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Récap’ séries : Supergirl, The Flash, The 100 et The Walking Dead

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Le plein d’info sur vos séries geek

 

Ah, la pause hivernale des séries… Ce moment de l’année où nous avons l’impression de vivre à l’arrêt, dans l’attente insoutenable de la reprise de nos séries préférées. Ce moment où nous cochons sur notre calendrier les dates de retour, ou que nous ajoutons une alerte sur notre téléphone. Sachez que pour cela, il y a une application. TVShow Time vous préviendra de la sortie de chaque nouvel épisode, une fois que vous aurez rentré vos séries préférées. Pratique et ô combien génial pour ne rien louper !

Bien que la fin de cette pause n’intervienne pas au même moment pour toutes nos séries, nous vous proposons aujourd’hui une mise au point sur les séries suivantes :  Supergirl, The Flash, The Waking Dead et The 100 !

 

Lucile « Macky » Herman

 

Macky

 

[divider]The Walking Dead : No Way Out[/divider]

 

Et oui, enfin ! Dimanche 14 février et pour probablement fêter la Saint Valentin, la chaîne AMC a diffusé l’épisode 9 de la saison 6 de la série The Walking Dead. C’est la reprise, après cette longue, trop longue pause hivernale. Si vous n’avez pas encore vu l’épisode, merci de passer votre chemin car le spoil sera clairement au rendez-vous !

Alors que l’épisode 8 nous laissait sur un Alexandria envahie par les zombies, nous étions tous dans l’attente de la suite des aventures, persuadés qu’il y aurait des morts du côté de nos survivants préférés. Sachez déjà que vous allez passer par toutes les émotions dans cet épisode. Vous allez crier, vous allez pleurer, vous allez être soulagé et surtout, vous allez vous demander si cet épisode n’a pas été écrit par George R.R Martin… Pour essayer de faire court, la terreur vous prend au ventre d’entrée de jeu. Sam, le petit dernier de Jessie panique totalement lorsqu’il aperçoit un enfant zombie. Alors qu’ils sont tous pleins de sang et de boyaux de zombie afin de traverser cette marée de mort-vivants, il se met à pleurer. C’est alors qu’il se fait attraper et manger. Une scène atroce, oui, mais ce n’est pas le pire. Jessie, sa mère, hurle devant ce spectacle et se fait également mordre. Elle tenait alors la main de Carl. Rick doit donc couper le bras de Jessie pour sauver son fils. Le tout devant les yeux de Ron, l’aîné de la famille. Déjà instable de base, le garçon va braquer son arme sur Rick et Carl. C’est alors que Michonne va le tuer d’un coup de sabre. Malheureusement, le coup part et atteint Carl à l’œil droit. C’est là que vous hurlez, parce que bon, vous vous êtes retenus déjà par deux fois mais là, trop c’est trop ! Mais vous vous dîtes également : « Ah ! LE COMICS ! ».

Les Zombies sont partout. Judith est en sûreté avec Gabriel dans l’église. Jessie, Ron et Sam sont morts, Carl est blessé. Glenn et Inid tentent de sauver les autres, alors qu’au début de l’épisode, Daryl, Abraham et Sasha explosent au bazooka un groupe de motards pas très commode. Rick arrive à l’infirmerie avec Michonne et Carl dans les bras. Denise, l’infirmière va alors tout tenter pour sauver Carl. Mais en regardant par la fenêtre, Rick voit que les zombies arrivent en masse. Il rentre donc en mode berserk et sort pour tous les achever. C’est alors que tous les survivants sortent de leur abri pour se joindre au combat. Un combat digne du Seigneur des Anneaux qui risque bien de vous foutre de sacrés frissons. Glenn sauve alors Maggie mais dans cet acte d’amour, tous les zombies sont sur lui. Oui encore ! Notre cher Glenn passe son temps à frôler la mort ! Ce n’est plus possible non ! #GlennIsAlive ! Mais c’était sans compter sur Abraham, Sasha et Daryl qui arrivent avec des mitraillettes. Ils mettront ensuite le feu à la retenue d’eau à l’aide d’essence et du bazooka (le fameux). L’épisode se termine avec Rick au chevet de Carl, lorsque ce dernier serre la main de son père.

 

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[divider]The 100 : le début de la saison 3[/divider]

 

Encore une fois, du spoil, encore et toujours mais entre nous, vous ne manquez rien.

Autant vous prévenir tout de suite, la nouvelle saison de The 100 part littéralement dans tous les sens ! Déjà que la fin de la saison 2 laissait très perplexe, celle-ci vous causera quelques mind blows dans le sens péjoratif du terme. Donc nous retrouverons Clarke, a.k.a Wanheda, qui se retrouve avec un avis de recherche sur la tête, une volonté de mise à mort de la part de l’Ice Nation. Mais qui sont-ils ? Passons pour le moment. L’Arc retrouve alors des survivants et les ramène à leur base. Le peuple du Ciel décide donc de s’installer dans le Mount Weather mais l’Ice Nation va tuer tous ceux qui s’y trouvent, dont la petite amie de Bellamy.

Clarke sera amenée chez Lexa, oui oui, celle qui l’a embrassée et qui a ensuite décidé de laisser le peuple du Ciel pour mort pour sauver son propre peuple. Bref, on s’attend à une Clarke furieuse, mais non non. Elle va se joindre à elle et demander à son peuple, qu’elle a quitté lors du dernier épisode de la saison 2 de devenir le 13ème Clan afin de créer une coalition contre l’Ice Nation. Bellamy ne verra pas les choses sous cet angle et va se rallier aux autres survivants de l’Arc afin de luter contre les Grounders, qu’importe s’ils étaient leurs alliés avant. C’est un résumé assez court de ce qu’il s’est passé récemment, sans oublier l’ancien Chancelier et sa cité de la Lumière qui semble lui faire totalement perdre les pédales à base d’hologrammes du passé et compagnie. Du grand n’importe quoi, tellement loin des livres The 100 : Day 21 et The 100 : Homecoming que plus rien n’a de rapport, ni même de sens.

 

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Mehdy « Razor » Slimani

 

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[divider]The Flash[/divider]

 

La série The Flash n’arrête pas de nous surprendre, après avoir proposé LE meilleur épisode de cette seconde saison (avec le plus d’avis positive sur un épisode d’une série depuis 2014), elle continue de prouver que c’est vraiment l’un des show du moment, notamment avec le dernier épisode en date « Escape From Earth II » diffusé mardi 16 janvier dernier.

Suite à l’introduction de nos personnages dans Earth II, afin de sauver la fille de Wells, ces derniers se trouvent confronter à Killer Frost et Deathstorm, envoyé par Zoom pour capturer Flash, qui à la fin se trouve bel et bien entre les mains du Speedster. L’épisode est donc centré sur la libération de Barry ET Jesse, la fille du professeur Wells par Cisco. Ce dernier, s’allie avec le chef de la police de Central City répondant au nom de Iris West (oui, un monde de fous) pour cette mission. Alors qu’ils sont en route vers la prison secrète de Zoom, ces derniers tombent nez à nez avec Killerfrost. Cisco arrive à la convaincre de les aider, afin qu’elle se venge du tueur de son fiancé Rony. Pendant ce temps sur Earth 1, Jay Garrick se remet toujours de son combat contre le Geomoncier, un Meta-humain qui peut provoquer des tremblements de terre, mais cette fois, Jay a utilisé la Velocity 9. Contrairement à la Velocity 7 utilisée durant le dernier épisode, (une substance crée par Caitlyn) elle lui permet de se procurer momentanément la vitesse au Flash de Earth 2, qui l’a aidé à sauver des vies et à arrêter le Méta-humain et à se sentir de nouveau un héros. Revenons à l’autre planète dans laquelle nos héros sortent Barry et Jesse de leurs cages, qui voient Zoom se pointer pour les empêcher de fuir. Killerfrost décide de s’en prendre à lui pour laisser tout le monde s’échapper vers la Earth 1. Tout est bien qui finit bien, à un poil près…le portail entre les deux mondes reste ouvert et Zoom, parvient à tuer Jay Garrick et à l’emmener dans son monde…

La série n’a pas l’air de vouloir freiner (sans mauvais jeu de mots), mais continue toujours de proposer des épisodes riches en événements et introduit de nouvelles histoires, tout en laissant l’intrigue principale de cette saison : qui est Zoom….? les théories ne manquent pas! Quelle est la vôtre ?

 

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[divider]Supergirl[/divider]

 

Il faut avouer que Supergirl a eu du mal les premiers temps à se faire une place auprès des autres adaptations des Comics, mais désormais, la série est bien installée et a su utiliser ses atouts pour continuer d’exister, en proposant un scénario solide, des épisodes variés tout en exploitant ses personnages et en en introduisant de nouveaux, notamment des méchants.

Après un épisode plutôt physique dû à la confrontation entre Supergirl et Bizarro, cette semaine c’est un épisode plutôt « Kara au pays des merveilles », car en effet, pour que le plan de Astra et Non fonctionne (la tante Kryptionienne de Kara et son mari) et qui consiste à prendre le contrôle de la terre puisse aboutir, ils ont dû utiliser le Black Mercy, un parasite qui plonge Kara dans un sommeil profond où elle a rêvé de tout ce dont elle voulait; c’est-à-dire être sur Krypton avec sa famille (où d’ailleurs, Kal-El, jeune Superman y figurait). L’équipe des effets spéciaux continue de faire un effort remarquable et le prouve encore une fois à travers le travail fait sur la planète Krypton (les combats durant les derniers épisodes entre autres) qui font vraiment plaisir à voir. Alex arrive à entrer dans le rêve de Kara grâce à l’aide de Max Lord, qui lui rappelle que ce monde n’est qu’illusion et que la Terre et ses amis ont besoin d’elle. Supergirl se réveille, folle de rage et prête à arrêter Non et Astra, mais qui arrive trop tard. La phase 1  du plan est déjà en exécution, dont on ignore le but mais, qui s’annonce plutôt massive et qui montre une fois de plus la détermination des derniers Kryptoniens dans leur mission, qui dépendra désormais plus de Non, car Astra est tombé après un combat contre Alex et Jonn J’onnz, laissant Kara sans aucune personne de sa famille…

La série se tient en meilleure santé comparé à ses débuts, elle le prouve encore une fois avec cet épisode, qui lui-même laisse place à deux nouvelles intrigues qui nous tiendrons devant nos écrans les semaines à venir !

 

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On se retrouve la semaine prochaine pour le plein d’infos sur ces séries geek qu’on aime tant !

MWC 2016 : Ennui, Soleil et marketing à la con

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MWC

Que dire du MWC qui se déroule en ce moment, comme chaque année à Barcelone ?

On peut évidemment parler du dernier LG G5 « révolutionnaire » ou encore du Samsung Galaxy S7 tellement différent…

Il y a bien HTC qui nous donne mal à la tête avec les prix de son Vive ou encore les modules du G5.

Bon soyons honnête c’est l’ennui total.

Tous les smartphones présentés se ressemblent et on se demande où sont les nouveautés par rapport à 2015.

Alors c’est vrai, le design du LG G5 est très différent de ce que faisait le constructeur jusque là…on a l’impression de voir un Nexus ou un HTC. On peut lui changer sa batterie ( incroyable ) ou encore lui associer des accessoires comme un casque VR ( quelle surprise ).

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Pouvoir changer sa batterie, rajouter des modules pour augmenter le poids ou encore avoir la possibilité de mettre une SD dans son téléphone, voilà les innovations servies pour le moment durant le MWC.

Concernant Samsung, il faut se livrer au jeu des 7 erreurs pour percevoir une différence en le S6 et le nouveau S7…évidemment on gagne un nouveau processeur, plus de ram, un APN théoriquement plus performant.

Rien d’enthousiasmant, alors qu’un français changerait son téléphone tous les 18 mois. Dans ces conditions quel intérêt ?

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Difficile de reconnaître le S6 du S7

Il est vrai que l’exercice de design commence à devenir sérieusement limité sur un smartphone mais du côté des fonctionnalités ( autonomie par exemple ), rien ne justifie de sauter sur ces nouvelles générations.

Jusque là très dynamique, le marché de la téléphonie mobile semble condamner à nous plonger dans l’ennui.

Reste que le show doit générer du papier et pour ça rien de mieux qu’une petite rasade de VR, le sujet qui va faire buzzer en 2016.

Le sommet est atteint par Samsung qui pour présenter ses S7 et S7 Edge a réussit le tour de force de transformer une salle énorme venue découvrir les annonces du constructeur en armée de zombies.

S7 Samsung VR

 

Social VROui mais il y avait quand même Zuckerberg. En fait, c’était presque le seul moment de cohérence depuis le début de ce MWC 2016. Zuckerberg nous expliquant pourquoi il avait fait main basse sur Oculus et la vision « sociale » qu’il avait de la VR.

On a donc compris qu’avec Samsung et Facebook, la VR serait un instrument de sociabilisation moderne…on en rêve déjà.

La partie la plus intéressante concerne le fait qu’une équipe dédiée s’occupe de créer un environnement  pour accélérer la diffusion de la VR : un encodage permettant de streamer de la VR malgré la lourdeur des fichiers et une caisse à outils logicielle permettant de d’alléger les ressources qui semblent nécessaire à faire tourner la VR pour « monsieur tout le monde ».

En effet avec Oculus, Facebook dispose d’une vitrine technologique qui devrait, dans un premier temps, adresser un public de niche ( gaming VR ) compte tenu du prix du casque mais aussi de la puissance nécessaire pour l’exploiter ( un PC à 1500€ semble le minimum ). En s’impliquant avec Samsung, Zuckerberg veut s’adresser au plus grand nombre sur d’autres sujets que le gaming : la vidéo et le social.

C’était sans doute les seules vraies informations de ce séjour barcelonais.

 

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Situation financière tendue chez AMD

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Logo d'AMD
Logo d'AMD

Nous avons déjà pointé les difficultés opérationnelles de l’entreprise au cours d’un article précédent. AMD espère revenir à la croissance pour l’année 2016. Cela suffira-il ?

