Vous allez bouffer de la VR en 2016, dites le vous bien !
Futurmark a bien compris que l’ensemble des consommateurs ne pensent et ne dorment que « VR ». Il lui faut donc sortir un outil capable d’étalonner notre matériel pour savoir si nous sommes VR ready.
Le test s’occupera évidemment du hardware côté PC en sollicitant la puissance du rendu nécessaire mais sera aussi un indicateur pour les différentes solutions du marché.
On pourra donc avoir une idée des performances et du rendu suivant les lunettes VR du marché; une liste de matériel compatible avec le bench est déjà publiée.
Bref, pour 2016, 3Dmark va arriver avec son lot de tortures pour DX12 et VRmark sera là pour nous faire espérer que nos PCs ne sont pas encore destinés à la poubelle si on rêve de VR.
Le programme de l’année est clairement planté par Futuremark…
Etant un grand fan de Be Quiet!, je ne pouvais pas résister à vous partager l’arrivée de la gamme Pure Wings 2 en PWM
Entrons maintenant dans le vif du sujet, les spécifications de ces ventilateurs, ils se déclinent en 4 tailles différentes: 80, 92, 120 et 140mm. Les nuisances sonores s’élèvent à 18.8dB sur chacune des tailles tandis que l’airflow varie entre 26.3 et 61.3 CFM.
Leur principal atout est le prix: 9€ pour un 80mm, 10€ pour 92mm, 11 pour un 120mm et enfin, 13€ le ventilateur de 140mm. A noter qu’il est possible d’acheter les version 120 et 140mm par deux pour 19€ et 22€ respectivement.
Pour les avoirs testés, ce sont des ventilateurs vraiment silencieux et que je vous conseille vivement!
Le JDR dans tous ses états : la création de personnages
Aujourd’hui, deuxième épisode d’une chronique de ma part, Le JDR dans tous ses états. Alors vous allez me dire, « ouais mais le jeu de rôle (JDR) c’est mort, c’est un passe-temps de nerds du siècle dernier, ça sert à rien, personne n’en fait. » Eh bien détrompez-vous, que ce soit la France avec Aventures, Donjons et Jambons, ou le reste du monde avec les multiples émissions de Geek&Sundry par exemple, le JDR prend un énorme essor et se démocratise pour tous et sur plein de supports différents. Alors après avoir vu la façon de créer un monde, je vous propose bien évidemment de comprendre comment créer les personnages qui y joueront, et ce avec vos joueurs bien entendu !
Même Star Wars possède son propre JDR
Avant toute chose, si vous n’avez pas suivi la façon de commencer l’aventure dans un monde que vous avez créé ou adopté, je vous invite à lire le premier numéro de cette chronique. Dès lors, vous comprendrez que les personnages que je vais montrer vivent dans le monde de Vekner, et y sont très attachés. Et comme je l’avais expliqué dans un article de passage sur le jdr, je vais reprendre les mêmes concepts de feuille de personnages, à savoir un nom, des aspects sur l’histoire du personnage, ses capacités et bien entendu, son équipement.
[divider]La création dans son plus pur aspect[/divider]
Bien évidemment, cette étape ne se fait pas seul. Ce que je vous recommande, c’est de demander au préalable à vos joueurs de commencer à réfléchir à leur personnage, autant au niveau de l’histoire qu’au niveau « archétype ». Le but sera qu’ils arrivent avec une idée brute que vous pourrez modeler sans trop l’abîmer, afin qu’elle s’insère parfaitement dans le scénario, et pour ce faire, il faut qu’ils connaissent déjà le monde dans lequel ils jouent. Prenons la base de Vekner, un univers fantastique regroupant les races les plus communes de la fantasy. Vos joueurs auront un grand nombre de possibilités de création sans pour autant être déstabilisés ; un nain, un elfe, un orque, ça parle à tout le monde. C’est ça le principe, proposez des concepts faciles à comprendre et prolifiques au niveau de l’histoire.
Les races masculines dans D&D, support pour Vekner
Imaginons maintenant que l’un de vos joueurs arrive avec une idée géniale de son point de vue, par exemple, un humain dont la famille s’est fait tuer par un raid de pillards et dont le village a été brûlé, il est le seul survivant. Comment réagiriez-vous ? C’est une super histoire de personnage ? Et bien non. C’est l’histoire de Conan à peu de choses près, et beaucoup de joueurs vont chercher leur histoire dans des films ou des livres très connus, comme ça, ils ne se creusent pas la tête. Ce que vous devez privilégier pour les histoires à valider, ce sont des histoires simples, des personnages qui sont faciles à jouer, pour les pousser au bout du bout et les faire évoluer. Une bonne histoire est par exemple l’histoire d’une elfe qui un jour a trop bu, et ne s’est donc pas rendue compte qu’elle a mangé de la viande, et comme elle a aimé ça, elle a continué à en manger. Elle a donc été reniée par la plupart de ses congénères et a décidé de faire de la chasse son mode de vie, afin d’assouvir ses nouveaux besoins carnivores. Vous allez me dire, « mais lol, le personnage est nul, il va rien faire de ses dix doigts ». C’est là que vous vous méprenez, car avec une envie aussi simple que de manger de la viande, ce personnage aura toujours tendance à favoriser la chasse, et cela pourra amener à des situations très cocasses comme le besoin d’à tout prix manger de la viande lorsqu’il y en a pas à disposition… je vous laisse imaginer la suite.
Dès lors, si l’histoire du personnage n’est pas trop abracadabrantesque, il ne vous reste qu’à faire en sorte que le joueur attribue une caractéristique spéciale à son personnage en plus de son équipement et de ses statistiques. Libre à vous de choisir comment faire, vous pouvez par exemple tirer un dé à six faces pour la vie et le mana, dire au joueur de choisir son arme et son armure en fonction de ses goûts et lui autoriser l’amour de la bière comme trait/caractéristique spécial(e). Vous pouvez ajouter de la fioriture pour déterminer encore plus son caractère, mais ce n’est pas nécessaire. Le plus important, c’est que le joueur soit capable de jouer son personnage, et bien entendu que le personnage ne soit pas un immense héros dès le début, sinon il n’y a pas d’intérêt à progresser.
Passons maintenant à l’attachement au monde du personnage, c’est à dire comment il a vécu exactement, et comment il en est arrivé à participer à cette « quête ».
[divider]Un personnage fait partie du monde, il s’y adapte[/divider]
Cette partie est peut-être la plus facile et en même temps la plus complexe lors de la création de personnages. En effet, le maître du jeu, comme le joueur, devront faire en sorte que l’histoire du personnage s’adapte aux lieux et temps de l’univers dans lequel ils vont jouer, et surtout, de faire en sorte de donner une raison valable à ce que tous les personnages soient rassemblés.
Dans Vekner, c’est plutôt simple, dans la mesure où il n’y a plus qu’une ville où les personnes auront pu vivre, et qu’une chronologie du temps est établie. Dès lors, en fonction de l’âge du personnage, les joueurs pourront comprendre où ils ont pu vivre et pourquoi ils se sont retrouvés dans l’unique ville restante. Imaginons un nain de 800 ans : il aura vécu la chute de la précédente civilisation et il est soit l’un des pratiquants de l’ancienne magie, soit un des robustes ermites venus aider l’Humanité. Dès lors, il aura très à cœur d’aider les peuples à survivre, et sa vie sera facile à resituer. Il ne reste au joueur qu’à imaginer si il a eu une famille, quel métier il a pu exercer et comment cela a influencé sa vision des choses.
Les joueurs doivent décider de ce qu’ils vont faire, mais avec vos conseils !
Passons maintenant à comment intégrer les personnages à l’histoire. C’est tout simple : plutôt que de les faire se rencontrer dans une taverne, comme c’est trop souvent le cas, faites en sorte qu’ils soient rassemblés sur un objectif commun. En somme, vous écrivez les derniers instants de leur vie. Dans Vekner, cela correspond à l’introduction de la quête, c’est à dire le moment et la raison pour lesquelles ils sont rassemblés, i.e. une chasse en commun. Et bien adaptez cette histoire à votre but, si vous voulez faire de l’intrigue, dites-leur qu’ils ont été contactés par une agence pour enquêter sur une personne et que, pour éviter de faire plusieurs fois le discours et directement commencer une « vie » de groupe, ils ont été rassemblés dans une salle. « Pourquoi eux », demanderont les joueurs. Répondez-leur que tous leurs agents étaient déjà sur le terrain. Une chose que vous ne devez pas oublier, c’est que dans la plupart des jeux, les statistiques de base d’un personnage joueur sont largement supérieures à celles de la moyenne de la population, et donc, même s’ils se sentent nuls et des moins que rien, c’est faux car ils sont d’ores et déjà au dessus du lot.
[divider]Le mot de la fin, le deuxième déjà ![/divider]
Si vous avez respecté toutes ces étapes en plus des précédentes, normalement, vous êtes partis pour une super aventure et vos joueurs aussi. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires, je serai à même de vous épauler. J’espère que ce deuxième numéro de « Le JDR dans tout ses états » vous a plu, et à bientôt pour comprendre les attentes de vos joueurs et adapter l’histoire à leurs besoins. La semaine prochaine, vous retrouverez Lenvy pour sa chronique La DVDtèque.
Lorsque Intel a présenté ses nouvelles plateformes pour processeurs Skylake, il le jurait, les barrettes de DDR4 seraient dès la rentrée 2015 au prix de la DDR3…
Il ne faut jamais croire Intel; il garde pour lui et pour lui seulement ses analyses les plus précises du marché. Plus sérieusement, il est évident pour tous les observateurs que le prix de la DDR4 ne chuterait pas aussi vite. Un acte de communication pour pousser à basculer vers la nouvelle plateforme évidemment.
Néanmoins, le mouvement de baisse s’est enclenché alors que les possesseurs d’une plateforme X99 n’avaient pu regarder fluctuer le prix de leurs barrettes qu’au gré des évolutions du change €/$.
Sur ce second semestre 2015, le prix de la ram baisse. Cette baisse est générale, la DDR3 a en effet elle aussi continué à chuter de presque 30%.
Le prix de la DDR4 a fondu lui de 50% dans la même période.
Cependant, compte tenu de l’évolution du marché, les volumes de ventes ne sont pas là. Les usines disposent toujours d’une capacité supérieure à la demande et rien ne semble permettre d’envisager un gros changement pour 2016.
C’est en réalité une bonne nouvelle : les fabricants laissent glisser les prix pour que les usines tournent.Cependant, le taux de renouvellement du matériel relativement lent et la baisse relative de la DDR3 laissent toujours une différence sensible entre les plateformes DDR3 et DDR4.
Pour 2016, il est probable que les prix de la DDR4 et de la DDR3 se rejoignent aux environs du second trimestre.
La demande en DDR4 devrait augmenter d’environ 25% ( sans toutefois saturer les capacités de production ) et surtout, les technologies de gravures vont passer à 20 et 21nm, facilitant l’arrivée de modules à 16,32, 64 et 128GB et faisant chuter les prix des modules de 8GB.
Dans une longue interview sur AnandTech l’équipe dirigeante de MSI développe sa stratégie et plus particulièrement son effort constant pour apparaître comme une marque légitime sur le gaming.
Contrairement à Asus, les gens de MSI indiquent qu’ils suivent bien tous les développements autour de la VR mais qu’aucun casque MSI n’est à l’étude. Le constructeur semble vouloir se concentrer sur les moyens qu’il faut offrir à l’utilisateur pour qu’il bénéficie d’une expérience parfaite : puissance des cartes graphiques et autres composants qui sont plus dans l’ADN de la marque.
Par contre, il semble qu’un portable vraiment optimisé pour la VR soit dans les projets. MSI semble vouloir continuer à enfoncer le clou avec sa gamme de portables gaming et être le premier à proposer une solution particulièrement optimisée pour la VR.
Vous me direz qu’un portable équipé d’un gros GPU doit être suffisant ?
MSI semble vouloir insister sur l’expérience utilisateur à ce niveau en intégrant d’autres technologies comme un « tracking system », des connectiques simplifiés, une solution audio…bref MSI travaille sur des solutions pour accueillir la VR alors que ses concurrents semblent vouloir développer leur propre système.
Evidemment, une GTX 970 Desktop semble actuellement le minimum vital pour la VR chez Oculus. L’intégration d’une puce GTX 980M ou GTX 980 est donc la préoccupation principale des marques concernant la puissance graphique…mais on attend aussi des solutions « mobiles » autour des nouvelles générations de puces graphiques de chez AMD et Nvidia.
BlackBerry vient de publier ses résultats financiers pour le 3ème trimestre 2015
BlackBerry Reports 43 Percent Year-over-Year Organic Growth in Software License Revenue for the Fiscal 2016 Third Quarter
Voilà comment BlackBerry a intitulé son communiqué de presse pour les résultats du 3ème trimestre de 2015.
Optimisme un brin méthode Coué : BlackBerry n’est pas tiré d’affaire. Commercialement d’abord, la révélation du prix assez exorbitant du dernier appareil de la firme le BlackBerry Priv, sous Android (!), a refroidi les ardeurs des aficionados de la marque et assombri l’avenir commercial du Priv. Or c’était un peu la dernière chance de BlackBerry pour remonter la pente. Notons cependant que ce nouveau smartphone est pourvu de très bonnes spécifications et que les premières critiques sont bonnes. Le défi n’est pas impossible mais il s’annonce compliqué.
Financièrement même si le top management de la firme souligne les progrès de la division Logiciels, BlackBerry connaît un trimestre sombre en termes de chiffre d’affaires. Il chute de près de 40% par rapport à l’année dernière et le taux de marge brute recule de 51.7% à 43.1%. Cependant, petite lueur d’espoir, malgré ces mauvaises nouvelles le résultat opérationnel s’améliore un tout petit peu par rapport au même trimestre l’année dernière tout en restant négatif.
