Il y a quelques mois, vonguru vous avait proposé son test du LG G3, le smartphone haut de gamme de LG pour 2014 tournant sous Android 4.4 Kitkat.
Entre temps, Google a lancé son nouvel OS mobile : Android 5.0 Lollipop, et LG a eu la très bonne idée d’autoriser la mise à jour sur son G3. Au programme, une interface plus fluide et l’adoption du « material-design » cher à Google.
Et si d’autres smartphones plus puissants comme le Note 4 de Samsung ou le Nexus 6 conçu par Motorola sont sortis ces derniers mois et apparaissent comme supérieurs au G3, ce dernier conserve toujours l’avantage de son prix qui a baissé en conséquence -on le trouve à moins de 400€- et de sa compacité, alors qu’il dispose d’un écran géant de 5.5 pouces Quad HD. Sans parler de son excellent APN.
C’est donc un test revu que nous vous proposons, avec l’ancienne version toujours disponible pour que vous constatiez les différences entre le G3 sous Kitkat et celui sous Lollipop.
[divider]Landhelven, un jeu de rôle grandeur nature[/divider]
Vous n’êtes peut-être que peu au courant de cette pratique, mais elle n’est qu’une évolution de certaines thématiques déjà abordées sur Cleek avec Live Escape Game et les Murder Party. Je vais donc vous parler aujourd’hui d’un des nouveaux hobbies qui montent en flèche en France : le jeu de rôle grandeur nature ou GN, et je vais en profiter pour parler de celui que je recommanderais à faire pour s’initier. Mais avant toute chose faisons un petit rappel de ce qu’est un GN.
Le terme L.A.R.P est à l’origine de ce qu’est le GN de nos jours, c’est ainsi qu’il est connu à travers le monde, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas le jeu de rôle papier et en particulier Dungeons&Dragons qui a suscité sa création. C’est en effet un pratique très ancienne que l’on peut retrouver dans toutes les civilisations sous divers noms : théâtre improvisé, mise en scène libre, reconstitution de batailles, arènes aux lions, etc. Toutes ces manifestations d’expression libre sont à l’origine du GN. La deuxième racine de cet « art » s’ancre dans la propension des jeunes de toutes époques à jouer au « Docteur », à « La Dinette » et j’en passe. Vous l’aurez compris, le GN n’est pas un rassemblement de jeunes boutonneux en costume en mousse comme on pourrait le penser.
Vidéo Humouristique rappellant la dualité GN-Jdr Papier – Toms et ses Chumps : Farador
Pour autant, le GN contemporain tend à s’échapper de ces racines par sa renaissance à laquelle s’appuient des règles bien établies. L’origine exacte de ce nouveau type de mise en scène réglée est quant à elle floue. Beaucoup de pionniers s’en disputent la paternité. Tout ce que l’on pourra dire c’est que dans un développement parallèle aux JDR papiers classiques, les années 1970 ont mis en place les premières pierres d’un édifice maintenant rompu à l’exercice.
[divider]Le GN contemporain, évolution et différenciations[/divider]
Le GN au début n’était qu’une simple mise en abyme d’aventures racontées à l’oral. En effet, le but premier fût pour tous les fans d’heroic-fantasy et de médiévalo-fantastique de ressentir ce que leur personnage pourrait ressentir s’il discutait réellement, et s’il se mouvait de son propre chef. C’est ainsi que pour faciliter la tâche les premiers GN étaient codifiés d’une manière analogue au jeu sur table, c’est-à-dire une utilisation massive de dés et peu de libre arbitre. Mais en très peu de temps les joueurs se sont rendu compte des limitations liées à l’utilisation de dés et autres règles aléatoires. C’est alors que deux « courants » se sont crées. Le premier prônait et prône toujours l’utilisation de l’aléatoire au service de l’intrigue tandis que le deuxième a délaissé ce côté pour se concentrer sur le roleplay et l’improvisation. De nos jours les deux versions coexistent mais pas toujours dans la meilleure ambiance, le deuxième courant tend à dénigrer le premier alors que cela ne reste qu’une conception du jeu.
Afin que vous compreniez bien les différents enjeux du GN moderne je vous propose de prendre le temps de regarder ce reportage fait par Arte.
Vous retrouverez un historique plutôt complet du GN en Europe principalement tout en comprenant l’amour que peuvent porter certains joueurs. Attention toute de même, il dure près d’une heure et demi, mais c’est peut-être le reportage le plus apprécié sur le sujet de ces dernières années.
[divider]L’organisme français du jeu de rôle grandeur nature : FédéGN[/divider]
En France, la pratique du GN est très bien développée, à tel point qu’un fédération rassemblant des milliers d’adeptes existent et donne son approbation aux organisations de tel ou tel évènement. C’est en 1996 après 10 ans d’associations que les joueurs français décident de créer la première fédération française de GN, la FédéGN. Il faudra tout de même attendre l’année 2001 pour qu’elle soit reconnue et agréée Jeunesse et Éducation Populaire. Mais c’est à partir de 2006 qu’elle prend tout son sens avec une véritable permanence des membres du bureau décisionnel avant de faire en bon en avant en 2009 en travaillant d’abord pour le ministère de la jeunesse et des sports au sein d’un groupe pour le développement durable avant de réitérer l’opération en 2010 avec le ministère de l’intérieur pour trouver un accord à l’usage de répliques d’airsoft et au paintball dans le cadre d’une législation sur les armes.
Mais la FédéGN n’est pas qu’une législation, c’est une organisation ouverte au changement, qui promeut les nouveaux concepts de jeu, qui met en avant les festivals. C’est pourquoi vous retrouverez certains membres de l’organisation lors de conventions sur le sujet du jeu de rôle mais pas seulement. La JapanExpo, Paris Manga, Toulouse Game Show, et d’autres conventions sont visitées par une partie d’exposants en rapport avec le jeu de rôle grandeur nature et la FédéGN y est régulièrement présente. La FédéGN c’est aussi un moyen simple de trouver un GN proche de chez soi qui est reconnu, et c’est l’assurance d’une couverture en cas de pépin.
[divider]L’atelier du GN : un marchand ![/divider]
Vous n’avez peut être pas encore fait le rapprochement entre participation à un GN et port d’un costume vraisemblable. Mais pour participer à un GN il vous faut de l’équipement, et bien entendu, comme dans les jeux sur console ou sur table, des marchands existent. Je ne vais en citer qu’un car il met en avant le travail de beaucoup d’artistes et créateurs, l’Atelier du GN ( ADGN ). Ce marchand va proposer du simple Kilt écossais pour faire un barbare de cette région à l’arme la plus fantasque sortie tout droit de l’imaginaire des gens à l’origine de World of Warcraft. Vous pourrez ainsi acheter l’arme qui vous fait envie depuis que vous avez vu Le Seigneur de Anneaux, acheter les lunettes steampunk de vos désirs. Vous retrouverez ainsi le travail de Calimacil, Fantastic Art, Palantoke, mais surtout vous trouverez de quoi faire vos propres armes et accessoires.
Epée Longue « Champion » GoldDemi Plastron de cuir Berzerker avec epaulettes mercenaire
[divider]Landhelven : la fin d’une histoire en Août[/divider]
Pourquoi ai-je choisi de vous parler de ce GN en particulier pourrait être une question raisonnable, et je vais tâcher d’y répondre. Landhelven, ou plus exactement la Genèse de Landhelven est un GN se basant sur des règles très proches des MMO dont vous avez sûrement l’habitude. Votre personnage évolue de manière toujours plus excitante et doit, tout comme dans les premières extensions de World of Warcraft, acheter une compétence et s’entraîner avec un maître de la compétence pour l’apprendre. C’est grâce à ce premier attrait qui le rapproche des jeux vidéo que je conseille ce GN. Et, en effet, suivant la spécialisation que vous prenez vous aurez accès à un certain arbre de compétences pour tendre vers le personnage que vous souhaitez.
La Genèse de Landhelven est ensuite un univers à part entière, c’est à dire qu’il y a une histoire énorme et peu facile à saisir, mais gratifiantes lorsqu’on découvre certains secrets. Dans ce GN, la place de l’univers est bien définie, mais elle ne représente pas un but. Certains joueurs vont se focaliser à tout connaître alors que d’autres vont plutôt se concentrer sur le côté progression, et d’autres encore sur la politique. Rien n’est préféré, le joueur est seul maître, et dès lors, vous n’avez pas l’impression que l’on vous impose une façon de jouer.
De part son côté progression par compétences, il est très facile pour les nouveaux joueurs de saisir la façon dont fonctionne ce jeu sans pour autant s’arrêter sur tous les points de règles épineux. Le but est de pouvoir très simplement engager un combat et avoir un dénouement avec le minimum d’efforts. C’est ainsi que pour attaquer vous n’aurez pas à lancer un dé pour toucher, puis un de dégâts, vous déclamez juste le montant de dégâts que votre arme est censée faire, et le joueur déduit ce montant de ces points de vie en tenant compte de son armure. Le fair-play est bien entendu de mise.
J’en viens enfin au point névralgique de ce jeu, La Genèse de Landhelven propose un système de morts très pratique pour les nouveaux joueurs. Dans beaucoup de GN la mort est définitive, mais dans ce monde vous ne mourrez jamais vraiment, vous perdez juste votre âme, dès lors si elle vous est restituée par un sort de résurrection ou une magie plus noire, vous vous réveillez tout simplement. Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de mourir, ou plus exactement de voir mourir son personnage. Mais en attendant que votre âme vous soit restituée, vous jouerez un personnage dit non joueur, c’est-à-dire un pré-tiré créé par les maîtres du jeu, et ce pas plus d’un certain temps. Le but n’est pas de vous punir, mais bel et bien de donner un sens roleplay à votre mort. Ainsi si votre période de personnage non joueur dure trop longtemps, ne vous inquiétez pas, l’un des big boss non-joueurs se sera débrouillé pour récupérer votre âme.
Venons en maintenant à « la fin d’une histoire ». La Genèse de Landhelven 7 : Le déchirement du voile sera le septième et vraisemblablement dernier chapitre d’une histoire qui dure depuis plus de 10 ans. De chapitres en chapitres les joueurs se sont déchirés pour survivre, certains ont continué leur personnage, d’autres n’ont eu de cesse d’essayer une nouvelle orientation. Mais l’histoire à continué, et ce dernier chapitre signe la fin d’une époque. Il durera pas moins de cinq jours, et au vu des circonstances il est fort à parier que les maîtres du jeu feront leur maximum pour proposer un final digne de mémoire. C’est pourquoi je suis intrigué par ce chapitre et que je le conseille. Il est fort à parier qu’il recèle la quintessence du GN tout en proposant une nouvelle expérience pour ceux qui s’y testeront pour la première fois.
[divider]La technologie au service du GN[/divider]
Avant de terminer cet article, j’ai envie de parler d’un sujet sur lequel les GNistes, pratiquants du GN, ne sont pas tous d’accord : l’usage de la technologie au service du scénario. Pour ma part je trouve que c’est une évolution plus que naturelle au vu de l’époque où nous nous trouvons, et au vu des dernières technologies tout public, NFC, Hololens, Oculus Rift, etc. Je vous demande donc votre avis sur le sujet. La technologie doit-elle être exclue du GN ou au contraire doit-elle être utilisée, mais de façon déguisée pour ne pas perturber le jeu ?
Les bruits de couloirs étaient nombreux ces derniers mois concernant la possibilité de voir la licence mondialement connu d’Ubisoft Assassin’s Creed portée sur grand écran; et voilà que l’on apprend que le film est en cours de production. Mieux encore, on sait que le film sortira au cinéma (si tout va bien) le 21 décembre2016.
[divider]Aux commandes[/divider]
Le film sera porté par la 20th Century Fox ainsi que par l’entreprise de distribution et de production de film New Regency. On sait également qu’il sera réalisé par Justin Kurzel, le réalisateur du film Les Crimes de Snowtown. Assez inconnu donc… Doit-on s’en inquiéter ? Peut-être… Il est vrai que les portages de jeux vidéo au cinéma sont malheureusement rarement concluants…
Le scénario sera signé par plusieurs scénaristes, notamment Bill Collage et Adam Cooper, connus pour le film Exodus : Gods and Kings. Michael Lesslie, à l’origine du scénario du film Macbeth et Scott Frank, qui a signé le cultissime Minority Report.
En début de mois, trois têtes pensantes à l’origine d’Assassin’s Creed, Adrien Gbingie, Aymar Azaizia et Gabe Graziani ont organisé un live Twitch, informant ainsi les fans de la licence de la mise en route de la production du film éponyme. D’ici quelques jours à peine, tous se retrouveront avec l’équipe travaillant sur le film dans les studios d’Ubisoft Montreal dans le but de discuter de ce projet.
[divider]Scénario : premières informations[/divider]
Je ne vous ne le cache pas, peu d’informations ont été communiquées pour l’heure. Quel personnage aimeriez-vous voir porté sur grand écran ? Ezio Auditore ? Altaïr Ibn-La’Ahad ? Eh bien non. Oui, je peux lire sur vos visages de la déception. Il s’agira d’un personnage totalement inédit au monde pré-existant d’Assassin’s Creed, tandis que le scénario ne sera pas tiré d’une histoire connue non plus.
On sait uniquement pour le moment que l’histoire se déroulera dans le passé comme dans le présent. Certains parle de la Reconquista, mais il ne s’agit ici que de rumeurs. Le but recherché par les scénaristes étant d’enrichir l’univers des jeux et d’y apporter quelques petits plus inconnus du grand public, afin d’y découvrir toujours de nouvelles choses.
[divider]Le casting[/divider]
Une petite voix me dit que vous mourrez d’envie de savoir quels sont les acteurs qui vont rejoindre le casting d’Assassin’s Creed. Selon le site Deadline, Marion Cotillard, l’actrice française qui s’exporte le plus dans les productions hollywoodiennes fera partie de l’aventure.
Selon les rumeurs, elle tiendra un second rôle, aux côtés du génialissime Michael Fassbender, que vous avez probablement adoré dans le rôle de Erik Lehnsherr alias Magneto dans les films X-Men : Le Commencement et X-Men : Days of Future Past. Pour rappel nous le retrouverons en 2016 dans X-Men : Apocalypse, le prochaine opus de cette saga à succès.
[divider]En route vers une franchise Assassin’s Creed ?[/divider]
New Regency et l’éditeur Ubisoft souhaitent ne pas s’arrêter à un seul opus. En effet, si l’adaptation plaît et séduit le public, ils désirent tous deux faire plusieurs volets. Ils restent confiants, en se basant sur les chiffres assez impressionnants d’unités vendus de la licence du jeu vidéo à travers le monde, soit un peu plus de 91 millions.
Reste à savoir si l’audience sera au rendez-vous. On espère que le film ne sera pas aussi bâclé que le dernier bébé en date, Assassin’s Creed Unity où l’histoire se déroule lors des événements de la Révolution française et qui se trouve être, il faut bien le dire, plein de bugs en tout genre. Eh oui Ubi, c’est ça de vouloir sortir un jeu par an… Acheter une bêta et attendre les patchs au fur et à mesure pour corriger le jeu, ça ne plaît à personne.