De fait, à la lecture du rapport annuel 2015 de l’entreprise, ce qui frappe l’attention c’est l’étendue des difficultés qu’elle rencontre sur l’ensemble de ces marchés. Qu’elles soient opérationnelles, conjoncturelles ou financières, elles frappent l’entreprise de plein fouet et il semble qu’elle soit actuellement au plus mal.

Difficultés graves en 2015

Regardons la situation dans le détail, AMD divise son activité en deux pôles principaux :

  • Computing and Graphics
  • Enterprise, Embedded and Semi-Custom
  • D’autres activités qui n’ont pas enregistré de chiffre d’affaires en 2014 et 2015

Computing and Graphics

C’est la branche qui connaît le plus de difficultés : son chiffre d’affaires s’est effondré en à peine 1 an passant de 3,1 milliards USD à 1,8 milliards USD soit une chute de 42 %. Ce qui est inquiétant c’est que cette chute est causée, non par une baisse des prix, mais par une chute des quantités de produits vendus (en baisse de 44 %). D’autant plus qu’AMD indique que toutes ses familles de produits ont connu une baisse drastique de leurs ventes entre 2014 et 2015. Le ralentissement chinois est ainsi une réalité pour AMD qui y connaît de graves difficultés.

En fait, AMD justifie cette baisse par deux facteurs :

  • L’importance des pressions concurrentielles sur ces marchés
  • L’attentisme des constructeurs de PC dans attente du lancement de Windows 10 et qui a impacté le premier semestre de l’année

Si effectivement, la seconde raison ne jouera plus en 2016, il semble que la pression de la concurrence (surtout Intel qui signe une très belle année 2015 en comparaison) pourrait s’intensifier au fur et à mesure de l’année du fait du lancement par Intel de ses nouvelles architectures et des premiers processeurs gravés en 10nm. Sur le marché des CPU il semble que AMD, après un début de percée au milieu des années 2000, ait acquis un retard trop important pour combler le fossé technologique avec Intel et est de fait durement touché par les difficultés que connaît le marché du PC actuellement.

Mais en dehors d’un déficit certain de notoriété dans le grand-public et d’un retard technologique, la performance opérationnelle de la branche est critique : les pertes atteignent 502 millions USD soit plus de 6 fois celle de l’année dernière faisant tomber la marge opérationnelle de la branche à… -27 % du chiffre d’affaires ! La raison principale de cette hécatombe : la baisse du chiffre d’affaires partiellement compensée par une baisse des dépenses, y compris des dépenses en R&D.


N’y a-il pas un risque de cercle vicieux ? Moins de chiffre d’affaires donc moins de dépenses de R&D donc une gamme plus ancienne donc moins de ventes… etc. Au vu du marché actuel des PC et de la puissance d’Intel, la partie, pas encore perdue, est loin d’être gagnée.


Enterprise, Embedded and Semi-Custom

La situation de cette branche est largement meilleure. Tout d’abord, bien que son chiffre d’affaires ait diminué, il n’a concédé que 8 % de baisse entre 2014 et 2015 et la branche est dans le vert bien que son résultat opérationnel ait sensiblement reculé par rapport à 2014 (215 millions USD contre 399 en 2014). La part de cette branche dans le chiffre d’affaires total de l’entreprise est en forte augmentation et représente désormais une majorité du chiffre d’affaires ! Il n’est pas impossible qu’AMD tente de se refaire en 2016 avec cette branche qui est littéralement la bouée de sauvetage du groupe actuellement.

Répartition CA

Endettement massif

Si les difficultés opérationnelles d’AMD sont sérieuses, le plus gros défi pour les dirigeants d’AMD sera de maintenir une situation financière suffisamment solide pour pouvoir affronter l’avenir. Et ce n’est pas gagné car cette situation financière est plutôt mauvaise : AMD croule sous une dette de 2 milliards USD. A la limite, la somme paraît plutôt faible, mais du fait des difficultés opérationnelles mentionnées ci-dessus, AMD n’est pas forcément en mesure de pouvoir rembourser sereinement les échéances qui arrivent et qui sont élevées en 2016.

Cela alors que l’entreprise ne dégage pas d’argent dans ses activités opérationnelles : AMD a ainsi brûlé 226 millions USD en 2015 dans ses activités. En revanche, le flux de trésorerie d’investissement et de financement est légèrement positif. Cela n’est d’ailleurs pas un très bon signe, cela signifie qu’AMD aura effectué plus de désinvestissement que d’investissement (même si ces désinvestissements concernent surtout des instruments financiers et non des machines ou équipements). Concernant la trésorerie (seul point positif) elle est relativement stable autour de 800 millions USD depuis 2012, ce qui reste un niveau très acceptable et rassurant de ce point de vue.


Mais le plus préoccupant demeure l’état de l’ensemble du bilan comptable de l’entreprise qui recule par rapport à 2014 avec notamment des capitaux propres négatifs depuis cette année.


Comment est-ce possible ? C’est simple, les capitaux propres sont la somme algébrique principalement du capital social et des résultats accumulés de l’entreprise depuis sa création. Or depuis cette année, le déficit des résultats accumulés a dépassé la valeur du capital social de l’entreprise. De ce fait, le passif de la société a mécaniquement baissé par rapport à 2014 donc (mécaniquement encore) l’actif de l’entreprise a lui aussi varié de -17 % entre 2014 et 2015.

Indicateur 2013 2014 2015
Trésorerie au 31 décembre (000 USD) 869 805 785
Flux de trésorerie opérationnelle (000 USD)

-148

-98

-226

Dettes au 31 décembre (000 USD) 2 175 2 140 2 118
Capitaux propres au 31 décembre (000 USD) 544 187

-412

Situation sociale tendue

AMD est un habitué des plans de restructuration avec déjà 3 plans à son actif dans les 4 dernières années (2012, 2014, 2015) et a fortement réduit ses effectifs dans les années passées pour tenter de réduire ses coûts.

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Nombre d’employés à la fin de l’année (approximation) 16 420 14 700 10 400 11 100 11 100 10 340 10 671 9 700 9 100
Évolution du nombre d'employés d'AMD entre 2007 et 2015
Évolution du nombre d’employés d’AMD entre 2007 et 2015

2016, année de la dernière chance pour AMD ? Plusieurs raisons (dettes, situation financière difficile, capitaux propres négatifs) poussent à dire qu’AMD n’a plus vraiment le choix et que sa survie dépend grandement de l’année qui s’ouvre. D’autres raisons (léger rebond du marché pour 2016 ?) peuvent laisser penser qu’AMD peut remonter la pente, en se recentrant sur ses branches les plus rentables et en faisant preuve de sérieux budgétaire.


Informations légales et références

Les informations financières proposées dans cet article sont issues des documents de
références (ou 10-K) ou communiqués de presse portant sur l’année fiscale 2015 d’AMD disponibles sur :

Site des relations investisseurs d’AMD

Rapport annuel 2015 d’AMD

Ces informations sont non contractuelles, et l’auteur décline
toute responsabilité en cas d’erreur ou d’omission. Le lecteur ne
peut utiliser cet article et les données qui y sont contenues à des
fins d’investissement.

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for any error or omission. The reader can not use this article and the data
contened herein for investment purposes.

La 5ème Vague : du livre au film

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La 5ème Vague, un livre de Rick Yancey adapté au cinéma

 

L’hiver, le froid, le vent, la pluie, toutes ces choses qui ne vous donnent vraiment pas envie de sortir, mais de rester bien au chaud sur votre canapé avec un bon thé et un bon bouquin. Après avoir cherché sur Amazon le livre parfait pour rester au coin du feu, je me suis arrêtée sur La 5ème Vague de Rick Yancey. Après une lecture assez rapide tant l’histoire est prenante, c’est-à-dire deux jours, je me suis alors dirigée vers le cinéma, affrontant la tempête, afin de voir son adaptation, vous livrant ainsi une critique d’une livre et du film dès la fin de la lecture et du visionnage du film.

Commençons par parler du livre, ou plutôt des livres. En effet, La 5ème Vague s’inscrit dans une série de trois livres. La 5ème Vague est le premier tome, sorti en mai 2013, puis en octobre 2014 est paru La Mer Infinie. Le troisième tome sortira quant à lui dans le courant de l’année 2016 et portera le nom de La Dernière Étoile. Ces livres sortent de l’esprit de Rick Yancey. Le film est sorti sur nos écrans le 27 janvier dernier et se dote de la toute petite note de 5,6/10 sur le site IMDb. Justifiée ? Nous y reviendrons.

 

[divider]La critique[/divider]

 

Nous suivons Cassie Sullivan, Cassiopéia de son vrai nom. C’est une adolescente de 17 ans qui tente par tous les moyens de survivre dans un monde envahi par les extraterrestres, appelés « les Autres ». L’histoire se déroule aux USA. Lors d’une opération militaire, elle se retrouve séparée de son petit frère Sammy, qu’elle appelle Sams. Cassie lui avait promis qu’ils ne seraient jamais séparés. C’est donc cette promesse qui lui donnera la force de se battre et d’avancer au quotidien. Toujours en compagnie de Nounours, l’ours en peluche de son frère, elle se cache des Autres et tente de savoir où se cache son frère. Si le livre, et le film d’ailleurs, s’appellent La 5ème Vague, c’est en référence aux différentes vagues qui constituent le plan mené par les Autres afin de s’emparer de la planète Terre.

1ère Vague : Black out mondial

2ème Vague : Destruction et Tsunamis

3ème Vague : Pandémie

4ème Vague : Invasion et Silence

5ème Vague : …

 

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[alert type=red ]Spoiler Alert[/alert]

 

Attention : dans cette partie de l’article, nous rentrons un peu plus dans les détails. Si vous n’avez ni lu, ni vu le film, je vous conseille de sauter ce paragraphe.

Ce que les habitants de la Terre appellent l’Arrivée, c’est lorsqu’un énorme vaisseau a été aperçu au dessus de leur tête, exactement comme dans le film Independance Day. Dix jours plus tard, la première vague commençait. Elle est caractérisé par un black out total causé par une impulsion électromagnétique qui a alors détruit toutes les sources électriques, ainsi que les composants électroniques. Comprenez donc que l’électricité, les batteries, les voitures, plus rien ne fonctionne. Tout de suite, vous pensez à La guerre des Mondes, non ? La deuxième vague quant à elle est causée par un gigantesque tremblement de terre qui entraîne donc d’énormes tsunamis touchant tous les littoraux du monde. Pas de films ou livres précis en tête, s’il fallait tous vous les citer, nous n’en aurions pas fini. Il s’agit tout simplement d’un mélange de tout un tas d’œuvres post-apocalyptiques sur la fin du monde due au réchauffement climatique à en faire frémir tous les climato-sceptiques (coucou Le Jour d’Après ). Un peu plus tard, la mère de Cassie est emportée par la Peste Rouge, lors de la troisième vague. Une jolie référence à la saison 4 de The Walking Dead, quand nos chers survivants doivent faire face à une pandémie qui décime une bonne partie de la prison. Sachez que le livre comme le film sont bourrés de références SF en tout genre à vous en faire perdre la tête. Pourquoi ? La science-fiction ne peut-elle plus se réinviter ? Est-ce ici un hommage à cette littérature ? L’auteur n’avait-il tout simplement aucune imagination ? Parce que, croyez-moi, niveau références, nous n’en avons pas encore terminé.

 

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Revenons à nos moutons. Alors que Cassie est seule sur une autoroute, quelques jours après le décès de son père (tué par l’armée comme des centaines d’autres personnes), elle se fait tirer dessus au genou et se réfugie sous une voiture. Nous sommes ici en plein dans la quatrième Vague, lorsque ce qu’elle appelle les « Silencieux » tuent les derniers humains sur Terre. D’ailleurs, elle croit dur comme fer pendant un long moment être la dernière humaine sur Terre. Pour se prouver le contraire, elle ne pense qu’à la promesse qu’elle a faite à son petit frère. Blessée et ayant perdu beaucoup de sang, elle sort de sous la voiture, s’arme de tout son courage et cherche à affronter ce Silencieux. C’est réellement à partir de là que le film diverge (beaucoup trop) du livre. Elle se réveille dans une chambre, sa plaie soignée. Elle s’inquiète de l’identité de la personne qui a pu la conduire ici et la sauver, car le but de la quatrième vague est de faire perdre confiance aux humains. En effet, les Autres peuvent avoir la forme d’hommes, de femmes et d’enfants. On ne sait plus qui est qui. De ce fait, on ne peut plus faire confiance à personne et être seul est la meilleure façon de survivre ; un peu plus longtemps tout du moins.

Cassie fait alors la rencontre d’Evan, un fils de fermier de 19 ans qui a tout pour lui. Il est parfait. Mais comment peut-on être parfait dans un monde comme celui-ci ? Physiquement ? Irréprochable. Il est beau et propre sur lui. Il s’occupe également de Cassie comme personne ne l’avait fait auparavant. Dans le livre, elle ne se laisse pas faire et comprend que quelque chose cloche très rapidement. C’est une jeune femme forte avec de la personnalité. Dans le film par contre… On découvre une Cassie fade, beaucoup plus superficielle, stupide et niaise. Sachez que le livre est composé de plusieurs parties où, tour à tour, nous nous retrouvons dans la tête de plusieurs personnages. Un choix littéraire qui m’avait interpellé ; à savoir, comment les scénaristes et producteurs allaient tourner ça sur grand écran. Aucune surprise puisqu’il s’agit juste de scènes différentes. Une fois Cassie, une fois Sammy, une fois Ben a.k.a Zombie, l’amour inavoué d’enfance de Cassie.

