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Critique de Zootopie – Disney en perd son lapin

Zootopie : un film au ras des carottes ?

 

Zootopie est le 55ème des « Classiques Disney », faisant suite dans cette catégorie aux Nouveaux héros, à La Reine des Neiges, aux Mondes de Ralph, à Winnie l’Ourson et à Raiponce pour ne citer que les titres de ces dernières années. Soit des succès mitigés, où pour pallier un certain épuisement des formes traditionnelles, le studio a cherché à innover, graphiquement, narrativement, dans ses univers, ses références, mérite suffisant pour compenser l’inégalité des productions.

Alors que le studio Pixar, propriété de Disney mais créativement libre, est connu pour ses films à double-lecture, destinés à plaire à tous les âges, pour son acuité dans les dialogues et sa finesse dans la réflexion (même si Le Voyage d’Arlo va par sa linéarité et sa simplicité à l’encontre de ces principes, et que Vice Versa ne propose pas réellement de lecture à ses jeunes spectateurs), les films Disney visent un public plus jeune, enchantant surtout les spectateurs plus âgés en jouant sur leur plaisir régressif à se replonger dans des œuvres enfantines.

Zootopie est a priori un projet très prometteur, ce qui explique l’engouement dont il a joui dans l’équipe de cleek, puisqu’il se déroule dans une ville où les animaux cohabitent, ayant dépassé leurs instincts et oublié la chaîne alimentaire au profit d’un mode de vie « anthropomorphe » (même si les hommes n’existent pas dans cet univers), similaire au nôtre. On imagine d’emblée avec un titre pareil les possibilités infinies, en terme d’humour et de surprises narratives, avec lesquelles les créateurs vont être libres de composer, et qui sont d’autant plus intéressantes que l’animalier anthropomorphe, comme le robotique de Wall-E par exemple, est mieux capable de stimuler l’imagination et de favoriser l’identification des spectateurs âgés, plus en peine de suspendre leur crédulité dans d’éternels films de princesse.

Les auteurs n’en ont d’ailleurs pas mauvaise réputation, Rich Moore ayant réalisé l’intéressant Les Mondes de Ralph et Byron Howard co-réalisé le très réussi Raiponce, en plus d’avoir travaillé comme animateur sur Mulan, Pocahontas, Lilo et Stitch, Frère des ours et Chicken Little, tandis que Jared Bush avait contribué au succès des Nouveaux Héros. Alors, Zootopie est-il un concentré du meilleur de Disney ?

 

 

[divider]On nous prend pour des lapins crétins ![/divider]

 

On suit donc dans Zootopie les aventures d’une lapine qui, rêvant de s’illustrer dans la police, où ne travaillent pourtant que des animaux imposants et redoutables (rhinocéros, ours, éléphants, commandés par un buffle), enquête sur des disparitions mystérieuses. L’intrigue a l’intérêt d’imiter le film noir, avec quelques scènes de nuit, une histoire d’enlèvement dans une limousine, l’implication de la mafia, quelques courses-poursuites, une conspiration interraciale…avec ce défaut que toute personne ayant déjà vu l’un de ces films dans sa vie sera capable d’anticiper les twists une demi-heure à l’avance. Si le retournement final de la Reine des neiges fonctionnait si bien, c’est qu’on n’en attendait simplement pas dans une histoire de princesses, tandis que le genre même du film noir en nécessite, et qu’un bon retournement implique forcément des personnages déjà aperçus par le spectateur et normalement à l’abri de tout soupçon…

Ce n’est pas que le twist principal soit indigne d’intérêt, au contraire, toute la didactique du film repose dessus pour livrer un enseignement humaniste pertinent, sur la nécessité de la confiance en l’autre pour la construction commune d’un véritable édifice social, et donc le besoin de renoncer à nos peurs immotivées, à nos préjugés, notamment ceux qui reposent sur le physique des gens, pour avancer ensemble. C’est qu’il n’est pas amené avec assez de subtilité pour réellement intéresser, et que la succession très artificielle de découvertes à la fin du film nuit grandement à l’efficacité de ceux qui comptent.

Il faut dire que la subtilité est loin d’être la caractéristique principale du film, au contraire, les déductions du personnage principal sont aidées par des coïncidences, aussi grossières les unes que les autres qu’elles sont nombreuses et sont pratiquement les seuls rebondissements d’une intrigue qui sans cela pataugerait indéfiniment. On donnerait bien des exemples, mais il y en a tant qu’en sélectionner est déjà une épreuve, et tout spectateur s’aperçoit dès le premier quart d’heure que c’est un peu fort de café, alors au bout d’une heure quarante-cinq… Si les films pour enfants nous ont évidemment habitués aux facilités d’écriture, incluent au premier chef les coïncidences qui sont supposées rendre l’intrigue plus lisible en leur donnant une médiocre vision du réel, leur nombre comme leur nature horripile au détriment de tout plaisir pris à l’intrigue.

Le spectateur étant présumé incapable de réfléchir, l’histoire est découpée en sous-intrigues, clairement localisées et délimitées dans le temps, et résolues rapidement, beaucoup trop rapidement pour permettre à l’intrigue de se déployer de manière aussi intéressante que le pitch le laissait espérer, y compris pour les nœuds principaux de l’intrigue. [toggler title= »Petit spoiler » ]C’est au point que l’on est déboussolé lors de l’arrestation du maire, plus devinée que vue, classée en deux minutes, l’histoire se poursuivant sur une durée assez longue sans même que l’on comprenne son rôle et qu’il soit apparemment interrogé par la police ![/toggler]

Il paraît en fait évident que le film a été raccourci, sa durée présente excédant déjà la plupart des productions similaires, ce que l’on voit dans une image aussi anodine que la chute des deux personnages principaux d’une cascade, suivie immédiatement d’un plan où ils sont en bas, donc sans que leur plongeon ait été visible, une ellipse qui surprend déjà sur le moment, et ne saurait être autrement justifiée que par une tentative de réduire la durée du film, ce qui a pu se faire également sur des segments plus importants. Il a par ailleurs paru nécessaire qu’un personnage oralise tout ce que le spectateur avait compris, et on ne nous épargne pas même des micro flash-backs à la fin d’une inutilité navrante. Bref, le film nous fige peu agréablement dans une posture de passivité totale.

 

 

[divider]Disney nous donne une carotte après nous avoir promis le champ[/divider]

 

Judy Hopps est l’un des héros Disney les plus agaçants que l’on ait vus depuis très longtemps. Voulant créer un personnage de paysanne destinée à la culture des carottes débarquant dans la grande ville, les auteurs du film ont confondu candeur et stupidité : elle parle trop, souvent pour ne rien dire, presque toujours pour manifester une naïveté qui a dû être pensée comme drôle alors qu’elle est aux antipodes de l’humour. Qu’elle paye une glace à un gamin alors que tout spectateur a flairé l’arnaque est limite, mais que cinq minutes du film soient consacrées à cette scène, qui doit être l’une des plus longues du film, est une erreur dramatique singulière ; qu’elle décide d’impressionner son chef en dressant 200 PV en une matinée et déprime d’être injuriée par les personnes mal garées nous interroge sur la valeur de son grade de lieutenant de police ; qu’elle n’hésite pas, alors que le commissaire l’a privée de travailler sur les enlèvements, à dire en sa présence à la femme de l’un des disparus qu’elle le retrouvera, donne une étrange leçon aux enfants sur l’importance de la désobéissance ; [toggler title= »petit spoiler. » ] Qu’elle démissionne pour avoir attisé les haines par son discours, dont il est certes hallucinant qu’elle ne voie pas la dangerosité, comme si elle était la seule coupable des débordements et portait donc le monde sur ses seules épaules, renonçant ainsi à arranger les choses, est carrément irresponsable.[/toggler]

Son compagnon d’aventures, le Renard Nick Wilde, est heureusement bien mieux écrit, dans son histoire comme dans ses répliques, et vient apporter ce qu’il faut d’âme et de subtilité au monde de Zootopie pour lui éviter de sombrer. Parce qu’étonnamment, aucun des autres personnages secondaires n’est soigné, leur existence n’étant justifiée d’ordinaire que par un gag, après quoi ils s’évaporent…sans avoir eu aucune importance forte sur l’intrigue ! Qu’il s’agisse de l’officiel Clawhauser, du Yak auquel appartient le club naturiste, de Mr. Big, du fennec qui sert de compagnon à Nick, de Flash le paresseux, les personnages semblent répondre à un besoin de remplissage, et on ne parle même pas des personnages secondaires qui non contents d’être à peine présents ne sont pas même liés à une situation humoristique (le maire, Gazelle…) !

 

 

C’est que Zootopie exploite très mal et très peu l’immense univers sur lequel reposaient l’essentiel des attentes (suscitées par la promotion du film elle-même) : les environnements ne sont pas inventifs, et leurs spécificités n’ont pas réellement d’impact – c’est au point que lors de l’exposition des biotopes constituant la ville…on nous dit qu’il en existe douze, dont trois sont mentionnés, et pas du tout les autres, ah… – , les gags liés aux espèces peu nombreux, et comme on l’a dit les personnages ne sont pas nombreux ni soignés. Au contraire même, cet univers paraît excessivement simpliste (ne donnons qu’un exemple, très parlant : il n’existe pas d’agents de police, tout le monde est lieutenant, et on est catapulté dès sa nomination au commissariat central de la grande capitale – il semblerait d’ailleurs qu’i n’existe simplement aucun autre commissariat – même si l’on n’y a jamais mis les pattes), on ne comprend pas fort bien comment la ville, et a fortiori le monde sont organisés…

C’est à se demander si l’univers n’est pas destiné à être franchisé, voire s’il n’était pas pensé dès le début comme une série d’animation plutôt que comme un film, le format long avec des intrigues variées semblant bien plus propre à lui rendre honneur. Cela ne dédouane pas les animateurs, qui se montrent étonnamment peu créatifs, et si la technique est parfaitement maîtrisée – le travail sur la luminosité est particulièrement impressionnant – on était plus impressionné par la richesse visuelle des Nouveaux héros, finalement bien mieux réalisé, malgré un aboutissement technique moindre.

 

https://youtu.be/lMm7IR-5ebE

 

[divider]Un film au ras des carottes[/divider]

 

En somme, on se réjouit de la manière dont Zootopie cherche à nous parler de la société contemporaine, dans un entre-deux judicieux entre parabole et simple transposition, notamment dans son expression de la peur et de la haine qui rejaillissent avec une violence insoupçonnée à l’encontre du prochain en temps de crise, et de l’éloge humaniste du vivre-ensemble malgré les différences les plus patentes. Mais on déplore la manière dont elle le fait. En dehors d’une intrigue cousue de fil blanc, le film fait se succéder les sketches d’une drôlerie exceptionnellement rare (les meilleurs moments : le bus au début dont les entrées sont adaptées au format des animaux, le chef fan de Gazelle, les policiers se déguisant pour l’infiltration, les tigres danseurs pop au moment du générique de fin, et c’est tout ?), dans un univers mal mis en valeur par une écriture peu créative, une réalisation sans aucune inventivité et une musique insipide, la chanson assez valable de Shakira composée spécialement n’étant utilisée que comme le cliché de la musique pop accompagnant la découverte de la ville, et pas pour accompagner l’action…

Alors que Raiponce brillait par la fraîcheur de son scénario linéaire et Les Mondes de Ralph par ses environnements imaginatifs, il est difficile de comprendre que la coopération de leurs créateurs aboutisse à un résultat diamétralement opposé aux qualités de chacun. L’enfant qui n’aura aucune notion de film noir et d’humour pourra pleinement apprécier, aux plus grands il ne reste plus qu’à conseiller l’excellente série de bandes dessinées Blacksad, imaginant dans un univers peuplé d’animaux anthropomorphes les enquêtes d’un chat noir, série à laquelle on songe si souvent en regardant Zootopie qu’on pourrait se demander si ses créateurs ne l’ont pas lue et n’ont pas tenté de l’adapter pour une autre catégorie d’âge et sans payer de droits à ses auteurs…

Du nouveau chez AMD en FM2+!

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Aujourd’hui, je veux commencer par vous faire une confidence: J’adore énormément les APUs de chez AMD! Pourquoi? Surement la nostalgie du temps où la ram jouait encore un grand rôle dans les performances d’OC d’une plateforme… Vous aurez donc compris pourquoi je vous parle d’APU aujourd’hui.

En effet, AMD a lancé l’A10 7890K et l’Athlon 880K. Quoi de neuf doc’? Au menu:

-Le Wraith Cooler

-rien d’autre.

AMD Athlon 880K

Ok, essayons de voir si le nouvel Athlon est à la hauteur de mes espérances…

Au programme pour ce CPU:

-Une fréquence revue à la hausse, passant de 3.7-4 à  4-4.2. Wow, dat improvement!

– Le nouveau radiateur Wrai…. Ah non en fait c’est la version « Low Cost » du Wraith appelé « 125W AMD Thermal Solution » et qui selon AMD serais un Wraith sans les LED. Mouais, pour cette fois ça passe.

AMD Athlon 880K

Plus sérieusement, pour moi ces « Nouveaux » Cpu ne sont vraiment pas très bien pensés… Je m’explique: Pourquoi vendre un APU plus cher (170$ pour l’A10 et 95$ pour le 880K) que le modèle précédent avec simplement un radiateur plus gros? Pour illustrer mon propos, je vais vous parler de mon 1er CPU: un A10 6800K. Ce dernier était fourni avec un radiateur ridiculement inefficace (c.f. photo ci dessous) mais qui était suffisant pour quelqu’un qui ne se soucie pas des températures ni du bruit de son PC. Ici, ce n’est pas le Wraith que je critique, c’est son association avec un APU, sans parler que les radiateurs fournis avec les CPU de série A10 7xxx étaient déjà très bons et suffisants sans pour autant coûter aussi cher.

N’hésitez pas à me laisser votre avis en commentaire, votre avis m’intéresse!

Le ventirad du A10 6800K

En attendant, n’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ces « nouveautés » AMD :

 

[socialpoll id= »2338293″]

 

[comparateur keyword= »AMD A10″]

Récap’ cinéma de la semaine #17

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Les sorties cinéma de la semaine

Aujourd’hui, nous sommes mercredi, et qui dit mercredi dit sorties cinéma. Que vous soyez amateur de comédies, de frissons, de drames, ou encore d’animation, suivez le guide de Cleek et retrouvez, comme chaque semaine, le récapitulatif des sorties cinéma à ne pas manquer.

Inconditionnels des salles obscures, c’est par ici que cela se passe. Au programme : « La Chute de Londres  » , « Zoolander 2 », « Célibtaire, mode d’emploi », « Saint-Amour », « Éperdument », « Moonwalkers » et « L’Orchestre de minuit ».

 

Mercredi 2 mars 2016

[divider]La Chute de Londres[/divider]

La Chute de Londres – Réalisé par Babak Najafi – Avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman / Genre : action

Durée : 1h39

Synopsis : Les plus grands dirigeants du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’évènement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. 

 

 

L’avis de Cleek : La Chute de la Maison-Blanche avait peiné à convaincre le public en son temps et il est fort peu probable que La Chute de Londres, son sequel, fasse beaucoup mieux que le mélange douteux d’effets spéciaux en cascade doublés d’un scénario vu, revu, revisité et remâché de son prédécesseur, malgré le changement de réalisateur. Surtout si, paresseux, le film s’est simplement contenté d’échanger les méchants Nord-Coréens pour une mystérieuse organisation terroriste et le cadre de Washington pour celui de Londres.

 

[divider]Zoolander 2[/divider]

Zoolander 2 – Réalisé par Ben Stiller – Avec Ben Stiller, Owen Wilson, Penélope Cruz / Genre : comédie

Durée : 1h42

Synopsis : Blue Steel. Le Tigre. Magnum… Des regards si puissants qu’ils arrêtent des shuriken en plein vol et déjouent les plans de domination mondiale les plus diaboliques. Un seul top model est capable de conjurer autant de puissance et de beauté dans une duck-face : Derek Zoolander ! 

 

 

L’avis de Cleek : Près de quinze ans après la sortie de Zoolander, Zoolander 2 revient avec toujours aussi peu de sérieux. On sait désormais à quoi s’attendre : des vannes nulles et tout le savoir-faire loufoque et décalé de son réalisateur et acteur, Ben Stiller. Le film va bien sûr s’amuser à jouer sur les codes du genre tout en ne se prenant pas au sérieux (et en s’amusant au passage aux dépens du monde absurde de la mode), un cocktail détonant mais incertain qui vise à déclencher le Graal ultime : un rire franc de la part du spectateur. Pari risqué dans l’univers impitoyable de l’humour potache, mais on ne pourra pas reprocher à Stiller de ne pas avoir essayé.

 

[divider]Célibataire, mode d’emploi[/divider]

Célibataire, mode d’emploi – Réalisé par Christian Ditter – Avec Dakota Johnson, Rebel Wilson, Leslie Mann / Genre : comédie

Durée : 1h50

Synopsis : New York est plein de gens seuls qui recherchent l’âme sœur – que ce soit pour une histoire d’amour, une aventure d’un soir ou une relation à mi-chemin entre les deux… Et entre les flirts par SMS et les histoires sans lendemain, ces réfractaires au mariage ont tous besoin d’apprendre comment se comporter en célibataire…

 

 

L’avis de Cleek : On reste éminemment perplexe devant la bande-annonce de Célibataire, mode d’emploi, et une succession de questions assez gênantes apparaissent immédiatement dans notre esprit cynique :
1) Le film respectera-t-il son parti pris jusqu’au bout ou finira-t-il par s’aligner tristement sur le poncif du schéma habituel des comédies romantiques (ou célibat = échec), en casant donc son héroïne à la fin ?
2) En parlant d’héroïnes, le personnage de Rebel Wilson aura-t-il une destinée scénaristique qui lui est propre ou ne servira-t-il que de faire-valoir au personnage féminin incarné par Dakota Johnson en reprenant le cliché de la « bonne copine » ?
3) Le film défend-t-il en loosedé une norme assez vaseuse de la féminité sous prétexte d’évoquer un « code » de séduction (le passage sur l’épilation obligatoire pour coucher n’aura échappé à personne) ?

Dans les réponses à ces questions tout sauf anodines tient la destinée et la valeur de ce film dans les yeux du public.

 

[divider]Saint Amour[/divider]

Saint Amour – Réalisé par Benoît Delépine, Gustave Kervern – Avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste / Genre : comédie, drame

Durée : 1h41

Synopsis : Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui.

 

 

L’avis de Cleek : Saint-Amour est peut-être un excellent film mais, un chose est sûre, on vient de voir une des pires bande-annonces de toute l’histoire du cinéma. On espère que la vision pataude du film qui s’y déploie n’est qu’un leurre et que ladite bande-annonce ne rend pas hommage aux qualités du film. Sinon, fuyez.

 

[divider]Éperdument[/divider]

Éperdument – Réalisé par Pierre Godeau – Avec Guillaume Gallienne, Adèle Exarchopoulos, Stéphanie Cléau / Genre : drame

Durée : 1h50

Synopsis : Un homme, une femme. Un directeur de prison, sa détenue. Un amour impossible.

 

 

L’avis de Cleek : Adèle Exarchopoulos continue d’exercer une emprise et une fascination certaines sur le cinéma français, et Éperdument n’aidera probablement pas à desserrer la prise qu’a sur notre âme cette actrice remarquable.

 

[divider]Moonwalkers[/divider]

Moonwalkers – Réalisé par Antoine Bardou-Jacquet  – Avec Ron Perlman, Rupert Grint, Robert Sheehan / Genre : action, comédie

Durée : 1h47

Synopsis : Juillet 1969, Tom Kidman, l’un des meilleurs agents de la CIA de retour du Vietnam, est envoyé à Londres pour rencontrer Stanley Kubrick et le convaincre de filmer un faux alunissage au cas où la mission Apollo 11 échouerait.

 

 

L’avis de Cleek : Probablement une des sorties les plus prometteuses de la semaine, on adore l’idée culottée de départ de Moonwalkers et on soupçonne la réalisation de ladite idée d’avoir donné un film drôle, rudement efficace et à l’humour transgressif à souhait. Rupert Grint continue en tout cas d’étoffer soigneusement son répertoire de films à l’humour décapant après Petits Meurtres à l’Anglaise.

 

[divider]L’Orchestre de minuit[/divider]

L’Orchestre de minuit – Réalisé par Jérôme Cohen-Olivar – Avec Gad Elmaleh, Avishay Benezra, Aziz Dades / Genre : comédie dramatique

Durée : 1h53

Synopsis : À la demande de son père, Mickael Abitbol est de retour au Maroc, son pays natal après l’avoir quitté trente plus tôt. Il n’a aucun souvenir de cette période faste pendant laquelle son père était un célèbre musicien et membre de L’Orchestre de Minuit.