[divider]Enigami : quid de son avenir avec Shiness ?[/divider]
Vous ne connaissez peut-être pas ce nouveau studio de jeux vidéo français, et pourtant vous avez probablement entendu parler il y a un peu plus d’un an d’un des jeux les plus financés via la plateforme de financement participatif Kickstarter. C’est ce même jeu que développe Enigami, à savoir Shiness. L’équipe a réuni pas moins de 139 865 $ sur les 100 000 $ nécessaires à la finition du jeu, et c’est ainsi que le Shiness se jouera non seulement sur PC, Max et Linux, mais aussi en versus et en plus sur les dernières consoles, PS4 et XBox One.
[divider]Shiness, un JRPG à la française[/divider]
Shiness, le premier jeu du studio Enigami, présente un univers riche et haut en couleur où des humanoïdes luttent pour survivre. La plupart sont ce que l’on peut appeler des Garous, tout en sachant que des humains existent également.
Pourquoi dit-on que Shiness est un JRPG ? Voici plusieurs éléments de réponse. Shiness présente un character design entre le Chibi, le manga traditionnel, et le dessin européen, ce qui n’est pas sans rappeler les Final Fantasy Tactics, et ce ne sera pas une comparaison à tord.
Irys et Chado
Car, en effet, dans le gameplay dévoilé, Shiness n’est pas un RPG de l’ouest classique, il ajoute beaucoup d’énigme, un peu à la Okami, ou Zelda, tout en donnant l’illusion d’une progression à la Final Fantasy. Le jeu va vous permettre d’incarner beaucoup de personnages, chacun ayant une capacité spéciale bien définie, et utile pour résoudre un puzzle en particulier. Au cours de nombreux niveaux tortueux, qui semblerait-il vient d’un esprit dérangé, vous pourrez découvrir la richesse de l’univers imaginé par le studio français. Shiness est plus qu’un simple RPG au vu des tests, des vidéos, etc, c’est une histoire racontée par le biais du jeu-vidéo. En cela, tous les critères d’un JRPG sont respectés.
Mais avant d’être une histoire racontée, Shiness est une histoire vécue !
[divider]Shiness, du manga au jeu vidéo[/divider]
Shiness est né de l’esprit de Samir Rebib et de sa rencontre avec Hazem Hawash. Le premier, dessinateur original du manga, et maintenant directeur créatif, s’est associé avec Hazem Hawash, développeur, mais surtout visionnaire pour commencer un jeu vidéo. Au fil du temps les intéressés se sont greffés au projet, et le jeu a grandi dans les cœurs. Et c’est là que Kickstarter est arrivé. La plateforme a été le coup de pouce final aux deux associés pour créer une véritable entreprise de jeu vidéo et continuer la production. Aujourd’hui Enigami compte plus de membres que de doigts aux quatre mains réunies des deux fondateurs. Et toutes ces personnes ont réussi à réaliser un produit dont ils peuvent être fier. Un aperçu ? Bon la vidéo dure longtemps, c’est le dernier live Twitch en date.
Si vous avez regardé jusqu’au bout, vous avez pu apercevoir beaucoup des corps de métiers travaillant sur Shiness. Développeurs, graphistes, designers, 3D Artist, musiciens, doubleurs, etc. Shiness est un melting pot de talents différents au seul but de créer un jeu vidéo digne de ce nom. Vous me direz que c’est pareil dans toutes les entreprises qui en font, je me trompe ? Et bien vous auriez partiellement tord. Chez Enigami, c’est non seulement un rassemblement de talents, mais une coopération telle que l’équipe a gagné deux prix à la dernière Paris Games Week.
Du coup, quels sont ces talents ?
[divider]Shiness, plus qu’un jeu[/divider]
Beaucoup d’artistes sont présents sur la création de Shiness, et tous prennent leur travail au sérieux. Il est donc possible de retrouver des dessinateurs plutôt doués, mais aussi des musiciens qui ont compris l’essence de l’univers, puisque la musique s’adapte aux environnements traversés. Mais Shiness transcende encore ces simples arts. En effet, l’équipe de création s’est démenée pour en plus imaginer un langage propre à l’univers. Et oui, ce sont les nouveaux Tolkien, enfin dans une moindre mesure, pas de philologie derrière. Vous retrouverez tout ceci dans la vidéo précédente, mais là j’ai envie de vous faire découvrir les deux talents combinés avec un speed drawing, un dessin d’un personnage accéléré sur de la musique originale. Vous voilà servi.
Pour ma part, j’ai été agréablement surpris par l’univers graphiste et le background de Shiness. Tant par la profondeur des univers 3D que par la richesse développée par une si petite équipe. J’ai également eu l’occasion de voir les dernières démos à la PGW 2014, et je peux vous assurer que le gameplay est novateur. Je n’avais encore jamais joué à un RPG de cette manière. C’est entre un Pokemon et un Tekken à trois degrés de liberté. J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer les membres de l’équipe et de voir à quel point ils sont passionnés de jeu eux aussi. Il n’y a plus qu’à attendre que le jeu soit disponible !
Alors si vous êtes vous aussi emballé par Shiness, retrouvez les sur Facebook, Twitter et Youtube et leur propre site.
Derrière ce nom anglais barbare se cache une pratique bien connue des écoliers. Le penspinning (en anglais, « stylo qui tourne ») est une discipline qui consiste à manipuler son stylo entre ses doigts de manière esthétique.
L’un des passe-temps préférés des écoliers est même devenu une discipline officielle de jonglerie, à l’instar du hula hoop, des bollas ou du diabolo.
C’est donc tout naturellement que des rassemblements de jongleurs se sont effectués sur le net via des forums mais aussi dans la rue avec des « meetings » pour former des associations organisées. Comme toute discipline, le Penspinning possède un vocabulaire spécifique dont voici les définitions :
Penspinner ou Spinner : individu qui pratique le Penspinning
Trick : figure réalisée à l’aide de son stylo. Il existe des centaines de figures et toutes dérivent de cinq figures fondamentales (Thumbaround, Sonic, Infinity, Fingerpass et Charge) que nous développerons dans un prochain article.
Combo : enchaînement de Tricks.
Mod (abréviation de « Pen Modification ») : les Spinners utilisent la plupart du temps des stylos modifiés pour faciliter la réalisation de leurs Tricks.
Collaboration : Au contraire d’une Solo, une Collaboration (ou Collab) est une vidéo associant plusieurs Spinners qui présentent leurs combos.
En ce moment, se prépare l’organisation du World Tournament 2015 (WT15). C’est la cinquième édition de ce tournoi qui a lieu tous les deux ans, en alternance avec la World Cup (WC). Là où la World Cup fait s’affronter des équipes (le plus souvent par communauté/nationalité, mais parfois par opportunisme), le WT est un tournoi individuel.
Mais avant d’en arriver à expliquer les tournois mondiaux et les enjeux des équipes régionales, commençons par l’historique de ce jonglage souvent moqué et méconnu.
[divider]Historique[/divider]
Faire tourner un stylo autour de son pouce n’est pas nouveau puisque le mouvement en devient même instinctif. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’un stylo, et il n’est donc pas étonnant de voir les premières traces de Penspinning avant la Seconde Guerre mondiale au Japon. C’est au pays du soleil levant que vont apparaître les premiers termes en rapport avec la discipline : ペン回し (pen mawashi) et 浪人回し (rounin mawashi).
Il faut néanmoins attendre 1989 pour voir un étudiant présenter sa première thèse à ce sujet. À cette époque, ce hobby est mal vu au Japon car associé à l’échec scolaire. Il paraît même que le bruit du stylo qui tombe serait énervant (mes camarades de classe lycée/fac’ ne pourront d’ailleurs pas infirmer ce point).
Le Penspinning va connaître son premier essor grâce à Internet :
– En 1997, le Japonais Hideaki Kondoh crée le premier site web sur le Penspinning, celui-ci s’intitule « Mon histoire du Penspinning » et forme la première communauté de penspinners au monde.
– En 2004, Fernando « Kam » Kuo met en place l’UPSB (Universal Pen Spinning Board), une communauté mondiale de Penspinning.
– En 2005, « Radek » créé la FPSB (French Pen Spinning Board), la communauté française/francophone est en place et toujours en activité.
Bonkura, symbole tragique du Penspinning
Au cours de ces vingt dernières années, quelques Penspinners ont réussi à se faire un pseudonyme dans la discipline mais bien peu ont eu l’aura de Toshikazu « Bonkura » Nagai. Encore aujourd’hui, cet étudiant en Lettres est considéré comme l’un si ce n’est le plus grand Spinner du monde. Le 13 septembre 2007, il meurt d’une insuffisance cardiaque à l’âge de 21 ans. Cela a été un choc dans le petit monde du Penspinning et beaucoup d’hommages ont été rendus au jeune homme qui a révolutionné la jonglerie, lui qui n’a cessé d’introduire de nouveaux concepts.
Même si il n’a jamais remporté de tournoi majeur, Bonkura demeure un monstre de fluidité et sa créativité impressionnante continuent d’inspirer les nouveaux Spinners.
Voici la deuxième « solo » de Bonkura en août 2007. Dans cette vidéo qui date de plus de sept ans, on peut voir le jeune japonais introduire des combos à l’aide de divers objets comme la corde ou les aimants. De plus, il réalise également un « I-Sonic » (qui est sa figure signature) en associant Penspinning et manipulation pour donner l’impression d’une disparation du stylo en cours de combo.
[divider]La communauté française[/divider]
Nous avons pu évoquer la création de la première communauté française en 2005. Avant d’aller plus loin et d’entrer dans les termes plus techniques de cette discipline, il est temps de présenter ce qu’on peut trouver sur le forum français de Penspinning : http://www.thefpsb.com/
Et pour cela, rien de tel que de demander directement ces informations à l’administratrice de ce site : Magali « Lanfear » Castinel, professeur documentaliste au lycée Louis Bascan de Rambouillet.
« Bonjour Lanfear, peux-tu nous parler un peu de la FPSB ?
– Contrairement à ce que son nom indique (French Pen Spinning Board), la FPSB est avant tout francophone (par exemple, pas moins de trois belges nous représentent sur les sept slots du WT). Notre communauté est certes, majoritairement française, mais compte aussi des membres belges, québécois ou suisses (et parfois quelques membres étrangers qui passent nous dire bonjour). C’est un forum qui fête ses dix ans cette année et qui a donc une longue histoire derrière lui, puisqu’il en est à sa quatrième version. Et malgré tout, certains membres sont encore là après toutes ces années.
– Que peut-on trouver sur la FPSB ?
– La FPSB, c’est donc d’abord un lieu d’apprentissage. C’est une immense base de données sur le Pen Spinning : les différents tricks, comment les exécuter, des vidéos du monde entier, des tutoriels de mods, etc. C’est un lieu d’entraide, où apprendre à plusieurs quand on est tout seul. C’est aussi un lieu d’innovation, avec des débats sur la création de nouveaux tricks, sur les notations de ceux-ci, etc. Mais surtout, c’est une communauté. Un endroit pour discuter avec des gens d’une passion commune (même s’ils ont l’air un peu spéciaux au premier abord), faire des tournois plus ou moins sérieux, et finir par les rencontrer, lors du meeting annuel.
– À quel niveau se situe la Board française dans le monde ?
– Au niveau international, la FPSB est une board majeure. C’est une des communautés les plus actives, les plus nombreuses et surtout, les plus talentueuses. Même si les asiatiques (et principalement les japonais) restent les meilleurs mondiaux depuis les débuts du pen spinning, les francophones ont un style à eux qui leur permet d’atteindre les hautes sphères du PS mondial. Certains de nos spinners sont des légendes, et nombreux atteignent les quarts/demis/finales de tournois internationaux.
– Et toi dans tout ça ?
– Et moi… Et bien je gère tout ça. Je suis là depuis neuf ans maintenant. Et administratrice depuis… on va dire six ans, mais je dis ça au pif. Mon rôle est de vérifier que la communauté reste active, que l’organisation des tournois annuels se déroule bien, que l’ambiance entre les membres est bonne, de trouver des idées pour que le forum soit vivant, de coordonner l’équipe de modération… Et accessoirement, je suis responsable du meeting annuel, qui a lieu en août, sur une durée de trois jours et qui est très dur à organiser.
[divider]Conclusion[/divider]
En attendant les premiers combos du World Tour 2015 qui devrait commencer en mars, il est toujours possible de jeter un rapide coup d’œil aux vidéos des tournois précédents. Il est intéressant de noter que s777 avait remporté la troisième édition en 2011 et que les français font toujours de bons résultats dans les grands rendez-vous.
Nous souhaitons bonne chance aux sept Spinners qui représenteront la FPSB dans le tournoi de cette année !
On se retrouve la semaine prochaine pour un article plus détaillé et technique sur les Tricks et les Mods !
Better Call Saul : digne successeur de Breaking Bad ?
Le spin-off dérivé de l’univers de Breaking Bad est enfin sorti au début de ce mois, diffusé sur la chaîne AMC, ainsi que sur Netflix en ce qui concerne la France, la Belgique et la Suisse, arborant comme nom le célèbre slogan que nous avions déjà très largement entendu dans la série, à savoir « Better Call Saul ». Le réalisateur Vince Gilligan a donc mis fin au deuil de toute une communauté, qui se languissait depuis 2013 de ne plus avoir d’épisode à se mettre sous la dent. La nouvelle série est donc, comme le titre l’indique, centrée autour du personnage de Saul Goodman, l’avocat véreux de Walter White. On le retrouve ici quelques années avant leur rencontre, et après le succès retentissant de Breaking Bad, les fans étaient aussi impatients que mitigés quant à la qualité de cette nouvelle série. Alors, pari réussi pour Vince Gilligan ?
[divider]Un second souffle ?[/divider]
Revenons tout d’abord un peu en arrière pour reparler de Breaking Bad. La série, pourtant culte, avait démarré assez lentement, et à la fin de sa première saison, beaucoup de fans décrivaient la série comme étant un portrait de société cynique, violent, mais toutefois comique. Pourtant, même si l’on se souvient des quelques sourires que l’on a pu avoir sur les premiers épisodes, force est de constater que la suite de la série s’oriente résolument vers une violence beaucoup plus assumée, et un univers impitoyable, sombre, et triste. Et finalement, c’était là tout le talent de Vince Gilligan : savoir faire naître le rire autant que la peur, la joie autant que la frustration.
Breaking Bad fait également partie de ces séries qui ont su s’arrêter au bon moment (hum hum… Lost). Cinq saisons en tout, qui ont su garder le téléspectateur en alerte, sans lassitude ni perte d’intérêt. Puis ce fut la fin de la série, et une grande frustration pour les fans qui ont néanmoins échappé à x saisons supplémentaires qui auraient pu finir par desservir l’ensemble. Vince Gilligan avait donc pris le pari de mettre un terme à Breaking Bad au sommet de sa gloire. Pourtant, face à la demande croissante de la communauté, le réalisateur se lance dans ce nouveau projet un peu fou qu’est Better Call Saul.
