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Les bijoux du cinéma asiatique #4 : J’ai rencontré le Diable

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Présentation du film : J’ai rencontré le Diable

Cleek vous propose de poursuivre aujourd’hui sa plongée dans les plus grands chefs-d’œuvre asiatiques avec le film choc de Jee-Woon Kim « J’ai rencontré le Diable ». Après avoir traversé le Japon avec Departures, Hong-Kong avec Infernal Affairs, nous resterons aujourd’hui en Corée et plus particulièrement avec ce réalisateur-phare dont nous vous avions présenté le célèbre Deux Sœurs la semaine dernière. Jee-Woon Kim nous plonge donc dans une nouvelle vision de la peur avec ce long-métrage, sorti en 2011, provoquant et choquant le téléspectateur sous un flot constant d’hémoglobine et de scènes noires. Pourtant, derrière cette violence assumée, Jee-Woon Kim nous propose une véritable réflexion sur le thème très controversé de la vengeance, ainsi qu’un voyage tout à fait singulier dans les tréfonds de la noirceur humaine. Si le cœur vous en dit, accrochez donc vos ceintures et préparez-vous à rencontrer le Diable.

 

[divider]Synopsis[/divider]

L’accroche de départ est en fait plutôt simple : un agent secret, Soo-Hyun (interprété par Byung-Hun Lee, notamment à l’affiche du prochain Terminator Genisys) apprend avec horreur le funeste sort de sa fiancée qui vient d’être brutalement assassinée. L’homme de justice se met alors en quête de retrouver le responsable du meurtre. Pour l’arrêter ? Pas tout à fait… Soo-Hyun réclame vengeance et il se révèle prêt à faire endurer les pires tourments à l’homme responsable de la perte de son aimée. Se lance alors une véritable chasse entre les deux hommes, une poursuite haletante et effrénée. Mais dans cette quête vengeresse, qui est le chasseur, qui est la proie ? Et surtout, qui est vraiment le Diable ?

 

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[divider]Le Diable est un homme[/divider]

Lorsque l’on prend connaissance pour la première fois du titre de ce film, et en connaissant le passif de film d’horreur et paranormal du réalisateur (au travers de Deux Sœurs notamment), il aurait été tout naturel de suspecter un autre film d’épouvante axé sur une énième histoire de possession, de diable, ou de démons. Pourtant, il n’en est rien, puisque J’ai rencontré le Diable propose une histoire des plus réalistes au travers d’un synopsis simple et finalement assez proche de nos réalités humaines (pas immédiates tout du moins, je l’espère pour vous !) en nous faisant plonger dans les dilemmes moraux d’un homme déchiré entre ses vraies valeurs de justice et son soudain besoin de vengeance nihiliste.

Le Diable est donc un homme, et cette certitude s’impose très vite. On vit le calvaire de la jeune femme séquestrée, puis assassinée par son bourreau, Kyung-Chul (et dont l’interprète ne vous est pas étranger, puisqu’il s’agit de Choi Min-Sik, l’acteur principal du célèbre Old Boy de Park Chan Wook). La violence est crue, sans concession, et c’est donc tout naturellement que nous nous positionnons en condamnant cet homme, ce « diable » capable d’infliger de tels sévices. Les plus cléments d’entre nous pourraient plaider la folie du coupable pour le déresponsabiliser en quelque sorte, et pourtant, le film nous indique très vite que cet assassin a parfaitement conscience du mal qu’il inflige aux autres, et pour cause, puisque, comme tout bon tueur, Kyung-Chul semble imperméable à toute forme d’empathie. Le personnage est donc très vite désincarné de son côté humain, rejoignant ainsi cette grande figure du mal que l’on connaît tous. Le titre du film prend ainsi tout son sens, et cette ambiguïté mystique nous laisse comme un arrière-goût désagréable.

 

« Le Diable »
Le « Diable »

 

[divider]L’Homme est un diable[/divider]

De l’empathie par contre, nous en avons tous un minimum (là encore, je l’espère) et dès le début du film, on se sent très proche de cet homme dévasté par l’injustice et la brutalité de son deuil. Les forces de l’ordre semblent incapables de résoudre la situation dans de brefs délais (mais est-ce vraiment le cas, et surtout, n’est-ce pas là une simple excuse ?) et Soo-Hyun, le jeune agent secret, décide rapidement de faire régner la justice… à sa façon.

À première vue, nous n’avons pas le cœur à réprimer les besoins violents et primitifs du personnage. En effet, en pareil cas, que ferions-nous, qui serions-nous véritablement ? Nous voilà donc partis aux côtés de Soo-Hyun dans sa quête vengeresse, que l’on espère très vite fructueuse, tant l’adversaire est/semble abject. Une fois ces quelques bases posées, l’histoire se complique cependant. Notre « ennemi », le tueur, prend vite conscience des sombres desseins que nourrit Soo-Hyun. Il se sait poursuivi, traqué, et contre toute attente, cela ne le gêne pas le moins du monde. Pire, il y prend goût, il aime cela et l’utilise comme un paramètre supplémentaire pour pimenter ses délits et ses crimes.

 

La « Justice »
La « Justice »

 

[divider]À la limite du supportable[/divider]

Nos deux protagonistes sont donc au cœur d’une chasse à l’homme, et c’est au départ bien malgré lui que  le jeune agent secret verra pleuvoir des cadavres aux endroits où il cherchera à retrouver sa némésis. L’assassin, d’ordinaire chasseur, se sait chassé, et il utilise son absence de morale pour défier Soo-Hyun. Le jeune héros sera donc toujours piégé dans ce dilemme de secourir les éventuelles victimes sur son chemin, ou de poursuivre sa route, sa vengeance, quoi qu’il en coûte.

Petit à petit, on est surpris par les choix faits par notre « héros » et c’est insidieusement que se brisent les fines frontières de la morale.  Si vous avez le cœur sensible, J’ai rencontré le diable pourrait s’avérer être une œuvre difficile à regarder. Pourtant habituée aux films de ce genre, j’ai moi-même plusieurs fois voulu éteindre le film, agacée par ce flot sordide et constant de sang, de tortures et de viols. Le trouble occasionné est tel que la moindre personne (et plus particulièrement les femmes) se retrouvant au cœur de la chasse vous irritera. Les images n’épargnent pas grand chose, et quand elles le font, c’est pour laisser présager le pire. Le tout est habilement mené pour être relativement insupportable, jusqu’à finir par se demander si toute cette violence ne serait pas gratuite.

Difficile d’en juger, et il vous faudra pour cela vous faire votre propre avis. J’ai rencontré le Diable est le genre de long métrage que l’on ne peut qualifier de divertissant, mais toutefois, la surenchère des propos et de la violence interpelle. Cet homme, jadis vertueux, se laisse peu à peu corrompre pour assouvir sa soif de vengeance. Sans aller jusqu’à commettre les méfaits de son ennemi, il en viendra même parfois à s’en rendre presque complice. En effet, ne pourrait-on pas dire que la non-assistance à une personne blessée voire agonisante, ne constitue pas en soi un réel crime ? Pour ma part, la réflexion plus qu’aboutie autour de la légitimité de la violence et plus spécifiquement ici, de la vengeance, a suffi à me convaincre, et malgré les chocs violents et répétés du film, la fin restait le principal moteur de mon « endurance ». Soo-Hyun va-t-il enfin, après tous ces sacrifices, se venger de ce monstre ?

 

[divider]Et après…[/divider]

… vous constaterez, malgré l’absence d’éléments paranormaux, que ce film vous hantera quelques temps. On en ressort assez épuisé, comme si l’on avait été mis à contribution dans cette impitoyable chasse à l’homme. Le tout nous laisse un goût amer, et pour quelques uns, certaines certitudes quelques peu malmenées. Il serait toutefois injuste (encore ?) de ne pas saluer le talent des deux acteurs principaux, et notamment de Choi Min-Sik qui nous avait fait rêver dans Old Boy, et dont beaucoup se souviennent avec émoi. Attendez-vous cette fois à le détester au plus profond de vous-même, ce qui demeure la preuve assez nette du talent de l’interprète, capable de susciter la compassion ou le dégoût d’un film à l’autre, ayant pourtant comme traits communs les concepts de justice et de vengeance.

Enfin, comme dans tous ces bijoux du cinéma asiatique, la musique joue un rôle déterminant, et comme toujours, on y retrouve ces musiques en forme de valses lentes et mélancoliques, comme pour atténuer quelque peu la violence des images pour mieux en extraire les aspects tragiques voire poétiques. J’ai rencontré le Diable demeure donc par tout cela un film sujet à la controverse, et pourtant, il est aujourd’hui salué comme étant l’une des œuvres d’excellence de Jee-Won Kim. Un film noir et torturé, à voir donc, sans toutefois le mettre entre toutes les mains.

 

 

 

Le spoiler : définition et techniques de protection

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Tous les fans de séries, de cinéma, ou même de jeu vidéo ont un ennemi commun : le spoiler

 

Tout d’abord, petite définition. Le spoiler est une révélation cruciale sur un fait d’une série, d’un film, d’un jeu vidéo, d’un livre… De tout et n’importe quoi, voire même du simple résultat d’une rencontre sportive.

Ainsi, un spectateur qui se fait « spoil » sur sa série préférée pourrait perdre de l’intérêt ou l’envie de voir l’épisode, puisqu’il en connaît déjà le fait majeur. Récemment ont été « leak », c’est à dire dévoilés en avance, les premiers épisodes de la nouvelle saison de Game of Thones, série très suivie et bon nombre de personnes redoutent de se faire spoil par les petits malins qui ont pu assouvir leur dépendance en avant-première.

 

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Si je vous ai spoil celui-là… Non, vous le méritez, franchement.

 

 

[alert type=red ]SPOILER ALERT[/alert]

 

Non je déconne. Je vous ferai pas ce coup-là, moi votre fidèle serviteur. Je ne serai pas de ceux qui vous spoileront le dernier épisode de votre anime ou de votre série préférés. En revanche, j’ai quelques astuces pour éviter les êtres perfides qui voudront vous ruiner vos soirées devant Netflix ou ce que vous avez téléchargé plus ou moins légalement.

 

[divider]À la fin, le bateau coule[/divider]

 

Le premier moyen de ne pas se faire spoil est très simple. Coupez vous de tout moyen de communication et de lien social jusqu’à ce que vous ayez vu ce que vous voulez voir. Si le prochain épisode de The Walking Dead est sorti la nuit dernière et que vous ne pouvez le regarder que ce soir en rentrant de la fac, enfermez-vous dans votre bulle. Vos amis n’existent plus, ne lisez aucune affiche sur les murs, fixez le sol en vous déplaçant et surtout : ne consultez pas les réseaux sociaux. Le réseau social est un véritable piège pour le fan de séries puisque tous ses amis auront inévitablement vu l’épisode crucial avant lui, et ne manqueront pas de partager leurs émotions en 140 caractères : « OMG le dernier épisode de Plus Belle la Vie OMG OMG COMMENT ELLE A PU FAIRE CA??? #plusbellelavie #mindblown #omg #spoiler »

 

[divider]Bruce Willis est en fait mort[/divider]

 

Comme certains préconisent l’abstinence aux femmes pour ne pas tomber enceintes, je vous conseille fortement de ne pas lire de livres, de ne pas regarder de séries ou de films, de ne pas jouer aux jeux vidéos pour ne pas vous faire spoil. Non sérieusement, pensez-y. Résultat 100% garanti.

 

[divider]Dark Vador est le père de Luke[/divider]

 

Prévenir ses congénères peut paraître tribal mais cela n’en reste pas moins efficace, si on est un tant soit peu civilisé. Ainsi, avertir sa famille et ses amis en avance peut être une bonne méthode afin de prévenir le spoil . Ainsi,  « Maman, je fais un marathon Breaking Bad pour la saison que j’ai de retard et je sais que tu l’as déjà vue, s’il te plaît me spoil pas je t’en supplie » fera généralement office de bouclier suffisamment efficace pour que votre génitrice ne s’égare à vous dévoiler les dernières aventures de Walter White. Méfiance cependant avec vos amis qui pourraient décider de vous faire un sale coup ou de vous mettre la pression à ce sujet. Mieux vaut prévenir que guérir, donc, mais attention à qui vous donnez votre confiance.

 

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SPOILER : Ce sondage vient du Gorafi, il est donc bien entendu truqué et faux… Beaucoup plus de gens voulaient la mort de Tyrion !

 

[divider]Roméo et Juliette se suicident[/divider]

 

La série How I Met Your Mother a abordé le terme du spoil dans un épisode où nos protagonistes doivent regarder le superbowl mais avec un jour de retard. Ils vont devoir trouver différents stratagèmes pour éviter la presse, la télévision, la radio, les passants… Le tout pour une journée entière afin de pouvoir partager ensemble la surprise de qui a remporté le célèbre Bol. Ted met au point des lunettes/œillères avec un casque anti-bruit pour ne pas entendre ou voir malencontreusement le résultat du match.

Spoiler Alert : ils n’y arrivent pas.

 

[divider]Harry sort avec la sœur de Ron[/divider]

 

À défaut de ne pas pouvoir faire confiance à qui que ce soit, un moyen quelque peu onéreux reste efficace : payer les autres pour qu’ils la ferment. Trouvez une monnaie d’échange et soyez prêts à donner de vous-même pour qu’on ne vous dévoile pas que Rogue a tué Dumbledore. Oui, ça peut vous coûter des jours de vaisselle (qu’est-ce qu’il y a de pire, franchement?), mais vous aurez l’esprit tranquille.

 

[divider]À la fin, Mario sauve Peach… Oui, encore une fois.[/divider]

 

La menace est utilisée par beaucoup de monde pour empêcher de se faire spoil. Si on ne peut pas faire confiance ou payer, alors on fait parler la force. C’est même devenu une réaction naturelle face à la menace du spoiler, comme un mécanisme d’auto-défense développé par l’être humain pour faire comprendre qu’il ne plaisante pas avec sa série préférée. Quelques exemples de mon Facebook ou au sein de la rédaction…

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Un contact Facebook face à la menace du spoiler. Des personnes approuvent même l’emploi de la violence…

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Les méthodes d’anti-spoil de Caduce pour House of Cards.

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Notez la répétition du verbe « défoncer » dans son vocabulaire...
Notez la répétition du verbe « défoncer » dans son vocabulaire…

 

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Plus sobre pour Obodrel, mais tout aussi explicite.
Plus sobre pour Obodrel, mais tout aussi explicite.
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On cherche encore ce que signifie « fermer sa race »…

 

 

Senios, encore oiseau de mauvais augure.

 

 

 

 

 

Même la rédac chef ne résiste pas à sortir son lot de menaces et d’insultes.

