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Les antihéros #3 : Léon

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Pour ce troisième article consacré aux antihéros, nous allons aborder un film sorti en 1994 : « Léon ». C’est un des grands film de Luc Besson qui fait plus ou moins suite à « Nikita ». Besson nous emmène dans le New York des années 90. Ce thriller policier d’action et drame fut le premier film de la magnifique, resplendissante et sublime Natalie Portman… rien que ça ! Jouant à ses côtés, le très célèbre acteur français Jean Reno et l’inimitable Gary Oldman.

Merci Luc !

 

[divider]L’histoire[/divider]

 

Bon alors, pas de chichi, je vous mets directement le synopsis d’AlloCiné. Certains vont dire que je suis flemmard et que je copie/colle et je leur répondrai de lire et de se taire.

 

Un tueur à gages répondant au nom de Léon prend sous son aile Mathilda, une petite fille de douze ans, seule rescapée du massacre de sa famille. Bientôt, Léon va faire de Mathilda une « nettoyeuse », comme lui. Et Mathilda pourra venger son petit frère…

 

 

Alors «Léon», c’est un tueur, un vrai, celui qui vient te souffler à l’oreille que tu es déjà mort, un pro. Il vit dans les quartiers de New York, enchaînant les contrats, défendant les intérêt de Toni. Toni c’est ce qu’on pourrait appeler un Parrain : il est là, dans son petit restaurant Italien, et il surveille son coin. Surveiller et protéger. Et pour ça, il fait appel au meilleur d’entre tous.

Un jour, une fusillade éclate dans l’appartement à côté de celui de notre cher tueur. Une pétarade d’hommes plus armés les uns que les autres et cherchant de la drogue qu’un passeur aurait dissimulé investissent les lieux et descendent tout le monde sauf Mathilda. Mathilda, c’est une petite fille de 12 ans qui va, par un heureux hasard, survivre à la tuerie. Elle se réfugie chez Léon qui l’accepte tant bien que mal.

 

Gary Oldman dans la peau d'un méchant qui fait froid dans le dos.
Gary Oldman dans la peau d’un méchant qui fait froid dans le dos.

 

Mathilda ne rêve que de vengeance et va se servir de Léon. Il sera son maître, son tuteur, celui par qui elle va elle aussi apprendre à nettoyer. Comme vous pourrez vous en douter, il va naître entre ces deux personnages une forte dépendance, presque de l’amour : celui d’un père à son enfant. Du côté de Mathilda qui n’a pas eu de réel père, comme de celui de Léon qui n’a jamais eu de famille.

 

[divider]Léon, l’antihéros au cœur lacté[/divider]

 

Dans le film, Léon est présenté comme un immigré, arrivé adolescent aux États-Unis presque par hasard. Recueilli par Toni, ce dernier va tout lui apprendre et diriger sa vie. Oui, Léon est complétement manipulé par Toni, comme pourrait l’illustrer une phrase de ce dernier s’adressant à son poulain : « Attention Léon, le changement c’est dangereux… ». Et c’est tout ce que les spectateurs connaitront du passé de ce personnage. Il faut souligner ce point, car un héros a une histoire, généralement grande qu’il connaît ou qu’il découvre. Ici non, nous avons affaire à un type ordinaire, presque marginal, qui essaye tant bien que mal de vivre. Sa vie est ennuyante à mourir et il ne s’occupe que de deux choses : sa plante (qui est « sa meilleure amie ») et de son cochon Piggy qui n’est en fait qu’un gant de cuisine rose avec deux yeux et une bouche de cochon. Quand il ne travaille pas, il passe ses journées chez lui ou au cinéma à regarder des films plus ou moins intéressants.

 

Portman, le début d'une gigantesque carrière.
Portman dans Léon, le début d’une gigantesque carrière.
Source

 

Mais c’est quand Mathilda se réfugie chez lui que le spectateur comprend encore un peu plus la misère de cet homme. Analphabète grave, il ne parvient pas à déchiffrer trois mots et c’est grâce (ou à cause) de ce handicap que Mathilda sera autorisée à rester chez lui : en échange de leçons et de travaux ménagers, la jeune fille apprendra à nettoyer. Mais dit comme ça, cela semble être une idée de Léon… Que nenni ! C’est Mathilda qui va pousser l’homme de 40 ans à la garder. C’est grâce à un subtil chantage qu’elle va décrocher le jackpot. Nous sommes là encore en face d’un Léon qui est complétement soumis : soumis face à quelque chose qu’il ne connaît pas. Un exemple pour vous illustrer cela est cette scène : il demande explicitement à Mathilda d’arrêter de dire « OK » et celle-ci ne répond qu’avec ce mot, mot qu’elle dira tout au long du film, du début à la fin.

 

 

Autre chose frappante, c’est la simplicité de l’homme. Léon est encore un enfant, et son comportement me donne raison : il ne cherche pas à dominer son « père » (Toni) et il boit énormément de lait (deux litres par jour). Comportement typique d’un enfant de moins de 10 ans, j’ai envie de dire. À côté de lui se tient Mathilda, une gamine de 12 ans qui ne va pas hésiter à simuler de la prostitution, s’aventurer face au danger de manière presque irréfléchie. Il y a dans ce film une inversion quasi-totale des rôles avec un Léon dominé et une Mathilda dominante.

De plus, en y réfléchissant bien, la morale de Léon est plus que douteuse. Ce dernier va héberger une petite fille et lui apprendre son métier : la mort et l’assassinat. Alors même si ses principes sont plus que nobles, cela n’en reste pas moins un métier à la morale bancale.

Tous ces éléments ne peuvent pas faire de Léon un véritable héros…

 

[divider]Conclusion[/divider]

 

Cinématographiquement parlant, Luc Besson a réussi son coup, vraiment ! Il y a tout au long du film une sorte d’atmosphère qui pèse, tant sur le méchant de l’histoire que sur les deux protagonistes principaux.

Luc Besson parvient avec des moyens très simples à nous faire comprendre rapidement les rapports qu’entretiennent les personnages entres eux : les scènes entre Léon et Toni sont filmés de près, très près, illustrant la complicité des hommes, alors que pendant les premières scènes entre Léon et Mathilda il y a un plan large lorsque la caméra regarde Léon et un plan rapproché sur Mathilda, comme si cette dernière voyait déjà un père en lui alors qu’il est complétement ignorant et effrayé face à cette jeune fille. Le jeu de caméra va évoluer tout au long du film, rapprochant doucement les personnages les uns des autres.

Au niveau musical, ce film est aussi très complet. On notera la touche d’accordéon dans la bande originale qui vient nous rappeler que Luc Besson tient à sa France.

Un film culte qui n’est plus à présenter mais à regarder encore et encore !

 

Source de l’image de une

Asus GTX 980 Edition Gold : 20 ans ça se fête.

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Asus profite de ses 20 ans sur le marché des cartes graphiques pour sortir une nouvelle carte hors normes : la GTX 980 Edition Gold, une série limitée explosive.

La démesure faisant partie de l’ADN de la marque, on avait déjà eu quelques spécimens vitaminés. Cette GTX 980 Edition Gold rassemble sur la même carte, toutes les technologies exclusives de la marque : Memory Defroster, DirectCU, 0dB fan, le module Digi+ VRM avec les composants Super Alloy Power et le système de surveillance et de réglage du système GPU Tweak.

Inutile de préciser que c’est, à ce jour, la 980 la plus puissance du marché avec une fréquence de base de 1431Mhz.

Il faudra débourser 849€ pour s’offrir le monstre et ne pas trop tarder…c’est une série limitée.

Voici les caractéristiques détaillées de la bête :

Norme bus PCIe® 3.0

OpenGL OpenGL® 4.4

Mémoire vidéo 4 Go GDDR5

Fréquence GPU 1431 MHz

Cœurs CUDA 2048

Fréquence mémoire 7010 MHz (GDDR5)

Interface mémoire 256-bit

Sortie DVI 1 x sortie native Dual-Link DVI-I

Sortie HDMI 1 x sortie native HDMI 2.0

Compatible HDCP Oui

DisplayPort 3 x sorties natives DisplayPort 1.2

Accessoires 1 x adaptateur DVI/VGA

Logiciels fournis ASUS GPU Tweak et pilotes

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Review du BIC Crystal fine Black Edition

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Bonjour à tous, aujourd’hui, petite review d’un produit d’une marque qui n’a pas encore été présentée sur le site : le BIC Crystal Fine Black Edition.

Le constructeur BIC est entré sur le marché il y a quelques temps maintenant, et la grande force de la marque sont ses produits de grande qualité et son rapport qualité prix excellent. En effet, vous pourrez trouver ce produit aux alentours de 0.30€ en librairie à l’unité.

Design

Au niveau du design, nous avons un produit qui se veut plutôt sobre et « passe partout ». Il est plutôt compact, léger, ce qui permet de le transporter partout.

On notera que contrairement aux modèles habituels, BIC ici nous surprend avec un plastique jaune qui protège la cartouche d’encre. Toutefois, la marque garde toujours les mêmes bouchons, dont la couleur change en fonction du modèle (sur le Black Edition, les bouchons sont noirs).

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On voit ici tous les coloris : bleu, noir, rouge et vert.

Qualité de fabrication

Il y a de quoi être peu déçu de la qualité de fabrication de ce modèle. En effet, le logo n’est pas forcement très net sur le stylo. Dommage, mais pour le prix, on ne peut pas vraiment s’en plaindre.

De plus, en démontant la bête, la découpe de la cartouche d’encre est ratée. Mais ayant reçu un lot de plusieurs Crystal Fine, ce soucis n’est apparu que quelques fois.

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Le logo est un peu effacé, dommage !
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La coupure ratée

 

 

 

Utilisation et Ergonomie

La hauteur du stylo est bonne, mais malheureusement, sa largeur et son poids laissent à désirer. Je le trouve un petit peu trop léger et fin de mon point de vue. Je suis plus de ceux qui préfèrent les gros et lourds (Cette phrase ne possède pas de connotations sexuelles implicites).

Je ne pourrais pas écrire un roman avec, mais il est parfait pour les petites notes comme une liste des courses. Vous pourrez également faire de petits dessins en réunion ou en cours si l’envie vous prend.

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Conclusion

BIC nous présente encore un fois un produit de qualité, même s’il existe quelques erreurs d’usine. Toutefois, ces erreurs sont rattrapées par son excellent rapport qualité/prix.

Ce stylo ne satisfera sans doutes pas les plus grands écrivains, mais il est idéal pour une utilisation casual, au travail comme à la maison. Un objet qu’on se doit de tous avoir chez soi, pour régler sa feuille d’imposition ou le chèque de la cantine du petit dernier (Dans le cas contraire, dites lui de demander à sa mère, qui possède sans doute un produit du même type dans son sac à main).

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Shuttle SH97R6 : le retour du roi ?

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Shuttle, voilà une marque qui va me rajeunir et me rappeler de bons vieux souvenirs. En récupérant ce barebone Shuttle SH97R6, je ne peux m’empêcher de regarder un peu en arrière…car nom de dieu, le mini pc, le barebone..le géniteur de tout ça c’est SHUTTLE et depuis longtemps !

Shuttle c’est au début un gros faiseur de cartes mères qui proposa au début des années 2000, une petite boite, un barebone, un cube…qu’on va très vite tous appeler « LE » Shuttle.

En fait, le petit cube répondait au doux nom de SV24 et même si les lignes sont marqués par le temps, l’essentiel était déjà là.

Depuis que les années passent, l’histoire du PC compact, puissant et évolutif reste un fantasme de l’informatique. Régulièrement annoncée, la mort du PC « maxi tour » est sans cesse retardée. Récemment, nous avons tous vu arriver, à grands renforts de marketing, le mini ITX et ces solutions dites compactes.

Shuttle qui a traversé les années avec une certaine discrétion redevient pour le coup visible…je dirais même crédible.

 

SH97R6-001

Nous allons donc découvrir ce Shuttle SH97R6 qui dispose de nombreux atouts vous allez le constater.

Tout d’abord, pour ceux qui ont quitté la terre ces dernières années, le Shuttle SH97R6 ce n’est pas qu’un boitier format « mini » en aluminium, c’est une association de 4 composants réalisée dans le but d’obtenir un ensemble homogène y compris en laissant le choix à l’utilisateur final de modifier son CPU, sa ram, sa carte graphique…

Pourquoi 4 composants ?

Le Shuttle c’est un châssis, une alimentation, une carte mère et un système de dissipation ( par caloducs c’est là aussi la marque de fabrique de Shuttle )

SH97r6_inside6

 

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Si les lignes du SH97R6 sont sobres et modernes, en réalité peu de choses ont changé depuis de longues années.

shuttle-SV24

La forme cubique du SV24 demeure et au fil des années, le design est devenu un peu plus raffiné pour perdre totalement son ADN industrielle du début.

Old_barebones

 

Si vous êtes amateur de sobriété, vous adopterez rapidement le SH97R6.

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Difficile donc de trouver un design plus consensuel et c’est bien là la force de ce Shuttle. Un corps en aluminium, une peinture d’ensemble noire qui semble résister aux empreintes de doigts…bref, ce mini pc pourra trouver sa place partout : du bureau à la bibliothèque en passant par le salon.

Il n’est évidemment pas le seul à jouer sur cette catégorie et on pensera notamment aux PC sur la base d’un Corsair 250D ou d’un Coolermaster Elite 120/130. Néanmoins, le produit Shuttle est à chaque fois plus « fluide », plus compact et prend le dessus.

Une longue expérience de plusieurs années dans le monde du mini pc se ressent immédiatement quand on parle de qualité de fabrication. La structure interne du châssis lui assure une excellente rigidité alors que son poids et totalement ridicule malgré la présence de l’alimentation.

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C’est là qu’on constate que l’expérience acquise par Shuttle fait la différence. Le positionnement des composants, l’orientation de la carte mère…bref, une somme de détails qui influent sur la connectique, le « cable management » et donc au final sur la capacité de refroidissement et le silence de l’ensemble.

Tout est donc quasi parfait mais je ne peux cependant vanter l’expérience de Shuttle sans aborder un point négatif qui perdure lui aussi depuis des années : cette face avant avec son clapet si fragile, un sujet d’agacement ancestral pourtant chez Shuttle…

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Reste enfin la carte mère et son fameux système de refroidissement par caloducs. Bénéficiant d’un chipset H97, la carte mère bénéficie de tous les derniers raffinements (nous y reviendrons plus loin).

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Là encore, la qualité de l’ensemble est remarquable avec une optimisation idéale de l’espace permettant d’intégrer un maximum de ports et de connecteurs compte tenu de la taille. Le montage est aussi facilité…évidemment tout est relatif mais ramené au volume du châssis, l’assemblage se fait dans d’excellentes conditions.

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Nous avons déjà pu faire un large tour du propriétaire en ce qui concerne la conception du châssis. Il est cependant important de parler de ses capacités, associé à la carte mère, à accueillir une carte graphique.

Si Shuttle propose des configurations assemblées sur la base de son SH97R6 pouvant accueillir jusqu’à une Nvidia GTX 980, cela implique de prendre en compte certains paramètres.

Tout d’abord l’alimentation, propriétaire chez Shuttle. D’excellente qualité, elle ne permet de tirer « que » 300W ( certifiée Bronze 80+ ). Cette puissance est largement suffisante pour exploiter un i7 puissant et une GTX 960 par exemple mais pas au delà. Shuttle propose donc une option pour récupérer une alimentation 500W 80+ ( pour environ 65€ si on passe par le configurateur ) et qui permet d’aller chercher sans stress les puissantes Maxwell en 970 et 980. On regrettera la présence d’un seul connecteur d’alim PCIex mais après tout, la conception du boitier permet d’utiliser des doubleurs et une GTX 960 n’en a besoin que d’un seul par exemple.

Le dégagement physique du boitier permet ainsi de loger confortablement dans le port PCiex, les cartes les plus volumineuses ( au delà de 270mm). Cependant, dans les faits, l’utilisation d’une carte MSI type GTX 970 Gaming 4G ou Asus Strix va engendrer quelques problèmes. C’est la hauteur de la carte et plus particulièrement le système de dissipation, qui va venir heurter le berceau pour le lecteur optique / disque dur.

Berceau

Ce dernier est heureusement démontable facilement et il sera donc possible d’utiliser ces cartes. Cependant, l’utilisation d’un lecteur optique sera au pire condamné, au mieux l’objet de quelques bricolages.

Vient ensuite le moment de parler du système de refroidissement du CPU, presque la marque de fabrique de Shuttle. Facile à mettre en place, il assume son rôle sans sourciller y compris avec un 4790K sollicité sous OCCT, le processeur phare d’Intel n’a pas dépassé les 70°. L’utilisation d’une pâte thermique plus poussée aurait pu peut-être nous faire gagner encore…mais on est de toute façon dans des niveaux très acceptables.

caloducs

 

Même en mode « burn » par de multiples tests et avec une carte GTX 970 dans la bête, le niveau sonore produit par le Shuttle est très satisfaisant. Je suis resté bluffé par le niveau sonore très contenu dans un volume aussi faible, cette démonstration prouvant une nouvelle fois la maîtrise de Shuttle sur ce type de produit.

La carte mère est une production Shuttle avec un format propriétaire. Elle n’a rien a envier aux versions « pointues » Mini-Itx que l’on trouve sur le marché.

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Certains pourront dire que le H97 employé ici aurait été avantageusement remplacé par un Z97…je ne suis pas vraiment de cette avis quand on met en parallèle le prix des cartes mères Z97 et le plus ( très théorique ) qu’elles apportent, leur présence sur des mini PC n’est vraiment pas un argument de décision.