 

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Des choix tout sauf originaux qui, comme d’habitude, nous font dire : « Oh mais le livre est tellement mieux ! ». Vous en avez marre de ce style de phrase ? Pourtant, c’est souvent vrai. Je ne vous raconterais pas les dix dernières minutes, le spoil ayant été assez présent tout au long de l’article mais encore une fois, le film est parti à des années lumières du livre, surtout concernant des dialogues inversés, qui vous font dire : « Euh, wait, ils ont vraiment fait ça ? » En clair, un livre à lire, si vous aimez ce style de littérature et un film à regarder uniquement si vous avez envie de pousser un peu plus l’aventure et de comparer les deux œuvres. Dans le cas contraire, n’allez pas au cinéma.

 

AMD refait le coup de sa console Fiji X2

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AMD Dual Fury

Il y a maintenant un petit moment AMD avait fait sensation en présentant un mini PC ultra puissant intégrant une puce Fiji X2.

Portant le nom de Projet Quantum, l’information avait au début confirmée qu’AMD souhaitait lui même commercialiser ce mini PC / console…puis progressivement la communication s’est modifiée jusqu’à arriver à un abandon du projet qui n’était en fait ( version officielle ) qu’un concept qui devait pousser des marques de PC à s’emparer de la technologie.

Un concept prometteur mais qui a sans doute souffert des multiples retards et tergiversations d’AMD…

AMD Project Quantum

Aujourd’hui, AMD se remet à communiquer sur un concept similaire mais qui semble pour le coup beaucoup plus concret.

Tout d’abord, on sait au travers de nombreux tweets de Roy Taylor ( qui est le patron de la VR chez AMD ) que le constructeur Falcon Norwest ( un assembleur de machines haut de gamme aux USA ) qui va lancer une référence compacte qui sera équipée de la Radeon Fiji X2.

Falcon Norwest est le constructeur sur lequel AMD a misé pour diffuser en avant première sa carte Fiji X2 et pour proposer une solution ultra performante pour la VR dans le châssis ultra compact.

 

AMD

Le Tiki de Falcon Norwest est déjà une gamme mini-ITX existante et qui utilisait jusque là des composants « classiques » pour obtenir des machines ultra compactes avec de grosses performances et un niveau de personnalisation ultime ( peinture, services…)

293066-falcon-northwest-tiki-size  Mais en sortant quelques chiffres autour de ses démos VR avec ce Tiki, AMD a laissé filtré, il y a quelques temps, indirectement et volontairement des informations sur les performances de sa Radeon Fiji X2.

Le chiffre de 12 TeraFlops de puissance de calcul a ainsi été lâché. Ce chiffre, qui représente prés de 7 fois la puissance d’une PS4 ou encore  2 fois la puissance d’une Titan X, a globalement déçu.

 

Avec une puissance de 8 TeraFlops pour la seule Fury X, une puissance beaucoup plus haute était évidemment attendue…cependant à y regarder de plus près, AMD semble avoir brouillé un peu les pistes.

Il semble qu’en faisant affaire avec Falcon Norwest, AMD a tout simplement livré une carte « dégonflée » pour pouvoir rentrer dans le Tiki et s’affranchir du refroidissement liquide.

La version desktop sera donc plus puissante, plus volumineuse et surtout…plus refroidi. Une puissance de 16 TeraFlops est donc tout a fait réaliste si cette version voit le jour.

Reste que la déclinaison Fiji X2 du PC Tiki est sur le point de voir le jour et qu’elle sera distribuée avec le support d’AMD.

 

 

Fiji X2

 

[comparateur keyword= »AMD FURY »]

Intel boucle une belle année 2015

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Quartier général d'Intel
Quartier général d'Intel

Intel, plus grand fabricant de semi-conducteurs au monde fait le bilan de son année 2015. Malgré la hausse du dollar et les instabilités économiques de l’année passée, Intel maintient de très bons résultats pour l’année 2015.


Intel, toujours leader mondial

L’entreprise continue de mener la danse dans le monde des semi-conducteurs et il est quasiment certain que, malgré la hausse du dollar qui pénalise légèrement les exportations libellées en dollar, elle va continuer à maintenir son leadership et conserver son rang n°1, qu’elle maintient chaque année depuis 1992.

Ainsi, pour 2015, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 55,4 milliards USD contre 55,9 en 2014. Plusieurs secteurs sont en croissance par rapport à 2014 :

  • Les ventes aux data-centers (+ 5%)
  • Les ventes relatives à l’internet des objets (+ 6%)
  • Les ventes de solutions mémoire non volatiles (+ 10%)

Par contre certains secteurs voient leur chiffre d’affaires en baisse par rapport à 2014 :

  • Les ventes aux clients grand-public (- 1%)
  • Les ventes relatives aux services et logiciels (- 3%)

Intel en 2015, rachat et développements

L’année aura été chargée avec l’énorme rachat d’Altera le 1er juin 2015 pour la somme de 16,7 milliards USD. Altera était alors un des leaders des circuit logique programmable. Ce rachat a légèrement impacté la très bonne marge brute du groupe qui s’élève à 62,6 % du chiffre d’affaires, en légère baisse par rapport à 2014.

Sur le plan de la R&D et du renouvellement de la gamme, le remplacement de la génération de processeur Haswell par la génération Skylake inaugure une gravure à 14nm. Nouveauté pour Intel depuis une dizaine d’années, la stratégie du tic-tac (sortie d’une nouvelle architecture puis d’une nouvelle finesse de gravure) est légèrement modifiée : du fait de la difficulté du passage en 10nm de finesse de gravure, une nouvelle architecture (Kaby Lake) sortira avant la sortie d’un processeur avec une finesse de gravure affinée. Le planning d’Intel est donc bien rempli pour 2016-2017 ! Ainsi, les dépenses de R&D ont augmenté de 2 % par rapport à 2014 et atteignent 20,1 milliards USD pour l’année 2015.

Enfin, sur le plan opérationnel, malgré une baisse du résultat opérationnel (en recul de 9% par rapport à 2014 à 14 milliards de dollars), le groupe maintient un très bon résultat net (11,4 milliards) avec un recul limité à 2 % par rapport à l’année précédente. Mieux encore : le résultat par action (2,33 USD) a progressé du fait de la baisse du nombre d’action entre 2014 et 2015.

Seul point qui nuance un peu l’optimisme quant à la situation de l’entreprise : la forte augmentation (+ 66%) de la dette (22,67 milliards USD) entre 2014 et 2015 du fait (notamment) de l’acquisition d’Altera. De ce point de vue, Intel rompt avec 3 années (2012,2013,2014) de stabilisation de la dette.

Alors que d’autres entreprises de semi-conducteurs connaissent un passage à vide (tel Qualcomm) ou de sérieuses difficultés (tel STMicroelectronics qui a annoncé des suppressions de postes), Intel a connu de très bonnes performances opérationnelles en 2015 et ses résultats financiers demeurent excellents (malgré une forte augmentation de la dette). Intel poursuivra-elle sur cette lancée en 2016 ? Réponse l’année prochaine…

 

Plus en détail dans le rapport annuel

Le rapport annuel d’Intel nous donne des informations intéressantes sur le développement actuel de l’entreprise : ainsi, on peut constater que le poids de la branche Grand-public décline au profit notamment de la branche Data-centers.

Intéressent aussi, Intel fournit un tableau assez complet de ses sites de productions et de la répartition qu’il effectue entre ces sites. Ce qui est intéressent, c’est du constater que l’entreprise, au 26 Décembre 2015, a encore une forte production aux sein des États-Unis, en Arizona, Oregon et Nouveau Mexique. Elle a ainsi, au cours de l’année 2015, aligné toutes ses usines sur un même standard de production tout en ferment son usine du Massachusetts, plus ancienne, expliquant aussi le maintien d’une bonne performance opérationnelle en 2015 malgré le contexte morose du marché du PC.


Informations légales et références

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Site des relations investisseurs d’Intel

Rapport annuel 2015 d’Intel

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Le Quenya, langue fictive ?

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Langues et pratiques du Geek : le Quenya

Et si l’envie vous prenait d’apprendre cette langue fictive qu’est le Quenya ?

Cette première proposition soulève une question qui me semble existentielle et à laquelle il faut d’emblée répondre. Qu’est-ce qu’une langue fictive ? Autant vous le dire tout de suite, un paragraphe d’introduction ne saurait guère me suffire pour répondre à cette question. C’est pourquoi j’y consacrerai exceptionnellement une partie entière de cette première chronique.

Pas besoin d’une explication complète, cependant, pour affirmer ce qui va suivre : il n’est pas rare qu’un univers fictif se compose, outre de personnages et de lieux particuliers, spécifiques et parfois créés spécialement pour cet univers, de langues créées pour l’occasion. Ces langues, qui apportent très souvent cette petite pointe d’exotisme qui nous fait rêver, viennent surtout compléter l’ancrage de ces univers fictifs, les rendant plus crédibles et incroyablement plus riches. Et si nous nous plongions dans ces univers, parmi nos préférés, en apprenant leur langue ? C’est du moins ce que j’ai fait pour vous, en un mois top chrono ! Bien sûr, il ne s’agira pas d’un cours de langue de ma part, mais plutôt d’une approche des différentes langues fictives qui peuvent exister, en s’intéressant à l’univers dans lequel elles s’inscrivent et à leur apprentissage.

La langue fictive par excellence, du moins la plus connue (et nous le verrons, une des plus complètes) est sans doute celle issue de l’univers du Seigneur des anneaux, que l’on doit à J.R.R. Tolkien. Oui, mais quelle langue ? En effet, beaucoup de langues existent dans cet univers, beaucoup liées entre elles. La langue elfique, me direz-vous, langue dont un certain Anneau se fait le porte-étendard. Oui, mais quelle langue elfique ?  Eh oui, là encore, Tolkien est à l’origine d’un certain nombre de langues elfiques, que nous ne pourrons pas toutes étudier. C’est pour cela que nous nous arrêterons sur la langue elfique considérée comme la plus achevée de Tolkien, et dont l’usage n’est pas de l’ordre du mythe dans l’œuvre (littéraire comme cinématographique) : le Quenya. Cela répond donc à la deuxième question existentielle que vous vous posiez peut-être depuis le début de cet article, à savoir « Qu’est-ce que le Quenya ? ».

 

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« Cleek páras i quenya » – Cleek apprend le Quenya

 

Petite précision avant de commencer : n’étant pas à 100% familière de l’œuvre de Tolkien, il se peut que la perception que j’ai de ces langues et de cet univers ne soit pas toujours la plus juste. Je m’excuse donc par avance pour toute erreur qui aurait pu se glisser dans les lignes qui vont suivre, y compris dans les extraits de Quenya, tels que ci-dessous, puisque je n’ai qu’un mois de Quenya dans les doigts et les cordes vocales, je le rappelle.

 

Les points sur les i

 

Repartons donc pour un (aussi bref que possible) instant sur la proposition ouvrant cette chronique.

 

Et si l’envie vous prenait d’apprendre cette langue fictive qu’est le Quenya ?

 

Qu’est-ce qu’une langue fictive, donc ? Ou plutôt, qu’entends-je par la locution « langue fictive » ? Précisons tout de suite que ce qui va suivre relève de mon appréciation, et n’a pas valeur de vérité absolue. À partir de là, je voulais souligner que l’adjectif fictif n’est pas ici à prendre dans son acception principale « qui n’est pas réel », mais qu’il faut plutôt comprendre qu’il qualifie une langue de fiction. Et par langue de fiction, nous entendons donc une langue issue d’une fiction, dont l’existence prend racine dans un univers romanesque, cinématographique ou tout autre univers dont on dira qu’il est imaginaire et créé. Pourtant, qui dit langue fictive ne dit pas langue imaginée et créée. Langue créée, oui, mais pas imaginaire. Le raccourci serait ici bien trop réducteur (et malvenu).

Je ne m’étendrai pas, au fil de cet article comme de cette chronique, à vous démontrer la pertinence (somme toute relative) de mon point de vue, à savoir qu’une langue créée peut être on ne peut plus réelle tant que des gens l’apprennent voire la parlent. Il ne s’agit pas ici de donner un cours de linguistique. Pourtant, j’aborderai rapidement la notion de langue construite, qu’elle soit imaginaire ou qu’il s’agisse d’un langage opératif (que nous définirons dans quelques instants). Les langues construites s’opposent, par définition, aux langues naturelles (ou spontanées) dans la mesure où leur grammaire est le fruit d’une réflexion et non pas directement d’un usage. Bien sûr, la réflexion peut elle-même être le fruit d’un usage, mais cet usage ne fait pas l’objet d’une évolution provoquée par la pratique quotidienne des locuteurs : cette évolution est imposée et formalisée.

 

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Le Code Internationnal des Signaux Maritimes, un langage construit comme un autre

 

C’est notamment le cas des langages opératifs : sont ainsi qualifiés les langages propres (généralement) au monde du travail, qui permettent l’accomplissement d’une tâche. Le langage a alors une dimension instrumentale. Il permet la transmission d’informations (ordres, procédures, etc), et il faut que cette transmission soit la plus efficace possible. Il faut donc pour cela qu’elle soit adaptée à l’environnement où les échanges ont lieu, aux pratiques, et aux locuteurs. C’est ainsi que des entreprises comme Airbus ont mis en place du vocabulaire mais aussi une syntaxe et une grammaire bien précise : on peut notamment citer le figement des abréviations utilisées ou les prescriptions d’usage touchant notamment à l’ordre des mots (afin d’éviter toute ambiguïté). Mais s’il s’agit de revenir à des considérations plus concrètes, nous pourrions très bien citer le braille ou la langue des signes.

Bien sûr, toutes les langues construites ne sont pas opératives. Elles ne s’inscrivent pas forcément dans un environnement professionnel, et ne visent pas toujours cet idéal d’efficacité. Les raisons de la création d’une langue sont nombreuses : qu’il s’agisse d’une quête d’un langage universel (citons l’esperanto), d’une expérimentation linguistique (l’on peut notamment penser au toki pona) ou du développement toujours plus poussé d’un univers romanesque, à peu près n’importe qui peut créer n’importe quelle langue.