Au départ, les fans de Breaking Bad ont émis quelques réserves quant à l’annonce d’un spin-off mettant en scène le personnage de Saul Goodman. En effet, très attachés au binôme Walter White/Jesse Pinkman, la communauté ne s’attendait pas à ce revirement de situation, et beaucoup sont donc restés sur un avis mitigé, attendant impatiemment, mais non sans une certaine réticence le nouveau bébé de Gilligan. Qu’en est-il donc de Better Call Saul. Le succès initial de Breaking Bad aura-t-il droit à un second souffle ?
Better Call Saul a pour l’instant été diffusé sur trois épisodes, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne retrouve pas cette lenteur qu’il y avait au début des aventures de Walter White. On rentre très vite dans le vif du sujet, et le ton est donné. Pour les anciens fans de Breaking Bad, vous retrouverez l’ambiance que vous aimiez tant, et pour ceux qui n’auraient pas suivi la première série, pas de panique puisqu’il s’agit là d’un prequel. Le mélange des genres et des émotions que nous évoquions tout au long des cinq saisons de Breaking Bad est déjà bel et bien présent pendant ces trois premiers épisodes : des situations cocasses, des gags parodiques, des clins d’œil directs à Breaking Bad, des dialogues piquants, une tension palpable, du sordide et des crises de violence… rien ne manque à l’appel, et pour l’instant, force est de constater que Better Call Saul démarre fort, très fort.
[divider]It’s Showtime ![/divider]
… Et non, ce n’est pas une pub pour la chaîne de télévision concurrente. Il s’agit en fait d’une phrase que vous n’aurez pas fini d’entendre dans le début de ce spin-off. Saul Goodman n’existe pas pour l’instant en tant que tel, et on le retrouve sous sa véritable identité, Jimmy McGill (un peu moins tape à l’œil pour le coup !) bien avant sa rencontre déterminante avec Walter White et Jesse Pinkman. Jimmy est donc avocat (pour les connaisseurs de BB, je ne vous apprends rien), mais il peine à gagner sa vie, flânant entre deux procès où il intervient en tant qu’avocat commis d’office, et amassant de menus salaires qui le laissent dans un état assez miséreux, tant socialement que psychologiquement. Jimmy McGill est en quelque sorte au bout du rouleau, fatigué de défendre ses affaires sordides qui ne lui ramènent aucune réelle clientèle. Mais en tant qu’avocat, il connait les frontières délimitées par la loi, et suite à une première rencontre aussi sordide qu’improbable, le futur Saul Goodman se lance alors dans sa toute première escroquerie, qui ne manquera pas de tourner au vinaigre. Un portrait plutôt cynique d’un homme pathétique et usé, conscient de ses faiblesses mais surtout des forces qu’il n’arrive pas à exploiter : voici la situation initiale de Better Call Saul.
[divider]Du casting et de l’audience [/divider]
Vous l’aurez deviné, le rôle titre de la série est bel et bien joué par le même acteur qui interprétait Saul dans Breaking Bad, Bob Odenkirk. Mais le casting ne s’arrête pas là : vous aurez l’occasion de retrouver, entre autres, le personnage de Mike Ehrmantraut (Jonathan Bank) et Tuco Salamanca (Raymond Cruz). Vince Gilligan a par ailleurs assuré que les fans croiseront à nouveau leurs chouchous Walter White (Bryan Cranston) et Jesse Pinkman (Aaron Paul) puisque la série Better Call Saul qui se situe pour l’instant avant l’histoire de Breaking Bad pourrait évoluer en présentant des actions et des intrigues parallèles à Breaking Bad, ainsi qu’après les événements de fin de la première série. De quoi se réjouir donc pour les amoureux de « Heisenberg ».
On notera par ailleurs la présence très charismatique d’un méchant que l’on connait bien du côté des jeux vidéos puisque l’on retrouve dans Better Call Saul l’acteur Michael Mando, qui avait participé aux violents courts-métrages effectués en parallèle au jeu Far Cry 3, où il incarnait le déjanté Vaas Montenegro.
Enfin, du côté de l’audience, le premier épisode de Better Call Saul constitue à lui seul un record en tant que diffusion d’un premier épisode de série, avec 6,9 millions de téléspectateurs, avides de mieux connaître ce nouvel opus. Alors entre Breaking Bad et Better Call Saul, votre cœur balance ?
Dans cette chronique, nous allons nous intéresser à cette catégorie de héros qui pourrait être classée dans la case antihéros. Un antihéros n’est pas l’opposant d’un héros « normal », mais plutôt en général le personnage principal qui n’a pas les caractéristiques habituelles d’un héros. Hancock en est un dans le film éponyme. Cette comédie fantastique en fera rire plus d’un !
[divider]Le héros, de l’antiquité à la modernité[/divider]
Le terme « Héros » vient du Grec « herôs » : demi-dieu. En effet, il faut savoir que l’origine de ce mot est antique et seules certaines personnes pouvaient prétendre au titre de héros. En effet, il fallait être de lignée divine (avoir un de ses parents siégeant au Panthéon, le domaine des dieux), soit être frappé de la grâce de l’un d’eux. À leur mort, les héros sont accueillis dans les Champs-Élysées.
Un exemple simple : Hercule, fils de Zeus.
Mais au fil des années, le mot « héros » va doucement évoluer et inclure aussi des gens qui, par leurs actions et les hauts-faits accomplis, entrent dans la légende. Un des exemples les plus parlants est Ulysse (bon certes, il a aussi été aidé par les dieux, mais on ne va pas chipoter). En général, cette catégorie d’Homme se démarque par une aptitude humaine extrêmement développée : la ruse pour Ulysse par exemple.
Cette dernière définition ne va quasiment pas bouger au fil des siècles. Outre le fait qu’il faille faire de grands exploits, être un héros impliquera progressivement le fait d’avoir un certain courage mais aussi de défendre une vertu, des idées et des valeurs exceptionnelles.
De nos jours, le mot « héros » a plus un caractère éphémère. Récompensé de médailles et de reconnaissance, le héros de la société moderne se démarque de ses concitoyens par une action réalisée qui se démarque des autres. La surmédiatisation de notre société n’offre pas la possibilité d’être sur le devant de la scène aussi longtemps qu’il le faudrait pour marquer les esprits et permettre à ces « héros » de s’immortaliser dans l’histoire.
[divider]Et l’antihéros[/divider]
Quésaco antihéros ? La définition la plus simple est la suivante : C’est un personnage (en général le personnage principal) qui n’a aucun trait le définissant comme un héros ordinaire. Il n’aspire pas à le devenir non plus. Il va néanmoins faire face à des situations et accomplir des actes héroïques.
En plus court, c’est un héros qui n’a pas de morale et qui fait un peu ce qu’il veut.
[divider]Hancock, l’anti-super-héros[/divider]
Qui n’a jamais rêvé de voler ?
Sorti le 8 Juillet 2008, Hancock est l’histoire d’une rencontre entre un super-héros haï et un spécialiste des relations publiques. Après avoir encore une fois saccagé la ville pour mettre derrière les barreaux quelques malfrats, Hancock est accusé et est prié d’aller purger une peine de prison pour « Destruction de biens publiques ».
Le super-héros invincible hors des rails, la criminalité ne va cesser d’augmenter et ce dernier va être appelé afin de gérer les conflits. Dans son habit flambant neuf, il va lentement redorer son image, grâce à Ray Embrey (le spécialiste en communication) et sa femme Mary, qui semble en savoir plus que ce qu’il n’y parait…
Avec 3 millions d’entrées en France, le film s’est révélé être une réelle surprise pour la plupart des spectateurs. Bien entendu, la prestation de Will Smith y est pour quelque chose. L’acteur parvient à la perfection à faire passer son personnage, pourtant divin, pour un raté de la société.
Ce personnage illustre parfaitement la définition de l’antihéros et est naturellement placé dans ce premier article d’introduction à la chronique. Mais qu’est-ce qui le définit ainsi ?
Presque tout, en fait. Il est assez difficile de faire la liste des défauts qu’a le personnage tellement il en a. Alcoolique, irascible, mal poli et inconscient. Ce ne serait qu’une petite batterie d’adjectifs le définissant. À l’inverse des citoyens normaux, Hancock ne comprend pas les être humains « normaux » et ne cherche pas à les comprendre. Il n’essaye pas non plus de s’intégrer. Vivant à l’écart de la ville dans une vieille roulotte en haut d’une montagne, le spectateur comprend rapidement que sa vraie maison est la rue, comme en témoigne les 5 premières minutes du film. Hancock, ivre mort sur un banc ne veut pas bouger et c’est un enfant qui va l’y obliger.
Boire, manger et picoler, voila la vie d’Hancock
Ce personnage nous montre rapidement qu’il est las de sa vie et qu’il ne sait pas quoi faire, ni comment le faire. Il va donc naturellement foncer et surtout tout défoncer.
Hancock est un film particulier puisqu’il n’y a pas de « Super-Vilain ». Le vilain de l’histoire, c’est le héros, une antithèse sympathique et qui tient le spectateur en haleine toute la première moitié du film.
[divider]Conclusion[/divider]
Hancock est vraiment un film sympathique, drôle et illustrant à merveille ce dont nous allons parler lors des prochaines chroniques. Le personnage principal ne fait pas rêver et probablement personne ne veut être à sa place. Il est presque répugnant en fait. Mais la tâche qu’il a à accomplir est digne d’un héros et ses supers-pouvoirs sont quasiment divins.
Cleek propose aux néophytes et à ceux qui ne suivent pas tous les jeux eSport de découvrir et d’apprendre à regarder ces jeux vidéo compétitifs. De la même manière qu’il faut parfois expliquer à votre copine ou votre mère en quoi consiste un match de rugby, nous vous initierons au spectacle que sont les jeux eSport, et dans ce quatrième opus nous vous expliquerons comment apprécier et comprendre un match de Starcraft II.
[divider]Starcraft II : Qu’est-ce que c’est?[/divider]
Starcraft II (abrégé SC2 ou SCII) est un jeu de stratégie en temps réel (STR, RTS pour les anglophones) développé par la compagnie Blizzard sorti en 2010 et fait suite à Starcraft : Broodwar sorti quelques années auparavant.
En compétition, c’est un jeu de stratégie où deux joueurs s’affrontent en développant leur armée et tentent de réduire l’adversaire à néant. Chaque joueur décide d’incarner une des trois races disponibles dans l’univers de Starcraft II, qui se déroule au XXVI siècle, où chacune d’entre elle essaie d’établir sa domination sur la galaxie :
Les Terrans sont les descendants des terriens, même si bien loin de leur monde natal. Ils sont donc humains et se battent avec des technologies militaires comme des exosquelettes, des chars d’assaut, des lance-flammes, des mines, des hélicoptères…
Les Zergs sont une race d’insectes génétiquement avancés à la conscience collective. Ils n’utilisent pas de technologie et se développent donc en mutant. Ils sont dépendant comme les insectes des reines et des larves pour se développer.
Les Protoss sont une race extra-terrestre bien plus développée que les Terrans. Ils utilisent leurs pouvoir psioniques (spirituels et psychiques) pour se téléporter, influer sur leur environnement et alimenter leurs armées et bâtiments en boucliers régénérants. Ils ont également des véhicules et vaisseaux spatiaux très avancés et performants.
Au niveau professionnel, un joueur ne joue qu’une seule de ces trois races. Chaque race a ses timings parfaits, ses ordres de construction, ses forces et ses faiblesses à certains moments de la partie et cela requiert une maîtrise quasi-parfaite de la race jouée.
Le mutalisk, unité volante zerg
Chaque joueur commence donc la partie avec une base et six récolteurs, qui permettent de récolter du minerai et du gaz. Le minerai est la ressource de base de Starcraft et permet la construction, avec le gaz, d’unités et de bâtiments. En clair, ces six premiers récolteurs sont les prémices d’une économie florissante et permettent petit à petit pouvoir constituer l’armée du joueur.
Le Nexus est la base protoss. Les six ouvriers y ramènent du minerai afin de développer l’économie du joueur
Évidemment, le joueur n’est pas limité à six récolteurs. Avec les premiers minerais récoltés, le joueur créé au début d’autres récolteurs, afin d’obtenir une production rapide, pour ensuite faire son armée. Certaines stratégies reposent sur moins de récolteurs que d’autres, voire sur plusieurs bases. Le joueur va donc investir une partie de son minerai dans une autre base et faire d’autres récolteurs afin de produire plus de gaz et plus de minerai, toujours dans le but de remporter la partie. Il y a deux types de victoires dans Starcraft II :
Vous pouvez gagner en détruisant tous les bâtiments de votre adversaire
Vous pouvez gagner si votre adversaire se rend
Autant vous dire que la première condition n’arrive presque jamais, puisque le joueur sur le point de perdre ou en tout cas qui pense qu’il va perdre se rend, sans laisser le temps (ou faire perdre du temps) à son adversaire de détruire tous ses bâtiments. Cependant, il arrive que des matchs se jouent en « base race » (comprendre la course à celui qui gagnera le plus vite) et les deux joueurs essaient de détruire les bâtiments ennemis avant de perdre tous les siens, ce qui rend certains matchs très excitants.
[divider]À regarder, à quoi cela ressemble?[/divider]
Starcraft II est un jeu relativement difficile à regarder du fait de sa complexité. Un spectateur qui ne connaît absolument rien aux types d’unités, aux bâtiments, aux spécificités de telle ou telle race aura du mal à apprécier le spectacle, même si la plupart du temps les commentateurs sont très didactiques, bien qu’experts. Ayant moi-même commencé à regarder du SC2 sans y avoir joué, je peux vous certifier qu’il est cependant possible d’apprécier ce qui se passe, de remarquer quels exploits réalisent les joueurs et de deviner ce qui se passe sans connaissance approfondie du jeu.
Cela paraît brouillon au premier coup d’œil, mais tout prend son sens très rapidement
Ici, j’ai pris une image d’un combat qui peut paraître brouillon aux premiers abords (bien qu’il soit très simple comparé à d’autres) pour les novices. Il y a beaucoup d’informations très importantes sur l’écran et je vais essayer de les détailler le plus clairement possible.
Commençons par la mini-carte. Chaque joueur commence de part et d’autre de la carte, sur cette carte les positions de départ sont en bas à gauche et en haut à droite. Les joueurs créent ensuite d’autres bases et étendent leurs positions. Les petits arcs de cercle blancs sur la mini-carte représentent les bases libres. Chaque base possède autant de minerai et de gaz (certaines bases ont du minerai doré, qui se récolte plus vite). Ici, on voit que le joueur rouge possède quatre bases, les quatre les plus en haut de la carte, alors que le joueur bleu en a trois. Les deux petits yeux turquoise au milieu représentent des tours de vision, qui garantissent la vision dans une large zone autour au joueur qui la contrôle. Inutile de préciser que contrairement au mode spectateur, un joueur ne voit pas ce que fait son adversaire, à moins qu’il ait la vision sur lui grâce à un bâtiment ou une unité. La zone violacée vers le haut de l’écran représente le mucus, une substance qui recouvre le sol utilisée par les zergs pour se déplacer notamment plus vite : Pratique pour avoir un avantage stratégique.