 

 

 

En conclusion, comprenez bien qu’il est très dur de se protéger des spoils, et que le meilleur moyen de le faire c’est encore de ne pas spoil soi-même. Un spoiler potentiel de moins, c’est une personne dont en moins dont on a à se protéger ! Alors continuez d’apprécier vos séries, anime, films, livres et jeux vidéo, mais ne venez pas éclabousser vos voisins de ce qui vous a choqué.

Bon et comme je suis bon joueur, j’admets, j’ai moi-même menacé des gens pour ne pas me faire spoil ma série préférée…

 

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Obodrel et moi, on est frères d’insulte.

 

MSI Panocam

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MSI se lance dans les caméras avec sa Panocam, une sorte de canette multifonctions faisant office de caméra panoramique, enceinte bluetooth ou encore disque dur USB (?!)

MSI Panocam

L’idée de cette Panocam est de filmer ainsi une scène de manière panoramique ( 360° ) et en 1080P.

Le tout est récupérable en wifi sur PC et smartphone et la caméra peut être totalement autonome car disposant d’une batterie intégrée.

Rien à voir avec une actioncam et c’est clairement surprenant de voir MSI venir sur le segment des accessoires domestiques connectées. La Panocam serait lancée au printemps pour 350€. Rien ne dit cependant qu’on la trouvera sur le marché français.

Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde à Lille

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Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde ouvre ses portes à Lille

 

Jeudi dernier avait lieu à Lille la soirée d’ouverture de la succursale d’un bar à thème parisien bien connu, Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde (DBALDM). Ainsi, dans ce article, je vous expliquerai le principe du bar, les évènements à venir et les choses à savoir. Je vais donc aborder ces points un à un et essayer de vous faire partager mon engouement pour ce bar. C’est parti ?! Direction la décoration !

 

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Cthulhu ou alien ?

 

[divider]Un bar à thème atypique[/divider]

 

Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde est un bar qui se veut issu de la culture rôliste, cinématographique et animé. C’est ainsi que vous pourrez trouver tout plein de références rien qu’en regardant les locaux. Des toilettes dont l’entrée ressemble, comme dans la succursale parisienne de la franchise, à celle du Tardis de Dr. Who, au bar qui rappelle ceux des auberges médiévales, sans oublier la collection de figurines à l’entrée, Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde s’inscrit dans l’univers qu’il représente. Mais vous retrouverez également l’ambiance typique des tavernes grâce  aux tables en bois épuré : tout pour se sentir comme chez soi lorsque l’on est rôliste, en somme. La touche finale est sans conteste le barman costumé en tavernier : de la gueulante au tablier, il représente bien son univers. Alors en quoi ce bar est-il atypique me direz vous ? Eh bien c’est simple, c’est le premier bar dans lequel j’ai pu rencontrer à la fois des rôlistes, des otaku et des gamers : l’essence du geek quoi.

 

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Un bel intérieur

 

[divider]La soirée d’ouverture[/divider]

 

Pour la soirée d’ouverture, Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde a mis le paquet : journalistes, entreprises dont le secteur d’activité est en rapport avec le thème du bar, et personnes costumées dans un style aussi bien médiéval, post-apocalyptique que cosplay, J’ai ainsi pu découvrir des gens d’horizons différents mais qui ont tous une passion en commun, ou plutôt un trait en commun : personne n’a jugé son prochain. Au cours de la soirée, il y a même eu un quizz en équipes avec une boisson unique à gagner, et tout le monde s’est félicité tout au long de l’épreuve : une confrontation saine, donc. Dès lors, on ne peut qu’espérer que la suite suive le même mouvement de pensée.

 

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SWAG le bracelet

 

L’autre intérêt de cette soirée a été de rencontrer des personnes qui vont pouvoir mettre en valeur ce bar. Des sociétés comme Ankama ou Wakanime  étaient présentes pour montrer l’intérêt qu’elles portent au bar, mais également pour montrer l’adéquation de leur communauté aux valeurs du bar. Il y a fort à parier que certains de ces noms réapparaîtront dans de futures soirées du bar, donc fans de Dofus ou autres jeux, préparez-vous à avoir un contact privilégié avec ces sociétés.

 

[divider]Les animations proposées[/divider]

 

Cela faisait un moment que je cherchais un bar où se mêlaient jeux de rôle, grandeur nature et jeux de plateau, et en entrant dans Le Dernier Bar Avant La Fin du Monde, c’est comme si j’avais ouvert la porte d’un temple encore caché. Sur les murs, j’ai pu voir une tripotée de jeux qui m’ont rappelé les jeux plus fun à jouer à plusieurs, comme Les Aventuriers du Rail. Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde proposera donc non seulement d’y jouer, mais organisera aussi de façon régulière des tables de jeu de rôle pour faire découvrir cette passion. Il ne faut pas oublier non plus les probables évènements rôlistes qui pourraient s’y passer : les clients ont été imaginatifs lors de cette simple soirée d’ouverture, alors imaginez avec plus de personnes encore ! Bref, Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde est le repère des geek !

 

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THE Entrée

 

En conclusion, cette soirée a été instructive : elle semble indiquer que le bar est promis à un bel avenir dans un secteur qui n’est normalement pas la cible première des bars. Je n’ai qu’un conseil : si vous voulez vous faire votre propre avis, allez tester Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde par vous-même!

 

Crédits photo : facebook/DernierBarLille

GTA V débarque demain sur PC

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GTA V arrive sur PC : êtes-vous prêt ?

 

Vous attendez Grand Theft Auto 5 sur PC depuis un moment ? (Oui parce qu’on commençait à croire qu’il s’agissait là du nouveau Watch Dog côté attente…) Votre patience sera bientôt récompensée. En effet, le titre sort demain (enfin!) et vous avez d’ores et déjà la possibilité de télécharger le jeu via la plateforme de téléchargement Steam et ce depuis une semaine.

Préparez votre PC ou votre Mac, faites de la place, car le jeu pèse tout de même 65 Go ! On nous promet un jeu magnifique, d’où la taille fort conséquente. Un jeu lourd, mais pas seulement, puisque Rockstar Games estime le temps de téléchargement entre 18 et 19 heures ! 

 

[divider]Soyez prêt avant l’heure ![/divider]

 

Rockstar Games souhaite satisfaire au mieux ses joueurs, c’est pour cela que l’éditeur a lancé les téléchargements de GTA V une semaine à l’avance, soit le mardi 7 avril dernier. La vitesse moyenne de téléchargement en France via la plateforme Steam étant de 7,8 Mbps (0,975 Mo/s environ), l’estimation du temps de téléchargement du jeu est longue, très longue, puisqu’il prendra entre 18 et 19 heures ! Si vous attendez le jeu, dépêchez-vous de lancer le téléchargement afin d’être fin prêt dès l’ouverture officielle des serveurs qui, je vous le rappelle, aura lieu à partir de demain.

Le temps de téléchargement est une chose, la place disponible sur votre disque dur en est une autre. Certains d’entre vous devront même supprimer des jeux, voire carrément procéder à l’achat d’un tout nouvel espace de stockage pour accueillir la bête ! 65 Go, ce n’est pas négligeable. Rappelons également que la seconde version du jeu sur Next Gen, Xbox One et Playstation 4  ne pesait « que » 40 Go. Puisqu’il ne s’agit pas ici d’un simple portage, les textures 4K prennent de la place. On peut râler, certes, mais le résultat risque bien de nous surprendre tant la qualité de l’image sera vraisemblablement saisissante.

Pour voir un peu la différence entre les diverses versions de Grand Theft Auto 5, je vous invite à jeter un œil à cette petite vidéo de comparaison de graphismes entre PS4, PS3 et PC :

 

 

Certains d’entre vous vont acheter la version matérialisée, eh bien sachez que cette dernière comporte… 7 DVD ! Rien que ça. Une grosse boîte donc qui embellira vos étagères dédiées aux jeux vidéo. Vous pouvez retrouver GTA V sur Amazon au prix imbattable de 38,57€ ! Comme vous pouvez le constater, la version matérialisée est moins chère que la version dématérialisée, que vous pouvez également retrouver sur Amazon au prix de 53,99€. Mais voilà, vous ne pourrez pas lancer l’installation du jeu avant sa sortie… C’est donc à vous de voir, pourrez-vous patienter encore un peu ?

 

 

 

[divider]GTA 5 : une success story[/divider]

 

Le dernier bébé des studios Rockstar Games a rapporté à lui tout seul plus de 2 milliards de dollars, rien que ça, pour un total d’environ 32,95 millions d’exemplaires vendus à travers le monde et ce, toutes plateformes confondues. Des chiffres vertigineux qui n’ont pas fini de nous faire tourner la tête puisque la version PC va, à coup sûr, elle aussi, s’inscrire dans l’histoire des jeux vidéo. Vous pouvez d’ailleurs retrouver notre test Xbox One où nous vous parlions en détails des nouveautés apportées par cette version 2.0.

GTA V détient tout de même le record du monde des meilleures ventes de jeu en 24 heures, mais également celui du plus gros revenu généré par un produit de divertissement en 24 heures, pas seulement dans le domaine des jeux vidéo donc. C’est également sans surprise que GTA V a été le jeu le plus vendu de l’année 2013 en Europe, en Amérique Latine et en Amérique du Nord.

 

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[divider] Atouts GTA V sur PC : 4k mais pas seulement ![/divider]

 

La 4k ! J’espère que votre PC est équipée d’une bonne, très bonne carte graphique ! Parce qu’il vous en faudra sous le capot pour avoir un vrai rendu du jeu. Affichant des graphismes en 1080 p par 60 images par seconde, aucun doute que GTA V sur PC sera très gourmand ! Si vous possédez déjà le titre sur Old Gen, Next Gen, ou bien sur les deux tiens donc ! Peut-être que vous vous sentez assez réticent à l’idée de procéder à l’achat de cette nouvelle version. Seulement des graphismes améliorés ? Eh bien non, car bien que la 4k soit un atout majeur de ce GTA V 3.0, il n’est pas le seul.

Je vous parle évidemment des mods ! La communauté va s’amuser à modifier, créer, ajouter, innover, permettant ainsi au jeu d’avoir encore plus de longévité. Qui sait, vous pourriez peut-être vous aussi contribuer à la pérennité du titre. Mais en attendant de voir ces premières modifications apportées par les joueurs, voici un petit aperçu du rendu du jeu sur PC :

 

 

[divider]Configurations[/divider]

 

Vous vous demandez sûrement quelles sont les configurations nécessaires afin de faire tourner le jeu, que ce soit de façon optimale ou tout simplement pour pouvoir y jouer avec une certaine fluidité. Voici donc de quoi votre PC doit être doté :

 

Configuration recommandée :

  • OS : Windows 8.1 64 Bit, Windows 8 64 Bit, Windows 7 64 Bit Service Pack 1
  • Processeur : Intel Core i5 3470 @ 3,2 GHZ (4 CPUs) / AMD X8 FX-8350 @ 4 GHZ (8 CPUs)
  • RAM : 8 Go
  • Carte graphique : NVIDIA GTX 660 2 Go / AMD HD7870 2 Go
  • Carte son: 100% compatible avec DirectX 10
  • Stockage disque dur : 65 Go

 

Configuration minimale :

  • OS : Windows 8.1 64 Bit, Windows 8 64 Bit, Windows 7 64 Bit Service Pack 1, Windows Vista 64 Bit Service Pack 2
  • Processeur : Intel Core 2 Quad CPU Q6600 @ 2,40 GHz (4 CPUs) / AMD Phenom 9850 Quad-Core Processor (4 CPUs) @ 2,5 GHz
  • RAM : 4 Go
  • Carte graphique : NVIDIA 9800 GT 1 Go / AMD HD 4870 1 Go (DX 10, 10.1, 11)
  • Carte son : 100% compatible avec DirectX 10
  • Stockage disque dur : 65 Go

 

Plus que quelques heures à patienter avant de faire chauffer vos PC !

 

LG G4 en fuite

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LG G4

Plus besoin d’attendre la conférence officielle LG programmée le 28 Avril pour connaitre le LG G4 sous toutes ses coutures.

Il semble que la marque coréenne ait négligé de protéger correctement le microsite qu’elle ait en train de préparer pour son futur smartphone vedette.

Bilan des opérations : des tonnes de photos officielles dans la nature l’espace de quelques instants.

On apprend aussi beaucoup de choses sur la taille (5.5″ quad HD), la batterie amovible 3000mAh et l’APN 16Mp…

Bref, LG va nous proposer un beau et bon smartphone mais niveau mise en scène, il y a encore du boulot pour s’aligner sur Apple voir Samsung…

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Devolo Dlan 1200+ Wifi ac : simplicité et efficacité

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Parler du Devolo Dlan 1200+ Wifi ac est une chose facile pour moi : je connais la marque depuis une éternité et surtout, je me bats depuis plus de 10 ans avec des soucis de connectivité dans mon habitation. Mais revenons en au fond du problème…

Disposer d’une connexion performante c’est souvent faire le choix du câblage de son domicile. Avec l’élévation du débit ADSL, l’arrivée de la fibre…la liaison entre sa box, les nouveaux usages ( NAS, multiroom…) sollicitent de plus en plus l’infrastructure réseau domestique.

Là ou une traditionnelle box faisait l’affaire il y a encore une paire d’années, la multiplications des appareils connectés met à genoux la plus besogneuse des box.

Pour accéder à son contenu dans de bonnes conditions, pour jouer en réseau ou encore surfer dans un confort classique, le câblage de son lieu d’habitation est presque une nécessité si vous êtes un utilisateur exigeant. Même si les nouveaux standards du wifi permettent aujourd’hui d’avoir plus de pèche et d’encaisser plusieurs utilisateurs, acheminer son réseau dans une habitation spacieuse devient aussi le talon d’Achille de cette solution.

Alors câbler son habitation c’est du boulot, c’est aussi un vrai défi pour éviter de défigurer son intérieur et accessoirement de divorcer…

Devolo a compris ça depuis longtemps et avec son kit « 1200 », la marque vise à satisfaire les accros du gros débit.

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Compliqué de parler d’ergonomie d’un adaptateur CPL. Il y a cependant pas mal de choses à dire sur le produit Devolo.

Tout d’abord, il est indiscutable que le kit livré est massif. Quand on regarde ce qui se fait maintenant, on voit que certains constructeurs ont pris la décision de miniaturiser leurs adaptateurs comme le fait notamment Netgear.

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Le kit Devolo Dlan1200+ avec l’adaptateur combo wifi à gauche et le Netgear mini à droite : grand écart

La vraie question qu’il faut se poser : cette taille est-elle un handicap ? Pour moi clairement non. Si vous cherchez une installation secondaire, discrète, etc, etc je peux le comprendre mais si votre objectif est la performance et que vous savez que ces adaptateurs, une fois sur la prise murale de votre choix, vous économiseront un long travail de câblage, de camouflage et bien plus encore…

Le module qui intègre le point d’accès wifi est logiquement plus volumineux que son petit frère, il n’en reste pas moins que les deux peuvent se positionner tête en haut / tête en bas dans votre prise contrairement à pas mal d’autres solutions : c’est une petite flexibilité supplémentaire.

