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La Communauté de l’Anneau : analyse du livre

La Communauté de l’Anneau : analyse du livre

« Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le seigneur des ténèbres sur son trône
Dans le pays de Mordor ou s’ étendent les Ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor ou s’étendent les Ombres. »

 

Rien qu’au travers de cette citation, vous savez de quoi va traiter cet article. Chez Cleek, nous aimons le Seigneur des Anneaux et on s’est dit que nos lecteurs aussi. C’est pour cela que nous vous proposons aujourd’hui une analyse du livre : La Communauté de l’Anneau.

Le monde de Tolkien

Cette trilogie a émerveillé des millions de jeunes et moins jeunes lecteurs au cours des trente dernières années. Pour beaucoup, ce titre représente le « dépucelage » en matière de SF/fantasy. Nombreux sont ceux qui ont élevé le Seigneur des Anneaux au rang d’une bible, mais nombreux sont aussi ses détracteurs. C’est une trilogie qui ne laisse personne indifférent. Et quelque soient son avis et sa position, on ne peut que reconnaître le génie créatif de son auteur, j’ai nommé J.R.R Tolkien !

Pour moi, cette trilogie, ainsi que tous les livres de Tolkien, sont de réels chef-d’œuvre. J’ai adoré les livres, comme les films. Peter Jackson en a réellement fait quelque chose de magique. Je parle évidemment ici de la trilogie du seigneur des anneaux, et non pas de celle de Bilbo le Hobbit … Tolkien a inspiré tellement de choses, tellement de scénaristes et d’écrivains mais pas seulement, des livres, des films et des jeux vidéo ! L’univers de World of Warcraft en est le parfait exemple. Certains diront que Tolkien n’a rien inventé, que ce n’est que du plagiat. Cela se défend. Mais il a été à l’origine de l’une des plus grande aventure du monde littéraire. À chaque lecture de ces œuvres, je voyage avec lui. De la même manière que lorsque je regarde les adaptations cinématographiques. Je ne pense pas être la seule dans ce cas.

À la lecture de ce premier tome, ce qui frappe, c’est la créativité, l’imagination de Tolkien. Cet auteur qui était d’une érudition assez incroyable a réussi, en s’inspirant des mythologies celtes/ nordiques/ hindou… et en ajoutant ses créations, à créer un monde d’une profondeur et d’une minutie rarement égalées. Un vrai univers, un vrai monde, qu’il a créé de A à Z. Cet ouvrage nous permet de voir que Tolkien a créé un monde depuis sa création jusqu’à plusieurs siècles après la destruction de l’Anneau Unique, et ce dans les moindres détails.

Dans le Seigneur des Anneaux, on sent une maîtrise de l’univers avec un background très riche, fouillé et complexe. Tout semble avoir été envisagé et expliqué au préalable. Il ne laisse pas de place au hasard. Si dans le roman on parle d’un personnage, celui-ci a forcément une ascendance ou descendance qui a été imaginé par l’auteur. Le moindre lieu, monument, peuple ont une histoire propre qui s’étale sur des millénaires. Pour donner une consistance et une vraisemblance au monde qu’il a imaginé, Tolkien a tout créé ou adapté : des races, une mythologie, des arbres généalogiques, une Histoire, des lieux, des langues spécifiques, des artefacts, de la magie… Le travail fournit pour développer un tel monde lui a pris plus de 12 ans, et ça se voit. Tolkien a un sens du détail poussé à l’extrême et rare sont les auteurs qui en sont capables. Je rappelle qu’il a créé des langues pour son œuvre ! Des langues, que peu parlent, je le conçois. Mais tout de même ! Le Tengwar par exemple, une langue elfique.

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Lecture

Mais comme dans chaque livre qui nous plonge dans un monde imaginaire, il faut être capable de s’y immerger. Forcément les personnes qui en sont incapables ne pourront aimer le Seigneur des Anneaux à sa juste valeur. Cette surabondance de détails donne, certes une consistance, mais elle peut également perturber et rendre difficile la compréhension du livre. Tolkien donne tellement de détails que certaines parties frôlent l’overdose pour qui n’y est pas préparé. Je pense notamment à la première partie sur la vie des hobbits. Elle est certes nécessaire pour s’imprégner de ce monde et pour en comprendre plus sur son peuple (et donc sur nos héros), mais Tolkien traîne en longueur et certains passages sont plus que dispensables.