Dans le coin supérieur gauche de l’écran est indiqué le panneau de production, qui donne en temps réel au spectateur ce qui est construit par les deux joueurs. Cela permet de savoir ce que fait chaque joueur, quelle amélioration ils sont en train de développer, et ainsi de voir venir les stratégies. L’observateur peut changer ce panneau à tout moment pour en faire apparaître un autre, par exemple un récapitulatif de chaque bâtiment ou unité, ou encore une liste de toutes les améliorations terminées.
Le traqueur est une unité blindée protoss, capable de tirer à distance et de se téléporter sur de courtes distances.
En bas à droite est indiqué ce sur quoi la souris de l’observateur est. Peu utile mais cela donne quand même une idée de ce qui est présent à l’écran, notamment lorsqu’on veut compter un nombre d’unités.
Au milieu en haut de l’écran, ainsi qu’à gauche, on peut voir le nombre total de population d’un joueur. La population est son nombre d’unités, récolteurs et armée confondus. Le maximum possible est de 200 mais pour atteindre ces 200 possibles, le joueur a besoin de construire des bâtiments ou unités qui lui permettent d’avoir plus de population. Par exemple, un joueur terran devra construire un dépôt de ravitaillement pour accroître sa limite de population. Si un joueur atteint sa limite de population, il ne peut plus produire d’unité. Certaines unités valent plusieurs unités en terme de population, par exemple un Zélote compte pour deux dans le compte de la population, alors que le zergling est la seule unité à compter pour la moitié d’un.
Enfin, que voit-on dans tout ce cafouillage ? Un combat a lieu entre le zerg rouge et le terran bleu. Les unités sont très classiques (pour les connaisseurs) et surtout peu diverses, ce qui facilite la compréhension du combat : Le zerg assaille la base bleue avec trois types d’unités : le zergling est cette petite chose très nombreuse sur la gauche du combat. C’est une unité très rapide, mais fragile. Le zergling peut muter en baneling, qui est une sorte de zergling explosif, parfait pour exploser des groupes d’unités et des bâtiments. Des banelings ont été sélectionnés par l’observateur et arrivent par le haut de l’écran. Il y a également quelques mutalisks, l’unité volante très rapide zerg. Le terran bleu, lui, se bat avec deux types d’unités : Le marine, qui est le soldat de base terran, peu coûteux et armé d’un fusil mitrailleur, est en très grand nombre ici. Ces vaisseaux spatiaux qui tirent des sortes de lasers verts sont des médivacs : ils servent à soigner les unités alliées et à les transporter. La stratégie du terran est donc claire : avoir beaucoup de marines soutenus par des médivacs qui vont les soigner pendant le combat. Il y a également deux unités terran cachées ici qui sont un maraudeur (un soldat blindé) et des mines-veuves (des mines de proximité).
Le côté brouillon vient du fait qu’on ne connaît pas les unités présentes, mais après quelques minutes à regarder, on commence à comprendre ce qui se passe à l’écran et surtout quel personnage fait quoi. Vous l’aurez donc compris, il faut un peu de temps pour comprendre et apprécier un match de Starcraft II, mais cela en vaut la peine !
[divider]Liens utiles[/divider]
Le subreddit consacré à SC2 aborde beaucoup de sujets autour du jeu, dont pas mal de trucs drôles ou intéressants. Allez jeter un œil !
Liquipedia est un excellent wiki sur Starcraft II et est développé par Team Liquid. Si vous avez une question, la réponse se trouve très probablement sur ces sites.
La section SC2 de Twitch n’a pas autant de vues ou de streamers que d’autres jeux plus populaires en ce moment, mais toutes les compétitions y sont diffusées. C’est un bon moyen pour se familiariser au jeu tout en se divertissant.
Life is strange vient à peine de sortir que certaines informations commencent déjà à apparaître sur la toile concernant le nouveau projet du studio français Dontnod, j’ai nommé Vampyr.
Il s’agira ici d’un action RPG prometteur, à l’image de ces deux grands frères : Remember Me et Life is strange. Ce nouveau projet sera édité par Focus Home Interactive. Si pour l’heure peu d’informations ont été communiquées, Cleek essaiera tout de même de vous éclairer davantage sur ce Role Playing Game à la française.
[divider]Dontnod[/divider]
Avant toute chose, une petite présentation du studio s’impose. Ce dernier a été fondé en 2008 et est situé sur Paris. Il dispose de développeurs aguerris ayant travaillé entre autres sur Heavy Rain ou bien encore Splinter Cell.
Tous les studios de jeux vidéo ne disposent pas d’un budget comme celui de Ubisoft ou d’autres grands studios. Cependant, Dontnod n’a pas lâché l’affaire et après une collecte de fond, le studio lance en juillet 2008 ADRIFT, jeu qui sera renommé par la suite Remember Me. Ce jeu sera d’ailleurs édité par Capcom en juin 2013. Une entreprise récente donc, mais prometteuse qui sait bien s’entourer.
Le second bébé de Dontnod, Life is strange, a été annoncé lors de la Gamescom 2014, au côté de Square Enix en tant qu’éditeur. Le studio semble donc bien parti et n’a pas l’air de vouloir s’arrêter en si bon chemin. Vous pouvez d’ailleurs retrouver notre test PC de Life is Strange juste ici.
[divider]Vampyr[/divider]
Vampyr est donc le troisième projet de Dontnod. Ce jeu de type RPG vous emmènera quelques temps après la Première Guerre Mondiale et vous y incarnerez le rôle d’un docteur. Alors que la grippe espagnole sévit un peu partout dans le monde, vous vous verrez être contaminé. Vous vous ferez mordre par un de vos patients et votre agonie commencera … Vous vous transformerez peu à peu en vampire.
On sait dorénavant que le jeu vous permettra de choisir entre le bien et le mal par le biais de choix. Un peu à la Infamous ? Quel genre de vampire serez-vous ? Allez-vous tuer dans le seul but de vous nourrir ou bien alors soigner les gens ? Vous serez donc tiraillé entre votre besoin vital de sang et votre instinct de docteur. On peut donc en déduire facilement que vous serez confronter à des choix tout au long du jeu et que plusieurs alternatives vous y seront proposées.
Une nouvelle fois, Dontnod signe un scénario original, à l’image même du studio qui travaille d’arrache-pied pour nous offrir du contenu créatif et visuellement beau.
Toujours au stade de développement, aucune date de sortie n’a été communiquée. Selon quelques bruits de couloir, le jeu serait disponible sur Xbox One et PS4. Un premier visuel a été diffusé sur internet par l’agence de presse Dead Good Media, qui a tweeté l’affiche du jeu sur son compte Twitter le 20 janvier dernier.
Il y a quelques mois, la hype Internet était en deuil.
Et pour cause, on nous annonçait en novembre 2014 que la saison 4 de Sherlock ne serait pas diffusé en 2016 mais au moins un an plus tard.
Vous ne connaissez pas la série Sherlock ? Comment est-ce possible ? Faisons un petit retour sur une cette production britannique.
Une adaptation contemporaine de Sir Arthur Conan Doyle
Créée par Mark Gatiss (qui joue également le rôle de Mycroft Holmes) et Steven Moffat – qui n’en sont pas à leur coup d’essai en matière de série puisqu’ils s’occupent également de la mythique série Doctor Who – Sherlock est diffusé pour la première fois en 2010.
Malgré un format étonnant (3 épisodes de 1h30 par saison), la série marche très bien et les critiques positives fusent envers ce détective du XXIe siècle. C’est tout naturellement que la série se voit affublée d’une deuxième puis d’une troisième saison en 2012 puis 2014. L’attente est longue entre les cliffhangers et les saisons, mais les fans tiennent bon car l’intrigue ne faiblit pas et les personnages intéressants continuent d’affluer.
La Saison 4 en 2017…
Le succès de la série subit également le revers de la médaille. De plus en plus sollicités, les acteurs de la série voient leur agenda s’alourdir au cours des saisons. Il ne sera alors pas toujours évident de trouver un créneau pour tourner ces 4h30 de série tous les deux ans. Par exemple, Martin Freeman est sollicité dans la trilogie du Hobbit entre les saisons 2 et 3 de Sherlock.
Watson, high as fuck, seeing dragons and dwarves.
Pour la Saison 4 de Sherlock, c’est Benedict Cumberbatch qui est en cause pour le retard. L’acteur principal entame les négociations pour jouer le personnage principal du prochain Marvel : Doctor Strange. La superproduction américaine officialise le rôle pour Cumberbatch le 4 décembre 2014. De plus l’acteur en course pour l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Alan Turing sera également en tournage en 2015 pour le film Black Mass.
À cause de cet agenda chargé, les fans de la série se sentent trahis par la nouvelle hype Holywoodienne. Et pour cause, il n’est pas faux d’affirmer que Benedict Cumberbatch a été révélé par la série policière. En effet, l’acteur britannique a enchaîné après 2010 les rôles importants dans La Taupe, Star Trek Into Darkness, Twelve Years a Slave et The Imitation Game ainsi que la voix digitale de Smaug dans The Hobbit donnant la réplique à Martin Freeman.
En tentant de rester le plus partial possible, il est difficile de rejeter la faute sur Benedict Cumberbatch même s’il est regrettable de voir la Saison 4 de la série autant repoussée.
Que les fans se rassurent néanmoins, l’épisode spécial de Noël prévu pour cette année est toujours d’actualité, pour le moment…
[divider]Tiens mais au fait, Sherlock, pourquoi ça marche ?[/divider]
Sans aller loin dans les spoilers, le lecteur pourrait se sentir frustré de lire autant d’informations sur l’œuvre de Gatiss et Moffat, aussi, il est plus sage de ne pas lire la suite si vous voulez découvrir la série par vous-même.
Sherlock Holmes, un personnage travaillé et intemporel
Le détective le plus connu au monde nait en 1887 avec la plume de Sir Arthur Conan Doyle. Il n’est pas facile de compter toutes les adaptations du personnage au chapeau rigolo, tant Sherlock a été incarné au cinéma et à la télévision. De plus, beaucoup d’auteurs se sont inspirés de ce personnage peu commun pour leurs héros comme le Chevalier Auguste Dupin d’Edgar Allan Poe pour ne citer que lui.
Il n’est d’ailleurs pas anodin de continuer à trouver autant d’adaptations du détective britannique ces dernières années en série (Elementary et Sherlock) mais aussi au cinéma avec les deux films de 2009 et 2011 avec Downey JR et Jude Law dans les rôles principaux.
Gatiss et Moffat avaient à cœur de transporter le personnage de Sherlock au XXIe siècle dans un monde de l’information tout en conservant ses principaux attraits et en restant le plus fidèle possible au matériau de base. Sherlock selon Cumberbatch est toujours vif, intelligent et arrogant bien sûr, mais il est également sensibles aux drogues, capricieux, autiste et intéressé par les nouvelles technologies.
L’une des grandes réussites de la série est d’avoir incorporé ces dernières sans dénaturer le personnage. Sherlock Holmes balance de la punchline en SMS, traque les méchants par GPS et hante les chats de discussion en ligne pour résoudre les énigmes.
Des personnages attachants et intéressants
Cependant, la plus grande réussite de la série est d’avoir créé des personnages assez bien interprété pour contrebalancer le charisme de Sherlock Holmes.
Que ce soit dans l’écriture ou le choix des acteurs, tous les personnages secondaires apportent quelque chose à la série.
À commencer par le Docteur Watson bien évidemment, souvent moqué par Conan Doyle à l’époque, le personnage de Martin Freeman demeure tout de même un faire-valoir de Sherlock Holmes mais se permet de critiquer et de remettre à sa place le détective au cours de la série (pas aussi souvent que le spectateur l’aimerait, il faut l’avouer). Dans l’ombre de Sherlock (à sa décharge Martin Freeman accuse 14 cm de moins que Cumberbatch…), médecin militaire et pragmatique, ce nouveau Watson forme un duo parfait et le spectateur n’aura aucun mal à s’identifier à lui pendant les intrigues tant sa personnalité est vraie.
L’entourage de Sherlock est également très intéressant :
– Mrs Hudson, propriétaire du 221B Baker Street, reste fidèle à l’œuvre de Conan Doyle. D’une patience infinie, très (trop ?) serviable, bonne cuisinière et assez âgée, elle doit endurer le désordre notable de son locataire, son entraînement au pistolet dans l’appartement, les visites inappropriées ou encore les expériences scientifiques dérangeantes. Chaque point de cette description aura un clin d’œil dans la série et on ressent même de la peine pour Una Stubbs se fait ignorer presque méchamment par les autres protagonistes.
– Mycroft Holmes, le frère aîné de sept ans demeure également très fidèle à l’œuvre original. Occupant un poste important dans les Services Secrets britanniques (« il est le service secret britannique »), il possède également une capacité d’analyse supérieure à son frère cadet. La relation entre les deux frères demeure chaotique mais néanmoins forte et Mark Gatiss fait un très bon Mycroft Holmes, indolent, cynique et très puissant.
– Greg Lestrade fait un inspecteur très attachant. À Scotland Yard, il sera le seul à défendre bec et ongles le détective insupportable. Rupert Graves parvient à faire prendre une autre dimension à ce second rôle alors que Sherlock se moque très souvent de lui. Déterminé et tenace, lui aussi reste fidèle à Conan Doyle.
Que serait un héros policier sans les criminels qu’il doit arrêter ? Pas grand chose en effet, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les vilains jouent un rôle très important dans la série. Sans entrer dans les détails pour éviter les spoilers, ils possèdent tous un charisme suffisant pour tenir la dragée haute à Sherlock tout au long des intrigues. De Moriarty à Adler en passant par Magnussen (plus connu sous le nom de Milverton sous la plume de Conan Doyle), les Némésis de Sherlock Holmes sont très bons. Voire démoniaque et psychopathes. À consommer sans modération.
Le dernier personnage : la Grande-Bretagne
Le dernier point de cette réussite est sans doute le cadre. Sherlock est anglais et on se sent bien à Londres. On aime prendre les « cabs », on aime Big Ben et on aime aussi la Grande-Bretagne en général. Les créateurs de la série ont d’ailleurs modifié les enquêtes originales de Conan Doyle pour les faire coller à ce cadre contemporain. L’exemple le plus marquant d’entre toutes reste ironiquement la plus connue d’entre toutes : le Chien de Baskerville. Et si vous n’avez pas vu cet épisode, il est plus que temps de rattraper votre retard en vue de 2017 : votez SH !
Andrew Hozier-Byrne, ou Hozier est un musicien et chanteur irlandais, tout nouveau, tout beau, propulsé en l’espace d’une année sur les devants des scènes internationales. Du haut de ses 24 ans, Hozier rencontre désormais un succès à l’ampleur considérable, tant et si bien que la plupart de ses concerts affichent désormais sold out, et ce, partout à travers le monde. Cleek se penche aujourd’hui sur ce phénomène musical, ses plus et ses moins, afin d’examiner un peu plus en profondeur la recette de la gloire.