En plus de ça, la carte livrée par Shuttle est là encore, extrêmement bien réalisée et dispose de tous les éléments nécessaires aux plus pointilleux des utilisateurs. Dans le désordre :

  • 4 Supports DDR3 pour recevoir au maximum 32Go ( difficile de faire mieux sur du mini ITX )
  • Un port Msata et un port mini PCIex pour carte Wifi/BT par exemple ( le châssis permet de loger des antennes )
  • 4X SATA 6Gb et un eSata
  • 4X USB 3.0 + 6X USB 2.0
  • Du GB Lan
  • 1x PCIex 16x (3.0 ) et un PCIex 4x
  • 1x HDMI 1.4 + 2 x DisplayPort 1.2

Bref, difficile de demander plus avec un encombrement aussi faible. Il y a encore l’audio 7.1 et des options pour un port série…

 

Difficile de ne pas être conquis par ce Shuttle SH97R6. Alors que l’industrie tâtonne avec des productions Mini-itx, Shuttle nous démontre que toute l’expérience accumulée depuis de longues années permet de pouvoir compter sur un produit bien pensé et disposant d’une grande palette d’évolution.

Comme station bureautique musclée, le SH97R6 dispose de 3 sorties vidéos et se permet même le luxe de proposer du double 4K à 60Hz, d’une connectivité excellente et d’un silence de fonctionnement remarquable.

Comme machine orientée gaming, le Shuttle acceptera les meilleures cartes moyennant quelques acrobaties ( alimentation et berceau ) et les plus gros CPU Intel, sans restriction d’évolutivité en terme de ram, de connections sata, SSD…bref en contournant quasiment tous les problèmes que l’on peut trouver sur des constructions mini ITX.

Le SH97R6 au milieu de châssis mini ITX phares du marché...
Le SH97R6 au milieu de châssis mini ITX phares du marché…

Pour un joueur standard, les dernières cartes type GTX 960 avec un bon i5 voir un i7 permettront de disposer d’un PC robuste et fiable…en sortie de boite. Pour les plus inquiet, la marque met à disposition un outil permettant de simuler le montage d’une configuration et de voir ce que l’alimentation peut accepter.

Reste le point qui fait souvent la différence : le prix. Le Shuttle SH97R6 se trouve sous les 260€. Quand on met cette somme en parallèle d’un équipement intégrant une bonne carte mère Mini ITX, un châssis correct, une alimentation et…un bon dissipateur, on constate sans discussion que la solution Shuttle est particulièrement pertinente.

Finalement, il restera ce système de berceau qui est l’unique point faible de ce barebone. Point faible largement contournable par le plus débutant des bricoleurs.

Le Shuttle SH97R6 est donc un vrai coup de cœur et une recommandation d’achat, sans hésiter.

 

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X132 Hellcat Speedster

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Un petit intermède régulier dans le High Tech avec cette rubrique Lifestyle mais qui se concentre là encore sur des produits hors normes…

Confederate est une marque « confidentiellle » qui fait des motos, comment dire…pas comme les autres. La X132 Hellcat Speedster est sa dernière création.

Moto d’exception, design radical et prix réservé à une élite ( 70 000 $ ) puisque l’engin n’est produit qu’à 65 exemplaires.

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Si et seulement Sir Terry Pratchett

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Merci Sir Terry Pratchett

Le monde de la Fantasy a pleuré, le 12 mars dernier, le départ d’un de ses grands noms : Terry Pratchett. À l’âge de 66 ans, l’auteur britannique reconnu et distingué laisse derrière lui une création toute entière à l’univers aussi riche que rafraîchissant. Romans, encyclopédies, films, jeux vidéo, mais aussi Internet, Terry Pratchett laisse une trace indélébile dans l’imaginaire fantasy, mais pas que. Alors qu’elle a désormais pris fin, Cleek a décidé de rendre, à sa façon, hommage à la vie de Terry Pratchett en faisant un panorama de la brillante carrière et création de l’auteur.

 

[divider]L’Éléphant et la Tortue[/divider]

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C’est sur ces mots que l’annonce de la mort de Terry Pratchett a été officialisée sur le compte Twitter de l’auteur britannique. Outre le décès lui-même, c’est bien la forme de l’annonce, et l’hommage ainsi rendu à l’auteur, qui a particulièrement touché les lecteurs et fans. Car, en l’espace d’un tweet, la Création est venue rendre hommage au Créateur, sous les traits de Death (ou la Mort en français). Car pour ceux qui ne le savent pas, la Mort, créée par Terry Pratchett dans le fameux Disque-monde, s’exprime à coup de lettres capitales (ce qui, dit comme ça, ne manque pas d’ironie).

Pour ceux qui ne sont pas familiers de l’œuvre de Terry Pratchett, la phrase précédente a de quoi désorienter. Arrêtons-nous donc quelques instants sur les beautés et les richesses du Disque-monde tel qu’il a été créé par l’auteur britannique.

 

Ce soir, chez Terry, c’est soirée Disco

 

Car, a l’image de Tolkien et de son Seigneur des Anneaux, ou, dans une moindre mesure, John Lang avec son Donjon de Naheulbeuk, bon nombre de romans et de personnages de Terry Pratchett s’ancrent dans un univers créé de toutes pièces : le Disque-monde est donc un peu la Terre du Milieu ou la Terre de Fangh de Terry Pratchett. Ce monde a donc ses propres caractéristiques. Plat et circulaire (dont le nom de Disque-monde, ou Discworld en anglais), il navigue sans but dans l’espace. Particularité importante : ce Disque est soutenu par quatre éléphants (portant les doux noms de Berilia, Tubul, Great T’Phon et Jerakeen pour la version anglaise), eux-mêmes installés sur le dos d’une tortue gigantesque connue sous le nom de Great A’Tuin (ou Grande A’tuin en français). La perte d’équilibre d’un cinquième éléphant serait à l’origine du morcellement des continents, lorsqu’il se serait écrasé contre le Disque-monde en décrivant ce qui est décrit comme une courte orbite parabolique.

 

Un aperçu du Disque-monde par Josh Kirby (illustrateur des versions anglaises publiées aux éditions Corgi Books)

 

De par la géographie un peu particulière des lieux, il est évident que le Disque-monde n’est pas soumis aux mêmes lois astronomiques et physiques que notre propre monde. Il serait un peu trop long d’énumérer ici toutes les propriétés de ce nouveau monde, mais Terry Pratchett a ainsi imaginé une toute nouvelle vision de la science : notons par exemple qu’un petit soleil et une petite lune orbitent autour de ce disque, les éléphants devant donc régulièrement lever la patte pour les laisser passer, ou que les points cardinaux que nous connaissons n’existent pas, le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest étant remplacés par des directions d’ordre circulaire comme « vers le moyeu», « vers le bord », « sens direct » ou « sens rétrograde », ou encore que l’Arc-en-Bord (arc-en-ciel créé par les chutes du Bord, là où le Disque prend fin et où chute l’eau des océans – sous la forme d’une Cataracte – et tout aventurier un peu trop imprudent) est composée d’une huitième couleur (l’octarine), ou même encore qu’une île engloutie dénommée Leshp, se trouvant au centre même de la Mer Circulaire, remonterait épisodiquement à la surface à cause de poussées de gaz (les flageolets, c’est le mal). Et ne parlons pas de l’origine du monde…

Des tas d’autres anecdotes pourraient encore être contées au sujet du Disque-monde. Sachez en tout cas que c’est avec la précision d’un horloger que Terry Pratchett a conçu son petit monde. Les différents lieux que l’on visite au fil des œuvres, tels que la ville de Ankh-Morpork, sont très soigneusement répertoriés dans un ensemble d’ouvrages (au nombre de quatre) regroupés sous le nom de  La Science du Disque-monde, où vous trouverez aussi de nombreuses informations quant au fonctionnement du Disque-monde, par exemple, mais aussi vis-à-vis de cet élément qui fait la spécificité, et la banalité, de ce monde : la magie. Mais nous y reviendrons.

 

Perçons à jour le sot en nage

 

Si la lumière a été faite (et pas forcément au premier jour de la Création) sur le Disque-monde, éclaircissons un autre point. En auteur magnanime qu’il était, Terry Pratchett a parsemé son monde de créatures toutes aussi passionnantes et attachantes qu’humaines (ou pas, remarque). Il faut dire que, de par l’ampleur et la structure de sa bibliographie (que nous aborderons juste après), Terry Pratchett a eu le loisir (mais aussi la volonté, aussi évident cela puisse-t-il être) de faire revenir et donc de développer au fil des romans certains personnages qui en sont devenus mythiques. Mais ce n’est pas leurs apparitions récurrentes qui expliquent à elles seules le succès de certains habitants du Disque-monde : comme tout un chacun le sait, c’est la personnalité et la beauté intérieure qui comptent. Voici une partie (très) abrégée du Qui-est-qui disque-mondien pour ceux ou celles qui souhaiteraient et qui n’auraient pas encore eu la chance de rencontrer les grands noms de ce monde.

 

Commençons donc par la fin et par la Mort (sobrement appelée Death en anglais).

La Mort est un homme (bien que le genre neutre soit parfois utilisé en anglais). La Mort mesure deux mètres et quelques. La Mort est vêtue d’une longue robe noire et tient dans sa main une faux. La Mort aime les chats et le curry. Mais surtout, la Mort est fascinée par les humains. Il les protège même contre certaines créatures aux intentions bien moins bienveillantes, et ne vient récupérer les âmes que lorsque l’humain correspondant est bel et bien décédé. C’est donc un personnage qui se fait de plus en plus attachant au fil de ses apparitions. La Mort a par ailleurs une famille : une fille, Ysabell, un gendre, Mortimer, une petite-fille, Susan (ou Suzanne en français), un majordome, Albert, et une sorte de « partner in crime », la Mort aux rats (son alter ego pour les rats, en somme). Beaucoup d’autres choses pourraient être dites, je ne vais cependant pas m’étendre. Notons qu’à l’image de son concept éponyme, la Mort est omniprésente (ou presque) puisqu’elle apparaît dans la quasi totalité des romans liés au Disque-monde, à plusieurs reprises en tant que personnage principal. Enfin, caractéristique principale d’un point de vue littéraire et concret : la Mort parle en lettres capitales (sa voix, nous explique-t-on, nous pénétrant directement dans le cerveau, sans passer par les oreilles, puisque la Mort n’a pas de cordes vocales).

 

On ne peut parler de fantasy et de magie sans parler de sorcières : Terry Pratchett vous a entendu.

Sorcières de LancreElles sont trois, elles sont complémentaires et elles vont vous ensorceller : les Sorcières de Lancre sont des habituées des Annales du Disque-monde. Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail, qui sera plus tard remplacée par Agnès Créttine (et leurs homologues anglaises Granny Weatherwax, Nanny Ogg, Magrat Garlick et Agnes Nitt) représentent les trois stades de la vie – jeunesse, maturité, et vieillesse – et sont tout ce qu’il y a de plus humain : danger au volant pour l’une (à la nuance près qu’il s’agit d’un balai volant et non d’une voiture), bonne vivante pour l’autre, sensible pour les deux dernières, leurs défauts sont tous plus attachants les uns que les autres, et c’est une bonne dose d’humour que leur magie insuffle dans les nombreux livres dans lesquels l’une ou l’autre (ou toutes) apparaît. Et elles ont de magnifiques chaussettes rouges et blanches rayées. Il existe d’autres sorcières dans le royaume de Lancre, plus secondaires, mais aussi dans d’autres royaumes, dont Tiphaine Patraque (ou Tiffany Aching) qui fera plusieurs apparitions notables.

 

Vous vous en doutez, il existe encore une flopée d’autres personnages. Ayant cependant chacun et de façon individuelle leur histoire, leur nom (qui est une histoire en soi) et leurs aventures, il est par conséquent plus difficile des les regrouper pour en faire une topologie. Qu’ils soient simples habitants de la ville d’Ankh-Morpork, des universitaires (ou simples décorations) de l’Université de l’Invisible, ou même figures folkloriques comme le Canard du gâteau de l’âme ou les Contrôleurs de la réalité, chaque personnage créé par Terry Pratchett est riche, et chacun mérite qu’on lui porte de l’attention (même si je ne le puis malheureusement pas).

 

Et ça se traduit comment, tout ça ?

 

Eh bien sachez que cela se traduit par un nombre très important d’œuvres. Mais avant de parler des traductions, parlons de la source. C’est donc plus d’une quarantaine de livres dédiés au Disque-monde que signe au cours de sa carrière l’auteur. Je n’en ferai donc pas la liste ici car cela n’aurait pas d’intérêt, soulignons néanmoins que cette bibliographie peut se diviser en plusieurs catégories :

– les Annales du Disque-monde (catégorie qui, à l’image du roman médiéval français, se divise elle-même en plusieurs cycles, regroupant un certain nombre de romans tournant autour d’un même personnage ou thème, au nombre de six ici : Rincevent, les Sorcières, la Mort, le Guet, les mages, Moite von Lipwig et un dernier cycle pour les autres ovnis du Disque-monde),
– les Romans du Disque-monde (à ne pas confondre avec les Annales, et qui mettent en scène une seule et même héroïne),
– La Science du Disque-monde,
– et enfin ce que l’on qualifiera de hors-séries (comprendre ici bande-dessinées, cartes, et autres œuvres s’inscrivant dans le Disque-monde, mais de façon indirecte).

C’est au total plus de 80 millions de livres vendus depuis 1983, dans près de 40 langues et 550 traductions différentes (avec tous les problèmes d’onomastique – ou science des noms propres – que cela pose, notamment), ce qui fait de Terry Pratchett l’auteur anglais best-seller des années 90, avant que le phénomène Harry Potter n’apparaisse.

 

This isn’t even my final form !

 

C’est bien joli, tout ça, me direz-vous, mais de quoi ça parle, ces fameuses Annales ? Je vous épargnerai toute blague malvenue, et vous répondrai donc que Terry Pratchett s’est épanoui dans un univers d’héroic-fantasy des plus magiques mais surtout parodiques. Dans un monde à la fois médiéval et steampunk, c’est une réécriture comique, burlesque voire complètement satyrique des codes de la Fantasy que nous propose l’auteur. C’est d’ailleurs ainsi que l’éditeur vendait, en 1983, le premier livre de la longue série du Disque-monde, The Color of Magic (ou La Huitième Couleur) :

 

Jerome K Jerome meets Lord of the Rings (with a touch of Peter Pan).

 

Si les mentions du Seigneur des Anneaux et de Peter Pan vous sont suffisamment familières pour vous permettre de visualiser immédiatement la magie et la fantasy dont est censé regorger l’univers du Disque-monde, comprenez par la mention de Jerome K Jerome (auteur anglais de la deuxième moitié du 19e siècle connu pour sa plume humoristique souvent absurde) la pointe humoristique anglaise qui a notamment fait la célébrité des Monty Python. Par le biais des personnages, des actions, ou simplement du style, on se retrouve donc avec une sorte d’anti-Seigneur des Anneaux, à base de trolls, de loup-garous et autres sorcières aussi ridicules que badass. Références et clins d’œil plus ou moins évidents sont donc particulièrement nombreux et plusieurs lectures ne sont donc pas inutiles (et pas moins plaisantes) pour constater toute l’étendue du travail parodique. Par des portraits décalés mais ô combien précis, c’est une certaine vision (et donc, en un sens, une critique et une analyse) de notre propre société et de certains éléments historiques, sociologiques ou culturels, qui est donc dessinée, vision qui nous arrache cependant toujours un sourire.

 

[divider]Le Long Combat[/divider]

 

Mais Terry Pratchett, ce n’est pas seulement le Disque-monde et ce qui orbite autour. Collaborations, autres œuvres, mais aussi combat contre la maladie qui va lui être fatal, Alzheimer : le parcours et l’influence de notre auteur a été très riche, et cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

 

To be or not to bibliographie

 

À l’image de Shakespeare et de son Roméo et Juliette, il serait un peu trop réducteur de limiter l’œuvre de Terry Pratchett au Disque-monde. Comme le veut le topos de l’auteur habituel, les premières histoires de l’auteur ont été très tôt publiées dans le magazine de son école, dès 1962 (il est alors âgé de 12 ans). C’est donc par le biais des magazines que Terry Pratchett va d’abord développer sa plume, et c’est en 1971 que son tout premier livre, Le Peuple du Tapis (ou The Carpet People) est publié. Parodies, monde plat, humour et fantasy sont de la partie. Cela vous dit quelque chose ? Deux autres romans de science-fiction s’ensuivront, avant que le Disque-monde ne fasse réellement son apparition.

Mais en parallèle du Disque-monde qu’il développe en long, en large et en travers, l’auteur va aussi produire un certain nombre d’œuvres. Il va ainsi notamment s’attaquer à la littérature de jeunesse (mouvement initié par la publication du Peuple du Tapis) au travers de plusieurs séries de livres mettant en scène quelques héros récurrents (The Nome Trilogy, ou le Grand Livre des gnomes, et Les Aventures de Johnny Maxwell). Certaines œuvres du Disque-monde sont quant à elles plus spécifiquement dédiées aux enfants.

 

À ne pas confondre avec les aventures de Winnie the Pooh

 

Mais c’est aussi par de très nombreuses collaborations et contributions que l’auteur s’est illustré. On peut notamment parler de Good Omens (De bons présages) co-écrit avec Neil Gaiman, ou le projet d’une série de cinq romans de science-fiction co-écrits avec Stephen Baxter dont seuls trois ont été publiés pour le moment : The Long Earth, The Long War et The Long Mars (le quatrième volet, The Long Utopia, a été annoncé pour le courant de l’année 2015). Et je ne citerai pas les nombreuses nouvelles inédites plus ou moins liées au Disque-monde parues à droite à gauche dans divers recueils et anthologies.

