Les nouveaux processeurs Intel Broadwell seront lancés officiellement le 2 Juin à l’occasion du Computex. Un i7-5775C et un i5-5675C qui doivent remplacer respectivement le i7 4790K et i5 4690K seront ainsi mis sur le marché tout début juin.
Ces processeurs pourront se loger sur un socket 1150 et une carte mère Z97 comme c’est le cas ici avec une Gigabyte Z97X-Soc Force.
La principale nouveauté c’est clairement le passage à une gravure en 14nm et l’apparition d’un cache L4.
Le gain de performances, avec les Bios en circulation, est sous la barre des 5%. La vraie amélioration serait pour la partie graphique avec l’Iris Pro 6200 qui profiterait du cache L4 implanté dans les nouveaux processeurs.
Reste que le TDP baisse encore, passant de 88W pour un i7-4790K à 65W pour l’i7-5775C.
Les tests réalisés par hkepc
Pour mémoire, Broadwell est déjà discrètement arrivé sur les ultrabook fin 2014 avec les processeurs type Core M 5Y70 comme on retrouve sur le Lenovo Yoga Pro 3 par exemple.
Broadwell est chez Intel ce qu’on appel un « Tick » c’est à dire un changement de taille de gravure et une légère adaptation de l’architecture existante. Le « Tock » qui désigne l’arrivée d’une nouvelle architecture avec une gravure validée par le précédent « Tick », est programmé pour fin 2016 avec Skylake.
Dans quelques jours, le Computex ouvrira ses portes ( du 2 au 6 juin ). En ce moment tout le monde parle de l’arrivée des R9 390X mais le calendrier Nvidia semble déjà prêt.
S’il ne fait plus aucun doute qu’un re-calibrage tarifaire va s’effectuer pour contrer AMD, notamment avec une action sur les GTX 960 et 980, l’arrivée d’une GTX 980Ti n’est plus un secret pour personne non plus.
Justement, on en sait beaucoup plus maintenant sur la 980Ti et notamment le fait qu’elle sera officiellement de sortie au Computex…et coupera donc l’herbe sous le pied à la 390X.
L’autre info c’est que la GTX 980Ti pourra bénéficier d’un design custom de la part des constructeurs.
Nous savons déjà que la GTX 980Ti embarquera un GPU GM200-310 et non pas le GM200-400 de la Titan X. Sa ram sera ramenée à 6Go de GDDR5.
Les desgins « maisons » vont donc permettre d’améliorer les performances avec des modifications du PCB mais aussi du système de refroidissement, permettant ainsi d’augmenter les fréquences.
Il se murmure aisi qu’une version « Lightning » de la GTX 980Ti serait déjà dans les cartons et que plusieurs records vont être cassés durant le Computex.
Dans cette configuration, une GTX 980Ti Custom serait capable d’égaler voir même de dépasser les performances d’une Titan X.
Marvel n’a pas l’air de vouloir s’arrêter et offre à ses fans des nouveautés à la pelle. Après la sortie de Avengers : l’ère d’Ultron il y a deux semaines dans nos salles de cinéma, Marvel se lance une nouvelle fois sur petit écran avec Marvel’s Daredevil. Ce n’est pas le premier coup d’essai de la société de production qui, en 2013, avait lancé la série Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. Cette fois-ci c’est le géant Netflix qui s’occupe de la diffusion des épisodes et ce depuis le 10 avril dernier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la série marche très bien à en juger par sa note sur le très célèbre site IMDB qui est de 9,1 / 10.
Il est vrai que l’antihéros Daredevil incarné par Ben Affleck était très boudé du grand public lors son adaptation cinématographique en 2003. Sa réhabilitation semble donc bien partie, mais peut-on donc parler d’un pari réussi pour Marvel ?
[divider]Qui est Daredevil ? Retour sur ses origines[/divider]
Daredevil sort tout droit de la tête de Bill Everett et de Stan Lee. Créé en 1964, il est apparu pour la toute première fois dans le Comic Book intitulé Daredevil #1 aux Etats-Unis. Il a fallu attendre 1970 pour que nous, petits français, ayons également la possibilité de suivre les aventures du plus antihéros des héros. C’est donc dans le magazine Strange publié par les éditions Lug que nous avons découvert Daredevil.