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Alors clairement, quand on le regarde par rapport à un module « nano » de chez Netgear, oui le Devolo est massif mais n’oublions pas que votre attention toute récente à l’esthétique de votre intérieur, ne se focalise logiquement pas sur les prises électrique de votre domicile.

 

Autant le dire tout de suite, c’est sur le domaine des performances que ce kit Devolo fait l’unanimité.

Tout d’abord, il est important de noter que la conception du kit lui assure une grande opérabilité dans la plupart des environnements électriques. Souvent, des installations particulières ( plusieurs tableaux, tri-phasé redressé…) génèrent des problèmes voir même l’impossibilité d’exploiter du CPL.

Sur ce sujet Devolo a toujours eu une longueur d’avance et la qualité de ses produits ne s’est jamais démentie. Pour ma part, j’ai toujours considéré que le surcoût affiché par la gamme Devolo était totalement justifié compte tenu de cette qualité et cette capacité d’installation très large.

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En constante évolution, la gamme Devolo intègre désormais la technologie Range+ qui utilise les trois câbles électriques en parallèle pour une plus grande performance et une plus grande portée. En utilisant le fil de masse contrairement à ses concurrents, Devolo augmente la vitesse et la portée de ses CPL. C’est particulièrement palpable en ce qui concerne la stabilité des performances qui normalement chutent plus on éloigne les kits.

En badgeant son kit « 1200 », on pourrait s’attendre à du 1200Mbits/sec mais tout le monde sait bien qu’entre la théorie et la pratique, les choses sont différentes, surtout avec le CPL.

Revenons en cependant aux performances « brutes ». j’ai utilisé un kit CPL 500 Mbits Netgear (XAVB5401). Ce kit me donne entière satisfaction mais il est vrai que les performances ont tendance à chuter en fonction de l’éloignement des deux modules.

En utilisant RaccoonWorks speedtest qui me sert toujours à vérifier mes débits réseau, je remarque ainsi que mon kit Netgear ne dépasse pas les 75 Mb/s et lorsque l’éloignement est important ( plus de 40m ) d’un étage à l’autre, je suis dans des débits divisés par 2 ( autour de 36-37Mb/s).

Dans la même configuration, le kit Devolo me permet de multiplier les débits quasiment par 4.

Avec un débit de 272Mb/s sur la première configuration ( éloignement d’une vingtaine de mètres ) contre 75Mb/s pour les Netgear 500 et surtout encore presque 250Mb/s dans la configuration la plus difficile là où les Netgear chutent à 36-37Mb/s.

Bien entendu, les Netgear sont donnés pour du 500mb/s là où les Devolo annoncent du 1200mb/s mais la stabilité des performances est quand même remarquable.

Le second élément de satisfaction vient de « l’extrémité » du kit avec son point d’accès wifi. Là aussi les débits délivrés en wifi sont tout simplement excellents. En proposant du standard Wi-Fi 867 (mbps, 2×2 MIMO/ 5 GHz) et Wi-Fi 300 (mbps, 2×2 MIMO/ 2,4 GHz), la zone arrosée par le plug Devolo bénéficie d’un débit ultra rapide.

La réplication d’une box ADSL se fait très facilement avec un mode clone classique rapidement paramétrable avec le WPS. Vous garderez alors le même SSID / password que pour le wifi d’origine de la box.

Pour ceux qui éprouveraient comme moi des difficultés pour répliquer une Freebox, la borne deviendra alors un point d’accès classique avec sa gestion de sécurité propre…rien de bien contraignant en comparaison du gain apporté.

Pour la petite histoire, je n’ai mesuré aucune perte entre un accès wifi dans la même pièce que le point d’accès Devolo et une connexion par câble au port de l’adaptateur CPL…

 

Le kit Devolo Dlan 1200+ Wifi ac n’est pas donné, c’est une évidence. Le kit comprend deux plugs, un classique et celui faisant office de point d’accès wifi. On le trouve difficilement sous les 160€.

On trouvera des packs CPL 500 avec borne wifi sous les 100€.

Cependant, comme je l’ai annoncé directement plus haut dans l’article, la somme demandée par Devolo est tout a fait justifiée au regard des performances délivrées. Entendons nous bien : si votre besoin n’est « que » de disposer de l’internet dans de bonnes conditions, vous n’aurez sans doute pas besoin d’un tel kit.

Mais si vous êtes équipé en très haut débit ( fibre par exemple ) et/ou que vous êtes joueur, que vous déplacez régulièrement sur votre réseau domestique de lourds fichiers comme des films en BRrip par exemple ou ISO BR que vous souhaitez lire depuis votre NAS sur un quelconque périphérique réseau, alors la solution Devolo est incontournable.

Conclusion

J’aurais pu juste m’arrêter aux tests classiques qu’un bon soft de benchs réseau permet de faire. les chiffres sont suffisamment explicites pour éviter toute tergiversation sur la qualité de ce kit. Mon quotidien « domestique » est cependant un bon laboratoire pour ce genre de produit : je dispose d’un NAS de plusieurs To où je stocke films en 1080P et quelques 4K, plusieurs PC, des tablettes et consoles, le tout sur une surface relativement étendue.

Je dois dire que j’ai été clairement surpris par les performances de cet ensemble Devolo. Autant par sa capacité à assurer une connexion stable d’un bout à l’autre de mon domicile sans avoir un débit qui s’écroule, que par la performance du point d’accès Wifi.

Le tout est mis en oeuvre avec une extrême facilité et le logiciel Devolo Cockpit livré avec les produits de la marque, permet encore plus de possibilités. C’est clairement un investissement sans surprise et de qualité que je recommande.

 

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Speed Cooking : le Hamburger d’avant raid !

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Speek Cooking : le Hamburger avant de commencer le raid !

 

Aujourd’hui c’est dimanche, et le dimanche c’est chronique ! Dès maintenant, départ pour la quatrième chronique, le Speed Cooking ! La question que vous avez tous en tête est : « Mais pourquoi parle-t-on de cuisine sur un site à la thématique geek ? » , et la réponse est plus que simple. Imaginez : vous rentrez tard du boulot le soir et vous n’avez que 20 minutes pour faire à manger, manger et être disponible pour faire le dernier Raid sur WoW, ou commencer l’entraînement sur LoL, ou encore partir chez votre voisin faire un jeu de rôle ou de plateau.

Imaginez maintenant que vous connaissez une recette rapide, mais que vous n’en avez pas les ingrédients.  C’est là que Speed Cooking intervient : avec des ingrédients lambda, je vais vous montrer au travers des différents épisodes de cette chronique comment réaliser rapidement de très bonnes choses à manger, et surtout, sans se prendre la tête. Vous l’aurez sûrement compris, ce premier opus sera centré sur le hamburger, plat par excellence du geek qui se respecte. Alors sans plus attendre, voici le résultat qui sera atteint à la fin de l’article !

 

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Hmmmmmmmmmmmmmm

 

[divider]Les ingrédients de la réussite[/divider]

 

Avant toute chose, le résultat que vous pouvez voir ne nécessite pas tous les ingrédients que j’utiliserai durant la préparation, mais j’aime tellement les épices que je n’ai pas pu résister à l’idée d’en rajouter. Alors sans plus attendre, voici la liste qui transformera les ingrédients  de votre frigo en cet hamburger.

Vous aurez besoin de steaks hachés, si possible qui ne soient pas surgelés, mais comme c’est l’une des viandes les plus rapides à cuisiner, il est probable que vous en ayez tous dans votre frigo. L’ingrédient suivant sera de l’emmental, soit à trancher, soit déjà râpé. Pour donner du gout à la viande : une gousse d’ail,  un oignon, et surtout du pain ! Dernière petit chose à prendre, si vous avez, une tranche de jambon, blanc ou de pays ( bayonne ou serano sont les meilleurs pour cette préparation), ou du bacon. Un exemple ?

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Les ingrédients du hamburger maison !

 

Alors oui, je n’ai pas utilisé les ingrédients les plus communs pour cette préparation, mais
lorsque j’avais été faire des courses le magasin était presque vide. Ce que vous avez sous les
yeux sera transformé en moins de vingt minutes en le hamburger que vous connaissez !

 

 

 

[divider]La recette du champion[/divider]

Commençons tout de suite à cuisiner ce hamburger. La première des choses à faire est de découper l’oignon. Pour ce faire, incisez-le jusqu’à découper toutes la couche séchée et la première non séchée. Dès lors, à l’aide de vos petits doigts, retirez délicatement les couches d’épidermes incisés. En procédant ainsi vous réduirez le risque de pleurer en les coupant par la suite. Petit conseil : si vous ne pouvez pas vous empêcher de pleurer lorsque vous coupez des oignons (oui cela sent le vécu) tirez la langue et/ou remplissez un verre d’eau que vous mettrez à côté de la planche à découper, l’humidité attire ce qui fait pleurer.

Coupez ensuite votre oignon en deux et prenez la première moitié pour émincer, en jargon normal, coupez l’oignon en petit carrés de taille à peu près égale. L’autre moitié servira à couper les morceaux d’oignons en forme de croissant. Pour la deuxième moitié je recommande de garder l’oignon en main et d’appliquer doucement la lame du couteau contre les épidermes du côté que vous ne tenez pas pour la ramener lentement vers votre main, et comme par magie les croissants d’oignons se formeront tout seul. Bien entendu, les premières fois, vous n’en ferez pas de parfaits, mais avec de l’entraînement vous serez un vrai chef de l’oignon !

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Norage de l’émincage
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Des croissants tout partout !

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant que nous avons nos oignons bien en place, il ne nous reste qu’à prendre un contenant suffisamment grand pour mettre la viande hachée et les oignons émincés et malaxer longuement tout ceci, non ce n’est pas ce que vous croivez ( bâton ).  Notre but est de créer un grosse boule de viande et d’oignons, sans oublier de saler et poivrer.

J’aime tellement le persil et le cumin que je n’ai pas pu résister à en rajouter, alors si vous aussi vous avez des épices que vous adorez, faites le melting-pot qui vous convient ! Une fois que tout est mélangé, séparez en deux boules de taille équivalente si vous aviez deux steaks à la base, sinon n’en gardez qu’une. C’est la viande que nous allons faire cuire. Lorsqu’elle commence à bien dorer, séparez chacune des deux pièces en deux plus petites, ça rentrera mieux dans la baguette ! Rajoutez également les oignons-croissants pour vous faire des oignons frits, c’est délicieux.

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Cuisson ? À ma guise !
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C’est Noël !

 

 

 

 

 

 

Pendant la cuisson, nous allons faire la dernière étape, préparer le pain. Donc si vous avez de l’ail, enlevez l’épiderme séché, coupez-le en deux et enlevez le germe, c’est pas top pour les gens qui ont des problèmes de digestion, et même si vous n’en avez pas, c’est très mal digéré. Dès lors, prenez la baguette de pain, ou le pain que vous avez, il faut juste qu’il soit suffisamment  grand pour accueillir la viande.

Chaque moitié d’ail va servir à ailler le pain, pour ce faire, rien de très sorcier, il faut frotter les demi-gousses sur la mie, et le tour est joué. Pour plus de saveur, vous pouvez encore une fois rajouter des épices et autres herbes, de mon côté j’ai saupoudré les pains d’herbes de Provence, cela se marie très bien avec la viande de bœuf. Coupez ensuite le fromage en tranches ou saupoudrez avec le râpé le pain pour qu’il fonde lorsque la viande sera disposée.

 

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Froooomage
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L’ail c’est bon !

 

 

 

 

 

 

Un fois cette étape terminée, vérifiez bien la cuisson de vos steaks, car lorsqu’ils sont presque comme vous les aimez, il faut mettre 20 secondes la tranche de jambon ou de bacon pour la dorer comme il faut. Il ne reste qu’à placer cette tranche sur l’un des deux pains, et les deux demi-steaks sur l’autre. Rajoutez ce que vous voulez comme sauce entre les deux et refermez le hamburger. J’ai mis du ketchup maison pour ma part.

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On y est presque !

Il faut maintenant rajouter du sucre sur les oignons qui finissent de cuire, et lorsqu’ils sont dorés, ils sont prêts. Vous y êtes, vous avez votre repas ! Enfin, presque, je vous conseille de passer le hamburger au micro-ondes pour mieux faire fondre le fromage et chauffer le pain, et lorsque vous en aurez mangé la moitié, retirez les oignons du feu pour finir le burger avec des bons oignons fondants !

BON APPÉTIT !

[divider]Le mot de la fin[/divider]

Si vous n’avez pas eu de problèmes d’ustensiles ou de cuisson, vous aurez normalement mis un peu moins de trente minutes, ou moins de vingt si vous êtes un cuisinier chevronné, et vous serez à l’heure pour votre rendez-vous du soir. Notez que, du fait que c’est un hamburger, vous pouvez le manger durant la sélection de champions sur un moba, sur le trajet du JDR, ou pendant le groupage d’un raid !

Alors sans plus attendre je raccroche le tablier pour cette semaine et je vous dit à la prochaine pour un autre Speed Cooking, qui aura peut-être, si vous êtes sages, un nouveau format de présentation !

GTA V PC vs PS4 vs C64 !

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Encore une création de l’excellent Majami Hiroz avec cette vidéo du tout frais GTA V sur PC , sur PS4 et son équivalent sur Commodore 64 en 8 bits et 16 couleurs !

La spécialité de Majami Hiroz est de recréer des jeux actuels dans des environnements 8 bits, c’est souvent délirant mais c’est surtout l’occasion de prendre conscience de l’importance de la révolution technique traversée par l’informatique est le multimédia.

Le Lexi-Cleek : Geek

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Petit lexique façon Cleek : « geek »

Vous faire découvrir de nouveaux horizons, c’est bien. Vous proposer un angle de vue nouveau sur un univers qui vous est déjà familier, c’est mieux. C’est pourquoi Cleek vous propose de faire un tour lexical de ce réseau complexe de par ses codes et son langage qu’est Internet. À chaque numéro de cette petite série, il s’agira de s’intéresser à un mot ou une expression aussi geek qu’obscure (ou pas) pour pouvoir faire le beau sur les chans ou autres salons de discussion en ligne.

Et pour commencer en beauté, le choix du mot qui fera l’objet de notre étude la plus approfondie s’est révélé évident. Composante essentielle de notre culture et de l’identité de ce site, je ne pouvais bien évidemment pas faire l’impasse sur ce mot aux multiples facettes, j’ai nommé, vous l’aurez compris, le mot « GEEK ».

 

[divider]To geek or not to geek[/divider]

 

GEEK [gik] n. – 1996 ANGLIC. FAM. – Personne passionnée d’informatique et de nouvelles technologies.