 

 

L’avis de Cleek : Répertorié en tant que « comédie dramatique », le film semble pourtant pencher beaucoup plus lourdement vers le côté « dramatique » de sa promesse dans ces quelques images. Le récit d’un fils cherchant à donner un sens à sa vie d’adulte en marchant dans les pas de l’homme qu’était son père est un schéma narratif déjà beaucoup vu au cinéma, et il n’est pas sûr que L’Orchestre de Minuit apporte une fraîcheur et une originalité de traitement qui lui permettent de se démarquer du lot.

 

Source Synopsis – Allociné

AMD veut standardiser l’usage du GPU externe.

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AMD amplifier

Nous parlions il y a peu de l’arrivée de solutions avec GPU externe comme le Razer Blade Stealth.

AMD semble décider à ouvrir tous les fronts sur 2016 y compris celui-là. Le constructeur a en effet teasé, par l’intermédiaire de la page facebook de Robert Hallock, Technical Marketing Lead de la marque, que les portables gaming ne sont pas l’avenir et qu’un ultrabook disposant d’une puissance équivalente à une solution desktop serait la solution.

Le tout en affichant une photo d’une solution externe qui ressemble à celle d’Alienware par exemple.

AMD

Le problème majeur avec ces « Amplifiers » que l’on trouve chez MSI, Razer ou encore Alienware, c’est qu’ils fonctionnent sur des solutions propriétaires et doivent faire face à des restrictions techniques importantes.

AMD semble donc indiquer qu’il va proposer un système de standardisation permettant d’unifier les marques autour d’une connectique commune, des drivers…et de mettre tout ça à la disposition du marché.

Avec l’arrivée des nouvelles puces graphiques au second semestre, voilà un nouveau front ouvert par AMD qui semble bien offensif sur 2016.

Reste maintenant à savoir si cette annonce pourra décider quelques acteurs de l’industrie car AMD est relativement peu présent sur le marché du notebook.

AMD
Les derniers drivers AMD permettaient d’utiliser une solution dans le Graphic Amplifier d’Alienware

 

 

 

Drone Polaroid BlackBird : test et unboxing

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Que vaut le BlackBird Drone de Polaroid ?

 

Les drones sont en pleine démocratisation et envahissent petit à petit nos foyers. En janvier dernier, je vous parlais du Drone Syma X5S-1 qui depuis l’article, a été perdu, puis retrouvé. Il a également fait une chute de 10 mètres, a passé une nuit dehors sous la pluie picarde et est toujours en vie sans un pet ! Comme quoi le plastique, c’est plus que résistant.

Aujourd’hui, nous allons vous parler d’un nouveau drone, le BlackBird de la marque Polaroid. Plus petit que le Syma à titre de comparaison, le Black Bird rentre dans la catégorie mini drone et est équipé d’une caméra HD 1280 x 720 pixels. De quoi filmer vos exploits et revoir vos meilleures prises de vues. Il dispose de plusieurs positions de vol vraiment sympathiques, ce qui lui donne un attrait différent et accroît votre excitation à le tester si vous êtes fan de ces objets volants. Place maintenant à l’unboxing et au test du Black Bird, ce mini drone qui en surprendra plus d’un.

 

[divider]Unboxing [/divider]

 

Je ne sais pas pour vous, mais quand je reçois un colis, j’ai toujours l’impression que c’est Noël. Ouvrons donc ensemble ce BlackBird à l’allure d’insecte tout mignon. Armée de mon OnePlus One, c’est parti pour la séance photo.

 

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Il n’y a que moi qui trouve qu’on dirait un insecte ?

 

La face B avec les caractéristiques techniques
La face B avec les caractéristiques techniques

 

Le Black Bird et tous ses accessoires
Le BlackBird et tous ses accessoires

 

Le Black Bird dans une de ses positions (car il en a plusieurs)
Le BlackBird dans une de ses positions (car il en a plusieurs)

 

La télécommande
La télécommande

 

La boîte du drone est assez grande, je ne vous parle même pas de la taille du carton dans lequel elle était. Petit surprise alors en voyant les dimensions du BlackBird, tout petit mais vraiment joli et esthétique. En bon Nerd que vous êtes, vous allez le retourner dans tous les sens, regarder tous les accessoires, puis jeter un œil au mode d’emploi.

 

[divider]Test[/divider]

 

Ce drone est fourni avec une tonne d’accessoires. Le drone Polaroid BackBird, sa télécommande radio, 4 roues de piste, 2 roues de vol, une carte SD de 4Go, un lecteur de carte USB, la batterie ainsi qu’un câble USB afin de recharger cette dernière. Pour information, vous retrouverez ce drone sur le site megacitiz.com au prix de 99,00€. Avant de vous parler du test en lui-même, voici les caractéristiques techniques :

 

Caractéristiques techniques :

  • Drone télécommandé
  • Radio-commande ergonomique pour pilotage intuitif
  • Fréquence radio 2.4GHz
  • Camera HD 1280 x 720 pixels
  • Stabilisation grâce au gyroscope 4 axes
  • Rotation 360°
  • 3 vitesses de vol
  • Hauteur Max 25 m
  • Batterie Lithium 3.7 V 450mah Li-po battery
  • Autonomie en vol : 5-7 min
  • Dimensions : 15 x 15 x 3,5 cm

 

Contenu du produit :

  • 1 Drone Polaroid BlackBird HD
  • 1 Radio commande
  • 1 Set 2 Roues de vol
  • 1 Set 4 Roues de Piste
  • 1 Câble USB
  • 1 Carte SD 4Go

 

Après déballage, branchez la batterie. Comptez une petite heure pour que cette dernière soit pleine. Utilisez ce temps pour lire la notice car non, vous ne partez pas à l’aventure sans connaître un minimum la théorie de ce drone. Contrairement au Syma, la notice du BlackBird est également en français, bien plus pratique donc, surtout au vu des différentes positions que ce drone peut prendre. Néanmoins, la traduction laisse vraiment à désirer. Si vous comprenez l’anglais, foncez vers cette version. Je me répète, lisez bien la notice. Ce n’est qu’une fois que vous aurez bien assimilé la théorie que vous pourrez passer à la pratique, même si vous avez déjà un drone. En effet, les commandes sont souvent différentes d’un objet à un autre, alors pas de bêtises, même si vous êtes impatients.

Pour tester le drone, direction le jardin qui, comme la dernière fois, donne directement sur la gendarmerie nationale. Tournons donc le dos à ce bâtiment officiel et filmons la maison ! Je vous rappelle ici qu’il faut faire très attention avec les drones et vous invite à lire la législation en vigueur sur le site du ministère de l’environnement. Après environ une heure de temps de recharge, nous voilà partis pour une petite dizaine de minutes de vol. Impossible de tester toutes les positions différentes du BlackBird pendant ce laps de temps. Néanmoins une première prise en main vraiment sympa. Nous vous montrerons d’ailleurs des vidéos pour illustrer nos propos. Une vidéo du drone en pleine action mais aussi lorsque le drone filme avec sa propre caméra.

 

 

Le BlackBird est très intuitif et simple à utiliser. On comprend rapidement comment le diriger et l’amener où on le désire. Petit bémol cependant concernant la prise au vent. En effet, une petite rafale et on perd très vite le contrôle. Je vous rappelle que ce drone est extrêmement léger. Ceci explique cela. Si le BlackBird a un avantage certain, ce sont ses possibilités de positions. En effet pour votre première utilisation, je vous conseille d’utiliser les deux grosses roues. Si vous paniquez ou que vous perdez le contrôle, votre drone aura moins de risque de tomber face contre terre dans cette position. De plus, elle lui donne un aspect de TIE/SF, un vaisseau monospace utilisé par les Forces Spéciales du Premier Ordre dans Star Wars. Enfin, le son du BlabkBird fait étonnamment penser aux cris des Mandragores dans Harry Potter, vous ne trouvez pas ? Jugez par vous-même.

 

 

Pour information, lorsque le BlackBird est en position Star Wars, oui nous allons l’appeler ainsi maintenant, il ne peut pas faire de backflip. Mais lorsque vous êtes seulement avec vos quatre hélices, vos hélices et les protections, ou bien avec vos hélices et les quatre petites roues, les backflip sont faciles à réaliser. Il vous suffit de pousser le levier de lacet vers le bas quand votre drone est en vol. La télécommande va alors émettre un petit « di di di » qui vous indiquera que votre BlackBird est prêt à faire son 360. Poussez alors le levier de droite au maximum vers l’arrière ou vers l’avant, et le levier de gauche au maximum vers la droite ou la gauche puis relâchez. Vous ne pouvez pas en faire plusieurs à la suite car le mode flip se désactive juste après. Pour recommencer, il vous faut suivre à nouveau les indications ci-dessus. Selon la notice, on vous conseille de ne pas utiliser ce mode lorsque la batterie est faible. En clair, testez le backflip dès que vous utilisez votre drone. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessus, le BlackBird a du mal à compenser après son backflip. Je m’explique. Normalement, une fois son backflip effectué, le drone est censé compenser, c’est-à-dire rééquilibrer son poids afin de se stabiliser. Malheureusement il peine grandement à le faire.

 

 

En ce qui concerne la vidéo et la photo, le BlackBird a une caméra embarquée contrairement au Syma X5s-1, qui vous donne la possibilité de la mettre ou non. Bien que légère, la caméra consomme un peu plus de batterie sur le Syma que sur le BlackBird. Le bouton gauche de la télécommande est dédié à la vidéo. Appuyez une fois pour lancer l’enregistrement et appuyez à nouveau pour arrêter de filmer. Le bouton droit quant à lui permet de prendre des photos. Un clic suffit pour immortaliser le moment. Je n’ai pu vous réaliser qu’une seule vidéo potable avec le drone. Je m’explique, en intérieur presque aucun souci mais en extérieur, l’image se fige tout le temps, tandis que le son continue. C’est sans doute à cause du vent qui en plus de vous enlever une grande partie de la malléabilité du drone tant il est léger, vous pénalise également au niveau de la prise d’image.

 

 

Et voilà pour ce test et cet unboxing sur le BlackBird de Polaroid ! N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions, et aussi à nous parler de vos drones ! Répondez à notre sondage et dites-nous en commentaire quels drones vous aimeriez voir en test chez Cleek !

 

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[divider]Conclusion[/divider]

 

Acer Predator X34 : premier contact

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Acer Predator X34
Acer

Quelques mots sur le Acer Predator X34

Acer s’est lancé courant de l’année 2015 dans une reconquête du gaming avec une ligne complète de produits. Le Acer Predator X34 est très symbolique des efforts de la marque pour se refaire une légitimité sur le secteur.

Nous avions déjà testé il y a quelques temps un moniteur gaming Acer, à l’époque il était dans les premiers à être équipé d’une puce Gsync avec une diagonale de 28″.

Le dernier né est un produit au design soigné et aux caractéristiques techniques particulièrement intéressantes.

Construite autour d’une dalle IPS légèrement incurvée, le Predator X34 propose une résolution de 3440 x 1440 au format 21:9 avec une fréquence de 100Hz.

Avec un design à la fois sobre et très moderne, l’écran Acer est plutôt réussi Acer Predator X34 00001

L’écran cache dans son dos un système audio particulièrement efficace contrairement à ce que l’on trouve généralement sur des écrans et pour céder à la mode du « gaming », un bandeau de LED RGB a été installé sous la tranche horizontale inférieure, histoire d’harmoniser l’ambiance générale si vous avec des LED sur votre PC…

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En plus d’être esthétique, son pied permet de réglet la hauteur de l’écran ainsi que son inclinaison ( attention, pas de rotation possible ).

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Equipé de la technologie Gsync de seconde génération, le Predator X34 peut être connecté en Display Port mais aussi en HDMI 1.4. Attention cependant, seul le DisplayPort autorise une fréquence de 100Hz dans la résolution 3440 x 1440. Le HDMI 1.4 sera limité à 50Hz mais pourra cependant permettre de recevoir une console par exemple.

Le reste de la connectique est complète avec une prise casque et un hub USB 3.0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un premier bilan après quelques jours d’utilisation :

La qualité de l’image de cet écran est vraiment son atout numéro 1.

Avec l’apport de Gsync, une fréquence de 100Hz et une dalle particulièrement fidèle dans le rendu des couleurs et performante en réactivité, la solution 34″ de chez Acer est sans doute l’une des plus pertinente à cet instant.

L’esthétique du produit finira par convaincre ceux qui veulent débloquer un gros budget pour jouer.

 

[comparateur keyword= »Acer X34 Predator Gsync »]

Oscars 2016 : Palmarès et commentaires (direct)

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La 88ème cérémonie des Oscars (88th Academy Awards) se tient le soir du 27 février au Dolby Theatre de Los Angeles, et ce n’est donc avec le décalage horaire qu’à partir de minuit que nous pourrons en France assister aux directs, le remise des prix à proprement parler ne commençant probablement pas avant 2 heures voire 2 heures et demie du matin… Mais chez cleek, nous sommes des passionnés, c’est pourquoi non seulement nous mettrons régulièrement à jour cette page au fur et à mesure que le palmarès sera dévoilé, nous y ajouterons également nos commentaires !

Elle est présentée par Chris Rock, qui était déjà l’hôte de la cérémonie en 2005, et qui a choisi de le rester malgré le boycott afro-américain, notamment initié par Will Smith (qui de toute manière n’a pas décroché de nomination) et Spike Lee (qui vient de recevoir un oscar d’honneur). L’affaire lui donne au moins une réserve inépuisable de plaisanteries prévisibles, mais très agréablement tournées, prouvant que s’il n’a pas refuser de participer, c’était pour défendre cette cause en profitant de sa fonction.

En attendant, vous pouvez toujours réviser la liste des nominés que nous vous avions concoctée avec toutes les bandes-annonces correspondantes, et nous renvoyons les spectateurs désirant davantage de détails sur la remise des Oscars et ses problèmes à la courte vidéo (critique) de la chaîne Brand Sins : Everything Wrong with the Oscars (en anglais).

Remarques générales de Camille « Imperator Furiosa » Leguillon : Rappelons que pour l’Oscar du Meilleur film, sont attendus The Revenant et The Big Short. Grand vainqueur des Golden Globes et du Bafta Awards (British Academy Film and Television Arts Awards) du meilleur film, The Revenant, le film au budget « limité » (autant qu’un film de super-héros !), intégralement tourné en lumière naturelle dans des conditions de tournage souvent très difficiles, ont obligé les équipes du film à aller au-delà leurs limites. Alejandro Gonzalez Iñarritu, le réalisateur déjà récompensé de 4 oscars pour Birdman l’année passée, a également reçu pour son nouveau film le prix du syndicat des réalisateurs (DGA). J’avais beaucoup aimé Birdman, j’ai aimé The Revenant, et puis j’aimerais bien que Léo ait son oscar, pour qu’il nous parle des baleines et de l’effet de serre, alors j’avoue j’ai une petite préférence. The Big Short, quant à lui a été sacré meilleur film par les Producteurs tandis que Spotlight peut toujours créer la surprise. Le film a en effet été récompensé par le syndicat des acteurs dans la catégorie du meilleur film de l’année. Si The Revenant devrait, selon les sondages, l’emporter, une autre stat est à prendre en compte, puisque jamais dans l’histoire des Oscars un réalisateur n’a été récompensé deux années de suite dans la catégorie du meilleur film (même si la statuette revient dans cette catégorie au producteur). Iñarritu entrerait alors dans l’histoire si ce scénario se confirmait ce soir. Si il décroche la statuette du meilleur réalisateur, il serait également le troisième réalisateur dans l’histoire des oscars a obtenir l’Oscar du meilleur réalisateur deux années de suite, et le seul avec Ang Lee et David Lean à l’avoir reçu deux fois sans être Américain.

Remarques générales de Siegfried « Moyocoyani » Würtz : La cérémonie de cette année se caractérise par la présence écrasante de deux grands films, The Revenant (critiqué par Laurianne « Caduce » Angeon, et que j’avais choisi comme mon film le plus attendu de 2016), qui fait enfin espérer sérieusement l’oscar pour DiCaprio (nous vous avions détaillé sa longue marche vers la récompense suprême), et Mad Max : Fury Road (critiqué par Roxane « Lenvy » Saint-Anne, et dont j’avais fait mon film marquant de 2015). Elle brille cependant aussi par quelques absences, et en conséquence par quelques films que j’aurais plus aisément voués aux gémonies qu’imaginés nommés aux Oscars – nous y reviendrons pour les prix concernés. Il faut dire que l’année 2015 ne fut pas exemplairement riche pour le cinéma américain, une certains standardisation hollywoodienne empêchant pour l’instant l’émergence de productions moins standardisées. Heureusement, ce qui peut paraître autrement plus important qu’une fausse polémique sur la représentation des noirs, cette cérémonie fait aussi la part belle à ces créations plus indépendantes, justifiant plus que d’autres éditions que l’on continue d’espérer.

Meilleur film : Spotlight

L’Oscar est remis par Morgan Freeman.

Moyocoyani : L’annonce de cette dernière récompense de la soirée tombe bien, on est trop content qu’Iñarritu et DiCaprio aient remporté les autres statuettes, et trop fatigués, pour s’énerver encore contre ce qui nous paraît être une surestimation grotesque d’un film sans valeur aucune, aussi partisan dans ses prétentions qu’il n’est en fait issu que de la plus plate des bien-pensances, et si pauvrement interprété de bout en bout – sauf par Liev Schreiber, qui est le seul à se contenter d’être présent – si pauvrement filmé, qu’il devrait nous paraître déprimant après tant de belles promesses que l’Académie récompense ceux qui ont si peu fructueusement dépensé tant d’argent. Cela rappelle la 83ème cérémonie, où les Oscars techniques reçus par Inception laissaient augurer le meilleur, alors que le film fut simplement oublié pour les récompenses majeures. The Revenant a heureusement su mieux s’affirmer, même s’il était très légitime de s’attendre à mieux encore, et c’est la disparition de Mad Max, dont l’omniprésence au début du palmarès était sujette à plaisanteries, qui déçoit, alors qu’il redonnait des lettres de noblesse à un cinéma d’action (à raison) souvent méprisé, et méritait à ce titre une autre reconnaissance qu’un faux cinéma de journalisme qui n’en avait aucunement besoin.

Meilleur réalisateur : Alejandro G. Iñarritu (The Revenant)

L’Oscar est présenté par J. J. Abrams.

Moyocoyani : Deux Oscars d’affilée pour deux films remarquables, l’Académie prouvant qu’elle sait apprécier des films qui sortent du cadre des productions standardisées dites américaines, et limitant l’accusation de racisme qui pèse sur elle (rejeter les Noirs pour récompenser des Mexicains ne colle pas trop avec l’image que l’on se fait du racisme américain). On ne peut que penser aux deux Palmes d’or presque consécutives de Haneke pour trouver l’équivalent d’un réalisateur récompensé à juste titre pour avoir su livrer des films aussi puissants que différents l’un de l’autre, plutôt que de se reposer sur des recettes ayant déjà fait leurs preuves. George Miller était le seul rival sérieux, parmi les nominés du moins, et avouons que c’est sur lui que se serait porté notre choix. En regardant The Revenant, mon principal sentiment, après l’émerveillement devant les images de Lubezki, était le regret que le film n’ait pas été réalisé par Terence Malick, tant il est certain qu’il aurait su insuffler une réelle profondeur à un film qui reste finalement un pastiche assez plat de La Ligne rouge et A la merveille, incapable d’en imiter le mysticisme qui justifiait et motivait pourtant la beauté des images.

Meilleur acteur : Leonardo DiCaprio (The Revenant) !!!

L’Oscar est présenté par Julianne Moore.

Moyocoyani : Nous avons assez dit combien à notre avis DiCaprio méritait l’Oscar depuis de longues années déjà, et s’il est injuste qu’il n’en soit pas à sa troisième ou quatrième statuette, on ne peut que se réjouir qu’il ait enfin reçu sa couronne…après avoir pour la première fois fait campagne pour l’oscar, comme l’exigent pratiquement les us de l’Académie. Il ne s’agit pas pourtant de sa performance la plus habitée, entre autres parce que le scénario semble douter de ce qu’il cherche à lui faire exprimer, mais sa performance est bien assez forte pour marquer tout en faisant la différence, malgré une compétition de qualité : Michael Fassbender et Bryan Cranston auraient eu toutes leurs chances en étant nominés une autre année, et Redmayne aurait bien davantage mérité l’Oscar pour The Danish girl cette année que l’an passé pour The Theory of Everything…

Meilleure actrice : Brie Larson (Room)

L’Oscar est présenté par Eddie Redmayne.