[divider]Cette année-là[/divider]
Commençons par présenter un peu le bonhomme. Une fois passé sur le jeu de mots assez facile du panier d’Hozier (ne mentez pas, on l’a tous fait ! ), ce qu’il faut savoir, c’est que depuis ses 15 ans, Hozier enchaîne les formations et les études liées à la musique. Toutefois, le jeune homme se lance rapidement dans l’enregistrement d’une démo, dans le but de percer au travers d’une carrière solo. En 2013, il dépose alors sur Bandcamp deux de ses titres, From Eden et Take me to church. Le succès ne tarde pas à frapper à sa porte car à peine deux mois après la mise en ligne de ses titres, Take me to church fera l’objet d’un tournage pour le premier clip d’Hozier. Un clip à connotation revendicative, où l’image de l’artiste n’intervient à aucun moment, qui suffira à le propulser sur le devant de la scène.
En effet, le clip propose un court-métrage, exclusivement en noir et blanc, mettant en scène deux amants homosexuels qui se voient déchirés par des attaques homophobes des plus violentes. La chanson devient alors un tube, et sera alors l’hymne d’Hozier, celui que tout le monde connaîtra. Par ailleurs, de par son caractère critique envers l’église et l’homophobie, Take me to church se verra décernée deux récompenses en 2014 : meilleure chanson de l’année aux Grammy Awards ainsi que celle de « meilleure chanson avec un message » aux MTV Europe Music Awards. Un an après le tournage de son clip, le musicien sort alors, en septembre 2014, son premier album intitulé « Hozier » (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, comme on dit… ). Depuis lors, chaque titre a connu son moment de gloire auprès d’une communauté de fans grandissante. C’est donc tout naturellement en réponse à ce succès fulgurant qu’Hozier entame alors une tournée mondiale, qu’il poursuit actuellement.
[divider]Take me to Glory[/divider]
Alors finalement, en dehors du buzz engendré par le titre Take me to church, qu’est-ce qui plaît chez le jeune irlandais ? Qu’est-ce qui le différencie à ce point des autres ?
Force est de constater, à l’écoute de son album, qu’Hozier propose une playlist aussi diversifiée qu’elle est qualitative.
Même si les influences du musicien s’orientent clairement vers le rock, on retrouve chez Hozier beaucoup d’accents de musique blues, gospel voire country dans certains morceaux. Ainsi, même si certains titres possèdent cette même empreinte qui qualifie l’artiste (Take me to church, Sedated, Foreigner’s god proposent par exemple toutes ce côté mélancolique avec une présence très forte du piano ainsi que des refrains accrocheurs), certaines chansons divergent cependant du style caractéristique de l’artiste et dès lors, il y en a pour tous les goûts (ou presque). Les fans de musique plus country seront alors plus sensibles à des titres tels que To be alone ou In the woods somewhere, tandis que les plus optimistes craqueront pour les refrains entraînants de chansons comme From Eden ou encore Someone new (dont les couplets pourraient presque faire penser à du Norah Jones).
Cette variété des styles présente donc un point fort dans l’identité musicale du musicien, même si cette force peut, au demeurant, constituer une certaine faiblesse également. En effet, certains seront peut-être quelque peu perdus dans ce manque « d’étiquetage » des genres et cette musique qui part parfois tous azimuts.
Un autre petit hic que l’on pourrait noter chez Hozier, c’est que côté textes, même si l’ensemble reste très plaisant et bien réalisé, cela ne vaut pas ce qu’il propose en musique. Les thématiques se recroisent souvent (religion, mort, sexe, drogues… du rock quoi ! ) et en dehors de la très cynique Take me to church et des métaphores d’Angel of the small death and codeine scene, le texte ne transcende pas la musique. Il n’en demeure pas moins que le tout se marie très bien, et pour les curieux, Hozier propose sur sa page Youtube de petites interviews, piste par piste, des chansons de son album.
Toutefois, d’un point de vue plus technique, Hozier propose une prestation de musicien d’une qualité rare. Le jeune homme s’accompagne lui-même à la guitare (comme tant d’autres me direz-vous), mais il dispose surtout d’un panel vocal varié et irréprochable. Aussi à l’aise dans les graves que dans la voix de tête la plus obstinée (cf : To be alone), Hozier présente une technique vocale impressionnante, ainsi qu’un timbre de voix puissant et assez original dans le registre actuel de chant au masculin. Certains se sont alors réfugiés derrière l’excuse d’un enregistrement studio retouché à outrance, chose que l’artiste ne tardera pas à démentir dès son entrée sur les premières scènes.
La recette du succès ? De beaux cheveux !
[divider]Un homme de scène[/divider]
Avant même d’avoir proposé ses titres sur Bandcamp, Hozier avait tout d’abord expérimenté de nombreuses petites scènes dans le but de parfaire ses prestations… et les efforts ont payé ! Aujourd’hui, Hozier propose à son public des live d’une justesse peu commune, et si vous prenez la peine de vous attarder sur ces versions live plutôt que sur les versions studios de ses chansons, vous pourrez constater qu’il est difficile de trouver une faille sur les prestations scéniques du jeune musicien. Tout y est : maîtrise vocale, présence (quoique jugée parfois trop « froide ») et une équipe de musiciens toujours aussi bons d’un live à l’autre (c’est d’ailleurs leurs qualités de choristes qui insufflent souvent ce côté gospel dans le répertoire proposé).
Si vous avez donc manqué le passage d’Hozier en Europe fin 2014/début 2015, vous aurez peut-être encore la chance de réserver les quelques places restantes pour l’Olympia de Paris le 2 juillet 2015, et en attendant, retrouvez-le sur ses pages Facebook ou Twitter.
Et vous, avez-vous été touchés par le phénomène « Hozier » ?
Connectée, sur-connectée… Il y a de nombreuses façon de définir vers quoi évolue non pas l’Humanité, mais la société. Mais en vrai, qu’est-ce que c’est que d’être « connecté » ? Outre le fait que ce soit un terme à la mode en ce moment, il représente pour beaucoup une manière d’être, de penser ou de se comporter. En effet, les gens connectés sont en relation permanente avec les autres, le monde mais aussi les machines ou objets que nous utilisons au quotidien via une chose : l’application mobile. Vous pourrez penser que ce n’est pas bien innovant, que c’est le principe même de ce que l’on appelle « Internet », mais ce n’est pas si simple. Cette expression a réellement pris son sens il n’y a que quelques années, avec l’apparition des smartphones et de la fameuse « Application ».
Ici, pas question de faire l’apologie de telle ou telle marque (même si la pomme est pourrie !), il n’est question que de l’utilisation des applications que nous avons et que nous aurons plus tard. Nous allons voir dans une série d’articles (probablement bi-mensuelle) ce que signifie « être connecté » et à quoi ça sert.
L’homo-Smartphonus
Les premiers smartphones (téléphones permettant de se connecter à internet) sont apparus au début des années 90 et étaient commercialisés à l’époque principalement par Nokia. Mais les premiers smartphones modernes sont apparus entre 2005 et 2008. Leur nouveauté ? Outre leur design nouveau, ils étaient la porte d’entrée d’un nouveau monde, d’un nouveau marché : celui de l’application. Pour les vieux de la vieille, cette évolution des téléphones était la bienvenue. Fini ce qu’on appelait les cabines téléphoniques, bonjour la modernité !
Certains diront que c’était la belle époque, et ils n’auraient pas forcément tort. Qui ne se souvient pas de cet indestructible 3310 et son indétrônable Snake ? Quoi qu’il en soit, ce temps est maintenant bel et bien révolu. C’est l’heure des applications.
Une application est un logiciel (parfois développé par des indépendants) ajoutant des fonctionnalités à votre téléphone : une calculatrice, un mémo vocal, des jeux, une application permettant de gérer votre four, etc… Rappelons tout de même qu’un téléphone n’est fait, à la base, que pour téléphoner. Les applications doivent être téléchargées sur internet via le « store » présent sur votre téléphone ou, si votre appareil est branché à un ordinateur, via ce dernier.
Il existe deux types d’applications : celles dites indépendantes et celles connectées. Pour les premières, une fois installées, elles peuvent fonctionner sans connexion internet. Un exemple des plus facile serait un jeu comme Classic Helicopter. Une fois ce jeu téléchargé, à vous d’essayer de battre votre record encore et encore.
La seconde catégorie d’applications requiert une connexion internet afin de fonctionner. C’est ce qu’on appelle communément les Applications Connectées. Il vous faut un accès à internet afin de la faire fonctionner. Et plus votre Smartphone est puissant, plus vous allez pouvoir installer d’applications et vous faire plaisir.
[divider]Quel est leur but ? [/divider]
À quoi servent donc les applications de smartphones ? Très souvent, pas à grand chose à part au divertissement. Le téléphone portable se transforme petit à petit en un ordinateur de poche certes moins puissant, mais tout aussi voire plus utile.
Vous voulez faire du yoga ? Un gâteau ? Savoir quel est le programme sportif adapté à vos besoins ? Pas de problème, il y a une application pour tout. En quelques tapotages de doigts sur votre écran, vous avez la possibilité de rejoindre une communauté immense et de partager vos expériences.
Depuis quelques temps maintenant apparaissent des applications d’aides quotidiennes. Leur but est relativement simple : vous faciliter la vie. Et ce sont celles-ci qui nous intéressent.
[divider]Ces applications qui rendent le monde connecté[/divider]
«…
-BIP- -BIP- -BIP-
Vous sortez votre appareil de la poche, le déverrouillez et là apparaît un message sur l’écran : Votre chat veut rentrer. Vous vous excusez auprès de vos amis un instant et courrez lui ouvrir. Le gentil minou vient se frotter à vous en guise de remerciement.
Quel rêve pour vos voisins, une situation comme ça. Pourquoi les voisins ? Car un chat, ça braille beaucoup trop fort, et il suffit simplement que vous ayez mis un peu de musique pour ne pas l’entendre. Mais heureusement avec l’application « The Pet Doors », vous serez au courant dès que votre chat est proche d’une de vos portes ou fenêtres et qu’il souhaite rentrer. »
Cela sonne comme un spot publicitaire, et cela pourrait en être un d’ici quelques années ou quelques mois, et cela grâce à votre simple smartphone. En effet, vous, vous pouvez de plus en plus vous faire « assister » par la technologie : contrôler l’ouverture et la fermeture de vos volets, vos portes, contrôler l’arrosage de votre jardin, etc. Les exemples sont nombreux et variés allant du pot en terre permettant un arrosage automatique et adapté à la plante aux semelles de chaussures GPS vibrantes afin de ne plus vous perdre en ville…
Dans cette série d’article, il sera question du monde connecté que nous construisons. Des avancés technologiques quotidiennes qui permettent de nous faciliter la vie mais aussi des dangers et des problèmes que cette évolution peut présenter ou présente déjà.
Cleek propose aux néophytes et à ceux qui ne suivent pas tous les jeux eSport de découvrir et d’apprendre à regarder ces jeux vidéo compétitifs. De la même manière qu’il faut parfois expliquer à votre copine ou votre mère en quoi consiste un match de rugby, nous vous initierons au spectacle que sont les jeux eSport, et dans ce troisième numéro nous vous expliquerons comment apprécier et comprendre un match de Counter-Strike : Global Offensive.
[divider]CS:GO : Qu’est-ce que c’est?[/divider]
Counter-Strike : Global Offensive, abrégé en CS:GO est un jeu de tir à la première personne (first person shooter, FPS) sorti en 2012 développé par Valve, et est le plus récent des jeux Counter-Strike, dont le premier opus est sorti en 2000. C’est donc un « jeu de guerre » où nos deux équipes s’affrontent, car oui le jeu se pratique bien en équipe.
Le mode utilisé pour les compétitions est le mode appelé « compétitif », souvent abrégé « comp » : Deux équipes de cinq joueurs sont réparties dans les deux camps phares de Counter-Strike : les terroristes et les anti-terroristes (abrégés T et CT pour Counter-Terrorists, ou AT pour les anglophobes). Le match se joue en Best Of 30, ce qui signifie que la première équipe à remporter seize manches gagne la partie. Il existe plusieurs conditions de victoire et bien évidemment celles-ci sont propres à chaque équipe :
Pour l’emporter, les T se doivent de remplir une de ces conditions :
Tuer tous les anti-terroristes
Faire exploser la bombe
Par opposition, les CT peuvent gagner la manche en remplissant une de ces conditions
Tuer tous les T si la bombe n’est pas amorcée
Désamorcer la bombe
Survivre jusqu’à la fin de la manche si la bombe n’a pas été amorcée
Cela paraît un peu brouillon, donc voici quelques situations afin que vous compreniez bien.
Les terroristes ne parviennent pas à amorcer la bombe, cependant ils tuent toute l’équipe adverse : Les terroristes remportent la victoire
Les CT défendent leurs positions et empêchent les terroristes d’amorcer la bombe, mais un terroriste survit. Le temps imparti est écoulé, il y a des survivants de chaque côté : les anti-terroristes l’emportent.
Les terroristes parviennent à amorcer la bombe, mais meurent tous. Les anti-terroristes ne parviennent pas à la désamorcer avant qu’elle n’explose, les terroristes remportent donc la victoire.
Maintenant que vous comprenez les « win conditions », parlons un peu des basiques. Chaque équipe commence la manche en groupe, avec l’équipe adverse à un endroit opposé de la carte. Ces point d’apparition ou « spawns » sont fixes et uniques, ils ne changent donc jamais d’une manche à l’autre. Il existe deux locations sur la carte où la bombe peut être posée par les terroristes. Ces locations sont nommées de façon très originale « A » et « B ». Les terroristes doivent donc se frayer un chemin depuis leur spawn avec la bombe jusqu’en A ou en B afin de l’amorcer, et les CT doivent défendre ces locations afin d’empêcher leurs adversaires de mener leur mission à bien.
Plan de « Mirage », une des cartes de CS:GO
Selon les compétitions et les organisateurs, les paramètres de durée de la manche ou de durée avant l’explosion de la bombe peuvent être différents. Une manche dure généralement entre 1:45 et deux minutes, et la bombe explose après être amorcée entre trente et quarante-cinq secondes.
Un facteur très important de CS:GO et dont je ne vous ai toujours pas parlé est l’économie. Chaque joueur commence la partie avec un pistolet, un couteau et 800$ dans ses poches, qu’il peut dépenser au début de chaque manche pour acheter différents équipements : des armes, une armure et un casque, un kit pour désamorcer la bombe plus vite, des grenades… Le choix est très vaste, et ces 800$ ne suffisent pas à tout acheter dès le début. C’est pourquoi de l’argent est gagné à chaque fois qu’un joueur tue un adversaire, amorce ou désamorce la bombe, ou que la bombe explose. Mourir vous fait perdre tous vos équipements et armes pour le round suivant, il est donc avisé de survivre pour stabiliser son économie.
Un joueur qui meurt devra donc faire fumer la carte bleue s’il veut se rééquiper complètement, et autant vous le dire tout de suite : il faut bien plus d’une manche sans mourir ou dépenser d’argent pour pouvoir se permettre de s’équiper complètement pour la suivante. Pour vous donner un ordre d’idée, un fusil mitrailleur classique coûte autour des 3 000$, alors que le combo casque-armure coûte 1 000 $. On considère une économie confortable lorsqu’on a de quoi s’acheter pour toute une manche et qu’il nous reste presque assez pour la suivante, en général autour des 3 000$.