On n’écrit pas et on ne publie pas autant de livres sans que cela reste sans conséquences, vous vous en doutez. Et pour cette carrière plus que remplie, Terry Pratchett a été de très nombreuses fois distingué. Là encore, faire la liste de tous les prix qu’il a reçu et de tous les livres primés serait fastidieux (à dresser comme à lire). Retenons en tout cas que c’est autant certains livres (I Shall Wear Midnight, Making Money) que l’ensemble de sa carrière qui ont été applaudis. Il a ainsi été nommé Officier de l’Ordre de l’Empire britannique (ce qui correspondrait pour nous à l’Ordre des Arts et des Lettres) en 1998, et anobli en 2009 (d’où le titre Sir). Et ça, ça a la classe.

 

Alois a dit…

 

Si c’est un rythme de publication assez époustouflant que Terry Pratchett a su tenir de longues années durant, à raison de près d’un à deux livres en moyenne par an depuis 1986 (pour ce qui est des Annales du Disque-monde, c’est dire), l’acte d’écriture devenait de plus en plus pénible sur les dernières années de sa vie. En effet, si un premier incident médical, alors assimilé à un accident vasculaire cérébral, l’handicape sur ses facultés motrices mais pas sur sa capacité à écrire, le diagnostic d’une forme particulière de la maladie d’Alzheimer en décembre 2007 signera le début de la fin de l’auteur.

Malgré la façade optimiste qu’il essaye de maintenir, faisant face avec positivisme et sérénité à la maladie, l’auteur reconnaît très vite l’impact croissant de la maladie, le simple fait de signer des dédicaces devenant dès le courant de l’année 2008 un acte difficile. L’assistance d’une autre main humaine ou de logiciels de reconnaissance vocale lui seront bientôt nécessaires pour continuer à écrire, et il lui sera dès 2010 impossible d’intervenir dans une conférence sans l’aide d’une autre personne pour lire son texte.

 

Quand « chapeau » est synonyme de « classe »…

 

Terry Pratchett va ainsi régulièrement communiquer au sujet de la maladie d’Alzheimer pour tenter de sensibiliser le public, par l’annonce de dons ou par sa participation à différents événements notamment. Émissions de radio ou de télévision, documentaires, conférences, rencontres avec certaines personnalités comme le Premier ministre de l’époque, Gordon Brown, Terry Pratchett n’hésite pas à partager son expérience. La question du suicide assisté (ou aide au suicide) sera d’ailleurs soulevée par l’auteur dans un article puis dans certaines de ses interventions, Terry Pratchett ayant indiqué préférer pouvoir choisir quand mourir de façon paisible, puisqu’il se savait condamné, avant que sa maladie ne le fasse trop souffrir. C’est des suites d’Alzheimer que l’auteur décède le 12 mars 2015, comme l’indique un communiqué de sa maison d’édition, sans que ne soit confirmée la mort naturelle ou le suicide assisté.

 

Un homme n’est pas mort tant que son nom est encore prononcé

 

Terry Pratchett ne laisse pas seulement son nom sur les couvertures des Annales du Disque-monde. L’impact que l’auteur a eu sur le genre de la fantasy est bien plus grand, et cela se traduit par le nombre incroyable d’adaptations dont son œuvre a fait l’objet. Que ce soit un simple glissement, le livre devenant alors un comics ou un graphic novel, ou alors une pièce de théâtre ou une comédie musicale (plus d’une quinzaine de ses livres seront ainsi adaptés et joués sur scène), ou dans le cadre d’une adaptation plus libre, sous la forme de films, de feuilletons radio-télévisés ou même de musique, l’univers de Terry Pratchett aura su en inspirer plus d’un. Je n’en ferai pas la liste ici, pour ne pas mettre davantage à rude épreuve votre patience.

Cet univers va aussi inspirer le monde ludique puisqu’il sera notamment repris dans divers jeux. Aucun aspect ne sera négligé. Le jeu de rôle sera à plusieurs reprises mis à l’honneur, tout comme le jeu de société : c’est ainsi sept jeux qui seront proposés aux fans inconditionnels du Disque-monde. Et pour ceux qui se veulent plus dans l’air du temps, le numérique ne les oublie pas. De nombreux jeux vidéo plongeant le joueur dans le Disque-monde ont ainsi envahi dans les années 90 les différentes consoles et supports numériques alors disponibles (comme l’ordinateur, la Sega Saturn ou encore la Playstation de Sony).

 

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Rincevent et la Mort en pleine réflexion philosophique sur la mort – Introduction de Discworld : The Trouble with Dragons

 

Internet aime Terry Pratchett, et donc Internet lui a rendu hommage dès l’annonce de son décès. Héritage ultime de l’auteur, les internautes ont décidé de perpétuer son nom  en reprenant le principe même utilisé par un des personnages du roman Going Postal (ou Timbré, en français, d’où est tirée la citation « Un homme n’est pas mort tant que son nom est encore prononcé »), où il est question d’un système de communication plus ou moins similaire au télégraphe. Comme je ne suis pas vraiment calée dans le domaine, je laisse donc les détails aux pros, mais je soulignerai seulement la beauté du geste.

 

Au tour de Cleek de lui rendre hommage. Pour tout ce que vous avez fait, merci Sir Terry Pratchett.

 

« Terry took Death’s arm and followed him through the doors and on to the black desert under the endless night. » – Source

The 100 Homecoming : fin de la saga ?

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The 100 : de retour pour un ultime volet ?

 

Les fans de la saga The 100 ont probablement dû se ruer dans la libraire la plus proche de chez eux pour s’arracher le dernier tome : Homecoming, un livre signé par Kass Morgan. Cinq mois se sont écoulés depuis la sortie du second volet : The 100 Day 21. Une longue attente quand on sait que l’on peut difficilement se consoler avec la série qui ne suit pas les livres.

La seconde saison éponyme vient tout juste de s’achever, c’est le moment parfait pour commencer la lecture de ce nouvel et prétendument dernier opus, car oui, tout porte à croire que The 100 ne sera qu’une trilogie compte tenu de la fin du roman… Je vous rassure, il n’y aura pas de spoil !

 

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[divider]The 100 : synopsis[/divider]

 

La série, tout comme le premier tome, commencent en nous peignant un tableau futuriste, 300 ans (97 ans dans la série) après un cataclysme, dû à une troisième guerre mondiale nucléaire, qui décima toute vie sur terre. Seuls quelques rescapés ont pu survivre en montant à bord de l’Arc, un vaisseau spatial qui, évidemment, au bout de quelques centaines d’années, commence à faiblir. Les denrées se font de plus en plus rares, tout comme l’oxygène.

L’Arc est très militarisée, elle le doit. Rien n’est laissé au hasard et tout débordement est passible de la peine de mort. Même ce qui peut vous paraître, à vous, être un petit délit peut vous envoyer tout droit à une mort certaine au sein de l’Arc. Les mineurs ayant commis un crime sont envoyés en isolement jusqu’à leur dix-huitième anniversaire, jour de leur condamnation. Mais cette fois-ci, 100 d’entre eux ne seront pas exécutés mais envoyés sur Terre en mission suicide pour savoir si cette dernière est de nouveau viable ou bien alors encore radioactive.

 

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[divider]The 100 : Homecoming[/divider]

 

Lors de mon précédent article sur le tome 2 : Day 21, je vous expliquais que les histoires d’amour étaient beaucoup trop présentes dans l’œuvre originale. En conviennent probablement à certains et certaines, mais Homecoming dépasse de très loin son aîné. Bien que les personnages restent fidèles à eux-même, la série est tout de même bien plus badass que les livres. J’ai lu Homecoming d’une traite, non pas à cause de ce besoin irrépressible de connaître la suite, mais tout simplement parce que je voulais abréger mes souffrances.

La traduction donne envie de mourir. Rappelez-vous quand je vous parlais de notre cher traducteur qui se trompait TOUT LE TEMPS entre Glass et Clarke. Eh bien imaginez mon angoisse lorsque ces deux personnages se sont retrouvés face à face… Heureusement pour moi, j’avais procédé à la lecture de l’œuvre en anglais au préalable. Allez, je suis méchante, il y a eu du mieux cette fois-ci.

Le fait de bâcler une traduction est une chose, mais bâcler toute l’histoire d’un livre, c’est tout d’un coup moins pardonnable. Kass Morgan semblait pressée de terminer ce livre et nous offre quelque chose de presque bancal, une fin à l’eau de rose ou presque. Je ne spoilerai personne, le livre vient à peine de sortir et je souhaite que vous découvriez ce livre par vous-même. Je ne donnerai ici que mes impressions.

L’amour semble pouvoir sauver le monde, un peu à la Naruto et son pouvoir de l’amitié. Pardon pour la comparaison, mais c’est un peu ça dans le fond. Quitte à faire émerger des histoires d’amour et axer tout un livre (ou presque) là dessus, autant développer un minimum et rester cohérent.

 

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Premièrement, la fin du tome 2 est un gros What The Fuck ! Il n’est donc pas étonnant d’avoir une suite aussi mauvaise. La déception est d’autant plus grande que j’attendais ce livre avec impatience. Je n’en reste pas moins consciente de mon manque d’objectivité quant au fait que je suis aussi spectatrice de la série. Mais tout de même… On assiste doucement mais sûrement à la fin grotesque d’une saga qui avait pourtant si bien commencé.

À un moment de l’histoire, on pense pouvoir ressentir quelque chose lors d’un moment tragique, mais non même pas. Les mots glissent sur votre rétine, se répercute dans votre cerveau et rien ne se passe. Il est déjà trop tard à ce moment-là, le lecteur a décroché. Quand je vous dis qu’il s’agit là du très probablement dernier tome, c’est que tout ou presque l’indique à la lecture du livre. Aucune date n’a été communiquée quant à l’éventuelle sortie d’un quatrième tome et entre nous, il vaut peut-être mieux… L’auteur aurait sans doute pu étouffer ce troisième tome, créer plus de suspens, s’étendre sur les détails et nous proposer ainsi un quatrième tome avec une vraie fin. Apparemment pas.

Le fait d’écrire en présentant un personnage par chapitre était une très bonne idée. Elle l’est toujours d’ailleurs. Malheureusement, contrairement aux deux premiers opus, il est difficile de rentrer dans la psychologie de chaque personnage, bien qu’à la longue on les connaissent et les aiment. C’est aussi pour cela que Homecoming vaut le coup d’être lu pour ceux et celles qui ont lu les deux premiers tomes. On s’attache à des personnages, et même s’ils sont amenés à nous décevoir et à se comporter d’une manière qui ne colle pas à leur personnalité initiale, nous avons envie de savoir ce qu’il leur arrive, en fin de compte.

 

Je vous laisse maintenant vous faire votre idée sur The 100 : Homecoming, en espérant que vous saurez trouver au fond de vous la force de pardonner à l’auteur sa maladresse. Ou peut-être que, qui sait, vous pourriez l’aimer, en fin de compte, ce livre ! Vous pouvez le retrouver au prix de 17,90€ sur Amazon, vous laisserez-vous tenter ?

 

GTA V PC en 4K

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GTA V version PC

On devrait avoir dans les prochaines heures un petit trailer de la diva GTA V PC…

En attendant, si la version PC se fait attendre, il faut aussi espérer le passage du papa noël pour ceux qui ont un PC famélique…

Pour une exploitation « classique », voici un petit rappel des réjouissances :

Minimum specifications:
OS: Windows 8.1 64 Bit, Windows 8 64 Bit, Windows 7 64 Bit Service Pack 1, Windows Vista 64 Bit Service Pack 2* (*NVIDIA video card recommended if running Vista OS)
Processor: Intel Core 2 Quad CPU Q6600 @ 2.40GHz (4 CPUs) / AMD Phenom 9850 Quad-Core Processor (4 CPUs) @ 2.5GHz
Memory: 4GB
Video Card: NVIDIA 9800 GT 1GB / AMD HD 4870 1GB (DX 10, 10.1, 11)
Sound Card: 100% DirectX 10 compatible
HDD Space: 65GB
DVD Drive

Recommended specifications:
OS: Windows 8.1 64 Bit, Windows 8 64 Bit, Windows 7 64 Bit Service Pack 1
Processor: Intel Core i5 3470 @ 3.2GHZ (4 CPUs) / AMD X8 FX-8350 @ 4GHZ (8 CPUs)
Memory: 8GB
Video Card: NVIDIA GTX 660 2GB / AMD HD7870 2GB
Sound Card: 100% DirectX 10 compatible
HDD Space: 65GB
DVD Drive

Pour profiter de la version 4K, on parle d’un SLI de GTX 980 voir Titan X, 16Gb de Ram et i7 4770 mini…bien entendu le moniteur 4K reste la porte d’entrée…

 

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GTX 980 Ti pour cet été ?

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Nvidia GTX 980Ti

C’est la rumeur de la semaine, une autre carte sur la base du GM200 serait dans les cartons de Nvidia. Point de Titan X V2.0 ou black Edition mais une « simple » GTX 980Ti.

Cette 980Ti serait donc une Titan X castrée disposant des 3072 CUDA cores de sa grande sœur mais de seulement 6GB de DDR5…le tout disponible pour le début de l’été.

Quand on pense à la différence de performances entre une 980 et une Titan X qui n’est « que » de 30%, on a du mal à comprendre la logique de cette histoire.

Sauf qu’entre temps, AMD aura sans doute terminé sa sieste et aura introduit la série 3xx.

Dans cette optique, il faut s’attendre à un recalibrage tarifaire chez Nvidia clairement à la baisse sur la gamme actuelle ( sauf pour la Titan X évidemment ).

Chez nos confrères de Videocardz.com, on semble penser la même chose en annonçant même un delta de 50$ entre la future 980Ti et la GTX 980 actuelle.

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The Binding of Isaac Rebirth : présentation (1/3)

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Ce premier article d’une série de trois signe l’ouverture d’un dossier consacré à un monument du jeu indépendant : The Binding of Isaac : Rebirth. Nous nous intéresserons plus particulièrement à son dernier opus nommé «Rebirth» sorti le 4 novembre 2014 sur Steam. The Binding of Isaac est un jeu d’action/aventure Rogue-Like indépendant créé par Edmund McMillen et Florian Himsl. Bien que nous parlions de son nouvel opus, il faut savoir que le Isaac d’origine est sorti en septembre 2011 et qu’il est rapidement monté dans le top des ventes Steam. Une première extension est sortie en 2012. Binding of Isaac : Rebirth, c’est plus de 500 heures de jeu et des milliards de combinaisons d’objets possibles !

Dans cette première partie du dossier, nous exposerons l’histoire du jeu en lui-même, de ses références et interprétations basiques pour finir par une explication simple du gameplay.

 

[divider]L’histoire[/divider]

 

Dans The Binding of Isaac : Rebirth, vous incarnez Isaac, un petit enfant sage. Vivant avec sa maman, le petit Isaac a une maudite surprise quand il découvre que sa mère a reçu l’ordre émanant de Dieu de… le tuer !

 

 

Partant se réfugier dans la cave, Isaac va rapidement être confronté à de nombreux ennemis et peurs à commencer par sa mère. Et pour la fuir, il va s’enfoncer toujours plus profondément dans le donjon. Descendant toujours plus bas, sur six étages…

Vous l’aurez compris, The Binding of Isaac ne brille pas par son histoire de base. Ce n’est qu’un simple prétexte à façonner un jeu de la même trempe que The Legend of Zelda (premier du nom). Mais la force de ce jeu réside dans les dizaines et dizaines d’interprétations possibles.

 

[divider]Du jeu à l’interprétation du jeu[/divider]

 

Sachez dans un premier temps que ce jeu peut être un peu violent.

Commençons par ce qui frappe le plus : le titre. Isaac est, dans toutes les religions monothéistes dominantes, le fils de Sarah et d’Abraham. Ce dernier reçoit un jour un message de Dieu lui demandant de sacrifier son unique fils légitime (et non pas Ismaël, fils qu’il a eu avec sa servante) afin de lui prouver sa foi. Ils partent, marchant pendant 3 jours afin de rejoindre un endroit précis et installent un bucher, Isaac n’étant toujours pas au courant des agissements de son père. Alors qu’Abraham est sur le point d’exécuter la parole divine (et d’exécuter Isaac), un ange arrive et ordonne à Abraham de sacrifier un bélier à la place de son fils.

On peut dire que l’introduction de The Binding of Isaac : Rebirth est un quasi copié-collé du mythe religieux à quelques différences près : tout d’abord, c’est sa mère qui est « dépêchée » par un certain Dieu alors qu’elle regarde la télévision (une chaine religieuse, qui plus est). Et c’est là que les choses sérieuses sont abordées.

Dans le mythe religieux, le père et son fils marchent donc pendant trois jours. Ce chemin peut être représenté dans le jeu par la descente dans des profondeurs toujours plus extrêmes. En effet, je vous ai dit dans l’introduction que le jeu avait six chapitres. Ils comportent chacun deux types de niveaux avec donc deux noms différents. Afin de spoiler le moins possible, ne seront abordés que les quatre premiers chapitres. Les chapitres cinq et six sont sujets à de très grandes théories et interprétations que nous verrons dans un prochain article.

 

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Source de l’image http://memoski.deviantart.com/art/The-hyping-of-Isaac-486911729

 

Chapitre 1 : Basement (sous-sol) et Cellar (cave). Les noms parlent d’eux-mêmes. Ce sont en général les pièces les plus basses dans une maison. Ce sont des endroits froids et humides.

Chapitre 2 : The Caves (les grottes) et The Catacombs (les catacombes). Les choses commencent ici à être intéressantes. Rappelons les choses : Isaac fuit et part dans les profondeurs. Pour le commun des mortels, des grottes et catacombes sont synonymes de mort et désolation, mais Isaac semble considérer ces lieux comme un endroit où se réfugier.