Petite remarque cependant : le chiffre d’affaire connaît une progression de plus de 10% par rapport au trimestre dernier. Redécollage ? Amélioration passagère ?
Les résultats annuels permettront de faire un bilan exhaustif de l’année 2015, avec le Priv dans les chiffres du dernier trimestre : ce qui est sûr c’est que 2015 va rester une année difficile pour BlackBerry du point de vue du chiffre d’affaires. Notons cependant que, pour le moment, le résultat opérationnel est positif sur les 9 premiers mois de 2015.
BlackBerry peut-il remonter la pente ? BlackBerry est dans un contexte de concurrence accrue mais avec un produit Android, ouvert au Google Play, différencié (dans la tradition de sécurité de BlackBerry), qualitatif… BlackBerry peut essayer de reconquérir sa clientèle historique : les professionnels.
Aurélien « Orelsan » Cotentin a commencé à faire parler de lui dans le milieu des années 2000 avec l’avènement d’Internet en commençant sa carrière de rap avec des clips très agressifs : « Saint-Valentin » ou « Sale Pute ». Ce dernier titre lui vaudra par ailleurs d’être traîné devant la justice pour propos sexistes.
Petit à petit, Orelsan développe un personnage de rappeur blanc ringard de campagne, jusqu’à développer un album ainsi qu’une série télévisée avec son ami Guillaume « Gringe » Tranchant sur Canal +. Kyan Khojandi, qui avait déjà réalisé « Bref. » sur la chaîne cryptée, en est l’un des co-auteurs, avec notamment Orelsan à l’écriture.
Il n’est donc pas étonnant de voir le rappeur de Caen passer derrière la caméra pour un long-métrage : Aurélien s’est occupé de la réalisation mais aussi de l’écriture des dialogues en plus du jeu de son propre personnage dans son film « Comment c’est loin » sorti le 9 décembre 2015 au cinéma.
Synopsis : Aurélien et Guillaume sont deux trentenaires flemmards et glandeurs qui survivent dans la ville de Caen. Pourtant, cinq ans plus tôt, ils ont fait parler d’eux sur une radio locale en réussissant un clash de haute qualité en direct et se sont fait repérer par deux producteurs. Depuis, ils n’ont pas réalisé un seul CD de rap ni même une chanson entière. L’intrigue commence quand les producteurs leur infligent un ultimatum de 24 heures pour les forcer à finir une chanson.
[divider]Une ode à la procrastination[/divider]
Jusque dans le titre, « Comment c’est loin » (référence flemmarde à l’une des chansons les plus connues du groupe IAM « Demain c’est loin ») est très explicite sur ses intentions, à savoir raconter la journée peu productive de deux glandeurs notoires. Orelsan réalise là son premier long-métrage et, le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est très satisfaisant. Sans fioritures, il conserve une même unité de temps (les 24 heures de l’ultimatum de la création de la chanson) et de lieu (l’action se passe dans Caen et sa banlieue) sur tout le film.
Après son album « Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowteurs » et sa mini-série « Bloqués », il étend ici son univers de banlieusard normand paumé pour le grand écran.
Difficile de ne pas s’identifier aux deux antihéros lorsqu’on a été étudiant ! À l’instar d’une rédaction, d’un devoir, d’un mémoire ou d’une thèse, Orelsan et Gringe vont évidemment repousser la création de leur son jusqu’aux dernières minutes de la deadline, utilisant les premières heures de la journée à ne… rien faire, abusant de la procrastination, mais de façon très drôle. Si vous avez apprécié l’album ou la série de Canal +, vous ne pourrez pas rester insensible au quotidien des deux personnages. Et vous passerez sans doute un bon moment, même sans aimer particulièrement cet univers de losers. Peu avare de punchlines, les dialogues d’Orelsan font mouche dans ce film et à la différence des deux compères bloqués dans leur abribus, on ne s’ennuie pas dans ce film.
[divider]Mais qui est venu en premier, le CD ou le film ?[/divider]
Sans doute l’un des principaux problèmes de ce film finalement : et si cette réalisation n’était qu’un coup de pub pour les chansons des Casseurs Flowteurs ? Après vision de ce long-métrage, la sensation de connexion avec le premier CD d’Orelsan et Gringe est bien trop forte. C’est simple, on peut relier n’importe quelle chanson de l’album avec l’un des passages du film, jusqu’à en donner une impression de nausée voire même de prendre les fans pour des idiots tellement certains clins d’œil sont évidents. Les chansons « Les putes et moi » ou « Deux connards dans un abribus » sont carrément des scènes entières du film, tandis qu’on peut noter une quantité astronomique de références à « Fais les backs », « Regarde comme il fait beau (dehors) » ou « Change de pote ». Pire encore, la référence peu subtile à « La mort du disque » est très moyenne voire fortement évitable tant elle n’apporte rien à l’intrigue.
De plus, la BO du film est le deuxième album des Casseurs Flowteurs qui possède un ton un peu moins léger que leur premier album. Orelsan et Gringe continuent donc de développer leur univers mais sont tout de même davantage travailleurs que leurs personnages puisqu’il y a peu de réutilisations de punchlines de leur premier album dans ce film. Pour en revenir aux prostituées et à l’abribus, Orelsan a eu l’honnêteté d’écrire des textes et arguments nouveaux pour les scènes du film. Le clin d’œil est gros, certes, (Orelsan en va même jusqu’à introduire la même instru que son album pour la scène de l’abribus) mais on se plaît à découvrir les nouveaux dialogues et blagues. Et c’est sans doute là que réside la force du film : le talent certain de Orelsan pour l’écriture. Même si il donne l’impression de ne pas forcer en jouant son propre personnage, les dialogues sont cohérents, bien écrit et plausibles pour des jeunes de banlieue. Quant à l’humour, même si l’on apprécie pas Guillaume et Aurélien, force est de constater qu’il est présent et qu’il se veut bien plus subtil que les blagues de cul ou les connotations sexistes.
[divider]Un film de potes avec des potes[/divider]
« Comment c’est loin » a reçu un bon accueil de la presse française (et notamment de Télérama par exemple, ce qui est assez rare pour être souligné) et pour cause, on ressort de la salle de cinéma avec un petit sourire aux lèvres et une envie de rapper. Néanmoins, il possède quelques points négatifs.
Premièrement, le film a un problème avec les personnages féminins. On ne va pas se mentir, Orelsan n’a jamais été très fin envers la gent féminine et ce n’est pas ce film qui va prouver le contraire. Comme pour « Bloqués », l’histoire est centrée sur l’amitié de deux jeunes potes masculins. Et c’est là que le bât blesse, il est difficile pour une femme de s’identifier à l’un des deux personnages féminins tant elles brillent par leur transparence. Les copines respectives de Aurélien et Guillaume n’ont que des rôles mineurs et peu intéressants tandis le personnage avec les répliques les plus intéressantes est sans doute la grand-mère d’Orelsan (jouée par sa vraie grand-mère d’ailleurs et c’est un très bon passage du film). Les deux zigotos vont traîner en soirée avec deux autres garçons et cela ne va pas relever le niveau des blagues qui sont tout de même très centrées sur les filles et le sexe.
Ainsi le film est nécessairement pour les garçons, car avec une vision masculine principalement. Ce qui est dommage car il regorge de vraies bonnes idées mais sans doute trop masculino-centré pour que ces dames apprécient pleinement le film.
Les deux antihéros ne provoquent pas beaucoup d’empathie non plus et c’est sans aucun doute un parti pris de l’écriture tant leur comportement est parfois totalement stupide et irresponsable. Pas de victimisation néanmoins et Guillaume et Aurélien parviennent à jouer de façon assez juste pour qu’on porte finalement un regard assez bienveillant sur leurs bourdes et maladresses. De plus, ils jouent leur propre personnage et même si l’on sait que ce n’est pas une réelle autobiographie, on a forcément quelques a priori sur eux à la fin de la projection.
Enfin, tout le film est vécu par deux grands gamins de notre génération des années 90 et 2000. On ne compte plus toutes les références aux jeux vidéos, sorties, films et blagues sur des sujets que nos parents auraient sans doute du mal à comprendre. Et à nous comprendre aussi. C’est d’ailleurs le thème principal d’Orelsan dans ces chansons, à savoir le mal-être évident des jeunes d’aujourd’hui dans cette société hyper-connectée qui ne sait plus où donner de la tête ni quoi faire de leurs vies. Le clash générationnel se résume très bien par la tension entre Aurélien et son père avec des disputes et conversations que l’on a pu également avoir avec nos parents.
Aurélien Cotentin n’a pas écrit le film tout seul, il a pour cela été bien aidé par des professionnels comme Christophe Offenstein et la scénariste Stéphanie Murat et le résultat est très convaincant. Le rythme du film est bon et l’heure et demie passe très rapidement. Même si les dialogues peuvent paraître parfois longuets, le film ne se perd pas en longueurs comme c’est le cas souvent avec les films français et la fin est nette et efficace, sans épilogue interminable. L’intrigue est bien menée également sans les stéréotypes classiques et c’est aussi un très bon point.
Autre point très positif : les personnages secondaires très bien développés. Difficile de ne pas tomber sous le charme de Paul Minthe, tout simplement incroyable et qui rappelle très facilement Daniel Prévost dans le dîner de cons. Bouteille et Claude sont également très attachants et apportent une grande fraîcheur au film.
Guillaume et Aurélien portent un regard attendri sur Caen et sa banlieue, ayant vécu là-bas, ils ne ringardisent pas la ville normande ni ne l’embellissement particulièrement, le cadre reste donc très agréable. La bande-son a été gérée par le producteur de Orelsan : Skread, qui a réussi à faire de ce film une comédie semi-musicale avec notamment la présence de Akhenaton du groupe IAM dans l’introduction du film.
En résumé, les Casseurs Flowteurs ont réussi leur pari de film « de potes ». Idée de film qui a été proposée à Orelsan après la sortie de leur premier album. Le film est donc une extension directe de Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowteurs et les deux amis ne s’en cachent pas en réalisant là un long-métrage efficace avec leurs amis puisqu’il y a en fait très peu d’acteurs professionnels. La création de ce film n’a pas donc été fait seulement pour créer le buzz et si ça avait été le cas, le timing aurait été très mal choisi étant donné que Star Wars sortait une semaine plus tard. Même si le film paraît assez triste dans l’ensemble, la fin reste optimiste et enjouée. Vous savez quel cadeau faire pour Noël maintenant (mais pas à votre copine).
Les meilleures séries scandinaves à découvrir ou à redécouvrir selon Cleek : sélection et analyse
Superhéros, experts médico-légaux, profilers de haut vol, enquêtes, tribunaux, dragons, zombies et une flopée d’agents du FBI de tout poil. Ils s’appellent Jack, Lily, Walter, Frank, Horatio, Kara, Olivia, Rick ou Daenerys et figurent au menu que nous servent depuis voilà un certain nombre d’années les grandes chaînes de télévision françaises. Ces séries, tout droit sorties du pays de l’oncle Sam, ont probablement rythmé vos soirées et animé bien des barres au vert croissant de téléchargement (non, non, ne détournez pas la tête, point de secrets entre nous, cher lecteur). Vous connaissez probablement de multiples détails concernant le jury des cours pénales américaines, les primaires présidentielles ou même le procédé de synthèse de la méthamphétamine. Vous avez vécu cent vies, outre-Atlantique, si l’on excepte quelques anomalies série-télévisées qui ont su s’extirper de la nasse, produit de l’excellence française (Engrenages, pour ne citer qu’elle) ou anglaise (Sherlock, MI-5 ou encore Downton Abbey).
Part-on avec une longueur d’avance lorsqu’on a de tels paysages à proposer ?
Le paysage audiovisuel de nos séries est encore largement dominé par les productions made in USA, si l’on excepte la niche japonaise qui ravit les mirettes d’un groupe encore restreint d’amateurs et ce vent de révolte tout droit venu du nord de l’Europe. Est-ce le fruit de la fascination grandissante pour le polar scandinave, qui a envahi les étagères de nos librairies, s’engouffrant dans la large brèche ouverte par l’étourdissant succès mondial de la saga Millenium ? Est-ce le produit d’une certaine lassitude, une exotique envie d’ailleurs qui ne saurait être étanchée par une razzia effectuée chez IKEA ou le dernier concert de Nightwish ? Est-ce la juste retombée de notre admiration pour les sociétés scandinaves, justes, paritaires et dont les indices de liberté de la presse, de développement humain et de bonheur au kilomètre carré brisent le plafond de verre de nos mornes sociétés méditerranéo-occidentales ? Ou serait-ce encore le résultat d’une stratégie payante et audacieuse de quelques chaînes qui, à la façon d’Arte, ont fait le pari de nous faire découvrir des séries telles que Occupied (made in Norge et actuellement sur vos écrans) ou encore The Team (une série policière 100% européenne qui vaut le détour) ? Les racines du phénomène sont complexes, mais force est de constater que depuis quelques années, nous nous sommes épris d’amour pour ces pays nordiques et leur univers si particulier.
Loin des délices culinaires de Séoul, des rives brumeuses de la Tamise, et des gratte-ciel de New-York, il existe un tout nouveau monde audiovisuel à découvrir. Alors, traversez le pont de l’Øresund et découvrez notre top 3 des séries scandinaves à voir absolument.
[divider]Numéro 3 : À qui t’es ? [/divider]
Disponible depuis voilà quelques semaines sur le service de replay à la demande des abonnés de Canal +, Acquitted (ou Frikjent dans son titre original) est une série norvégienne sortie en 2015 et se targuant pour le moment d’une unique saison, forte de 10 épisodes.