On ne peut pas dire que nos joueurs soient riches comme Crésus, ici…
[divider]À regarder, à quoi cela ressemble?[/divider]
Vous en avez déjà un aperçu juste au-dessus afin d’illustrer le principe d’économie, mais pas pendant une réelle phase de jeu. Sachez tout d’abord que le mode spectateur de Counter-Strike : Global Offensive est l’un des plus développés des jeux eSport, puisqu’il permet de suivre les joueurs à la première personne (on change quand on le désire), d’avoir des vues cavalières ou aériennes des zones de combat avec indicateurs des viseurs des joueurs, de suivre les lancers de grenade de près, mais également d’avoir accès à de nombreux graphiques statistiques qui permettent de mieux se rendre compte de l’évolution de la partie. Ceci étant dit, passons à une capture d’écran un peu plus explicite :
Beaucoup de détails visuels pour indiquer clairement ce qui se passe : la clé du succès !
Je ne vous parlerai pas du coût des armes ni des effets de chaque objet achetable dans le jeu puisque le but de cet article est de vous faire apprécier le spectacle et non pas de vous expliquer comment jouer, mais après quelques minutes vous n’aurez plus aucun mal à suivre un match de CS:GO. En comprenant l’économie, ce qui est indiqué à l’écran et les règles d’un match compétitif, il ne vous manque rien pour apprécier les très nombreux tournois disputés chaque jour.
[divider]Liens utiles[/divider]
Le site kniferound est un excellent wiki consacré à Counter-Strike : Global Offensive, et il devrait y avoir beaucoup de réponses à vos questions en suivant ce lien.
La section CS:GO de Twitch offre de nombreux streams de joueurs et des compétitions à toute heure, si vous recherchez à vous familiariser avec le jeu ou tout simplement à apprécier le spectacle.
Je ne vous ferai pas l’affront de vous demander si la franchise Star Wars vous dit quelque chose. C’est un univers que l’on ne présente désormais plus, et la sortie prochaine du septième volet à la sauce Disney de la saga ravive avec un soupçon d’impatience et d’inquiétude l’engouement des fans. Et la version de Shakespeare, ça vous dit quelque chose ? Heureux les ignorants, puisque nous allons aujourd’hui nous pencher sur cette œuvre bien particulière qu’est William Shakespeare’s Star Wars et qui nous propose de découvrir d’un nouvel œil cet univers familier en nous plongeons dans un autre temps et un autre genre.
[divider]This is not the movie for which thou search’st[/divider]
Puisque j’ai pu voir d’ici certains d’entre vous frissonner à l’évocation du nom de Shakespeare, il me faut rétablir quelques vérités et informations de bases avant de pouvoir poursuivre et plonger davantage dans les détails. Permettez-moi donc de vous raconter une petite histoire.
Noël. Nous sommes le 28 décembre (oui, toute la famille n’était pas disponible le 25. 3615 mylife). Le sapin croule sous les cadeaux, et les petits et grands enfants trépignent d’impatience à l’idée d’arracher les emballages (et accessoirement de découvrir ce que le père Noël a daigné leur déposer). Imaginez ma surprise (somme toute relative, puisque je l’avais explicitement demandé) à la découverte de cet objet jugé archaïque par certains, indémodable par d’autres, qu’est un livre.
Car oui, vous vous en serez douté, William Shakespeare’s Star Wars (Verily A New Hope) est un livre. Eh oui. Et plus précisément, une pièce de théâtre. Et comme vous vous en doutez sans nul doute aussi, il n’a pas été écrit par Shakespeare lui-même (qui, on le rappelle, était un dramaturge anglais à cheval entre le 16e siècle et le 17e siècle). Publié chez Quirk en 2013, notre œuvre est le premier petit bébé d’un certain Ian Doescher, auteur américain contemporain relativement inconnu au bataillon puisqu’il n’a pour le moment à son actif que la première trilogie de Star Wars. Mais nous y reviendrons. Comme nous avons ici à faire non seulement à un texte mais aussi (et pour certains SURTOUT) à un objet, faites preuve d’indulgence, et permettez que je m’intéresse quelques instants à ses caractéristiques.
L’objet est relativement beau. Bien évidemment, il ne peut rivaliser avec les livres à reliure de l’époque, ou avec les livres d’art que le monde de l’édition nous propose de plus en plus, mais ce livre a le don de nous plonger dans l’ambiance et d’ajouter cette petite touche non pas de crédibilité (n’exagérons pas) mais de jusqu’au-boutisme. Théâtre élisabéthain, dites-vous ? De l’élisabéthain vous aurez ! Gravures et fioritures dans des tons sépia vous accueillent dès la première de couverture (sur chemise en papier à grain dans des tons crème s’il vous plaît) et vous donnent tout de suite le ton : il s’agit de donner l’illusion moyennement crédible du vieux (cette illusion fonctionnera bien mieux au niveau du texte lui-même, comme nous le verrons). Cela se confirme lorsque vous retirez la chemise en papier : le carton de la première et de la quatrième de couverture consiste en une imitation de cuir abîmé et vieilli par le temps. Pas de lettres gothiques dorées pour le titre cependant : une typographie très sobre et très contemporaine vient immédiatement contrer l’effet d’authenticité (au cas où l’on n’avait pas encore compris que c’était du faux vieux).
« you can leave your hardcover on… »
Une fois les premières pages tournées, l’idée d’une simili- authenticité reste exploitée par la mise en page (l’en-tête de chaque page rappelant le nom de l’œuvre et l’acte et la scène dans laquelle on se situe), par les éléments et codes propres au théâtre (didascalies en italique par exemple, ou la présentation des personnages au tout début de l’œuvre) mais surtout par la présence régulière de gravures, que ce soit à chaque nouvel acte ou pour illustrer certaines scènes. Ces illustrations sont en outre très fidèles, que ce soit au genre de la gravure ou à l’univers de Star Wars tel qu’on le connaît dans les films. Elles n’apportent en soi pas grand chose au lecteur familier de l’univers Star Wars, mais nous rappellent (au cas où le texte lui-même ne soit pas suffisant) le contexte élisabéthain de l’œuvre. Je vous dirais bien que les pages sont douces et que l’odeur qu’elles dégagent est subtile et tout aussi douce, mais ce serait laisser parler le rat de bibliothèque en moi.
To read or not to read
Le caractère épique de Star Wars, le charme pittoresque du théâtre élisabéthain, le ressenti inimitable d’un livre que l’on feuillète : que demander de plus ?
[divider]To be or not R2-D2 be[/divider]
Eh bien, j’imagine (pour en venir au fond et délaisser derrière nous la forme) que l’on pourrait demander à ce que ce livre soit en français. En effet, première constatation, et non des moindres : le texte est en anglais. Mais attention, comme si cela ne suffisait pas, en anglais shakespearien !
May the Verse be with you
Je ne peux en effet pas vous parler d’une œuvre arborant fièrement le nom d’un des plus grands dramaturges anglais sans m’intéresser à l’aspect linguistique ou du moins littéraire du texte. Car si ce n’est pas Shakespeare lui-même qui a écrit ce texte, c’est tout comme. Cela est sensible dans le titre lui-même (sérieusement, le terme « verily » est tout aussi utilisé que notre « en vérité » biblique), et est approfondi tout au long du texte. Le vocabulaire utilisé et les expressions que l’on peut rencontrer permettent donc de nous replonger dans une littérature élisabéthaine authentique.
Autre élément particulièrement typique de l’écriture de Shakespeare, et qui fait sans doute sa renommée (et son charme ou défaut en fonction de votre point de vue), c’est l’utilisation d’une langue dans son état maintenant jugé archaïque, et qui déjà à l’époque n’était plus vraiment d’actualité : on retrouve ainsi des formes maintenant disparues comme « Thee », « thy », « thou » (qui, pour vous donner de quoi briller en société, correspondaient au « tu » et autres pronoms de la deuxième personne du singulier en anglais moderne naissant ou élisabéthain, le « you » correspondant au « vous » français), ou des formes verbales – elles aussi disparues – comme « art », « dost» (la terminaison –st étant ici la marque de la deuxième personne singulier, associée au pronom « thou » dont nous venons de parler) ou encore « hath ».
Obi-Wan, William Shakespeare’s Star Wars, Acte IV scène 7, v.11-12
Évidemment, on ne peut parler de théâtre shakespearien sans parler versification. Sans nous plonger dans des détails barbants et techniques propres à la versification anglaise (parfois complexe pour nous autres francophones), sachez que l’on retrouve ici le vers shakespearien par excellence, j’ai nommé le pentamètre iambique. Il est un peu au théâtre de Shakespeare ce que l’alexandrin est au théâtre français classique. Si vous vous interrogez sur la nature de ce vers, il est composé de cinq pieds qualifiés d’iambiques en ce que le pied comporte une syllabe inaccentuée suivie d’une syllabe accentuée (précisément dans cet ordre, et rien que dans cet ordre). Je ne vous ferai pas une dissertation sur le système d’accentuation de l’anglais, mais en gros, à l’écoute, un pentamètre iambique, ça donne à peu près : da-DUM da-DUM da-DUM da-DUM da-DUM. Et pour en revenir à ce qui nous intéresse, notre livre William Shakespeare’s Star Wars est bourré de pentamètres iambiques, versification qui implique donc certaines modifications comme des suppressions de lettres dans certains mots ou des structures de phrases alambiquées. Histoire de rendre le pastiche encore plus crédible.
Enfin, je voulais faire mention du travail fait sur les langues étrangères et leur retranscription (très fidèle au demeurant, je vous l’assure pour l’avoir vérifié, livre à la main), parfois presque plus compréhensibles que le texte à la Shakespeare.
[column size=one_quarter position=first ] JAWA 1[/column]
[column size=three_quarter position=middle ]Peska Bahman. Te peska bahman. Fuligiliha![/column]
(Extrait de William Shakespeare’s Star Wars – Verily A New Hope, Acte I scène 4, v.69 à 71)
Verily not a new story
Si la fidélité à la plume de Shakespeare est indéniable, qu’en est-il de l’histoire elle-même et de l’univers dont elle s’inspire (pour ne pas dire copier) ? Sachez tout d’abord que cette œuvre n’a pas été faite à la sauvage, dans une cave aussi glauque que miteuse par un petit geek du dimanche. Si vous craignez pour la franchise Star Wars, rassurez-vous : outre le petit sigle® (Marque déposée enregistrée) apposé – en tout petit, certes, mais en première de couverture tout de même – au titre Star Wars, soulignons que Ian Doescher a travaillé de concert avec Jennifer Heddle notamment, dont le nom ne vous dit peut-être rien, mais qui travaille au sein de LucasBooks, branche spécifique de Lucasfilm Ltd. chargée de la production et du suivi des œuvres utilisant partiellement ou complètement l’univers Star Wars. Mais si cet aspect théorique et juridique ne vous suffit pas, jetons un coup d’œil au déroulement de la pièce elle-même.
S’il vous faut retenir une seule chose de cette réflexion, c’est que la pièce n’est on ne peut plus fidèle au film. Alors bien sûr, il me faudra nuancer mon propos. La fidélité de l’adaptation tient à l’intrigue elle-même. Pas une seule histoire d’amour n’a été rajoutée, pas un seul personnage n’a été oublié au casting (sauf peut-être un ou deux Stormtroopers). De ce point de vue là, Ian Doescher a suivi à la lettre l’histoire, celle-ci suivant tout le temps son cours, ou presque. En effet, à quelques reprises (mais elles se comptent sur les doigts de la main), certaines scènes sont légèrement réorganisées et déplacées, mais jamais bien loin de leur situation de départ, et cela se justifie par des raisons très terre-à-terre sur lesquelles je reviendrai un peu plus tard.
On ne comptera bien entendu pas sur les doigts de la main de Luke…
Il faut cependant aussi souligner quelques autres modifications au texte lui-même. Évidemment, le passage d’une langue contemporaine à une langue plus archaïque modifie forcément le texte, comme nous l’avons vu. Non, je parle ici davantage du contenu que de la forme du texte. En effet, si je vous soulignais que le texte était particulièrement fidèle et que rien n’avait été spécifiquement retiré ou rajouté à l’intrigue elle-même, on ne peut pas en dire autant du texte. Le texte a en effet été intégralement repris, à l’exception de trois ou quatre phrases. Et je ne dis pas cela en guise d’euphémisme – je vous laisse en effet m’imaginer, devant le film, le livre à la main, comparant le texte dit au texte écrit, en mettant sur pause dès qu’il me fallait me noyer dans une tirade inconnue avant de retrouver le fil officiel de l’histoire, faisant ainsi passer la durée du film de 2h à pas loin de 5h.
Car si je n’ai réellement noté que de rares coupures (et encore une fois, elles se montrent justifiables, justifiées, et non pénalisantes), les ajouts sont quant à eux très nombreux. En effet, pour une phrase prononcée à l’écran, il faut en compter le double ou le triple en moyenne à l’écrit (pourquoi faire court quand on peut faire long), résultant en un total de 3 076 vers. Cela s’explique bien évidemment par les contraintes stylistiques de versification et de langue, mais pas seulement. Que ce soit un instrument pour combler le manque dû à un changement de support, ou pour accentuer la qualité du pastiche, ou pour glisser de nombreuses références intertextuelles, le texte ajouté ne modifie en rien l’intrigue principale, et a même tendance à approfondir certains points. Les élans initiatiques de Luke nous sont ainsi révélés, mais aussi les poussées lyriques maléfiques de Darth Vader (ou Dark Vador pour nous autres francophones), ou encore le sarcasme jusque là inconnu de R2-D2 (qui en effet a pour l’occasion et à certaines occasions le droit à une voix – intelligible – propre). C’est une toute nouvelle vision des personnages qui nous est offerte ici, et c’est assez rafraîchissant.
Notons que les principales modifications que l’on peut mettre en avant entre le film de George Lucas et son adaptation écrite par Ian Doescher ne viennent à aucun moment modifier l’histoire elle-même, mais viennent la compléter : principalement pour des raisons pratiques, elles sont généralement utilisées à bon escient
So shall I trust the Verse
Mais à force de vous parler de la pertinence des modifications mentionnées ci-dessus, il serait temps de vous expliquer en quoi le déplacement d’une scène ou l’ajout d’un monologue est nécessaire et suffisant dans notre œuvre. Si le théâtre élisabéthain n’est pas soumis à la règle des trois unités (de lieu, de temps et d’action) que chérit notre théâtre classique français de l’époque, il est cependant soumis à des contraintes bien réelles : changements de décors et prouesses techniques propres au monde du théâtre limitent le champ des possibles. Il n’est donc pas envisageable, au milieu d’une scène dans le camp des rebelles, de faire un saut au cœur du vaisseau spatial des méchants pour voir Dark Vador se frotter les mains en rigolant, avant de revenir aux côtés de Leia, Luke et toute la bande. Cette scène est donc soit tout simplement coupée, soit légèrement déplacée de façon à être rapprochée d’une scène sur ledit vaisseau spatial des méchants (et c’est généralement la deuxième solution qui est préférée).