Moyocoyani : Que Brie Larson soit une actrice remarquable ne fait aucun doute. Je dois cependant avouer avoir été plus ému par son interprétation dans States of Grace que par son rôle dans Room, et que je peine à comprendre l’unanimité des critiques et des festivals pour lui décerner leurs prix d’interprétation alors qu’elle était en rivalité sérieuse avec Jennifer Lawrence, brillante dans le pourtant très mauvais Joy. Elle ne méritait malheureusement pas son Oscar dans Silver Linings Playbook (Happiness therapy), et cette surestimation d’une année ne peut que la desservir les années suivantes, mais il est malheureux que nul n’ait su l’applaudir maintenant qu’elle le méritait.

Meilleur acteur dans un second rôle : Mark Rylance (Bridge of Spies)

L’Oscar est présenté par Patricia Arquette.

Moyocoyani : Mark Rylance a apparemment été récompensé davantage pour l’amour que lui voue la sphère cinématographique américaine que pour son rôle, certes touchant, mais davantage pour sa bonne tête et l’écriture de son personnage que pour une interprétation très monolithique. Ce qui est étonnant surtout, c’est le nombre d’acteurs dignes au moins d’une nomination qui ont été oubliés : Benicio Del Toro (Sicario, Paradise Lost), Josh Brolin (Inherent Vice, Sicario), Jesse Eisenberg (Louder than Bombs – mais il n’est peut-être pas sorti encore aux Etats-Unis ?), Domnhall Gleeson, qui n’est pas encore remarquable mais qui s’impose lentement et pour les rôles duquel nous avouons globalement un faible, présent pas moins de quatre fois dans les films nominés cette année (Star Wars, Brooklyn, The Revenant, Ex Machina – pour le rôle principal), et surtout l’excellent Liev Schreiber, auquel allait toute ma préférence, non tant pour Spotlight, où pourtant il s’impose sans difficulté, que pour Pawn Sacrifice, ou Tom Hiddleston, qui n’aura laissé aucun spectateur indifférent dans Crimson Peak.

Meilleure actrice dans rôle secondaire : Alicia Vikander

L’oscar est présenté par J.K. Simmons.

Moyocoyani : Si Vikander est nominée pour the Danish Girl et pas pour Ex Machina – alors qu’une nomination pour les deux rôles aurait été possible – c’est sans doute qu’elle privilégie un jeu sobre, plus subtilement expressif dans le deuxième film, tandis qu’elle montre sa capacité à pleurer et crier un peu dans le premier. Elle a eu la finesse de tenter les deux types de jeu et deux types de cinéma la même année, il était normal que cela paye, même si elle n’était pas particulièrement meilleure cette fois que ses rivales, aucune actrice nominée cette année n’ayant de toute manière brillé vraiment par son jeu. Comme pour Jennifer Lawrence, il ne s’agissait peut-être pas tant de célébrer une interprétation qu’un parcours et une promesse, ce choix se justifiant donc tout à fait par la qualité générale d’actrice de Vikander.

 

 

Meilleur scénario original : Tom McCarthy et Josh Singer (Spotlight)

L’oscar est présenté par Emily Blunt et Charlize Theron.

Moyocoyani : Je ne saurais dire assez tout le mal que je pense de Spotlight, et malgré la faiblesse des films nominés dans cette catégorie, quelle déception c’est de ne pas voir Ex Machina récompensé. Alex Garland a tenté l’épure, en se limitant à un lieu et quatre acteurs, dont un fait pratiquement de la figuration, pour un scénario basé sur le test de Turing assez efficace, tandis que le scénario de Spotlight ne saurait être remarqué que pour l’efficacité avec laquelle les dialogues s’enchaînent – une efficacité plus « série américaine » que réaliste d’ailleurs. Entre un scénario sans aucune surprise, sans aucune tension et s’attaquant sans perspective intéressante à un problème déjà assez unanimement condamné pour que cette nouvelle pierre ne puisse plus trouver de place, il ne tient la comparaison ni face aux Hommes du président, sur lequel il lorgne au pastiche, ni par rapport au El Club de Pablo Lorrain, brûlot anti-catholique qui abordait le même sujet avec un peu plus d’originalité et une vision de réalisateur. Un autre candidat sérieux à l’Oscar eût été la surprise It follows, petit film d’horreur original jusque dans sa modestie, tranchant par l’efficacité de son écriture avec la tendance au grand-guignol d’un James Wan qui finit par lasser après avoir impressionné pendant quelques films. Mais on n’aime pas le cinéma d’horreur aux Oscars, ma foi…

Meilleur scénario adapté : Adam McKay et Charles Randolph, d’après Michael Lewis (The Big Short)

L’oscar est présenté par Ryan Gosling et Russell Crowe.

Moyocoyani : Les films nominés ne brillant pas par l’excellence de leur scénario, de sorte qu’il n’est pas très surprenant que The Big Short soit récompensé, même si la structure du film paraît assez facile – il a « l’originalité » de ne jamais occasionner de rencontre entre les protagonistes, la choralité servant à offrir des perspectives différentes sans avoir d’intérêt dramatique, et sans être donc pleinement justifiée – et que la tonalité globalement humoristique sans réelle écriture comique peinent à le faire percevoir comme une bonne comédie ou un bon drame. Récompenser The Big Short, c’est presque se moquer de J.C. Chandor, qui avec Margin Call avait livré un film autrement plus définitif, mieux écrit, mieux filmé et plus captivant sur le même sujet et dans le même environnement, sans recevoir mieux qu’une nomination, et c’est faire bien peu de cas d’une année de cinéma américain, où il n’est pas douteux que de nombreuses adaptations auraient mieux mérité la statuette que celle-là.

 

Meilleurs décors : Colin Gibson et Lisa Thompson (Mad Max : Fury Road)

L’oscar est présenté par Tina Fey et Steve Carell.

Moyocoyani : Rien à redire sur un Oscar qui paraît bien mérité, si ce n’est pour nous étonner de l’absence de Crimson Peak parmi les nominés. La platitude du film si attendu de del Toro n’empêchait pas ses décors gothiques d’être somptueux. N’aurait-il pas été assez distribué sur le territoire américain pour que l’on y songe seulement ?

Meilleure création de costumes : Jenny Beavan (Mad Max : Fury Road)

L’oscar est présenté par Cate Blanchett.

Meilleurs maquillages et coiffures : Lesley Vanderwalt, Elka Wardega et Damian Martin (Mad Max : Fury Road)

L’oscar est présenté par Margot Robbie et Jared Leto.

 

Meilleure photographie : Emmanuel Lubezki (The Revenant)

L’Oscar est présenté par Michael B. Jordan et Rachel McAdams.

Moyocoyani : Cet Oscar était nettement celui dont j’étais le plus curieux, tous les films nominés étant dignes de la statuette – même Carol, bien qu’il ne tienne pas la comparaison dans cette catégorie avec Mad max : Fury Road, The Hateful Eight, The Revenant  et Sicario (photographié par Roger Deakins, le chef op mythique des frères Coen, qui a su faire de son mieux pour Villeneuve avant de se reposer pour Hail, Caesar !). Un grand absent tout de même dans cette catégorie, Knight of cups, de toute manière photographié aussi par Lubezki, qui reçoit cette année son troisième Oscar consécutif, après  Gravity de Cuaron et  Birdman, ses compatriotes mexicains lui portant étonnamment bien plus chance que Terrence Malick, grâce aux films duquel il s’est pourtant affirmé comme l’un des meilleurs – si ce n’est le meilleur – dans sa catégorie. On pourrait s’étonner aussi de l’absence de Macbeth et Inherent Vice, la richesse exemplaire et prometteuse de cette année en matière d’ambition photographique dédouanant cependant l’Académie, tous ces choix étant excellents.

Meilleur montage : Margaret Sixel (Mad Max : Fury Road)

L’oscar est présenté par Priyanka Chopra et Liev Schreiber.

Meilleur montage de son : Mark A. Mangini et David White (Mad Max : Fury Road)

L’oscar est présenté par Chadwick Boseman et Chris Evans.

Meilleur mixage de son : Chris Jenkins, Gregg Rudloff et Ben Osmo (Mad Max : Fury Road)

L’oscar est également présenté par Chadwick Boseman et Chris Evans.

Meilleurs effets visuels : Mark Williams Ardington, Sara Bennett, Paul Norris et Andrew Whitehurst (Ex Machina)

L’oscar est présenté par Andy Serkis.

Moyocoyani : La présence même d’Ex Machina parmi les nominés est surprenante, non qu’il soit indigne d’être distingué pour ses effets visuels, loin de là, l’idée qu’il remplace In the Heart of the Sea ou Exodus : Gods and Kings, qui malgré leur médiocrité générale parvenaient à briller de manière bienvenue sur cet aspect-là, est presque révoltante. On ne se révoltera pas parce qu’on avait beaucoup aimé le film, mais il est difficile de se départir de l’impression que cet Oscar lui a été remis à défaut de pouvoir le récompenser pour son scénario.

 

Meilleure chanson originale : Jimmy Napes et Sam Smith pour Writing’s on the Wall (Spectre)

L’oscar est présenté par Common et John Legend.

 

Meilleure musique de film : Ennio Morricone (The Hateful Eight)

L’Oscar est présenté par Quincy Jones et Pharell Williams.

Meilleur film en langue étrangère : Laszlo Nemes (Le Fils de Saul)

L’oscar est présenté par Lee Byung-hun et Sofia Vergara.

Moyocoyani : Plus que pour le décevant A War de Lindholm, nous avions beaucoup d’estime pour le très beau L’Etreinte du Serpent. Le Fils de Saul reste cependant l’une des claques de l’année, dans son traitement virtuose, original et décent, enfin plus distancié que tire-larmes, des camps de concentration, et nous nous réjouissons de son heureux succès, après le grand prix de Cannes, alors même qu’il s’agit d’un premier film.

Meilleur film d’animation : Pete Docter et Jonas Rivera (Vice Versa)

L’oscar est présenté par…Woody et Buzz, qui rendent ainsi hommage à celui à qui ils doivent la vie et la célébrité.

Moyocoyani : Roxane « Lenvy » Saint-Anne avait déjà résumé la plupart des griefs que nous avions contre Inside out, et qui justifient notre large préférence cette année pour le magnifique Le Garçon et le monde, dessin animé brésilien d’Alê Abreu qui se vit comme une véritable expérience visuelle et auditive. Il faut dire cependant que Docter étant le père de Toy Story, Monstres et compagnie, Là-haut (qui lui avait déjà valu un Oscar), et surtout de l’extraordinaire Wall-E, on peut comprendre que l’émerveillement qu’il suscite comme figure tutélaire de Pixar lui vaille des prix même pour des films  résussis certes, mais plus contestables.

Meilleur film documentaire : Asif Kapadia et James Gay-Rees (Amy)

Moyocoyani : Je peine à croire que les membres du jury aient vu The Look of Silence, qui aurait pu se voir décerner l’Oscar le jour des nominations sans révolter quiconque, ou être nominé comme meilleur film étranger et rivaliser dignement avec Le Fils de Saul. Cette injustice permet du moins de recommander avec toute la vigueur possible cet exceptionnel documentaire de Joshua Oppenheimer sur les massacres de 1965 en Indonésie, qui fait suite au non moins puissant The Act of Killing, où il s’agit à nouveau d’interroger non les victimes mais les bourreaux, parfois si peu peinés de leurs exactions qu’ils proposent de rejouer leurs exécutions et n’hésitent pas à évoquer leur coutume de boire du sang de leurs victimes « pour ne pas devenir fous ». Et voir à l’écran une personne qui a vraiment bu du sang, je vous assure que cela fait quelque chose.

Meilleur court-métrage de fiction : Benjamin Cleary et Serena Armitage (Stutterer)

L’oscar est présenté par Abraham Attah et Jacob Tremblay.

Meilleur court-métrage d’animation : Pato Escala Pierart et Gabriel Osorio Vargas (Bear Story)

L’oscar est présenté par…les Minions !

Meilleur court-métrage documentaire : Sharmeen Obaid-Chinoy (A Girl in the River : The Price of forgiveness

L’oscar est présenté par Louis C. K.

Ce qu’il faut retenir, par Imperator Furiosa

LEO a eu son oscar et il a fait son discours sur la planète et le danger de la déforestation pour les générations futures.
Au passage, la présumée girlfriend de Leo, Brie Larson, a décroché son premier oscar pour sa première nomination à l’académie. De quoi rendre son chéri jaloux. On imagine qu’ils vont fêter ça !

Mad Max a tout déchiré, Super Lauréat avec 6 oscars, et j’arrive toujours pas à comprendre pourquoi Charlize Theron n’était pas nominée, autrement le compteur en afficherait probablement un de plus.

Alejandro Inarritu a obtenu l’oscar du meilleur réalisateur deux années consécutives, ce soir pour The Revenant. Son film a remporté 3 oscars. On en espérait un peu plus mais on savait que ce serait serré entre The Revenant et Mad Max, et comme j’aimais bien les deux, je ne suis pas déçue que tout le monde y trouve son compte.

Spotlight a bien créé la surprise (ça n’en est plus trop une puisque je vous l’avais annoncé en intro) en remportant l’oscar du meilleur film.

Et même The Hateful Eight a décroché son Oscar, Ennio Morricone nous a d’ailleurs beaucoup émus sur scène lorsqu’il est venu chercher sa statuette.

On a aussi vu des trucs marrants:

Chris Rock a fait vendre des chocolats pour une asso par des petites filles noires aux invités de la cérémonie. Elles ont remporté presque 50 000 dollars.

On a vu Joe Biden appeler Lady Gaga « Mon amie ». Le vice-président des Etats-Unis était sur la scène du Dolby Theater de Los Angeles, venu inviter les gens à s’engager contre les violences sexuelles. Et c’est l’ami de Lady Gaga, si si, il a bien dit « Let me introduce my friend, Lady Gaga. », puis elle a chanté sa belle chanson hommage aux victimes de violences sexuelles.

Les Minions ont présenté le meilleur court métrage d’animation, c’était curieux.
Buzz l’éclair et Woody étaient eux aussi présents pour récompenser le meilleur film d’animation, ça nous a paru moins bizarre le deuxième coup. 🙂

Olivia Wilde est venue en robe de mariée, accompagnée de Ali G pour représenter les noirs qui n’étaient pas présents, comme Dark Vador for example.

And about the ones who weren’t nominated…

Au sujet de la polémique sur la diversité, on a plongé dedans dès le début, et tout au long de la cérémonie: « Ce sont les blancs qui jugent les noirs ce soir. Heureusement qu’ils n’ont pas choisi le maitre de cérémonie, sinon ce serait Neil Patrick Harris à ma place » (Barney Stinson dans HYMYM).
Chris Rock a joué sur l’absence de comédiens noirs parmi les nominés cette année toute la soirée, il s’est bien moqué du couple Smith, à l’initiative du boycott « je comprends, c’est pas juste que juste Will soit si bon mais pas nommé, mais c’est pas juste non plus qu’il ait touché 20 millions de dollars pour Wild Wild West » et pour sa femme « Jada elle est drôle, c’est un peu comme si moi, je disais que je boycottais le lit de Rihanna alors que j’y suis pas invité ». Kevin Hart, présent, s’est aussi bien fait chambrer par l’humoriste. Tout le monde en a pris pour son grade, plusieurs sketchs dont certains parodiant des films nominés dont les personnages étaient interprétés par des comédiens noirs avaient été préparés pour l’occasion et ont été diffusés durant la cérémonie.

Pour que cette situation ne se reproduise plus, Chris Rock a suggéré quelques options à l’Académie des Oscars pour l’an prochain, comme créer une catégorie « meilleur pote noir » (celui qui meurt en premier) ou encore une catégorie « acteur noir », « puisqu’il y a bien une catégorie actrice ».

Le message est bien passé. 😉 Vivement l’année prochaine!

 

La Boîte à Musique – Les musiques de films

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La Boîte à Musique – Les musiques de films

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le onzième numéro de votre chronique musicale sur Cleek. Vous l’aurez compris, il sera question ici de musique, et plus particulièrement des musiques qui ont bercé et qui continuent de bercer l’univers geek, qu’il s’agisse de jeux vidéo, de films ou d’animés. Le format de cette chronique pourra varier d’un numéro à l’autre selon les musiques qui vous seront proposées. Présentations, analyses, extraits de partitions seront autant d’éléments que vous pourrez retrouver dans la boîte à musique de Cleek.

Vous avez dû le remarquer : chez Cleek en ce moment, nous sommes très portés sur les sorties cinéma, et pour cause, car avec The Revenant, entre autres, nous nous sommes peu à peu hissés jusqu’à la date fatidique de la cérémonie des Oscars 2016. Pour marquer ce jour particulier dans l’univers du cinéma, nous centrerons ce numéro de la Boîte à Musique sur les bandes originales de films. Quelles sont leurs enjeux, leurs devoirs vis-à-vis du film qu’elles illustrent ? Tout cela, ainsi qu’une petite visite guidée dans le panthéon des plus grands compositeurs de musiques de film, vous permettra d’en connaître davantage sur le sujet. En route !

Les anciens numéros : Final Fantasy – Game of Thrones – League of Legends 1 & 2 – Les musiques rétros – Inception – Worlds Collide – Les musiques horrifiques – Hunger Games – League of Legends : Jhin.

 

[divider]La musique de film : pourquoi et comment ?[/divider]

 

Dans la sphère musicale actuelle, les musiques de film ont su, au cours des dernières décennies, provoquer un réel engouement auprès d’un public, au demeurant très exigeant. Si tout a commencé avec le film muet, souligné par une musique au piano, volontairement caricaturale, le moins que l’on puisse dire, c’est que la bande originale a beaucoup évolué depuis. Au départ, l’idée était de souligner à l’extrême les émotions et ressentis du protagoniste. Ce dernier, alors privé de parole, conférait à la musique une certaine responsabilité, jusqu’à lui attribuer un rôle à part entière. Petit à petit, la musique film s’est alors dessinée comme étant le « troisième personnage » dans un schéma triangulaire que forment le réalisateur, les acteurs, et le compositeur (ou encore plus récemment le réalisateur, le producteur et le compositeur), comme se plaisait à le souligner Federico Fellini. Aujourd’hui, nos acteurs sont doués du verbe, et la musique demeure toujours une clé majeure de l’action cinématographique. Si l’on se souvient parfois d’un thème musical marquant, comme cela peut être le cas avec des films comme Indiana Jones, Gladiator, Lauwrence d’Arabie et bien d’autres, le support musical reste omniprésent dans un film, marquant les scènes de grands moments sonores, mais aussi beaucoup plus discrètement, à tel point que l’on ne s’en rend parfois pas compte : c’est pourtant là que réside tout le génie d’une bande originale de film : souligner l’action, l’illustrer, l’appuyer, sans forcément accaparer l’attention du spectateur. Qu’il s’agisse de comédie, d’horreur ou de suspense, la musique oscille entre l’ombre et la lumière pour sublimer les autres pôles de l’équipe cinématographique. Faisons donc un rapide tour d’horizon sur les diverses fonctions de la musique au sein d’un film :

 

La musique d’ambiance ou extradiégétique

 

Le premier cas de figure, souvent le plus fréquent, et pourtant celui que l’on remarque le moins. Les musiques d’ambiance sont, comme le nom nous l’indique, en charge d’instaurer un certain climat sonore pour souligner une scène à l’atmosphère particulière. En contradiction avec la musique diégétique dont nous parlerons par la suite, la musique d’ambiance illustre, souligne sans jamais s’imposer, ce pourquoi on ne la remarque qu’en y prêtant une attention soutenue. Elle reste extérieure à la narration, tout en l’illustrant et pour cela, un ligne de basse, quelques accords ou quelques bruitages peuvent suffire. Le tout est de ne surtout pas surcharger la ligne musicale, afin qu’elle insuffle à l’action l’atmosphère adéquate, tout en restant épurée et minimaliste. Si l’ambiance se veut plus chargée ou plus anxiogène par contre, le son sera alors plus dense, plus chargé qu’à l’ordinaire. Pour ne pas prendre le pas sur la narration, la musique arbore alors des intervalles souvent dissonants et/ou éclatés, afin que l’oreille de l’auditeur ne soit pas accaparée par des fragments musicaux familiers ou « agréables » à entendre. La tension doit s’accroître, et comme pour d’autres ambiances, la musique doit alors constituer un moyen et non une fin en soi. C’est par exemple le cas pour Irréversible de Gaspard Noé, où l’on peut entendre, bien que difficilement, un son de basse quasi inaudible qui souligne toute la première demie-heure du film. Cet élément, à peine perceptible, contribue en fait à renforcer l’effet de malaise déjà provoqué par l’action de film, et a pour certains été jusqu’à leur donner la nausée. Un cas extrême de ce que peut donc faire la musique extradiégétique !