La série raconte l’histoire d’Aksel Borgen, un riche homme d’affaires exerçant en Malaisie, qui revient en Norvège, son pays natal, pour réaliser l’acquisition d’une entreprise de panneaux solaires SolarTech. SolarTech, au bord de la faillite, est pourtant une entreprise prestigieuse, menée par sa présidente Eva Hansteen, et qui fait vivre tout le petit village isolé de Lifjord. Aksel se présente à Eva pour lui faire une proposition de rachat, mais aussi pour revenir sur les lieux d’un crime dont il a été lui-même acquitté 20 ans auparavant : celui du meurtre brutal de Karine, sa petite amie d’alors et la fille d’Eva Hansteen. Aksel est loin de se douter que son retour dans le petit village de Lifjord va raviver de vieilles rancœurs passées et déclencher une dramatique série d’événements inattendus.
Acquitted est un thriller psychologique lent, intimiste, et passionnant, à la photographie lumineuse pour de bien sombres desseins. Située dans le cadre magnifique d’un fjord du nord de la Norvège, la série vous saisit le souffle et le cœur pour ne plus les lâcher jusqu’à l’ultime épisode. Dans ce petit village où tout le monde se connaît, et où chacun à quelque chose à perdre, les secrets et les mystères se tiennent tapis dans l’ombre, prêts à engouffrer Aksel dans sa douloureuse recherche de la vérité. Jamais voyeuriste ni donnant dans la surenchère d’hémoglobine, il est intéressant de constater qu’en dix fois 45 minutes d’épisode, il ne nous est jamais donné de voir de flash-back concernant la nuit de la mort de Karine. La temporalité de la série se tient fermement ancrée dans son présent, ce qui permet au suspense de se déployer dans toute la subtilité de ses questions. D’Aksel, on ne sait que peu de choses, et surtout, on ignore le principal : est-il coupable ? Laissez-vous happer par l’atmosphère fascinante d’Acquitted, justement servie par un très beau générique de début, interprété par le groupe norvégien Highasakite.
[divider]Numéro 2 : Wesh Bro[/divider]
Notre seconde série a un peu plus de bouteille car diffusée dès l’année 2011 sur deux chaînes de télévision différentes. Il faut dire que la série Bron (en suédois) – ou Broen en danois, ce qui signifie « Le Pont » – est un co-production suédo-danoise. Car la série se passe autant à Malmö, au sud de la Suède, qu’à Copenhague, la capitale du Danemark, et fait collaborer les services de police des deux pays, traversant au gré des épisodes le fameux pont de l’Øresund, long de près de 8 kilomètres et qui relie les deux pays. Forte de son succès, la série compte trois saisons de dix épisodes, dont la dernière a commencé a être diffusée pas plus tard que le mois de septembre de cette année.
Dès le premier épisode, le ton et le rythme de la série sont donnés. Un corps sans vie a été déposé sur le pont de l’Øresund, sur la ligne invisible de la frontière entre la Suède et le Danemark. Élément plus sombre encore, au moment de manipuler le corps, la police se rend compte que le corps a été tranché en deux au niveau de la taille. Obligés de coopérer pour résoudre cette affaire, l’inspectrice suédoise Saga Norén, sorte de Sheldon Cooper intelligente et travailleuse mais désespérément imperméable à l’humour et aux relations sociales, va devoir travailler avec son homologue danois, plus jovial mais tout aussi fin limier.
https://www.youtube.com/watch?v=ZdcrN9Vggck Bron/ Broen est une série nerveuse et réaliste, emmenée par un très bon scénario et portée par des héros profondément humains et attachants. On pourrait dire sans trop s’aventurer que le simple personnage de Saga Norén est à lui seul le principal et meilleurs argument de la série tant il est agréable et rafraîchissant de découvrir le personnage d’une inspectrice franche, maladroite mais terriblement efficace dans son travail. Le spectateur n’a jamais le temps de s’ennuyer car les péripéties de l’enquête emmènent nos inspecteurs dans des rebondissements inattendus mais toujours bien amenés dans le fil scénaristique principal. À voir pour une autre vision du genre de l’enquête policière sur petit écran.
[divider]Numéro un : Va au bord, hyène[/divider]
Notre heureuse élue est danoise, et vous en avez peut-être déjà entendu parler. La série Borgen (Borgen, une femme au pouvoir de son titre français) compte trois saisons et 30 épisodes, d’une durée de 58 minutes environ chacun. Borgen signifie en danois « Le Château », en référence au château de Christiansborg, le siège du gouvernement danois et théâtre principal des péripéties de la série.
Diffusée entre 2010 et 2013, Borgen traite de l’accession au poste de Premier ministre du Danemark de Birgitte Nyborg (dans un parallèle maintes fois souligné avec Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre du Danemark entre 2011 et 2015). Chef du parti centriste et mère de deux enfants, Birgitte Nyborg accède au pouvoir après que son parti ait gagné de façon inattendue les élections législatives. Désormais à la tête du premier parti du Danemark au Parlement, Birgitte a l’occasion unique de former un gouvernement de coalition et de devenir la première femme au pouvoir au Danemark. Borgen s’attache à montrer les rouages complexes de la démocratie danoise au travers de trois personnages principaux que l’on suit et que l’on retrouve à chaque épisode : Birgitte Nyborg, Kasper Juul, son directeur de communication et Katrine Fonsmark, journaliste à TV1, l’une des principales chaînes de télévision du pays.
https://www.youtube.com/watch?v=9hye_l8yvqA Borgenest un peu le House Of Cards danois, le cynisme et le côté parfois fantaisiste du scénario en moins. La série mêle avec talent le fil narratif principal qui suit l’évolution du cabinet de Birgitte Nyborg et des épisodes racontant chacun un moment spécifique de son mandat. Corruption, médias, affaires extérieures, la série touche à tout et n’a pas peur de montrer les stratagèmes politiques et la cohabitation parfois houleuse avec le quatrième pouvoir des médias. Passionnante et portée par le très bon jeu de ses acteurs, réaliste et extrêmement bien rythmée, Borgen bénéficie d’une très bonne écriture et d’une réalisation maîtrisée de bout en bout. On assiste à l’évolution parfois difficile d’une femme politique qui aimerait conserver son intégrité et l’unité de sa famille face à ses ennemis, la nécessité de diriger le pays de façon efficace, la realpolitik et les comptes à rendre au public. Chaque épisode de Borgen débute avec une citation, de Machiavel à Mao Zedong, en passant par James Joyce, renforçant encore un peu pour qui en doutait la conscience politique aiguë de la série. Une série excellente en tout points, et peut-être bien supérieure au désormais célèbre House Of Cards.
[divider]Pourquoi ça marche ?[/divider]
Se contenter de citer et de hiérarchiser les meilleures séries scandinaves ne suffirait pourtant pas à expliquer ce phénomène qui va croissant. Pourquoi un tel succès, et surtout, pourquoi un tel engouement ? Le secret de la recette de la popularité de ces séries scandinaves réside peut-être dans les qualités humaines des personnages ainsi mis en scène. Les personnages de ces séries sont réalistes et crédibles, mais surtout humains. Il est autant question de leur psychologie que du déroulement effectif du récit, ce qui explique pourquoi l’intérêt du spectateur soit si fort. Loin des clichés et des caricatures, les personnages – notamment féminins – ont une réelle épaisseur, et l’unité globale du récit ressort renforcée par la convergence des logiques internes aux personnages et du scénario.
Forbrydelsen – littéralement, Le Crime – est une série danoise saluée par la critique ayant fait l’objet d’un remake américain reprenant le nom The Killing
Un autre point commun à ces trois séries réside dans les qualités d’écriture respectives de chacune d’entre elles. Le scénario se tient soigneusement écarté de toute forme de prévisibilité, mais respecte peut-être tout aussi soigneusement les contraintes et le cadre narratifs qu’il s’est lui-même imposé. Point de rebondissement téléphoné ou, au contraire, complètement capillo-tracté dans les meilleures séries scandinaves, mais plutôt une confiance absolue faite à l’intelligence du spectateur et à ses capacités à appréhender un récit complexe mais solide. Si l’engouement est réel, la capacité de cet intérêt grandissant pour les séries scandinaves à tenir la route semble sérieuse, tant les idées de scénario originales semblent affluer du Nord de l’Europe. Dernière en date mais non des moindres, la série norvégienne Occupied (Okkupert en norvégien) actuellement diffusée par la chaîne Arte fait de nombreux émules. Basée sur une idée originale du célèbre auteur de polars Jo Nesbø, cette série mêlant savamment géopolitique, thriller politique et science-fiction pourrait bien s’imposer comme une grande parmi les grandes qui venaient du froid.
Après plus de 30 ans d’attente et l’épisode du Retour du Jedi en 1983 (non désolé, Jar Jar Binks et Hayden Christensen n’ont jamais existé), Star Wars épisode VII est sorti ce mercredi 16 décembre dans les salles du monde entier. Il était de toute façon impossible d’échapper à l’engouement médiatique et au tapage omniprésent sur les réseaux sociaux du nouveau-né de Disney qui compte bien amortir les quelques 4.4 milliards de dollars investis pour racheter les droits à Lucasfilm et installer J. J. Abrams aux commandes.
Sans doute à cause des sommes astronomiques en jeu, l’avant-première du film pour la presse a créé un buzz supplémentaire la veille de la sortie puisque les conditions de la clause de confidentialité ont alimenté un drama mondial. En effet, outre les précautions habituelles de ne dévoiler les critiques du film que le jour de la sortie (à 9h01 pour être précis), Disney a cru bon de protéger son business de façon quelque peu exagérée puisque selon l’accord dûment signé par quiconque visionnant l’avant-première :
« toute révélation de [leur] part concernant ce film à des personnes n’ayant pas assisté à la projection, constituerait un préjudice pour Disney/Lucasfilm donnant lieu à réparation »
De plus, la sécurité était de très haut niveau puisque l’heure et le lieu des visionnages étaient tenus secrets jusqu’à la veille, sans oublier les agents équipés de lunette infra-rouge présents dans la salle… Et non, ce n’est pas le pitch d’un mauvais film d’espionnage mais bel et bien celui de l’avant-première d’un film, oui mais, pas n’importe quel film… (Si vous voulez davantage d’informations, Le Monde a condensé cette séance de cinéma loufoque ici.)
Chez Cleek, nous ne sommes pas encore connus comme Lemonde.fr, aussi, on a décidé d’ignorer cet affront ultime de la liberté de la presse et d’aller se renseigner directement en allant voir le film dès le jour de sa sortie. Votre chevalier servant a donc sacrifié son amour-propre et douze balles pour votre plus grand plaisir (et le sien aussi, accessoirement). Rengainons nos sabres-laser et blasters et voyons voir ce que ce film a dans le bide.
Synopsis de Star Wars épisode VII : Le Réveil de la Force
Malgré le revers infligé par les rebelles sur l’Empire lors de la bataille d’Endor il y a plus de trente ans, le côté obscur n’a pas été éradiqué puisque le Seigneur Snoke a rallié les hommes de l’ancien Empire sous un nouvel emblème, « le Premier Ordre ». La force d’opposition des « résistants », dirigée par la princesse Leïa, espère trouver un nouveau souffle en recontactant Luke Skywalker, disparu depuis longtemps, afin de contrer la puissance des Storm Troopers dirigés par un jeune guerrier Sith Kylo Ren. Les deux camps vont ainsi partir à la recherche du héros en tentant de mettre la main sur une carte cryptée informant de la position du Chevalier Jedi…
[divider]Place à la jeunesse… et au politiquement correct[/divider]
Dès les premières secondes du film, des sourires d’enfants se dessinent sur les visages des spectateurs : la fameuse introduction de Star Wars ! Avec la vraie musique ! Ô joie.
Difficile de rester purement objectif devant une saga qui a bercé nos jeunesses et nous a fait rêver pendant des décennies. Les fans de Star Wars peuvent donc partager ce trait avec ceux de Tolkien : ce sont des fanatiques (non mais franchement, Le Hobbit quoi, eh oh, Le Hobbit, en trois épisodes de trois heures chacun…). Aussi, il sera sans doute impossible de trouver une critique fiable sur les Internets si on a déjà vu les épisodes précédents. Tentons néanmoins.
La première chose qui choque avec ce nouvel épisode, c’est la similarité qu’il partage avec les épisodes I et IV. À croire que tous les héros bouseux en devenir doivent se taper une planète pourrie avec seulement du sable et des habitants avec des sales gueules dessus. Rey (on ne connaît pas son nom et c’est une fille, oui) habite donc un désert paumé sur Jakku tout comme Luke et Anakin devaient se farcir Tatooine, peuplée d’hommes des sables, d’assassins et de tout un tas d’individus peu fréquentables. Retenez bien ce parallèle avec les premiers épisodes des deux précédentes trilogies car ce sera notre fil rouge tout au long de cette critique.
Et ça tombe bien, puisque de l’action va arriver sur la planète de notre jeune pilleuse d’épaves. Il se trouve que le meilleur pilote de la résistance est venu chercher à Jakku une carte permettant de localiser le Jedi Luke Skywalker, introuvable depuis plusieurs années et qui serait un atout non-négligeable face aux méchants du Premier Ordre. Malheureusement, le rebelle se fait coincer par des Storm Troopers et doit cacher la carte… dans un droïde. Vous êtes sûrs que JJ a déjà maté La Guerre des Étoiles hein ?