Chapitre 3 : The Depth (les profondeurs) et Necropolis. Là on touche quasiment le fond (jeu de mots, hue hue hue) et je vais malheureusement être obliger de spoil un peu le jeu. Tout d’abord parlant des noms de ces niveau, « Necropolis » fait quand même bien penser à Nécropole. C’est un mot d’origine grecque voulant littéralement dire : Citée des morts. Citée des morts, mais quel rapport avec notre jeu ? Simplement le nom du dernier boss de ce chapitre : Mom. Oui vous l’aurez compris, ici nous tuons Maman, celle qui voulait nous sacrifier. Donc Citée des morts pour deux raisons : la première est la mort de maman (ou du moins sa supposée mort) et la seconde car Isaac, malgré tout le respect qu’il inspire, n’est qu’un petit garçon qui, sans sa maman, meurt. Ce niveau, c’est la mort de maman mais aussi d’Isaac.

 

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Chapitre 4 : The Womb (l’utérus) et Utero. Pour débloquer ce chapitre, il faut avoir tué plusieurs fois Mom. Là où le décor devenait de plus en plus sombre dans les chapitres précédents, la première chose qui frappe c’est le rouge. Les niveaux sont entièrement rouges. Logique, direz vous, Isaac est quand même dans l’utérus de sa mère. Si on veut interpréter en penchant dans le glauque, on pourrait dire qu’après avoir vaincu sa maman, cette dernière n’est pas mort et Isaac doit la tuer « pour de vrai ». Car le dernier boss de ce chapitre est : Mom’s Heart, soit Le Cœur de Maman. Et pour atteindre ce cœur, Isaac ne connait qu’un seul chemin : celui par lequel il est sorti quand sa mère a accouchée. D’où le fait de se battre dans son Utérus. Alors certes, c’est une interprétation un peu tirée par les cheveux, mais ce jeu s’y prête allégrement (tapez « interpretation binding of isaac rebirth » sur google, vous verrez combien il y en a !).

 

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De plus, vous incarnez Isaac, un petit garçon qui a une dizaine d’années tout au plus, et vous êtes donc dans « son monde ». Le monde d’un enfant de cet âge est rempli, et il faut le dire, de pipi et de caca. Le jeu tire clairement parti de cet aspect là d’ailleurs. Il est très pueril, vous évoluez dans un monde que vous ne comprenez pas toujours parce qu’Isaac ne le comprend pas lui-même. Cela rend l’expérience de jeu parfois perturbante.

Vous l’aurez compris, The Binding of Isaac : Rebirth est complet, très complet, trop complet. Et je n’ai passé en revu qu’une partie des niveaux disponibles et je n’ai pas parlé de tous les ennemis et boss présents. Je me réserve ce sujet aussi vaste que l’Iliade pour une prochaine fois, pas d’inquiétude, vous y écoperez comme tout le monde !

 

[divider]Bon, c’est quand qu’on joue ?[/divider]

 

Parlons de choses intéressantes maintenant : le gameplay. Comme dit plus haut, The Binding of Isaac : Rebirth est un Rogue-Like s’inspirant très largement de The Legend of Zelda.

Vous contrôlez Isaac, ce héro qui pleure. En effet, à la différence de nombre jeux du même genre, Isaac attaque avec ses larmes et à distance. Vous utilisez votre clavier tant pour vous déplacer que pour attaquer : z-q-s-d pour vous déplacer et les flèches directionnelles pour envoyer des larmes. Vous évoluez à travers un niveau et devez tuer toutes sortes de créatures. À chaque fois que vous rentrez dans une salle, les portes se ferment derrière vous et ne s’ouvriront qu’une fois tous les adversaires de la salle éliminés. Sachez toutefois qu’ils ne réapparaissent pas, donc une fois la salle vide, elle le reste !

 

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Ceci est un Gif, cliquez pour l’afficher

 

Votre but est de tuer le boss du niveau afin d’accéder au prochain niveau et de progresser vers les profondeurs obscures. Pour cela, vous allez devoir vous « armer ». Grâce aux clefs et aux bombes que vous trouverez dans les trésors disséminés un peu partout, vous allez pouvoir ouvrir certaines salles spéciales. La plus importante est la Salle aux Trésors.

Chaque type de salle est représentés par un icone et une bordure de porte spécifiques :

 

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Les bordures des salles spéciales. Dans l’ordre de gauche à droite : Salle aux Trésors – Magasin – Salle du Diable – Salle du Boss

 

La particularité du jeu réside dans le fait qu’Isaac évolue physiquement en même temps qu’il prend des objets : obtenez une ceinture « qui augmente la vitesse de déplacement de 0.3 » et Isaac la portera dans le jeu ; obtenez « The Halo » (objet qui augmente toutes les statistiques) et Isaac aura une auréole au dessus de la tête, etc.

Autant vous dire qu’il y a des combos d’objets complètement délirants, comme peut en témoigner cette vidéo. Notez qu’ici, Isaac a tellement eu d’objets qu’il ne ressemble en rien à ce qu’il était au départ.

 

https://www.youtube.com/watch?v=sgIN77ju0Tk

 

The Binding of Isaac : Rebirth est probablement l’un des meilleurs jeux indépendants actuels, tant par son histoire et les interprétations qui peuvent être faites autour (et vous n’avez rien vu), que (mais surtout) par sa durée de vie : plus de 500 heures avant de prétendre avoir tout débloqué.

The Binding of Isaac : Rebirth en quelques mots c’est :  plus de 500 heures de jeu, 4 MILLIARDS de Seeds , 20 défis, plus de 450 objets, des tas de petites animations de qualité lors des victoires, plus 100 seeds spéciaux, deux joueurs en coopération locale, plus de 100 personnages pour la coopération, dix personnages jouables, plus de 100 ennemis, plus de 50 boss, et beaucoup d’autre choses. (source)

 

Le prochain article de ce dossier sera consacré à la présentation avancée du jeu, avec les mécanismes de pactes, de malédictions et de divinations. Seront aussi présentéz divers grands joueurs de The Binding of Isaac : Rebirth avec des interviews de ces derniers.

Les bijoux du cinéma asiatique #1 : Departures

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Présentation du film « Departures »

Ringu, Old Boy, A Bittersweet Life… autant de noms pionniers d’un univers cinématographique en pleine expansion, et surtout, en pleine gloire sur notre continent depuis maintenant quelques années. Qu’on l’aime ou non, le cinéma asiatique a toujours proposé ce petit quelque chose qui innove, surprend et dévie de nos carcans européens. Difficile donc de rester indifférent face à ce style particulier et à cette façon très caractéristique d’aborder les émotions humaines. Nous nous plongerons donc dans les prochaines semaines dans la découverte ou la redécouverte de quelques uns de ces films qui ont marqué le cinéma asiatique. Et pour commencer ce premier numéro, place à la présentation du film japonais « Departures » (Okuribito) de Yojiro Takita, sorti en 2008.

 

[divider]Departures, un sujet controversé[/divider]

 

Situons d’abord un peu l’histoire.

Daigo Kobayashi (Masahiro Motoki) est violoncelliste dans un orchestre symphonique à Tokyo. Malheureusement pour lui, sa carrière s’interrompt bien vite suite à la dissolution de cet orchestre, et le jeune homme décide alors de retourner, accompagné de son épouse (Ryoko Hirosue), dans sa province natale, à Yamagata. Une fois sur place, Daigo peine à retrouver un travail et propose donc ses services en réponse à une mystérieuse annonce d’emploi « d’aide aux départs ». Une agence de voyage ? Absolument pas, et Daigo se rend très vite compte qu’il vient d’être engagé dans une entreprise de Nokanshi, autrement dit, dans le milieu méconnu des pompes funèbres.

La situation initiale est très vite dressée, et rapidement, on suit notre protagoniste dans sa nouvelle vie d’employé des pompes funèbres, poste qu’il accepte par nécessité financière. Seulement voilà, le métier n’a rien d’enviable à première vue, et Daigo, conscient des préjugés et des tabous qui planent sur cette profession, décide de garder le secret, et de ne révéler à personne la nature de son travail. Yojiro Takita nous propose donc au travers de son film une plongée dans cette réalité rurale du Japon, et dans ce métier méconnu et décrié.

 

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[divider]Des portraits humanistes et poétiques, un mélange des genres[/divider]

 

Departures fait partie de ces films rares dont on ne saurait dire s’ils sont drôles, cyniques, sordides ou tristes. Et la réponse à cela est que le film explore tout simplement chacune de ces facettes, sans que cela n’altère toutefois l’unité et la cohérence de l’œuvre. Les personnages, comme souvent dans les films asiatiques, semblent au départ quelque peu caricaturaux. En effet, la naïveté de Daigo, l’optimisme de son épouse, et le caractère étrange du patron des pompes funèbres (Tsutomu Yamazaki) sont à première vue des choses qui pourraient exaspérer au commencement du film. De plus, celui-ci adopte un ton plutôt comique et aborde les premiers jours de la vie de Daigo dans les pompes funèbres avec humour et détachement. À première vue, Departures pourrait donc être une comédie décalée, sur fond de tabou social, mais pourtant, on peine, malgré quelques sourires, à rire franchement de la situation sordide dans laquelle s’est mis le protagoniste du film. Car Departures est beaucoup plus subtil que cela, et les transitions se feront presque sans que vous ne vous en rendiez compte.

Tout au long du film, vous verrez la psychologie de chacun des personnages se complexifier et se diversifier, jusqu’à obtenir une galerie de portraits très nuancée et habile dans sa mise en forme. Il en ira de même pour les émotions que vous pourrez ressentir, et ainsi, à la fin du film, vous serez sans doute surpris d’être passé du rire aux larmes (et même sûrement beaucoup de larmes…), sans que l’un ou l’autre ne vous semble inapproprié. Departures dresse donc ce portrait atypique d’un métier tabou, dont les ficelles nous sont totalement inconnues en Europe, à moins de s’y intéresser. Les provinces rurales du Japon ayant conservé l’aspect théâtral et poétique de leur mises en bière (ou Nokanshi), vous aurez véritablement l’impression de découvrir une profession différente et nouvelle, où la mort pourrait presque sembler « belle » tant on est touchés par la beauté et la douceur des gestes, la bienveillance et la compassion sobre mais sincère des employés, accompagnant chaque famille dans l’inévitable travail de deuil. L’aide au départ du début du film prend alors tout son sens au fur et à mesure que se dessine la profession, et ce côté lent et poétique vous hantera probablement longtemps après le visionnage de Departures.

 

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[divider]Une réalisation soignée pour une Ode à la Vie[/divider]

 

Il faut bien avouer qu’ici, le réalisateur prenait un risque en abordant un thème à ce point épineux dans la société nippone. Et pourtant le film connaît un succès inattendu, au Japon comme ailleurs. Ainsi, Departures collectionne les récompenses, qu’il s’agisse de l’Oscar pour le meilleur film étranger, des trophées pour la réalisation et la performance de Masahiro Motoki pour le Japan Academy Price, ou encore le Grand Prix des Amériques lors du Montreal World Film Festival. Au total, une trentaine de récompenses saluent le film, sa réalisation et son audace, car Departures est un film à la réalisation soignée.

Chaque plan est méticuleusement choisi, les paysages de la province de Yamagata sont magnifiques, et l’histoire, se déroulant au fil des saisons, donne au film cette atmosphère douce et chaleureuse. Car en effet, même si la thématique de la mort reste omniprésente tout au long de l’œuvre, et que les passages difficiles et tragiques ne manquent pas, il n’en demeure pas moins que Departures reste un film profondément optimiste, dont on ressort troublé, mais avec cette envie irrépressible de croquer la vie à pleines dents.

Enfin, il reste à saluer la prestation, toujours aussi marquante, du compositeur Joe Hisaishi, auquel on doit quelques magnifiques bandes originales, notamment au travers des célèbres films de Miyazaki. En effet, Joe Hisaishi, qui écrivait à l’époque une pièce pour violoncelle, vit la proposition de Yojiro Takita comme un signe, et il accepta d’emblée le défi. La musique de Departures est en adéquation parfaite avec le film, oscillant subtilement entre cette joie diffuse et ces accents mélancoliques qui ponctuent l’intégralité de l’œuvre. On notera par ailleurs les efforts déployés par l’acteur principal, Masahiro Motoki, qui apprit pendant six mois à se familiariser au violoncelle, afin que les scènes musicales soient plus réalistes et crédibles à l’écran.

 

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Si Departures vous est donc encore inconnu, je ne pourrais que trop vous conseiller d’aller y jeter un œil (voire les deux !) et de vous plonger dans ce drame empreint d’optimisme, qui mérite donc amplement sa place dans ce cycle d’articles autour des plus beaux films asiatiques.

 

 

The Last Door : un point&click angoissant inspiré de Lovecraft

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The Last Door : un surprenant point&click indépendant parti de rien

 

Né d’un projet Kickstarter, The Last Door a su faire parler de lui grâce à ses nombreuses qualités et son originalité sans équivoque, à l’heure où les jeux vidéo s’enracinent dans une course à la popularité teintée d’idées récurrentes et de gameplay banalisé (je ne donnerais pas Amnesia et Slenderman comme exemples, ah en fait, si).

Grandement inspiré des oeuvres du célèbre H. P. Lovecraft, auteur de récits d’horreur et de science-fiction de la première moitié du siècle dernier, ainsi que d’Edgar Allan Poe, The Last Door est un bijou qui fascinera autant les fans du genre que les non-initiés. Réalisé par le studio espagnol The Game Kitchen, ce point&click épisodique affiche déjà deux saisons, dont le dernier épisode, le Chapitre 2, est encore sous version Beta. L’avenir du jeu repose sur les donations des joueurs, puisqu’il est entièrement gratuit et jouable en ligne ou via téléchargement.

 

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[divider]L’horreur en pixels[/divider]

 

The Last Door étonne tout d’abord par son graphisme ultra-pixelisé voire grotesque. Il s’agit de pixel art pur et dur, en basse résolution. Cependant, ce flou général n’empêche aucunement l’atmosphère très sombre voire horrifique du jeu, et permet même au joueur d’imaginer lui-même à quoi pourrait ressembler le visage de tel ou tel personnage – ce qui est bien pire que d’en avoir une vision claire et nette. De même, on distingue plutôt bien l’ancien mobilier, les traces de sang et autres détails qui rendent l’ambiance d’autant plus effrayante et oppressante. Par ailleurs, le style rétro est en accord total avec l’intrigue, qui se déroule dans la Grande Bretagne des années 1890.

Le joueur incarne Jéremiah Devitt, forcé de retrouver ses anciens camarades de classe après la réception d’un étrange courrier, et par là même de replonger dans son passé afin d’en déterrer les plus noirs secrets. Subtil mélange entre investigation et surnaturel, les thématiques abordées dans The Last Door sont affreusement déroutantes : mort, péché, folie, peurs… Le tout assaisonné de personnages mystérieux, d’endroits hantés (manoir, crypte, ancien pensionnat…la totale) et d’une excellente narration qui nous laissent bouche bée et le nœud au ventre à chaque fin d’épisode/chapitre. Argh.

 

 

[divider]Musique, intrigue, gameplay : un combo gagnant [/divider]

 

D’une simplicité extrême, le gameplay se base sur l’utilisation de la souris qui permet à Devitt de se déplacer, de prendre et d’utiliser des objets (dont l’indétrônable loupe). L’aventure avance d’énigme en énigme, parsemée de petites quêtes et de dialogues justes et intenses. Néanmoins, les choix de réponse n’ont pas de conséquences, l’histoire étant linéaire (mais ça ne dérange pas). Le joueur découvre et assemble les pièces du puzzle en même temps que le personnage principal.

The Last Door n’est pas d’une grande difficulté mais reste très prenant, tout comme le serait une série télévisée de laquelle on ne peut plus décrocher ou comme un livre qu’on découvre page après page. Par ailleurs, chaque épisode débute par un superbe générique qui donne le ton, corbeaux et pierres tombales à l’appui.

 

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The Game Kitchen a également réussi d’une main de maître un autre paramètre primordial du jeu : la bande-son. Chaque bruitage semble réel et donne des frissons, comme le craquètement du parquet, le souffle du vent, la goutte d’eau éclaboussant le sol… Mais le meilleur reste la musique composée par le génial Carlos Viola – d’où la recommandation de porter un casque audio et d’éteindre la lumière pour jouer. Parfois angoissantes, douces, discrètes ou menaçantes, ces magnifiques mélodies (mêlant tantôt piano, tantôt violon) renforcent grandement l’univers lovecraftien du jeu. À écouter sans modération ci-dessous !

 

 

[divider]Conclusion[/divider]

 

The Last Door est un véritable coup de cœur personnel, que je conseille vivement aux amateurs de jeux d’aventures qui bousculent les émotions et font réfléchir. Le jeu rend hommage aux classiques des années 90, et ça fait du bien. Mis à part l’esthétique brute mais fort appréciable, l’histoire est passionnante et la bande-son très travaillée. Le joueur est immergé au sein d’une enquête inquiétante dans un monde malsain regorgeant de PnJ traumatisés. Ce qui ne nous donne qu’une seule envie : continuer de jouer encore et encore. En plus c’est gratuit, alors que demande le peuple…

Naheulbeuk, un Donjon dont on ne saurait taire le nom

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Le Donjon de Naheulbeuk, une saga épique, mais pas que

 

Pour certains d’entre nous, le nom Naheulbeuk a bercé notre adolescence (je me compte dans le lot). Voilà près de 15 ans maintenant que les voix mémorables d’une troupe d’aventuriers aussi antihéroïques qu’attachants se sont faites entendre pour la première fois sur le net, et le Donjon de Naheulbeuk n’a depuis pas perdu de sa superbe ni la moindre de ses tuiles. Car depuis sa création, Naheulbeuk s’est de nombreuses fois renouvelé, notamment du point de vue du format, et n’attend pas d’être à l’état de ruine pour faire parler de lui et attirer les foules. Petite visite guidée au cœur d’un Donjon aussi sombre que déjanté.

 

[divider]« Saga mp3, ambiance de la frousse, saga mp3… »[/divider]

 

En effet, avant de nous intéresser au caractère épique (ou non) de cette saga, il faut avant tout commencer par souligner que le Donjon de Naheulbeuk est avant tout une saga mp3 (ou numérique, si vous préférez les mots en –ique) au succès fulgurant, succès qui s’explique de diverses façons. Mais commençons par le commencement.