Ces contraintes justifient par ailleurs généralement le découpage des scènes et des actes (de l’ordre de cinq) de l’œuvre, même si ce découpage se révèle parfois assez inégal, du moins à l’échelle du film (avec des actes durant respectivement 26, 17, 20, 40 et 30 minutes) : il faut cependant garder en tête que le rythme du film n’est pas forcément le même que celui de la pièce. En effet, il faut tenir compte des scènes purement et exclusivement visuelles dans le film (comme la capture de R2-D2 – no spoil – qui se révèle bien plus longue dans le film puisque l’on a tout un aperçu de l’univers visuel des Jawas) que l’on perd dans la pièce, mais qui sont en contrepartie compensées par les ajouts de textes. C’est justement cette perte qui justifie ET l’ajout de longues tirades ou monologues, permettant d’accentuer l’effet dramatique, ou romantique, ou épique de certains passages qu’un simple effet cinématographique, comme un zoom par exemple, suffit à rendre, ET l’apparition d’un tout nouveau personnage (si l’on peut le nommer ainsi) qu’est le chœur (chorus en anglais).
Le chœur, un « Statler et Waldorf » des temps antiques
En effet, je n’en ai pas parlé jusque là, mais il est à noter que, conformément au théâtre de l’époque, et ce sous une influence antique certaine, une voix extérieure à l’histoire est souvent matérialisée, dont le rôle tantôt descriptif, tantôt critique, voire moralisateur, permet ici de rendre visuel ce que le théâtre ne peut matérialiser : scènes de combat, déplacements à travers l’espace, simultanéité d’événements… C’est notamment le chœur qui prononce le prologue, qui n’est ici rien d’autre que le texte défilant au début du film, ou qui nous décrit l’effet de la Force, difficile à mettre en scène à l’époque de Shakespeare.
Il faut le reconnaître, les subterfuges sont plutôt intelligents, et l’œuvre fait une transition plutôt tranquille entre film et livre. Cependant, il faut reconnaître une faiblesse majeure : on perd un peu (voire beaucoup) du caractère épique de Star Wars. Si la langue de Shakespeare a un quelque chose de lyrique, l’absence de musique, de bruitages et d’effets spéciaux lors de la lecture se fait sentir. Qu’il nous paraît lointain, le bruit du sabre laser tranchant les airs (ou les gens, au choix) !
[divider]Ce qu’il faut en retenir[/divider]
On ne peut s’empêcher de remarquer que l’adaptation shakespearienne se prête particulièrement bien à l’histoire de Star Wars. Ou serait-ce l’histoire qui se prêterait particulièrement bien à Shakespeare ? Les deux à vrai dire puisque que Ian Doescher a remarqué (et si bien dit dans son « Afterword ») que Star Wars suivait de façon très précise le schéma narratif de Shakespeare, et pour cause. George Lucas, nous explique-t-il, s’est fortement inspiré du travail de Joseph Campbell, qui a étudié ces motifs narratifs récurrents à travers toute l’histoire de la littérature, de l’antiquité à nos jours (Shakespeare y compris, puisque son œuvre servira pleinement à son étude). L’œuvre de Shakespeare suivant elle-même des codes précis établis depuis des générations, il est donc peu étonnant que les personnages de Star Wars résonnent en nous (et dans des œuvres de Shakespeare, mais d’autres dramaturges de façon plus générale) : on retrouve ainsi le couple tant aimé du théâtre (pensons à Rosencrantz et Guildenstern chez Shakespeare, mais aussi Vladimir et Estragon chez Beckett) en la nature du couple formé par C3-PO et R2-D2, les méchants, les sages, les jeunes hommes en quêtes personnelles, et j’en passe. C’est aussi pour cela que l’on retrouve à la fois les éléments de la comédie, de la tragédie, ou de la pièce historique. L’importance du destin et de la destinée n’est pas non plus négligeable.
Si le résultat est très réussi, il faut aussi lui reconnaître quelques faiblesses. À la façon d’un troisième œil qui nous pousserait au milieu du visage, on peut notamment s’interroger sur la tirade de Luke au début de la scène 6 de l’acte IV : si la référence au très célèbre soliloque de Hamlet (dans la pièce éponyme de Shakespeare) est plus qu’évidente, elle semble cependant loin d’être pertinente. Elle paraît même tombée de nulle part, et l’on serait tenté de passer outre. À trop vouloir faire, l’auteur s’est parfois égaré.
Luke, c’est pas une f’Hamlet
Lire ce bouquin, c’est comme lire Shakespeare : on sait de toute façon comment ça va finir. Ça tombe bien, le livre donne en plus l’impression d’être un Shakespeare. C’est une œuvre globalement très réussie, très rafraîchissante, et qui se lit très bien pourvu que l’on s’accroche et que l’on surmonte l’obstacle linguistique.
Le 30 janvier dernier, un nouveau jeu vidéo à fait son apparition sur PC, Xbox 360, Xbox One, Playstation 3, et Playstation 4. Vous n’en avez peut-être pas encore entendu parler, mais il est à essayer de toute urgence; il s’agit de « Life is strange ». Ce jeu vidéo nous a été concocté par le studio français Dontnod et édité par Square Enix. Vous y incarnerez Max Caulfield, une étudiante en photographie qui a l’étrange capacité de remonter dans le temps. Suspense ? Vous avez dit suspense ?
Nous assisterons à un jeu vidéo en 5 épisodes. Un peu à la Telltale Games et ses jeux emblématiques comme The Walking Dead Season 1 et The Walking DeadSeason 2, The Wolf Among Us ou bien encore plus récemment Game of Thrones.
Chez Cleek, nous l’avons testé et nous l’avons aimé. Il s’agira ici d’un test PC. Vous pouvez retrouver le jeu sur la plateforme de jeu Steam au prix de 4,99€ pour l’épisode 1 ou bien alors de 19,99€ pour bénéficier du pack Complete Season qui, vous l’aurez compris, comprend l’intégralité des épisodes, que vous recevrez au fur et à mesure de leur sortie.
[divider]Scénario original et inspirations[/divider]
Mais avant toute chose, voici le trailer qui vous permettra de vous imprégner davantage de l’histoire.
Vous incarnerez donc Max, étudiante en photographie. Oui étudiante, c’est bel et bien une femme. Un choix assumé par ses développeurs depuis un moment, à l’image de Remember Me, le précédent de jeu de Dontnod sorti en 2013, où l’histoire se déroulait dans un Paris post-apocalyptique et où une femme avait été portée au rôle de personnage principal.
Cette décision donc n’est pas sans rappeler également Beyond : Two Souls, le chef-d’œuvre signé par Quantic Dream, lui aussi studio français, où vous jouez Jodie Holmes, une jeune femme disposant de pouvoirs psychiques qui lui permettent de communiquer avec une entité au caractère bien trempée, Aiden.
Max se révèle avoir une capacité surprenante : celle de remonter dans le temps. Cette dernière poursuit ses études à l’académie de Blackwell, aux Etats-Unis. Maxine est loin d’être comme toutes les adolescentes de son âge puisqu’elle est tourmentée par d’affreux cauchemars et des hallucinations.
C’est après le meurtre de Chloé, sa meilleure amie d’enfance, meurtre auquel elle a assisté, qu’elle acquière le pouvoir de remonter dans le temps. Je vous pose les bases du jeu, car je n’ai aucune intention de vous spoiler. Ce jeu, plus d’ambiance que d’aventure est très prenant, et je tiens donc à ce que vous puissiez découvrir le maximum de choses par vous même.
[divider]Un gameplay à la Heavy Rain mais pas que[/divider]
Comme dit plus haut, Life is strange s’inscrit dans la lignée de Remember Me, Heavy Rain et s’inspire des jeux signés par Telltale Games du fait de son format en mode série. Les choix que vous ferez auront tous leurs importances, même si vous ne prendrez conscience de leurs conséquences qu’au fur et à mesure du jeu.
Des actes, des choix, qui malheureusement n’émaneront pas vraiment de votre propre chef car le jeu se veut tout de même assez dirigiste sur les bords, soyons honnête. Max doit rester fidèle à elle même, certains joueurs pourront même se voir culpabiliser dans certains cas. Vous serez donc guidés pas à pas, et cela divise. En effet, certains joueurs n’apprécieront pas cette décision des développeurs et ne se sentiront pas libre, je les comprends.
Pour avancer dans le jeu, il faudra vous montrer social, puisque vous devrez parler aux PNJ, sans arrêt. Je vous disais plus haut qu’il s’agissait plus d’un jeu d’ambiance que d’un jeu d’aventure, car il est vrai que vous serez bien souvent plus observateur que joueur, Life is strange se plaçant entre le film et le jeu vidéo.
Vous relèverez probablement quelques clichés qui entre nous sont gros comme une maison et des choix de discussions la plus part du temps trop limités… Même si l’histoire est prenante, il est clair que parfois les personnages sont soûlants, à l’image de certaines séries américaines qui se passent dans des lycées, je n’en citerai ici aucune …..
[divider]Conclusion[/divider]
Même s’il est clair que Life is strange comporte quelques lacunes et quelques soucis techniques et scénaristiques, il n’en reste pas moins à mon sens un des meilleurs jeu français je dirais à « petit budget » loin des grandes productions époustouflantes que certains éditeurs nous proposent quelques fois par parcimonie. Life is strange a son propre univers, son propre monde même si, comme tout jeu, il divisera sûrement les joueurs. Visuellement beau, mais pas dingue aux graphismes poussés à l’extrême, il contentera à mon humble avis la plupart des gamers qui s’y plongeront.
Avec seulement 300.000 entrées en France, Imitation Game de Morten Tyldum n’est pas ce qu’on peut appeler un grand succès dans l’Hexagone (en comparaison, La Famille Bélier atteint les 5.600.000 entrées avec 1 million d’entrées en première semaine). Néanmoins, pour le premier long-métrage de ce réalisateur, le film s’en tire très bien outre-Manche et outre-Atlantique puisque le film a été nominé dans huit catégories pour les Oscars ! De plus, le film a hérité d’un budget assez faible (15 millions de dollars) pour reconstituer cette période de l’histoire britannique.
Retour sur ce « biopic thriller » sorti le 28 janvier 2015 dans nos salles.
[divider]Imitation Game[/divider]
Synopsis
Pendant la seconde guerre mondiale, Alan Turing, mathématicien et cryptologue, est chargé de « casser » le code Enigma, du nom de la machine dont se servent les Allemands pour coder leurs communications.
Une biographie romancée
Méfiance néanmoins : que les aficionados de cryptographie et d’Histoire prennent garde, les deux heures de film ne vont pas retracer en détail la vie de Alan Turing ou les techniques de cryptographie mises en œuvre pour casser la machine réputée inviolable. Beaucoup plus nuancé, le film va jongler entre les différents styles pour faire progresser sa narration. On pourra donc avoir quelques regrets de voir le film s’étirer en longueur devant les sentiments du génie incompris. Pas de panique toutefois, l’histoire parle bel et bien d’Enigma et en fait son sujet principal.
Une distribution « british » de qualité
Difficile de parler de ce film sans faire l’éloge de Benedict Cumberbatch pour son impressionnante interprétation de Alan Turing. Troublant, émouvant et captivant, c’est sans grande surprise qu’on retrouve l’interprète de Sherlock Holmes nominé pour l’Oscar du meilleur acteur de cette année. La voix suave de Smaug ne fait pourtant pas trop d’ombre au reste du casting et forme un duo parfait avec Keira Knightley (elle aussi nominée aux Oscars pour le second rôle pour un personnage féminin).
On pourra également parler de Matthew Goode dans le rôle du génial joueur d’échecs mais aussi de Mark Strong du MI-6 ou encore de Charles Dance plus connu dans le rôle de… Tywin Lannister !
Un scénario long et non-linéaire
En visionnant le film, on ne pourra pas ne pas ressentir quelques longueurs dans le scénario. Pour son premier long métrage, le norvégien Morten Tyldum aurait pu mieux gérer les temps faibles de son œuvre et adapter le rythme de sa trame. De plus, bien qu’intéressants et pertinents, les nombreux clins d’œil à la biographie de Turing font également perdre le fil au néophyte comme le Test de Turing (auquel il est fait référence lors de la scène de l’interrogatoire), sa forme physique impressionnante (Turing pouvait courir un marathon en 2h46) ou son suicide au cyanure.
Pour ratisser plus large, Imitation Game ne se contente pas de narrer la vie d’Alan Turing et se permet de la romancer un peu pour intéresser les spectateurs. Et comme ce qui semble être à la mode depuis quelque temps au cinéma, la trame n’est pas linéaire et le récit se fait dans trois époques distinctes :
– Tout d’abord, l’histoire commence dans le « futur » : Alan Turing raconte sa vie à un inspecteur de police qui enquête sur le cambriolage de l’appartement du savant.
– Alan va donc parler de toute la période historique de la guerre et de Bletchley Park, là où le décodage aura lieu.
– Nous allons également remonter plus loin dans le temps, en 1927, où Alan va parler de sa jeunesse et de l’amour qu’il éprouvait pour un de ses camarades de classe.
Comme Tarantino a si bien su le faire dans Inglorious Bastards, Morten Tyldum va donc mélanger les époques pour un résultat assez douteux et qui permet de rallonger davantage le film. C’est également ce sentiment que l’on pouvait avoir dans Gone Girl ou Captives, plus récemment au cinéma, qui n’apportent pas énormément au déroulement de l’intrigue.
Un juste hommage à Alan Turing
En conclusion, Imitation Game reste un bon film et est un très bon hommage à l’un des plus grands savants du XXe siècle. Rejeté à cause de son homosexualité et tenu au secret-défense, Alan Turing passera pour un couard auprès de ses compatriotes héroïques lors des bombardements alors qu’on dit aujourd’hui qu’il a été l’un des éléments essentiels de la victoire alliée. Il mettra fin à ses jours en 1954 et sera gracié à titre posthume en … 2013 ! Soit près de soixante ans après sa mort.
Ici, je ne dévoilerai pas les clefs de l’intrigue du film mais je parlerai un peu plus en profondeur de quelques sujets qui pourraient vous gâcher la découverte du film. Il est grandement conseillé d’avoir vu le film avant de continuer le texte.
Benedict Cumberbatch rattrapé par Sherlock Holmes ?
De ce côté de l’Atlantique, il est vrai que Cumberbatch a triomphé par son interprétation exceptionnelle de Sherlock Holmes et de son entente parfaite avec Martin Freeman dans le rôle du docteur Watson. Il est vrai que les ressemblances entre ses deux personnages sont troublantes. Génies incompris, ils brillent également par leur absence totale de tact et ne savent pas gérer les relations humaines. Ajouté à cela des propensions à l’homosexualité et il n’est pas anormal de voir flotter le spectre de Holmes dès les premières images du film !
Sérieux Sherlock, cette coupe, c’est pas possible.
Bien heureusement, l’acteur incarne parfaitement le savant anglais et parvient aisément à faire oublier le héros de Conan Doyle. Et pour cause, le personnage est largement différent du détective. Pas à son avantage à plusieurs reprises dans le film, Cumberbatch parvient à émouvoir voire même à inspirer de la pitié ou du dégoût lors de certaines scènes. On regretterait presque que Turing ne soit pas un peu plus courageux face à l’adversité.
Quoiqu’il en soit, l’acteur anglais confirme en ajoutant une corde à son arc. Très bon dans son interprétation, on espère pour lui qu’il sera récompensé d’ici quelques mois et qu’il continuera à nous impressionner dans son jeu d’acteur.