 

Quelques exemples :

 

 

 

La musique diégétique

 

La musique diégétique, à l’inverse de la musique extradiégétique, fait partie intégrante de la narration. Il peut s’agir de plusieurs choses, mais dans la majeure partie des cas, un son diégétique est un fragment musical qui peut être entendu par les personnages figurant dans l’action. Il peut s’agir d’une musique provenant d’une radio, d’un cri, d’un chant etc. Rien de très surprenant en fait, mais cela peut avoir une certaine importance selon le type de son utilisé. Une alarme d’intérieur par exemple constituerait un parfait exemple de son diégétique, et il induirait une réelle tension chez l’auditeur de par son caractère dangereux et strident. Ici encore, la musique n’est pas forcément facile à identifier par l’auditeur, puisqu’elle est incluse dans la scène regardée et dans la narration. Enfin dans d’autres cas, la musique diégétique peut s’avérer plus subtile, et refléter en fait les émotions d’un personnage, un peu comme le fera la bande originale d’un film muet, mais de manière beaucoup plus fine : cela se voit le plus souvent dans des émotions négatives, comme la folie, le désespoir ou la violence. On pénètre alors dans la psyché du personnage, et la musique serait en fait ce qui « se joue » dans l’esprit du protagoniste. L’immersion est alors totale, puisqu’on ne fait plus qu’un avec l’inconscient du personnage. On vit ses pensées les plus intimes, et l’on peut alors aller jusqu’à ressentir une réelle compassion ainsi qu’une empathie profonde pour la personne qui joue l’action.

 

 

Un exemple :

 

 

Les thèmes musicaux :

 

Il s’agit en fait du cadre le plus classique à nos yeux, puisque les thèmes musicaux sont en fait ceux dont on se souvient, parfois longtemps après le visionnage d’un film, jusqu’à devenir même des morceaux cultes, parfois complètement dissociables du film duquel ils sont issus, ou au contraire, de réels symboles pour ces derniers longs-métrages. Ici, point de place pour la dissonance, mais plutôt un réel parti pris pour des lignes musicales faciles et aussi agréables que marquantes à écouter. Le thème l’emporte parfois alors sur l’action et sur les personnages représentés, ce qui peut poser problème au réalisateur. La musique passe alors au premier plan, et ce n’est qu’en dehors du cinéma d’auteur que l’on retrouve cet engagement particulier : accepter que la musique prenne le devant, quitte à occulter l’aspect cinématographique lorsque cette dernière est trop « belle » pour simplement le sublimer. Enfin, nous vous en parlions lors du premier numéro de cette chronique sur Final Fantasy, les thèmes musicaux servent parfois de leitmotiv : la musique devient alors le thème d’un personnage en particulier, et son incrustation dans le film sert alors à marquer la scène de l’empreinte de ce personnage particulier.

 

Quelques exemples :

 

Les Pluies de Castamere est une chanson évoquant la force de la famille Lannister dans l’œuvre Game of Thrones.  Son arrivée dans diverses scènes de la série est donc des plus symboliques, comme c’est le cas lors des Noces Rouges.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=94dY-QxjDiE

 

[divider]Petit tour du propriétaire dans le panthéon des compositeurs[/divider]

 

L’idée sera maintenant de vous présenter quelques grandes figures de la musique de film, sans pour autant en faire une liste exhaustive, ce qui serait, vous vous en doutez, un réel défi plus que subjectif. Ces quelques compositeurs et acteurs éminents de la scène musicale cinématographique ont donc su insuffler à « leurs » films une intention particulière qui fait que l’on se les rappelle, bien longtemps après.

 

Ennio Morricone

 

Un peu le Leonardo de la musique de film qui, du haut de ses 500 musiques de film et de ses 70 millions de disques vendus à travers le monde, n’a pourtant jamais reçu d’Oscar. Incroyable mais vrai donc, pour ce grand monsieur de l’OST, reconnu pour ses musiques typées western et suspense. Parmi les plus cultes (et encore, il serait difficile de toutes les lister), nous retrouvons Le Bon, La Brute et le Truand, Il était une fois dans l’Ouest, puis ensuite, des musiques plus orchestrales avec Le Professionnel, ou encore Les Incorruptibles. Dernièrement, c’est dans la bande-originale du film de Tarantino, Les Huit Salopards que nous le retrouvons, dans un thème faussement sombre et menaçant, à l’image de ce film pastiche. À noter qu’une récompense lui sera bientôt décernée, non pas pour une œuvre en particulier, mais bel et bien pour l’immense carrière menée par le compositeur.

 

Le choix de Cleek :

 

 

Hans Zimmer

 

Sans doute LE nom qui arrive en tête des classements lorsque l’on pense à un compositeur de musiques de film. Bien que mondialement reconnu pour de nombreuses OST, Hans Zimmer surfe sur un vent de polémique qui divise ses adeptes des musiciens et compositeurs plus « intellectuels », accusant ce dernier d’employer des recettes « faciles » pour composer ces musiques. Si en effet Hans Zimmer emploie le plus souvent une grille d’accords assez simpliste, son génie musical réside toutefois dans la construction de ses morceaux, et dans les progressions qui nivellent ses thèmes, les rendant souvent épiques et mémorables. Parmi elles, nous retrouvons les bandes-originales de Gladiator, Da Vinci Code, Le Roi Lion, Pirates des Caraïbes, la trilogie Batman de Nolan, Inception ou encore Interstellar (oui, on dirait que Nolan n’en a pas fini avec lui…). Un nom incontournable de la musique de film qui, du haut de ses huit Oscars, se place au sommet de ce panthéon des compositeurs de musiques de film.

 

Le choix de Cleek :

 

 

James Newton Howard

 

Un nom sans doute plus effacé que le compositeur précédent, et pourtant, une figure éminente dans le monde des OST. Avec un style très orchestral et consonant, James Newton Howard habille ses films de mélodies mémorables, mélancoliques et poétiques. C’est au travers de films tels que la saga Hunger Games, Green Lantern ou Je suis une Légende que l’on se souvient de lui, sans oublier ses nombreuses contributions au cinéma de M. Night Shyamalan, qui a fait de lui son compositeur fétiche, au travers d’œuvres telles que Phénomènes, Le Village, After Earth, ou encore  The Visit.

 

Le choix de Cleek (et sans doute le plus gros coup de cœur de cet article, qui regroupe à la fois musique d’ambiance, musique diégétique, et thème musical) :

 

https://www.youtube.com/watch?v=oBha4OZ-QJU

 

John Williams

 

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de faire les présentations. Là encore, ce grand monsieur de la musique de film a su marquer les esprits par des thèmes orchestraux et mélodieux plus que mémorables. De E.T en passant par Indiana Jones, Star Wars, Harry Potter ou La Liste de Schindler, John Williams a su, par ses mélodies épiques et marquantes, devenir le maître du leitmotiv (enfin, après Wagner tout de même, et dans un autre registre) avec par exemple les thèmes d’Indiana Jones, Harry Potter, sans oublier notre petit préféré…

 

Le choix de Cleek :

 

 

Clint Mansell

 

Si le nom ne vous est pas familier, sachez pourtant que vous connaissez à coup sûr l’œuvre la plus emblématique de ce compositeur, Lux Aeterna, le titre phare du film Requiem for a Dream. Avec ce seul morceau, Clint Mansell a d’ores et déjà gagné sa place dans le panthéon des compositeurs de musiques de film, puisque ce thème, tout le monde le connaît, et la majorité d’entre nous l’adorons. Clint Mansell est ainsi, entre autres, le compositeur-star du réalisateur Darren Aronofsky, au travers de films tels que Pi, Black Swan, Noé ou encore The Fountain. Fervent adepte du style minimaliste, Clint Mansell illustre ses musiques par de petites cellules mélodiques répétées, amplifiées et sublimées par de somptueuses progressions mélodiques. Nous lui avions d’ailleurs consacré un article, il y a maintenant plus d’un an, que vous pouvez retrouver ici.

 

Le choix de Cleek :

 

https://www.youtube.com/watch?v=LD0peaRjS1E

 

Alexandre Desplat

 

Un patronyme en apparence méconnu, mais qui a marqué pourtant de nombreux films actuels. Si les musiques d’Alexandre Desplat ne transcendent pas l’oreille par une inventivité hors du commun, le travail reste pourtant bien fait et exemplaire quand il s’agit de livrer une prestation propre et soignée, toute en nuances et en finesse. Invincible, Zero Dark Thirty, Philomena, The Ghost Writer, The Grand Budapest Hotel ou The Danish Girl sont certaines de ses réalisations.

 

Le choix de Cleek :

 

 

 

Voici pour ce petit, et très bref tour d’horizon de la scène des musiques de films. Pour cette année, et cette 88e cérémonie des Oscars, nous retrouverons en compétition :

 

 

Lequel d’entre eux remportera le précieux trophée ? Et pour vous, quelles sont les principales qualités d’une musique de film ? Quelle est votre préférée ? À bientôt dans un prochain numéro de la Boîte à Musique de Cleek !

 

Razer fait (encore ) des portables.

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Razer Blade Stealth

Malgré les accords récents avec Lenovo sur le desktop, Razer compte visiblement continuer sa gamme de PC portables.

Razer est directement associé au gaming pourtant ce nouveau Razer Blade Stealth n’a rien à voir avec ça. C’est un ultrabook haut de gamme que nous avions pu découvrir au CES 2016.

Le Razer Blade Stealth inaugure peut-être une nouvelle direction que compte prendre la marque. Car ce produit seul est effectivement bien loin du gaming et si proche de l’univers Apple et de son MacBook Air pour être plus précis.

L’ultrabook de la marque va sortir avec un i7 6500U ( et donc une partie graphique Intel HD 520 ), le tout servant deux déclinaisons d’écrans ( dans les 2 cas, une dalle IGZO 12.5″) soit QHD (2560 x 1440) ou alors 4K (3840 x 2160).

Le reste est relativement conventionnel mais c’est évidemment le design et la qualité de fabrication qui font ici la différence avec une volonté de positionner ce produit sur un segment haut de gamme.

Razer Blade Stealth

Caractéristiques communes Razer Blade Stealth:
• 12.5” IGZO 16:9 aspect ratio, écran tactile
• QHD (2560 x 1440) – 128GB / 256GB PCIe SSD options
• UHD (3840 x 2160) – 256GB / 512GB PCIe SSD options
• Intel® Core™ i7-6500U Dual-Core Processor (2.5GHz / 3.1GHz)
• Intel® HD Graphics 520
• 128GB / 256GB PCIe SSD options (version QHD)
• 256GB / 512GB PCIe SSD options (version 4k)
• 8GB Dual-Channel System Memory (LPDDR3-1866MHz)
• Windows® 10 (64-bit)
• Wireless-AC (802.11a/b/g/n/ac + Bluetooth® 4.1)
• Thunderbolt™ 3 (USB-C)
• USB 3.0 port x 2 (SuperSpeed)
• Built-in webcam (2.0MP)
• Chroma anti-ghosting keyboard with individually backlit keys
• HDMI 1.4b audio and video output
• Built-in stereo speakers
• 3.5mm headphone/microphone combo port
• Built-in array microphone
• Trusted Platform Module (TPM 2.0) security chip embedded
• Compact 45W USB-C power adapter
• Built-in 45Wh rechargeable lithium-ion polymer battery
• 13.1 mm (H) x 321 mm (W) x 206 mm (D)
• poids/ 1.25 kg

Alors évidemment, grâce à son port Thunderbolt, le Razer Blade Stealth pourra se faire renforcer par une unité graphique externe lui donnant toutes les capacités pour le gaming.

Razer Blade Stealth

Razer CoreSauf que à cet instant le module « Razer Core », capable de recevoir une carte graphique sur un port PCIex, n’est pas disponible.

Pourtant, avec son alimentation dédiée de 500W, ce qui ressemble à un mini PC, est là pour donner de l’oxygène et la caution « Gaming » à ce produit en acceptant les plus grosses cartes graphiques du moment ( jusqu’à 310mm de longueur ).

Mais à cet instant, Razer communique sur la fidélité du rendu des couleurs de son écran et sur l’excellente tenue de sa batterie. Une incursion dans un milieu jusque là inconnu chez Razer tout en permettant aux grands enfants fortunés de se réserver quelques moments sur les meilleurs jeux, quand le Razer Core sera disponible à la vente.

 

 

 

Razer Blade Stealth

Il restera alors deux questions importantes pour nous les français : ce portable sera t-il distribué dans notre pays…et à quel prix.

 

Pourquoi Foxconn veut Sharp ?

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Sharp

Alors que tout semblait ficelé, le géant de la sous traitance taïwanais Foxconn a décidé de différer la signature validant définitivement le rachat de Sharp.

En cause, des dettes plus importantes que prévues et révélées au dernier moment.

Pourtant, sauf découverte scandaleuse, il est peu probable que Foxconn lâche sa proie.

En mettant la main sur Sharp, Foxconn va passer à une autre dimension et permettre à beaucoup de fabricants de s’affranchir de Samsung, omniprésent des puces aux écrans.

Car si Sharp a fait parler de lui ces dernières années pour ses pertes records, c’est avant tout un leader technologique et…historique.

Sharp est en effet l’inventeur du LCD, une entreprise née en 1912 qui lançait, au début des années 1960, dans la curiosité générale une calculatrice de poche construite autour d’un écran LCD ou encore le premier téléphone portable équipé d’un APN en 2000.

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Mais Sharp est aussi à l’origine de la baisse de la consommation des ordinateurs portables ou de la généralisation du « Retina » avec sa technologie IGZO qui a particulièrement tapée dans l’oeil d’Apple il y a quelques années.

Le Japonais Sharp est souvent à l’origine ou en tout cas dans l’entourage de toutes les innovations majeures autour de l’audiovisuel, la mobilité voir même le médical, le solaire et d’autres domaines.

C’est dans la commercialisation que Sharp s’est régulièrement planté. Lancements produits à contre courant, en retard…les pertes se sont accumulés pour atteindre un record en 2012 avec prés de 5 milliards de $.

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Maintenu en vie par de nombreux plans lancés par l’Etat depuis des années, le fond souverain nippon n’a cependant rien pu faire face à la puissance de Foxconn qui a mis sur la table 700 milliards de yens (environ 5,5 milliards d’euros), tout en prenant l’engagement d’assumer la dette de 5,9 milliards d’euros ( montant annoncé avant le dernier épisode en date ).

Depuis quelques mois, Sharp a aussi enclenché une transition rapide vers la technologie OLED. Exsangue, l’entreprise ne peut cependant pas basculer aussi vite qu’elle le souhaite.

Pour Foxconn la première chose qui vient à l’esprit c’est une capacité supplémentaire pour servir son client N°1 Apple. On le sait depuis un moment maintenant mais Apple est en guerre frontale avec Samsung. Cependant, sans ce dernier la pomme n’est pas capable aujourd’hui de concevoir le moindre produit…Avec Sharp les dalles, mais aussi d’autres technologies, s’ouvrent à lui.

Pour Foxconn, cantonné à un rôle de fournisseurs de bras et de mains depuis son origine, c’est aussi l’accès à une marque de notoriété mondiale.

L’utilisation de cette marque par le taïwanais pourrait être le début d’une réorientation de la stratégique. Avec des usines partout dans le monde, de la Chaine au Brésil en passant par l’Europe, Foxconn dispose d’une force de frappe sans équivalent et pourrait alors se retrouver en position de concurrencer demain ses propres clients d’aujourd’hui…tout comme Samsung en fait.

 

Nominations aux Oscars 2016

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Récap’ des Oscars 2016

 

Comme vous avez du en entendre parler, les Oscars, c’est pour bientôt. Le 28 février 2016 au Dolby Theatre de Los Angeles aura lieu la 88ème cérémonie des Oscars du Cinéma (88th Academy Awards), (enfin, dans la nuit du 28 au 29 pour nous autres européens) pour récompenser les films sortis en 2015. L’événement, organisée par l‘Academy of Motion Picture Arts and Sciences, sera pour la seconde fois, présenté par Chris Rock, le comédien qui a déjà officié en 2005 avait fait une prestation remarquée. Les nominations nous ont été dévoilées le 14 janvier 2016, au Samuel Goldwyn Theatre de Beverly Hills par la présidente de l’Académie Cheryl Boone Isaacs, les réalisateurs Guillermo del Toro et Ang Lee  et l’acteur John Krasinski.

The Revenant, réalisé, coécrit et coproduit par Alejandro González Iñárritu, qui, rappelons-le, avait décroché pas moins de 4 Oscars l’année dernière avec Birdman, est le film le plus représenté avec douze nominations. Quant à George Miller et Mad Max: Fury Road, ils arrivent en deuxième position avec dix nominations. La question de la récompense possible de DiCaprio est aussi une intéressante inconnue. Pour vous, chers Cleekeurs, un petit récap des prétendants à la statuette.

 

[divider]Meilleur Film (récompense les producteurs)[/divider]

 

The Big Short : Le Casse du siècle (The Big Short) – Brad Pitt, Dede Gardner et Jeremy Kleiner

 

Brooklyn – Finola Dwyer et Amanda Posey

 

Mad Max: Fury Road – Doug Mitchell et George Miller

 

Le Pont des espions (Bridge of Spies) – Steven Spielberg, Marc Platt et Kristie Macosko Krieger

 

The Revenant – Arnon Milchan, Steve Golin, Alejandro González Iñárritu, Mary Parent et Keith Redmon

 

Room – Ed Guiney

 

Seul sur Mars (The Martian) – Simon Kinberg, Ridley Scott, Michael Schaefer et Mark Huffam

 

Spotlight – Michael Sugar, Steve Golin, Nicole Rocklin et Blye Pagon Faust

 

[divider]Meilleur Réalisateur[/divider]

 

Lenny Abrahamson pour Room

Alejandro González Iñárritu pour The Revenant

Tom McCarthy pour Spotlight

Adam McKay pour The Big Short : Le Casse du siècle (The Big Short)

George Miller pour Mad Max: Fury Road

 

[divider]Meilleur Acteur[/divider]

 

Bryan Cranston pour le rôle de Dalton Trumbo dans Dalton Trumbo (Trumbo)

 

Matt Damon pour le rôle de Mark Watney dans Seul sur Mars (The Martian)

Leonardo DiCaprio pour le rôle de Hugh Glass dans The Revenant

 

Michael Fassbender pour le rôle de Steve Jobs dans Steve Jobs

 

Eddie Redmayne pour le rôle de Lili Elbe / Einar Wegener dans The Danish Girl

 

[divider]Meilleure actrice[/divider]

 

Cate Blanchett pour le rôle de Carol Aird dans Carol

 

Brie Larson pour le rôle de Ma dans Room

 

Jennifer Lawrence pour le rôle de Joy Mangano dans Joy

 

Charlotte Rampling pour le rôle de Kate Mercer dans 45 Years

Saoirse Ronan pour le rôle de Eilis Lacey dans Brooklyn

 

[divider]Meilleur second rôle masculin[/divider]

 

Christian Bale pour le rôle de Michael Burry (en) dans The Big Short : Le Casse du siècle (The Big Short)

Tom Hardy pour le rôle de John Fitzgerald dans The Revenant

Mark Ruffalo pour le rôle de Michael Rezendes (en) dans Spotlight

Mark Rylance pour le rôle de Rudolf Abel dans Le Pont des espions (Bridge of Spies)

 

Sylvester Stallone pour le rôle de Rocky Balboa dans Creed : L’Héritage de Rocky Balboa (Creed)

 

[divider]Meilleur second rôle féminin[/divider]

 

Jennifer Jason Leigh pour le rôle de Daisy Domergue dans Les Huit Salopards (The Hateful Eight)

https://youtu.be/gnRbXn4-Yis

 

Rooney Mara pour le rôle de Therese Belivet dans Carol

Rachel McAdams pour le rôle de Sacha Pfeiffer dans Spotlight

Alicia Vikander pour le rôle de Gerda Wegener dans The Danish Girl

Kate Winslet pour le rôle de Joanna Hoffman dans Steve Jobs

 

[divider]Meilleur scénario original[/divider]