On en profite pour découvrir le deuxième héros de notre série : le Storm Trooper FN-2187, ou Finn, plus simplement. Ce passage est par ailleurs assez intéressant puisque c’est la première fois qu’on se rend compte que les méchants blancs sont humains. Se rendant compte de cela, Finn décide d’arrêter d’être un méchant et de tuer des gens en aidant le pilote à s’échapper pour faire évoluer l’intrigue dans une optique un peu plus optimiste.
Le couple de héros ainsi créé a le mérite d’être rafraîchissant puisqu’il rassemble deux acteurs très jeunes : Daisy Ridley et John Boyega (23 ans) et largement inconnus avant le tournage de Star Wars. De plus, leur complicité et complémentarité apparaissent très vite à l’écran, nous confortant dans notre bonne impression de cette paire de jeunots. Bon point pour JJ donc qui aurait pu assurer le casting avec des acteurs plus connus et expérimentés, quand on pense aux sommes d’argent mises en jeu dans l’affaire.
Mais revenons à l’intrigue car le film continue dans le même temps : notre couple de héros est finalement réuni et doit ramener le droïde porteur d’espoir à la rébellion au plus vite afin d’exploiter la fameuse carte. Passons maintenant au petit droïde qui va sans doute peupler les Noëls de bon nombre d’enfants cette année (à 170 euros le joujou, c’est franchement donné). Version miniature du mythique R2-D2, BB-8 (oui oui BB comme bébé ou baby, foutez-moi le mec qui a eu cette idée dehors) roule et fait plein de bruits trop mignons en suivant les héros. Sorte de chat mignon des Internets, il sera essentiellement présent pour faire rire le spectateur et assurer la promotion du jouet associé (bon sang, 170 euros).
Inutile d’aller plus loin, pour le spoiler, nous verrons plus bas, il est temps d’analyser quelque peu tout cela. Tout d’abord, on ressent une véritable intention de rajeunir la saga sans dépendre trop du trio d’acteurs des trois premiers épisodes. Et c’est une bonne chose en 2015 parce que voir Harisson Ford courir et foutre des droites à 73 ans, ça installe un certain malaise.
Et il en va de même pour le côté obscur, sans compter le grand manitou Snoke joué par Andy Serkis qui est âgé de 52 ans (et qui commence à avoir l’habitude de se faire morpher la tronche dans les sagas fantastiques puisqu’il « joue » également César dans la nouvelle série de La Planète des Singes ainsi que Gollum dans la Saga de Tolkien). Les deux autres personnages importants sont joués par Domhall Gleeson et Adam Driver, tous les deux âgés de 32 ans et assez peu connus.
Dernier petit aparté sur les acteurs avec les doublures de la version française : il est amusant de noter que ce sont deux immenses doubleurs français qui s’occupent des voix de Yan Solo (Richard Darbois) et de Snoke (Féodor Atkine) et qu’ils partageaient déjà l’affiche il y a plus de vingt ans avec le doublage d’Aladdin (respectivement le Génie et Jafar).
Un autre point important change par rapport aux trois premiers épisodes des années 80 : la place de la femme dans la saga. Là où seule la Princesse Leïa tenait un rôle vraiment important dans l’histoire, les femmes apparaissent en force dans cet opus. Tout d’abord, le personnage principal est tenu par une jeune femme de 23 ans, ce qui n’est pas sans rappeler une certaine constance avec les derniers blockblusters (Mad Max et Hunger Games pour ne citer qu’eux). Ensuite, il est amusant de voir que les femmes apparaissent enfin dans le côté obscur… Enfin, pas en tant que méchante principale, n’exagérons rien. En effet, on a vu pour la première fois le visage d’un Storm Trooper mais on a aussi pu s’apercevoir que l’un des capitaines d’escouade était une femme ! Ce qui est totalement aberrant quand on pense que ce sont des soldats lobotomisés et conçus spécialement pour être des roxxors de la guerre, et c’est beaucoup plus dur de l’être quand on est déjà désavantagé musculairement mais passons, je ne veux pas m’attirer l’ire de certaines. Dernier personnage féminin notable : Maz Kanata. Sorte de Yoda du pauvre avec la force et les phrases inversées en moins, elle sera une alliée de choix et aidera nos héros dans leur périple.
Tout ça pour dire que les efforts sur ces points-là sont très louables et que le film prend des risques sur le casting en tentant de valoriser le personnage féminin dans Star Wars, ce qui est assez normal quand on pense aux tout premiers épisodes. Pour finir sur le politiquement correct, on peut également souligner que Finn est afro-américain et que le couple ainsi formé avec Rey est très atypique. Ridicule quand on pense que certaines personnes aux États-Unis ont appelé à boycotter ce film car il faisait trop de diversité… Preuve ici.
[divider]Un public visé large mais qui contentera les fans de la saga[/divider]
Du simple « I have a baaaaaaaaad feeling about this » à tous les autres clins d’œil à la série, difficile de ne pas se sentir agressé par le fan service dans ce film. C’est d’ailleurs un des sentiments qui prédominent en sortant de la salle : le film a été fait pour satisfaire le fan de Star Wars. Et il serait malhonnête de dire que Star Wars épisode VII ne réussit pas haut à la main à remplir tous les critères. La musique tout d’abord : on ne présente plus John Williams qui s’était déjà occupé des six premiers épisodes et qui réalise encore une belle performance avec cet opus. On est transporté dans le thème bien connu de Star Wars, de l’introduction aux séquences de combats aériens, jusqu’au générique de fin. Efficace donc, puisque nous ne sommes pas désorientés dans l’univers très bien respecté de la saga.
Un problème se pose néanmoins par rapport aux ressemblances avec les épisodes précédents : le but est-il simplement artistique ou J. J. Abrams a-t-il choisi de ne pas brusquer le spectateur lambda en casant dès qu’il le pouvait des private jokes et similitudes aux autres séries ? Dans les deux cas, c’est triste de toute manière car le film en devient très prévisible et l’on est rarement surpris par l’intrigue, le déroulement de l’action voire des dialogues.
Les personnages tout d’abord paraissent très stéréotypés. Rey, à l’instar de Luke et Anakin vit sur une planète paumée et, sans parler de la force innée qu’elle possède, est une experte en vaisseau spatial et fait la nique à tout le monde sur ce point. Passons rapidement sur la ressemblance physique voulue par le scénario entre Darth Vader et Kylo Ren mais on peut difficilement passer outre le rapprochement entre Dark Sidious et Snoke. Idem pour les deux droïdes R2-D2 et BB-8 où la ressemblance sonore en devient vraiment risible (et ne venez même pas me parler de série de robots ou je ne sais quoi, quand les mecs sont capables de faire des sabres laser, d’excéder la vitesse de la lumière et d’éclater des planètes avec une arme, on est en droit de demander plus de trois bruitages pour un droïde). Parlons enfin de Maz, petit personnage rigolo qui ressemble totalement à Yoda en mode « Je suis un nain immortel avec des grands yeux qui va servir dans l’intrigue ».
[alert type=red ]SPOILER : Pour la suite de l’argumentation, il est nécessaire de parler du déroulement de l’intrigue, aussi il est déconseillé de lire la suite si vous n’avez pas vu le film. Cleek aimerait ne pas être tenu responsable de toute information susceptible de nuire à votre plaisir audio-visuel et ne pas être traîné en justice par Disney.[/alert]
Notre fil rouge nous amène désormais à l’intrigue où nous allons pouvoir spoiler en toute tranquillité. Inutile de reparler de Jakku et de Tatooine déjà mentionnés avant, mais nous pouvons toujours nous attarder sur le bar appartenant à Maz Kanata. Impossible de ne pas repenser à la fameuse scène de l’épisode IV où l’on pourra trouver énormément de ressemblances : ambiance, musique, instruments et joueurs de musique ainsi qu’un repère de truands et contrebandiers notoires. On peut également remarquer une sorte de personnage rappelant étrangement Jabba the Hutt.
Plus loin dans l’intrigue, nous arrivons également dans la base rebelle alliée, pardon on parle de résistance et pas de rébellion dans cet épisode, où, comme vu il y a quelques années, on a le droit au branle-bas de combat et au briefing de mission avec hologrammes et réunion au sommet. Et ce, pour aller péter une arme à destruction massive… comme l’Étoile de la Mort. Il s’ensuit une attaque de X-wings contre les chasseurs TIE des vilains pas beaux avec pour mission de casser un machin qui fait de l’énergie pour éradiquer le mal dans ce monde. Et comment qu’on doit désactiver les boucliers à votre avis ? Eh oui tout juste, sur la terre ferme dans un endroit reculé entouré de forêts.
Dans le même temps, une mission sauvetage s’organise dans un vaisseau de l’Empire, pardon du Premier Ordre, tout comme dans l’épisode IV : impossible de ne pas voir la ressemblance frappante à base d’infiltration et de dégommage de Storm Troopers. Mais on arrive bientôt au dénouement de ce premier épisode !
À ce moment du film, il est très aisé de comprendre ce qu’il va se passer cinq minutes avant tant le script semble calqué sur les épisodes I et IV (veuillez rayer les mentions inutiles) :
Le mentor du héros (Qui-Gon Jinn/Obiwan Kenobi/Han Solo) va rencontrer le chevalier Sith méchant (Dark Maul/Darth Vader/Rylo Ken) dans un final à couper le souffle (ou pas) et dans la base méchante. Face à face intense où le gentil se fera découper par le méchant grâce à son arme maléfique rouge (double épée/sabre laser/glaive) sous l’œil larmoyant de l’apprenti (Obiwan Kenobi/Luke Skywalker/Rey).
Étant dans l’incapacité de se transformer en Super Saiyan pour péter la gueule dudit méchant, Luke/Rey va donc aller voir un Maître Jedi (Yoda/Luke Skywalker) pour aller s’entraîner pendant que ses potes se font trucider par les méchants pendant un épisode entier. Tristesse et fin de l’épisode I/IV/VII.
Et non finalement, pas tristesse…
Pas tristesse parce que le combat final pète sa race quand même, il faut le dire. Et que c’est cool, et pas seulement que parce que c’est Star Wars. Mais voyons voir cette conclusion maintenant.
[alert type=red ]Fin des spoilers[/alert]
[divider]Un pari réussi pour J. J. Abrams[/divider]
Sans être comblée, la salle de cinéma a été plutôt contente de ce film. Pareil pour nous.
La pression a dû être énorme pour J.J Abrams, qui a dû se charger du scénario et de la réalisation. De plus, il faut aussi savoir qu’il ne s’occupe que de Star Wars épisode VII et qu’il ne sera que producteur délégué de l’épisode VIII qui sortira en 2017. L’humour est présent et Star Wars possède de toute façon une aura suffisamment grande pour s’auto-gérer : il suffit juste de rajouter des sabres laser et la musique correspondante pour créer le buzz. Blague à part, l’univers n’a pas été saccagé par Disney et c’est déjà un grand soulagement pour tous les fans, tant les critiques étaient acerbes et sarcastiques au moment de l’annonce du rachat par l’entreprise.
On retrouve la joie de voir se bastonner des X-Wings et le Falcon Millenium en HD et en 3D s’il vous plaît. Même si l’on est pas trop fan des lunettes dans les salles, il faut reconnaître que les combats spatiaux ont vraiment de la gueule, bien que pour le reste, on aurait vraiment pu s’en passer, mais bon… Business is business. Plaisir aussi de retrouver tous les personnages atypiques de cet univers remarquable où les Storm Troopers ne savent toujours pas viser.
J. J. Abrams a eu les balls de sortir un casting neuf tout en prenant bien soin de ne pas froisser son public. Le fan service est bel et bien là et les références sont sans doute trop nombreuses, mais il est difficile de ne pas sombrer dans cette facilité quand on a affaire à un univers si vaste et fort de six épisodes étalés sur vingt ans. Le point noir demeure le scénario où l’on a vraiment l’impression de voir une version remastérisée de l’épisode IV.
Cependant, on a pas le temps de s’ennuyer devant ce film et même si il est très prévisible, on est content d’en suivre l’histoire. À la différence du Hobbit, Abrams nous sert ici un long-métrage de 2h15 (contre 2h50 pour le Hobbit) ce qui reste très satisfaisant et cohérent. Un bon rythme en somme, même si l’on s’arrête parfois un peu trop longuement sur l’univers. Le film parvient à nous ouvrir l’appétit sur la trilogie et il sera difficile d’attendre deux ans pour avoir la suite. Un dernier conseil, courez avant de vous faire spoiler !
161Le CES 2016 se tiendra du 6 au 9 janvier à Las Vegas…comme chaque année.
Nvidia sera présent et on attend le caméléon pour parler de technologie embarquée dans le monde automobile mais aussi des ses futures puces Tegra.
Compte tenu d’une importante actualité autour du gaming, il n’est pas impossible que la roadmap 2016 des futurs GPU de la marque soit abordée.
On pensera enfin à la Titan Z v2 ou plus exactement à la carte embarquant un double GPU Maxwell qui est dans les tiroirs depuis un moment, attendant le bon moment pour sortir et contrarier AMD.
La Fury X2 étant théoriquement en piste sur cette fin décembre, une présentation du monstre pour occuper le terrain n’est pas impossible.
Bref, en lançant une conférence de pré-ouverture on se dit que Jen-Hsun va peut-être vouloir montrer plus de muscles…
Aujourd’hui, nous sommes mercredi, et qui dit mercredi dit sorties cinéma. Que vous soyez amateur de comédies, de frissons, de drames, ou encore d’animation, suivez le guide de Cleek et retrouvez, comme chaque semaine, le récapitulatif des sorties cinéma à ne pas manquer.