Trop de romance ?
Dans le but de plaire au plus grand nombre, on s’est permis quelques inventions dans l’écriture. Par exemple, il n’y a jamais eu de différends entre le commandant Denniston de Bletchley Park et Turing. Cette opposition permet d’instaurer un climat d’urgence dans les résultats du décodage d’Enigma.
Il en va de même pour d’autres personnages du film. Aucun document n’atteste que ces hommes aient été un jour en relation : l’homme du MI-6 par exemple ou bien même toute l’histoire autour de l’espion Russe Caincross et du mutisme mutuel espion/homosexuel.
Il est compréhensible que ces libertés puissent choquer les puristes mais le film ne se revendique pas comme une biographie exacte de Turing. Ces intrigues secondaires permettent de créer un film émouvant bien qu’un peu long sur certains abords (comme l’enfance d’Alan…) mais qui reste néanmoins de très bonne facture.
Et Enigma dans tout ça ?
Car oui, Imitation Game, c’est aussi un film sur le décryptage de la machine de chiffrement réputée inviolable. Le récit reste d’ailleurs assez fidèle à l’histoire de la Seconde guerre mondiale. Cependant, le personnage de Turing a quelque peu été embelli. Par exemple, il est narré dans le film que les Alliés se retrouvent sans ressource face à Enigma et que les Anglais décident de recruter pendant la guerre des cerveaux capables de décrypter (on voit d’ailleurs une scène assez particulière mais intéressante où Alan Turing fuit le front en train avec … des enfants) des messages. S’ensuit alors la scène d’entretien entre Denniston et Turing sous des relents de Sherlock Holmes. L’Histoire nous dit que Alan Turing a été recruté à Bletchley Park en 1938 avec la montée du nazisme alors que la guerre n’était pas encore déclarée.
Certains points demeurent quelquefois factuellement exacts, tels que la décision de recruter de nouveaux casseurs de code en herbe par la parution d’une grille de mots croisés particulièrement ardue dans le journal (il est dit que les bons cruciverbistes font de fins cryptanalystes.) De même, les imprudences humaines ont effectivement joué un rôle dans la réussite du décryptage d’Enigma, certains transmetteurs allemands choisissant des codes récurrents ou prévisibles.
L’explication du fonctionnement de la machine à proprement parler est sommairement résumée dans l’histoire. De plus, Enigma était déjà utilisé dans les années 20 et bon nombre de cerveaux avaient déjà travaillé sur le décryptage de la machine. Turing s’est basé sur ces travaux comme il s’est également basé sur les travaux de Von Neumann pour produire son premier projet détaillé d’un ordinateur : l’ACE (Automatic Computer Engine).
Si vous voulez en savoir davantage sur la question, je vous conseille cette vidéo d’e-penser, vulgarisant d’une bonne façon le fonctionnement d’Enigma.
Les tablettes tactiles font partie intégrante de notre vie digitale et côtoient les smartphones (qui en de nombreux points ressemblent aux tablettes) tout comme les ordinateurs. Certaines tablettes se veulent uniquement adaptées à la consommation de contenus multimédias, d’autres tentent de remplacer votre ordinateur portable à coups d’arguments « professionnels ». Plus encore, le marché semble avoir achevé son inexorable croissance depuis 2010 (environ, année de lancement de l’iPad), ce qui force les constructeurs à innover pour satisfaire encore plus d’usages. Et c’est donc à travers ce Top 10 des meilleures tablettes actuellement disponibles que vous découvrirez quel constructeur a le plus innové et/ou pondu un produit parfait.
10. Apple iPad Air
L’ancienne star d’Apple a toujours son mot à dire quand il s’agit de performances de de portabilité. Sa finesse en faisait la tablette la plus légère au monde, désormais ses caractéristiques sont dépassées par de nombreuses tablettes Android. Mais si vous êtes fan d’iOS alors foncez car c’est sans doute l’une des alternatives les plus attirantes sous la barre des 500€.
9. Google Nexus 7
Cette tablette 7″ fabriquée par Asus était un bijou de légèreté et de punch qualité/prix. Avec les nouveaux iPad mini et la Shield Tablet qui viennent lui marcher sur les pieds, le Nexus 7 s’est fait un peu bousculer. Mais le récent upgrade vers Android 5.0 (et bientôt 5.1) redonne de sa superbe au Nexus 7. Une alternative encore une fois un peu datée (quoique l’âge dans ce milieu est une notion assez perverse) mais qui ne manquera pas de satisfaire tous ses acheteurs.
8. Apple iPad Mini 2
Un iPad, iOS 8, un écran rétina, mais le tout en plus petit, soit tout ce que désire n’importe quel Apple addict en manque de muscles et/ou de places dans son sac. Rien de plus, à part un prix plus petit que notre Top n°7.
7. Apple iPad Mini 3
Quand Apple ne se sort pas les doigts, ça donne un excellent produit mais sans aucune innovation à part un machin tout bizarre appelé « TouchiD » et une nouvelle couleur rose…gold…dorée…saumon ? Sérieusement Apple ! WTF… Toujours est-il que ça reste la tablette compact ultime pour les aficionados de l’écosystème iOS.
6. Microsoft Surface 2
Une tablette qui ne se vend pas et malheureusement bientôt plus. Car la Surface 2 est un vrai bon produit oubliant les erreurs de jeunesse de la gamme Surface. Son écran 10.1″ est très agréable, comme l’interface. Après, on reste sur du Windows pur et dur, donc les allergiques à la firme de Redmond, passez votre chemin. Si vous recherchez une tablette pas trop lourde, simple à utiliser mais quand-même riche en usages possibles, alors la Surface 2 et ses prix qui fondent comme des actions Intel à l’ère des Pentium 4, est faite pour vous. Oui, vraiment.
5. Nvidia Shield Tablet
Une tablette pour gamer ça existe : Nvidia l’a fait en sortant la Shield Tablet. Une tablette compacte équipée de composants maison (la moindre des choses). Au programme : Nvidia Tegra K1, soit un sous ensemble de GPU de génération Kepler, 3Go de RAM, un écran 1080p, Android 5.0 et un stylet efficace. La Shield Tablet est une petite bombe. Mais dommage que ses accessoires, dont l’incontournable Shield Controller, soient si chers.
4. Samsung Galaxy Tab S 10.5
Ca y est, on entre dans la cours des très grands. Samsung a casé dans sa Galaxy Tab S 10.5 le plus bel écran Super AMOLED de l’histoire. Une résolution QHD et des couleurs (trop) vives…de quoi s’en mettre plein les yeux. Les entrailles sont bien garnies avec l’Exynos 5420 Octa-coeur, 3Go de RAM et Android 4.4.4. La finesse est remarquable et on a enfin la sensation d’avoir entre les mains une tablette Samsung haut de gamme.
3. Sony Xperia Tablet Z3 compact
Voici la meilleure petite tablette au monde. Tout dans ce produit contribue à une impression justifiée de haut de gamme. Là où certaines tablettes embarquent des composants de Ferrari dans un corps en plastique cheap, Sony décide d’aller vers l’élégance à l’Aston Martin. Certes le verre dorsal Dragontrail est salissant mais quel effet ! Une tablette fluide également, et un écran de tout beauté, parachèvent un (mini) chef d’oeuvre.
2. Google Nexus 9
Après Asus, c’est HTC qui a pris la charge de concevoir la tablette de Google. La Nexus 9 est une machine de guerre Android ayant tout l’arsenal des Googlers à sa disposition : processeur 64 bits Tegra K1 de chez Nvidia, écran supérieur à la FHD (résolution cheloue), hauts parleurs boomsound et des bonnes finitions, sur les modèles actuellement en ventes (quelques problèmes sur les premières séries)…Le système Android 5.0 Lollipop est dans sa version « stock », et est impressionnat à la fois de rapidité et de cohérence dans son design. Quoi de plus ? Un prix acceptable de 400€ pour la version 16Go. Un point négatif ? Pas de slot micro SD (sériously ?).
1. Apple iPad Air 2
Prévisible ? Peut-être. La tablette la plus encensée de l’année se retrouve en haut de notre classement. Pourquoi ? Pour la prouesse de farcir tant de puissance dans si peu d’espace. Pour les finitions toujours exceptionnelles comparées au Nexus 9. Pour la cohérence du système Apple. Et enfin parce que si on l’avait pas casé dans ce Top 10, au contraire des iPad minis qui sont -eux coincés en fond de grille, une horde de fan Apple se serait abattue à coup de trolls. Ne notez aucune répétition dans la teinte comique des lignes relatives aux produits Apple de ce classement. C’est juste l’inspiration les amis ! Bref l’Apple iPad Air 2 est la meilleure tablette actuellement disponible sur le marché. Et tant pis pour les fans Android, comme moi, qui devrons se consoler de la deuxième place !
Et pour les Pros ?
Marre de trimbaler un portable de 15kg qui chauffe et fait du bruit ? Mauvaise nouvelle pour vous, cela vous coûtera cher pour le remplacer avec une tablette. Ne regardez pas plus loin que…
…la Microsoft Surface Pro 3 ! Pourquoi ? Test en approche. Stay tuned !
Les plus belles bandes originales de Clint Mansell
Après avoir fait une rétrospective des plus belles bandes originales de Hans Zimmer, Cleek se tourne aujourd’hui vers un autre compositeur de renom, britannique cette fois : Clint Mansell également chanteur et guitariste, ayant contribué au succès et aux enregistrement de plusieurs groupes (Pop Will Eat Itself, Nine Inch Nails… ). Clint Mansell reste cependant plus réservé que d’autres compositeurs, et on ignore parfois qu’il est l’auteur de telle ou telle musique. C’est donc sur sa carrière de compositeur de bandes originales que nous nous pencherons aujourd’hui et plus particulièrement sur ses cinq réalisations les plus connues, l’ayant amené à cette notoriété qu’il connait aujourd’hui.
[divider]Black or white[/divider]
Tout comme Tim Burton est souvent associé à Johnny Deep, Clint Mansell l’est avec Darren Aronofsky. En effet, c’est ce réalisateur, et ami de Clint Mansell qui le propulsa sur le devant de la scène lors de la sortie de son premier film « Pi ». Depuis, aucun long métrage d’Aronofsky ne s’est fait sans la contribution musicale de Mansell, et Black Swan ne fait pas exception à la règle. Le challenge était pourtant de taille, puisqu’il était question de composer une musique en parallèle avec la musique originale du ballet de Tchaïkovsky « Le lac des cygnes ». Et c’est d’ailleurs ce qui marque le plus le public. Toutefois, l’empreinte du compositeur reste bien palpable : il transforma légèrement certains morceaux, en composa d’autres sans trop s’écarter du côté « classique » afin d’insuffler au film cette ambiance si particulière, au demeurant assez discrète, puis s’orientant doucement mais inéluctablement vers la folie. La bande originale de Black Swan se vit d’ailleurs récompensée de deux victoires lors de la 22ème cérémonie des Chicago Film Critics Associationpuis lors de la 10ème cérémonie des New York Film Critics Online.
[divider]Un coréen en Amérique[/divider]
Lorsque le réalisateur coréen Park Chan-wook décide de délaisser ses acteurs et compatriotes pour tenter l’aventure d’un film 100% américain, cela donne Stoker. Un drame/thriller dérangeant et fascinant, racontant l’histoire d’une jeune fille qui, après le décès suspect de son père, se lie d’une étrange relation avec son oncle, qu’elle rencontre pour la première fois. Malgré le casting non asiatique (Nicole Kidman, Mia Kasikowska, Matthew Goode…), on retrouve toutefois les codes du réalisateur et papa de Old boy ; amours impossibles, inceste, meurtre, désirs et frustrations sont au rendez-vous dans ce film aux plans soignés à l’extrême. Une certaine lenteur s’installe et le mariage Corée/Amérique opère parfaitement. Là encore, Clint Mansell relève le défi, et malgré quelques titres phares de l’OST dont il n’est pas l’auteur, il parviendra à insuffler au film cette dimension dérangeante sans perdre pour autant le côté fascinant que diffuse le film.
… Puisque Clint Mansell est également l’auteur d’une célèbre bande originale de jeu vidéo : Mass Effect 3. Cette fois-ci, la musique se veut plus marquant, un peu moins releguée en « second plan » que dans ses autres réalisations. Clint Mansell compose ici une bande originale plus poignante, qu’on ne peut ignorer, ni classer en tant que fond sonore. Il s’agit là d’une musique orchestrale, très atmosphérique, comme toujours chez Mansell, ponctuée de légers motifs électro. Le thème est très mélancolique sans manquer d’un côté épique et,de par son côté progressif, la musique pourrait même faire parfois penser à une OST de Hans Zimmer. C’est pourtant bien à Clint Mansell que l’on doit ce célèbre titre « Leaving Earth » extrait de la bande originale du jeu Mass Effect 3.
[divider]Un élixir[/divider]
On retrouve une fois la fameuse collaboration Mansell/Aronovsky dans le film « The Fountain ». Une réalisation intimiste et particulière, relatant trois histoires d’amour dans des univers passés, présents et futurs, tous les trois reliés entre eux, et s’articulant autour de l’histoire centrale, se déroulant à notre époque. Le même binôme d’acteurs (Hugh Jackman/Rachel Weisz) est donc transposé aux trois époques, pour un film très esthétique et complexe, soulevant de grandes réflexions sur la vie, l’immortalité, l’amour, ou encore la loyauté. Le côté «film d’auteur » ne fera cependant pas l’unanimité et le film recevra un accueil plutôt mitigé des critiques. La musique elle, sera par contre plébiscitée par le public. Mansell fera alors équipe avec le célèbre Kronos Quartet, une quatuor classique détonnant, connu plus particulièrement pour leurs reprises très musclées de certains grands titres du rock (Purple Haze notamment). L’ambiance de la musique, tout comme le film restera très calme, et pour le coup, très triste. Mais la musique du film « The Fountain » demeure pourtant un monument pour beaucoup de mélomanes, et elle obtient donc la seconde place de ce classement.
Pour la première place de ce top 5, c’est vers un titre d’une envergure mondiale que l’on se tourne aujourd’hui. Il s’agit du thème principal du film Requiem for a dream, réalisé (Oh tiens !) par Darren Aronofsky, et joué (là encore) par le Kronos Quartet car après tout, on ne change pas une équipe qui gagne. Vous ignoriez peut-être que Clint Mansell est l’auteur de ce tube, et pourtant, c’est sans aucun ce morceau qui marqua le plus sa carrière tout comme Requiem for a dream marqua celle d’Aronofsky. Nous l’avons tous entendu, et pas qu’un peu, puisque ce Lux Aeterna (assez cynique si l’on se souvient des aspects sombres et dérangeants du film) a été depuis repris, remixé, et utilisé de nombreuses fois à l’occasion d’autres bandes-annonces ou trailer. Si l’on écoute attentivement, on retrouve cet aspect progressif présent dans les quatre autres bandes originales citées ci-dessus, mais celle de Requiem for a dream offre ce petit quelque chose de génie, le plaçant tout naturellement en tête des plus belles musiques de Clint Mansell.
Et pour vous, quelle est LA bande originale de Clint Mansell ?