 

Voilà l’entrée que l’on retrouve pour le lexie (ou unité de sens) qu’est « GEEK » dans le dictionnaire Le Petit Robert, édition papier de 2013 (so old !), entre les entrées « -GÉE » et « GÉGÈNE » (je vous épargne bien évidemment les exemples et mises en contexte donnés par le dictionnaire).

Sans surprise, ce mot est un anglicisme, mot à la base anglais donc qui a pourtant très bien su parasiter notre langue. Ou presque. On constatera en effet que ce nom (« n. ») n’a pas de genre ! Si certains parleront d’égalité homme-femme, puisque l’on peut librement dire « le » ou « la » geek sans se poser la question d’une féminisation du mot (n’entrons pas dans le débat sur des mots tels que « auteure » ou « professeure »), c’est bien là un calque direct de l’anglais qui ne connaît pas de genre, d’où le célèbre « the » (ou « Ze » pour les francophones pure souche).

Mais le calque s’arrête cependant à ce point. Il est en effet surprenant de constater que les dictionnaires anglais ne semblent pas attribuer le même signifiant au signifié « GEEK ».

 

geek / gi:/ n [C] informal – someone who is not popular because they wear unfashionnable clothes, do not know how to behave in social situations, or do strange things.

 

Voilà la définition (en anglais, je m’en excuse) que nous propose le Longman Dictionary of Contemporary English, cinquième édition papier du nom datant de 2009. Alors bien sûr, en six ans, la langue a bien évolué, et il serait absurde de penser que le mot lui-même n’a pas évolué depuis. Mais la différence de définition reste cependant particulièrement frappante. Quand le français s’attache à relier ce concept à l’informatique et aux nouvelles technologies (sans faire mention d’un quelconque comportement social), l’anglais souligne lui la dimension sociologique de ce concept.

Ces deux définitions sont-elles si différentes l’une de l’autre ? Cette distance peut-elle s’expliquer par l’histoire de ce mot, à savoir son étymologie ? C’est ce que nous allons essayer de voir.

L’étymologie étant une science aussi ardue que fourbe, il était donc évident que nous allions nous tourner vers le plus grand professeur de cette discipline qu’il soit, le Professeur Teemo !

 

[divider]Le mot de Teemo[/divider]

 

Retrouvez ci-dessous l’avis du grand spécialiste d’eh-Teemo-logie, le Professeur Teemo, que Cleek a recueilli spécialement pour vous.

 

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Tel mon cousin le Père Castor, laissez-moi vous raconter une histoire. Connaissez-vous Déméter ? Déesse grecque (lorsque le pays n’était pas encore en crise) généralement associée à l’agriculture et les moissons, et que les Romains appelaient Cérès (il faut les comprendre, l’alphabet grec n’est pas évident à lire), Déméter parcourut notamment le monde à la recherche de sa fille, Perséphone, qui avait décidé de fuguer pour retrouver son cher et tendre, Hadès, bien que la version officielle parle d’un enlèvement (Ah, symptôme de Stockholm, quand tu nous tiens…). Épuisée et rongée par le chagrin et la douleur (et accessoirement sous les traits d’une vieille femme, la pomme empoisonnée en moins), Déméter s’arrêta un soir et trouva refuge chez d’honnêtes gens qui lui offrirent le souper, malgré les petits caprices culinaires de la déesse.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, avec ou sans l’étoile au Michelin, mais c’était sans compter l’intervention d’un petit personnage au demeurant discret jusque là. Assis à la même table que Déméter se trouvait un petit garçon (un Kevin sans doute). Et ce garçon, l’histoire raconte, se mit à rire au nez de la déesse. Les raisons de ce rire, la légende ne le raconte pas. Les conséquences, par contre, oui.

Folle de rage, Déméter jeta son repas au visage du garçon (je vous l’avais dit qu’elle était folle de rage) et transforma le vilain garnement. En lézard. Pas de lézard jusque là non plus, me direz- vous. Mais voilà, Déméter étant une grande fan de Juliette Greco (ce n’était pas encore un crime en ce temps-là), la déesse métamorphosa le garçon en gecko.

 

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Seul Kevin peut avoir la classe en se léchant l’œil

 

Comme toute bonne malédiction ou tout bon défaut, cette caractéristique se transmit de père en fils, au point qu’une communauté entière d’hommes-gecko (le gène serait sur le chromosome Y) apparut. Et autant vous dire qu’à l’époque, lorsque l’on ressemblait à un gecko, on se retrouvait légèrement en marge de la société. Il n’était donc pas étonnant que les membres de cette malheureuse communauté s’isolent, que leur comportement soit jugé étrange (les gens ont tendance à se méfier des gens qui gobent des mouches), et finissent par se rabattre sur l’informatique et les nouvelles technologies, puisque sur internet, personne ne sait que vous êtes un gecko.

Oui mais, pourquoi parle-t-on aujourd’hui de geek et pas de gecko, me demanderez-vous ? L’anecdote est là encore assez cocasse.

Comme cela était à la mode à l’époque, un anthropologue avait souhaité faire une étude ethnologique sur ce nouveau groupe social que constituaient les hommes-gecko (dont le nom scientifique était par ailleurs les Gekkota, ou gekk pour aller plus vite dans les rapports). Plongé dans leur univers sauvage, notre scientifique, dont nous tairons le nom par respect pour sa famille, s’attaqua donc à retranscrire les comportements et fonctionnement de cette communauté encore inconnue. Et soudain, ce fut le drame. Par inattention, ou en guise d’appel à l’aide (nous ne le saurons jamais), sa plume dérapa. Et au lieu de doubler le « k » dans gekk, il doubla le « e ». Erreur fatale, qu’il ne put jamais corriger. Le nom geek est resté à la postérité, et l’on a pris soin d’oublier cette histoire malheureuse.

 

Nous remercions une nouvelle fois le Professeur Teemo de son aimable participation, et rappelons à notre lectorat que l’abus de champignons n’est pas bon pour la santé (mentale et physique).

 

[divider]Motus et bouche cousue[/divider]

 

Et dans les faits (les vrais), ça donne quoi ?

 

Eh bien, apprenez tout d’abord que ce mot est loin d’être propre à la révolution technologique et culturelle de ces dernières années. Si la première attestation du sens indiqué plus haut que recense Le Petit Robert 2013 date bien de 1996 (non, ce n’est pas si loin que ça… Vingt ans, ce n’est pas vieux ! ), il faut cependant remonter plus loin, beaucoup plus loin, dans le temps pour en retrouver l’origine. Ainsi, ce même dictionnaire nous indique que le nom tel qu’on le connaît vient du mot geek qui désignait un « personnage de carnaval qui mord la tête d’un poulet ou d’un serpent », et qu’il est d’origine germanique.

Et c’est notamment du côté du moyen bas allemand (donc entre le XIIe et le XVIe siècle) que l’on retrouve le mot geck, pour désigner un fou, et son équivalent néerlandais gek, pour qualifier quelque chose de fou. L’anglais étant la plus germanique des langues latines (ou la plus latine des langues germaniques, au choix) du fait des différentes invasions entre le Ier et le Ve siècle puis beaucoup plus tard, de la colonisation de ce qui deviendrait les États-Unis d’Amérique par les protestants, il n’est en effet pas étonnant de retrouver des termes d’origine germanique dans la langue de Shakespeare (bien plus couramment qu’on peut le penser). Si l’on retrouve alors aisément dans les patois du Nord et de l‘Est de la France (en Alsace notamment) le terme gicque (notez que le mot s’écrit ici comme il se prononce désormais) pour parler du fou du carnaval, ou le terme gecken pour les monstres de foire des cirques ambulants qui parcouraient l’Empire austro-hongrois du XVIIIe siècle, le Nouveau Monde n’est pas en reste puisqu’il propose dans le courant du XIXe siècle dans ses propres foires des geek, ou freaks, à savoir des monstres (comprenez ici des personnes défigurées ou mentalement handicapées) ou bien des acteurs chargés de jouer les hommes sauvages, chaînon manquant de l’évolution (d’où les têtes de poulet et/ou serpent).

 

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Magnifique (hum) carte postale où l’on retrouve un gecken (à gauche, en rouge).

 

Le sens du mot geek commencera à prendre une forme qui nous est plus familière au début du XXe siècle, pour lentement mais sûrement se stabiliser (ou presque, donc). Il sera dans un premier temps utilisé pour désigner ou qualifier les gens en décalage avec la société, jugés bizarres de par leur comportement. L’évolution technologique dans les années 60 entraînera une évolution du sens de ce mot, qui s’appliquera alors aussi aux gens qui s’isolent par l’imaginaire, en se plongeant dans leur monde, à savoir le monde technologique en plein essor. Un geek sera alors une personne forte en mathématiques, sciences ou autres matières du genre, et qui ne s’intéresse qu’à cela.

Le mot geek n’arrivera réellement en France qu’au début des années 80, et il sera d’abord utilisé dans son sens second de monstre avant qu’un glissement ne s’effectue vers le sens quatrième d’une personne se consacrant fortement aux domaines technologiques. Aujourd’hui, le terme de geek s’étend au delà des simples domaines informatiques. Littérature, cinéma et de nombreux autres champs peuvent désormais être qualifiés de geek, grâce à certains univers comme la science-fiction, la fantasy, et j’en passe. De par une définition encore un peu trop instable (car en constante évolution), le mot geek est parfois associé, à juste titre ou non, à d’autres termes tels que nolife, nerd et j’en passe sans doute quelques uns. Mais cela est une autre histoire.

 

Enfin, pour conclure, je voulais simplement souligner le caractère encore versatile du mot geek. En effet, si le dictionnaire le caractérise comme un nom, il est plus que courant de le voir utiliser comme un adjectif voire comme un verbe. Geek, le « schtroumpf » de demain ?

Les bijoux du cinéma asiatique #3 : Deux Sœurs

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Présentation du film : Deux sœurs

Nous poursuivons notre série d’articles autour des bijoux du cinéma asiatique. Cette semaine, après Departures et Infernal Affairs, c’est au tour du film Deux Sœurs ( A Tale of two sisters / Jangwa and Hongryeon) d’être présenté. Réalisé par Kim Jee-Won, grande figure du cinéma sud-coréen à qui l’on doit notamment des œuvres telles que « A bittersweet life » ou encore le très dérangeant « J’ai rencontré le Diable »,  le long-métrage Deux Sœurs nous plonge dans un drame familial aux accents horrifiques : un film particulier que Cleek vous propose aujourd’hui de découvrir comme troisième opus de son palmarès des plus beaux films du cinéma asiatique.

 

[divider]Synopsis[/divider]

Su-Mi et Su-Yeon (les deux sœurs en question, comme vous l’aurez deviné) sont de retour au bercail. Pourquoi ? Comment ? Nous ne le savons que peu, mais par contre, ce qui frappe au premier coup d’œil, c’est la relation particulière qui unit ces deux jeunes filles à leur belle-mère, pourtant bienveillante à première vue. Tandis que l’une des sœurs semble vouloir éviter à tout prix sa compagnie, l’autre paraît terrifiée en présence de la marâtre. Par ailleurs, la maison semble hostile aux deux jeunes sœurs et très vite, d’étranges événements s’accumulent dans le quotidien de Su-Mi et Su-Yeon : des fantômes rodent, les oiseaux meurent, tandis que la tension entre les deux jeunes filles et leur belle-mère devient de plus en plus tangible. Quels secrets planent donc sur cette famille en apparence tranquille ? Entrez dans le cauchemar des Deux Sœurs.

[divider]Une histoire simple, et pourtant…[/divider]

Kim Jee-Won nous présente au travers de son film une situation initiale des plus simples. Le contexte est mis en place dès les premières minutes, et très vite, on se rend bien compte que quelque chose « cloche » dans le retour des deux sœurs. Évidemment, un contexte de ce genre ne s’invente pas ; des événements ont dû générer ce climat de tension si particulier, et c’est cette simple question qui viendra cueillir l’intérêt du spectateur dès le début du film.

À l’origine du film, ces deux jeunes filles, dont les prénoms signifient respectivement « rose » (Jangwa) et « fleur de lotus » (Hongryeon). Ces deux protagonistes puisent en fait leur genèse dans un conte ancien qui, de par sa transmission orale, a évolué au fil des siècles. Ne souhaitant pas céder à la facilité qu’aurait pu proposer cette intrigue plutôt simpliste, le réalisateur sud-coréen Kim Jee-Won nous suggère une histoire et une évolution des personnages bien plus subtile que ce à quoi nous nous attendions. Comment ? En renforçant certains codes du genre, en les brisant par la suite, dans le simple but de « perdre » le spectateur (pour mieux le retrouver à la fin, je vous rassure). Toutefois, Deux Sœurs n’en reste pas moins un film complexe qui méritera, à l’image d’un David Lynch, sans doute plusieurs visionnages afin d’en distiller chaque explication et chaque petit détail (qui dérange).

 

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[divider]Quelles émotions ?[/divider]

Il serait légitime de se demander, après avoir vu la bande-annonce quelque peu inquiétante, de quel genre de film il s’agit. Deux Sœurs est-il à classer dans le cercle (très select néanmoins) des films d’horreurs cultes asiatiques ? Est-ce un drame, un thriller ? Un peu de tout cela, probablement. Kim Jee-Won éclate les genres dans son film et les propose à petite dose, de manière soignée et pondérée. Il y aura de l’horreur oui (et surtout CE moment dont vous vous rappellerez longtemps), un scénario fouillé, complexe, mais aussi de la tristesse, autant que vous en voudrez.

Toutefois, comme énoncé plus haut, Deux Sœurs ne vous simplifiera pas la tâche du point de vue de la compréhension. En effet, l’histoire se déroule, non sans cette certaine lenteur assez typique des films asiatiques, et les repères temporels sont assez difficiles à fixer. Pour parfaire le tout, le film brise les codes du genre de l’horreur avec une grande justesse, restant fidèle aux apparitions fantomatiques que l’on pourrait retrouver dans un The Grudge ou encore dans Ring : le fantôme ne surgit pas avec fracas, mais de manière insidieuse. Vous regardez une scène que vous croyez calme, et en l’espace d’une seconde, le fantôme est là, sans qu’il n’y ait de cri ou de sursaut. Il est juste là, avec la démarche boiteuse et déstructurée que l’on retrouve dans ces quelques grands classiques de l’horreur asiatique et l’ambiance du film change peu à peu, sans que vous n’ayez senti de transition particulière.

Pourtant, le réalisateur ne cède pas à la facilité de dédier son film tout entier à ce genre d’apparitions, et il marque quelques autres scènes d’effets beaucoup plus « US » où l’on sent une réelle progression allant de la tension, vers le sursaut, pour enfin aboutir au passage horrifique. Un subtil mélange des codes est donc réorchestré dans le film, de manière à ce que vous ne soyez jamais « tranquille » malgré un rythme narratif qui demeure, au contraire, plutôt lent. Enfin, entre les souvenirs, les fantômes, et les divers rebondissements, vous vous retrouverez assez vite perdu dans cet univers sombre mais néanmoins poétique.