Nous aurions presque envie de dire « Star Wars, what else ? » puisque c’est cette semaine que sort le très attendu nouvel opus « Star Wars – Le Réveil de la Force », toujours signé J.J Abrams, marquant le coup d’envoi d’une ruée certaine vers les salles de cinéma. L’impatience des fans sera-t-elle donc récompensée ? Cette semaine du 16 décembre signe pourtant la sortie de nombreux films aussi riches que variés. Nous retrouvons tout d’abord quelques films français, oscillant la comédie dramatique avec « Le Goût des Merveilles », « La Vie très privée de Monsieur Sim » et le drame avec « Le Grand Jeu » ainsi que « L’Attente ». Loin de ces ambiances, le drame scandinave « My skinny sister » relatera l’histoire complexe de deux sœurs, dont l’une atteinte de troubles alimentaires. Enfin, et sur des sujets bien plus graves, vous découvrirez des thrillers politiques criants de réalisme avec « Le dernier jour d’Ytzhak Rabin » et « L’Engagement 1.0 », tandis que le documentaire « L’Humour à mort » relatera les tragiques événements survenus en début d’année lors de l’attaque de Charlie Hebdo.
Inconditionnels des salles obscures, c’est par ici que cela se passe. Au programme : « Star Wars – Le Réveil de la Force » , « Le Goût des Merveilles » , « La Vie très privée de Monsieur Sim », « Le Grand Jeu », « L’Attente », « My skinny sister », « L’Humour à mort », « Le dernier jour d’Ytzhak Rabin » et « L’Engagement 1.0 ».
Mercredi 16 décembre 2015
[divider]Star Wars -Le Réveil de la Force[/divider]
Star Wars – Le Réveil de la Force – Réalisé par J.J Abrams – Avec Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Harrison Ford / Genre : aventure, action, science-fiction
Durée : 2h15
Synopsis : Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga « Star Wars », 30 ans après les événements du « Retour du Jedi ».
L’avis de Cleek : La hype ne saurait être plus forte pour la suite de la saga cultissimement culte. On s’attend a une déferlante de spectateurs dans les salles et à des heures de discussion animées sur le tout dernier bébé de l’incontournable univers Star Wars.
[divider]Le Goût des Merveilles[/divider]
Le Goût des Merveilles – Réalisé par Eric Besnard – Avec Virginie Efira, Benjamin Lavernhe, Lucie Fagedet / Genre : comédie, romance
Durée : 1h40
Synopsis : Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens.
L’avis de Cleek : On reste peu convaincus par cette bande-annonce qui fleure bon le sentimentalisme et le scénario malheureusement déjà poncé par le genre. L’élément de surprise, s’il devait venir, pourrait bien résider dans le caractère atypique du personnage principal.
[divider]La Vie très privée de Monsieur Sim[/divider]
La Vie très privée de Monsieur Sim – Réalisé par Michel Leclerc – Avec Jean-Pierre Bacri, Mathieu Amalric, Valeria Golino / Genre : comédie dramatique
Durée : 1h42
Synopsis : Monsieur Sim n’a aucun intérêt. C’est du moins ce qu’il pense de lui-même. Sa femme l’a quitté, son boulot l’a quitté et lorsqu’il vient voir son père à l’autre bout du monde, il n’a pas le temps de déjeuner avec lui. C’est alors qu’il reçoit une proposition inattendue…
L’avis de Cleek : Dernier film du réalisateur du très bon Le Nom des Gens, La Vie très privée de Monsieur Sim pourrait bien receler quelques scènes justes, portées par l’interprétation de Bacri. Pour le reste, perplexes, on demande à voir si le risque de donner dans le cliché de la crise existentielle de la cinquantaine n’est pas trop fort au vu du synopsis du film.
[divider]Le Grand Jeu[/divider]
Le Grand Jeu – Réalisé par Nicolas Pariser – Avec Melvil Poupaud, André Dussollier, Clémence Poésy / Genre : thriller
Durée : 1h39
Synopsis : Pierre Blum, un écrivain de quarante ans qui a connu son heure de gloire au début des années 2000, rencontre, un soir, sur la terrasse d’un casino, un homme mystérieux, Joseph Paskin. Influent dans le monde politique, charismatique, manipulateur, il passe bientôt à Pierre une commande étrange…
L’avis de Cleek : Un bon thriller politique qui pourrait bien tenir son public en haleine, à condition que le scénario se montre à la hauteur des ambitions affichées dans la bande-annonce. L’intérêt de Nicolas Pariser pour la politique n’est plus à démontrer mais l’exercice du passage du court au long-métrage pourrait bien s’avérer quelque peu périlleux.
[divider]L’Attente[/divider]
L’Attente – Réalisé par Piero Messina – Avec Juliette Binoche, Lou de Laâge, Giorgio Colangeli / Genre : drame
Durée : 1h40
Synopsis : Dans les grands salons d’une ancienne villa marquée par le temps, Anna, touchée par un deuil soudain, passe ses journées dans la solitude. A l’improviste arrive Jeanne, la petite amie de Giuseppe, le fils d’Anna. Les jours passent, les deux femmes apprennent lentement à se connaître et attendent ensemble le jour de Pâques, où Giuseppe rentrera pour la procession.
L’avis de Cleek : De très belles images pour une bande-annonce très contemplative, sans aucun doute un film prometteur et une réalisation qui pourrait s’avérer extrêmement intéressante pour un réalisateur dont c’est pourtant le tout premier film.
[divider]My skinny sister[/divider]
My skinny sister – Réalisé par Sanna Lenken – Avec Rebecka Josephson, Amy Deasismont, Annika Hallin / Genre : comédie dramatique
Durée : 1h35
Synopsis : Stella, 12 ans, rondelette et pas très sportive, voudrait ressembler à sa grande soeur Katja que tout le monde admire. Mais celle-ci cache un secret que Stella va découvrir et qui va bouleverser leur complicité.
L’avis de Cleek : Un film sans aucun doute touchant et abordant un sujet encore trop peu souvent représenté au cinéma. On y parlera de famille, de confiance en soi, d’adolescence et d’éveil à la vie adulte, tout ça à travers la vision délicate de la sensibilité suédoise qui fait tout le sel des productions scandinaves.
[divider]L’Humour à mort[/divider]
L’Humour à mort – Réalisé par Emmanuel Leconte, Daniel Leconte – Avec Elisabeth Badinter, Gérard Biard, Cabu / Genre : Documentaire
Durée : 1h30
Synopsis : Le 7 janvier 2015, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo est victime d’une attaque terroriste qui coûte la vie à douze personnes dont les plus grands dessinateurs de presse français, Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et Honoré. Le lendemain, une policière est tuée dans la rue.
https://www.youtube.com/watch?v=6mOFMyYsYEI
L’avis de Cleek : Un documentaire sans doute passionnant mais au sujet duquel on ne peut s’empêcher de s’interroger. Il faut dire que sa sortie, moins de un an après les attentats qui ont frappé la rédaction de Charlie Hebdo, empêche la distance nécessaire à un examen réellement critique de son sujet, mais aussi la mise en perspective replaçant les évènements dans leur juste contexte.
[divider]Le dernier jour d’Ytzhak Rabin[/divider]
Le dernier jour d’Ytzhak Rabin – Réalisé par Amos Gitaï- Avec Ishac Hiskiya, Pini Mitelman, Tomer Sisley / Genre : drame, thriller
Durée : 2h30
Synopsis : 4 novembre 1995. Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, l’homme des accords d’Oslo et Prix Nobel de la paix, est assassiné sur la place des Rois d’Israël à Tel Aviv après un long discours contre la violence et pour la paix.
L’avis de Cleek : Vingt ans après la mort d’Ythzak Rabin, le dirigeant belliciste devenu colombe après avoir observé de près les ravages du conflit israélo-palestinien, Amos Gitaï revient pour un nouveau film coup de poing. À aller voir pour tous les passionnés de géopolitique et ceux qui aimeraient mieux comprendre un évènement majeur de ces dernières années.
[divider]L’Engagement 1.0[/divider]
L’Engagement 1.0 – Réalisé par Stéphane Guénin- Avec Geoffroy Thiebaut, Franck Cabot-David, Géraldine Girault / Genre : thriller
Durée : 1h26
Synopsis : À l’occasion de sa garde à vue dans les locaux de la DCRI, le célèbre avocat parisien Nathan Ganzer, est interrogé par les hommes du commissaire David sur la préparation d’un acte terroriste sur le sol français financé par l’un de ses clients.
L’avis de Cleek : Un petit film dont la bande-annonce ne réussit pas réellement à créer un sentiment d’anticipation chez le potentiel spectateur, et qui pourrait bien se faire irrémédiablement écraser par une semaine de box-office complètement dominée par Star Wars.
Comme je l’avais fait pour le OnePlus One, je vous propose un petit retour d’expérience après quelques semaines de vie commune avec le OnePlus Two.
Vendu lui aussi sur invitation, le OnePlus Two a suscité moins d’enthousiasme que son grand frère. Même si les réservations ont dépassé les 3 millions d’unités dés le lancement, l’effet de surprise et l’engouement enclenché par le premier modèle du petit constructeur hongkongais n’ont pas été reproduits à l’identique.
Pour expliquer cela, il faut nous attarder tout d’abord sur l’évolution du marché depuis 18 mois et le lancement du OnePlus One. En premier lieu, OnePlus lance son « Two » à un prix plus élevé que le « One », il faudra ainsi débourser plus de 400€ ( en intégrant le port ) pour se procurer la version 64Go équipée de 4Go de ram.
Et c’est bien là que commence le souci. Contrairement à son grand frère, le « Two » n’arrive pas sur un terrain vierge. Depuis quelques mois de nombreux constructeurs ont décidé de venir bousculer le marché dans cette gamme de prix. Il y a évidemment les agressifs constructeurs chinois mais aussi des marques reconnues qui veulent s’installer dans la téléphonie, on pensera en premier lieu à Asus et son ZenPhone.
Dans ces conditions, la partition s’annonçait plus serrée pour ce smartphone. L’effet de surprise du « one » passé, le potentiel d’indulgence pour le second bébé de la marque n’était donc pas au plus haut.
Le OnePlus Two ne surprend pas vraiment par son design. Très proche de son grand frère, il reprend quasiment les mêmes dimensions ( écran 5.5″ oblige ) .
On retrouve le même dos granuleux mais on constate assez rapidement que le téléphone est esthétiquement plus lourd. La face arrière bombée attise la curiosité mais n’apporte pas grand chose, au final, le Two est plus épais que le modèle précédent.
Autre déception, malgré une volonté de monter en qualité, la perception est moins bonne…Le constructeur à pourtant utilisé des matériaux plus nobles et on remarque tout de suite le cerclage en aluminium mais cela ne change pas le constat. Il faut tout simplement le dire : depuis le premier produit de OnePlus, les autres ont progressé et la qualité des produits positionnés autour des 400€ a fait un bond en avant ( cf Asus ).
Si globalement le OnePlus Two n’a pas un mauvais design, il ne marque pas les esprits et ne flatte pas spécialement…en fait, il rentre tout simplement dans la norme.
Design et qualité…si le design suivait le grand frère, la qualité a été sensiblement améliorée par le choix des matériaux même si, comme je le disais, cela ne saute pas vraiment aux yeux.
Le cerclage aluminium est la première manifestation de cette montée en qualité mais cela se fait malheureusement au détriment de la finesse du OnePlus 2.
Mais restons objectif, le design de ce OnePlus 2 est tout à fait correct et même satisfaisant pour un produit de ce prix, il ne prend simplement pas le dessus sur des concurrents situés au même niveau.
Le OnePlus Two est annoncé comme un flagship killer. Je l’ai donc pris en main après avoir abandonné de longues semaines d’utilisation d’un Samsung Note 4.
Ma première inquiétude a été l’abandon du stylet…qui en réalité ne m’a jamais manqué, confirmant ainsi les changements de positionnement qu’a opéré Samsung sur ces phablettes ne sont pas si stupides ( arrivée du S6+ )
L’autre inquiétude fut immédiatement l’écran par sa taille inférieure ( 5.5″ contre 5.7 pour le Note ).
Je dois dire qu’en fait, là non plus, malgré une utilisation ultra intensive des emails, web…je n’ai jamais regretté sur ce plan le note 4.
Par contre, la supériorité de la qualité d’affichage du Samsung est indéniable. Il y a évidemment une résolution supérieure sur le Note 4 ( 1440 x 2560 contre 1080 x 1920 pour le « Two » ) mais c’est surtout au niveau de la luminosité que la différence est énorme.
Le Super Amoled de Samsung est vraiment au dessus du lot et le Two souffre de la comparaison, d’autant plus qu’il n’a rien amélioré par rapport à son grand frère ( même écran ) alors que chez Samsung on continue à appuyer dans ce domaine.
En confort d’utilisation, en extérieur, en lecture emails ou même films, la différence est vraiment importante. Ramené à son prix, on va se répéter en disant que le « Two » est tout a fait correct mais si on le compare au haut du panier, lui qui se revendique « Flagship killer »…le bilan n’est pas bon.
C’est le seul endroit où j’ai pu, par moment regretter mon ancien Note 4. pour le reste, le OnePlus Two s’est acquitté sans broncher de toutes les taches les plus variées, avec mon utilisation intensive habituelle.
A aucun moment je n’ai pu constater une vraie différence avec le flagship Samsung. Tout juste l’échauffement du processeur Snapdragon 810 m’a rappelé tout le mal que les critiques pensaient de ce SoC sans pour autant m’en faire un défaut rédhibitoire comme certains le disent.
J’ai apprécié la rapidité d’accroche réseau, la rapidité d’accroche et de réponse du GPS tout comme la fluidité de l’OS dégagé de toute surcouche à l’inverse de la majorité de ses concurrents. Un vrai plus.