 

Origines du Quenya

 

Mais J.R.R. Tolkien n’est pas exactement n’importe qui. Outre un des écrivains de fantasy les plus connus, c’est aussi un poète, un professeur d’université, et un grand philologue (se dit de quelqu’un qui étudie les textes anciens). Entre autres choses. Il a donc plus d’une corde à son arc, et plus d’une langue à ses cordes (vocales). Né en 1892 et mort en 1973, John Ronald Reuel Tolkien (ou Tolkien pour les intimes ou les paresseux) a donc eu une carrière des plus chargées, mais toujours centrée sur les langues, qu’il les utilise, les enseigne ou les crée. Je ne rentrerai donc pas dans le détail de son curriculum vitae, mais en viendrai donc à l’essentiel (pour nous).

 

 

Si le Seigneur des Anneaux est l’une des œuvres emblématiques de Tolkien, et que l’elfique (de façon générale) est la langue emblématique de l’univers du Seigneur des Anneaux, n’allez cependant pas croire que l’elfique ait été spécialement créé pour le Seigneur des Anneaux. Tolkien, c’est un gars qui adore les langues et qui en crée tout au long de sa vie, et ce depuis sa plus tendre enfance (ou presque). Ainsi, c’est la création d’une langue elfique et de sa mythologie qui l’accompagne qui sera à l’origine des récits de la Terre du Milieu, et non pas l’inverse. Cela explique donc qu’il existe deux rythmes d’évolution distincts pour ces langues elfiques : une chronologie externe, liée à la création de la langue elle-même par Tolkien, et une chronologie interne, liée à l’évolution de la langue dans l’histoire relatée par les récits de la Terre du Milieu. Je ne m’attarderais pas sur les détails de l’évolution, ni externe, ni interne, des langues créées par Tolkien, mais cela explique notamment le fait que les données dont nous disposons pour apprendre le Quenya ne soient pas toujours entièrement cohérentes (nous y reviendrons).

Mais revenons, pour le moment, à ce qui nous intéresse : l’origine du Quenya. En ce qui concerne sa création-même, Tolkien aurait puisé dans le germanique (branche linguistique précédant l’allemand), le finnois, mais aussi des langues plus classiques comme le latin et le grec. C’est une langue à la fois agglutinante (elle utilise des affixes – préfixes et suffixes) et flexionnelle (elle exploite notamment l’alternance vocalique). Le Quenya comporte un système casuel, à savoir l’existence de déclinaisons (à l’image de l’allemand ou du latin par exemple) et non d’une flexion verbale (comme c’est le cas en français). En ce qui concerne son origine fictive, voici un bref aperçu de l’arbre des langues elfiques créées par Tolkien, qui retrace dans la mythologie elfique les origines de notre langue fictive.

 

Arbre des langues elfiques de la Terre du Milieu (source)

 

Si le Quenya et le Sindarin sont communément les deux langues elfiques les plus connues, elles n’ont pas le même statut : le Quenya est en effet plus complet dans sa description linguistique, plus ancien, et pour certains plus « pur ». Cela confirme par ailleurs que ces langues ne sont pas identiques, et que les différents elfiques sont à distinguer. Pire, les différentes langues de la Terre du Milieu, elfiques ou non, sont à distinguer. Cela peut sembler être une évidence, pourtant, l’existence d’un facteur extérieur vient apporter une confusion certaine dans le schmilblick linguistique de l’univers Tolkien.

Ce facteur, c’est la création de différents scripts, ou systèmes d’écriture, par Tolkien. En effet, non content d’avoir créé une nouvelle grammaire et un nouveau lexique, Tolkien s’est aussi attaqué à de nouvelles façons d’écrire l’elfique (mais aussi pour les autres langues qu’il a créées). On recense ainsi trois systèmes distincts pour les langues elfiques : le Cirth, le Sarati, et le Tengwar. Là où ça se complique, c’est que l’on trouve des combinaisons diverses de langues et de scripts. Ainsi, il faudra distinguer le Quenya en Tengwar du Quenya en Sarati mais aussi du Sindarin en Tengwar. De plus, il existe des « modes » pour écrire anglais, espagnol ou encore hongrois à l’aide de ces scripts. Chaque script a ses spécificités (sens de lecture, phonologie, segmentation…), et chaque script s’inscrit de façon spécifique dans l’univers de la Terre du Milieu.

 

L’Anneau unique et son inscription

 

Et l’Anneau unique, me direz vous ? Eh bien, sachez que celui-ci affiche bien un script Tengwar, la langue elle-même n’est pas de l’elfique, mais du Noir parler (ou Black speech), bien plus proche des langues des orcs que des elfes, et créé par Sauron lui-même.

 

Apprentissage du Quenya

 

Comme je l’indiquais dans l’introduction, dans le cadre de cette chronique, je me propose d’apprendre les langues fictives que je vous présente. Je me laisse donc un mois, à raison de dix à trente minutes par jour, en fonction de mes contraintes personnelles mais surtout de mes humeurs, pour acquérir les bases de chaque langue : vocabulaire, grammaire, typographie… Autant vous dire qu’un mois à ce rythme-là, c’est (trop) peu pour espérer maîtriser une langue. Mon but est donc essentiellement de réussir à écrire une phrase simple (si des informations quant à la syntaxe sont disponibles) et si possible à déchiffrer (mais pas forcément à traduire) des phrases qui utiliseraient une typologie non latine.

 

La liste des courses

 

Ce mois-ci, c’est donc à la langue elfique Quenya que je me suis attaquée. Concernant le script (puisqu’il ne peut en rester qu’un, faut pas non plus pousser mémé dans les ordis), j’ai décidé d’arrêter mon choix sur le Tengwar, notamment parce que c’est le script le plus connu (merci l’Anneau unique !).

Grâce à la magie des internets, je dispose de plusieurs sources pour espérer apprendre le Quenya : outre l’acquisition des différentes publications de Tolkien et autres littératures scientifiques disponibles sur le sujet (dont j’ai fait l’impasse par manque de temps, je dois le reconnaître), de nombreux cours sont disponibles gratuitement en ligne, avec différents degrés de détails et donc de difficulté. De plus, de par l’évolution externe de la langue dont nous parlions précédemment, il faut s’attendre à quelques différences. J’ai donc pu compter sur l’aide d’un cours de Quenya disponible sur Memrise (dont nous vous parlions dans notre article consacré aux flashcards), mais aussi sur des sites individuels, comme des dictionnaires très complets à l’image de ce dictionnaire anglais-quenya (il en existe aussi en français, mais qui n’offrent pas autant de détails morphologico-syntaxiques), ou ce cours en ligne particulièrement complet (voir un peu plus complexe, au premier abord). Pour le script, c’est un cours spécifique aux tengwars pour Quenya disponible sur Memrise que je me suis basée. La police d’écriture utilisée au début de l’article se nomme Tengwar Annatar, et est disponible gratuitement, la plupart du temps accompagnée de son tableau d’équivalence.

 

Ce qu’il faut retenir de l’apprentissage du Quenya

 

Abordons d’abord l’apprentissage du Quenya en tant que tel. Autant vous dire que c’est conséquent. Un mois ne permet d’avoir qu’un bref aperçu de cette langue assez complexe, pas vraiment similaire à la nôtre. À l’issue de cet apprentissage, il faut compter sur un bagage lexical d’environ 300 mots, noms, adjectifs et verbes compris. Le vocabulaire étant très riche et complet, on peut facilement composer des petites phrases, dès lors que l’on a acquis les formations verbales basiques (le futur étant clairement le plus simple à apprendre selon moi, mais pas le plus couramment utilisable, hélas). Admettons-le : l’apprentissage passe principalement par la bonne vieille méthode du par cœur, notamment concernant la grammaire et les temps, l’alternance vocalique n’étant pas toujours des plus évidentes. Heureusement, on arrive facilement à relier certains mots entre eux, de par la similarité de leur forme ou de leur construction (on remercie la nature agglutinante de la langue pour cela).

L’apprentissage du Quenya est long, pas toujours intuitif, mais excessivement gratifiant. Sans vouloir faire la pub de cette langue, que je ne connaissais pas vraiment il y a de ça un mois, il faut reconnaître que son exotisme lui donne une certaine poésie. L’existence d’une littérature écrite en Quenya donne par ailleurs une motivation supplémentaire. Certains textes font l’objet d’adaptations en chanson, ce qui peut vous permettre d’entendre la mélodie et la prononciation de la langue, à l’image du poème Silmesse (dont les paroles sont disponibles ici).

 

 

En ce qui concerne l’apprentissage du script Tengwar, commençons par un premier conseil : agrémentez régulièrement l’apprentissage des tengwars par des phases de décryptage de phrases préécrites en tengwar. En effet, apprendre les quelques 50 signes du cours Memrise peut se révéler vain si vous n’arrivez pas à ancrer cet apprentissage. Car à l’image de l’arabe, certaines lettres ont plusieurs formes différentes en fonction de leur place dans le mot. De même, la voyelle ne s’écrit pas forcément de la même façon (en tant que lettre à part entière ou simplement à l’aide de signes à ajouter sur les consonnes) en fonction de la longueur de la voyelle. Cet alphabet diffère du nôtre dans le sens où à un tengwar ne correspond pas nécessairement une lettre, mais parfois deux voire trois. Mieux vaut donc avoir des exemples concrets sous les yeux pour bien mémoriser les tengwars. Notons par ailleurs que le cours que j’ai utilisé se limite aux lettres et à une partie de la ponctuation. Pour apprendre à écrire les chiffres « arabes » (si je puis dire), il faut chercher dans les autres cours.

L’apprentissage du script est encore plus fastidieux que celui de la langue, mais il est aussi (du moins, pour moi) plus amusant et stimulant. Si l’apprentissage du Quenya se fait en script latin, et peut donc être vu comme l’apprentissage quelconque d’une langue, apprendre un nouveau système d’écriture relève presque de la cryptologie, et devient une sorte de challenge que l’on cherche à relever. Enfin notons que la tâche se révèle plus ardue lorsque l’on cherche à écrire en tengwar sur ordinateur : en effet, si de nombreuses polices existent, de par l’asymétrie qu’il peut y avoir entre ce système et notre latin, la correspondance des lettres et du clavier n’est pas évidente. Pouvoir écrire en tengwar sans tout le temps regarder un tableau de correspondance peut lui-même faire l’objet d’un apprentissage à part entière.

 

Conclusion

 

Apprendre en un mois le Quenya n’est pas chose aisée. Pourtant, si vous êtes motivés, vous parviendrez rapidement à des résultats satisfaisants. De nombreux forums et sites existent pour répondre aux questions que vous pourriez avoir, et cette communauté, associée à la littérature Quenya qui peut exister, rend assez réelle cette langue, qui n’est peut-être pas parlée au quotidien, mais qui peut facilement être écrite ou lue. Enfin, si vous n’avez pas la foi de vous lancer dans cet apprentissage, ou que vous souhaitez simplement vous amuser, vous trouverez de nombreux sites de traduction et de transcription, à l’image de ce site de transcription Tengwar, qui feront le travail pour vous. Attention cependant aux différents modes, disponibles dans les options.

The Revenant – Critique

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The Revenant – La critique

 

Le début de cette année 2016 répond favorablement aux échos laissés au cours des derniers mois de 2015. Les grandes têtes d’affiches se suivent et ne se ressemblent pas toujours, nous laissant nous, spectateurs, perdus au gré des longs-métrages entre hâte, déception, surprise et émerveillement. Après les blockbusters Spectre et Hunger Games, sans oublier la sortie culte du dernier Star Wars, Cleek est allé dernièrement voir pour vous Les Huit Salopards dont vous pouvez retrouver la critique ici-même. Si ce dernier film constituait l’une des plus belles promesses cinématographiques de l’année (avec Deadpool, Suicide Squad et tant d’autres), nous nous pencherons aujourd’hui sur le cas de The Revenant, un film ô combien attendu pour sa réputation d’œuvre magistrale mais singulière. À quelques jours de la cérémonie des Oscars, et dans l’impatience de voir peut-être enfin Leonardo DiCaprio récompensé, Cleek vous livre sa critique du film The Revenant.

 

[divider]The Revenant – La Genèse[/divider]

 

Si c’est avec bonheur que nous nous apprêtons à accueillir The Revenant dans nos salles obscures dès la semaine prochaine, le 24 février, rappelons-nous avant tout que ce long-métrage ne se sera pas fait sans peine, et que son casting a maintes fois été vu et revu avant de se fixer sur les personnalités que l’on connaît désormais. Initialement tiré d’un roman de Michael Punke, The Revenant relate l’histoire incroyable de Hugh Glass, basée sur des faits réels.

 

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption. – Source : Allociné.

 

Si le thème très prisé de la vengeance s’est retrouvé entre les mains du réalisateur Alejandro González Iñárritu, c’est d’abord le coréen Park Chan-wook qui avait été le premier sur ce projet de long-métrage (The Revenant aurait-il alors été le quatrième volet de son œuvre autour de la vengeance ?). Pour le rôle titre, les noms de Samuel L. Jackson et Christian Bale se sont fait entendre, avant de laisser place à Leonardo DiCaprio et Tom Hardy pour interpréter les deux protagonistes principaux. Attendu de pied ferme, et accueilli plus que chaleureusement lors des ses avant-premières, The Revenant a su faire naître une hype bien particulière, laissant planer autour du film un secret espoir de voir DiCaprio enfin récompensé lors de la Cérémonie des Oscars 2016. The Revenant est-il donc l’ovni cinématographique dont beaucoup parlent ?

 

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[divider]Un périple infernal dans un enfer blanc[/divider]

 

Il est clair, dès les premières minutes du film, que nous n’assisterons pas à une performance cinématographique des plus académiques, et que The Revenant porte en lui de nombreuses empreintes qui lui confèrent une identité véritable et précieuse.

Si le synopsis du film n’offre rien d’extravagant, et que l’on connaît, à la louche et à l’avance, le fil rouge qui conduira le récit jusqu’à sa conclusion inéluctable, The Revenant nous livre un traitement du thème de la vengeance magnifié par un visuel somptueux, des moments d’une rare intensité, et de nombreux autres atouts qui crèvent l’écran.