 

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[divider]Un accueil sur la réserve[/divider]

Malgré une recette plutôt réussie pour mener à bien son film, l’accueil que réserve le public à Deux Sœurs semblent toutefois mitigé, tout comme son remake de 2009 « Les Intrus ». Le long-métrage asiatique avait pourtant remporté trois récompenses sur les quatre nominations qu’il avait cumulé lors du Festival du Film Fantastique de Gérardmer en 2004, et malgré tout, les critiques nuancent le succès du film, criant tour à tour au génie pour un rendu aussi riche et complexe, mais déplorant parfois ce même aspect, jugeant ainsi le film comme étant « peu accessible ». Les deux avis sont néanmoins judicieux, et si vous désirez voir un film à l’intrigue simple et efficace, Deux Sœurs n’est probablement pas fait pour vous. La fameuse chute du film n’est pourtant pas extraordinaire, et ressemble même à quelques autres classiques que je ne citerai pas (histoire de vous laisser le plaisir de la découverte, quand même !), mais les nuances apportées autour du cliffhanger font qu’en général, on ne trouve pas les réponses à toutes nos questions au premier visionnage du film. Et finalement, est-il nécessaire de répondre à tous ces mystères ?

Pour ce qui est ensuite de la production, Deux Sœurs place la barre très haut. Le casting est assez irréprochable : Im Soo-Jung et Moon Geun-Young sont toutes deux excellentes dans les rôles des deux jeunes filles, tour à tour fragiles et dangereuses, Kim Kab-Su (le père) n’est pas transcendant, mais il colle parfaitement à cette image du rôle secondaire qui se veut ici en retrait, et enfin, il y a Yeom Jeong-A, une actrice formidable dans le rôle ambigu de la marâtre, dont on ne saurait jamais dire si elle est aimante, ou complètement terrifiante de par sa droiture, son charisme, sa rigueur et… le reste. L’image de la marâtre est donc ici particulièrement bouleversée, et l’on regretterait presque l’aspect assumé et machiavélique de certaines autres belle-mères de contes plus traditionnels.

 

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Enfin, l’ensemble du film (sa lenteur, comme les accents horrifiques, ou les moments plus tragiques) est porté par une musique magnifique, qui avait d’ailleurs provoqué le fait que je me rue sur ce long-métrage.  On y retrouve ces fameuses valses tristes, assez typiques des films asiatiques, mais il y a fort à parier que celle-ci résonnera encore longtemps après votre visionnage du film, si vous êtes de ceux qui sont/seront sensibles au « charme » des Deux Sœurs.

 

https://www.youtube.com/watch?v=-2wfD10MT7E

 

2015, un grand cru de films hollywoodiens

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Chaque année se pose toujours la même question : dois-je prendre une carte cinéma ? Bon, mathématiquement parlant, il faut aller en général trois fois dans le mois dans les salles obscures pour la rentabiliser, mais quand même, des fois, trois films dans le mois qui soient bien, ça ne court pas les rues. Aujourd’hui sur Cleek, nous n’allons pas vous dire s’il est bien ou pas de prendre cette fameuse carte cinéma (ce n’est pas nous qui payons pour vous), mais nous allons vous parler de sept grands film Hollywoodiens à venir. Préparez la carte bancaire, ça va casquer, car nous n’allons parler que de films à plusieurs centaines de millions d’euros !

 

[divider]2014 : très bien mais peut mieux faire[/divider]

 

Avant de parler de 2015, penchons-nous un peu sur les gros films de l’année passée. Nous pouvons le dire, 2014 a été une bonne année.  Commençons par Robocop en fin de liste qui nous aura déçus mais qui, dès février, a annoncé la couleur des effets spéciaux. S’en est suivi Divergente qui a été plutôt bien reçu par la communauté (moins par la presse, mais la presse ne comprend pas ce qu’est le vrai art cinématographique) malgré « seulement » 80 millions de dollars de budget.

Oui, l’année 2014 fut riche en films hollywoodiens genre Blockbuster. En tête de liste, nous nous souviendrons de X-Men: Days of Future Past, qui a montré dès le mois de mai ce qui allait nous attendre dans les mois suivants : du lourd, du méga poids lourd ! Et c’est sans être déçu par ce dernier volet des X-Men que s’est pointé un Tom Cruise en pleine forme dans Edge of Tomorrow : encore un film sur le temps, remonter le temps, refaire le passé… La mode 2014, dirons-nous.

Le mois de juillet fut décevant malgré tout : souvenez-vous de La Planète des Singes et de Transformers 4, deux films prometteurs qui ne furent pas à la hauteur des espérances, surtout pour le second. Chez les singes, impossible de nier la performance des équipes en charges des effets spéciaux, mais c’est l’histoire qui était, selon moi, plutôt pauvre et vraiment prévisible…

Heureusement que viennent les 3 derniers : Lucy, de Luc Besson, fut notamment une très grosse surprise. Décrié par la presse et boudé par le public français, ce film reste l’une des plus grande réussite de l’année 2014. Avec une Scarlett Johansson et un Morgan Freeman au top de leur forme, ce film a montré que notre cher réalisateur français était toujours au top de sa forme.

Et quand le studio Marvel se jette à l’eau, ça en jette grave ! Avec Les Gardiens de la Galaxie, la science fiction a pris un coup de nostalgie (ben oui, sa bande originale est quand même très années 80 !). Et pour rester dans les étoiles, l’année a terminé en beauté avec LE plus grand film de science fiction de 2014, LE film qui nous a tous cloués sur nos siège, LE film qui nous a fait regretter de ne pas avoir pris une place en 3D (enfin moi je l’avais, ah !) : Interstellar. Le génie de Christopher Nolan à l’état pur !

Bon. Vous l’aurez bien vu, 2014 fut une belle année pour les fans de films à gros budget et de science fiction, mais qu’en est-il de 2015 ?

 

[divider]2015, RIP porte-monnaie…[/divider]

 

Alors pour faire assez court, ne seront abordés que SEPT FILMS de l’année 2015 à ne pas manquer. Pourquoi sept ? Un pour chaque jour de la semaine pardi ! Histoire que vous programmiez dès maintenant votre programme cinéma pour les huit prochains mois.

Vous allez les avoir par ordre chronologique avec comme premier film…

Avengers 2 : L’ère d’Ultron

Retour de nos héro favoris le 22 avril sur grand écran pour un second épisode qui risque d’envoyer plus que du lourd. Avec ce second volet, la bande de potes va presque clôturer la seconde « saison » Marvel. Après la réussite du premier Avengers, il est improbable, que dis-je… IMPOSSIBLE que ce second film fasse un flop. Tous les éléments dignes d’un grand blockbuster hollywoodien seront probablement présents : des super-méchants badass, de l’humour, des super-héros qui envoient du pâté en steak ! En même temps, les studios ont envoyé l’artillerie lourde avec un budget estimé à quasiment 300 millions de dollars pour nous pondre peut-être LE film de l’année. Enfin c’est ce qu’ils pensent….

 

https://www.youtube.com/watch?v=YmegSvw9LJg

 

Une romance entre Hulk Banner et la belle Johansson ? Les petits cachotiers !

 

Mad Max : Fury Road

Ce film annonce rapidement les couleurs dans sa bande annonce : il va être bien, beau, et aura probablement une bande originale qui déchire ! Son trailer ne nous dévoile pas trop l’intrigue mais nous saisit par sa violence et sa barbarie. Tom Hardy aura fort à faire pour succéder au grand Mel Gibson. Alors Mad Max, c’est principalement l’histoire (ou la non-histoire) d’un gang en moto, ou voiture, nous ne savons pas trop tant leurs machines semblent complexes et dingues, qui fait régner loi et justice sur une terre privée d’eau, où les matières premières se font rares et où les femmes sont vendues.

Troisième du nom, Fury Road va probablement être le commencement d’une nouvelle série, un bon reboot que toute la nouvelle génération va pouvoir découvrir. Reste à voir s’il sera toujours aussi fort en symbole et provocation que l’étaient les anciens, mais la bande annonce me fait penser que oui. À vous de juger le 14 mai prochain !

 

 

Préparez vous et réserver votre billet dès le 10 Juin pour le Jurassic World !

Et oui, la suite du chef d’œuvre des années 90 est prévue pour dans quelques mois seulement. De quoi faire frissonner ! Bonne nouvelle, le parc ouvre de nouveau et tout le monde est prié d’acheter son ticket et de dire bonjour aux mutants créés en laboratoire… Une impression de déjà-vu tout de même. À voir, mais je ne suis pas sûr de regretter (enfin sauf pour le doublage français qui a l’air particulièrement déplorable). Après, Spielberg est derrière son bébé, alors normalement tout devrait bien se passer…

 

 

Terminator Genisys

Bon là, on entre dans du moyen de gamme. A-t-on vraiment besoin de présenter Terminator ? Ce gros robot indestructible venu pour anéantir une menace, bla bla bla et bla bla bla.

Honnêtement, ce film fait peur. Non pas parce qu’il y a Arnold Schwarzenegger qui joue, tout le monde a le droit de rêver de renouer avec le succès absolu, mais n’est-il pas un peu vieux maintenant ? Alors certes, l’histoire est loin d’être centrée sur lui (et fort heureusement), mais il restera probablement un élément central du film. Central mais pas indispensable… Et c’est là que les choses pourraient bien tourner pour la franchise « Terminator ». En effet, ce film pourrait être le premier d’un pseudo-reboot de la saga, avec quelque chose de plus moderne et de plus… explosif ! À voir, en espérant que cela ne soit pas trop répétitif. Surprenez-nous, robots du futurs !

En tout cas le 1er juillet vous pourrez renouer avec le passé et les lointains souvenirs de votre enfance !

 

 

Mission Impossible 5 – Rogue Nation

 

Retour de notre Tom Cruise adoré pour le 12 août. Alors bon, à quoi s’attendre là encore ? Il est évident que ce nouvel opus ne doit pas s’inspirer de la daube qu’a été le précédent…

Mais faisons confiance à la production qui compte parmi ses membres… J.J. Abrams. RIEN QUE CA ! Bon là, il n’y a pas de raison que le film soit un nanar sans nom. Espérons que ce nouvel opus donne un nous souffle à la série (même si on sent quand même qu’ils se sont inspirés du dernier James Bond pour le scénario… enfin bref…)

 

 

Les 4 Fantastiques

 

Voila un reboot qui fait plaisir ! Le 5 août sera une date à retenir. Ben oui, la rigolote bande de super-héros va revenir sur grand écran pour un reboot complet. Souvenez-vous des deux premiers épisodes, plus nanars qu’autre chose (à regarder pour bien terminer une soirée).

Non, ce nouvel opus sera clairement à la hauteur de nos espérances. Produit par ceux qui sont à l’origine du dernier X-Men, dans une époque cinématographique où, il faut le dire, Marvel domine tout le monde en ce qui concerne les super-productions hollywoodiennes, ce film ne peut qu’être bon !

 

 

 

Pour finir sur cette série, nous ne pouvions pas parler des gros films de 2015 sans le mentionner. Son teaser a déjà le record du nombre de vues en un jour sur YouTube, des millions de fans suivent chaque jour son actualité… Star Wars VII : Le réveil de la Force.

Probablement LE film que tout le monde attend, et que tout le monde attendra jusqu’au bout. Date de sortie le 18 décembre. Bon, il y a si peu et tant de chose à dire sur ce film… Mais tellement peu de réponses. Ce qui est sûr, c’est que les fans ne seront pas déçus : avec J.J. Abrams aux commandes, suivi dans l’ombre par Monsieur Lucas en personne, ainsi que les acteurs de la première trilogie afin de commencer la troisième (et oui, 3 épisodes minimums sont prévus).

Le trio héroïque fait déjà fureur, mais on ne sait ni l’histoire, ni les rapports entre eux. Beaucoup de mystères autour de ce film, encore il y a…

 

 

Quoi qu’il en soit, la Star Wars Celebration va se tenir dès la fin de semaine prochaine et elle concorde parfaitement avec… la sortie d’Avengers 2 ! Coïncidence ? Je ne pense pas ! Ruez vous le premier jour sur le nouveau Marvel et je suis sûr que vous pourrez voir le nouveau teaser de Star Wars !

 

Et vous, quels sont les films que vous attendez en 2015 ?

The Voices : l’univers drôle et noir de la folie

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The Voices : à cheval entre la comédie, le thriller et le drame.

The Voices est un film de la réalisatrice franco-israélienne Marjane Satrapi, dessinatrice de bandes dessinées reconnue dont vous avez certainement déjà entendu parler pour Persepolis, sorti en 2007.

Bande-annonce pour les retardataires…

 

 

[divider]Scénario[/divider]

 

Ryan Reynolds interprète Jerry, un homme célibataire qui vit avec son chien et son chat dans la petite ville de Milton, et qui souffre apparemment de troubles mentaux assez sérieux. Il consulte régulièrement sa psychiatre et doit suivre un traitement pour le maintenir dans le « monde réel ». Il tombe un jour sous le charme de la belle Fiona, qui travaille au service comptabilité de l’usine de baignoires où il travaille, et tente d’entamer avec ses pairs des relations sociales « normales », du moins tant qu’il prend ses médicaments…

Jerry entend des voix, et pas n’importe lesquelles. Il est capable de communiquer avec les animaux et plus particulièrement son chien Bosco et son chat Monsieur Moustache. Jerry vit donc heureux avec ses deux amis, chez lui, mais se rend vite compte après que sa psy lui ait ordonné de continuer à suivre son traitement que ses cachets l’empêchent de parler à ses animaux.

 

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Bosco, Jerry, et Monsieur Moustache

 

Partagé entre Bosco, la voix de la raison (s’il y en a bien une…), et Monsieur Moustache, le démon sur son épaule, Jerry se retrouve presque malgré lui tueur en série, au dépend de la plupart des femmes qui l’entourent et à qui il ne voulait (du moins au départ) aucun mal.

 

[divider]Un film coloré et sombre à la fois[/divider]

 

[alert type=red ]Spoiler Alert : Nous vous recommandons de ne pas continuer si vous ne voulez pas connaître certains éléments de l’histoire[/alert]

 

La réalisatrice vient bel et bien de l’univers de la BD et cela se sent : très vite, on est frappé par les couleurs aussi vives que nombreuses à l’écran. Le rose pastel omniprésent sur le lieu de travail de Jerry, le bleu de sa voiture, les rouges profonds des lèvres des protagonistes féminins… On remarque également des papillons de temps à autre autour de Jerry, jeu aussi évident que touchant pour signaler qu’il est « dans son monde ». Malheureusement, lorsque Jerry prend ses médicaments ou que le point de vue est celui d’un autre personnage, l’image se ternit, les papillons ne sont plus là, on laisse place à du sang noir, des teints pâles, des salles presque sans lumière. Dans sa bulle, Jerry ne voit pas le sang, l’horreur et la saleté dans laquelle il vit, et discute même avec les têtes de ses victimes, elles aussi pourvues de conscience (toujours une partie de la sienne). Dès qu’on en sort, on réalise la boucherie et le lieu insalubre qui lui sert d’appartement. Le spectateur a donc un bon indicateur visuel de quand il est dans « la tête » de Jerry et quand il n’y est pas.