Photos, vidéos : n’étant pas spécialement accro sur ces domaines, je n’ai pas constaté de différence énorme avec le Samsung. La vidéo est plutôt de bonne qualité, la qualité des photos est au rendez-vous avec un rendu plus sombre toutefois. La réactivité est aussi en retrait.
Alors qu’avec une batterie de 3300 mAh et un écran, à priori, moins vorace que le super Amoled, je m’attendais à une autonomie record, je n’ai pas vu de différence avec le Note 4…aucun gain donc, la faute sans doute à ce bouillant snapdragon 810 qui transpire trop souvent.
Bref, une bonne journée en usage intensif viendra mettre en berne la batterie. Là encore, c’est dans la norme, un bon résultat pour un produit à 350-400€ mais pas de quoi inquiéter un flagship. Le S6 Edge+ est au dessus par exemple.
Mon agacement principal viendra de la connectique du OnePlus 2, l’USB-C qui doit devenir un standard mais qui ne l’est pas encore, ce qui provoque souvent quelques soucis pour trouver un chargeur dans une voiture, en déplacement…
Enfin, le temps de charge est particulièrement long alors que les dernières générations de smartphones disposant de cette connectique sont sensés apporter un plus sur ce domaine.
Conclusion :
Avec tout la stratégie marketing du hongkongais et l’excellente surprise du « One », on a sans doute trop demandé à ce OnePlus Two.
Ce téléphone est bon voir très bon. En réalité, il ne fait que rentrer dans le rang. Rien ne le distingue véritablement des concurrents sérieux sur ce segment comme Asus. Là où le « Two » nous propose un SoC puissant, le retour de balancier se fait sur l’écran ou encore l’autonomie.
C’est là tout le problème de ce téléphone : à aucun moment je ne l’ai pris en défaut flagrant dans une utilisation intensive comme je le fais pour un Note 4 ou encore un S6+…mais on attendait tellement de lui qu’on oublie son prix pour l’étalonner sur des concurrents deux fois plus chers.
Bref OnePlus est victime de son succès et condamné à surprendre compte tenu de son modèle de commercialisation. Le OnePlus X dont je parlerais bientôt a suivi une voie différente, bénéficiant sans doute des enseignements du lancement du Two.
Reste que l’exercice va devenir de plus en plus difficile pour OnePlus dans l’avenir et qu’un autre lancement « mitigé » ne sera pas pardonné à la jeune marque.
Sapphire annonce qu’il commercialisera, début janvier 2016 une Radeon Fury Nitro.
La particularité de cette carte sera de disposer d’un PCB custom bien plus long que la version traditionnelle. La carte devrait se positionner sous la barre des 600€ pour venir lutter directement avec les Nvidia GTX 980.
Un premier coup d’oeil laisse penser que cette nouvelle référence est tout simplement une Fury Tri-X de la marque à la sauce 2016. Cependant, le PCB est un poil plus long et la hauteur globale de la carte un poil supérieure.
On apprend donc par PCGameshardware que la carte aurait ces mensurations 307 x 125 x 45 mm contree 300 x 110 x 40 mm pour la version Tri-X actuelle.
Les autres différences seraient un GPU clocké à 1050Mhz ( au lieu de 1000 ) et des sorties vidéos différentes. La carte bénéficierait d’un soin particulier en ce qui concerne l’alimentation afin d’en faire une bonne cliente à l’overclocking…comme les autres cartes de la famille Nitro.
Vous êtes vous déjà demandé, en regardant vos champions préférés arpenter la faille de l’invocateur, quelle était l’histoire de ce personnage farfelu que vous aviez invoqué ? Dans cette chronique nous vous proposons à défaut de guide sur un personnage, d’en découvrir un peu plus sur l’essence même du champion. Et pour notre premier épisode, nous nous attaquons à la délicieuse Miss Fortune, communément jouée sur la botlane en tant qu’AD Carry, et particulièrement appréciée depuis la pré-saison 6, Miss Fortune est un personnage fort, tant en jeu que de caractère.
[divider]Lore[/divider]
« Plus il y a de risques, plus la prime est grosse »
Une phrase résumant au mieux la chasseur de prime de Bilgewater, en effet la sulfureuse pirate est à la fois belle et dangereuse comme le stipule son Lore. Elle vient tout droit de Bilgewater et a réussi a se construire une réputation légendaire en laissant derrière elle une traînée de cadavre percés par ses pistolets jumeaux. Mais avant d’être une tueuse au sang froid, Miss Fortune portait le nom de Sarah Fortune, une jeune femme fille de fabricants d’armes à feu, Sarah aidait sa mère dans la confection de ces splendides armes. Malheureusement ce genre d’occupation a la fâcheuse habitude d’attirer des gens malhonnêtes, comme le pirate qui devint le pire ennemi de Miss Fortune, Gangplank, ce dernier convoitait les pistolets jumeaux confectionnés par la mère de Sarah, mais a finalement tué cette femme honnête lorsqu’elle a refusé de lui vendre les armes, déclarant qu’il ne les méritait pas. Il a ensuite mis le feu à l’atelier, laissant à l’agonie Sarah Fortune et son père, la jeune femme parvint à s’en sortir, sauvant avec elle les deux pistolets jumeaux. De là elle commençait sa croisade, semant la terreur dans les rues de Bilgewater et récoltant des primes en perdant des balles dans le corps des malfrats recherchés, pour qui la prime était élevée, et quand bien même ils étaient recherchés vivant, il ne fallait à Sarah Fortune qu’un charmant regard pour faire croire à de la légitime défense et toucher les serpents d’argents qui lui étaient dus.
Ce Lore était l’histoire originale de Miss Fortune, celui qui a toujours été apprécié par les joueurs qui le connaissait, un Lore montrant d’où vient la folie meurtrière et le sang froid de la chasseuse de tête de Bilgewater. Mais il a été légèrement modifié suite à l’événement Bilgewater qui a secoué la faille de l’invocateur. En effet, après quinze longues années de préparations, Miss Fortune gardait en elle la haine qu’elle éprouvait envers Gangplank, cet homme qui dans sa folie avait tué sa mère et son père, et ce fut dans une explosion qu’elle remporta la victoire sur le vieux pirate de Bilgewater, laissant son navire en feu, ses marins coulaient dans les profondeurs dangereuses de la mer de Bilgewater. Malheureusement pour Sarah, il semble que tuer Gangplank n’avait pas fait disparaître la haine qu’elle éprouvait.
« Ce n’est que le début », dit-elle. « Je veux que soient punis tous ceux qui lui sont loyaux. Je veux la tête de ses lieutenants sur mon mur. Brûle tous les tripots, toutes les tavernes, tous les entrepôts qui portent sa marque. Et je veux son cadavre. »
[divider]Clins d’œils et origine[/divider]
Comme chaque personnage de fiction, Miss Fortune ne s’est sûrement pas imposée d’elle-même aux designers et scénaristes de Riot Games, créateurs du jeu League of Legends. Et de nombreux indices sont présents pour nous mettre sur la piste de son origine. Une petite chasse au trésors que nous débuterons par le plus simple.
Le nom:
Miss Fortune ou Sarah Fortune, Fortune est un synonyme de chance, et la chance dans le monde des marins et des pirates était quelque chose de divin et de sacré, tout reposait sur la chance, soit vous en aviez et arriviez à bon port, soit vous n’en aviez pas et vous aviez à braver maintes tempêtes. Cependant, il n’était pas rare chez les pirates de déclarer haut et fort qu’une femme à bord porte malheur… Il semblerait que Sarah Fortune prouve le contraire en gérant son navire d’une main de fer.
Le personnage :
Commençons tout d’abord par les compagnons les plus fidèles de Miss Fortune, ses armes, ses deux pistolets sont nommés Choc et Effroi, des noms particuliers, qui ne sont pas sans rappeler une technique militaire « Choc et Effroi » consistant en quelques mots à effrayer et déstabiliser les troupes ennemies.
Pour ce qui est de la charmante dame en elle-même, il n’est pas difficile de remarquer la référence flagrante au personnage de Disney Jessica Rabbit, encore plus si vous chercher son skin Miss Fortune Agent Secret, où la robe qu’elle porte la rapproche encore plus de Jessica, mais plus principalement ce qui nous permet de lier ces deux personnages est sûrement le côté sensuel et femme fatale que partagent les deux héroïnes. Pour le côté pirate, et l’histoire de Sarah Fortune, nous pouvons nous pencher sur l’histoire de deux femmes qui ont marqué de leur vivant l’histoire de la piraterie, il s’agit d’Anne Bonny et de Marie Read, les histoires de ces deux pirates sont étroitement liées, et Miss Fortune semble être un mélange savant de ces deux damoiselles.
Anne Bonny, aussi appelée Sarah Bonny (coïncidence ? je ne crois pas) est née vers 1702, il n’y a pas d’informations sûres sur son passé, mais son histoire dans la piraterie a marqué les écrivains et les historiens de ce temps. Pourquoi ? Sûrement parce que c’était l’une des seules femmes ayant réussi à avoir un poids dans le monde de la piraterie, elle commença sa carrière dans la ville de New Providence, à bord d’un navire volé nommé le Revenge. La jeune femme avait fait son possible pour cacher son sexe aux autres membres de la piraterie, sans doute pour éviter le risque d’être rejetée, car une femme ne peut monter a bord d’un navire, et lorsque son secret fut découvert, elle tua de sang froid le pirate, jeta le capitaine hors de ses appartements afin de les garder. Une preuve d’un caractère fort qui rappelle celui de notre jeune pirate rousse.
Dialogues :
Puisqu’il n’y a jamais assez de découverte, nous en venons désormais aux dialogues, plusieurs phrases sont utilisées par Miss Fortune, et certaines d’entre elles nous rappellent d’autres phrases cultes. Commençons par exemple par la phrase « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui feed. Toi, tu feed ! » Nous retrouvons ici un clin d’œil au film « Le bon, La brute et le truand » La phrase originale étant « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses ! »
Nous pouvons aussi penser que la citation de Miss Fortune « La fortune sourit aux audacieux » est inspirée de l’adage Latin, Fortuna Favet Fortis, utilisée dans des textes de théâtres romains.
Voilà c’est sur cette note que se termine notre aventure, vous en savez maintenant un peu plus sur ce Champion de votre jeu préféré, et ce n’est pas tout, car pleins de petits secrets se cachent dans League of Legends, et nous allons nous faire un malin plaisir d’en découvrir quelques ans. Alors si vous désirez nous rejoindre lors de la prochaine quête, rendez-vous le mardi 29 décembre sur cleek.fr, en attendant, vous pouvez déguster un peu de ce jeu sur les stream de Cleek, et peut-être croiserez-vous notre rédactrice en chef qui donnera vie à Sarah Fortune ! En attendant, Bon Vent Matelots !
En toute discrétion, AMD lance un nouveau processeur FX destiné à concurrencer les i3 d’Intel.
L’AMD FX-6330 Black Edition est un processeur 6 coeurs tournant à 3.6Ghz et disposant de 14Mo de cache.
Ce processeur est destiné aux cartes mères socket AM3+ et fera la jonction avec ses petits frères en architecture ZEN qui devraient arriver à la fin de l’année 2016.
L’autre particularité de ce nouveau FX est de disposer d’un nouveau ventirad plutôt costaud et qui permet un O/C correct du CPU, de 3.6 à 4.2Ghz visiblement.
En terme de prix, le processeur AMD devrait se positionner autour de 119€, soit juste en dessous de l’i3 4160.
Suite au précédent article, à savoir « Jouer sous Linux », nous vous proposons un petit tutoriel pour apprendre à installer et configurer correctement votre nouveau système basé sur un noyau Linux. Pour ce faire, nous allons réaliser l’ensemble de nos actions sur une machine basée Debian, c’est-à-dire, utilisant les dépôts Apt, mais je vous conseille pour commencer d’utiliser Ubuntu ou encore Elementary Os, qui sont des systèmes plus simples d’utilisation.
Avant toute chose, je vous conseille de ne pas installer directement votre OS sur votre disque dur, mais plutôt de tester celui-ci sur une vieille machine qui traine dans un coin (si vous possédez ça), ou en virtualisation sur votre Windows.
Pour les novices, la virtualisation est un procédé qui permet de faire tourner un système d’exploitation dans un autre. Si on en parle ici pour des systèmes à usage multiples, il faut aussi savoir que faire du rétro-gaming sur PC inclut très souvent la virtualisation avec l’utilisation d’émulateurs de consoles. Pour Windows, il existe Virtual Box, qui vous permettra de faire vos tests et ne prendra que peu de place sur votre disque dur (réversible bien entendu).
[divider]La notion du ROOT – Super Utilisateur[/divider]
On commence rapidement avec la notion la plus importante de Linux, qui le distingue beaucoup de Windows : la séparation des pouvoirs de l’utilisateur et du super-utilisateur. Le super-utilisateur est le compte qui est autorisé à installer les logiciels et effectuer des mises à jour.
Ce compte est configuré à l’installation de votre système, et je vous conseille de ne pas rentrer le même mot de passe que votre compte utilisateur, ce qui présente en soi une faille de sécurité. La différenciation se fait de manière simple : chaque interaction qui peut changer des configurations, ou installer un programme, ou modifier un fichier un peu important fera apparaitre tout simplement une fenêtre qui vous demandera votre mot de passe Root. Notez que c’est un peu plus secure que de simplement appuyer sur le bouton oui sous Windows (configuration la plus présente, même si on peut configurer son Windows de la même manière, cela reste intégré par défaut sous Linux, é cé sa ké bon).