 

Donjon ou bon son ?

 

Comme le terme « saga » l’indique, le Donjon de Naheulbeuk est une histoire narrée au travers d’un certain nombre de saisons, la sixième et dernière saison en date étant sortie en novembre 2014, à l’image des séries télévisées ou des sagas romanesques que l’on peut connaître aujourd’hui comme Sherlock Holmes, le plus controversé Fifty Shades of Grey (il en faut pour tous les goûts), ou le Seigneur des Anneaux (cet exemple n’est pas exactement choisi au hasard…). La complexité du cas de Naheulbeuk repose sur la diversité des supports ayant permis l’épanouissement de l’histoire. Ce qu’il faut en tout cas pour le moment retenir, c’est que cette saga était au départ (et est toujours) numérique.

Créé par John Lang (autrement appelé Pen of Chaos) courant 2000, pour une mise en ligne courant 2001, les deux premières saisons étaient constituées toutes les deux de 15 épisodes (dont la durée varie entre 4 et 20 minutes) mis gratuitement à disposition du grand public sous forme de fichiers mp3 à télécharger depuis le site du Donjon de Naheulbeuk. Simples pistes audio, ces épisodes sont des sortes de sketchs audios constituant une seule et même histoire. La plupart des personnages (du moins, leur voix), musiques et bruitages perceptibles à l’écoute mais aussi le scénario sont l’œuvre de notre homme, qui fait ponctuellement appel à des invités. Le processus de production est donc long et fastidieux : écriture, enregistrement des voix, des bruitages, de la musique, et enfin montage. Petite chose intéressante, le site indiquait – et indique toujours –  en temps réel (ou quasi) l’avancement de ce processus pour les épisodes à venir.

 

 

Si l’intrigue et les quatre autres saisons se sont par la suite développées au travers d’autres média (sur papier, notamment), on peut noter un retour au format numérique du fichier mp3 avec la mise en ligne d’une dizaine d’épisodes reprenant la saison 3 de l’aventure (d’abord parue sous forme de livre) dont l’adaptation audio est toujours en cours. Difficile de savoir le nombre de téléchargements qu’enregistre cette saga, mais cette dernière a en tout cas su conquérir un fort public grâce à un bouche-à-oreille des plus efficaces, la réputation de la série s’étant notamment traduite par de très fortes ventes des versions matérielles de la série (livres, BD, CD, et j’en passe, mais nous y reviendrons).

 

C’est bien beau, mais Naheulbeuk, c’est quoi ?

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le Donjon de Naheulbeuk, qui n’auraient pas pris le temps de regarder la vidéo située en haut de l’article, et qui se poseraient donc depuis le début de cet article la question « Mais c’est quoi, le Donjon de Naheulbeuk ? », voilà le synopsis officiel de la première saison de la saga , À la recherche de la statuette :

 

Le Donjon de Naheulbeuk, c’est la quête de sept aventuriers – le Ranger, l’Elfe, le Nain, la Magicienne, l’Ogre, le Voleur et le Barbare – qui unissent leurs forces afin de récupérer la statuette de Gladeulfeurha qui, une fois réunie aux onze autres, permettra l’accomplissement d’une étrange prophétie. Mais finalement, cette prophétie, nos aventuriers s’en cognent comme d’une vulgaire prémolaire de gobelin. Ce qui les intéresse par dessus tout, c’est l’argent que cette statuette leur rapportera une fois remise à leur commanditaire. Seulement, il y a un hic : la statuette est cachée au fin fond d’un donjon gardé par un puissant sorcier, Zangdar : le célèbre Donjon de Naheulbeuk.

 

« Personne n’en est ressorti… »

 

Et hop, en deux lignes et trois mots, vous voici plongés dans l’univers héroïco-fantastico-parodique créé par Pen of Chaos. Nos sept pseudo-héros, aux voix, identités et caractéristiques particulières et uniques, se retrouvent donc pour de riches et tumultueuses aventures, au sein du Donjon au cours de cette première saison, puis au travers de la Terre de Fangh, à la recherche du fameux commanditaire…

 

[alert type=red ]Attention, possible spoiler l’espace d’un paragraphe[/alert]

 

Objet de la deuxième saison, Voyage en terre de Fangh, cette deuxième quête, bien moins glorieuse et glamour mais toujours aussi vénale, emmène donc notre groupe d’aventuriers (dont le nombre a d’abord diminué avec la mort du Voleur, lors d’une session de détection de pièges, puis augmenté avec l’arrivée d’un Ménestrel qui va cependant à son tour mourir) dans les tréfonds de la Terre de Fangh, territoire aussi multiple que dangereux. Bien que rejoindre Gontran Théogal, le commanditaire, se révèle plus ardu que prévu dans le temps imparti et au vu des obstacles rencontrés, nos héros parviennent finalement à récupérer l’argent tant espéré et mérité (bien que l’on puisse s’interroger à ce sujet). Mais c’était sans compter les taxes qu’un tel gain implique ainsi que la fin du monde que nos aventuriers ont déclenchée en remettant la fameuse statue dans les mains de Gontran. La compagnie va donc tenter par tous les moyens au cours de la troisième saison, La Couette de l’oubli, d’arrêter notre cher Gontran et mettre un terme à son terrible dessein, ce qu’ils parviendront à faire, vous vous en doutez. La saison 4, L’Orbe de Xaraz, porte le nom de l’artefact maléfique que les aventuriers vont par mégarde récupérer, au fil d’aventures toutes plus accidentelles les unes que les autres, sauvant ainsi, toujours aussi accidentellement, le monde. Mais une guerre se prépare entre les différents peuples de la terre de Fangh, au cours de la cinquième saison, Le Conseil de Suak, et la compagnie se retrouve malgré elle au milieu de ce chaos (comme d’habitude). Et au fil des mésaventures, nos héros vont encore une fois, par accident, arrêter Zangdar dans ses projets machiavéliques. Ils vont alors prendre part à la guerre qui se déclare ouvertement dans la saison 6, Chaos sous la montagne, et ils parviendront à y mettre fin (en la remportant, bien sûr), et la saison se finit sur la décision de la compagnie de se séparer une fois leur butin revendu (Ceci est la fin du spoiler potentiel).

 

Les statuettes du succès

 

Mais qu’est-ce qui fait le succès de ce qui n’était au départ qu’une petite saga mp3 ?

Outre une histoire assez riche (dans laquelle je ne rentre par ailleurs pas plus en détails), il faut souligner que le travail effectué par John Lang est assez conséquent. C’est toute une géographie qu’il crée pour la saga, ainsi qu’une histoire, avec ses dates et héros, et une mythologie. Faune locale (comprendre ici monstres en tous genres) et divinités voient spécialement le jour pour l’occasion. Tout cet univers est notamment développé dans une Encyclopédie en ligne ainsi qu’une série de bandes dessinées, Les Arcanes de Naheulbeuk, qui offrent ainsi une autre vision de ce monde plus que complet. Mœurs, légendes, savoirs scientifiques, les ajouts sont nombreux et divers, et permettent de rendre plus crédible un univers pourtant bien imaginaire, aussi familier soit-il.

 

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It’s dangerous to go alone ! Here, take those maps !

 

Car il faut bien le reconnaître, l’univers de Naheulbeuk est un univers particulièrement familier à bon nombre d’entre vous. Donjons, monstres, quêtes, différentes classes de héros, différents niveaux de compétences… Ça ne vous dit rien ? Tout joueur de Donjons et Dragons, jeu de rôle sans doute le plus célèbre, mais plus globalement tout joueur de jeux de rôle fantastico-médiéval (sur support papier comme vidéo-ludique… World of Warcraft ? on a parlé de WoW ?) s’y sentira comme un poisson dans l’eau. Univers qui en a déjà conquis bon nombre d’entre nous, la parodie des codes et de l’imaginaire propre à cet univers en question se révèle riche et assez bien exploitée. Le principe même du jeu de rôle est le fil conducteur, du moins de la première saison, et sert de trame à de très nombreux sketchs et gags – le tout premier épisode de la saga l’illustre pour le coup à merveille.

Des sketchs et des gags, vous allez en manger à la pelle. Si l’humour n’est pas toujours très subtil (« Moi, j’ai pas besoin de torche, je suis nyctalope. – Je l’savais bien qu’t’étais une salope ! »), il faut cependant souligner de très bonnes trouvailles. Comique de répétition, parodies de codes universels (parlons du Vampire hémophile…), comique de l’absurde : les procédés comiques sont très nombreux, à l’image de la source d’inspiration primaire, François Pérusse et ses 2 minutes du peuple. Et les références sont encore plus nombreuses. En effet, la saga regorge de clins d’œil et d’hommages à d’autres œuvres de référence : difficile par exemple de rater les innombrables clins d’œil à l’intention du Seigneur des Anneaux (personnages, lieux, évènements et même expressions comme « Nazgûl en tongs ») mais aussi de façon plus subtile à Conan le Barbare, Star Wars, Harry Potter, Terminator, Predator, Retour vers le futur, les Schtroumpfs, The Legend of Zelda et bien d’autres encore. Ou encore les Monty Python dans la vidéo présente au début de l’article. Que ces références soient présentes dans la saga mp3 ou dans les adaptations en bandes dessinées, cela dénote la richesse de la saga et le gros travail de son créateur.

 

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Puisque jouer à « Où est Charlie » n’est plus très politiquement correct…

 

Enfin, dernier gros atout qui peut expliquer le succès du phénomène Naheulbeuk : son format. Nous en parlions un peu plus haut, la saga est d’abord sortie sous forme de fichiers mp3 à télécharger gratuitement. C’était, à l’aube des années 2000, une petite révolution, et toute nouveauté sait faire parler d’elle. Format relativement court, les épisodes sont donc très accessibles, et je me souviens moi-même à l’époque avoir mis quelques épisodes de la saga mp3 sur mon lecteur mp3 pour pouvoir les écouter dans le bus pour aller au collège.

Avec ses personnages attachants, aussi charismatiques que capables (ou pas), une histoire assez simple à suivre et des gags à volonté, il est donc normal que ça se soit répandu comme une traînée de poudre dans les cours de récré et entre internautes.

 

[divider]Le tour de Fangh en 80 formats[/divider]

 

Naheulbeuk est une chose du passé, objecteront certains. Au contraire, loin de revenir péniblement d’entre les morts, le donjon de Naheulbeuk renaît constamment de ses cendres. Et il est intéressant voire surprenant de noter que la saga a suivi des chemins détournés pour revenir, toujours plus fort, à ses premières amours : Internet et les jeux de rôle.

 

Dans les petits papiers du public

 

Après le succès des deux premières saisons sur Internet, le Donjon de Naheulbeuk a en effet fait parler de lui dans les librairies. Alors que le nom de Naheulbeuk se retrouve estampillé sur de plus en plus de produits, et bien que John Lang ne souhaite pas faire de ce nom un marché tout entier, la dessinatrice Marion Poinsot (notamment derrière le scénario et le dessin de Dread Mac Farlane) parvient avec le soutien de sa maison d’édition Clair de Lune à convaincre Pen of Chaos de s’intéresser à une adaptation dessinée de sa saga. La première saison audio de la saga est donc adaptée en 2005 sur deux tomes et la deuxième saison audio entre 2006 et 2009 sur un total de quatre tomes. Une partie de l’Encyclopédie sera notamment adaptée au travers des BD les Arcanes de Naheulbeuk, et les saisons 3, 4 et 5 feront quant à elle l’objet d’une adaptation dessinée – en respectivement trois, quatre et cinq tomes, le dernier étant sorti en novembre 2014 – à partir non pas de la saga audio (puisque l’on rappelle que la saison 3 est toujours en cours de production) mais à partir des romans.

En effet, non content de s’attaquer au neuvième art qu’est la bande-dessinée, John Lang, dans un désir d’exploration aussi nourri que celui de ses personnages, s’est essayé au genre littéraire du roman. C’est donc au travers de 4 nouvelles saisons, et donc 4 romans, que le créateur tout-puissant a décidé de développer et d’enrichir l’univers de Naheulbeuk et l’histoire de nos héros, saisons qui font donc désormais l’objet d’une adaptation audio et dessinée.

Revirement de taille, mais aussi de qualité, donc, pour Pen of Chaos, puisque ce choix s’est révélé un succès commercial. Ainsi, les éditions Clair de Lune annonçaient des ventes supérieures à 200 000 exemplaires pour les deux premiers tomes à la fin de l’année 2006. Le cinquième tome aurait quant à lui dépassé les 150 000 ventes en 2008. Quant aux romans, selon un sondage Ipsos pour Livre Hebdo, deux des romans de Naheulbeuk s’étaient hissés dans le top 50 des meilleures ventes de science-fiction et fantasy en 2011 (au 15 et 18e rang, pour être précis), juste derrière le volume 1 du Trône de Fer notamment, et ce sont les prix Merlin 2010 et 2014 du Meilleur Roman (prix littéraire récompensant les œuvres de fantasy francophones) qui ont ainsi été remportés pour l’Orbe de Xaraz (saison 4) et À l’aventure compagnons (qui reprend les saisons 1 et 2). C’est un succès notable pour la franchise, d’autant plus que l’unique publicité dont bénéficie Naheulbeuk est le bouche-à-oreille.

 

Dieu c’est odieux

 

Nous le soulignions, l’univers de Naheulbeuk est très complet, notamment par un travail de consolidation par le biais d’œuvres parallèles comme l’Encyclopédie. Une série de pistes audio supplémentaires, développées en parallèle de l’histoire de la saga mp3, mettent ainsi en scène les personnages que l’on connaît dans de fausses publicités, vantant des produits enrichissant l’univers de base. Retrouvez par exemple ci-dessous une compilation de trois de ces fameuses et nombreuses publicités, toutes disponibles en téléchargement sur le site de Pen of Chaos (notons par ailleurs le travail de machinima – ou la fameuse superposition d’une piste audio à une œuvre visuelle pré-existante).

 

 

Autre aspect audio développé par John Lang : la musique. Penchons-nous quelques instants sur le passé (obscur uniquement sur un plan musical) de notre homme pour comprendre la génèse du Naheulband. Né en 1972 dans une petite ville du Finistère, il quitte sa Bretagne d’enfance pour poursuivre un CAP Photocomposition et Industrie du livre (comprendre : métiers de l’édition et de la publicité, notamment). Mais ce n’est pas pour autant qu’il oublie ses origines bretonnes (ni même une certaine passion pour la musique) puisque après avoir flirté avec la musique punk grâce à laquelle il s’initie à la percussion, et s’être essayé au metal et à la guitare au sein de petits groupes comme Necropsia ou Avel Fal, notre musicien autodidacte s’essaye à la flûte irlandaise, à la bombarde (instrument à vent typique de la Bretagne) et à la guitare folk. S’ajoutera ensuite à ce revirement celtique son amour de l’Irlande par le biais de l’addition de nouvelles cordes à son arc, ou plutôt de nouveaux instruments à son répertoire, avec notamment le bodhrán (instrument de percussion), le low whistle (encore un instrument à vent) et la cornemuse d’Irlande. Ce seront par la suite la harpe celtique et la flûte traversière irlandaise qui viendront allonger la liste. Au sein de groupes à tendance celtique (nommons TornaoD et Krozal), John Lang va ainsi confirmer son univers musical, qui transpirera de façon évidente dans les musiques qu’il composera pour le Donjon de Naheulbeuk, saga qu’il complètera donc par des chansons bonus.

Et c’est ainsi que voit le jour en 2002 le Naheulband, groupe reprenant l’univers de Naheulbeuk (et en le complétant, donc) sous la forme de chansons à télécharger sur Internet puis d’albums disponibles à la vente (avec quatre albums à leur actif, enregistrant pas moins de 30 000 ventes, selon les chiffres donnés par Pen of Chaos lui-même). Composé d’anciens membres des groupes visités par Pen of Chaos, le groupe acquiert une notoriété telle qu’il tourne régulièrement, pour des concerts ou de simples participations à des événements divers, à travers toute la France (et plus encore, notamment en Belgique, en Suisse, et même au Québec). Et ce depuis 2002.

 

La vie des hauts faits

 

Comme tout succès populaire, la communauté s’en est emparé et s’est approprié Naheulbeuk. Alors que la saga n’était au départ qu’audio, les fans ont rapidement souhaité pouvoir mettre des images sur les mots (alors qu’en général, c’est plutôt l’inverse), et de très nombreuses adaptations vidéo ont ainsi pullulé sur les principales plateformes que sont YouTube et Dailymotion.Qu’il s’agisse de simples montages – comme l’ajout des pistes audio sur des images de films ou de séries comme le Seigneur des Anneaux ou Kaamelott, ou sur des images extraites des bandes dessinées – ou de réalisations plus complexes, à base de reconstitution sur WoW (citons notamment NaheulWoW) ou avec des Lego, les fidèles s’en sont donné à cœur joie.

John Lang creuse plus sérieusement la question d’une adaptation vidéo en 2005 en s’associant avec Mortal Fight Circus, association non lucrative se proposant d’aider à la production de projets audiovisuels. Le projet alors proposé est la mise en scène des aventures de notre compagnie au sein du Donjon comme étant la conséquence d’une partie de jeu de rôle « réelle » : l’alternance Donjon/réalité et l’influence de ces scènes de la vie réelle sur le déroulement de la partie permettait notamment la création de sketchs aussi inédits qu’illimités. Bien que développé (vous pouvez en retrouver quelques détails ici), le projet n’a cependant pas abouti, et seules deux vidéos concernant le Naheulband ont ainsi été produites.