À se fier à la bande-annonce, on pourrait penser que le film est une comédie à propos d’un homme poussé à devenir un serial killer par son chat. Il y a un peu de cela, mais The Voices n’est en rien une comédie. Les scènes ensanglantées et les larmes de certains personnages nous font clairement comprendre que classer ce film est beaucoup plus complexe que de le mettre dans la simple case de la comédie ou du thriller, tant on est propulsés du rire à la douleur, de la tristesse à la joie.

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Ce n’est pas parce qu’elle est décapitée qu’il faut la laisser mourir de faim…

 

On ressent de l’empathie pour Jerry tout au long du film. Lorsque Fiona (Gemma Arterton) se joue de lui et lui pose un lapin ; après la mort de Fiona, où il trouve réconfort dans les bras de sa collègue Lisa (Anna Kendrick) avant de devoir la tuer puisqu’elle découvre les causes de la disparition de cette première ; lorsqu’on découvre son passé, avec sa mère, folle, qu’il a aidée à se suicider pour qu’elle échappe à l’asile… On plonge alors dans la complexité d’un personnage qui n’est pas une personne déficiente mentalement qui agit sans avoir conscience de ses actes, mais plutôt qui agit parce qu’il se sent forcé de le faire, tout en le regrettant.

The Voices est un film très intéressant pour son regard sur la folie et sur la difficulté pour les personnes « malades » à s’intégrer dans la société. On comprend également pourquoi Jerry ne prend pas ses médicaments, contre les ordres de sa psychiatre, au vu du monde de solitude et d’horreur dans lequel il se trouve quand il est sous leur emprise. À l’inverse d’un junkie qui aurait besoin de sa drogue pour planer, Jerry a besoin de s’en passer.

 

[divider]Conclusion[/divider]

 

Un quatrième film réussi pour Marjane Satrapi, qui ouvre les yeux sur des sujets peu abordés tout en nous faisant rire. Ryan Reynolds est au point et joue à merveille ce personnage entier qu’est Jerry, dans la folie, dans le sang et les larmes.

 

THE VOICES
Le premier meurtre de Jerry, involontaire.

 

On retiendra surtout que les chats sont des créatures démoniaques et manipulatrices alors que les chiens agissent pour le bien de tous.

 

Rosco est mort…

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Rosco est mort la semaine dernière…

« Mais qui est Rosco ? » va nous demander le jeune idiot ne connaissant rien aux vraies séries, les séries politiquement incorrectes avec grosses bagnoles, nanas et humour bof…

Rosco c’est le sherif de la séries Dukes of Hazzard ( Sherif fait moi peur en français ). Pas du gros niveau c’est vrai mais il nous a bien fait marrer quand même avec son chien Flash.

L’acteur avait 88 ans ce qui nous en file encore un sacré coup.

Evidemment, cette série des années 80 a très mal encaissée les années ( comme Rosco visiblement ) mais bon, c’était quand même un sacré bon moment.

The Dukes of Hazzard

Le sport, un jeu vidéo en essor ?

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Commodore 64

Jeu vidéo, set et match pour le sport ?

 

Sport et jeux vidéo : voilà deux concepts dont l’association reste encore très problématique et qui est loin de recevoir la bénédiction de tous. Si la question du jeu vidéo comme un sport à part entière se pose de plus en plus avec l’essor de ce que l’on appelle « eSport », un autre aspect de cette relation couramment jugée antinomique est souvent laissé de côté : la place du sport dans le jeu vidéo.

Dans le cadre de cet article, et pour tenter de clarifier un peu les termes de notre réflexion et ne pas, ainsi, nous perdre dans des considérations quelque peu délicates, nous nous limiterons à voir le sport comme une activité physique impliquant une mise à l’épreuve et à contribution du corps et de ses muscles (pouvant impliquer un caractère compétitif). Cette définition contextuelle du terme « sport » exclut donc notamment l’eSport et autres activités que l’on jugera plus intellectuelles.

Quelle relation entretient le jeu vidéo avec le sport, et plus précisément ici l’activité physique ? Si l’on a vu qu’il pouvait être de façon très anecdotique (dans l’idée, en tout cas) bon pour la santé, le gaming dénote globalement toujours une image négative d’un joueur pâle et boutonneux dont le fauteuil aurait fini par épouser les formes plus que rondes. Il est vrai, que l’on remette en question cette image ou non, qu’à l’instar du poker ou des échecs (activités pour lesquels le statut de « sport » est là aussi contesté) les jeux vidéo ne constituent pas exactement une activité des plus physiques. Si cela demande indéniablement certaines capacités physiques (précision, dextérité, rapidité, très bonne vision, moral d’acier, etc), il faut reconnaître que le corps n’est pas plus que cela mis à contribution. C’est du moins ce que l’on était tenté de dire avant que certains jeux ou consoles ne fassent leur apparition.

Alors, gaming et activité physique, un mariage voué à l’échec ?

 

[divider]Le con dit quoi ?[/divider]

 

Le jeu vidéo est par définition fictif (même s’il s’inspire ou non de faits réels). C’est l’occasion pour les éditeurs et développeurs de faire de nous les héros (avec le grand H de Hollywood) que nous ne serons jamais. Et si tous les personnages que nous jouons n’ont pas des super-pouvoirs, il faut cependant leur reconnaître une certaine force de caractère. Physique. Car que vous l’ayez remarqué ou non, les personnages que nous incarnons (je ne parle évidemment pas des jeux de stratégie de style Age of Empires) ne semblent pas subir les épreuves du temps ou même du corps, et leur condition physique est mise à dure épreuve : la condition physique n’existe tout simplement pas.

Qu’est-ce que j’entends par « condition physique », me direz-vous ? Eh bien, je n’irai pas jusqu’à dire que les personnages sont invincibles, puisque le principe même d’une grande majorité de ces jeux implique la réussite du joueur sans que le personnage ne meure : c’est bien pour cela que vous êtes généralement doté d’une barre de vie et que vous avez tendance à voir l’écran en rouge quand vous vous montrez un peu trop imprudent. Et pourtant, cela n’empêche pas nos personnages de jeux vidéo de faire preuve d’une endurance des plus extraordinaires lorsqu’ils en viennent à devoir courir. Ou sauter. Ou nager. Ou grimper.  Ou courir de nouveau. Ils ne sont jamais à bout de souffle (sur terre comme sous les eaux), et les courbatures ne semblent pas exister dans leur monde. De même, aucun immeuble duquel sauter n’est trop haut, et la surcharge causée par tout équipement de type militaire ou de survie n’est pas au programme. Et ne parlons pas de la faim ou de la soif.

 

#Passer par les toits parce que trois kilomètres à pied, ça use…

 

À ce titre, il serait tentant de citer bon nombre de ces jeux (Outlast, Assassin’s Creed, Tomb Raider, m’entendez-vous ?), mais contrairement à nos personnages préférés, nous nous fatiguons rapidement. Au contraire, la fatigue dans les jeux vidéo, c’est pour les faibles. Bien sûr, certains personnages et certains jeux perdraient sans doute de leur charme s’il fallait s’arrêter tous les kilomètres pour cause de points de côté, ou si le personnage refusait tout net de grimper à un mur sous prétexte que ses muscles le font souffrir. Cela étant, il semble acquis pour tout un chacun que le personnage de jeux vidéo est un sportif-né. Qu’il soit journaliste ou étudiant en archéologie, chacun semble avoir reçu un entraînement paramilitaire en guise de jogging du dimanche avant de se retrouver embarqué dans son histoire. Remarquez, les personnages de jeux vidéo ont une ligne plutôt athlétique et les personnages en surpoids ne sont pas exactement monnaie courante. À part peut-être Wario et les Sims (et encore, qui a vraiment créé un Sims obèse, hein ?). Cela permet déjà de résoudre un peu la question.

La notion de sport et celle de condition physique ne sont donc pas spécialement abordées en tant que telles à l’intérieur même de certains jeux vidéo, mais elles restent bien présentes. Ainsi, il est intéressant de noter une certaine tendance au réalisme avec certains jeux, comme The Forest, jeu de survie, certes, et où cela prend donc une place toute particulière, mais où la santé se détériore en l’absence de nourriture, et où la fatigue est un critère important, ou dans un certain nombre de jeux (parlons de GTA ou de Tomb Raider) où certaines capacités physiques comme l’endurance ou l’agilité à l’escalade font l’objet d’une gradation et peuvent donc être améliorées par de l’entraînement et l’attribution de certains points. Un bon point, donc, pour le monde du jeu vidéo pour qui, malgré tout ce qui a pu être dit précédemment, le sport n’est pas un élément négligeable.

 

[divider]Un coup du sort avec la paix en plus[/divider]

 

En effet, dire que sport et jeux vidéo ne font pas bon ménage serait un raccourci un peu trop expéditif. Depuis les débuts du jeu vidéo, et de façon d’autant plus variée maintenant, le gaming a eu à cœur de s’attaquer à cet univers très riche qu’est le monde sportif par le biais du jeu de simulation. C’est ainsi en 1958 que voit le jour ce que l’on considère communément comme le premier jeu vidéo de sport : Tennis for Two. Bien que sa nature de jeu vidéo soit remise en question par certains (n’ayant pas été créé pour être joué sur un écran dit « classique », mais sur un oscilloscope), c’est le premier jeu à mettre en scène – de façon simpliste, il faut le reconnaître, mais faisons preuve d’un peu d’indulgence – un sport, à savoir ici, comme vous l’aurez sans doute deviné, le tennis, concept que l’on retrouvera quelques années plus tard dans le plus célèbre Pong.

 

Jouer à Tennis for Two était un sport en soi…

 

Bien que précurseur, la simulation de tennis n’est pas ce qui a fait la gloire du jeu vidéo de sport. Ce sont en effet deux autres sports qui se sont principalement illustrés dans le monde du gaming et qui ont su tirer profit de cette nouvelle tendance : la course automobile et le football. De par la multitude de supports et de déclinaisons, mais aussi de par la popularité de ces sports, les jeux de simulation de course et de foot ont su s’imposer. C’est ainsi pas moins de treize éditions de FIFA Football  (à raison désormais d’un opus par an) que nous propose Electronic Arts depuis 1993 (sans parler de la vingtaine de versions de son concurrent direct Pro Evolution Soccer ou PES édité par Konami). Le coup de force de la simulation de course automobile ne consiste pas uniquement en la variété de jeux vidéo inspirés (puisque l’on retrouve d’innombrables simulations de Grands Prix, mais aussi de façon plus décalée la série des Mario Kart) mais aussi en un format bien spécifique : l’arcade. Le réalisme a en effet été poussé plus loin encore grâce aux bornes d’arcade équipées de volant et de pédales, équipement qui sera par la suite développé pour les consoles et ordinateurs particuliers et qui ajoute à l’engouement nourri pour ce genre de jeux.

La simulation de sports ne se limite cependant pas à cela, et de nombreux autres sports essayent régulièrement de tirer leur épingle du jeu. Si certains nous font désormais plus sourire qu’autre chose (et pourtant, j’ai adoré pouvoir galoper à la poursuite de papillons et de chevaux mystérieux dans la série de jeux Alexandra Ledermann), il faut admettre qu’il y en a pour tous les goûts. Les simulations de golf ont ainsi été très nombreuses, au même titre que les simulations de sports d’hiver (qui n’a pas joué à une simulation ski et/ou de snowboard, notamment ?). Basketball, football américain, hockey, rugby et autres sports de ballon sont aussi apparus sur le marché, et certains autres sports que l’on pourrait penser plus marginaux (il ne s’agit pas ici d’une critique de ces sports, je tiens à le préciser) ont aussi su conquérir un public certain, comme le vélo ou les sports de combat, à l’image des jeux Le Tour de France (édité par Cyanide) ou Ultimate Fighting Championship (ou UFC, édité par EA Sport).

 

Pour la « beauté » du sport… – Source

 

Le sport est très clairement un marché très porteur pour les éditeurs. Electronic Arts ne s’y est par exemple pas trompé, et a ainsi tout spécialement créé un label spécifique en 1993 sous le nom de EA Sports, label qui perdure toujours aujourd’hui. Et le sport ne se décline plus uniquement sous la forme de la simulation de l’activité elle-même, puisque des versions « Management » de la plupart de ces sports existent elles aussi. Pas besoin d’être sportif, donc, pour jouer à des jeux vidéo de sport. Du moins, pour jouer à ces jeux-là.

 

[divider]Le jeu vidéo physique[/divider]

 

La fin d’année 2006 révolutionne le monde de la console et sonne le début d’une nouvelle façon de jouer. C’est en effet une nouvelle façon d’aborder l’interaction jeu/joueur que la Wii, développée par Nintendo, propose. Une ébauche de mouvement pouvait déjà être perçue chez le joueur type dont la tendance la plus primitive et la plus instinctive était de se pencher lorsqu’il prenait un virage en ski ou en voiture dans le jeu. Mais c’est désormais une réelle mise en mouvement du joueur qui est proposée grâce à cette nouvelle console et sa manette. Peut-on dire que la pratique du jeu vidéo est alors devenue sportive ?

Notons en tout cas que le titre de lancement qui accompagne alors la console en 2006, Wii Sports, est un pot-pourri de différents sports – tennis, baseball, bowling, golf et boxe – qui invite donc le joueur à simuler pour de vrai l’action physique liée au sport choisi. Des précautions d’emploi particulières accompagnent par ailleurs la console, et nombreux sont les signalements d’accidents (entorses et tendinites notamment) liés à la pratique de ces jeux sur console, aussi risible cela puisse-t-il être. C’est donc un tout nouveau niveau de simulation du sport. Le mouvement se confirmera avec la sortie en 2009 du premier Just Dance (qui se retrouvera aussi sur la console concurrente Xbox 360 et son périphérique Kinect apparu en 2010).