[divider]Principe des dépôts Apt[/divider]
Les dépôts Apt ou aptitude sont pour moi ce qui fait la grande force d’une distribution Linux comme Debian ou Ubuntu. Ceux-ci sont des sources logiciels qui permettent de centraliser et faciliter l’installation de logiciels et de mises à jour. Il existe deux manières d’utiliser ces fameux dépôts. Une première qui utilise un gestionnaire de paquets ( sur Ubuntu –> software center ). Facile d’utilisation, il suffit d’ouvrir ce fameux gestionnaire de paquets afin de chercher le logiciel voulu, de cliquer sur installer, et d’attendre. La seconde utilise la plus grande frayeur du grand public : le terminal. Le terminal est ce qui compose le plus grand argument du non passage vers Linux. On compare d’ailleurs le terminal Linux à celui vu dans les films Matrix, qui effraie les utilisateurs lambdas et attire les hackers (mais pas que). Pour ceux qui vont lire, l’utilisation est vraiment simple, puisqu’il suffit de retenir quelques mots pour installer des logiciels et faire des mises à jour. Nous verrons dans une autre partie comment faire.
[divider]Choisir l’interface graphique[/divider]
Comme déjà dit dans l’article précédent, il est possible sur la quasi-totalité des OS Linux d’installer, de configurer et de customiser l’interface graphique. Celle-ci ne s’arrête pas qu’au look, puisque chacune d’elle possède des logiciels associés parfois différents (lecteur multimédia, logiciel de mail, etc …), mais l’ensemble des logiciels sont disponibles à l’installation. Le plus important évidemment est de prendre une interface qui vous fait envie et qui vous parle. Look à part, voici un petit tableau qui permet de donner quelques informations sur chacun des environnements. Je rappelle tout de même que l’on peut installer presque toutes les interfaces graphiques sur un système. Il faut cependant faire attention avec KDE, qui est un peu moins compatible avec ses compères que les autres. Je vous conseille tout de même d’installer votre interface par défaut et de ne plus y toucher, pour ne pas alourdir votre système. Pour les fans de l’interface des Mac (c’est votre droit), je vous conseille de chercher Elementary OS, ou encore de MacBuntu, une modification d’interface. On peut tout faire avec Linux !
[divider] La divine installation [/divider]
Avant d’effectuer les commandes et se prendre pour de puissants hackers, il nous faut différencier deux mots qu’il vous faudra entrer pour passer en Root et faire vos installations : SU vs SUDO.
Pour parler simplement, Debian utilise par défaut SU, et Ubuntu utilise par défaut SUDO.
Taper SU dans le terminal demandera votre mot de passe, qui une fois renseigné, vous donnera les pleins pouvoirs.
SUDO est à entrer juste avant votre commande d’installation, et donne les droits Root pour la commande qui suit, mais pas l’accès au compte Root. Si vous n’avez pas compris, je vous propose de lire une explication plus complète.
[alert type=white ]ATTENTION
Tout ce qui suit va être réalisé sur le terminal. L’interface graphique de votre système fait également tout ça. L’idée à retenir est qu’il peut être amusant et instructif de faire ça par le terminal pour se rendre compte une bonne fois pour toute que Linux n’est pas aussi compliqué qu’on le croit.[/alert]
À partir de maintenant, nous supposons que votre Linux est installé. Cherchez le terminal dans le menu de votre Linux, ou appuyez sur Control+ALT+T (raccourci disponible sur la plupart des environnements graphiques).
Ubuntu
Debian
sudo apt-get update
*entrez votre mdp root*
sudo apt-get upgrade
sudo apt-get dist-upgrade
su
*entrez votre mdp root*
apt-get update
apt-get upgrade
apt-get dist-upgrade
Expliquons en détail ce que l’on vient de faire.
Nous commençons par passer en Root, afin d’avoir les droits de super-utilisateur.
La commande update permet en quelque sorte de comparer la source logicielle de votre installation à celle d’un serveur, afin de modifier la liste des logiciels et mises à jours disponibles. On peut la penser comme un recensement.
Les commandes upgrade et dist-upgrade permettent de faire vos mises à jour. Il faut cependant comprendre que si la finalité est la même, il y a une légère différence entre les deux :
La commande dist-upgrade effectue la fonction upgrade en y ajoutant une gestion intelligente des changements de dépendances dans les nouvelles versions des paquets ; apt-get possède un système « intelligent » de résolution des conflits et il essaye, quand c’est nécessaire, de mettre à niveau les paquets les plus importants aux dépens des paquets les moins importants. Le fichier /etc/apt/sources.list contient une liste de sources où récupérer les paquets désirés. Voyez aussi apt_preferences(5) pour un mécanisme d’annulation des paramètres d’un simple paquet.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que upgrade ne va pas tout mettre à jour sur votre système, et qu’il faudra passer la commande dist-upgrade pour que l’ensemble des mises à jour soit installées.
Cette partie étant faite, attaquons-nous au plus intéressant : Steam. La manière de faire est la même pour l’ensemble des logiciels disponibles dans les sources, et est extrêmement simple. Nous avons vu que pour utiliser les sources, il nous fallait entrer la commande «apt-get». Puisque nous souhaitons installer un logiciel, nous allons ajouter «install» juste après (jusque là, je pense que tout est logique), et étant donné que le logiciel qui nous intéresse ici est Steam, nous allons ajouter …. «steam». Oui c’est aussi simple que ça. Donc le résultat donne tout simplement :
et pour debian ( faites su pour repasser root si c’est une nouvelle instance de terminal ) :
apt-get install steam
Et voilà, c’est fait ! Et l’installation de steam aura pris … du temps de recherche en moins. Juste les 30 secondes pour taper les commandes, puis l’installation qui se fait de manière automatique. Pour l’utilisation, c’est pareil que sous Windows, il est ajouté dans la section Jeux/Gaming du menu principal (ou alors dans le Terminal, tapez steam, ça va aussi vite), on clique dessus, et ça s’ouvre exactement de la même façon.
Il ne vous reste plus qu’à voir si ça vous plaît, de l’installer sur votre machine principale, et à fouiller dans la bibliothèque Steam pour voir quels jeux sont disponibles nativement.
J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire !
Les cartes à base de GPU Fury sont rares. Pour donner un exemple, quelques dizaines de pièces ont été introduites sur le marché français par MSI seulement.
Asus semble faire un poil mieux en France mais cela n’est pas l’euphorie niveau stock. Pourtant, dans ses références, le constructeur propose une R9 Fury Strix qui dispose de pas mal d’atouts.
Outre un système de refroidissement bien connu qui donne à cette R9 Fury Strix de bonnes capacités d’oveclocking, l’utilisation d’une simple procédure logicielle, relativement simple et sans vrai risque, permet de débloquer la carte pour la « transformer », très simplement en Fury X.
Le taux de réussite se mesure tout simplement par le déblocage intégral des unités de calculs. En effet, jusque là, un taux de réussite de 100% permettant de passer ainsi de 3584 shaders / 224 TMU pour la carte d’origine à 4096 shaders / 256TMU n’était pas automatique et on se retrouvait souvent avec un gain important mais qui ne transformait pas réellement la R9 Fury en Fury X.
Il semble que l’Asus R9 Fury Strix dispose d’une grande tolérance à cette transformation, le déblocage à 100% étant quasiment la norme. De plus l’excellente conception de la carte permet de monter en fréquence sans trop de difficulté une fois la transformation effectuée.
Une bonne affaire donc cette R9 Fury Strix…reste juste à la trouver.
Dans un souci de toujours vous apporter de la nouveauté, Cleek commence un tout nouveau format en vous proposant chaque semaine un article récapitulatif des séries geek de la semaine. Nous en avons pris plein les yeux grâce à nos super-héros des petits écrans. Au programme aujourd’hui : Gotham, Supergirl. Nous n’allons pas nous cantonner à ces deux séries. En effet, au cours des prochains numéros, nous vous parlerons par exemple de Arrow, ou alors de The Big Bang Theory ; tout dépendra de l’humeur de vos rédacteurs et rédactrices. Je vous laisse découvrir tout cela par vous-même. Cette semaine, on a eu droit à la vengeance de James Gordon et du Pingouin, et à une Supergirl qui n’a rien de super sans ses pouvoirs. N’oubliez pas que d’autres séries seront traitées lors de nos prochains numéros !
[alert type=red ]ATTENTION CE QUI VA SUIVRE CONTIENT DES SPOILERS[/alert]
[divider]Gotham[/divider]
L’arrivée de l’Ordre de Saint-Dumas ne présageait rien de bon, après que Theo s’est introduit dans le manoir Wayne à la fin du dernier épisode, cette semaine, l’ancien maire compte se venger durant ce midseason finale intitulé « Worse Than A Crime ».
Alors que le jeune Bruce est emprisonné par les Dumas, James Gordon se réveille et se retrouve en face du Pingouin, qui l’a sauvé des hommes de Galavan. Cobblepot profite de l’obsession et la haine du commissaire pour se venger à son tour du meurtrier de sa mère, Gordon accepte d’aider à l’arrêter. Alors qu’ils préparent leurs armes, Bullock, Alfred et Lucius Fox viennent proposer leur aide au commissaire et au Pingouin afin d’élaborer un plan pour entrer, avant que Selina Kyle ne leur facilite la tâche pour un effet surprise sur Theo. Les hommes arrivent à temps, échangent des coups de feu avec l’Ordre de Saint-Dumas et sauvent Bruce Wayne des mains de ces derniers. Theo Galavan quant à lui, tombe entre les mains de James Gordon et du Pingouin qui le massacre à coup de parapluie (symbole du personnage) avant que Gordon ne fasse l’inattendu : tirer sur le maire et le tuer.
Ce midseason finale est plus que convaincant, il y a de l’action pure et dure autour de ce qui a été mis en place durant la saison, pour conclure avec un James Gordon montrant son côté obscur pour l’occasion. Mais le meilleur reste à venir, car, en effet, à la fin de l’épisode on nous tease la venue d’un personnage mythique de l’univers de Batman qui n’est nul autre que Mr.Freeze, plus le corps de Theo Galavan qui est emmené à Indian Hills, le centre des folles expériences scientifiques… En bref, the hype is real.
[divider]Supergirl[/divider]
Après avoir surmonté sa colère et réussi à vaincre Red Tornado lors du dernier épisode, Kara se retrouve confrontée à un plus grand problème : perdre ses pouvoirs. Oui Supergirl n’a plus rien de super durant l’épisode de cette semaine « Human For A Day ».
Rien ne va plus à National City, surtout quand un tremblement de terre frappe la ville, causant d’importants dégâts et que la super-héroïne se retrouve sans pouvoirs, pendant que tout le monde se demande où elle se trouve. Livrée à elle-même, elle essaie tant bien que mal d’aider le maximum de gens avec l’aide de Jimmy Olsen, mais le sentiment d’impuissance est bien présent. Surtout quand un braquage se produit devant elle, Supergirl utilise son pouvoir de persuasion (qu’elle n’a pas reçu de Krypton) et évite une catastrophe, avant de retrouver ses pouvoirs un peu plus tard et s’empresser d’aller de sauver des vies en danger. Pendant ce temps, le tremblement de terre à piégé Alex et Hank dans la DEO avec un alien nommé Jemm, qui contrôle les esprits et oblige les agents à s’entre-tuer. Alors qu’il était sur le point de tuer Alex, Hank n’a aucun autre choix que de combattre l’Alien pour sauver la fille de Denvers, révélant ainsi sa véritable identité : J’onn J’onzz, personnage majeur de l’univers de DC, chasseur martien envoyé sur la Terre pour protéger Superman, sauf que dans la série, il protège sa cousine.
La série Supergirl devient de plus en plus intéressante au fil des épisodes, surtout avec l’événement marquant de ce dernier épisode, la révélation de Hank Henshaw, sans oublier Aster, la tante de Supergirl qui revient en ville pour le prochain midseason finale.
La pause hivernale implique la pause de certaines séries, jusqu’à leur retour pour janvier 2016.
Après un fort tapage médiatique pour sa sortie, la série Marvel’s Jessica Jones se révèle rafraîchissante dans sa façon d’aborder sa super-héroïne : une femme à la force sur-humaine mais alcoolique, détruite et blasée, qui réapprendra au fur et à mesure de la série à faire confiance et à se laisser aider. Rappelons en passant que cette série est donc la deuxième sur les cinq signées par Netflix dans l’univers de Marvel, après un premier Daredevil encourageant. Suivront une seconde saison de Daredevil, des focus sur Luke Cage et sur Iron fist et en bouquet final un cross-over de tous ces joyeux lurons : les Defenders.
L’action prend place après la bataille de New York qui a impliqué les Avengers mais ces événements ne sont que peu cités dans la série (sauf à l’épisode 4). Marvel’s Jessica Jones reste très terre-à-terre, retraçant le quotidien de cette détective privée dans les bas-fonds de New York, bien loin de ses homologues aux couleurs chatoyantes œuvrant pour le SHIELD. Toute l’intrigue tourne autour de la relation entre Jessica et Kilgrave, un psychopathe distingué qui a le pouvoir de persuasion ultime : faire faire n’importe quoi à n’importe qui.
[divider]Synopsis[/divider]
Krysten Ritter est Jessica Jones
Jessica Jones est une détective privée à la force sur-humaine ayant raccroché ses collants de super-héroïne après un épisode macabre de sa vie où elle fut le jouet sans résistance de Kilgrave, un homme qui peut imposer sa volonté par la parole à n’importe qui. Vivant de petits boulots morbides, plongée dans l’alcool, elle sera amenée par la force des choses à affronter de nouveau ses démons. Dans sa quête, elle sera aidée par son amie et soeur adoptive Trish, son voisin Malcolm, Jeri une grande avocate ainsi qu’un séduisant patron de bar au passé trouble, Luke.