 

Ex Machina – Alex Garland

 

NWA : Straight Outta Compton (Straight Outta Compton) – Jonathan Herman, Andrea Berloff, S. Leigh Savidge et Alan Wenkus

 

Le Pont des espions (Bridge of Spies) – Matt Charman (en), Joel et Ethan Coen

Spotlight – Josh Singer (en) et Tom McCarthy

 

Vice-versa (Inside Out) – Pete Docter, Meg LeFauve (en), Josh Cooley (en) et Ronnie del Carmen

 

[divider]Meilleur scénario adapté[/divider]

 

The Big Short : Le Casse du siècle (The Big Short) – Charles Randolph (en) et Adam McKay, d’après le livre The Big Short: Inside the Doomsday Machine de Michael Lewis

Brooklyn – Nick Hornby, d’après le roman du même nom de Colm Tóibín

Carol – Phyllis Nagy (en), d’après le roman du même nom de Patricia Highsmith

Room – Emma Donoghue, d’après son propre roman du même nom (en)

Seul sur Mars (The Martian) – Drew Goddard, d’après le roman du même nom d’Andy Weir

 

[divider]Meilleurs décors[/divider]

 

The Danish Girl – Michael Standish et Eve Stewart

Mad Max: Fury Road – Colin Gibson et Lisa Thompson

Le Pont des espions (Bridge of Spies) – Rena DeAngelo, Bernhard Henrich et Adam Stockhausen (en)

The Revenant – Jack Fisk et Hamish Purdy

Seul sur Mars (The Martian) – Celia Bobak et Arthur Max

 

[divider]Meilleure création de costumes[/divider]

 

Carol – Sandy Powell

 

Cendrillon (Cinderella) – Sandy Powell

 

The Danish Girl – Paco Delgado (en)

Mad Max: Fury Road – Jenny Beavan (en)

The Revenant – Jacqueline West (en)

 

[divider]Meilleurs maquillages et coiffures[/divider]

 

Mad Max: Fury Road – Lesley Vanderwalt, Elka Wardega et Damian Martin

The Revenant – Siân Grigg, Duncan Jarman and Robert Pandini

 

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (The Hundred-Year-Old Man Who Climbed Out the Window and Disappeared) – Love Larson et Eva von Bahr

 

[divider]Meilleure photographie[/divider]

 

Carol – Edward Lachman

Les Huit Salopards (The Hateful Eight) – Robert Richardson

Mad Max: Fury Road – John Seale

The Revenant – Emmanuel Lubezki

 

Sicario – Roger Deakins

 

[divider]Meilleur montage[/divider]

 

The Big Short : Le Casse du siècle (The Big Short) – Hank Corwin

Mad Max: Fury Road – Margaret Sixel

The Revenant – Stephen Mirrione

Spotlight – Tom McArdle

Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (Star Wars: The Force Awakens) – Maryann Brandon et Mary Jo Markey

 

[divider]Meilleur montage de son[/divider]

 

Mad Max: Fury Road – Mark A. Mangini et David White

The Revenant – Martin Hernández et Lon Bender

Seul sur Mars (The Martian) – Oliver Tarney

Sicario – Alan Robert Murray

Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (Star Wars: The Force Awakens) – Matthew Wood et David Acord

 

[divider]Meilleur mixage de son[/divider]

 

Mad Max: Fury Road – Chris Jenkins, Gregg Rudloff et Ben Osmo

Le Pont des espions (Bridge of Spies) – Andy Nelson, Gary Rydstrom et Drew Kunin

The Revenant – Jon Taylor, Frank A. Montaño, Randy Thom et Chris Duesterdiek

Seul sur Mars (The Martian) – Paul Massey, Mark Taylor et Mac Ruth

Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (Star Wars: The Force Awakens) – Andy Nelson, Christopher Scarabosio et Stuart Wilson

 

[divider]Meilleurs effets visuels[/divider]

 

Ex Machina – Mark Williams Ardington, Sara Bennett, Paul Norris et Andrew Whitehurst

Mad Max: Fury Road – Andrew Jackson, Dan Oliver, Andy Williams et Tom Wood

The Revenant – Richard McBride, Matt Shumway, Jason Smith et Cameron Waldbauer

Seul sur Mars (The Martian) – Anders Langlands, Chris Lawrence, Richard Stammers et Steven Warner

Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (Star Wars: The Force Awakens) – Chris Corbould, Roger Guyett, Paul Kavanagh et Neal Scanlan

 

[divider]Meilleure chanson originale[/divider]

 

Earned It dans Cinquante nuances de Grey (Fifty Shades of Grey) – Paroles et musique : Abel Tesfaye, Ahmad Balshe, Jason Daheala Quenneville et Stephan Moccio

 

Manta Ray dans Racing Extinction  – Paroles et musique : Antony Hegarty

 

Simple Song #3 dans Youth – Paroles et musique : David Lang

 

Til It Happens To You dans The Hunting Ground  – Paroles et musique : Diane Warren et Lady Gaga

 

Writing’s on the Wall dans 007 Spectre (Spectre) – Paroles et musique : Jimmy Napes (en) et Sam Smith

 

[divider]Meilleure musique de film[/divider]

 

Carol – Carter Burwell

Le Pont des espions (Bridge of Spies) – Thomas Newman

Sicario – Jóhann Jóhannsson

Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (Star Wars: The Force Awakens) – John Williams

Les Huit Salopards (The Hateful Eight) – Ennio Morricone

 

[divider]Meilleur film en langue étrangère[/divider]

 

A War (Krigen) – Tobias Lindholm  Danemark (en danois)

 

L’Étreinte du serpent (El abrazo de la serpiente) – Ciro Guerra  Colombie (en espagnol)

 

Le Fils de Saul (Saul fia) – László Nemes  Hongrie (en hongrois)

https://youtu.be/2M00zf2FYEc

 

Mustang – Deniz Gamze Ergüven  France (en turc)

 

Theeb (‫ذيب) – Naji Abu Nowar  Jordanie (en arabe)

 

[divider]Meilleur film d’animation[/divider]

 

Anomalisa – Charlie Kaufman, Duke Johnson et Rosa Tran

https://youtu.be/DT6QJaS2a-U

 

Le Garçon et le Monde (O Menino e o Mundo) – Alê Abreu

 

Shaun le mouton, le film (Shaun the Sheep Movie) – Mark Burton et Richard Starzak

 

Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー) – Hiromasa Yonebayashi et Yoshiaki Nishimura

 

Vice-versa (Inside Out) – Pete Docter et Jonas Rivera

 

[divider]Meilleur film documentaire[/divider]

 

Amy – Asif Kapadia et James Gay-Rees

 

Cartel Land  – Matthew Heineman et Tom Yellin

 

The Look of Silence – Joshua Oppenheimer et Signe Byrge Sørensen

 

What Happened, Miss Simone?  – Liz Garbus, Amy Hobby et Justin Wilkes

https://youtu.be/moOQXZxriKY

 

Winter on Fire: Ukraine’s Fight for Freedom (en) – Evgeny Afineevsky et Den Tolmor

 

[divider]Meilleur court métrage de fiction[/divider]

 

Everything Will Be Okay  (Alles wird gut) – Patrick Vollrath

 

Ave Maria – Eric Dupont et Basil Khalil

 

Day One – Henry Hughes

 

Shok  – Jamie Donoughue

https://youtu.be/c5vLMJRr8MA

 

Stutterer – Serena Armitage et Benjamin Cleary

 

[divider]Meilleur court métrage d’animation[/divider]

 

Bear Story  (Historia de un oso) – Pato Escala Pierart et Gabriel Osorio Vargas

 

We Can’t Live Without Cosmos (Мы не можем жить без космоса) – Konstantin Bronzit

 

Prologue  – Imogen Sutton et Richard Williams

 

Sanjay’s Super Team – Nicole Paradis Grindle et Sanjay Patel

 

World of Tomorrow – Don Hertzfeldt

 

[divider]Meilleur court métrage documentaire[/divider]

 

Body Team 12  – David Darg et Bryn Mooser

https://youtu.be/L2eT2P1TfB8

 

Chau, Beyond the Lines  – Courtney Marsh et Jerry Franck

 

Claude Lanzmann: Spectres of the Shoah – Adam Benzine

 

A Girl in the River: The Price of Forgiveness – Sharmeen Obaid-Chinoy

 

Last Day of Freedom  – Dee Hibbert-Jones et Nomi Talisman

 

[divider]Déçus quand même…[/divider]

 

Comme tous les ans, ces nominations s’accompagnent de quelques déceptions, aussi on regrette certains absents, telle que la sublime Charlize Theron dans la catégorie meilleure actrice, qui nous avait pourtant bluffé pour son incroyable interprétation d’Imperator Furiosa dans Mad Max : Fury Road.

Remarqué également, le peu de reconnaissance pour les Maitres Tarentino et Spielberg. On avoue sans peine qu’on aurait aimé voir Les 8 salopards et Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force, d’avantage représentés. On est, par exemple, très désagréablement surpris de ne pas voir apparaître le nom de Samuel L Jackson, qui  méritait bien une petite place parmi les nominés, pour son jeu époustouflant dans le rôle de Major Marquis Warren alias « le chasseur de prime ».

 

[divider]Manque de diversité, l’affaire des quotas…[/divider]

 

On note que cela relance d’ailleurs la polémique concernant les fameux quotas. En effet plusieurs artistes dont l’actrice Jada Pinkett, épouse de Will Smith, (pressenti pour son rôle dans Seul contre tous puis finalement absent de ces nominations) et le réalisateur Spike Lee (pourtant récompensé d’un Oscar d’honneur, lors d’une soirée de prélude de la cérémonie en novembre) ont décidé de boycotter la 88ème édition des Oscars pour témoigner de leur désappointement quant au manque de couleur parmi les nominés.

La polémique fait beaucoup de bruit sur la toile, notamment sur les réseaux sociaux où le hashtag #Oscarsowhite fuse depuis quelques jours. Certaines associations antiracisme appellent même au boycott des Oscars par tous les artistes qui ne sont pas « blancs ».

 

[divider]Les pronostics…[/divider]

 

The Revenant partant grand favori, peut-être aura-t-on la chance de se consoler en admirant Léo brandir une petite statuette ? Grand oublié des Oscars, l’acteur, déjà nommé 6 fois, entre autres pour ses rôles dans Aviator, Blood Diamond ou encore Le Loup de Wall Street , n’est jamais reparti avec la figurine. On espère que 2016 réparera cette erreur.

Quoiqu’il en soit, les paris restent ouverts. Selon les pronostics de indiwire.com, si on attend en force The Revenant et Mad Max Fury Road, Tom Mac Carty et Spotlight pourraient bien créer la surprise, tout comme la jolie Saoirse Ronan pour son rôle de Eilis Lacey dans Brooklyn, ferait, selon la rumeur, beaucoup d’ombre à ses adversaires (de taille) : Cate Blanchett, la grande Charlotte Rampling ou encore Jennifer Lawrence dans la catégorie de la meilleure actrice.

 

Affaire à suivre, Vivement le 28 février !

 

 

Source : Allociné, Télérama

 

Medias :

Zotac veut se faire un nom dans les SSD

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Zotac tente de diversifier son offre en arrivant sur le marché des SSD. La cible retenue est en cohérence avec l’image de marque de Zotac : les passionnés à la recherche des plus hautes performances.

Le SSD PCIE SONIX est donc un nouveau venu qui va chercher tout d’abord à s’installer en frappant fort sur le terrain des performances.

Le SSD SONIX est donc exploitable sur un port PCI Express où il mobilisera 4 lignes PCIe Gen 3.

Equipé d’un contrôleur Phison E7 associé à 512Mo de cache en DDR3 et de mémoire MLC Toshiba, il serait donc capable de performances de lecture séquentielle de 2600 Mb/s et 1300 Mb/s en écriture.

C’est évidemment particulièrement performant et le Sonix ne s’arrête pas là puisqu’il serait aussi remarquable sur la durée de vie avec un MTBF de 2 000 000 heures.

Pour le moment une seule version en 480Go serait lancée pour un prix tout juste sous les 350€.

zotac

Peut-on vivre du jeu de rôle ?

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Peut-on vivre du jeu de rôle (papier) aujourd’hui ?

 

La réponse est non, hormis quelques rares exceptions qu’on peut compter sur les doigts de la main, personne ne vit uniquement du jeu de rôle en France. Laissez-moi orienter maintenant votre curiosité vers une question beaucoup plus intéressante.

 

[divider]Pourquoi on ne peut pas vivre uniquement du jeu de rôle ?[/divider]

 

Avant tout, je tiens à préciser que j’ai cherché des chiffres sur le net révélant l’état du marché pour étayer mes propos, mais force est de constater qu’il n’y a pas grand chose. Le peu que j’ai trouvé était le fruit de sondages sur des communautés isolées, loin des chiffres détaillés et vérifiables qui concerneraient l’ensemble du territoire. Je vais donc avancer avec mes bons amis « observation » et « raisonnement ».

 

 Jeu de rôle : Donjons & Dragons
uncannyknack / DeviantArt / Jeu de rôle : Donjons & Dragons

 

[divider]1/ Le marché est en contradiction avec notre société[/divider]

 

Le marché du JDR vise une clientèle très réduite puisque c’est un marché de niche. De plus, les ventes de ce marché ne se font que sur une partie de ses consommateurs, à savoir les MJ (Maîtres du Jeu), car eux seuls achètent les livres nécessaires pour jouer. Cela réduit considérablement le nombre d’acheteurs, ce qui nous amène à ce schéma.

Moins d’acheteurs = moins de ventes = moins d’argent = pas de quoi manger à la fin du mois. 

Mais à la limite, de nombreux marchés ne s’adressent qu’à un public de niche et fonctionnent très bien. Là où ça devient vraiment chaud, si on considère le JDR comme un produit, c’est lorsqu’on aborde sa rejouabilité.

La seule limite d’un univers c’est l’imagination : un MJ pourra créer autant de scénarios qu’il le veut pour ses joueurs tant qu’il en aura et c’est ce qui constitue ses « limites ». La plus grande force du JDR devient ironiquement sa plus grande faiblesse lorsqu’on veut en vivre. puisqu’un MJ n’a pas besoin d’acheter régulièrement de nouveaux livres, ce qui limite très vite le marché. On a beau consacrer du temps et s’investir à fond dans une partie, ni le MJ, ni les joueurs, ni les éditeurs ne sont rémunérés.

 

[divider]2/ Un rythme de productivité lent [/divider]

 

Sachez qu’il faut compter plusieurs années avant q’un JDR passe du stade de sa conception à celui de sa distribution en boutique. Le travail est titanesque pour des ventes modestes, puisqu’un livre qui se vend bien est estimé à 300 – 500 ventes. Alors certes, les livres de JDR valent en général leur pesant d’or (40 euros en moyenne), mais on est bien loin du marché des livres classiques qui touchent une cible beaucoup plus large et dont un « best-seller » peut atteindre les millions de ventes.

Conception, rédaction, tests (phase la plus longue), équilibrage, relecture, traduction, illustration, mise en page, édition, impression, distribution. Autant de métiers différents qui forcent les personnes ne voulant vivre que du JDR à porter plusieurs casquettes en même temps. Le rythme de production lent des livres ne permet pas de vivre si on ne pratique qu’un seul de ces métiers.

 

Jeu de rôle : L5R
Mario Wibisono / DeviantArt / Jeu de rôle : L5R

 

[divider]3/ La contradiction a du bon[/divider]

 

Contrairement au jeu vidéo, qui a vu fleurir de nombreuses pratiques marketing douteuses ces dernières années, le JDR est resté proche de ses valeurs d’origines. C’est un marché où il est compliqué de pérenniser mais il est presque libre des contraintes imposées par la recherche aveugle de rentabilité. Des passionnés travaillent pour des passionnés et ça, ça n’a pas de prix. 

[divider]4/ Et si on voulait développer le marché du jeu de rôle ?[/divider]

Après avoir constaté les limites auxquelles est confronté le marché du JDR en tant que produit (ici je fais référence à la production de nouveaux livres) je me suis demandé s’il était possible d’y trouver une solution en considérant le JDR en tant que service. Les clubs pourraient-ils vivre en faisant jouer leur membre contre une rémunération ? Peut-on finalement retourner la rejouabilité infinie d’un JDR à notre avantage pour en dégager des bénéfices ?

Malheureusement, cette solution n’est pas évidente, car il faudrait réunir des membres/clients actifs et réguliers. En prenant en compte le temps de création d’un scénario, le temps de jeu d’une partie et le nombre de joueurs autour de la table qui doit être raisonnable pour que tout le monde s’amuse, les tarifs seraient trop hauts pour une seule séance. Mettons qu’on rémunère un maître de jeu 10 euros de l’heure. S’il passe 6h à créer un scénario et 3h à faire jouer les joueurs, cela reviendrait à 90 euros de salaire. Disons qu’il fasse jouer 5 personnes, cela nous donne 18€ par joueur et par partie. Je ne crains que ce tarif (qui fait abstraction de nombreux autres coûts qui s’ajouteraient à la facture) ne soit trop haut. De mon point de vue, le plaisir du JDR vient avant tout des bons moments qu’on passe entre amis autour de la table, qu’on soit joueur ou MJ, et introduire de l’argent dans la création d’une partie pourrait faire surgir de nombreux problèmes au sein des groupes de jeu.  Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que les clubs de JDR aujourd’hui sont des associations, subventionnées (ou pas) et qui y voient une activité ludique avant la recherche de bénéfices.

 

 Jeu de rôle : Donjons & Dragons
Ironshod / DeviantArt / Jeu de rôle : Donjons & Dragons

 

 

De nombreux modèles économiques existent déjà et ils ont tous leur limite. Le moyen le plus efficace serait surement de populariser le JDR pour augmenter le nombre de consommateurs et d’acheteurs. Avec des joueurs célèbres comme Steven Spielberg ou l’écrivain Maxime Chattam, on pourrait sans doute sensibiliser les gens avec des campagnes de communication, mais le veut-on vraiment ? Si le JDR devient populaire, il faudra malheureusement s’attendre à ce que de nouveaux acteurs interviennent, avec le risque qu’ils fassent fuir les premiers fans qui ne supporteraient pas les changements qui en découleraient.

Peut être que la meilleure solution est au final de patienter, le temps que la société évolue économiquement, socialement, mentalement. En attendant, continuez de jouer, de faire découvrir le JDR à de nouveaux joueurs, à transmettre la magie ! Avec un peu de chance et beaucoup de bonne volonté, l’image des rôlistes s’améliorera et la communauté grandira.

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à faire un tour sur mon sujet précédent : 7 conseils pour MJ débutant

[divider]Références :[/divider]

 

Les modèles économiques du JDR de Imaginez.net

Écrire un jeu de rôle par Guillaume Besançon

Devenir un pro du jeu de rôle par GEAR (le Groupe d’Entraide des Auteurs Rôlistes)

BenQ va renommer sa gamme de moniteurs gaming ZOWIE

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Zowie

En fin d’année 2015, BenQ avait annoncé le rachat de la société Zowie Gear dont la marque éponyme dispose d’un positionnement particulier dans le monde des périphériques gaming.

Zowie est une marque quasi inconnue du grand public mais qui profite d’une grosse notoriété chez les pro-gamers du fait d’un design dépouillé et d’une orientation très éloignée du tout LED RGB et autres fioritures. L’image de Zowie est ainsi associée à la fiabilité et aux performances…bien loin de la cuisine marketing à laquelle se livrent les principales marques dés qu’on parle de gaming.

Zowie mouse-min

Les premiers liens entre BenQ et Zowie datent de 2010, les deux marques ont ainsi collaboré pour donner naissance aux moniteurs gaming XL et RL particulièrement appréciés.

Le cœur du business de BenQ étant à des années lumières du gaming ( projection, display…), la stratégie à long terme commençait à poser des questions aux observateurs.

Naturellement donc, les moniteurs gaming de la marque vont se retrouver renommés Zowie ce qui redonnera de la cohérence à l’ensemble.

En choisissant Zowie, BenQ n’a peut-être pas fait un coup monstrueux d’un point de vue médiatique mais c’est une opération extrêmement pertinente.

Le positionnement élitiste voir même de niche de la marque d’accessoires permet de se sortir par le haut de la guerre des prix qui commence à s’installer sur les périphériques gaming tout en profitant d’une notoriété immédiate auprès d’un public d’experts fortement prescripteurs et souvent réfractaires aux ficelles du marketing qui commence à noyer le milieu.

Enfin, loger cette activité au sein d’une marque propre permet d’éviter le grand écart entre une gamme de produits quasi pro et le monde du jeu vidéo.