 

Devenez RÉELLEMENT le héros – Cosplay by Silver-Fyre

 

Mais le plus représentatif de cette nouvelle pratique du jeu vidéo (ou cette nouvelle pratique du sport, au choix) restera sans doute selon moi le jeu Wii Fit. Sorti courant 2007/2008 comme titre phare pour accompagner le nouveau périphérique de la console Wii, la Wii Balance Board, ce jeu n’est à vrai dire même pas un jeu (selon les critères que l’imaginaire collectif a pu établir en tout un chacun). Il s’agit en réalité d’un ensemble d’exercices de yoga, aérobic, gymnastique et autres disciplines à tendance sportive à pratiquer devant son écran de télévision, qui devient alors un coach personnel. Le sport devient dès lors une activité vidéo-ludique, et geeker prend alors un tout nouveau sens. Si, du moins, l’on peut qualifier cette pratique ainsi. Jouer devient un sport.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Le mouvement entamé par le jeu vidéo pour contrecarrer la sédentarité typique du gaming et qui faisait justement l’objet des critiques se poursuit, notamment par le biais des dernières évolutions technologiques. Ainsi, si certains projettent une immersion visuelle dans nos jeux vidéos favoris grâce à la réalité virtuelle (ou réalité augmentée) et à ses lunettes phares du moment (que ce soit les très célèbres Occulus Rift, ou des projets plus discrets comme celui de Sony ou l’association de Valve et HTC), d’autres veulent pousser non pas le bouchon mais l’idée plus loin. Non content de voir, vous pourrez dans un futur normalement relativement proche marcher, courir, sauter, vous accroupir, en gros, vous déplacer, comme votre personnage. Plus question de vous asseoir dans votre canapé pour jouer, votre terrain de jeu sera désormais un bien étrange tapis. Différents projets sont en cours de développement : Cyberith propose ainsi le Virtualizer, et Virtuix l’Omni (tous deux soutenus par des campagnes de Kickstarter plus que réussies). Mais ce ne sont certainement pas les seuls. Le principe reste globalement le même, et vous pouvez le découvrir grâce aux deux vidéos de présentation ci-dessous.

 

[cbtabs][cbtab title= »Le Virtualizer de Cyberith »]

[/cbtab][cbtab title= »L’Omni de Virtuix »]

[/cbtab][/cbtabs]

 

Parfois explosif, parfois fade, le mélange entre sport et jeux vidéo n’est cependant pas stérile. Marché qui n’a cessé de marcher, le jeu vidéo se fait volontiers sportif, et la pratique elle-même du jeu vidéo devient de plus en plus physique. N’y voyez point de conscience altruiste ou de considérations sanitaires : c’est surtout une nouvelle expérience et une immersion toujours plus réelle dans le jeu qui est recherchée, et cette immersion passe donc par la transformation du joueur lui-même comme manette pour une identification toujours plus complète. Un jour, peut-être, le geek sera vu comme un fervent sportif. Et ce jour est sans doute plus proche qu’on peut le croire !

Game of Thrones : season 5 is coming

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Êtes-vous prêts pour le retour de Game of Thrones ?

 

Phénomène planétaire, le retour de Game of Thrones est attendu comme le messie par plusieurs millions de fans à travers le monde. Une fois n’est pas coutume, cette cinquième saison sera pourvue de 10 épisodes. Le tout premier épisode, The Wars to Come, sera diffusé sur la chaîne américaine HBO le 12 avril prochain. Mais à quoi devons-nous nous attendre cette fois-ci ? Notez également que cet épisode sera diffusé en France sur OCS dans la nuit du dimanche au lundi à 3 heures du matin.

 

[divider]Retour sur la saison 4[/divider]

 

La famille Lannister règne en maître sur le Trône de Fer, tandis que le reste de la famille Stark encore en vie est disloquée aux quatre coins du royaume. Stannis Baratheon continue de reconstruire son armée à Peyredragon tandis qu’Oberyn Martell tente de se frayer un chemin jusqu’à la capitale via le sud, dans le but de se venger à l’occasion du mariage du roi Joffrey et de sa promise, Margaery Tyrell, à Port-Réal.

De son côté, la belle Daenerys Targaryen avance, en compagnie de son armée et de ses trois dragons, et libère la ville de Meereen. Son idée est simple : obtenir assez de navires pour arriver jusqu’à Westeros et reprendre ce qui lui revient de droit : le Trône de Fer. Jon Snow devra faire face à ce et surtout à ceux qui se trouvent par de là le mur …

Vous n’avez pas assez de doigts pour compter le nombre de morts par saison, ça c’est sûr. Voilà donc un petit récap en vidéo de tous ceux morts au combat, ou pas, lors de cette quatrième saison :

 

 

[divider]Saison 5 : les showrunners s’expriment[/divider]

 

Les informations nous viennent au compte-gouttes. Pourtant, Dan Weiss, Bryan Cogman et David Benioff, les créateurs de la série, se sont confié à Entertainment Weekly lors d’une interview et ont confié au journaliste quelques détails sur cette nouvelle saison. Nous allons découvrir de nouvelles régions, de nouveaux lieux encore jamais vu, comme la région de Dorne. Tyrion et Arya, par exemple, auront à traverser bien des terres obscures, ce qui donnera aux personnages un nouvel aspect.

Tout porte également à croire que Jon Snow aura une place très importante dans cette cinquième saison, comme l’explique David Benioff :

 

Jon Snow a su montrer qu’il était un leader lors de la bataille de Castle Black. Il devra prendre très au sérieux ses nouvelles responsabilités. Il devra notamment faire face à Mance Rayder, mais surtout à Stannis Baratheon. Bien qu’ils les admirent, il sera frustré quand il s’apercevra qu’aucun ne veut céder à un compromis.

 

Du concret pour Snow, mais pas seulement. Daenerys sera également au centre de l’attention :

 

Il est vrai que Daenerys est une conquérante née avec une vraie force de caractère. Mais elle se rendra vite compte que chaque jour est un réel combat, avec toujours autant de décisions difficiles à prendre. Garder le sens de la justice tout en prenant les décisions qui s’imposent sont parfois incompatibles.

 

Beaucoup de fans ayant lu les livres ont été frustrés de voir que l’adaptation n’était pas si fidèle que ça aux œuvres originales. À cela, David Benioff répond qu’effectivement, la première saison était vraiment fidèle, contrairement aux suivantes qui ont nécessité quelques ajustements. Il ne souhaite pas voir la plupart des personnages disparaître de la série, en précisant que le but final est tout de même d’adapter les livres dans leur globalité.

Mais oui, je vous l’accorde, c’est tout de même peu d’informations… Si vous voulez vous faire du mal, et vous spoiler un peu, si tant est que vous n’avez pas lu les livres, voici le trailer de la saison 5, qui s’annonce assez badass ! On nous annonce par ailleurs une saison très riche, dixit Bryan Cogman :

 

 

[divider]Du teasing en vidéos ![/divider]

 

Plus la date de la diffusion approche, et plus on nous tease, c’est bien connu. Deux nouvelles vidéos ont ainsi été diffusé sur la chaîne Youtube de Game of Thrones les 13 et 15 mars derniers :

 

 

 

 

[divider]Nouvelle saison, nouveaux personnages ![/divider]

 

Un nouveau souffle d’air frais va souffler sur Game of Thrones, avec l’arrivé de nouveaux personnages, mais aussi le retour de certains, avec notamment Mycella Beratheon, la fille de Cersei Lannister et Robert Baratheon, enfin officiellement… La dernière fois que ce personnage est apparu, c’était au cours de la deuxième saison, lorsque Tyrion Lannister offrait Myrcella en mariage à un prince de Dorne, Trystane Martelle. Une nouvelle actrice prêtera ses traits à ce personnage, en la personne de Nell Tiger Free.

On se rappelle tous de la mort atroce d’Oberyn Martell… RIP… Eh bien sachez que ses filles, au nombre de 8 dans le livre, feront leur entrée dans la série, même si elles ne seront que trois, les trois plus âgées. Elles tenteront de venger la mort de leur père. Voici donc en vidéo un petit aperçu de Sand Snakes, comprenez ici les filles illégitimes, nées à moitié sang noble.

 

 

Si vous aimez cette série, allez faire un tour sur notre article contenant quelques anecdotes croustillantes sur la série et ses acteurs. En attendant, mettez-vous un compte à rebours sur votre téléphone… J – 6 !

 

La boîte à musique : Final Fantasy

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La boîte à musique : Final Fantasy

Bonjour à tous et bienvenue dans la nouvelle chronique de Cleek. Vous l’aurez compris, il sera question ici de musique, et plus particulièrement des musiques qui ont bercé et qui continuent de bercer l’univers geek, qu’il s’agisse de jeux vidéo, de films ou d’animés. Le format de cette chronique pourra varier d’un numéro à l’autre selon les musiques qui vous seront proposées. Présentations, analyses, extraits de partitions seront autant d’éléments que vous pourrez retrouver dans la boîte à musique de Cleek. Et puisque nous parlons ici de musique, je vous propose de découvrir à la fin de chaque numéro de cette chronique une petite cover « fait maison » d’un thème emblématique de l’univers geek.

Cette semaine, ce premier numéro de la chronique portera sur les musiques de la franchise Final Fantasy, et plus particulièrement sur la façon dont une bande originale parvient à enrichir et à sublimer une œuvre vidéo-ludique : Ouvrez donc la boîte à musique !

 

[divider]Une saga à succès[/divider]

 

Final Fantasy ; une douce résonance dans l’esprit de beaucoup de gamers, mais aussi une franchise au succès mondial et incontesté. De par sa notoriété hors norme mais aussi par l’excellence apportée à chacun des opus de la saga, Final Fantasy demeure actuellement une référence et une influence majeure dans l’univers du jeu vidéo, qui alla même jusqu’à s’étendre au monde du cinéma, avec deux films tirés des jeux vidéo : « Final Fantasy : Les Créatures de l’Esprit » et « Final Fantasy : Advent Children ». Produits par Square Enix (initialement Square Soft), la saga des Final Fantasy a rencontré un succès grandissant auprès de la communauté des joueurs, notamment grâce à son gameplay, ses graphismes, ses scenarii époustouflants, mais aussi sa diversité. Malgré cela, chaque opus de Final Fantasy possède son empreinte unique, mais aussi cette patte des concepteurs et certaines similitudes entre chaque jeu de la saga qui font que lorsque l’on est devant un Final Fantasy, on le sait et on le sent !

Bien évidemment, la musique n’est pas étrangère à ce succès, et les bandes originales des Final Fantasy ont même été parmi les premières à recevoir un réel engouement de la part du public, accumulant les succès et les récompenses partout à travers le monde. L’impact de ces musiques est d’ailleurs si percutant que de nombreux concerts de musique symphonique iront même jusqu’à être organisés afin de faire vivre aux fans de la franchise un moment hors du commun, tout en leur rappelant les thèmes musicaux qui leur sont chers. Mais à qui doit-on donc ces chefs-d’œuvre musicaux ? À un certain Nobuo Uematsu qui écrivit les musiques de chaque opus, jusqu’à Final Fantasy XI, avant sa démission en 2004. D’autres noms prestigieux vinrent ensuite s’ajouter à la liste des compositeurs : Masashi Hamauzu, Hitoshi Sakimoto, Naoshi Mizuta, et Kumi Tanioka font donc partie de ces patronymes auxquels on doit aussi le succès musical de Final Fantasy.

 

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Nobuo Uematsu, l’âme de la musique de la saga Final Fantasy

 

[divider]Continuité, diversité et inspirations[/divider]

 

Comme il l’a été mentionné plus haut, chaque opus de la saga Final Fantasy est unique. Néanmoins, des récurrences et des éléments se retrouvent d’un jeu à l’autre (les chimères ou encore les célèbres chocobos par exemple). Il en est de même pour certaines thématiques musicales du jeu que l’on retrouve d’un opus à l’autre. C’est le cas du Thème des Chocobos mais aussi du Prelude de Final Fantasy ; ces arpèges montantes et descendantes qui agrémentent l’écran du menu de chaque jeu et dont vous pouvez retrouver l’évolution musicale tout au long des Final Fantasy ici. Vous constaterez donc l’évolution de ce thème au fil de chaque opus, que ce soit au niveau de la qualité de la qualité sonore ou de l’expansion du thème dans les récents opus.

Pourtant, en plus de l’évolution technologique relative aux musiques implémentées dans les jeux vidéo, les musiques des Final Fantasy se sont diversifiées avec le temps. Tout d’abord par les formations musicales et registres employés. Ainsi, les bandes originales sont passées de la musique 8 et 16 bits aux enregistrements acoustiques, de piano solo (To Zanarkand, Prelude of Ruin…), puis orchestraux, qu’il s’agisse de thèmes tout droit inspirés des premières polyphonies modales médiévales (comme pour le thème de Final Fantasy XIX) ou encore d’univers plus rocks comme cela a été le cas dans Final Fantasy Crisis Core par exemple. De quoi ravir donc les oreilles et les goûts musicaux de chacun pour une diversité musicale optimale.

 

Final_Fantasy_saga

[divider]La musique comme outil de narration[/divider]

 

Il faut pourtant admettre que dans l’univers du jeu vidéo, nous sommes plutôt chanceux. Les bandes originales sont le plus souvent de qualité, allant parfois même jusqu’à devenir emblématiques du titre qu’elles soutiennent. Pourquoi Final Fantasy s’est-il donc illustré haut la main dans ce domaine ? Tout simplement parce que la musique n’est pas juste utilisée comme agrément au sein du jeu, mais comme un élément narratif à part entière. Si cela peut vous paraître évident, voire essentiel, il reste cependant à démontrer que d’autres jeux aient poussé aussi loin la justesse de la musique dans le cadre narratif. Mais finalement, comment une musique peut-elle appuyer une histoire, l’habiter et lui donner ce petit quelque chose qui fera la différence ?

Pour cela, de nombreux procédés sont utilisés, ayant tous pour rôle de renforcer la narration au sein du jeu :

Il y a tout d’abord, comme nous l’avons vu plus haut, les thèmes récurrents d’un opus à l’autre, saluant le joueur fidèle à la saga, qui aura le plaisir de retrouver cette continuité d’un jeu à l’autre. Un procédé simple mais cependant efficace pour fidéliser la communauté, et pour marquer l’esprit des joueurs.

Mais là où la musique de Final Fantasy excelle, c’est dans la corrélation étroite qu’il y a entre la musique et les personnages du jeu, et ce, par le biais du système de leitmotiv. Ce procédé d’écriture musicale a été utilisé de tout temps, mais c’est le compositeur Wagner qui l’utilisa le plus au travers de ses opéras, afin que le spectateur se repère plus aisément à l’identité de chaque figure de l’histoire. Ainsi, à chaque personnage correspond un thème musical qui pourra être varié (de par son instrumentation, sa longueur, sa vitesse, sa hauteur etc), tout au long du jeu. L’aspect identitaire en est donc renforcé, et le personnage gagne alors, par le biais de la musique (même par quelques notes), une dimension plus personnelle, plus subjective, grâce à ce motif musical qui lui est propre. Pour ne citer que lui, Sephiroth (Final Fantasy VII) dispose à lui seul d’un thème orchestral (et avec chœurs qui scandent son nom, rien que ça!) Quoi de mieux, finalement, pour marquer le coup lors de l’apparition du « méchant » de l’histoire ?