Un cadre très noir entoure cette fresque puisque nous nous retrouvons dans le monde inhospitalier des mauvais quartiers de New York où la jeune femme incarnée par Krysten Ritter (Le Sourire de Mona Lisa, Breaking Bad, Gilmore Girls…) vit en résolvant de sordides affaires d’adultère qui l’amèneront à croiser le chemin de son pire ennemi, Kilgrave.
[divider]Un casting bien senti[/divider]
Le gros atout de cette série est sans conteste son casting. Krysten Ritter qui incarne Jessica Jones est parfaite dans son rôle d’anti-héroïne très sombre et aigrie, alternant ironie implacable et réparties cinglantes sans jamais se départir de son calme (et pour ne rien gâcher, la demoiselle est des plus charmantes). Certaines de ses actions instillent au spectateur le doute concernant sa capacité à avoir des sentiments. Carrie-Anne Moss (Matrix, Memento, No Limit), alias Jeri Hogarth, est bien plus qu’une guest star dans la série puisque son personnage de grande avocate homosexuelle véreuse et prête à tout pour divorcer de sa femme est l’un des piliers de l’histoire. La magnifique Rachael Taylor (Transformers, The darkest hour) campe, elle, le rôle de Trish Walker, la sœur adoptive de Jessica, qui est l’un des deux seuls personnages à pouvoir percer les défenses de l’héroïne, un personnage fort et fragile à la fois. Terminons par Luke Cage dont le destin le mettra sur la route de la détective et qui est interprété par Mike Colter (Million Dollar Baby). Ce dernier aura donc, comme précisé ci-dessus, les faveurs d’une prochaine série Nextflix dans l’univers Marvel Cinematic où son personnage de super-héros à la force surhumaine suite à une expérience qui a mal tourné sera plus largement abordé. La relation ambiguë et spéciale entre les deux super-héros est d’ailleurs très bien ficelée et ne fait que rajouter de bons points à la série.
Cependant, d’autres rôles passent totalement à côté de la plaque, par leur caractère fade mais récurrent, toujours à mettre des bâtons dans les roues des principaux protagonistes sans vraiment comprendre ce qui leur arrive. C’est le cas de Robyn, la voisine hystérique (Colby Minifie) et l’ami et voisin de Jessica, Malcolm (Eka Darville) dont la série aurait vraiment pu tout à fait se passer.
Mais le vrai plus de cette série est sans doute le personnage du méchant, Kilgrave, campé admirablement par David Tennant (LE 10e Docteur Who). Ce personnage complexe, sadique et égoïste, en apparence dénué de sentiment, guide vraiment le fil de cette série jusqu’à son 13e épisode que la communauté a souvent considéré comme bâclé. Kilgrave est la preuve que Marvel PEUT faire de vrais bons méchants sans tomber dans des stéréotypes stupides trop souvent usés et abusés.
[divider]Bilan : du bon Marvel sans en être réellement[/divider]
Tout comme pour Daredevil, mais dans un tout autre genre, on sent la patte Netflix dans cette série au suspense et au train rondement menés. Nous sommes là bien loin des Avengers, de Captain America ou d’Iron Man dans la gestion de l’histoire car finalement, tout prend le contre-pied de cette logique « marvelique » avec Jessica Jones. Nous nous retrouvons ici avec quelqu’un qui, au départ, aurait bien voulu être une super-héroïne mais qui ne pense pas en avoir l’étoffe, quelqu’un qui fuit les responsabilités au maximum et se noie dans l’alcool ou la vie des autres pour fuir le réel. La série, tout en étant agréable pour la gente masculine grâce à son casting féminin et certaines scènes sexy, fait tout de même la part belle au public féminin de bien des manières. Les relations ambiguës entre les personnages, l’histoire d’amour de Jessica, le charisme ravageur de David Tennant ravira tout autant les geekettes. Au final, le contrat de Netflix qui voulait proposer une alternative à l’univers Marvel avec des héros sombres dans des cadres plus terre-à-terre est parfaitement rempli.
Il faut tout de même signaler pour les amateurs de sensations fortes que mis à part quelques rares scènes d’action, l’on est loin des blockbusters Marvel en ce qui concerne le côté spectaculaire de la série : peu d’effets spéciaux à se mettre sous la dent, des combats parfois à la limite du ridicule tant la différence de force entre Jessica, Luke et les autres est flagrante.
Krysten Ritter et Mike Colter
Au final, les 13 épisodes se regardent très bien malgré quelques maladresses, comme certaines histoires secondaires qui au final n’apportent d’autre intérêt que de meubler. Nous avons tout de même hâte de retrouver la belle Krysten dans la série consacrée à Luke Cage et dans le final des Defenders dont la mini-série de 8 épisodes ne débarquera pas avant fin 2017 !
Voici quelques jours sortait la mise à jour de Warframe estampillée U18. Cette Update 18 est pour Cleek l’occasion de revenir faire le point sur ce Free-to-Play dont le succès discret mais croissant ne fait pas de doute : en effet, nombreux sont ceux qui connaissent ce Hack’n’slash nerveux en vue à la troisième personne à l’intérieur duquel vous grindez comme des petits fous pour rendre votre ninja favori (la fameuse « warframe», une armure futuriste aux pouvoirs démesurés) et son arsenal de destruction massive plus… massivement destructeurs !
Depuis la sortie du jeu en bêta ouverte (mars 2013), les améliorations se sont suivies sans pour autant se ressembler. Certes, chaque nouvelle update était pour Digital Extremes l’occasion de proposer des warframes, armes et compagnons de plus en plus variés – nous sommes dans un Free-to-Play, un modèle économique ne permettant pas vraiment un stagnation en terme de contenu – mais les studios du jeu s’attachent à améliorer sans cesse le jeu :
système de furtivité (déplacement, attaque furtive pour des finish-moves de toute beauté)
sentinelles (des familiers qui vous accompagnent et complètent votre style de jeu : ramasseur de loot, invisibilité, contrôle des ennemis, dégâts…)
nouveaux mouvements (du wall-run, des débuts au double-saut sorti il y a quelques mois, en passant par des mouvements de bullet-time tout droit sortis de Matrix)
système de dégâts sans cesse amélioré (division des caractéristiques entre impact, tranchant et pénétration d’armure, la sortie des « damage 2.0 » affine encore le système avec des dégâts élémentaires encore plus efficaces, et les joueurs attendent de pied ferme les « damage 3.0 »)
système de combo lorsque vous équipez une arme de mélée en arme principale : votre TPS se métamorphose en jeu de combat !
nouvelles catégories de mission (aux classiques survie et extermination s’ajouteront des espionnages, escortes de VIP ou encore le récent « Feux croisés » pour affronter deux factions en même temps)
la sortie des Archwings, pour aller se battre dans le vide spatial avec des équipements encore plus grandiloquents dans des maps immenses (qui parle de compensation ?)
l’ajout des syndicats, des sortes de guildes de PnJ dont le joueur peut porter l’étendard, lui octroyant de l’affinité auprès des syndicats choisis (et attirant l’ire des syndicats antagonistes)
Tous ces ajouts de gameplay sont une preuve difficilement contestable du sérieux des studios de développement, et surtout de leur engouement pour leur création !
[divider]Une mise à jour charnière[/divider]
Si j’ai choisi cette Update 18 pour écrire cet article, il y a une raison bien particulière : le teasing de l’équipe de développent a entretenu l’intérêt des joueurs en déclarant que cette mise à jour marquerait un tournant dans le jeu.
Et ils n’ont pas menti. En effet, le principal reproche fait à Warframe était jusqu’ici son manque de scénarisation, réduisant presque le jeu à un Hack’n’Slash décérébré : le Tenno moyen était là pour taper, tuer, trucider et surtout looter et pexer. Certes, l’ajout des premières quêtes scénarisées aura calmé les joueurs – d’autant plus que leur nombre grandissant (13 quêtes sont disponibles à l’heure actuelle) occupera un débutant pendant plusieurs jours s’il souhaite les finir toutes – mais la plupart des joueurs vont terminer assez rapidement la moindre quête quelques heures après sa sortie pour obtenir les récompenses le plus vite possible, ignorant totalement les quelques dialogues ponctuant les missions.
Digital Extremes a remarqué ce problème et a manifestement décidé qu’il fallait y remédier : le scénario du jeu n’intéresse pas les joueurs, l’univers de Warframe, quoique plutôt fourni, laisse indifférent et surtout n’impacte pas le gameplay. La dernière mise à jour propose donc une nouveauté de taille : baptisée « The Second Dream », cette quête scénarisée propose via une série de missions d’explorer le nouvel environnement lunaire au sein duquel vous croiserez des ennemis inédits, les « Sentients », sortes de gardiens intemporels des ruines Orokin depuis longtemps abandonnées.
Certes, ma sentinelle est morte, mais que cela ne vous empêche pas de profiter du paysage !
Outre l’allure des lieux, dotés d’un visual design très léché (les visuels – tant intérieurs qu’extérieurs – sont vraiment beaux), le scénario de cette dernière quête se centre autour du Stalker (une sorte de Némésis pour le joueur, le pourchassant sans relâche et pouvant apparaître dans n’importe quelle mission en temps normal) qui semble plus puissant que jamais et surtout bien décidé à envoyer votre Tenno (le joueur contrôlant la warframe) ad patres sans solution de retour.
C’est parfait, me direz-vous, une quête un peu plus scénarisée que d’habitude, le Stalker… rien de bien transcendant au final ?
Sans pour autant dévoiler toute l’intrigue et surtout vous laisser le plaisir de la découverte, sachez que cette scénarisation apporte son lot de réponses quant à la nature des Tenno, la race qui contrôle les warframes, en vérité de simples armures dénuées de vie tant que ces fameux Tenno n’y projettent pas leur volonté. Et bien, « The Second Dream » permet – après complétion de la quête – d’invoquer votre Tenno dans n’importe quelle mission.
Ce nouveau système, bien plus complet qu’il n’y paraît, propose un défi costaud, tant aux joueurs débutants qu’aux vieux de la vieille : nous parlerons du « Focus ».
[divider]Une question d’affinités[/divider]
Après avoir passé quelques minutes à personnaliser votre Tenno – Youpi, une création de personnage dans Warframe ! – ainsi qu’une série de questions à choix multiple sans réelle conséquences sur la suite, on vous propose de sélectionner une « École » parmi cinq possibilités : Naramon, Vazarin, Madurai, Zenurik et Unairu.
Un choix qui peut paraître délicat, mais ne vous en faites pas : vous pourrez changer d’école plus tard.
Sélectionner une de ces écoles vous offrira une « lentille » associée à cette dernière. Équiper cette lentille sur une de vos armes ou warframes permettra plusieurs choses :
vous pourrez invoquer le pouvoir de votre Tenno sur le champ de bataille (touche « 5 » par défaut sur PC), chaque école se manifeste par un pouvoir actif doté d’un cooldown relativement long (180 secondes de base). Vous aurez par exemple l’occasion de suspendre les ennemis dans les airs, de les pétrifier d’un regard ou encore de projeter un rayon laser pulvérisant tout sur son passage.
en plus du pouvoir actif, à chaque école est associé un arbre de talents proposant plusieurs améliorations soit passives, soit actives dans l’esprit de l’école choisie. Les adeptes d’Unairu pourront par exemple pétrifier les ennemis par leurs attaques de mêlée tandis que les Tenno suivant Vazarin auront la faculté de réanimer leurs alliés instantanément.
Zenurik soulève vos ennemis, laissant le temps à vos alliés de souffler un peu !
L’amélioration de ces nouvelles facultés passe par l’accumulation de points d’affinité au-delà du niveau maximum, à partir du moment où vous vous battez avec une lentille enchâssée dans votre équipement. Cela veut dire qu’un joueur réellement débutant – comprendre « dont l’équipement n’est pas encore au rang 30 » – ne pourra effectivement pas profiter pleinement de ce nouveau système. Les joueurs concernés sont relativement peu nombreux (monter un équipement au rang maximum n’est pas si long une fois les mécaniques du jeu assimilées) et surtout, la quantité de points d’affinité nécessaires à l’amélioration de ce pouvoir « Focus » peut sembler astronomique.
Dans Warframe, chaque kill et assist vous octroie une certaine quantité de points d’affinité qui améliorent votre équipement en le faisant grimper de rang (du rang 0 au rang 30). Le système de Focus accumule des points à partir du moment où vous engrangez de l’affinité excédentaire, auquel cas votre lentille convertira un faible pourcentage (entre 2 et 7% environ à l’heure actuelle) de cette affinité en points utilisables pour progresser dans l’arbre de talents correspondant à votre choix d’école.
L’arbre des talents Zenurik, orienté sur des passifs utilitaires
Nous sommes donc en présence d’un défi de taille pour les plus anciens joueurs qui avaient la fâcheuse habitude de « basher » chaque nouvelle mise à jour avec désinvolture : Digital Extremes prends ces farmers fous à revers en proposant un contenu varié, oscillant entre des quêtes d’une qualité certaine, des cinématiques qui manquaient cruellement au jeu, un renouveau du gameplay grâce au Focus et pour finir, un nouvel objectif de farming pour les Tenno les mieux équipés !
Pour conclure cet article, si Warframe n’a pas déchaîné les foules à sa sortie bêta voilà bientôt deux ans, les développeurs ont travaillé d’arrache-pied pour améliorer sans cesse tant le contenu que le gameplay, et si seuls certains inconditionnels/fans de la première heure avaient raison de défendre ce free-to-play à ses débuts, le chemin parcouru depuis en fait presque un inconditionnel aujourd’hui pour votre bibliothèque Steam.