La trame narrative prend donc place dans une Amérique sauvage et reculée, perdue dans des immensités désertiques glacées, ponctuées de rivières tumultueuses, de cascades, et autres forêts aux lueurs crépusculaires. Si le film nous relate la folle histoire de ce survivant transporté par sa soif de vengeance, The Revenant est également une splendide ode à la nature, à sa beauté, à ses forces et à sa suprématie sur l’Homme. Les plans sont souvent longs et splendides, laissant la part belle à des paysages saisissants et glaciaux. Ces photographies magnifiques, toutes tournées en lumière naturelle au Canada ou encore en Argentine, traduisent sans cesse cette attention particulière apportée à la Nature, jusqu’à lui octroyer presque un statut de personnage à part entière, omniprésent et capital dans les péripéties qui guideront notre héros.

 

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Cet hommage magistral aux forces naturelles qui régissent notre monde habille donc le périple de Hugh Glass, en créant avec brio une alternance de se scènes de carnage et de contemplation pure. Nous survolons donc les 2h30 du film dans un état très particulier : le temps est long, s’écoule lentement, mais de façon appréciable, et l’on suit comme dans un demi-sommeil le parcours exténuant de notre héros, comme pour renforcer l’immersion sur son état : il se dit lui-même déjà mort, tandis qu’il titube bravement dans cette nature menaçante. Seule la vengeance compte, et après cela finalement, plus rien n’aura d’importance.. Du côté de la musique, l’OST du film signée par l’excellent Ryuichi Sakamoto et Carsten Nicolai, ponctue l’épopée de Glass d’accents minimalistes, mélancoliques, proche d’un caractère mystique par moments, comme aurait pu le faire un Arvo Pärt dans un tout autre contexte. Les quelques paroles déclamées tout au long du film renforcent son caractère onirique, cette transcendance du personnage qui oscille entre la vie, la vengeance et la mort, et en cela, on notera que le titre de l’œuvre revêt beaucoup plus de symbolique qu’il ne le laisse paraître.

Pour revenir à notre héros, nous savons donc d’entrée de jeu que le chemin sera loin d’être simple pour lui, et tout comme le suggéreront les immensités enneigées du film, il devra survivre seul, dans un univers hostile en tout point : rien ne l’épargnera, ni les tempêtes, ni son état de santé, et encore moins les hommes, quel que soit leur camp, indiens ou colons.

 

[divider]Un chemin de croix, une rédemption ?[/divider]

 

Hugh Glass affrontera toutes les atrocités possibles et imaginables pour mener à bien sa quête vengeresse. Qu’elles soient morales ou physiques, les souffrances du trappeur le hanteront à partir de sa chute, jusqu’à sa fin symbolique, lorsque le long-métrage s’achève. Notre héros se retrouve donc comme une espèce de martyr, motivé par sa seule soif de vengeance pour accomplir les exploits qui seront les siens. Pour renforcer ces derniers et nous faire prendre la mesure du caractère extraordinaire du personnage, rien ne nous est épargné, à commencer par le combat avec l’ourse, une scène violente d’une intensité rare, peu commune dans la sphère grand public du cinéma actuel. La suite de l’aventure n’est pas en reste non plus, et c’est dans les détails les plus dérangeants et les plus irritants qu’ira puiser le réalisateur pour nous partager le calvaire du protagoniste. L’ambiance glaciale et moite du film n’arrange rien à tout cela, et l’on frissonne de bout en bout, tant grâce aux vues enneigées et aux grelottements du personnage, qu’à l’idée de voir toutes ces plaies ouvertes, soumises à la crasse, au froid et autres conditions les plus extrêmes. Si l’aventure cinématographique aurait pu prendre des tournants parfois « faciles » dans les prises de vue, Alejandro González Iñárritu nous livre des détails sanguinolents aussi sordides que réalistes. Il frappe là où ça fera le plus mal, se détachant des bienséances, de la complaisance et des codes du genre pour nous livrer la représentation d’une survie aussi écœurante qu’elle est magistrale. Le diable est dans les détails, et ces effusions de sang éparses, jamais gratuites et toujours pensées dans un souci de réalisme sauront sans nul doute vous convaincre.

 

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Beaucoup de superlatifs et d’atouts pour un seul film donc, qui autorise d’ores et déjà de solides espoirs pour la cérémonie des Oscars à venir, et même si l’on a connu DiCaprio dans de meilleurs rôles, on ne peut s’empêcher de penser que cette fois-ci sera peut-être la bonne. S’il fallait cependant trouver un point faible à The Revenant, ce serait sans doute sa longueur, qui à mon sens, sert autant qu’elle dessert le film : il s’agira alors de voir si l’enjeu contemplatif du film parviendra à vous toucher, sans quoi en effet, le périple que propose The Revenant pourrait bien vous sembler ennuyeux,  à l’exception des quelques scènes d’actions proposées.

Enfin, et vraiment pour aller chercher la petite bête, on pourrait se lasser de la réflexion autour de la vengeance menée par le réalisateur : rien de nouveau à l’horizon. La vengeance devient un moteur incroyable de survie pour Hugh Glass qui souhaite venger son fils ainsi que l’homme qui l’a laissé pour mort. On devine les exploits, on devine la fin, ainsi que ce vide qui hantera le protagoniste principal, enfin récompensé. Le réalisateur s’échine d’ailleurs à appuyer cette réflexion dans les propos tenus par le héros et le grand méchant du film, chose dont on aurait pu aisément se passer, en préférant la deviner plutôt que de l’entendre. Pour une réflexion plus poussée sur le sujet, allez plutôt voir du côté de la Corée du Sud avec des œuvres noires telles que J’ai rencontré le Diable.

 

 

Ce petit bémol ne doit cependant pas vous empêcher de courir voir The Revenant, pour une expérience particulière et intense de cinéma. Que l’on accroche ou non à la barbarie du propos et à la contemplation des images, The Revenant propose un voyage long, difficile, éreintant à travers une nature sublimée, et une humanité aussi sombre que brutale. Un film doté d’une grande empreinte, un pari amplement réussi, et tout nos vœux de réussite pour la suite de ce long-métrage.

 

Comment optimiser sa connexion ?

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optimiser connexion

Optimiser sa connexion Adsl voilà une préoccupation de tous ceux qui n’ont pas la fibre…

Etant moi même connecté à internet via l’ADSL, je peux témoigner de la frustration que procurent les montée excessives de ping pendant un téléchargement…

Pour vous situer, voici mes débits montant et descendant:

optimiser ADSL

Cependant, à l’aide du logiciel NetLimiter, j’arrive à jouer, à télécharger un film et à écouter de la musique sur Deezer sans problème!

Sans plus attendre, commençons ce tutoriel!

 

Pour commencer, faites un Speedtest:

optimiser ADSL

Cliquez simplement sur « Begin Test » et attendez la fin des mesures.

Ensuite notez les trois valeurs qui s’affichent: le Ping (le temps qu’il faut pour une requête pour faire l’aller-retour entre vous et le serveur), le Download Speed (débit de téléchargement) et Upload Speed.

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A partir de maintenant, votre meilleur ami ne sera plus votre bon vieux pote que vous conaissez depuis votre plus jeune enfance, ni votre chien ou je ne sais quoi. Maintenant, ce sera NetLimiter votre meilleur ami et vous comprendrez vite pourquoi…

 

Dans un premier temps, rendez vous sur le site de NetLimiter (https://www.netlimiter.com/download) et téléchargez la version qui convient pour votre OS et veuillez cependant à sélectionner la version « Stable » et non les version bêta. « Malheureusement » pas de version pour OSX, quel dommage!

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Ensuite, installez simplement le logiciel, cochez la case « I agree to the License terms and conditions. » et laissez l’installation se faire.

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Notez cependant que la version de NL que vous utiliserez sera une version complète mais qui ne durera que 1 mois après lequel toutes les fonction seront désactivées. Mais comme je dis souvent, « Sur internet, tout est gratuit » Mais je vous conseille fortement d’acheter la licence pour 30€, le logiciel en vaut vraiment le coup! 

 

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Dans un premier temps, vérifiez que la liste des application est bien mise en mode « Online » ce qui vous permettra de n’afficher que les applications qui utilisent de la bande passante.

Nous allons maintenant nous intéresser à la colonne « DL limit ». C’est elle qui va nous permette de restreindre la bande passante maximum que chaque application peut utiliser.

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Portez ici votre attention sur l’application Google Chrome, je suis actuellement en train de regarder une vidéo sur YouTube et toute ma bande passante est donc utilisée pour télécharger la vidéo. Pour restreindre la Bande Passante de l’application, double cliquez sur la case DL limit de cette dernière. Ensuite, une fenêtre « RuleEditor » devrait normalement s’ouvrir.

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Portez votre attention sur la partie « Value ». Dans cette dernière, je vais d’abord définir l’unité, je vais ici mettre Mbit/s pour des raisons de cohérence avec les résultats du SpeedTest. Etant donné que je dispose de 8Mbit/s je veux que Chrome n’ait le droit d’utiliser que 50% de ma bande passante et donc 4Mbit/s. Ensuite, cliquer sur « Save » et normalement, vous devriez voir l’utilisation de la BP par chrome diminuer jusqu’à la valeur définie. 7fdbe172844519ad255650c70a6f3f3d

Et voilà! Ce tutoriel est terminé! Bien sûr, les manipulations que j’ai fait sur Google Chrome sont valables pour toutes les applications, même les jeux ou encore les Mise à jour Windows! Je vous souhaite donc un bon paramétrage et si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à me Twitter à @Matception ou à me le faire savoir dans les commentaires de cet article.

 

Le Surface Book est en France

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Microsoft France vient d’ouvrir la vente du Surface Book avec une disponibilité immédiate pour les acheteurs français.

Pour mémoire, le Surface Book est le portable « ultime » présenté par Microsoft en fin d’année 2015 à la surprise générale.

S’affichant clairement comme un rival du MacBook Pro, le produit proposé par Microsoft se destine à l’entreprise ou en tout cas à une clientèle aisée avec des prix allant de 1649€ à 2919€.

Surface book

Avec une autonomie de plus de 12H et des fonctionnalités originales ( même si le côté 360° exploré par Lenovo est maitenant repris par plusieurs autres constructeurs ), le Microsoft Surface Pro conjugue les arguments fonctionnels de la Surface Pro ( stylet, hybride tablette ) avec ceux d’une station performante. Clin d’œil sans doute au « Retina » d’Apple, le portable dispose d’une dalle de 13.5″ avec une résolution de 3000 x 2000…

Bref un beau joujou dont les ventes seront scrutés afin de comprendre si la stratégie de Microsoft consistant à s’installer dans le hardware haut de gamme, porte ses fruits.

Nvidia a cartonné en 2015

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Nvidia

Dans un marché PC éternellement morose, les résultats de Nvidia détonnent depuis des années.

2015 n’échappe pas à la règle…bien au contraire.

L’année qui vient de s’achever a été excellente pour Nvidia.

Si l’activité du caméléon est maintenant diversifiée, la part du gaming ( puces graphiques grand public et Shield ) est toujours très importante. C’est même clairement cette activité qui porte le chiffre d’affaire sur 2016.

Nvidia

Le dernier trimestre 2015 a été sur ce secteur particulièrement bon.

Le chiffre d’affaire de la partie GeForce GTX gaming GPU est ainsi en hausse de 21% par rapport à l’année précédente.

Dans cet excellent chiffre on peut isoler la GTX 980Ti dont le succès porte une grande partie de ses résultats.

Mais c’est aussi toutes les cartes haut de gamme qui portent l’année 2015, de la GTX 960 à la 980Ti. En effet, les chiffres de décembre 2015 de Steam montrent que la GTX 970 est la carte la plus utilisée par la communauté, dépassant les GPU intégrés comme le HD 4000 qui dominaient jusque là.

Bref tout ces chiffres incitent évidemment à l’optimisme et sur le sujet, la firme se montre encore plus ambitieuse pour 2016.

Le succès des cartes du segment supérieur va donc inciter Nvidia à pousser encore sur le haut de gamme.

Les résultats financiers permettent aussi d’envisager une éventuelle guerre avec AMD avec une totale sérénité : la réserve de cash accumulée permettant de mener une forte baisse des prix à tout moment sans aucun risque ni scrupule.

Reste à savoir si AMD donnera cette opportunité au marché cette année…

Récap’ cinéma de la semaine #15

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Les sorties cinéma de la semaine

 

Aujourd’hui, nous sommes mercredi, et qui dit mercredi dit sorties cinéma. Que vous soyez amateur de comédies, de frissons, de drames, ou encore d’animation, suivez le guide de Cleek et retrouvez, comme chaque semaine, le récapitulatif des sorties cinéma à ne pas manquer.

Inconditionnels des salles obscures, c’est par ici que cela se passe. Au programme : « Zootopie » , « Amis publics », « La Vache », « Ave, César ! », « Les Naufragés », « Ce sentiment de l’été » et « Crache cœur ».

 

Mercredi 17 février 2016

 

[divider]Zootopie[/divider]

Zootopie – Réalisé par Byron Howard, Rich Moore – Avec Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé / Genre : famille, comédie, animation

Durée : 1h48

Synopsis : Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! Lorsque l’adorable lapine Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle s’attaque à une épineuse affaire, l’obligeant à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque…

 

 

L’avis de Cleek : On ne va pas vous mentir, chez Cleek, nous nous sommes laissés gagner par la hype de Zootopie et attendons beaucoup de ce film et de l’humour que sa bande-annonce laisse délicieusement présager. Difficile donc d’être objectif concernant la sortie prochaine du long-métrage d’animation signé Disney, dont on espère qu’il répondra pleinement aux attentes de son public adulte. Les enfants, on s’en doute, seront aisément fascinés par un récit mettant en scène une cité peuplée d’animaux mignons, mais on attend de Zootopie plus qu’une bonne idée de départ, sous peine de souffrir de mêmes défauts de fabrication qu’un certain Vice-Versa.