 

[comparateur keyword= »BenQ XL »]

 

La filmographie de DiCaprio : une longue marche vers l’Oscar

Leonardo DiCaprio : le Roi qui voulait juste sa couronne

 

L’une des premières pensées à nous venir quand nous entendons mentionner les Oscars en même temps que l’un des memes les plus populaires sur le net est l’incapacité légendaire de Leonardo DiCaprio a obtenir un oscar, d’autant plus flagrante qu’il n’y a peut-être pas d’acteur plus connu ni plus généralement admiré au monde.

Un jeu flash, Red Carpet Rampage vient d’ailleurs d’être créé pour plaisanter de cette situation, permettant de faire courir l’acteur sur le tapis rouge de l’Académie après une statuette, en évitant les autres acteurs nominés cette année, les photographes et les attaques d’une statuette géante, en récupérant au passage tous les autres prix d’interprétation, et en remportant plusieurs mini-jeux, comme « Act harder », cette course étant infinie : DiCaprio ne peut atteindre l’oscar.

Il s’agirait donc de déterminer, au lendemain de la sortie de The Revenant en France et quelques jours avant la cérémonie qui le consacrera peut-être enfin, comment l’Académie des Oscars a pu si longtemps s’opposer au monde entier, restant aveugle aux mérites que public et critiques trouvent éclatants depuis une vingtaine d’années, et si elle a réellement commis et répété une injustice, en observant les principales performances de l’acteur et en les comparant à la concurrence qui empêcha DiCaprio d’être à chaque fois récompensé, voire simplement nominé, à l’instar de Peter O’Toole, Brad Pitt, Tom Cruise, Johnny Depp et Samuel L. Jackson !

De nombreux critiques estiment que si l’acteur n’a jamais eu l’oscar, c’est qu’il n’a pas serré assez de mains. Cela peut paraître cynique, mais comme pour le système électoral, les festivals de cinéma américains exigent officieusement des personnalités nominées qu’elles participent autant que possible aux présentations du film, aux émissions télévisées, aux soirées spéciales, le sourire pouvant apparaître comme aussi important que le talent, ce qui explique que les gros studios, donc mieux capables de payer ce genre de tournées à leurs employés, voient plus souvent leurs films récompensés…

Mais enfin, avant d’accuser le jury de l’Académie et la Fortune, il s’agirait déjà de voir si DiCaprio a réellement fait les bons choix de carrière, ou s’il n’est pas finalement l’acteur le plus surestimé de sa génération !

 

 

Les années d’apprentissage magistrales

 

Ce qu’il y a de singulier avec les débuts cinématographiques de DiCpario, c’est qu’il fut nominé aux Oscars pour l’un de ses tous premiers rôles, celui d’Arnie Grape, frère du personnage éponyme Gilbert Grape, incarné par Johnny Depp. L’injustice des hiérarchies de casting fait qu’il fut nominé comme meilleur second rôle, alors qu’il apparaît à peine moins que Depp, que son personnage est nettement le centre névralgique du film, et que son interprétation est autrement plus remarquable, mais sa jeunesse, son peu de dialogues et son influence seulement indirecte sur les événements de l’intrigue ne lui auraient pas permis d’être nominé comme meilleur acteur, cette injustice le servant finalement bien. Arnie Grape appartient à ces rôles de composition que l’académie apprécie, puisqu’il souffre d’un handicap tant physique que mental, nécessitant un effort de tous les instants dans la démarche, l’expression, et bien entendu les paroles, sur un film d’une heure 50. S’il est évident que Lesse Hallström est un bon directeur d’acteurs, l’investissement de DiCaprio qui sonne juste malgré la complexité de la performance demandée force l’admiration. Il était cependant en compétition avec John Malkovich, Ralph Fiennes et Tommy Lee Jones (qui l’obtint finalement pour Le Fugitif), trois acteurs si passionnants et expérimentés qu’il paraît évident que la nomination de DiCaprio est une reconnaissance par ses pairs et vaut un prix du meilleur espoir, sans avoir été pensée assez sérieusement pour qu’il soit réellement un rival de ces acteurs.

Cette première nomination lui permit-elle de prendre conscience de l’importance de la performance pour se distinguer des autres acteurs ou était-il déjà porté vers l’exigence ? Si les dix films qui suivirent entre 1993 et 1998 ne lui permirent pas de briller autant, il est évident qu’il chercha à se faire remarquer, multipliant les rôles les plus divers à l’écran, mais en les sélectionnant avec choix. Refusant en effet la facilité, il joue le personnage principal dans deux films adaptés d’autobiographies, This Boy’s Life (avec Robert de Niro) et The Basketball Diaries, portant respectivement sur les violences paternelles et l’addiction à la drogue. Il n’accepte alors que deux rôles populaires : The Quick and the Dead, un western de Sam Raimi réalisé juste après les Evil Dead, avec Gene Hackman et Sharon Stone (et un Russell Crowe à ses débuts), et The Man in the Iron Mask, réalisé par le scénariste de Braveheart et Pearl Harbor, avec Jeremy Irons, John Malkovich, Gérard Depardieu, Gabriel Byrne… Deux films dont on aurait peine à lui reprocher la place dans sa filmographie, puisqu’ils lui permettent d’exceptionnelles rencontres, mais qui participent à lui donner une image d’ange blond qui lui collera ensuite à la peau. Il faut d’ailleurs noter sa participation, pour des rôles très secondaires, à des « films à acteurs », Les Cent et une nuits de Simon Cinéma en 1995, film d’Agnès Varda avec Mastroianni, Piccoli, Belmondo, Bonnaire, Aimée, Ardant, Delon, De Niro, Depardieu, Harrison Ford, entre autres, et le Celebrity de Woody Allen en 1998 – le moins qu’on puisse dire, c’est que pour un acteur qui n’aime pas serrer les mains, il sait trouver des occasions de rencontres !

 

La platitude de Total Eclipse ne permet pas à l’acteur de briller dans son interprétation d’Arthur Rimbaud, mais il ne renonce heureusement pas aux performances « littéraires » puisqu’il accepte peu après de jouer dans Romeo + Juliet. Baz Luhrmann n’avait auparavant réalisé que le prévisible Ballroom Dancing, pourtant remarqué par sa mise en scène sophistiquée au festival de Cannes comme aux BAFTA. On voit ce qui peut intéresser le jeune DiCaprio dans ce film, un rôle de jeune premier certes, mais THE rôle de jeune premier dans LE couple tragique de la littérature mondiale, dirigé de surcroît par un réalisateur ambitieux, qui a décidé de transposer la pièce à Los Angeles tout en respectant scrupuleusement le texte de Shakespeare, seulement raccourci. DiCaprio y brille singulièrement, malgré quelques scènes trop exaltées, par la maturité de son jeu.  Tout y contribue, le contraste volontaire des scènes tragiques avec les fêtes exubérantes au ridicule, le texte évidemment sublime, un réalisateur particulièrement inspiré… L’acteur avait toujours été remarquable même dans les films les plus convenus, mais il trouve une présence et une crédibilité dans ce rôle difficile qui sont assez nouvelles dans sa filmographie, et qu’il peinera même à retrouver dans ce qui est le film qui lancera le plus évidemment sa carrière.

En 1997, Titanic de James Cameron lancera la « DiCaprio-mania ». Alors qu’il n’y a rien de plus commun, dans les dialogues et les situations, que la relation des personnages de Jack et Rose, Cameron parvient à lui conférer des proportions mythiques par son sujet, ses audaces visuelles, son travail d’ambiance, et le choix inspiré de James Horner à la musique. L’Académie des Oscars boudera cependant singulièrement l’interprétation de DiCaprio, puisque, le film recevant pas moins de onze oscars, l’acteur ne sera pas même nominé – il le fut aux Golden Globes, mais pas aux BAFA, recevant pour seule récompense le MTV Movie Award de la révélation masculine. C’est apparemment à ce moment qu’il chercha, avec Tobey Maguire, à empêcher la diffusion d’un film indépendant en noir et blanc dans lequel ils avaient tous deux joué, Don’s Plum, rompant le contrat qui les liait au producteur. Celui-ci dût accepter que le film ne serait jamais diffusé aux États-Unis et au Canada, interdiction qui court toujours, et DiCaprio a récemment déclaré qu’il ne voulait pas que ce film soit vu. Peu d’acteurs vont jusqu’à renier une œuvre de leur filmographie – tous en ont de toute manière d’assez inavouables – et cela est très révélateur dans le cas de DiCaprio d’une revendication d’exigence. Il ne pouvait accepter après Romeo + Juliet et Titanic qu’un film donnant de lui une si mauvaise image l’empêche de poursuivre une carrière de plus en plus cohérente et calibrée. Il y était non seulement plus jeune, mais n’était clairement pas bien dirigé, et surtout il y jouait un personnage misogyne, intolérant, vulgaire, qui n’était pas si éloigné de la vraie personnalité de celui qui avait créé un club de jeunes trublions d’Hollywood…

 

La transfiguration de l’an 2000

 

Avec ses derniers succès, il était évident que Leonardo DiCaprio ne serait pas seulement une étoile filante, mais on ne se serait pas attendu à ce qu’il se détourne de la facilité au point de refuser définitivement les rôles de jeune premier après Titanic. The Beach est certes l’un des derniers films à insister sur la jeunesse de son interprète de 26 ans, et donc à proposer une relation de séduction assez naïve avec un love interest, mais c’est la première fois que l’acteur travaille sur un scénario avec autant de prétentions, et Alex Garland comme Danny Boyle parviennent à doter d’enjeux ce qui n’étaient précédemment que des arguments publicitaires. Le protagoniste à l’aventurisme juvénile qui passant par les sentiments les plus extrêmes et les plus désordonnés devient homme est clairement métaphorique de son interprète, qui par cette interprétation renonce à l’image qui lui collait à la peau.

Il peut alors entrer fièrement dans la cour des géants : juste après The Beach, il est remarqué par Martin Scorsese et Steven Spielberg, qui le recrutent respectivement pour Gangs of New York et Catch me if you can, deux films admirés pour leur ambition si ce n’est pour leur qualité générale. DiCaprio n’est pas moins dans le premier que le fils de Liam Neeson et son antagoniste s’appelle Daniel Day-Lewis, déjà oscarisé pour My Left Foot. Ces films assoient DiCaprio comme un acteur mûr, prêt à jouer les premiers rôles auprès des grands, ouvert à la performance.

C’est avec The Aviator, du même Scorsese, en 2004, qu’il sera nominé pour la première fois pour l’Oscar du meilleur acteur, mais aussi qu’il interprétera pour la première fois un homme célèbre dans un biopic, le passionnant Howard Hugues, playboy milliardaire, aviateur, constructeur d’avions, réalisateur et producteur de films, qui présentera à la fin de sa vie les symptômes du syndrome de Diogène, en s’enfermant complètement, vivant au lit, se droguant, sans prendre soin de sa pilosité et de ses ongles… DiCaprio a trente ans, et pour la première fois un film est envisagé en pensant d’emblée à lui, au point que sans sa participation il n’aurait sans doute pas vu le jour. Conscient de son importance, il s’y donne corps et âme, acceptant de le produire, et passant des centaines d’heures à travailler son rôle, en particulier les Troubles Obsessionnels Compulsifs dont souffrait Hughes, pour lesquels il ira jusqu’à rencontrer des médecins et un très grand nombre de patients afin d’approcher au plus près son personnage. Une autre composition remarquable lui est cependant opposée aux Oscars, celle de Jamie Foxx en Ray Charles dans Ray, seule concurrence sérieuse cette année-là, qui suffirait à le priver de la statuette. Un noir préféré à DiCaprio ? Soit l’Académie a gravement rétrogradé en devenant récemment raciste, soit les tenants du #oscarsowhite devraient revoir les palmarès passés, à moins que l’on n’estime que Foxx n’a été récompensé que pour donner bonne conscience à l’Académie…

DiCaprio semble alors se relâcher sur ses trois films suivants – pas en soi, loin de là, mais comparativement à son dernier rôle – cherchant toujours à incarner des personnages complexes, sans exiger toutefois de performance, et dans des films assez peu inspirés de grands réalisateurs cédant étrangement à de nombreuses facilités scénaristiques, malgré les prétentions à tenir un discours cyniquement puissant sur le monde : The Departed (Les Infiltrés) de Scorsese, Blood Diamond d’Edward Zwick et Body of Lies (Mensonges d’État) de Ridley Scott. Il les sert au mieux, mais incapable – parce qu’ils ne le permettent pas – de manifester une puissance ou une fragilité subtile, il doit froncer les sourcils plus qu’à l’accoutumée, ce qui est assurément son seul défaut de jeu patent. La concurrence est cependant si faible en 2007 qu’il est non seulement nominé pour son rôle dans Blood Diamond, mais qu’il n’est pas loin de l’obtenir, n’aurait été la performance extraordinaire de Forest Whitaker en Idi Amin Dada dans The Last King of Scotland.

 

Vers un cinéma plus authentique

 

Ces trois films exigent donc de lui l’exact contraire de Revolutionary Road (Les Noces rebelles), qui donne l’impression que l’acteur était conscient de la nécessité de retrouver un cap. Plutôt que de chercher la performance, il va choisir des rôles plus psychologiques pour travailler l’expression de sentiments subtils. Le film de Sam Mendes est tout trouvé : il narre l’histoire d’un couple américain qui prétendant se distinguer par leurs rêves du conformisme social finissent par se rendre compte qu’ils s’y sont au contraire murés. Et le personnage féminin est interprété par Kate Winslet, comme dans une suite à leurs amours du Titanic, prouvant avec un cynisme servi par la justesse de l’écriture et du jeu des acteurs que les histoires d’amour les plus magiques peuvent être altérés par le besoin de vivre le quotidien. Ce recul permet de prendre la mesure de l’évolution qu’a connue DiCaprio en seulement dix ans, et permet à l’acteur d’affirmer son refus du conformisme, donc d’un sentimentalisme facile, et de tout retour en arrière.

Cette affirmation est d’abord affichée dans deux films de qualité très différente, Shutter Island de Scorsese et Inception  de Christopher Nolan. Le premier est à tous points de vue une oeuvre outrancière, la recherche de performance de DiCaprio étant presque ridiculisée par la mise en scène aussi pataude qu’elle se veut ambitieuse, Scorsese parvenant à ôter tout le sel du roman de l’excellent de Dennis Lehane qu’il prétendait adapter. L’Académie ne s’y trompe pas, qui lui refuse une nomination qu’il aurait amplement dû mériter si la réalisation avait été la hauteur de l’interprétation et du scénario. Là où elle commet une injustice plus criante, c’est en ignorant la même année la sortie d’Inception – il faut dire que la cérémonie des Oscars 2011 reste dans les mémoires pour sa médiocrité, gavant Tom Hooper et son King’s Speech (Le Discours d’un Roi) de récompenses l’année où sortirent Black Swan, Inception et même le plus moyen The Social Network. Le scénario refuse les grosses ficelles du roman d’apprentissage ou de la rencontre amoureuse qui n’amènent jamais que des crises prévisibles et prévues dans leurs moindres détails, afin de permettre l’un de ces films d’amour matures que l’on souhaiterait voir plus souvent, intimement couplé à un film psychologique intense et à un film d’aventure ambitieux. DiCaprio n’a pas besoin de maquillage, de se trouver soudainement un cœur ou une conscience qu’il ne se soupçonnait pas, de découvrir le monde qui l’entoure, pour être présent et puissant sans chercher à accaparer artificiellement l’écran. Alors que l’oscar du meilleur acteur avait été décerné l’année précédente à Jeff Bridges pour Crazy Heart, l’Académie insiste cette fois sur le spectaculaire…

DiCaprio va alors tenter plus explicitement que jamais d’obtenir la statuette en livrant une performance à Oscar : il sera John Edgar Hoover, directeur du FBI pendant cinquante ans, donc dans un biopic, de surcroît historique, de surcroît sur l’histoire des Etats-Unis, de surcroît sur une très longue période, donc imposant une transformation physique passant essentiellement par une quantité impressionnante de maquillage, et s’offrant de surcroît le luxe d’une fin humaniste, tendre et évoquant l’homosexualité de Hoover. Que des bons points. Sauf que le film n’est vraiment pas bon – c’est une période noire pour Eastwood qui accumule les catastrophes, du facile Invictus au plat Jersey Boys en passant par les horribles Hereafter et Trouble with the Curve, entre réalisation sans inspiration, scénarios de papy gâteux… J. Edgar avait pourtant assez de potentiel pour finir en grand film, mais Eastwood ne sait trop que faire de son sujet, quelle portée lui donner (comme pour American Sniper, sa vision politique de l’Amérique peine à être claire, or les soupçons d’anti-américanisme primaire ne paient pas dans les festivals), quelles lignes directrices choisir, et DiCaprio qui doit faire son beurre de cette mélasse patauge comme jamais dans sa carrière, livrant peut-être la seule performance depuis longtemps où il ne soit pas toujours parfaitement crédible, même si peu d’acteurs auraient pu livrer une performance à moitié aussi impressionnante.

 

L’excellence se fait génie

 

Il fait alors le choix étonnant d’accepter un second rôle dans le Django Unchained de Quentin Tarantino. C’est le jour et la nuit en comparaison de J. Edgar et tout le monde est saisi par sa performance en esclavagiste cynique, un rôle monolithique et classieux, tout à fait inédit (il n’interprétait que des premiers rôles depuis 1998, son caméo dans Celebrity !, et que des personnages complexes depuis Titanic et The Man in the Iron Mask, avec l’exception Catch me if you can en 2002 sans doute). La sidération générale n’atteint pas l’Académie, mais c’est parce qu’elle lui préfère le rôle de Christoph Waltz dans le même film, effectivement impressionnant et digne de la statuette. Ce qui n’empêche pas de penser que DiCaprio aurait mieux mérité une nomination que d’autres acteurs en lice, Robert de Niro dans Silver Linings Playbook, Alan Arkin dans Argo ou Tommy Lee Jones dans Lincoln, cette omission ne pouvant s’expliquer que dans un refus de lui donner trop de visibilité, ou d’en donner trop à Tarantino d’ailleurs.

Il retrouve ensuite Baz Luhrmann pour le cette fois bien faible The Great Gatsby (Gatsby le magnifique), mais il est magnétique dans le rôle-titre. Malheureusement considéré comme un rôle principal alors qu’il apparaît moins à l’écran que le narrateur Tobey Maguire, il est juste qu’il n’obtienne pas de nomination, alors que rien n’aurait été injuste comme le fait de lui refuser sa statuette s’il avait été considéré comme un acteur secondaire. Il semble trouver du goût à ces rôles bigger than life, et après Tarantino et Luhrmann revient chez Scorsese pour The Wolf of Wall Street, qui lui vaut sa troisième nomination à l’oscar du meilleur acteur. C’est un de ses rôles les plus risqués, parce que tout en passant par des situations et des états d’esprits extrêmement divers, il doit accepter que la caméra et donc le spectateur posent sur lui un regard distancié, critique, sans renoncer à fasciner au premier degré, et surtout sans rappeler qu’il est un acteur. Que le film soit ou non aussi bon que le hurlent à couteaux tirés tous ses aficionados n’est pas la question, l’interprétation de DiCaprio tient du génie : il n’est pas seulement parfait, on admire à chaque seconde du film sa performance tout en s’intéressant au personnage qu’il incarne. Lui refuser l’oscar au profit de Matthew McConaughey n’est alors pas juste une erreur, on n’est pas loin du crime artistique, et ce choix est sans doute plus motivé par des considérations socio-politiques (reconnaître les victimes du SIDA) que par une préférence esthétique, l’interprète de Dallas Buyers Club livrant une performance impressionnante, pas magistrale.

 

L’avis du reste de la rédaction

 

Vous avez déjà constaté à plusieurs reprises les divergences de jugement des rédacteurs de cleek, qui sont naturellement l’une des forces de la communauté. Roxane « Lenvy » Saint-Anne, Lucile « Macky » Herman, Marine « Reanoo » Wauquier et Laurianne « Caduce » Angeon ont cependant admis une admiration inconditionnelle du talent de DiCaprio, même si « Caduce » note sa difficulté à ressentir de l’empathie pour ses personnages, et tous le reconnaissent comme l’un des plus grands acteurs, si ce n’est le plus grand acteur, de sa génération, pour la variété et l’exigence des performances qu’il livre avec la plus impeccable crédibilité.