Enfin, chaque opus de Final Fantasy dispose d’un thème « phare », utilisé avec parcimonie, et souvent exposé avec quelques variations, qu’on entend à quelques points clés du scénario. L’apparition musicale du thème de « To Zanarkand » dans Final Fantasy X était par exemple utilisée pour renforcer l’aspect tragique et mélancolique de certains moments précis du scénario. Enfin, dans Crisis Core, le même thème musical est utilisé, varié et détourné de nombreuses fois (comme par exemple ici, ici aussi, ou encore là… ). Si, par ailleurs, vous appréciez ce thème, rendez-vous dans le paragraphe suivant, puisqu’il s’agit du cover de ce premier numéro !

 

crisis core-cleek

 

[divider]Cover[/divider]

 

Puisque c’est de musique que l’on parle depuis quelques minutes, autant finir avec quelques notes (de musique, toujours) avec une cover du titre « Price of Freedom » extrait de l’opus Final Fantasy VII : Crisis Core. L’enregistrement a été réalisé au piano, et au violon électrique, monté sur Audacity et Fruity Loops Studio 11. La VST de basse/violoncelle est extraite du pack Edirol Orchestral. N’hésitez pas à partager ! Bonne écoute, et à la fois prochaine dans la boîte à musique de Cleek !

Les bijoux du cinéma asiatique #2 : Infernal Affairs

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Présentation du film « Infernal Affairs »

Après Departures la semaine dernière, Cleek poursuit son voyage en terre de cinéma et quitte le Japon pour l’île de Hong Kong, où se déroule l’action d’Infernal Affairs. Véritable bijou du cinéma hongkongais, Infernal Affairs est un polar original, rythmé et haletant, et un film incontournable du paysage cinématographique asiatique.

Porté par deux superstars du cinéma asiatique, on retrouve dans le film le bel Andy Lau (Le Secret des Poignards Volants, Les Seigneurs de la guerre) qui a, entre autres, joué aux côtés de Jet Li et manqué de faire une apparition dans Iron Man 3, et le non moins charismatique Tony Leung, égérie du réalisateur Wong Kar-wai, et que l’on a pu admirer dans 2046, In The Mood for Love, Hero, ou, plus récemment, The Grandmaster.

Sorti en 2002, Infernal Affairs a fait l’objet d’une suite, et, victime de son succès, a notamment été adapté par Martin Scorcese qui en a fait un remake américain tout juste quatre ans plus tard, à l’instar de l’adaption récente de Old Boy, sous le titre Les Infiltrés, avec Leonardo DiCaprio et Matt Damon dans les rôles titres. À noter, cependant, que le propos de cet article n’est pas de comparer l’œuvre originale à son adaptation, car il sera ici question d’Infernal Affairs exclusivement.

 

[divider]Un suspense infernal[/divider]

 

Infernal Affairs raconte en effet l’histoire de Yan (Tony Leung), policier infiltré dans les Triades hongkongaises à l’insu de tous. Travaillant sa couverture depuis des années, il évolue dans le milieu dangereux de la mafia et seul le commissaire Wong, son responsable hiérarchique, connaît sa véritable identité. En parallèle, Sam, le chef des Triades, a lui aussi placé une taupe, Ming (Andy Lau) dans la brigade des stupéfiants. Sam et Wong, tous deux conscients de l’existence d’une taupe dans leurs services respectifs, vont tout faire pour démasquer l’intrus et éliminer leur adversaire avant qu’il ne les frappe. La course contre la montre est lancée…

 

Infernal Affairs 2

 

Dès le début, le spectateur est mis dans la confidence et connaît l’identité des deux taupes, alors que leurs milieux respectifs l’ignorent. De la complicité du spectateur naît le suspense du film, car, à tout moment, leur véritable identité risque d’être découverte. D’une séquence de communication en morse à une scène de filature pleine de suspense, Infernal Affairs ne relâche jamais la tension et tient en haleine jusqu’à la fin avec cette terrible question : qui sera découvert le premier ? Et qui tuera l’autre ? Le film, malin, joue avec les nerfs du spectateur en jonglant entre les moments où un simple détail manque de trahir la taupe, les face-à-face entre les Triades et la police ou les scènes où les taupes se croisent sans le savoir. Le réalisme des techniques de police et de la réalité du monde mafieux sert également le suspense du film et contribue à le rendre encore plus crédible.

Car l’intelligence du film, c’est l’empathie créée pour les deux personnages principaux. On admire autant l’abnégation de Yan, qui aurait pu faire une brillante carrière dans la police, mais qui consacre ses compétences à une dangereuse mission d’infiltration qui dure depuis des années, le privant de gloire, de tranquillité, mais aussi d’une vie de famille, que le jeu d’acteur sans cesse sur le fil de Ming, qui est déchiré entre son allégeance aux Triades et la vie respectable qu’il mène et dont il se rend compte, bien qu’elle ne soit qu’une apparence, qu’elle aurait pu être sienne. Le spectateur tremble autant pour le policier que pour le mafieux, tout en ayant la conscience terrible qu’à la fin, il n’en restera qu’un.

 

Infernal Affairs Une

 

[divider]Un polar intelligent[/divider]

 

Loin du format américain du cinéma grand public où chaque scène un tant soit peu complexe doit être expliquée ou commentée par un des personnages, Infernal Affairs fait confiance à l’intelligence du spectateur et montre le ballet des dissimulations et des tactiques des taupes sans ressentir le besoin de dispenser des explications ou éclaircissements superflus. L’action n’en est rendue que plus fluide, et le rythme plus dynamique. Chaque détail et chaque scène ont ainsi leur importance, et mènent l’action tambour battant jusqu’au dénouement final.

La question de l’identité des taupes est ainsi abordée de façon subtile, car il n’est pas seulement question de leur nom, ou de leur profession, mais bien de leur identité à un niveau plus profond et plus essentiel. Les personnages, complexes et passionnants, offrent une réflexion sur la difficulté de rester fidèle à ses valeurs et à son identité car, propulsés dans le milieu infiltré, la nécessité de maintenir les apparences devient telle qu’il est un moment où s’opère un glissement des apparences à la réalité de leur vie quotidienne.

Des personnages secondaires tels que le comparse mafieux de Yan ou la compagne de Ming donnent la mesure de cette quête constante d’identité. Sam et Wong sont également des figures de paternité symbolique : on dit bien de la mafia et de la police qu’elles sont une grande famille. Le film s’empare de cet aspect, et tire du récit un propos presque universel de la difficulté d’échapper à son milieu, et qui fait aussi que tout spectateur peut s’identifier à Yan comme à Ming.

Doté d’une mise en scène remarquable, et d’une esthétique toute en déclinaison de bleus, le film prend par moments des allures de tragédie tant ses personnages principaux se retrouvent enlisés dans leurs propres mensonges à leur entourage. L’urgence et la tension, palpable, donnent un sentiment de catastrophe imminente, dans une Hong Kong urbaine qui serait le théâtre moderne mais impuissant du drame qui se joue dans ses rues.

 

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Infernal Affairs est un film intelligent, réaliste, profond et subtil à la fois, une œuvre originale assez unique en son genre à côté de laquelle est complètement passé Scorcese dans son adaptation, et qui mérite, à ce titre, d’être vue et revue pour ce qu’elle est : un film-phare du cinéma hongkongais, et l’une des meilleures productions du cinéma asiatique de ces dernières années.

Ceci est une Toyota…

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La rumeur parlait d’un concept car uniquement développé pour le GT6…il semble en fait que la Toyota FT1 soit bien plus qu’un délire de designer et qu’elle préfigure la future Supra.

Bref, des lignes incroyables et une auto qui fait saliver.

 

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Le prototype roule et a été piloté par le pdg de Toyota en personne…rien ne dit si cette expérience qui devait rester virtuelle, trouvera son prolongement en série…les réactions ayant été unanimes.

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Présentation du jeu Gone Home

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Gone Home : Welcome Home ?

C’est en août 2013 que sort le premier bébé du studio américain The Fullbright Company  : Gone Home, un jeu d’aventure en point and click, dont le mystérieux synopsis ne tarda pas à attirer une communauté de joueurs friande du genre. Pourtant, Gone Home n’en demeurait pas moins un pari risqué pour le studio indépendant, et c’est avec surprise que le concepteur du jeu, Steve Gaynor, vit sa production connaître un succès grandissant, qui plus est lorsque le jeu fut popularisé sur la plateforme Steam. Pourquoi Gone Home s’est-il donc imposé comme un succès du genre ? Cleek revient sur la recette de cette réussite vidéo-ludique.

 

[divider]Toc toc toc ?[/divider]

 

Vous incarnez Kaitlin, une jeune femme de retour dans la maison familiale suite à un voyage à l’étranger. Seulement, à votre arrivée (tardive et nocturne), point de bouquets de fleurs ou d’embrassades chaleureuses en guise de retrouvailles. Vous êtes seul(e), face à l’entrée de votre maison, qui n’a plus l’air si familière et accueillante, ainsi plongée dans l’obscurité.

Qu’est-il arrivé à cette famille ? Que signifie cette soudaine absence ? C’est ce que vous serez chargé de découvrir en vous infiltrant dans cette maison, votre maison, afin d’en extirper les indices laissés, les souvenirs cachés, et peut-être quelques sombres secrets qui expliqueraient cet étrange retour au bercail.

 

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[divider]Alone in the dark[/divider]

 

La première grande qualité de Gone Home réside dans les ambiances que le jeu parvient à diffuser, et ce, dès les premières minutes de jeu. Une brève introduction vous situe l’histoire, le fait que notre protagoniste rentre de voyage, et après quelques minutes à peine, vous voilà devant le porche assombri de la maison familiale.

Pas d’explications, pas de didacticiel puisque le gameplay est simple, efficace et intuitif. Vous êtes directement plongé au cœur de « l’action ». Il ne vous reste plus qu’à observer autour de vous, à vous saisir de certains objets et de les scruter sous tous leurs angles pour laisser apparaître quelques minces indices. Seulement voilà, la maison ressemble plutôt à un manoir, étant donné le nombre assez conséquent de pièces à explorer, et chacune d’entre elles demeure inexorablement vide. Ajoutez à cela le fait que tout se déroule en pleine nuit, et  que le tonnerre gronde au dehors. Jusqu’ici, les codes sont parfaitement orchestrés pour provoquer un certain malaise chez le joueur. Pari réussi ? Complètement !

Serait-ce parce que nous sommes habitués à voir surgir quelques monstres de l’obscurité ou que le simple fait d’être seul nous force à rester sur nos gardes ? Probablement les deux, et curieusement, malgré le fait que Gone Home ne propose pas de réel « danger » tout au long de votre périple, vous n’en serez pas moins plongé dans une sorte de malaise latent, prêt à chercher la moindre source de lumière dès que vous entrerez dans une pièce.

Et puis finalement, une famille qui disparaît de la sorte, cela n’a rien de rassurant…

 

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La pièce et les éléments de décor semblent indiquer une présence récente. Et pourtant, il n’y a personne…

 

[divider]Une immersion réussie[/divider]

 

L’histoire de Gone Home se déroule en juin 1995 et le moins que l’on puisse dire, c’est que les décors et ses éléments retranscrivent parfaitement cette ambiance. Les graphismes de Gone Home sont soignés, particulièrement sobres, sans toutefois manquer d’un réalisme troublant, grâce aux différents éléments que vous trouverez tout au long de votre exploration. Des lettres manuscrites, des enregistrements, des post-it, des cartes postales et des photos plus vraies que natures sont disséminés un peu partout dans la maison, et chacun de ces éléments vous plonge dans l’intimité de cette famille, dessinant petit à petit une trame narrative pour chacun de ses membres. Finalement, à travers tous ces souvenirs laissés à votre disposition, vous revivez le quotidien que vous/votre protagoniste a manqué lors de son voyage à l’étranger.

De plus, les concepteurs de Gone Home ont pris le pari de glisser ici et là quelques éléments et effets personnels des membres de la famille, et en explorant chacune des pièces, vous pourrez constater que la minutie et les détails apportés au décor sont des plus réussis. VHS, posters, cassettes, couvertures de magazines, tout y est, jusqu’à vous faire remonter le temps, au cœur des années 90. La musique, réalisée par Chris Remo, offre quant à elle un fond sonore discret, parfait pour agrémenter vos longues explorations dans les moindres recoins de la maison.

Le gameplay vous offre une vue à la première personne, et le système simplissime du point and click fait qu’à aucun moment, vous ne vous sentez accaparé par des préoccupations d’ordre « technique ». L’immersion est totale ; c’est aussi simple que de fouiller des affaires dans la vraie vie, et ce petit côté voyeuriste et intrusif ne fait que renforcer le malaise décrit plus haut.

Le fait d’être membre de cette famille vous donne-t-il le droit de tout savoir, et pire encore, le voulez-vous vraiment ?

 

Une famille aimante ?
Une famille aimante ?

 

[divider]Une histoire d’une grande justesse, mais…[/divider]

 

Face à tant d’éléments inquiétants, beaucoup d’entre nous iront jusqu’à imaginer le pire quant au sort réservé à cette famille disparue. Et pourtant, Gone Home ne donne pas dans le spectacle, ni dans le grandiloquent. Il s’agit simplement d’une histoire familiale, avec ses joies et ses tensions, ses drames, et ses quelques sombres secrets. De quoi vous surprendre à certains moments donc, sans toutefois assommer le joueur de révélations sordides et inavouables. Petit à petit, au fur et à mesure que vous récolterez les indices, le puzzle s’assemblera et avec lui, l’histoire spécifique de chacun des membres de la famille. C’est une narration, un drame familial tout en nuance et en justesse, oscillant entre traumatismes et bienveillance.

Est-ce donc un carton plein pour Gone Home ? Pas tout à fait, puisque certains aspects du jeu laissent toutefois à désirer, assombrissant quelque peu le tableau de cette fiction narrative.

En premier lieu, la durée de vie du jeu, puisque vous finirez l’aventure de Gone Home en deux grosses heures, tout au plus. Une longévité quelque peu frustrante donc, même si le fait de faire durer le jeu lui aurait sans doute fait perdre de la crédibilité. Toutefois, ces deux heures, ô combien riches en émotions, ne sont pas gratuites, car Gone Home est vendu sur Steam au prix de 19,99 euros (22,99 euros avec l’ajout de la bande originale). Par ailleurs, le jeu est en VO, de qualité, certes, mais il vous faudra chercher un peu si vous souhaitez obtenir les sous-titres en français.

Malgré la qualité de la fiction et de cette aventure narrative assez particulière – à l’image du récent Life Is Strange – le prix reste étonnamment élevé, qui plus est lorsque l’on considère la durée de vie du jeu. Gone Home est donc un titre à ajouter, si vous le souhaitez, à votre liste (sans fin) des jeux à acheter lors des soldes Steam, car si vous êtes amateurs du genre, il serait vraiment regrettable de passer à côté de cet opus dont vous ressortirez, malgré ces deux petites heures, avec le sentiment d’avoir partagé une véritable histoire, et une expérience vidéo-ludique particulière.