 

[divider]Amis publics[/divider]

Amis publics – Réalisé par Edouard Pluvieux – Avec Kev Adams, Vincent Elbaz, Paul Bartel / Genre : comédie

Durée : 1h38

Synopsis : Afin de réaliser le rêve de son jeune frère malade, Léo et leurs meilleurs potes organisent un faux braquage… mais le jour J, ils se trompent de banque. Le faux braquage devient un vrai hold-up. Commence alors l’aventure extraordinaire d’Amis Publics n°1 !

 

 

L’avis de Cleek : Après avoir figuré à l’affiche du très remarqué Les Nouvelles aventures d’Aladin, Kev Adams récidive avec Amis Public, un mélange plus ou moins improbable de feel-good movie, de film de braquage et de comédie. On s’attend à un déluge de bons sentiments mais si le prisme de la comédie arrive à conquérir le public et que le film transforme l’essai en devenant un succès populaire (à l’instar de films français récents tels que La Famille Bélier, Intouchables ou Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu), Amis Publics pourrait bien considérer sa mission accomplie. Verdict dans une poignée de semaines.

 

[divider]La Vache[/divider]

La Vache – Réalisé par Mohammed Hamidi – Avec Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson, Jamel Debbouze / Genre : comédie

Durée : 1h31 

Synopsis : Fatah, petit paysan algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Ainsi, lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles.

 

 

L’avis de Cleek : Un enjeu narratif comme point de départ qui pourrait prêter à sourire et, pourtant, La Vache pourrait bien vous cueillir là où vous ne vous y attendez pas et arracher un brin d’émotion à nos cœurs irrémédiablement cyniques. Si le film se veut modeste, sa représentation mi-naïve, mi-amère de la France, vue par les yeux d’un algérien, pourrait bien s’avérer beaucoup plus pertinente et émouvante qu’on pourrait le penser. La Vache ne sera pas notre premier choix cette semaine, mais si vous avez le temps, prêtez-vous au jeu et laissez-lui une chance, vous pourriez être surpris.

 

[divider]Ave, César ![/divider]

 Ave César ! – Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen – Avec Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich / Genre : comédie, comédie musicale, policier 

Durée : 1h40

Synopsis : La folle journée d’Eddie Mannix va nous entraîner dans les coulisses d’un grand studio Hollywoodien. Une époque où la machine à rêves turbinait sans relâche pour régaler indifféremment ses spectateurs de péplums, de comédies musicales, d’adaptations de pièces de théâtre raffinées…

 

 

L’avis de Cleek : COEN = HYPE. Si vous ne voulez pas passer à côté des futures conversations cinéphiles des dix prochaines années, courez voir ce film. Si vous voulez continuer à parfaire votre culture à base de memes, courez voir ce film. Si vous n’avez aucune idée de qui sont les Frères Coen, courez voir ce film. Si vous avez des yeux, et un sens de l’humour, courez voir ce film.

 

[divider]Les Naufragés[/divider]

La Naufragés – Réalisé par David Charhon – Avec Daniel Auteuil, Laurence Stocker, Julie Ferrier / Genre : comédie 

Durée : 1h35

Synopsis : Jean-Louis Brochard, escroc de la finance en fuite et William Boulanger, teinturier cocu tout juste quitté par sa femme, échouent sur une île déserte après un crash d’avion. Les deux naufragés, incapable de cohabiter, vont essayer de fuir cet enfer en espérant ne jamais se revoir. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Esnb-YJ5sPs

 

L’avis de Cleek : Le cinéma français est, lui aussi, d’une constance admirable. On craint le pire.

 

[divider]Ce sentiment de l’été[/divider]

Ce sentiment de l’été – Réalisé par Mikhaël Hers – Avec Anders Danielsen Lie, Judith Chemia, Marie Rivière / Genre : drame

Durée : 1h46

Synopsis : Au milieu de l’été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence, entre Berlin, Paris et New York.

 

 

L’avis de Cleek : Un film délicat sur l’absence, la vie, les souvenirs et le temps qui passe. Probablement une bonne surprise dans la sélection de cette semaine, à aller voir si vous souhaitez accompagner votre humeur un peu nostalgique et mélancolique d’un long-métrage qui saura vous (ré)conforter.

 

[divider]Crache Cœur[/divider]

Crache Cœur – Réalisé par Julia Kowalski – Avec Liv Henneguier, Yoann Zimmer, Andrzej Chyra / Genre : drame

Durée : 1h23

Synopsis : Rose, jeune fille au désir trouble, s’immisce dans la vie d’un ouvrier polonais venu en France rechercher son fils. Une relation triangulaire s’installe entre les trois personnages et déclenche, peu à peu, des bouleversements dans la vie de chacun.

 

https://www.youtube.com/watch?v=xlVZcpVpbJw

 

L’avis de Cleek : « Petit » film indépendant, Crache Cœur s’annonce comme un récit aussi trouble que troublant, entre adolescence et désirs interdits, qui saura sûrement récompenser un public d’esprits curieux et ouverts. La réussite du film s’annonce d’ores et déjà dépendante de la performance de son actrice principale, qui tient, par sa personnalité et ses secrets, le nœud du suspense.

 

Source synopsis – Allociné

En février c’est bundle time chez AMD et Nvidia

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AMD Nvidia

Les deux principaux constructeurs de GPU vont donc fournir de nouveaux jeux avec leurs cartes graphiques du moment.

Histoire de relancer les ventes ou de nettoyer les stocks ( les deux peuvent être liés ), Nvidia et AMD se mettent donc à jour concernant les titres livrés avec leurs cartes.

Ainsi chez Nvidia, tout acheteur d’une carte Maxwell pourra profiter de TOM CLANCY’S THE DIVISION qui prend donc la suite de Rise of the Tomb Raider.

 

NVIDIA GeForce The Division Bundle
Videocardz.com nous dévoile le successeur de Rise of the Tomb Raider

 

Chez AMD, après un Star Wars: Battlefront apprécié avec les Fury X, les rouges élargissent leurs bundles à la gamme des R9 390X et R9 390 qui recevront Hitman ( qui est sensé commencer à profiter de DX12 ).

 

AMD

 

Ces deux titres qui vont faire l’actualité dans les prochains jours démontrent aussi comment AMD et Nvidia se rapprochent de plus en plus des éditeurs afin de pousser leurs technologies. C’est particulièrement le cas de Nvidia qui permet à la version de  Rise of the Tomb Raider de disposer d’un certain nombre d’optimisations spécifique « GTX ».

Néanmoins, avec la sortie de Polaris et de Pascal, il n’est pas évident que ces bundles puissent vraiment relancer les ventes. En effet, de nombreux revendeurs confirment un gros trou d’air depuis le début de l’année, le marché semblant attendre maintenant les nouvelles générations.

 

[comparateur keyword= »Nvidia GTX 970″]

3 claviers gaming format mini

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gaming

On va s’intéresser à 3 claviers « gaming » au format compact.

Ce format commence à faire son trou. Tout d’abord destiné à ceux qui transportent leur matos ( et on pensera évidemment aux joueurs voyageurs ), cette famille de claviers commence aussi à se propager à ceux qui veulent un bon clavier mécanique chez eux sans avoir besoin d’installer des rallonges sur leur bureau.

L’offre devient donc pléthorique et nous avons fait une petite sélection de 3 références qui nous semblent intéressantes dans cette famille.

Je n’utiliserai pas le terme TKL ( Ten Key Less ) pour qualifier cette sélection, vous comprendrez rapidement pourquoi.

Voici donc :

Le Logitech G410 Atlas Spectrum, le Ozone Strike Battle et le CoolerMaster QuickFire TK.

Logitech G410 Atlas Spectrum.

Logitech G410

Le G410 assume pleinement sa descendance avec le haut de gamme G910 Orion Spark. Il reprend les switchs Romer-G spécifiques à la marque. Cette technologie apporte une réactivité au moins équivalente à ce qu’on trouve sur du Cherry MX Red avec un niveau de fiabilité supérieur ( dixit Logitech qui revendique une durée de vie d’au moins 70 millions de frappes par switch).

Avec la qualité de frappe comme argument principal, c’est son aspect « massif » qui perturbe un peu. Avec un gabarit de 390,5 x 185,2 x 35,5 mm, il est évidemment bien plus imposant que tous ses concurrents.

Son niveau de paramétrages fait aussi la différence avec l’aide de l’excellent soft Logitech qui gère l’ensemble des périphériques de la marque : des leds aux macros, les possibilités sont impressionnantes et le module « Logitech Gaming Software » se bonifie vraiment à chaque nouvelle version.

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La solidité, la qualité de frappe et l’excellent niveau de paramétrage seront donc les arguments forts de ce TKL de Logitech alors que certains trouveront que la frappe relativement bruyante et que le gabarit pénalisent se clavier pourtant positionné relativement haut au niveau du prix.

[comparateur keyword= »Logitech G410″]

 

Ozone Strike Battle

OZONE strike-battle

La petite marque espagnole Ozone semble décidée à insister sur le marché du gaming en proposant régulièrement de nouvelles références.

Evidemment le contraste est saisissant avec le G410 de Logitech en ce qui concerne la taille : 350 x 120 x 34 mm !

C’est bien simple, le Ozone Strike Battle est dépouillé, son châssis ne semble là que pour tenir les touches. Disposant de switchs MX Brown, la réactivité est au rendez-vous, cependant c’est la fixation des touches qui devient rapidement un sujet d’inquiétude. Si la partie supérieure du châssis est en aluminium et assure à l’ensemble une rigidité suffisante, les touches elles-mêmes semblent fragiles.

Pourtant, cette impression ne se confirme pas en utilisation intensive. Le clavier est extrêmement agréable à utiliser. Disposant d’un rétro-éclairage rouge classique, sa compacité séduira au delà des gamers.

Agressif en terme de prix, il vient marcher sur les plates bandes de marques plus installées et c’est une bonne surprise.

 

[comparateur keyword= »Ozone Strike Battle »]

 

CoolerMaster QuickFire TK.

Quicke Fire TK

Disons le d’entrée, le QuickFire TK est un clavier en fin de vie commercial. Ce n’est cependant pas un défaut, au contraire, son prix devient intéressant pour celui qui se donne la peine de chercher.

Autre point…capital, le QuickFire TK est un clavier compact mais…disposant d’un clavier numérique ( on ne peut donc pas le mettre dans la catégorie TKL )

La polyvalence sera donc l’atout de ce QuickFire TK même si comme ses camarades, vous ne retrouverez pas de hub USB sur le châssis. Par contre, la présence de switches Cherry MX Brown et les nombreuses possibilités offertes ( macros mais aussi touches multimédias ), feront de la solution CoolerMaster une alternative plus « civilisée » à l’Ozone par exemple.

Evidemment, les joueurs trouveront à redire concernant l’implantation « hybride » du pavé numérique et des touches directionnelles; il en sera de même en bureautique où la manipulation pour activer soit les touches numériques, soit les flèches est vraiment perturbante.

La solution retenue engendre trop de contraintes pour rendre cette partie du clavier pleinement exploitable en conditions jeux et il peut devenir vite agaçant dans les autres cas.

Son positionnement prix est aussi un argument tout comme sa taille 377.5 x 138 x 33 mm.

[comparateur keyword= »Coolermaster QuickFire TK »]

LG présentera trois nouveaux téléphones au MWC 2016

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LG

En plus du nouveau téléphone phare de la marque : le LG G5, la marque présentera aussi les LG X Cam et LG X Screen ce dimanche au Mobile World Congress de Barcelone.

Ce 21 février, les deux géants sud-coréens Samsung et LG s’affronteront à la veille de l’ouverture du Mobile World Congress de Barcelone. Face au Galaxy S7, le G5 tentera de séduire les amateurs de haut de gamme Android. Mais ce dernier ne viendra pas seul. LG vient d’annoncer deux autres appareils, orientés milieu de gamme. Comme leurs noms respectifs l’indiquent, les LG X Cam et X Screen se focaliseront chacun sur une fonctionnalité spécifique.

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A gauche : LG X Cam et à droite : LG X Screen

 

Le X Cam sera donc destiné à ceux qui privilégient la qualité photo. En plus d’un écran Full HD de 5,2 pouces, il proposera deux capteurs photos à l’arrière (13 et 5 mégapixels). Une spécificité qu’il pourrait d’ailleurs partager avec le LG G5. Cependant, la marque n’a pas précisé comment cette configuration serait exploitée.

De son côté, le LG X Screen se dirigera plus vers le LG V10, qui avait été présenté fin 2015. Comme lui, il aura droit à deux écrans. La dalle principale de 4,93 pouces (en HD) sera surplombée d’un bandeau de 1,76 pouces qui affichera au choix les applications favorites ou des notifications. Le second écran pourra rester allumé en permanence, rappelant l’option « Always On » annoncée pour le G5. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, l’ecran secondaire du X Screen de devrait pas faire toute la largeur de l’écran. Personnellement je trouve que cet écran secondaire n’a pas été bien intégré de par sa disposition.

 

Photo prototipe LG G5
Photo prototype LG G5

 

Notons enfin que le design du X Cam n’est pas sans rappeler certaines fuites concernant le G5. Les visuels proposés par la marque pourraient donc nous donner une meilleure idée des changements esthétiques auxquels aura droit le successeur du LG G4. L’annonce des LG X Screen et X Cam sera rapidement suivie d’une sortie. Les deux smartphones devraient être commercialisés courant mars en France.

 

Source : ICI

Le chat, un pacha du net

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What-chat reading ?