Parmi ses performances les plus marquantes, méritant largement l’admiration de ses pairs, Roxane « Lenvy » Saint-Anne cite Django Unchained, Catch me if you can et J. Edgar, Lucile « Macky » Herman The Wolf of Wall Street, Shutter Island, Titanic, Romeo + Juliet, Marine « Reanoo » Wauquier Shutter Island et Laurianne « Caduce » Angeon, qui note dans sa critique de The Revenant que DiCaprio obtiendra sans doute l’oscar, l’a préféré dans Django Unchained et Inception.

Et vous, dans quels films pensez-vous qu’il ait livré une performance assez remarquable pour mériter un Oscar qu’on lui a injustement refusé ?

AeroCool Dream Box : le retour du Meccano

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Aerocool

Dans la jungle des boîtiers, l’originalité devient de plus en plus difficile.

Aerocool tente l’approche du Meccano avec un kit appelé Dream Box qui est sensé libérer la créativité des amateurs de Meccano en leur permettant de s’exercer sur leur boitier.

La Dream Box est donc un ensemble de pièces mécaniques permettant de réaliser un boitier, une table de benchs…le tout dans des formes libres.

Quand on rajoute à ça le fait qu’Aerocool est Suédois…facile de penser aux meubles en kit de la même provenance !

 

aerocool dreambox

Reste que les possibilités sont malgré tout limités et qu’un kit n’est pas vraiment suffisant pour se livrer à tous les délires…évidemment, on pense au concept Meccano et des pièces additionnelles, vendues séparément devraient arriver.

aerocool dreambox

Dans un premier temps, plusieurs kits « Dream Box » peuvent être assemblées pour créer des structures plus importantes.

aerocool dreambox

Ce kit s’adresse donc à ceux qui cherchent un poil d’originalité supplémentaire. Pour les plus laborieux, préparez vous à bloquer vos prochaines vacances juste pour monter le boitier.
aerocool dreambox

L’autre possibilité sera peut-être de solliciter un coach spécialisé en provenance d’Aerocool…

SDghh96

Le marché du PC de 1996 à 2015

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Marché du PC

Où en est le marché du PC ? Il est toujours intéressant de regarder un peu en arrière pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. So, let’s rewind ! Le constat aujourd’hui est clair : suprématie de Lenovo depuis plusieurs années, relative bonne résistance d’HP, émergence du duo Acer-Asus…

Le marché du PC : back in the 1990’s

A l’époque les deux constructeurs qui mènent la danse sur le marché des PC n’y sont plus du tout présent aujourd’hui. Il s’agit de Compaq (n°1 avec 10% de parts de marchés) et IBM (n°2 avec 8,6 %). Il peut sembler étrange en 2016 que Compaq, aujourd’hui disparu, soit à la pointe du marché de l’époque.

[pieChart width= »800px » title= »Parts de marchés en 1996″ slices= »{tooltip: {text: ‘percentage’}} »]
[‘Entreprise’, ‘Parts de marchés’],
[‘Compaq’, 10],
[‘IBM’, 8.6],
[‘Packard Bell NEC’, 6],
[‘Apple’, 5.9],
[‘HP’, 4.3],
[‘Autres’, 65.2]
[/pieChart]

Publicité pour un ordinateur Compaq (1996)
Publicité pour un ordinateur Compaq (1996)

Compaq, le gagnant des 90’s En fait, l’entreprise, crée en 1982, avait connu un développement accéléré et s’était lancée en bourse dès 1983. Consécration : ce fut à l’époque la plus jeune compagnie à entrer dans le prestigieux classement Fortune 500. Compaq avait lancé dès 1982 le Compaq Portable. Bon, le nom est trompeur car on est très loin du Mac Book Air : il pesait 13 kg, soit l’équivalent d’une dizaine de bouteille d’eau…

Deux ans plus tard, Compaq lance cette fois la gamme Deskpro qui va hanter les bureaux des années 1990. Mais c’est surtout avec la gamme Presario lancée en 1993 que Compaq va connaître une consécration inédite dans le monde des PC. En fait à l’époque, l’objectif, quasiment exclusif, de Compaq est de conquérir des parts de marchés en attaquant sur les prix. C’est pour ça qu’AMD doit beaucoup à Compaq qui souhaitait contourner Intel à l’époque pour réduire le prix de ses produits. En résumé, Compaq en 1996 c’est le rouleau compresseur : des prix réduits sur un marché d’entrée de gamme qui permet de faire du volume et quelques problèmes de qualité qui vont lui coûter cher dès 1998.

Le ThinkPad, grand succès d'IBM dans les années 1990 et 2000
Le ThinkPad, grand succès d’IBM dans les années 1990 et 2000

IBM, big blue IBM est tout simplement le premier à s’être lancé sur le marché du PC avec MS-DOS puis Windows. Il est donc presque étonnant de constater qu’IBM est derrière Compaq. Cela est dû à une énorme erreur stratégique d’IBM qui décide dans les années 1980 de créer un matériel tournant sous un OS propriétaire OS/2. Or ce qui fait la richesse du PC sous MS-DOS c’est sa totale compatibilité. IBM abandonne cela justement à Compaq qui profite de cette erreur pour passer devant. Même si OS/2 est abandonné, IBM ne rattrapera pas son retard malgré ses succès commerciaux avec notamment la célébrissime gamme de PC portable ThinkPad lancée en 1992 qui symbolise (encore aujourd’hui avec Lenovo) l’ordinateur professionnel. Pour en revenir à 1996, malgré son erreur immense, IBM demeure un leader sur le marché du haut de gamme ou en tout cas des PC de qualité et est reconnu pour la solidité de ses produits.

Dell entre dans l’arène 1996 est aussi exactement l’année où Dell lance son site internet qui permet de commander ses produits en ligne. L’entreprise, créée par Michael Dell en 1984, se positionne sur un créneau différent des deux précédentes entreprises : elle est spécialisée dans les commandes directes des entreprises ou écoles pour lesquelles Dell construit à la demande ce qui lui permet de réduire ses stocks à pratiquement zéro ainsi que les coûts afférents. En juin 1996, Dell n’est encore que le 7ème constructeur mondial. Mais Michael Dell demande alors à Intel de monter en gamme en proposant ce qui va devenir la célèbre gamme Pentium. Ce fait, plutôt anodin, va en réalité permettre à Dell de décoller en proposant des ordinateurs moins chers et plus performants grâce à son alliance avec Intel, l’exact contraire de la stratégie de Compaq avec AMD. Dès 1997, Dell commence à grappiller des parts de marché et passe à la 3ème place dès 1997 puis 2ème en 1999. Qui sont les perdants de cette montée en puissance ? Ni Compaq (qui continue à progresser), ni HP (qui gagne une place en 1997), mais IBM (qui dévisse à partir de 1998), Packard Bell-NEC (qui chute à la 5ème place), et surtout Apple qui sort du classement des 5 premiers en 1997.

Nouveau siècle, nouveau contexte (2001-2005)

Un ordinateur Dell sous Windows XP, Intel Pentium 4 et lecteur de disquette en option : le symbole des 2000's
Un ordinateur Dell sous Windows XP, Intel Pentium 4 et lecteur de disquette en option : le symbole des 2000’s

End of the Internet Bubble, contexte morose en 2001-2002 De 1995 à 2000, l’économie du numérique a connu une période d’exubérance irrationnelle et d’intense spéculation. Les dépenses d’investissement massives des entreprises pour leur équipement informatique dope le marché du PC qui connait une très forte croissance du milieu des années 1990 au milieu de l’année 2000 avec une croissance en rythme annuel supérieur à 17 % en moyenne entre 1996 et 2000. Mais ce conte de fée se termine brutalement en 2001 avec l’effondrement des valeurs des entreprises du numérique sur les marchés financiers. Tous les secteurs sont touchés : software, hardware, télécoms, sites internet, services numériques, SSII… Elles avaient alors connu une croissance exponentielle de leurs cours de bourse en 1999/2000. En conséquence, la dynamique d’investissement s’arrête net en 2001 et le marché mondial des PC recule de 5 % soit une chute des ventes équivalentes à 6 millions d’unités en une seule année. Les conséquences sont lourdes pour les constructeurs : Compaq, qui connaissait des difficultés financières malgré ses succès commerciaux est absorbée par Hewlett-Packard en 2001/2002 et le fabriquant Gateway, Inc. engage une lourde restructuration. Ce sont principalement les plus petits (et moins rentables) constructeurs comme Gateway qui souffrent de la crise puisque la part de marché des fabricants non classés dans le top five chute de 2,3 points entre 2000 et 2001 alors qu’elle avait progressé de 0,2 points entre 1999 et 2000. La recomposition est importante et le bas du classement varie en profondeur avec l’entrée de Toshiba à la 5ème place en 2001 puis Fujitsu à la 4ème en 2002 alors que NEC sort du classement en 2002.

[lineChart width= »1000px » legend= »{position: ‘none’} » title= »Évolution des ventes de PC entre 1996 et 2015″ vaxis= »{title: ‘Variation en %’, titleTextStyle: {color: ‘black’}} » haxis= »{title: ‘Année’, titleTextStyle: {color: ‘black’}} »]
[‘Année’,  »],
[‘1996’,17.8],
[‘1997’,13.7],
[‘1998’,15.3],
[‘1999’,22.2],
[‘2000’,18.7],
[‘2001’,-4.9],
[‘2002’,3.4],
[‘2003’,27.6],
[‘2004’,11.9],
[‘2005’,15.6],
[‘2006’,9.6],
[‘2007’,13.3],
[‘2008’,11.4],
[‘2009’,1.2],
[‘2010’,14.7],
[‘2011’,0.5],
[‘2012’,0],
[‘2013’,-10.4],
[‘2014’,-0.2],
[‘2015’,-8]
[/lineChart]

Difficultés chez HP, succès de Dell HP annonce le 3 septembre 2001 le rachat de Compaq qui avait accumulé d’importantes difficultés financières dans les années précédentes malgré ses importantes parts de marché. Compaq avait ainsi accumulé près de 1,7 milliards de dollars de dettes dans les années 2000-2001. Le rachat par HP est plutôt étonnant : la réputation de Compaq, du fait des problèmes de qualité posés par ses produits, est plutôt mauvaise et la situation d’HP sous le mandat de la présidente Carly Fiorina est plutôt délicate avec de nombreuses suppressions de postes et un effondrement du cours de l’action. Cela étant dit, HP, du fait du rachat de Compaq devance Dell et prend la première place du classement des ventes pour l’année 2001. Mais les parts de marché d’HP diminuent drastiquement en 2002 alors que Dell affiche une insolente santé et finit par devancer HP au classement 2003. Dell est alors au sommet de sa gloire et finit premier au classement en 2003 (14,9 % de PDM), 2004 (+1,5 pts à 16,4%) et 2005 (+0,4 pts à 16,8%) tout en accumulant de très bons résultats avec des profits aux alentours de 3 milliards de dollars pour ces trois années soit une marge de près de 6 % contre moins de 4 % pour HP. Michael Dell cède sa place de président de l’entreprise en 2004 alors qu’elle est à son apogée. Enfin, last but not least, IBM cède sa branche PC professionnels et grand-public à l’entreprise chinoise Lenovo qui conserve les produits et gammes conçues par IBM en les re-brandant à son nom. IBM laisse logiquement sa place à Lenovo dans le classement et ne bouge pas d’une seule place entre 2001 et 2005 même si la part de marché globale augmente légèrement.

L'écran de démarrage de Windows XP, symbole du renouveau du PC dans les années 2000
L’écran de démarrage de Windows XP, symbole du renouveau du marché du PC après la bulle internet

Redécollage du marché en 2003-2005 Le marché redécolle spectaculairement en 2003 avec une hausse des ventes record de 27,6 % par rapport à 2002. Quelles sont les raisons de ce décollage ? Si la fin de la crise Internet semble la principale raison, il semble que le succès éclatant de Windows XP n’est pas pour rien dans ce redécollage. De fait, cette incontestable réussite en termes de software avec toutes les innovations qu’elle comporte semble avoir poussé les entreprises à remplacer leur parc informatique de façon massive entre 2003 et 2005. Et de fait, combien d’entreprises, écoles et universités avaient encore des ordinateurs sous XP six ou sept ans après l’arrêt de sa commercialisation ? Beaucoup (trop diront certains)… Sur le marché du grand public aussi Windows XP est une réussite en temps que premier système d’exploitation vraiment conçu dans une optique (certes risquée en terme de cyberprotection) d’utilisation d’Internet et du multimédia avec le Lecteur Windows Media.

L’arrivée en force d’Acer Acer, fabricant taïwanais, parvient à sortir le mastodonte japonais Toshiba du classement en lui piquant en 2003 la 5ème place du classement. Acer ne pèse alors que 2,9 % de parts de marché. Mais dès 2004 la marque décolle et parvient à monter à la 4ème place en 2005 avec Toshiba juste derrière qui profitent tous deux de la chute magistrale de Fujitsu-Siemens qui sort très brutalement du classement en 2005.

Recomposition progressive (2006-2008)

BSOD Vista
Comment ne pas montrer un BSOD quand on parle de Windows Vista…

La chute de Dell C’est l’évènement le plus marquant de la période, alors que Dell menait largement HP jusqu’en 2005, l’écart entre les deux marques est réduit à néant en 2006 dans un contexte, pour Dell, de fort ralentissement des ventes, baisse de la qualité des produits et de chute de l’action alors qu’HP connaît une nouvelle dynamique commerciale qui fut restructuré à partir du départ de Carly Fiorina de la présidence de l’entreprise. Coup de tonnerre en 2007 : Dell est largement dépassé par HP qui connaît une année particulièrement faste avec une part de marché qui atteint 18,1 % en 2007 (+2,2 pts) contre 14,2 % pour Dell (-1,7 pts). Michael Dell décide de reprendre les commandes de l’entreprise cette année-là. La situation est quasiment identique en 2008 : la part de marché d’HP atteint 18,2 % (+0,1 pts) contre 14,1 % (-0,1 pts) pour Dell.

[lineChart width= »1000px » legend= »{position: ‘bottom’} » title= »Évolution des parts de marché de Dell et HP » vaxis= »{title: ‘en %’, titleTextStyle: {color: ‘black’}} » haxis= »{title: ‘Année’, titleTextStyle: {color: ‘black’}} »]
[‘Année’, ‘HP’, ‘Dell’],
[‘1997’,5.3,5.5],
[‘1998’,5.8,7.9],
[‘1999’,6.4,9.8],
[‘2000’,7.6,10.8],
[‘2001’,18.4,13.2],
[‘2002’,14.2,13.2],
[‘2003’,14.6,14.9],
[‘2004’,14.6,16.4],
[‘2005’,14.6,16.8],
[‘2006’,15.9,15.9],
[‘2007’,18.1,14.2],
[‘2008’,18.2,14.1],
[‘2009’,19.1,12.1],
[‘2010’,17.9,12],
[‘2011’,16.6,11.7],
[‘2012’,16.1,10.7],
[‘2013’,16.2,11.6],
[‘2014’,17.5,12.8],
[‘2015’,18.2,13.6],

[/lineChart]

Ralentissement, rebond, crise (Depuis 2009)

Gel du marché en 2008-2009 La sortie du calamiteux Windows Vista avait déjà sérieusement entamé la confiance des consommateurs et des entreprises. Après un cycle de 5 années de forte croissance, 2009 est la plus mauvaise année depuis 2001 et le marché stagne pratiquement cette année là tout en évitant la contraction ce qui est une performance au vu du contexte de l’époque. Le marché des entreprises est durement frappé par le gel des investissements (comme en 2001) sauf que cette fois c’est Dell, déjà sur une pente descendante depuis 2006, qui tombe à 12,1 % de parts de marchés en 2009 soit le plus mauvais score depuis 2000. Au contraire, HP continue de progresser et atteint une part de marché de 19,4 % soit un record historique au cours de l’année 2009. Là où la crise est finalement la plus visible c’est dans la part de marché des constructeurs hors top-5 puisque cette part de marché chute de 49,8 % en 2006 à seulement 40 % en 2010 ce qui montre que les difficultés du marché ont poussé les leaders vers le haut et ont fait chuté les constructeurs les moins compétitifs tel Fujitsu-Siemens qui est absorbée à 100 % par Fujitsu en 2009 et qui mène une existence très discrète depuis.

L'iPad d'Apple : laptop killer
L’iPad d’Apple : laptop killer

2013, année noire Après un très beau succès avec Windows 7 sorti en 2009 qui a probablement joué une grande part dans les très bonne ventes de PC en 2010, le marché s’essouffle brutalement en 2011 et ne connaît aucune croissance en 2012. De fait, Apple lance l’iPad en avril 2010 qui connaît un grand succès commercial et phagocyte les ventes de PC portables. Microsoft décide en 2012 de sortir un produit en totale rupture : Windows 8. Sans Menu Démarrer, avec une ergonomie défiant le bon sens avec deux interfaces en quasi-concurrence, Windows 8 est un échec total sans être aussi catastrophique que Windows Vista. Cela dit, Windows 8 fait très mal au marché qui patine en 2012, année de sa sortie et s’effondre en 2013 alors que normalement les années n+1 ou n+2 après la sortie d’un nouvel OS Windows sont des années plutôt réussies. Bref, les ventes reculent de 10 % en 2013, stagnent en 2014 et s’effondrent à nouveau de 8 % en 2015. Cela signifie que les ventes ont ré-atteint leur niveau de 2007.

Asus et Acer : deux parcours différents Asus a pris la décision en 2007 de lancer un petit ordinateur, ultra basique, sous Linux, avec un hardware ultra-poussif et un prix ultra-compétitif : le EeePC. La gamme a rapidement évolué et a permis à Asus de faire son entrée dans le cercle plutôt fermé du top 5 des constructeurs de PC en 2010 en sortant le japonais Toshiba du classement. Depuis, Asus maintient une part de marché stable dans un marché difficile et réussit même à devancer Acer pour la première fois en 2015 avec une gamme de produits qui est montée en gamme avec notamment la gamme des ultrabooks Zenbook qui rivalise notamment avec le MacBook Air d’Apple. A l’inverse, Acer arrive à son apogée en 2010, sa part de marché, en croissance ininterrompue depuis plus de 7 ans, atteint un niveau exceptionnel en 2010 à 13,9 % soit 3 points de plus que Lenovo. Après avoir doublé Lenovo en 2006, Acer parvient même à dépasser Dell et talonner HP en 2009 et 2010. Et là, c’est le drame, alors qu’Acer avait réussie à créer une image de qualité et de fiabilité, la perception des clients se dégrade rapidement et Acer a désormais une réputation très médiocre en termes de fiabilité qui lui a coûté très cher en termes de parts de marché. Comme pour Dell et comme pour Compaq, les grosses parts de marchés réalisées avec des produits de médiocre qualité finissent toujours par exploser en plein vol.

Le décollage de Lenovo Lenovo, qui avait repris la branche grand-public d’IBM connaît à partir de 2010 un décollage impressionnant en termes de parts de marchés et dépasse Acer dès 2011. Il semble que le mix produit de l’entreprise centré autour de grandes gammes (ThinkPad, IdeaPad…) connait un certain succès, Lenovo ayant, avec succès, renouvelé l’héritage d’IBM dans des produits plutôt réussis et de qualité tout en bénéficiant de l’excellente image des noms reconnus d’IBM. Et bien sûr, Lenovo bénéficie à plein de l’explosion du marché chinois à la fin des années 2000 et au début des années 2010.

[lineChart width= »1000px » legend= »{position: ‘bottom’} » title= »Évolution des parts de marché » vaxis= »{title: ‘en %’, titleTextStyle: {color: ‘black’}} » haxis= »{title: ‘Année’, titleTextStyle: {color: ‘black’}} »]
[‘Année’, ‘Lenovo’,’Acer’,’Asus’],
[‘2003’,null,2.9,null],
[‘2004’,6.8,3.4,null],
[‘2005’,6.9,4.6,null],
[‘2006’,7,7.6,null],
[‘2007’,7.4,9.7,null],
[‘2008’,7.5,10.6,null],
[‘2009’,8,12.9,null],
[‘2010’,10.9,13.9,5.4],
[‘2011’,12.5,10.8,5.7],
[‘2012’,14.9,10.2,6.9],
[‘2013’,16.9,8,6.6],
[‘2014’,18.8,7.9,7.2],
[‘2015’,19.8,7,7.3],
[/lineChart]

Constat en 2016 : un marché en difficulté

Un marché au ralenti Malgré la sortie du plutôt intéressant Windows 10 qui remplace Windows 8.1, l’année 2015 est très mauvaise. Est-ce que 2016 sera l’année de la reprise tant attendue depuis 2010 ? Probablement, l’institut Gartner prévoit une croissance de 1,6 % du marché (soit le meilleur score depuis 2011) et de 4,0 % en 2017. Il en faudra beaucoup plus pour soutenir une industrie en difficulté depuis 5 ans.

