois plus tard et disponible à 150€.

N'y aurait-il pas un petit problème vis-à-vis de la puissance des consoles next gens?
N’y aurait-il pas un petit problème vis-à-vis de la puissance des consoles next gens?

Et c’est là que nous arrivons au plus gros problème, car le marché P.C, lui, est en constante évolution. Contrairement aux générations de consoles qui se séparent d’environ 7 ans, les innovations en terme de composants électroniques sont beaucoup plus rapprochées. Les cartes graphiques sont quasiment renouvelées tous les ans à la rentrée. Les nouveaux processeurs arrivent par vagues en fonction du socket mais il y a plusieurs sorties par année. Les cartes-mères sont disponibles relativement en même temps que les processeurs. Les nouveautés sur le marché du PC inondent le marché en temps réel et permettent donc au P.C de prendre de l’avance. Ce qui nous permet d’avancer que le PC sera toujours devant les consoles en terme de hardware. C’est cette situation qui crée le downgrade et c’est la rencontre de ces deux marchés qui oblige les développeurs à diminuer la qualité de leurs jeux sur PC et consoles.

 

En conclusion, le marché actuel crée le downgrade. Les développeurs doivent vivre avec et ne pas être trop gourmands avec leurs jeux. Il faut également que les développeurs soient transparents sur leurs promesses graphiques et qu’ils ne sous-estiment pas la capacité qu’à l’éditeur à downgrader son jeu . Lorsque vous assurez qu’il n’y aura pas de downgrade, faites en sorte qu’il n’y en ait pas. C’est ainsi qu’il faut distinguer éditeurs et développeurs. L’issue marketing du downgrade est cependant défendable, il faut que les éditeurs vous donnent envie d’acheter leurs produits. C’est pour cela que nous devrions considérer les trailers et les campagnes de communications des éditeurs comme des promesses électorales. Elles ne sont quasiment jamais tenues mais lorsqu’elles le sont, ce sont des bonnes surprises. L’apparition de DirectX12 pourrait amener un nouvel outil pour optimiser les portages car les développeurs ne travailleront que sur un seul support. Cependant, ce ne sont que des supposition, cela reste donc à voir. Tant que la situation sur le marché n’aura pas changé (apparition de nouvelles consoles, améliorations des consoles présentes…, DX12), le downgrade sera présent. Alors autant vous y habituer !

Je vous laisse en vous conseillant la vidéo d’un confrère sur le sujet :