L’idée d’une adaptation audiovisuelle est revenue sur le devant de la table en décembre 2013 avec le lancement d’une campagne de kickstarter sur le site MyMajorCompany visant à récolter quelques 95 000€ pour permettre la finalisation de cette adaptation. Projet officiellement en cours depuis le courant de l’année 2011 (et qui se veut international), c’est à Nomad Films que John Lang fait appel, et dès le courant de l’année 2012, il se dit que l’étape de pré-production est déjà quasiment achevée. Avec presque 189 000€ récoltés (à 4€ près), c’est donc une série animée en 3D qui nous est promise, et un premier pilote est alors diffusé sur internet.

 

C’est avec ce premier aperçu que la série participe à différentes conventions et divers festivals, comme le WebProgram-Festival en 2014 au cours duquel la série se voit attribuer le Prix du Public dans la catégorie Humour ainsi que le Grand Prix du Public. Une deuxième petite vidéo a par ailleurs été rendue publique sur la chaîne YouTube de Naheulbeuk, histoire de faire patienter le public jusqu’à la diffusion de la série elle-même à partir de ce printemps 2015, nous promet Pen of Chaos.

 

Jeux

 

Mais c’est par un retour, inévitable, à ses origines (j’ai nommé le jeu de rôle), que Naheulbeuk fait en ce moment parler de lui. Et par un retour numérique, j’entends. C’est en effet l’annonce et les premières images du développement du jeu vidéo le Donjon de Naheulbeuk qui a agité les foules en janvier dernier. Cette vidéo, que vous pouvez retrouver ci-dessous, nous explique la démarche, les objectifs et l’avancement du jeu. Développé par Artefacts Studio (studio de développement de jeux vidéo français notamment à l’origine de quelques jeux DS), ce jeu se veut être un RPG tactique vous plongeant dans le sacro-saint Donjon de Naheulbeuk. Mais je vais laisser John Lang vous décrire (bien mieux que moi) les différentes caractéristiques de ce jeu à venir.

 

 

Adapter Naheulbeuk sous la forme d’un jeu n’est cependant pas une première pour Pen of Chaos qui avait déjà planché sur le sujet au travers d’un jeu de rôle « papier ». Retour aux origines, donc, pour un jeu disponible sur le site internet officiel. Et si cela ne vous suffit pas, ne vous inquiétez pas, un jeu de société Donjon de Naheulbeuk, édité par Repos Production depuis 2010, est lui disponible à la vente.

 

[divider]Veni, vidi, CHAUUUSSEEEETTE[/divider]

 

Naheulbeuk est sans aucun doute un phénomène dont le succès ne peut être nié. Comme un pionnier dans les terres hostiles d’un Internet sans pitié, il a su en inspirer, et nombre de sagas mp3 se sont par la suite développées : on peut ainsi citer Les aventuriers du NHL2987 Survivaure (ou Survivaure pour les intimes, et dont l’adaptation en bande-dessinée sera aussi signée Marion Poinsot), ou dans une recherche stylistique plus recherchée Reflets d’Acide.

Un danger se profile cependant à l’horizon : le risque de ras-le-bol. Car on l’a bien vu, le nombre de produits made in Naheulbeuk se multiplie. En plus de ces différents supports audio, visuels et ludiques, de nombreux produits dérivés sont par ailleurs disponibles. Tee-shirts, affiches, mugs, figurines sont donc proposés à la vente. Et l’on peut se demander ce que nous réserve John Lang après le jeu vidéo.

 

It’s a trap ?

 

Bien qu’il ne s’agisse pas ici à proprement parler d’une déclinaison d’un même titre de jeu vidéo, peut-on craindre la surexploitation de la licence que finit par former la gamme de médias estampillés Donjon de Naheulbeuk ? Pen of Chaos s’assure qu’à chaque réécriture de sa création, des nouveautés viennent enrichir son contenu originel, mais force est de constater que le fond reste le même : chaque nouveau support n’est qu’une adaptation du matériau de base. Au risque que l’on se fatigue de certains sketchs, par exemple. Espérons que la variété des supports ne viendra pas étioler l’intérêt de la communauté pour le phénomène Naheulbeuk, ce donjon pas comme les autres.

Saga Divergente : des livres aux films

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Divergente : des livres à succès, des films à succès

Le deuxième volet de la saga Divergente est sorti le 18 mars dernier dans nos salles obscures, alors chez Cleek, on s’est dit que c’était le moment de vous offrir une comparaison livres vs films. Certains critiques de cinéma ont qualifié Divergente 2 : l’Insurrection de film encore plus explosif que le premier et je ne saurais être plus d’accord avec cette affirmation. Ce dernier a déjà totalisé plus de 21,3 millions de dollars aux USA et 39,6 millions de dollars à travers le monde. Il se place en tête du box-office en Angleterre, au Mexique, au Brésil et aussi en France.

Mais à quoi doit-on, concrètement, cet engouement ?

Je vous annonce d’entrée que cet article sera long et descriptif. Il parle en détail des livres et des films. Par conséquent, si vous n’avez ni lu ni vu la saga Divergente, vous serez spoilé, attention donc.

 

[divider]Divergente 1 : le livre, le film[/divider]

 

Divergente, c’est l’histoire d’un monde post-apocalyptique où la société est formée de 5 factions : les Érudits, les Altruistes, les Sincères, les Fraternels et les Audacieux. Des murs protègent la ville, personne ne s’aventure au-dehors. Le personnage principal a 16 ans, elle s’appelle Béatrice Prior, alias Tris. Elle se retrouve à devoir choisir si elle désire rester dans sa faction, les Altruistes, ou bien partir en rejoindre une autre pour le restant de sa vie. En général, les Altruistes ne choisissent pas les Audacieux, et pourtant…

Lors de son test d’aptitude, pour l’aider à faire un choix, son examinatrice lui apprend que son test n’est pas concluant, qu’il n’indique pas une faction précise, mais bel et bien trois : elle est Divergente. Les divergents font peur, car ils sont réputés pour n’appartenir à aucune faction en particulier, ils sont donc incontrôlables et dangereux aux yeux de la société. Elle sait qu’elle ne doit rien révéler de sa divergence aux autres, sous peine d’être traquée, puis tuée.

La voilà donc chez les Audacieux, où elle devra passer par diverses épreuves pour réellement devenir une des leurs. Des épreuves physiques, mais aussi mentales, où elle devra affronter ses peurs les plus profondes. Quatre, son instructeur, comprend rapidement qu’elle est Divergente, mais ne révèle rien dans un premier temps. En effet, elle peut contrôler les simulations lorsqu’elle se trouve dans son paysage de peur.

 

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Bien que petite de taille et d’apparence fragile, Tris se montrera à la hauteur des épreuves exigées par les Audacieux. Elle se verra même attaquée par un groupe, comprenant un de ses amis, Al, qui tente de la tuer afin qu’elle laisse sa place dans le classement. En effet, ceux qui n’arrivent pas à obtenir un score suffisant lors de toutes les épreuves se verront renvoyer, devenant ainsi Sans-Faction. Ces derniers sont vus comme les déchets de cette société. Peter, l’enfoiré de service, sera de la partie. Il jouera d’ailleurs un rôle assez surprenant dans le second volet de la saga.

Quatre arrive sur ces entrefaites et repousse ses assaillants. Les deux personnages se rapprochent, petit à petit. Bien que d’apparence autoritaire, distant et froid, Quatre passe le plus clair de son temps à lutter contre les sentiments qu’il éprouve pour Tris. Il l’aidera à se comporter comme une Audacieuse, en l’invitant dans son paysage de peur à lui, afin qu’elle ne soit pas démasquée. Elle découvrira qu’il a quatre peurs, uniquement, d’où son surnom. Elle comprendra aussi qui il est réellement, Tobias Eaton, fils de Marcus Eaton, un des conseillers des Altruistes, accusé d’avoir battu son fils.

Tris réussit haut la main son initiation chez les Audacieux, elle finira première dans le livre, et sixième dans le film. C’est alors qu’Eric, un des leaders despotiques, décide d’inoculer à tous les Audacieux un produit, un sérum. Il expliquera qu’il s’agit d’un traceur, juste au cas où.

Cette nuit-là, Tris se réveillera et constatera que tous se comportent comme des zombies, comme des somnambules.  Elle suivra le groupe afin de découvrir ce qu’il se passe, en adoptant les mêmes gestes que ses compères.  Elle cherchera Quatre, dans l’espoir de confirmer ses soupçons : lui aussi est un Divergent. Elle l’aperçoit alors dans le train qui l’emmène dans un endroit qu’elle ignore encore, bien qu’elle le soupçonne : chez les Altruistes.  Elle se positionne alors près de lui dans l’attente d’un signe quelconque de conscience. C’est alors qu’il lui prend la main.

Elle comprend alors sans peine qu’elle avait raison. Il est Divergent, et les Érudits veulent tuer les Altruistes, sa faction d’origine, celle où son père et sa mère vivent encore. Quatre et elle se feront prendre et seront séparés.

 

[alert type=red ]SPOILER ALERT[/alert]

 

La mère de Tris sera tuée en tentant de la protéger, mais cette dernière confirme les soupçons de sa fille, elle aussi était une divergente, Audacieuse de naissance. Dans sa course pour arrêter cette simulation, Tris retrouve son père, son frère mais aussi Marcus, le père de Quatre alias Tobias. Le petit groupe se dirige en direction du centre de contrôle, où se déroule la simulation. Le père de Tris donnera sa vie pour sauver celle de sa fille alors qu’elle s’était pris une balle dans l’épaule.

L’adrénaline porte Tris jusqu’à cette fameuse salle de contrôle, et elle tombe nez à nez avec Tobias, alors que ce dernier se voit pris également dans une simulation. Jeannine, la leadeur des Érudits dirige tout ça. Elle est à l’origine de la mort de centaines d’innocents, à l’origine de ces sérums.

 

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Cette dernière a mis au point une nouvelle substance capable de contrôler les divergents. Quatre et Tris se battront, mais il est bien plus fort qu’elle. Elle le braquera avec son arme mais comprendra très vite qu’elle ne peut le tuer. Elle retournera le pistolet contre elle tout en lui parlant, le rassurant. Elle préfère mourir que de le tuer. C’est alors qu’il se libère de cette simulation. Ils arrivent enfin à mettre un terme à la simulation qui emprisonne les Audacieux et prennent la fuite via le train, avec Marcus et Caleb, le frère de Tris en direction du terminus, dans l’espoir de pouvoir se réfugier chez les Fraternels.

Dans l’ensemble, le film suit de très près le livre, une réelle alchimie lie les deux personnages à l’écran, Tobias, interprété par Theo James, et Shailene Woodley, dans le rôle de Tris. Une alchimie encore plus présente dans le deuxième volet.

 

[divider]Divergente 2 : l’Insurrection, le livre, le film[/divider]

 

C’est bien la première fois que je vais tenir une telle affirmation, mais le deuxième film est meilleur que le livre. Je risque de m’attirer les foudres des fans, probablement, mais ce n’est qu’un avis. Moins fidèle que le premier, certes, certains détails énervants présents dans le livre ne se retrouvent pas dans le film. Un vrai soulagement pour ma part. L’histoire tourne autour de cette fameuse boîte, ce secret bien gardé.

Toutes les scènes sont prenantes, saisissantes, tout y est intéressant, bien réalisé, bien joué. Je ne dis pas que l’histoire dans le livre est moins intéressante, non. Si je devais comparer cette adaptation, ça serait à celle des comics de The Walking Dead. La série ne suit pas l’œuvre originale tout le temps, il y a des divergences (ahahaha) mais c’est encore mieux, dans le sens où on redécouvre toujours des choses. C’est exactement pareil ici. Les différences entre le livre et le film sont tout simplement rafraîchissantes.

L’histoire commence néanmoins de la même manière, nos héros se trouvent chez les Fraternels, et tenteront de retrouver leurs amis Audacieux. Ils découvriront qu’ils se cachent chez les Sincères. Tobias, Tris et Caleb prennent ainsi le train mais tombent sur des Sans-Factions. Pour se sortir de cette impasse, Quatre révélera son vrai nom, comme un mot magique. On apprendra que la mère de Tobias dirige les Sans-Factions, alors que Tris pensait cette dernière morte depuis des années. Dans le livre, Tobias semble d’accord avec les idéaux de sa mère : renverser les Érudits et mettre en place un nouveau système, tandis que dans le film, les tensions sont plus que présentes entre ces deux personnages.

Il n’oublie pas pour autant leur but : retrouver les Audacieux. Seuls Tobias et Tris partent à leur rencontre, Caleb décidant de retourner chez les Altruistes. Tout s’enchaîne très vite, les Sincères ont pour ordre d’arrêter Tris et Tobias, accusés d’être des terroristes et d’avoir dirigé le massacre des Altruistes. Ils se verront soumis au sérum de vérité des Sincères.

Dans le film comme dans le livre, Tris a dû tirer sur Will, le petit ami de sa meilleure amie Christin,a lorsqu’il était aux prises de la simulation. Elle le tua, mais n’avoua jamais à personne ce qu’il s’était passé. Le sérum de vérité agit dans le film sur elle, bien qu’elle tente de le combattre, et dira ainsi à tous, ses actes. Dans le livre, le sérum n’agit pas réellement, mais elle prend tout de même la décision de dire la vérité.

Tris ne sait plus qui elle est. Elle a perdu son père et sa mère, a abattu un de ses meilleurs amis et est aveuglée par la colère, ce dernier point figure uniquement dans le film. Elle veut tuer Jeannine. Elle a besoin de se retrouver, de savoir qui elle est. Elle changera d’ailleurs de coiffure, optant pour une coupe de guerrière, essayant de montre au monde qu’elle est forte, alors qu’en son for intérieur, elle s’écroule.

 

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Dans le livre, Tris trahit Tobias. Elle décide d’écouter Marcus, le père de ce dernier qui affirme que la vérité réside dans ce secret. Chose totalement absente du film. Les deux amoureux s’éloignent dans le livre, alors qu’à l’écran, rien n’est plus fort qu’eux. Ils se soutiennent.

Une fois le sérum de vérité inoculé, alors que les Sincères les croient enfin, un groupe d’Audacieux débarque dans l’enceinte de la tour de la Faction et inocule une sorte de capsule à tout le monde ou presque, les endormant instantanément. Le but de leur mission est simple : débusquer les Divergents.

Tris est prise ainsi que d’autres divergents qui ne se sont pas endormis lors de l’attaque par Eric, le leader des Audacieux. Ils les scannent tous à l’aide d’une machine pour savoir quel est leur pourcentage de divergence, dans l’espoir de trouver la perle rare, le ou la Divergent(e) capable d’ouvrir la boîte. Et c’est à partir de là que rien ou presque n’est pareil dans le livre et dans le film.

Quatre arrive et libère Tris et les autres. Eric sera exécuté presque instantanément par Quatre, tandis qu’il sera jugé, puis exécuté dans le livre. Ils retournent tous chez les Sans-Faction dans l’espoir d’élaborer un plan. Dès le premier soir, ils comprendront vite que les implants sont des capteurs à distance capable de contrôler leurs hôtes. Trois Audacieux seront au bord d’un toit, prêts à se suicider. Ils diront que si les Divergents ne se rendent pas, d’autres suicides apparaîtront. Christina et Tris montent l’immeuble en ruine pour les sauver, malheureusement, l’une d’entre eux ne pourra être sauvée, Marlene.

Tobias connaît Tris, il sait qu’elle voudra se rendre pour éviter un autre massacre. Après leur première nuit d’amour, Tris partira alors qu’il dort encore, direction le centre des Érudits.

 

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Si dans le livre, Tris a des tendances assez suicidaires, et pense ne plus vouloir vivre, dans le film c’est sa détermination a arrêter les massacres qui prédomine. Elle a soif de vérité. Elle subira donc plusieurs simulations, une pour chaque Faction, devant ainsi se comporter comme il faut pour ouvrir cette fameuse boîte au secret bien gardé. Elle découvre que son frère s’est de nouveau rallié aux Érudits, au même titre que Peter.

 

La Faction avant les liens du sang…

 

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Les simulations vont l’épuiser. Quatre sera capturé, mais aura un plan. Dans le livre, Jeannine désire uniquement comprendre le fonctionnement du cerveau des Divergents. L’idée du film est tout de même bien plus stylée… Au moment de la dernière simulation, Tris sera amenée dans la salle et croisera Quatre, elle sera tellement agitée que Peter lui inoculera un sérum. On comprendra vite qu’il agira sur elle comme étant une substance capable de faire croire qu’elle est morte. Son corps sera recouvert sur une table. Quatre pensera qu’elle est morte, comme Jeannine et les autres et deviendra fou, mais très rapidement, elle reprend connaissance. Ils tenteront de s’enfuir, mais Tris veut savoir ce que contient cette boîte.

C’est un message, venu d’une femme du nom de Edith Prior, une ancêtre de Tris. Détail précisé dans le livre, et non dans le film. Elle expliquera que les Divergents sont la clé. Qu’il faut sortir, au-delà des murs. C’est ainsi que ce termine le tome 2 de Divergente. Le film quant à lui s’achève sur le meurtre de Jeannine, perpétré par la mère de Tobias.

 

[divider]Et la suite ?[/divider]

 

Le tome 3 sera adapté en deux volets, prévus pour 2016 et 2017. Je pense que, si vous n’avez pas lu ni vu ces films, vous avez eu votre compte de spoil, je ne m’aventurerais donc pas à vous parler du dernier livre…

 

 

 

 

 

La Dvdthèque : Bienvenue à Gattaca

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Bonjour et bienvenue dans « La Dvdthèque », la nouvelle chronique de Cleek ! Dans cette rubrique, nous allons parler de cinéma, et plus particulièrement de films déjà sortis en DVD, ou Blu-Ray, et qui ont un propos et un style qui méritent l’acquisition du précieux… boîtier.