 

Le chat est à Internet ce que la chute sur une plaque de verglas est à Vidéo Gag : c’est un peu la clé du succès, de la célébrité, de la richesse, et donc par extension (et par opérations), celle de la beauté. Et avec le mot « chat », je ne parle pas ici des services de messagerie instantanée, mais bien de l’animal préféré de Schrödinger. En effet, à la façon de cette théorie scientifico-philosophique des plus célèbres, à chaque instant T, une image d’un tout petit chat tout mignon se trouve et ne se trouve pas sur la page internet que vous vous apprêtez à ouvrir. Et il s’avère qu’il est aujourd’hui plutôt difficile d’échapper à l’omniprésence virtuelle de ce petit animal. Idolâtrie que l’on peut soutenir ou exécrer, on ne peut cependant passer à côté de ce phénomène dont l’ampleur ne cesse de croître et de nous dépasser de jour en jour. Simple FOTM ou complot mondial voire interplanétaire menant à la domination prochaine de l’univers par la race féline ? Petit retour sur cette relation bien étrange, teintée de « Je t’aime… moi non plus », que partagent chats et geeks.

 

[divider]Chat s’en va et Chat revient[/divider]

 

Le chat a toujours entretenu une relation très particulière avec la race humaine (quand ce n’est pas cette dernière qui entretient l’animal, mais c’est une autre question). Telle la courbe de poids des afficionados de régimes, ou la côté de popularité de certains présidents, cette relation aura connu des hauts et des bas et aura joué au yo-yo (ce que je vous déconseille si vous avez un chat à proximité, cela étant). Le chat, certains l’aiment pour sa viande, d’autres pour sa fourrure, et certains pauvres fous pour ses câlins. Et puis il y a ceux qui ne l’aiment pas du tout.

On ne peut pas parler du chat sans se pencher sur la culture égyptienne antique. Sorte de collocation culturelle dans la mémoire collective, l’intérêt que nourrissait cette civilisation au chat est plus que légendaire. Il faut dire que l’archéologie, la génétique et l’histoire de l’art ont longtemps corroboré l’idée que l’Égypte ancienne ait été le berceau de la domestication du chat. Sculpture, peinture, pratiques funéraires et religieuses ont permis de confirmer et nourrir auprès du grand public le fantasme d’une sacralité du chat. Le caractère divin du chat par l’incarnation de la déesse Bastet sous les traits d’un félin ainsi que les momies de chats retrouvées y ont sans doute grandement contribué. L’interdiction du culte de Bastet signe d’ailleurs la fin de ce statut particulier, le chat devenant dès lors un simple animal domestique parmi d’autres.

 

Heeeelp ! J’ai une Bastet haut cul – euuh, au cul !

 

Des découvertes archéologiques puis génétiques dans les années 2000 ont cependant révélés que les égyptiens n’étaient pas les premiers à avoir domestiqué la bête. Les restes d’un chat ont ainsi été retrouvés aux côtés de ceux d’un homme dans une tombe datant du Néolithique (soit il y a très très longtemps… près de 9 500 ans, en gros), ce qui font dire aux scientifiques que les chats ont sans doute été domestiqués dans la région du Croissant Fertile (la Viennoiserie des cours d’histoire) à l’époque où les hommes se familiarisaient à l’agriculture. Côté asiatique, c’est il y a un peu plus de 5 000 ans que le félin aurait rejoint nos foyers. Quoi qu’il en soit, c’est pour ses qualités de chasseurs (et donc, d’une certaine façon, de vaccin préventif contre certaines maladies telles que la peste, ou la famine) que le chat domestique (ou Felis silvestris catus) s’est fait une place dans le cœur des civilisations passées et qu’il s’est répandu, d’abord à travers l’Empire Romain, puis au delà des mers pour les Amériques.

Mais je le disais, cette affection que nourrissait le chat envers l’homme n’était pas toujours réciproque (en partant du postulat que le chat puisse s’attacher à l’homme, ce qui n’est pas dit). Il y a certaines époques où il ne faisait pas bon d’être un chat et d’être pris en flagrant délit de « félinité ». On peut notamment évoquer la grande période qu’était le Moyen-Âge. Loin d’être aussi primitive qu’on aime à le dire, la société médiévale n’était cependant pas très tendre à l’égard du chat : si ses capacités de chasseur de nuisible en faisait un fidèle compagnon des fermes, sa tendance à être l’incarnation du diable et l’allié de la sorcière ne le rend pas si mignon que ça, et lui vaut un bien triste sort. L’homme médiéval qui aime jouer avec le feu n’hésite donc pas à faire brûler la bête maléfique qu’est le chat, dans une sorte de filet que l’on suspendait au dessus d’un grand feu, ou à le lancer du haut d’une tour. Ces pratiques, aussi archaïques et superstitieuses soient-elles, ont ainsi duré jusqu’au début du 19e siècle, et l’on célèbre par exemple toujours de nos jours en mémoire de cette tradition du lancer le Kattenstoet (ou Cortège des chats) à Ypres (Belgique) durant le mois de mai.

Objet de superstition, donc, notamment à cause du fameux pelage noir, mais aussi de revendication sociale et politique : on peut ainsi parler du chat noir comme symbole de l’anarcho-syndicalisme (dont le symbole nous vient de Ralph Chaplin), ou du massacre de chats perpétués par des apprentis du monde de l’imprimerie dans les années 1930 afin de se révolter contre leurs conditions de travail (en s’en prenant aux chats adorés des patrons). Enfin, plus proche de nous, l’on pourrait évoquer le commerce de fourrure, dont les défenseurs des chats se font les ardents opposants, ou encore les traditions culinaires de certains pays asiatiques, mais aussi sud-américains et même certaines régions rurales de Suisse (eh oui) !

 

Deux chats noirs à ne pas confondre : revendications littéraires pour l’un, politiques pour l’autre

 

De par cet historique parfois un peu compliqué, mais globalement à son avantage, le chat tient une place toute particulière dans nos vies et cultures. Outre des jeux de mots parfois voire souvent pathétiques, sa contribution est donc multiple.

 

[divider]Tout le monde veut devenir un Cat[/divider]

 

Le chat fait donc depuis longtemps partie de nos vies et donc de la faune culturelle de nos civilisations, même plus récente: on le retrouve ainsi partout, que ce soit dans les films, dans les livres, dans les bandes dessinées ou encore dans les dessins animés. Qu’il soit un personnage d’arrière plan, comme le chat de Blodfeld dans James Bond, Madchat  dans Inspecteur Gadget, ou Patterond dans Harry Potter ou un personnage à part entière, comme le chat de Cheshire dans Alice au pays des merveilles, ou Garfield dans la bande-dessinée du même nom, ou même Tom dans Tom et Jerry (j’ai ri), il montre le bout de sa queue quand l’envie lui vient. « Et les Aristochats ? », me direz-vous, « et le Chat Potté ? et le Chat ? Et … ». Je pourrais faire la liste exhaustive de tous les chats et toutes les œuvres mettant en scène des chats que j’en oublierais sans doute encore un nombre non négligeable. Folkore régional, marque commerciale (Salut Minette !) ou grande littérature, il ne s’interdit rien : le chat est tantôt craint, tantôt admiré, tourné en ridicule ou bien encore héroïsé… Une chose est sûre, c’est qu’il a su conquérir un univers pourtant plus impitoyable que celui de Dallas : l’Internet.

C’est à travers le Lolcat que la frimousse des chats s’est imposée sur nos écrans. L’origine de cette incroyable success-story demeure bien obscure : personne n’arrive réellement à se mettre d’accord sur une date ni même sur un site internet précis. Ce qui est certain, c’est que le phénomène photographique est bien plus ancien qu’on aime à le penser. Vous apprendrez donc que c’est dans les années 1870 qu’un photographe anglais dénommé Harry Pointer fut le premier à mettre en scène des petits chatons (mais aussi d’autres animaux de compagnie), rapidement suivi par Harry Whittier Frees notamment (mais qui lui utilisait des animaux empaillés… Moins mignon, tout de suite).

 

Le « I CAN HAS A CHEEZBURGER? » du 19e siècle par Harry Whittier Frees

 

C’est donc un retour bien surprenant, et légèrement inattendu, que le chat fait dans le courant des années 2000. La première image moderne de chat accompagné d’un texte serait, selon la légende, apparue sur 4 chan entre 2005 et 2006. Le terme « Lolcat » apparaît quant à lui officiellement en 2006 (au même titre que le nom de domaine du même nom – LOLcat.com). De telles images tournaient déjà depuis 2005, et leur circulation ne fait qu’accroître, pour connaître un vrai pic de popularité en 2007, avec la diffusion de la première image affublée de la légende « I Can Has Cheezburger » (et un site internet du même nom, encore une fois) qui popularise alors le mouvement Lolcat. Ce mouvement se définit principalement par l’utilisation d’une image de chat (en général un chat tout mignon et tout fluffy) et par l’ajout d’un texte écorchant l’anglais, à la manière d’un jeune enfant. Les contraintes sont donc minimes, et le champ des possibles particulièrement vaste, ce qui contribue à expliquer pourquoi ce phénomène a alors explosé sur le net.

Le chat est donc célébré sur Internet, et l’on en mange donc à toutes les sauces (si je puis me permettre l’expression). La classe féline devient ainsi une célébrité du net. Pas étonnant, donc , que certains chats bien spécifiques soient à leur tour hissés au rang de célébrités comme fiers représentants cette grande famille. Nombreux sont les chats à être devenus des références et des sortes de classiques à l’impact bien plus large que d’être une simple image de chat. Ainsi, le meme Heavy breathing (mettant en scène un chat, bien évidemment) accompagne de nombreuses images de nourriture ou d’objets désirés. Et il n’est qu’un des innombrables memes faisant le succès de la toile. Mais le succès le plus flagrant est sans doute l’histoire de Grumpy Cat qui a su charmer les internautes grâce à son sourire aussi boudeur que particulier.  Grumpy Cat, Tardar Sauce de son vrai nom, a fait une entrée fracassante sur Reddit en 2012 lorsque son maître y publie des photos. Les détournements par les internautes conquis seront très nombreux, et le chat (enfin, la chatte, soyons précis) devient l’idole du net. Meme, page internet, récompenses, films, poupées à son effigie, elle ne se refuse rien : sa vie et sa moue déchaînent les passions.

 

 

Le chat, une mode ? Sans nul doute. Outre les memes, le chat se décline sous toutes ses formes sur le net. On peut notamment citer les innombrables vidéos de chats sur Youtube, des phénomènes comme Nyancat ou  Simon’s Cat, et j’en passe. Les qualités (mais surtout les défauts) des chats sont mis à l’honneur, et le filon est bon : sachez que plusieurs biographies de chats ont été publiées, comme celle de Choupette, chatte de Karl Lagerfeld (prière de ne pas rigoler) dans Choupette, la vie enchantée d’un chat fashion, et même des biographies de chats beaucoup plus ordinaires, comme dans Monsieur Chatastrophe par Chris Pascoe et L’odyssée d’Homère par Gwen Cooper.

 

[divider]Chat va couper, chérie ![/divider]

 

Alors, chat et geekitude, un couple aussi convaincant à l’écran qu’en vrai ? Il faut dire que l’ordinateur est un animal de compagnie que l’on trouve de nos jours presque aussi couramment dans les foyers et ménages qu’un chat. Il est donc inévitable que les deux finissent par se rencontrer, et qu’une cohabitation se mette en place. Internet, et par extension l’internaute, et donc, si je puis me permettre une généralisation encore plus outrageuse, le geek, aime le chat, et le chat le lui rend bien.  Alors que le sado-masochisme est plus que jamais à l’honneur avec certaines oeuvres dont je m’abstiendrai de parler, on peut souligner cette dualité presque oxymorique désormais popularisée (mais pas trop) comme étant au centre de l’histoire d’amour entre geek et chat. Car les propriétaires de chat le savent : plaisir et souffrance sont souvent de mèche lorsque l’on parle chat. Surtout lorsque l’on est un geek.

S’il est de notoriété publique que le chat, lunatique, peut se laisser caresser (plaisir) pour vous arracher la main de ses griffes la minute d’après (souffrance… Si si), la cohabitation avec les félins est un enfer bien plus dantesque, parsemé d’embûches, de fils rongés et de poils. Votre ventilo va effectivement vite se sentir étouffé par ces poils que le chat aime à parsemer généreusement sur votre table, votre sol, vos objets, sur tout ce qui vous appartient, en somme.L’avantage, c’est que vous pourrez vous faire un pull avec ses poils si vous avez froid l’hiver. Et votre chat ? Il a froid lui aussi ? Votre ordinateur portable fera l’affaire. Ou votre clavier. Voyez le bon côté de la chose, cela vous fera toujours une excuse lorsque vous taperez d’innombrables lapsus et fautes d’orthographe le soir où vous seriez trop imbibé. Les jouets de votre chat ont tous mystérieusement disparus sous votre canapé durant la journée ? Pas de soucis, le chat sait s’adapter. En bon félin moderne du 21e siècle, il jouera avec les fils à sa disposition (ça lui fait les dents, c’est tout bénef’ !) ou se postera devant (oui, juste devant, le nez dessus même) un écran, et participera même aux différentes activités proposées. Jeux vidéo, films, traitement de textes, votre chat voudra souvent y mettre du sien et de la patte. Priez pour qu’il se soit fait les griffes avant. Dernier signe (s’il en fallait plus) que le chat est fait pour l’informatique ? La souris. Dois-je vraiment développer ?

 

Oui, le geek maudit le chat, mais il ne peut s’empêcher de l’aimer. Les multitudes de photos et d’anecdotes circulant sur le net ne peuvent que l’attester, et il est difficile de ne pas tomber sur une image de chat. Preuve de son influence : il existe depuis 2007 le LOLCODE, un langage de programmation exotique se basant sur l’anglais des lolcats.

Alors, lavage de cerveau bien maîtrisé, ou simple fait du moment ? Dur de croire que le chat, si mignon avec ses p’tits yeux ronds et ses ‘tites moustaches puisse être aussi vile. Et si c’était là leur plan ? Le youtubeur Bruce Benamran semble avoir sa petite idée…

 

 

 

Xeon E5-2600 V4 18 Cores – 36 Threads à 999€ sur X99 : info ou intox ?

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Intel va lancer ce trimestre une nouvelle série de processeurs Xeon sur architecture Broadwell en 14nm.