À mes yeux c’est cette première partie qui constitue le principal défaut de la Communauté de l’Anneau. Cette dernière est très longue, très descriptive, lente et franchement pas des plus intéressantes. Quand on commence ainsi il peut être difficile de poursuivre, bon nombre de personnes ont d’ailleurs abandonné à ce moment là. Et pourtant passé cette partie, ce n’est que du bonheur. À chaque fois que je lis la Communauté de l’Anneau, je ne peux m’empêcher de souhaiter ardemment que cette partie se termine. Les hobbits et toujours les hobbits, inlassablement. Clairement, le style Tolkien et le début du roman ne sont pas faciles d’accès. Mais cela correspond malgré tout très bien au style du Seigneur des Anneaux qui se veut épique, poétique, onirique mais surtout avec une envie d’être extrêmement détaillé et de rendre réel ce monde. Celui ou celle qui commence le Seigneur des Anneaux doit s’accrocher !

La Communauté de l’Anneau : une épopée qui commence

L’histoire, elle, se résume en une succession d’aventures et de rebondissements savamment mises en scène. Avant de rejoindre Fondcombe, nos hobbits vont vivre une multitude d’aventures et croiser des personnages et lieux hauts en couleurs : Tom Bombadil, la Vieille Forêt, des Elfes, les tertres des Hauts des Galgas, les Nazguls… Une fois la communauté de l’Anneau au complet, ils vont rencontrer beaucoup d’embûches et de créatures comme les Gobelins, Trolls, Orques, Balrog… Bref Frodon, Sam, Pippin, Merry et les autres vivront plein de choses inédites aux hobbits en règle général. Là-dedans on assiste à de très bons moments comme les Mines de la Moria et du moins bon comme avec Tom Bombadil que je n’ai pas trop aimé (bien que ce personnage soit très intriguant, il est assez angoissant et complexe) Il me fait penser au chat de Lewis, dans Alice aux pays des Merveilles. Pour moi, ces deux personnages sont clairement drogués et déchirés par toutes les substances qu’ils ont pu prendre au cours de leurs vies…

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L’histoire tarde un peu à prendre la dimension épique qu’on attend du Seigneur des Anneaux mais cette période plus « modeste » permet de poser les bases de l’histoire et d’introduire les personnages majeurs. Malheureusement le livre se finit là où l’histoire prend vraiment son envol. On reproche souvent à cette trilogie de proposer des personnages trop manichéens. C’est vrai que les « races » sont classées comme bonnes ou mauvaises : les Elfes, les Nains, les Ents… sont bons, les Orques, Gobelins, Troll, Uruk Hai, Nazgul, Balrog… sont mauvais. Seule la race des Hommes est ni bonne ni mauvaise, disons plutôt qu’on peut la catégoriser dans les bons mais qu’ils sont assez facilement corruptibles.

Parmi les personnages principaux, ils sont soit blancs soit noirs. Les gris sont trop peu nombreux. Tolkien a une vision biblique de ses protagonistes et de la bataille du Bien contre le Mal. Une vision sur-codée, critique de la société contemporaine dans laquelle il a vécu. Néanmoins il est clair que les clans sont assez bien dessinés et que les Allégeances sont claires. On est loin des personnages de George R.R Martin dans le Trône de Fer par exemple, où on ne sait jamais réellement sur quel pied danser.

Conclusion

Pour conclure la Communauté de l’Anneau est indubitablement une œuvre phare de la SF/fantasy. Pas uniquement à cause de son succès commercial mais surtout parce que derrière ce titre se cache un univers d’une profondeur, d’une complexité, d’une minutie et d’une imagination rarement autant développées. L’histoire peine à débuter, la faute à une centaine de pages trop molles et très descriptives. Mais n’est-ce pas là la clé d’un livre vraiment réussi ? Petit à petit la trame s’installe pour prendre sa dimension épique à partir du Conseil de Fondcombe. Une fois l’obstacle des 100 pages passé ce roman se révèle être excellent. J’ai quand même une préférence pour les deux suivants mais ce volume est indispensable pour poser les bases de la trilogie.

En revanche il est clairement assez difficile d’accès, source de nombreux abandons en cours. Le début manque très rapidement d’intérêt pour quelqu’un lisant pour la première fois cet opus. Le style littéraire de Tolkien est également très spécifique et ne s’adresse pas à tout le monde. Il faut aimer les descriptions longues, des phrases à rallonge, des passages avec des chansons ou de la poésie et une atmosphère très particulière à la frontière entre le conte, la poésie et un livre d’histoire très détaillé.

 

 

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@__Macky_

Rédactrice en chef passionnée, pas vraiment passionnante mais ultra chiante !

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