Acheter un film, par les temps qui courent, est parfois une décision assez mûrement réfléchie. On est tenté de télécharger, de consommer et de vider son disque dur saturé plutôt que de devoir débourser une somme d’argent qui pourrait facilement acheter autre chose. De la nourriture, une sortie, ou quelques euros en plus sur son PEL. L’ère est peut-être, en effet, au partage des œuvres cinématographiques récemment sorties, et loin de nous l’idée de condamner l’usage de nouvelles technologies qui réinventent notre rapport à la culture, bien au contraire.

Mais si cette rubrique s’intitule La Dvdthèque, c’est parce qu’à Cleek, on aime vous informer, et vous faire partager des films susceptibles de vous faire vibrer. Loin de vous pousser à l’achat, ou de vous intimer l’ajout d’un nouveau venu dans votre bibliothèque, l’objectif de cette rubrique, c’est la découverte ou la redécouverte de films majeurs, qui entrent en résonance avec un air du temps résolument geek.

Synopsis, fiche technique, et intérêt du film seront autant de points abordés dans cette rubrique, qui souhaite vous faire découvrir un film tout en vous garantissant un contenu sans spoilers. Musique, images et citations accompagneront votre lecture, pour un avant-goût de l’aventure. Esprits curieux et cinéphiles, la Dvdthèque ne se montera pas sans vous !

 

[divider]Bienvenue à Gattaca[/divider]

Dvdthèque Une Gattaca

 

Genre : Science-fiction, anticipation
Durée : 106 minutes
Titre original : Gattaca
Musique : Michael Nyman

Distribution : Ethan Hawke (Le Cercle des Poètes disparus, Lord of War), Uma Thurman (Pulp Fiction, Kill Bill), Jude Law (Le Talentueux Mr. Ripley, Le Limier)
Réalisateur : Andrew Niccol (Lord of War, Time Out, Les Âmes vagabondes)

Sortie : 1997
Pays d’origine : États-Unis

 

[divider]Synopsis[/divider]

 

Situé dans un futur proche, Bienvenue à Gattaca raconte l’histoire de Vincent, un « enfant naturel » conçu de façon traditionnelle par ses parents, dans un monde où il est désormais possible de concevoir génétiquement ses enfants, en mettant toutes les chances de leur côté. Dès sa naissance, le code génétique de Vincent révèle des probabilités de faiblesse cardiaque, une myopie, et une espérance de vie qui n’excède pas les trente ans.

Déçus, les parents de Vincent s’emploient très vite à juguler les espoirs du garçon, qui rêve d’aller dans l’espace. Et pour cause, dans le futur, les individus ne sont plus choisis selon leurs études ou leurs compétences, mais selon leur code génétique, et le jeune homme, avec tout le travail et la meilleure volonté du monde, n’a aucune chance. Pour réaliser son rêve, Vincent, ambitieux et déterminé, va devoir recourir à des extrémités qu’il ne soupçonnait pas.

 

“ J’éloignais mon esprit de la douleur en me rappelant que, lorsque je me tiendrai enfin debout, je serai exactement cinq centimètres plus près des étoiles. ”

 

[divider]L’intérêt du film[/divider]

 

Bienvenue à Gattaca raconte l’histoire d’un homme prénommé Vincent Freeman. Tout le film tient en ce nom, car c’est l’histoire d’un homme qui a décidé d’être libre, et de passer outre la discrimination dont il fait l’objet pour réaliser son rêve. D’un escalier en double hélice jusqu’aux lettres qui composent le mot « Gattaca », l’ADN est omniprésent dans le film : au départ simple encodage génétique, l’ADN devient dans le futur la figure même du destin de chaque individu, et ce, dès sa naissance. Bienvenue à Gattaca nous dresse le portrait d’une société où le courage, le travail et la détermination, et le droit de chaque individu à bénéficier d’une chance, sont balayés par une série de données biométriques auxquelles nul ne peut se soustraire.

Individus conçus naturellement discriminés ou, au contraire, portant le fardeau de leur perfection génétique qui ne leur accorde aucun droit à l’erreur, ni à l’échec, Bienvenue à Gattaca propose, en filigrane, une interrogation sur le destin de l’homme. Renierons-nous un jour notre liberté de devenir en tentant de créer une société parfaite ? Si le film est sorti en 1997, les questions qu’il pose n’ont jamais autant été d’actualité. Le film propose par ailleurs une esthétique intéressante et assez « rétro » de l’avenir, et la dimension futuriste tient autant à l’ambiance qu’à un choix de couleurs très particulier. Sans profusion d’effets spéciaux ni d’explosions millimétrées, le long-métrage réussit à créer un véritable suspense, dans un futur proche convaincant et empreint d’un parti pris formel.

 

Gattaca Dvdthèque affiche

 

Le film est porté par la musique de Michael Nyman, génial compositeur de La Leçon de Piano, de Jane Campion pour ne citer que lui. Nyman signe dans Bienvenue à Gattaca une bande-son émouvante et mélancolique à la fois, dont les sonorités vous accompagneront bien après la fin du film. Il y a d’ailleurs fort à parier que la séquence finale vous hantera. Longtemps.

Film d’anticipation majeur, Bienvenue à Gattaca pose la question de l’identité et des apparences, et du moment elles s’entremêlent jusqu’à ne faire plus qu’une. Face au courage et à la détermination, l’ADN et les probabilités sont renvoyées au rang de données quantitatives qu’il est possible d’interpréter, ou même de réfuter. La société du film, dans sa tentative de mesurer les individus et d’appliquer des principes eugénistes à sa sélection de l’élite, montre un aspect trop lisse, qui transparaît jusque dans l’apparence presque trop impeccable de ses membres les plus favorisés. On ne peut être que d’autant plus séduit et revitalisé par le dépassement de soi et la capacité à entretenir un rêve, qui composent l’individu plus sûrement et fermement qu’un simple tissu génétique. Et qui se moquent bien des statistiques.

Gattaca Dvdthèque Mesure

 

Andrew Niccol signe avec Bienvenue à Gattaca un film d’anticipation qui, à l’instar de 1984, de George Orwell, pose la question du devenir de la liberté individuelle dans une société améliorée par des progrès techniques et scientifiques. Un film sur le libre arbitre, le destin, et la volonté humaine, autant de sujets atemporels pour un contexte rétro-futuriste.

Le curseur de Cleek : Film majeur dans son genre.
Film à avoir dans sa Dvdthèque ? D’urgence.

 

[divider]Musique[/divider]

 

Pour avoir la tête dans les étoiles, en attendant le prochain rendez-vous de notre rubrique cinéma « La Dvdthèque » sur Cleek !

 

[MAJ] Windows 10 en mode Open bar !

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Une grande nouvelle qui nous vient tout droit de Terry Myerson en personne (responsable de la division Systèmes d’exploitation), accrochez-vous Windows 10 sera disponible pour tout le monde et même pour les versions piratées.

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Un jolie coup de communication à n’en pas douter !  Mais aussi un jolie geste en faveur du peuple chinois grand consommateur de la copie illégale.

Bref comment en une annonce enrayer le piratage et fédérer tout une communauté sur ce nouvelle Os au applications universelles (Pc, tablettes, smartphone, Xbox) mais surtout payantes.

Et oui pas folle la guêpe !

 

Mise à jour

Finalement c’est une saga à rebondissement, après avoir annoncé que Windows 10 serait à disposition de chaque personne disposant d’une licence légale ou non, la firme fait finalement marche arrière et détail un peu plus son projet.

Les utilisateurs possédant une licence illégal pourront donc migrer vers ce nouvel Os mais ne pourront bénéficier de son support (mise à jour etc…).

Il se pourrait même qu’une coupure toute les heures de nos pc sois au goût du jour….

Bref, une communication un peu en dilettante de la part de Microsoft.

 

 

 

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Microsoft Surface Pro 3 : le challenger inattendu du nouveau MacBook

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Quelques mois après la sortie de la tablette « professionnelle » de Microsoft, la fameuse et belle Surface Pro 3, Apple vient de dévoiler son nouveau MacBook. Partout sur la toile, on peut lire des comparaisons exhaustives de caractéristiques techniques indigestes et des phrases du style « destiné à concurrencer Microsoft et sa Surface Pro 3… »etc. Il m’a parut nécessaire de m’attarder sur certains points sans pour autant faire de conclusion hâtive ou de duel hardcore.

J’ai donc décidé il y a peu, de m’acheter une Surface Pro 3 pour la modique somme de 1400€. Avec ce prix très très bon marché, vient le modèle qui à mon sens paraît le plus intéressant si vous avez un budget conséquent : celui équipé du Core i5 4300U, de 8Go de RAM et d’un SSD de 256Go. En plus de la tablette, j’ai acheté le clavier rigide Type Cover pour 130€ (je reviendrai là-dessus plus tard), ainsi que la suite Office 365.

En face, nous avons plusieurs choix : la configuration de base du nouveau macbook commence à 1449€ et propose un intel core m à 1.1GHz, 8Go de RAM et un SSD de 256Go quand la version « haut de gamme » (ou plutôt, pour les magnats du pétrole) augmente légèrement la fréquence de son core m 5Y70. Niveau configuration et specs « brutes », la SP3 tient la dragée haute au compétiteur de Cupertino. La version la plus chère de cette Surface Pro 3 est équipée d’un core i7 et d’un SSD de 512Go.

Voilà, on a fait le tour des caractéristiques. Maintenant, on va s’attaquer au hardware à proprement parler ».

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La Surface Pro 3 est un beau produit. sa construction est très solide sans être lourde, et le revêtement en magnésium ainsi que les finitions parfaites en font une des tablettes les plus sexy du moment avec les iPad. L’écran au format 3/2 a une taille idéale de 12 pouces, et sa résolution est de 2160x1440p. A l’arrière on retrouve le pied repliable en métal qui s’intègre parfaitement dans la coque de l’appareil, et permet d’adapter l’inclinaison de la Pro 3 à plus de 150°.

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Sous le pied, on peut utiliser le port micro-sd pour augmenter la capacité et les tranches offrent un mini-displayport ainsi (!) qu’un port USB classique. La charge est assurée par un connecteur magnétique propriétaire qui a la bonne idée de pouvoir être connecté dans n’importe quel sens. On peut également voir les « évents » d’aération sur les coins de la SP3 qui assurent le refroidissement.

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Pour accompagner la bestiole, le clavier le plus douloureux depuis longtemps pour votre honneur et votre porte-monnaie ; j’ai nommé le Type Cover pour Surface Pro 3. C’est un clavier qui s’attache (et qui s’empoisonne…pardon) grâce à des aimants, au châssis de la Surface. Il est rétro-éclairé et propose une vraie bonne expérience avec des touches qui s’enfoncent bien et qui sont réactives. On est vraiment à deux doigts d’un clavier de MacBook ou d’ultrabook lenovo par exemple. Seul souci, il picote le compte en banque à 130 bouliches. Or Microsoft veut que sa Surface Pro 3 soit vue comme une remplaçante aux tablettes et ordinateurs portables. Alors pourquoi facturer le clavier séparément alors qu’il apporte un gain significatif en productivité ?

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A l’utilisation 

La Surface Pro 3 a partagé mes journées pendant 1 mois et je dois dire que je suis impressionné. Je l’ai utilisée pour suivre mes cours, écrire des notes, dessiner des schémas, faire des présentations et des exposés en dernière minute et d’autres trucs super méga fun.

Première conclusion ; c’est la classe. Je n’ai pas l’habitude de m’attarder sur ce type de point de vue mais il faut avouer que passer du mode « laptop » au mode « tablette » fait son petit effet, tout comme le stylet très précis qui permet de réaliser des petites œuvres sur paint.

Ensuite, le clavier permet de taper rapidement des notes et il a la bonne idée d’être « ferme mais pas trop » (je vous laisse interpréter cette phrase à votre guise…et selon votre tournure d’esprit…), réduisant ainsi les fautes de frappes. Le rétroéclairage permet de bien voir où se trouvent les touches la nuit ou dans des coins à l’ombre.

Pour ce qui est de l’écran, sa luminosité est parfaite, comme son contraste et la précision de l’affichage. Les couleurs sont naturelles. Le processeur i5 quant à lui n’est certes pas un Haswell-E octo-coeur mais se débrouille très bien et envoie bien plus de « potatoes » que le core m du MacBook. La chauffe apparaît uniquement en lecture de vidéo HD sur youtube et reste maîtrisée grâce au ventilateur intégré qui sait rester très discret.

Pour terminer, il faut souligner l’aspect pratique car ce petit bijou d’ingénierie ne pèse pas plus de 900g avec le claviers, et sa finesse de 9mm en fait l’ordinateur (oui, c’est un ordinateur aussi) le plus fin au monde.

 

Mais alors, que valent les concurrents ? Et à qui s’adresse la Surface Pro 3 ?

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On va procéder de façon synthétique parce que je sens que cet article commence à vous ennuyer…et parce que je sais que vous aimez les choses minimalistes sans fioritures (c’est pas moi qui dis, c’est les chiffres de vente Apple…) :

-Si vous cherchez un ordinateur portable léger, fin mais quand même sérieux, l’Asus UX305 vous attend. Il envoie un peu moins de brouzouf que d’autres mais il est pas très cher.

-Si vous voulez vous la péter avec un machin en alu, et si vous êtes allergiques à Windows, achetez un…MacBook AIR en core i5…

-Si vous ne vous intéressez pas à la technologie, vous qualifiez vous-même de « geek » parce que vous avez un iPhone 6 Plus, touchez l’équivalent de 68 SMIC et bouffez des cupcakes, vous avez « l’incroyable » MacBook 12 pouces qui vous appelle 🙂

-Si vous voulez une tablette puissante, il y a l’embarras du choix entre la Nexus 9, l’iPad Air 2 (ou 1), la Shield de Nvidia et les Galaxy Tab/Pro de Samsung.

 

-Et si vous n’arrivez pas à choisir entre un ordinateur, un truc en alu et une tablette, choisissez la Surface Pro 3 en alu elle aussi, mais qui remplace les trois efficacement. Bien sûr, vous serez sous Windows, mais niveau multimédia, le PC se défend quand même pas mal. Ensuite, il faudra choisir votre configuration.

Détective Conan : le phénomène fête ses 21 ans

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Détective Conan, les raisons d’un succès tout en longévité.

 

La semaine dernière, nous vous proposions sur Cleek une sélection de dramas japonais policiers pour des épisodes pleins de suspense devant lesquels se pelotonner en ces longues mais ultimes soirées d’hiver. Nous continuons aujourd’hui sur le thème de l’intrigue policière au Japon dans un tout autre genre, le manga adapté en animé, avec un titre incontournable : Détective Conan.

Publié pour la première fois en 1994 dans l’édition dominicale du Weekly Shônen par son auteur Gosho Aoyama, Détective Conan (Meitantei Conan 名探偵コナン dans son titre original) est aujourd’hui fort de 84 volumes parus au Japon et de 771 épisodes sortis à ce jour, et ne semble pas prêt de s’arrêter. À titre de comparaison, le manga Naruto, un des plus gros succès de la décennie qui vient de s’écouler, se targue de 72 tomes sortis pour une publication qui, si elle est aujourd’hui terminée, aura duré quinze ans.

Si l’auteur Gosho Aoyama a indiqué il y a quelques jours devoir suspendre la parution de Détective Conan pour quelques mois pour des raisons de santé, aucune fin n’est encore en vue. Vingt-et-une années après la sortie du premier tome de Détective Conan, Cleek mène l’enquête et vous dévoile les raisons du succès des aventures du détective en culottes courtes.

 

Détective Conan manga

 

Synopsis : Pour ceux d’entre vous qui n’auraient jamais entendu parler de Détective Conan ou qui ne connaîtraient pas les détails du récit, le manga raconte l’histoire de Shinichi Kudô, brillant détective-lycéen à qui aucune enquête ne résiste. Jusqu’au jour où sa route croise celle de mystérieux hommes en noir, qui le neutralisent et lui font avaler un sérum qui a pour effet de le renvoyer dans son corps d’enfant.

Shinichi se réfugie alors auprès de son ami le professeur Agasa et tente de retrouver les hommes en noir dans l’espoir de trouver un antidote qui lui rendrait sa forme adulte. Gardant le secret sur sa condition, il se fait passer pour un jeune enfant sous le nom de Conan Edogawa auprès de son amie d’enfance Ran et de son père, le fameux mais un peu idiot détective privé Kogoro Môri, qui l’héberge. D’enquête en enquête, il aura la double et difficile tâche de parvenir à maintenir son identité secrète tout en suivant la piste des hommes en noir.

NDLR : Un moyen facile de prendre la mesure du chemin parcouru entre la première diffusion de l’animé le 8 janvier 1996 et ce qu’il est aujourd’hui : regarder à la suite le premier générique d’ouverture et le dernier en date, trente-neuvième du nom. Dix-neuf ans, c’est l’écart qui sépare la musique et l’animation de ces deux génériques !

 

https://www.youtube.com/watch?v=QqbS6lZPP08

https://www.youtube.com/watch?v=wBaOIgTxhZI&feature=share

 

[divider]Tout pour le crime[/divider]

 

Si quelque chose frappe au premier abord, c’est l’absence de réalisme du récit sur tout ce qui ne touche pas à l’enquête en elle-même : Conan ne grandit pas, observe systématiquement des meurtres se produire autour de lui (auxquels il assiste, de façon fort pratique, avant et après, de façon à avoir tous les éléments en main) et sa façon de les résoudre en usurpant l’identité du père de Ran ne pourrait pas tromper l’assistance pendant aussi longtemps.

Tout ceci s’explique par le fait que, ce qui, de toute évidence, intéresse Gosho Aoyama, c’est le meurtre et sa résolution, qui sont avant tout abordés en tant qu’énigme à résoudre. La force de Détective Conan, c’est la construction de l’enquête, et des épisodes tels que « Et puis il n’y eut plus de sirènes » (dont le titre rappelle les Dix Petits Nègres, And Then There Were None dans son titre original par Agatha Christie – épisodes 222 à 224) ou « La Villa de la mort et le Mur Rouge » (épisodes 558 à 561) ou l’enquête sur le Démon chien Inubushi (qui met en scène une famille maudite et un chien en flammes, ça vous rappelle quelque chose ? Eh oui, c’est le chien des Baskervilles, mais version japonaise – épisode 611 à 613) sont impressionnants de rigueur narrative.