Certains prix pour ces processeurs ont déjà filtrés notamment en provenance de revendeurs chinois. Par contre, celui qui nous intéresse aujourd’hui est le Xeon E5-2600 V4 Broadwell-EP.

Ce processeur dispose de 18 Cores et 36 threads, un cache L3 de 45MB pour une fréquence de base de 2.2Ghz avec un turbo à 3.6Ghz. Avec un TDP de 145W ce Xeon se comporte sur le sujet comme un gros i7 Haswell-E.

La première surprise semble venir de son prix puisque cette nouvelle référence serait disponible en version OEM autour de 1000$ .

L’autre information vient d’un exemplaire « Confidential » que son utilisateur cherche à revendre sur Ebay. Le prix n’est pas vraiment l’information la plus importante, ce qui est intéressant c’est que le propriétaire indique que ce Xeon tourne parfaitement sur socket 2011-V3 et chipset X99 ( en donnant la liste des modèles sur lequels le cpu a tourné ).

La seule petite incohérence entre ce modèle et le « vrai » Intel Xeon E5-2697 V4 serait la fréquence « Turbo » qui serait au maximum de 3Ghz dans le cas du sample Ebay…

Bref, le fait que ce cpu puisse tourner sur un chipset X99 serait une bonne nouvelle mais à cet instant cela n’indique pas que le processeur puisse être exploité à fond dans ces conditions.

Néanmoins, voilà ce que peut donner ce CPU en exploitation :

Intel-Broadwell-EP-Xeon-E5-2600-V4_Cinebench

Autant dire qu’à 1000€ ce CPU pourrait avoir un gros succès….mais le doute vient clairement du positionnement prix quand on connait les prix actuels de la gamme V3 et surtout ce qui filtre sur les prochains i7 Broadwell-E.

 

The Walking Dead : l’heure du bilan de la mi-saison

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The Walking Dead – un bilan de mi-saison

 

Si les œuvres basées sur des phénomènes d’épidémies et de zombies sont légions actuellement, The Walking Dead n’en demeure pas moins une référence en la matière, saluée et adulée par une communauté grandissante et passionnée. Les aventures haletantes de Rick Grimes (Andrew Lincoln) et de ses comparses nous accompagnent depuis maintenant 5 ans, et à l’occasion de la sixième saison de la série, actuellement diffusée sur AMC, Cleek dresse avec vous un bilan de mi-saison : la série The Walking Dead demeure-t-elle toujours un succès ? Qu’est-ce que cette nouvelle saison nous a offert, et promet de nous offrir dans sa seconde partie ? Réponses et analyse par Lucile « Macky » Herman et Laurianne « Caduce » Angeon. Nous tenons cependant à vous préciser que cet article contient certains spoils si vous n’en êtes pas à la sixième saison.

 

[divider]Laurianne « Caduce » Angeon[/divider]

 

caduce

 

Comme pour beaucoup de séries, j’étais au départ assez récalcitrante à l’idée de regarder The Walking Dead (ce sentiment ne me sert néanmoins pas de leçon, parce qu’avec ces c********, j’ai failli passer à côté de Breaking Bad, quand même). L’univers post-apocalyptique et zombiesque n’était vraiment pas mon genre à l’époque, et j’imaginais donc The Walking Dead comme une série d’action, sans grand enjeu scénaristique. Autant dire que je me trompais lourdement, et qu’à la fin de la saison 1, j’étais d’ores et déjà conquise, et que ce sentiment, dans l’ensemble, est allé en grandissant au fil des années.

 

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Si The Walking Dead parvient encore aujourd’hui à capter les spectateurs, c’est sans nul doute grâce à ce travail dantesque réalisé sur les profils psychologiques des personnages : nous les voyons vivre, évoluer pour beaucoup (Carol, tout de même…) et parfois mourir (sans quoi nous perdrions vite de l’intérêt pour ce groupe de survivants qui ne risqueraient rien…). Pourtant, lors de la cinquième saison, j’ai senti pour ma part une certaine accalmie dans le rythme de The Walking Dead, allant même jusqu’à ressentir une certaine lassitude dans la teneur des propos (ndlr : pour rappel, la première partie de la saison 5 mettait en scène l’arrivée et la fuite des survivants du fameux « Terminus » ainsi que les péripéties de Beth dans l’hôpital, mené d’une main ferme par la policière, Dawn). Même si je trouvais l’idée du Terminus brillante, je ne parvenais pas à m’enthousiasmer sur l’évolution de l’intrigue (et puis bon, je pense aussi qu’on l’avait tous vu venir pour ce « terminus » …) et malgré quelques avancées scénaristiques (le cannibalisme, enfin !) je ne voyais pas comment The Walking Dead allait se dépêtrer du sempiternel schéma fuite/refuge/crise >> fuite/refuge… Et pourtant, c’est ce que les protagonistes vivront certainement, jusqu’au jour maudit de leur décès, pleurés à grands coups de hashtags désespérés. L’arrivée à Alexandria en fin de saison 5 a pourtant redonné un second souffle à la série, et semé des graines à haut potentiel pour cette sixième saison. Pari réussi ?

Nous retrouvons donc notre joyeuse bande de survivants dans une Alexandria toujours aussi mitigée. Le sentiment latent de préférer la survie du dehors au confort d’Alexandria reste, pour ma part, une des réflexions les plus habiles menées tout au long de la série. Après tant d’horreurs vécues au quotidien, après s’être transformé en véritable survivaliste, peut-on encore apprécier un confort moderne et une vie simple ? J’aimais pour cela beaucoup l’esprit du groupe de survivants, confrontés aux résidents d’Alexandria, bien trop épargnés par les horreurs de l’apocalypse.  Nous retrouvons ce clivage tout au long de cette première partie de saison 6.

Cette dernière s’articule en fait autour de deux faits très marquants, qui séparent là encore la communauté en plusieurs groupes : tandis qu’une partie tente d’éloigner et détourner une énorme meute de zombies au dehors, les habitants d’Alexandria font face, quant à eux, à un massacre perpétré par le groupe d’assassins dotés d’un W sur le front (déjà présents en fin de saison 5). Les deux intrigues principales s’entremêlent donc au fil des épisodes pour mener à ce final chaotique de mi-saison : de quoi semer joyeusement la pagaille chez nos survivants, et remettre en question, une fois encore, leur survie.

 

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La série s’est donc concentrée, comme à l’ordinaire, davantage sur les humains que sur les rôdeurs, qui demeurent quant à eux une menace certaine, latente, mais relativement lointaine quand on y pense. Avec les péripéties tournées autour du groupe d’assassins, de l’homme devenu un loup pour l’homme, nous nous heurtons également aux croyances profondes de Morgan (le sauveur de Rick dans le tout premier épisode) qui, après avoir trempé dans une véritable folie sécuritaire, ne désire plus ôter de vie sans y être forcé : une attitude humaniste en apparence, qui se révèle néanmoins dangereuse dans un monde où la pitié n’existe que peu ou plus. Enfin, la série n’aurait pas été complète sans perte sévère à déplorer, et c’est en s’attaquant à Glenn que les scénaristes en cru bon (les c***) de nous effrayer : plus de peur que de mal cependant, puisque Glenn va bien (du moins pour l’instant) et qu’il reviendra (comme John Snow ?). Ouais bon… on avait prévenu pour les spoilers : tenez-vous à jour, il y a prescription !)

Sans révolutionner son intrigue, ni les ficelles qui ont fait le succès de la série, cette sixième saison de The Walking Dead poursuit donc son petit bout de chemin auréolé de gloire. Rien d’exceptionnel à mon sens, et malgré un scénario parfois redondant, nous retrouvons avec plaisir cette galerie de personnages toujours en finesse et en puissance. Nous y sommes bien trop attachés désormais… C’est trop tard !

 

[divider]Lucile « Macky » Herman[/divider]

 

macky

 

The Walking Dead est de loin l’une de mes séries préférées et je la place d’ailleurs au niveau de Game of Thrones. J’ai tout d’abord commencé par les comics, puis, lorsqu’en 2010 l’adaptation est sortie aux USA, je me suis mise à la série avec certains préjugés. D’emblée, la série ne pouvait pas être à la hauteur de la BD à mes yeux et pourtant, comme je me trompais. Avec ma phobie des zombies, il m’était impossible de regarder un épisode seul, j’ai donc gentiment pris mon copain en otage. Comme dirait Sheldon Cooper, prendre la décision de commencer une nouvelle série, ce n’est pas simple : c’est s’engager sur plusieurs années, sans savoir si elle sera bien ou non. Eh oui ! Me voilà donc avec The Walking Dead, totalement fan d’entrée de jeu. Alors oui, BD et série sont différentes sur plusieurs points, mais se rejoignent sur d’autres et ça, c’est tout simplement génial ! On ne s’auto -spoil pas en lisant, on découvre à chaque nouvel épisode et quand on point de détail est similaire, on est tout content.

Si la première saison pose le décor, on est très vite dans le vif du sujet. Ici, les zombies ne sont pas le problème majeur, non, ce sont bien les survivants qui sont les plus dangereux. La psychologie des personnages est tellement bien menée mais ça, on ne s’en rend pas compte tout de suite. En effet, à raison de un épisode par semaine, nous ne sommes pas réellement conscients de tout ce qui se passe dans la tête des personnages. Par contre, lorsque vous entamez un marathon, que vous vous motivez à vous refaire tous les épisodes, la donne est totalement différente : on remarque de tout petits détails qui étaient passés à la trappe au premier visionnage. Un marathon que j’ai entrepris il y a de ça trois semaines maintenant à hauteur de deux / trois épisodes par soir. Par exemple, dans la saison 2, lorsque notre groupe de survivants ouvre la grange de Hershel et découvre que Sophia, la fille de Carol s’y trouve, on voit Rick passer du côté obscur de la force en un regard : on voit également ce même changement s’opérer chez d’autres, comme Carol, ou Daryl. Ah… Daryl Nixon… Une psychologie rudement bien menée elle aussi, très bien timée et ô combien bien jouée par les acteurs. Une psychologie très présente dans cette saison 6. Une fan girl ? Non… Je vous rassure, certaines choses m’énervent.

 

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Le bad ass !!

 

Le scénario, par exemple… Mais à quel moment, on se dit que c’est une bonne idée de split le groupe ? C’est à dire de se séparer. Mais à quel moment, c’est une BONNE IDEE, de se séparer, en deux, trois, six groupes ! Sans aucun moyen de communication, sans savoir où sont les autres ?!?! Et le pire là-dedans, c’est que les scénaristes nous ont fait le coup une tonne de fois ! Alors à ça je dis non. Non, ce n’est pas une bonne idée ! On reste groupir ! Enfin ! Et je crois que c’est tout. Parce qu’en soit, The Walking Dead est vraiment une série géniale. Notre attachement aux personnages grandit au fil des épisodes, au fil des saisons. En parlant de ça, il y a quelques semaines, le monde de beaucoup d’entre nous s’est arrêté de tourner à tel point que le hashtag #GlennIsAlive a été en Top Trend Twitter pendant des jours ! Un calvaire qui a duré quatre semaines interminables car même si les images étaient explicites, certains n’y croyaient pas (et ils avaient raison… Caduce et moi avions raison !)

 

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Oh please god no ! #GlennIsAlive

 

Cette nouvelle saison nous apporte de nouveaux personnages, de nouveaux rebondissements, de nouveaux enjeux, de nouvelles frayeurs (cf la dernière scène du dernier épisode diffusé avant la pause hivernale). La série est toujours selon moi un vrai phénomène, un vrai succès justifié par son originalité. Oui, son originalité ! Parce que bon, OK ça reste du zombies / monde post-apocalyptique / survivalisme, mais pour une série, ne pas essouffler, savoir se réinventer, et faire évoluer ainsi ses personnages, et ses zombies, ce n’est pas une mince affaire. On est bien loin de la série, par exemple, Z Nation, qui n’a tout simplement aucun sens…  Pour terminer, je reviendrais très vite fait sur un petit point évoqué un peu plus en amont en vous donnant un petit conseil si vous aimez la série et que vous la suivez. Trouvez-vous un peu de temps pour recommencer à zéro, vous verrez alors la série dans sa globalité et certains points de détails vous feront faire des bons dans le temps, par rapport aux saisons les plus récentes.

 

AMD tirerait du Polaris à moins de 349€

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polaris

AMD vient de glisser que ses prochains GPU Polaris vont permettre de faire baisser le ticket d’entrée pour la VR.

Dans les recommandations minimales pour la VR, il est fait état d’un besoin minimale d’une GTX 970 ou d’une R9 290…c’est ce qu’il faut pour faire tourner l’Oculus Rift à 90FPS en résolution 2K.

Total Available Market VR Headsets

Now I would like to address a different challenge for us – and that is what is called a Total Available Market. One of the issues we have is the minimum spec for the PCs which will run the Occulus and the HTC headset ant 90 fps and 2k resolution. Now to do that you need either a Radeon 290x or the GTX 970 both of which retail for $349. The challenge that we have is if you look at the total numbers of these GPUs that have been sold, according to JPR, that’s an install base of just 7.5 Million units. Now that’s an issue because it means you can only sell 7.5 Million of anything – because that’s the number that can run those headsets. I am very pleased to tell you that we have invented something called Polaris which we think will address this problem.

– AMD’s Roy Taylor

Pour Wccftech les premières cartes polaris disposant des performances minimales pour la VR pourraient se retrouver aux alentours des 250$.

 

 

Boitier Aerocool AERO-1000 : premier contact

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Aerocool

Le boitier Aerocool AERO-1000 nous arrive à l’atelier. Positionné sous les 80€, il dispose, sur le papier, de solides arguments :

  • Filtrage intégral du châssis
  • 3 ventilateurs montés d’origine
  • Evolutivité watercooling avec capacité de recevoir un WB de 280mm

Avec un design qui fait dans la sobriété, on se retrouve face à un boitier polyvalent capable d’accueillir de grosses configurations BiGPU sans souci.

Reste à voir ce que notre nouvel ami va donner au montage et en fonctionnement…affaire à suivre.

 

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