État du marché Ce qui est sûr c’est que la période qui s’est ouverte en 2009-2010 nous lègue une situation inédite :

  • Lenovo détient une part de marché stratosphérique en 2015, absolument inédite dans l’histoire moderne de l’informatique
  • Les constructeurs américains commencent à remonter la pente après un point bas vers 2010
  • Ainsi la part de marché du trio HP / Dell / Lenovo dépasse les 50 %. Le marché n’a jamais été aussi concentré autour des plus grands constructeurs qu’en 2015.
  • Si la décennie 2000 a marqué l’essor des deux constructeurs taiwanais Acer et Asus, la décennie 2010 est plutôt marquée par une stagnation pour Asus et une chute importante pour Acer en parts de marché
  • Les constructeurs japonais sont inexistants dans le top 5 depuis 2010 ce qui témoigne de leur perte importante de compétitivité sur le marché à partir du milieu des années 2000 par rapport à des constructeurs comme Asus, Toshiba a annoncé sa sortie du marché du PC en 2015 par exemple
  • Apple fait une entrée surprise et remarquée dans le top 5 pour la première fois depuis 1996
  • Vaio, branche de l’entreprise Sony puis entité indépendante, n’a étonnamment jamais fait une seule entrée dans le top 5 entre 1996 et 2015

[pieChart width= »800px » title= »Parts de marchés en 2015″ slices= »{tooltip: {text: ‘percentage’}} »]
[‘Entreprise’, ‘Parts de marchés’],
[‘Lenovo’, 19.8],
[‘HP’, 18.2],
[‘Dell’, 13.6],
[‘Asus’, 7.3],
[‘Apple’, 7.2],
[‘Autres’, 33.9]
[/pieChart]


Informations légales et références

Les informations statistiques proposées dans cet article sont issues du très instructif article :

Market share of personal computer vendors de Wikipedia
qui reprend des données publiées annuellement par l’entreprise Gartner

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Le récap’ cinéma de la semaine #16

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Les sorties cinéma de la semaine

 

Aujourd’hui, nous sommes mercredi, et qui dit mercredi dit sorties cinéma. Que vous soyez amateur de comédies, de frissons, de drames, ou encore d’animation, suivez le guide de Cleek et retrouvez, comme chaque semaine, le récapitulatif des sorties cinéma à ne pas manquer.

Inconditionnels des salles obscures, c’est par ici que cela se passe. Au programme : « The Revenant » , « Pattaya », « La fabuleuse Gilly Hopkins », « Cosmos », « The Finest Hours », « Je ne suis pas un salaud » et « Merci Patron ! ».

 

Mercredi 24 février 2016

[divider]The Revenant[/divider]

The Revenant – Réalisé par Alejandro Gonzalez Iñarritu – Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy / Genre : western, aventure 

Durée : 2h36

Synopsis : Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir.

 

 

L’avis de Cleek : Dernier film en date du très renommé réalisateur mexicain Alejandro González Iñarritu (21 Grammes, Babel) après le très singulier Birdman, The Revenant a déjà fait beaucoup parler de lui, notamment pour la performance d’un certain Leonardo DiCaprio, en lice pour l’Oscar du Meilleur acteur cette année. Retrouvez dès à présent la critique complète du film par Cleek ici.

 

[divider]Pattaya[/divider]

Pattaya – Réalisé par Franck Gastambide – Avec Franck Gastambide, Malik Bentahla / Genre : comédie

Durée : 1h37

Synopsis : Franky et Krimo rêvent de quitter la grisaille de leur quartier pour partir en voyage dans la célèbre et sulfureuse station balnéaire thaïlandaise de Pattaya. Pour pouvoir s’y rendre à moindre coût, les deux amis ont la folle idée d’inscrire à son insu le nain de leur quartier au championnat du monde de Boxe Thaï des Nains. 

 

 

L’avis de Cleek : Pattaya pourrait bien être une sort de Very Bad Trip à la française, et son humour très premier degré n’est donc pas susceptible de plaire à tous les publics. Vous voilà prévenus.

 

[divider]La fabuleuse Gilly Hopkins[/divider]

La fabuleuse Gilly Hopkins – Réalisé par Stephen Herek – Avec Sophie Nélisse, Kathy Bates, Glenn Close / Genre : comédie, famille

Durée : 1h39

Synopsis : Depuis qu’elle a été abandonnée bébé par sa mère, Gilly Hopkins, 12 ans et au caractère bien trempé a épuisé une à une ses familles d’accueil. Assistant social, institutrice, copine de classe, familles d’accueil : Gilly n’a besoin de personne et elle le fait savoir.

 

 

L’avis de Cleek : L’histoire d’une adolescente fermée au monde qui l’entoure et aux autres, qui s’ouvre peu à peu dans le cadre de sa nouvelle vie. L’histoire n’a rien de très original mais avec une interprétation suffisamment subtile et touchante, le film pourrait bien vous faire passer un bon moment.

 

[divider]Cosmos[/divider]

Cosmos – Réalisé par Andrzej Zulawski – Avec Sabine Azéma, Jean-François Balmer, Jonathan Genet / Genre : comédie dramatique, policier

Durée : 1h42

Synopsis : Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une boite de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours près de la mer et des montagnes, dans une pension dite de famille…

 

https://www.youtube.com/watch?v=baa8FIsVx74

 

L’avis de Cleek : Un film qui s’annonce très littéraire, aux forts accents de théâtre et aux émotions flamboyantes. Un objet de cinéma rare, à condition que le scénario et ses turpitudes n’égarent pas le spectateur plus terre-à-terre en chemin.

 

[divider]The Finest Hours[/divider]

The Finest Hours – Réalisé par Craig Gillespie – Avec Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster / Genre : historique, drame, action 

Durée : 1h57

Synopsis : En 1952, suite au naufrage de deux pétroliers sur une côte américaine, des garde-côtes lancent une périlleuse opération de sauvetage…

 

 

L’avis de Cleek : Un film de catastrophe à suspense de facture très classique, regorgeant d’action et de moments périlleux, où tout l’enjeu dramatique du film repose sur la capacité du spectateur à s’identifier aux héros et à trembler pour leur survie. Il n’est pas garanti que le film propose quelque chose de « plus » que ça.

 

[divider]Je ne suis pas un salaud[/divider]

Je ne suis pas un salaud – Réalisé par Emmanuel Finkiel – Avec Nicolas Duvauchelle, Mélanie Thierry, Maryne Canyon / Genre : drame

Durée : 1h51

Synopsis : Lorsqu’il est violemment agressé dans la rue, Eddie désigne à tort Ahmed, coupable idéal qu’il avait aperçu quelques jours avant son agression. Alors que la machine judiciaire s’emballe pour Ahmed, Eddie tente de se relever auprès de sa femme et de son fils et grâce à un nouveau travail.

 

 

L’avis de Cleek : Une agression violente mais banale, une plainte à la police, une séance d’identification, une condamnation. Le récit paraît simple mais le parti pris du film de semer le doute sur la culpabilité du coupable désigné et d’enfoncer le héros dans un cycle vicieux de violence pourrait faire de ce film une œuvre dense, intéressante, empreinte de réalisme et porteuse d’une certaine vision des rapports humains aujourd’hui en France.

 

[divider]Merci Patron ![/divider]

Merci Patron ! – Réalisé par François Ruffin / Genre : documentaire

Durée : 1h24

Synopsis : Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison.

 

 

L’avis de Cleek : Merci Patron ! est probablement un des plus importants documentaires de cette année, et sa sortie en plein débat sur la Loi-travail pourrait bien attiser l’intérêt du public pour ce film engagé pour les droits des travailleurs.

 

 

Source synopsis – Allociné

Ave César ! – Critique Cinéma

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Ave César, le dernier film des frères Coen

 

Souvenez-vous, l’année dernière, nous évoquions avec vous ces deux trublions du cinéma américain, à l’occasion du 68e Festival de Cannes dont ils étaient les présidents : Joel et Ethan Coen. Après nous être épanchés sur deux œuvres phares de l’inénarrable duo, The Big Lebowski et No Country For Old Men, nous avons appris la sortie imminente de leur dernier long-métrage, Ave, César ! Long-métrage qui a pour l’occasion, fait l’objet d’un paragraphe lui étant entièrement dédié dans le pénultième numéro de Des Cleek & des Claques, consacré aux films les plus attendus, par la rédaction, de l’année 2016.

Autant dire que le film avait aiguisé nos attentes et nos espoirs, d’autant plus que le dernier titre de leur filmographie, Inside Llewyn Davis, remontait à 2013. Soit il y a longtemps, trop longtemps, quand on aime se plonger dans l’univers déjanté et le style toujours très particulier des frères terribles. Malgré un casting alléchant (George Clooney, Scarlett Johansson et Josh Brolin, entre autres), le film, sorti le 17 février dernier, est loin de faire l’unanimité parmi les critiques. Patatras, le dernier film des frères Coen serait-il décevant ? Pour le déterminer, nous n’avons pas envoyé un, mais bien deux fidèles rédacteurs de Cleek pour se faire une idée du film, pour une critique à quatre mains. Musique, maestro.

 

[divider]Roxane « Lenvy » Saint-Anne : Une certaine vision d’Hollywood  [/divider]

 

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Synospsis : Ave César ! raconte la journée folle d’Eddie Mannix, dans les années 50. « Fixeur » de son état, Eddie passe ses journées à s’occuper de stars névrosées et à s’assurer du bon déroulement des films les plus improbables qui puissent être tournés à Hollywood, du western à l’adaptation de Broadway, en passant par l’incontournable péplum. Sans scrupules ni illusions sur son métier, Eddie cavale d’un studio à l’autre entre deux confessions chez le curé et une invitation à travailler à la défense de son pays alors en pleine Guerre froide, lorsque Baird Whitlock, la superstar un peu crétine de la production du moment, se fait kidnapper.

 

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Entrée dans la salle de cinéma avec une certaine appréhension, ayant eu un bref aperçu des mauvaises critiques plombant le film, je craignais d’emblée d’être déçue par ce qui s’annonçait pourtant comme l’un des films que j’attendais avec le plus d’impatience. C’est donc derrière un sacré blindage de cynisme désabusé que j’ai accueilli les premières minutes d’Ave César !, et il n’a pas fallu à cette comédie déjantée plus d’un quart d’heure pour se faufiler sournoisement derrière le mur de mon appréhension et me réchauffer le cœur à coups d’humour et de situations absurdes. Ave César ! est une comédie des frères Coen dans ce qu’elle a de plus représentatif de l’humour des réalisateurs, mais aussi de plus radical. Pour nous faire sentir pleinement l’absurdité de la machine à rêves hollywoodienne, les frères Coen n’ont pas hésité à adapter la confection du film à la visée satirique de son fond : scènes parfois trop longues, qui vont jusqu’à instiller le rire mais aussi un certain malaise chez le spectateur ; grand chambard du scénario, qui consiste en une succession de scènes loufoques seulement reliée entre elles par le fil temporel d’une journée dans les studios d’Hollywood ; et aspect parfois complètement surréaliste du développement de certaines péripéties.

À l’image du principe de la mise en abyme, largement exploité dans le film, où l’on se retrouve souvent en train de regarder un film qui regarde un film, Ave César ! s’est voulu une expérience sans fard ni concession de l’univers du cinéma des années 50. Si le rire est tout sauf sporadique dans le film, certaines scènes sont parfois teintées d’une inquiétude sourde et inexplicable, qui rôde parfois à la limite du champ de notre conscience. L’absurdité, le cheval de bataille des frères Coen, est représentée dans Ave César ! dans tout ce qu’elle a de plus drôle, mais aussi d’inquiétante et de révélatrice du malaise d’une société en perte de repères. Dans un parallèle intéressant avec la religion, Hollywood est dépeint comme une sorte de nouveau Dieu adoré par les foules, extravagant, saugrenu et incohérent, mais aussi violent, écrasant les pauvres destinées humaines que sont les parcours individuels de ses acteurs, guillotinés sur l’autel de l’entertainment.

 

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Dans une unité intéressante de sa forme et de son fond, on ressort de notre séance d’Ave César en ayant passé un bon moment d’humour mais aussi songeur, tant la satire de l’Hollywood des années 50, frappé de l’empreinte indélébile de la Guerre froide en toile de fond, nous interpelle sur la valeur et la place actuelles du cinéma dont nous sommes les contemporains. Le personnage d’Eddie Mannix, seul être apparemment lucide et désabusé dans un monde de fous, mais aussi étrangement fasciné par cet univers qu’il ne peut se résoudre à quitter, serait-il une figure de la place des frères Coen dans le cinéma contemporain, îlot de cynisme sans illusions dans un océan d’absurdité ?

Si tel est le cas, alors Ave César ! nous en dit peut-être beaucoup plus sur la vision du duo sur la place de leur propre filmographie dans le flot de productions actuelles. Et la vision d’un Hollywood des années 50, entre nostalgie, crétinerie naïve, absurdité, et une certaine touche de morbidité, ne serait qu’un prétexte à s’amuser, un peu, et à réfléchir, beaucoup.

 

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La hype générée par les films des frères Coen est d’autant plus étonnante qu’ils n’ont plus convaincu parfaitement depuis assez longtemps. Leur dernier chef-d’œuvre incontestable, No Country for Old Men, remonte à 2007, et A Serious Man, qui est assez représentatif de leur poétique pour avoir trouvé de forts défenseurs, à 2009, tandis que les deux films projetés en 2010 et 2013, True Grit et Inside Llewyn Davis, malgré leurs qualités certaines, peinaient à impressionner, l’un par un premier degré désarçonnant, l’autre par des commodités d’écriture et une faiblesse globale de rythme inhabituels. Mais surtout, considérés comme d’excellents scénaristes, ils nous ont très dernièrement infligé Gambit et Bridge of Spies, film clairement divisé en deux parties dont la première est aussi digne d’eux et prometteur que la deuxième indigente, ainsi que l’agréable mais tout à fait convenu Unbroken d’Angeline Jolie.

En mal de productions de qualité, le public continue cependant d’attendre un nouvel opus magnum, déjà déçu par le choix de la comédie, qui n’est pas le genre dans lequel les frères se sont le plus brillamment illustrés, plus réputés au contraire par l’humour grinçant dont ils émaillaient les drames les plus sombres (les excellents Miller’s Crossing, The Barber, No Country notamment). The Hudsucker Proxy (Le Grand Saut) avait cependant l’étoffe des chefs d’œuvre, n’auraient été…les deux interprètes principaux, aussi piètrement écrits que dirigés ; la dernière demi-heure de Burn after reading justifiait presque par sa puissance absurde la faiblesse de l’heure précédente ; et surtout, le mal-aimé Intolérable cruauté s’illustrait par une appréciable linéarité, sa précision d’écriture, son rythme impeccablement moyen, bref une excellente comédie correcte. On pouvait donc craindre, mais sans désespérer, d’autant que le pitch de Hail, Caesar ! n’était pas sans promesses.

 

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Comme pour Burn after Reading, les frères Coen réunissent ici un casting excellent. Pas le meilleur de la décennie comme les critiques s’amusent à le proclamer, mais d’autant plus prometteur qu’on aime ces acteurs et qu’on aime ceux qui ont écrit leur rôle : aux côtés de l’excellent Josh Brolin, on retrouve donc deux habitués, George Clooney et Frances McDormand, Tilda Swinton, Scarlett Johansson, Jonah Hill, et deux acteurs que l’on apprécie particulièrement, Channing Tatum et Ralph Fiennes.

Cette première force devient la première faiblesse du film : ces personnages se contentent d’apparaître à l’écran le temps d’une saynète, généralement parfaite (la scène tournée par Ralph Fiennes, le dialogue entre Johansson et Jonah Hill,…), donc agréable annonciatrice du retour des personnages, qui n’aura pas lieu. Même des acteurs plus présents, comme Clooney ou Tatum, ont à peine le temps d’amuser, Swinton et McDormand livrant par contre des performances bien peu inspirées. Brolin est évidemment superbe à chacune de ses apparitions, mais inégalement mis en valeur par un scénario qui en fait un épisodique film directeur au lieu d’un personnage principal.

Voilà un reproche que l’on n’aurait pas adressé à Burn after reading, pourtant aussi caractérisé par un casting de stars et donc des points de vue multiples. Le fait de suivre une intrigue nette justifiait cependant de retrouver les personnages ou de les quitter momentanément, tandis que Hail, Caesar ! se regarde comme un pur film à saynètes avec un médiocre semblant de fil rouge. Les événements perturbateurs perturbent à peine l’action et l’image et se résolvent avec aussi peu d’éclat qu’ils s’étaient déclenchés ; et leur succession est « impure », c’est-à-dire parfois mal justifiée voire tout à fait injustifiée.

 

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Ainsi, le film nous montre deux « numéros » filmés par le studio Capitol Pictures, un ballet aquatique et une danse et chants dans une taverne, mais dans toute leur longueur, en ne rappelant qu’à la fin l’existence des équipes techniques, et avec des plans qui n’ont clairement pas pu être filmées par les caméras présentes. La distance critique, si elle existe, est donc on ne peut mieux gommée par un premier degré étonnant. Le film se veut ainsi tourné comme un film des années 50 rendant hommage au cinéma des années 50, les scènes « réelles » (internes à la diégèse) comme « artificielles » (tournées devant les caméras de la diégèse) évoquant par leurs couleurs chaudes, parfois le jeu des acteurs et les effets spéciaux dépassés un art d’un autre temps, dans une tentative qui nous paraît assez vaine d’adéquation de la forme avec le sujet, y compris avec le contexte du sujet. Cela fonctionne d’autant plus mal que le comique est souvent annulé par l’absence de recul sur ce qui est ridicule à l’écran, et que la musique par exemple est outrancièrement dramatique sans pour le coup du tout évoquer ces années. On y reconnaît au contraire le (très bon) compositeur de Fargo et Miller’s Crossing, Carter Burwell, à la première note.

Le film n’est alors drôle que par les « chutes » qui le construisent plus que l’histoire, c’est-à-dire qu’une scène aboutit à une parole ou une situation absurde, qui mettent fin à la scène et permettent le passage à une autre sans connexion, dans une étrange stratégie de découpage, empêchant le lecteur de profiter du comique produit en le prolongeant et en l’approfondissant. Ce n’est pas qu’il n’est pas drôle, au contraire, il est frustrant d’être coupé dans son éclat de rire quand on aurait souhaité le maintenir jusqu’aux larmes.

Il faut enfin dire un mot de la faiblesse regrettable de la photographie, pourtant réalisée par le chef op’ mythique des frères Coen, l’excellent Roger Deakins, qui livre ici une caricature de son art, au point qu’il faut du temps pour être sûr qu’elle n’est pas réalisée par un faiseur qui voudrait l’imiter. C’est à l’image d’un film qui voudrait combler le spectateur par sa « générosité » mais agace à force de n’être qu’agréable et d’affirmer son statut mineur, Tarantino ayant autrement mieux convaincu, malgré les déceptions de The Hateful Eight, qu’on pouvait allier générosité et ambition, en terme de jeu, d’image, d’écriture et d’enjeux.

Roccat Renga le premier casque multiplateforme de la marque

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Roccat lance un nouveau casque compatible PC et consoles.

Le Roccat Renga est aussi positionné beaucoup moins cher que les autres productions de la marque. A 49.99€ il est évidemment filaire et uniquement stéréo.

Sa conception ( notamment l’arceau ) est différente de ce que l’on trouve dans les autres séries de casques de la marque.

Du coup, c’est sa légèreté qui est mise en avant tout comme son confort grâce à l’utilisation d’oreillettes ventilées. Les deux haut-parleurs de 50 mm en néodyme feront l’affaire pour restituer le son de manière optimale, y compris dans les basses.

Il va maintenant falloir juger de la qualité du produit compte tenu de son positionnement particulièrement agressif.

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Roccat Renga 1

 

Caractéristiques Techniques du casque ROCCAT Renga

Haut-parleurs

Fréquence : 20∼20000 Hz
Impédance : 32 Ω
SPL max. à 1 kHz : 110 dB
Diamètre des transducteurs : 50 mm
Matériau des transducteurs : aimant en néodyme
Microphone

Sensibilité à 1 kHz : -52 dB
Impédance : 2.2 kΩ
Directivité : omnidirectionnelle
Général

Poids (casque uniquement) : 210 g
Prise jack : 3,5 mm
Taille du câble : 2,5 m