À mi-chemin entre un folklore japonais bien présent et un héritage policier très européen, Détective Conan sait manier les ficelles de notre suspicion et nous tenir en haleine jusqu’au dénouement final. Bien sûr, en 770 épisodes, tout n’est pas bon à prendre et nous vous conseillons de privilégier les épisodes adaptés du manga. Ce site vous permettra d’accéder à la liste des tous les épisodes par saison et d’écarter les épisodes hors-série. Si le côté folklorique vous intéresse, nous vous conseillons par ailleurs les épisodes 166 à 168, « L’Araignée de la Villa Tottori » ou encore l’épisode 52, « La Légende du Gobelin de Brume ».

 

[divider]Un savant mélange des genres[/divider]

 

Lorsque la bande-son aux accents jazzy de Détective Conan fait place à des sonorités plus inquiétantes, il est parfois difficile de réprimer un frisson. Des épisodes tels que « L’Homme aux bandelettes de la villa dans la montagne » (épisodes 34 et 35) ou « La Fenêtre occidentale condamnée » (épisodes 446 à 447) se démarquent par leur capacité à créer de la peur, en jouant sur la présence d’une ombre inquiétante et de mystères parfois a priori occultes. À la manière de Sherlock Holmes, Conan n’accepte aucune explication fantasmagorique, et démystifie toutes les légendes, aussi inquiétantes soient-elles. On prend plaisir à se faire peur pour ensuite mieux décortiquer les faits avec logique et sang-froid. Un exemple frappant de cette méthode est le double épisode « La Sorcière dans la Brume » (épisodes 545 et 546).

 

Shinichi Conan

Détective Conan, c’est aussi une histoire d’amour semée d’embûches entre Ran et Shinichi, qui doit donc garder le secret de sa récente transformation, tout en expliquant l’absence continuelle de Shinichi. Amour inavoué adolescent, l’enjeu du retour de notre héros à l’âge adulte se joue autant pour contrecarrer les plans de l’organisation secrète que pour garder le cœur de Ran. Loin des clichés sentimentaux et des répliques mièvres, il est difficile de ne pas être touché par un Conan toujours rattrapé par la réalité de sa condition et côtoyant son aimée tous les jours, dans le plus grand secret.

 

[divider]Références avouées et jeux de mots cachés[/divider]

 

Son appartenance au cercle très fermé des grands détectives de ce monde, Conan la revendique facétieusement à travers de multiples références plus ou moins claires au monde du roman policier, que nous évoquerons ici, de la plus évidente à la plus subtile.

L’univers de l’auteur est celui du roman policier européen, auquel il rend régulièrement hommage. Que ce soit par un « meurtre en chambre close » (密室殺人 misshitsu satsujin, une expression que vous entendrez souvent dans Détective Conan, et qui fait écho au grand classique Le Mystère de la Chambre Jaune, de Gaston Leroux) en passant par la manie, héritée de la reine du crime Agatha Christie, de réunir l’ensemble des suspects avant de désigner le coupable. Ou encore au format du whodunit, qui a marqué d’une empreinte indélébile la construction narrative du genre policier.

Mais les grands noms du roman policier hantent Détective Conan de façon encore plus palpable. Shinichi Kudô choisit par exemple le pseudonyme de Conan Edogawa, Conan pour Sir Arthur Conan Doyle, créateur des aventures de Sherlock Holmes et auteur préféré de notre héros dans l’histoire, et Edogawa pour l’auteur Ranpo Edogawa, un auteur japonais de romans policier du début du 20e siècle.

Son professeur et allié, le professeur Agasa, bénéficie lui d’une double référence : Agasa pour Agatha Christie (prénom qui se prononce donc Agasa au Japon) et Hiroshi car son nom s’écrit avec les caractères 博 (hiro) 士 (shi), homographe parfait du mot hakase (博士) qui signifie « savant, docteur (en tant que titulaire d’un doctorat) ». Eh oui, Agasa est en effet… un professeur, bien vu !

D’autres références sont relativement claires, telles que le Café Poirot où se retrouvent parfois nos protagonistes (référence, bien sûr, au célébrissime détective belge Hercule Poirot, créé par Agatha Christie) ou le personnage de Kaitô Kid lui-même, dans la mesure où il reprend, jusque dans son apparence, le concept de « gentleman cambrioleur » du personnage d’Arsène Lupin. L’ombre de Maurice Leblanc s’étend d’ailleurs jusqu’au nom du personnage de Ran, qui se nomme donc Môri Ran, subtil réagencement à la japonaise du nom Maurice Leblanc, justement ! Quant au placide inspecteur Megure, il suffit de prononcer son nom à haute voix et l’on décèle immédiatement la référence à un autre grand solveur d’énigmes, créé par Georges Simenon : l’inspecteur Maigret.

En ce qui concerne les jeux de mots cachés, le plus grand coup de maître réside pourtant dans le nom « Shinichi » lui-même. Si vous êtes familiers de l’œuvre, vous connaissez le credo de notre détective « Il n’y a qu’une seule vérité » (真実はいつも一つ shinjitsu wa itsumo hitotsu). Regardez attentivement les caractères, on a d’un côté le mot 真実 « shinjitsu », qui signifie « vérité », et de l’autre, le mot 一つ hitotsu, qui signifie « un ». Or, « un » en japonais se dit aussi « ichi » avec le caractère 一. Le nom Shinichi, c’est donc le caractère de la vérité 真 (shin) et le chiffre « un » (ichi), le credo du héros est donc littéralement contenu dans son nom ! Gosho Aoyama a pourtant bien essayé de nous duper en l’orthographiant 新一, petite entourloupe destinée à brouiller les pistes de la part d’un auteur amateur de bons jeux de mots.

 

Détective Conan Manga 2

Détective Conan est une œuvre-fleuve, aussi immersive qu’attachante, dont la galerie de personnages se complète sans cesse et dont les enquêtes au format court raviront tous les amateurs de bons romans policiers. À découvrir ou à redécouvrir.

L’esport en France : les rendez-vous

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La série d’articles « L’Esport en France » vous propose de découvrir ou redécouvrir l’état actuel de l’Esport en France.

 

Aujourd’hui, nous allons nous consacrer aux différents rendez-vous esportifs qu’ils soient online ou offline.  Des LAN plus ou moins grandes aux grands évènements esportifs, la France, bien que non comparable aux piliers de l’esport que peuvent être la Corée du Sud ou la Suède, ne demeure pas en reste.

 

[divider]Les tournois online[/divider]

 

Quand on pense tournoi online, l‘Electronic Sport League (ESL) figure surement dans les premières idées. En effet, l’ESL propose toute une variété de tournois sur une panoplie de jeux, comme League of Legends, Counter Strike : Global Offensive, Heartstone, Starcraft2…  que l’on retrouve aussi bien au niveau international, qu’au niveau francophone avec les Go4fr. Les tournois ESL sont très simples d’accès, et permettent aux joueurs de se confronter facilement pour des prix plus ou moins importants.

 

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Mais l’ESL n’est pas le seul support permettant à l’Esport de vivre en France. Wannawar, un site de création de tournois en ligne, permet aux joueurs de créer et/ou de rejoindre un tournoi sur le jeu de leur choix. De même que pour l’ESL, les prix varient en fonction de l’importance du tournoi. Dans la même optique, vous pouvez trouver une farandole de sites proposant des tournois d’envergure différente.

Par ailleurs, il existe également des événements dédiés aux étudiants, certains arrivent à obtenir des sponsors et prennent de l’importance au fil des années. C’est le cas de l’Acensi University League, qui est sûrement l’un des plus importants. À composante majoritairement offline, il intervient sur les premiers mois de l’année scolaire, en proposant plusieurs tournois. Destiné aux étudiants en école d’ingénieurs et de management, il leur permet de s’affronter et de représenter leur école. L’édition 2014 a vu plus de 500 écoles représentées, avec un total de 4000 euros de Cash Prize.

 

[divider]LANs et évènements [/divider]

 

La France possède plusieurs LAN importantes, à dimension internationale parfois. L’une des plus populaire est la Gamers Assembly, qui se déroule chaque année à Poitiers au début du mois d’avril. En effet,  pour l’édition 2014 il y a eu un total de 1300 joueurs pour une dotation de 52 000 euros. On retrouve également la Lyon-esport et la PxL lan parmi les LAN les plus attendues. Pour ceux qui préfèrent les LAN de taille plus modeste, il est possible d’en trouver un peu partout en France.

 

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Gamers Assembly 2014

 

La France a eu la chance d’être l’objet de plusieurs événements esportif marquant. Le plus important était probablement les All Stars de League Of Legends à Paris en 2014.  Le public français avait d’ailleurs impressionné les spectateurs étrangers, en live et sur les différents streams, grâce à l’ambiance qu’il mettait.  À moins grande échelle, les tournois organisés par Ogaming tel que l’Iron Squid, qui a accueilli plus de 3000 spectateurs le 26 Janvier 2013 au Palais des Congrès à Paris, ainsi que le Tales of the Lanes ont également eu beaucoup de succès.

 

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 Iron Squid 2

 

Cependant, un seul événement reste régulier, il s’agit de l’ESWC, que l’on appelle plus communément la coupe du monde des Jeux Vidéos. La compétition se tient chaque année durant la Paris Games Week. C’est l’occasion pour les joueurs du monde entier de venir décrocher le titre de champion du monde. On y retrouve des jeux comme Counter Strike : Global Offensive, Call Of Duty, mais aussi Just Dance, … C’est également l’occasion pour les visiteurs de venir encourager leurs équipes, leurs joueurs, tout en profitant du salon qui se tient en même temps.

 

[divider]Un phénomène encore en expansion [/divider]

 

Avec la démocratisation du streaming et la popularité croissante de jeux compétitifs comme League Of Legends ou Counter Strike : Global Offensive, l’Esport s’est bien développé en France ces dernières années. Loin du phénomène marginal qu’il pouvait être il y a une dizaine d’années, c’est quelque chose de socialement mieux accepté. Cependant, les générations plus âgées restent majoritairement imperméable à l’Esport. Par ailleurs, même si des événements d’envergure plus ou moins grande ont eu lieu en France, cela reste des évènements ponctuels, et non pas quelques chose de régulier.  De même, s’il existe des LAN importantes comme la Gamers Assembly, elles sont tout de même très peu nombreuses.

Il faudra en somme, encore pas mal d’années pour pouvoir rattraper les mastodontes de l’Esport comme la Corée du Sud.

Les antihéros #2 : Lanfeust

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Dans ce second numéro consacré aux antihéros, nous allons revenir au bon vieux papier. Vous savez, cette chose qui se plisse entre vos doigts moites, sales et gras. Qu’il est bon de revenir aux bases. Nous allons parler cette semaine d’une série de bande dessinée datant de plus de 20 ans. En effet, le premier tome fut édité et publié en… 1994 ! Lanfeust ne nous rajeunit pas, loin de là. Malgré le nombre incalculable de livres, nous ne parlerons principalement que de la première épopée de Lanfeust : Lanfeust de Troy.

 

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[divider]Alors Lanfeust, c’est quoi ?[/divider]

 

Avant d’être une épopée fantastique, Lanfeust c’est aussi et surtout un univers, un monde créé de toute pièce par Christophe Arleston et Didier Tarquin. L’histoire principale se déroule sur le monde de Troy, un monde fantastique et magique :

«Troy est un monde fascinant, où la magie intervient dans le quotidien de tous. Chacun en effet possède un pouvoir, petit ou grand, plus ou moins utile. L’un a le don de figer l’eau en glace, l’autre, le pouvoir d’émettre des pets colorés… Lanfeust, lui, sait fondre le métal d’un seul regard. Dans son village, il est donc tout naturellement devenu apprenti chez le forgeron. Mais le contact d’une épée venue des lointaines Baronnies révèle en lui une puissance exceptionnelle ; il ne dispose plus d’un don unique mais d’un pouvoir absolu et illimité. Accompagné du vieux sage Nicolède et de ses deux filles aux caractères si dissemblables, Lanfeust est emporté dans un tourbillon d’aventures au cours desquelles il croise les plus incongrues, les plus sur surprenantes et les plus dangereuses des créatures.»

Voila une introduction qui en jette, rien à dire. Notre personnage principal va être confronté à une multitude de problèmes car il n’est pas le seul à pouvoir posséder le pouvoir absolu. Un pirate nommé Thanos l’obtiendra aussi au contact de la bête légendaire : le Magohamoth. Afin de vaincre son ennemi juré, Lanfeust part à l’aventure accompagné du Sage Nicolède, ses deux filles C’ian et Cixi (les deux filles du sage, pas de Lanfeust) et d’un troll enchanté nommé Hébus. Il va rencontrer de plus en plus de monde au cours de son périple, tant adjuvants qu’opposants.

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Lanfeust : jeune homme dans la fleur de l’âge, né dans un petit village nommé Glinin. Dès son plus jeune âge, il parvient à faire fondre le métal d’un regard. Il devient naturellement l’apprenti de maitre Gramblot, le forgeron du village. Au contact de l’épée du baron Or Azur, il possède le pouvoir absolu et s’en va donc avec Nicolède vers Eckmül, la capitale de Troy.

 

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Le Sage Nicolède : père de deux filles (C’ian et Cixi), Nicolède est le sage de la ville de Glinin. Il n’a plus de pouvoir magique. En effet, il y a renoncé pour devenir un Sage d’Eckmül : un homme permettant de relayer les flux magiques et permettre aux habitant d’utiliser leurs pouvoirs. Il n’est néanmoins pas dépourvu d’arme. Il possède de nombreux rituels comme celui d’enchanter les trolls.

 

 

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C’ian : fille aînée de Nicolède, c’est une belle blonde avec un caractère calme et réfléchi. C’ian possède un pouvoir  dit majeur : celui de soigner toutes les blessures. Néanmoins, elle ne peut l’utiliser que la nuit venue.

 

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Cixi : petite dernière de la famille, Cixi est l’opposée de sa sœur. Brune et sanguine, elle ne cache pas son attirance (physique) pour Lanfeust (et tout autre personne, humaine ou non). Son pouvoir est de changer l’état de l’eau (vapeur, liquide, glace).

 

 

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Hébus : Hébus est un troll, un être grand, gras et poilu de Troy. Il est extrêmement endurant, résistant et fort si bien qu’il terrorise quasiment n’importe quel humain qui le voit. Doué d’un bon sens de l’humour, Hébus va accompagner Lanfeust dans toutes ses aventures et le sauver à de nombreuses reprises. Il est enchanté par Nicolède et lui obéit au doigt et à l’œil, du moins c’est ce qu’il nous laisse croire…

 

 

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[divider]Lanfeust, un antihéros ?[/divider]

 

Comment ne pas être un héros quand on possède un pouvoir absolu et illimité alors ?

 

Sachez tout d’abord que Lanfeust (le personnage) peut être classé dans les deux catégories. En effet, il possède presque tous les attributs qu’un héros puisse avoir : force, courage, vaillance et j’en passe et des meilleurs. Mais si nous remplaçons ce personnage dans son monde, il devient assez pittoresque. En effet, Lanfeust est, dès le premier tome, décrié comme quelqu’un de simple, timide, naïf, maladroit et amateur de bagarre. Beaucoup de tares pour quelqu’un de son rang, il faut l’avouer.

Non Lanfeust ne se définit pas comme un antihéro, mais c’est à mon sens l’œuvre entière d’Arleston et Tarquin qui est antihéroïque. Les personnages sont attachants, forts, drôles et ont beaucoup de qualités… mais ils ne sont pas héroïques. La quête qu’ils doivent faire l’est mais la manière dont ils ont de la mener ne l’est pas. Un exemple : l’entourage du personnage principal est loin d’être héroïque : un troll puant adorant ses mouches, une quasi-nymphomane, une coincée et un vieux tout rabougri. Les différents personnages qu’ils rencontrent ne sont eux aussi pas franchement digne d’accompagner un héro : un baron peureux, un dieu flemmard et dormeur. Seul Thanos, le méchant pirate nous permet de dire que Lanfeust est un héros : Thanos le grand méchant de l’histoire et respecte tous les codes du genre.

 

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Il est difficile de prendre au sérieux 80% des protagonistes par rapport au but qu’ils souhaitent atteindre. Les blagues pleuvent, les références à l’univers geek, vidéoludique ou cinématographique sont partout. Le lecteur n’est jamais ennuyé, car il cherche constamment ce que les auteurs et dessinateurs ont caché.

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Lanfeust n’est pas héroïque, il est plus historique et culturel. En effet, avec tous les jeux de mots et clins d’œil présents, l’épopée de Troy amène le lecteur à se documenter. Un exemple : le tome 7 de Lanfeust de Troy s’appelle Cixi impératrice. Référence directe à Sissi, il n’en va pas s’en dire. Mais en cherchant, il s’avère que Cixi fut belle et bien une impératrice chinoise. Certaines villes sont des lieux-dits en Bretagne, des noms de villages etc.

 

[divider]Conclusion[/divider]

Pour conclure, Lanfeust c’est une série de BD excellentissime. Je risque d’être un peu redondant avec la partie ci-avant, mais elle vaut vraiment le détour. Les personnages sont attachants, touchants, drôles et étonnants. Alors oui, Lanfeust fait parfois pitié, mais c’est voulu. Les quelques petits défauts de la série sont gommés par le nombre incalculable de détails, clins d’œil et références diverses et variées. Je suis particulièrement fan de la série « Trolls de Troy », mais bon, c’est parce que ce sont des trolls les héros et les trolls, c’est rigolo !

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