Comme tout héros ou antihéros, Daredevil n’est pas son nom. Il s’appelle en réalité Matthew Murdock. C’est un avocat respecté le jour, et un défenseur de la justice aux méthodes peu orthodoxes la nuit. Suite à un accident lorsqu’il était âgé de 9 ans, des déchets radioactifs se sont déversés sur le jeune homme et c’est ainsi qu’il devint aveugle. Tous ses autres sens se sont développés, et même sur-développés puisqu’il est depuis doté d’une sorte de radar lui permettant de discerner les formes qui l’entourent. Souffre-douleur à l’école et brutalisé, il décide de ne plus se laisser faire et de faire de son handicap une force. Il s’entraîne au combat et utilise souvent sa canne comme une arme.
Si la mort de sa mère n’est pas certaine, on sait néanmoins que son père a été assassiné. C’est pour cela qu’il voulu le venger et combattre les injustices en commençant ses études d’avocat. Ce n’était pas assez pour Matthew et ses capacités étaient alors à l’époque difficile à contrôler. C’est ainsi que Stick, un homme également aveugle, l’aida à les maîtriser.
Voilà pour le résumé (très résumé) des origines de Daredevil.
[divider]Synopsis : Marvel’s Daredevil[/divider]
Si vous n’avez toujours pas jeté un œil à cette série, voici le trailer mis en ligne sur la chaîne Youtube de Marvel Entertainment le 10 mars dernier :
L’histoire des origines de Matthew Murdock alias Daredevil sont les mêmes que dans l’histoire originelle à quelques détails près. On voit l’enfance de Murdock au travers de flash-back qui apportent vraiment de l’importance à la série et suscitent un intérêt réel des spectateurs. Daredevil lutte contre la criminalité, l’injustice et la corruption qui sévissent à New York.
Le but n’étant pas de vous spoiler, mais bel et bien de vous donner envie de regarder cette série, voici comment le premier épisode nous met dans l’ambiance de cette série sombre mais intéressante.
Matthew Murdock et son ami et collaborateur Foggy Nelson ouvrent enfin leur cabinet d’avocat. Ils sont à la recherche d’un bureau mais aussi à la recherche de nouveaux et surtout de premiers clients à défendre. Après avoir reçu un coup de téléphone d’un ami travaillant dans la police, ils se rendent au commissariat pour rencontrer Karen Page, une jeune femme accusée de meurtre.
Plus qu’une série de superhéros, Marvel’s Daredevil mélange investigation policière, enquête, mystères et super-méchants. De bons ingrédients qui amènent toujours plus de suspens et d’intrigues.
[divider]Production, réalisation et distribution[/divider]
Marvel’s Daredevil est une création de Drew Doddard et Steven S. DeKnight. Cette série est par ailleurs produite par Marvel Television et ABC Studios. Pour rappel, elle est diffusée sur Netflix, le service de vidéo à la demande par abonnement.
Le rôle de Matthew Murdock alias Daredevil est interprété par Charlie Cox, qui donne la réplique à son ami avocat : j’ai nommé Foggy Nelson, porté à l’écran par Elden Henson. Leur secrétaire (dont je tairai le nom pour éviter de vous spoiler) est quant à elle jouée par Deborad Ann Woll. Nous retrouvons également Vincent D’Onofrio dans le rôle de Wilson Frisk et Rosario Dawson dans le rôle de Claire Temple. Si je n’ai pas précisé ici la nature des rôles de ces deux derniers personnages, c’est pour vous laisser l’effet de surprise.
Cette première saison se compose de treize épisodes. Sachez qu’une seconde saison est prévue pour le courant de l’année 2016 et qu’elle comportera également treize épisodes. Tous les acteurs ont répondu présent pour le tournage de la suite des aventures de Daredevil. Une série intéressante donc et qui part sur de réelles bonnes bases. En espérant qu’elle ne s’essoufflera pas rapidement.
La semaine dernière nous vous avions parlé du MSI. Maintenant que le tournoi est terminé, voici ce qu’il faut en retenir.
Le Mid-Season Invitational de League of Legends a vu six des meilleures équipes de la planète s’affronter dans un tournoi où chaque équipe représentait sa région. Cependant tout ne s’est pas passé comme prévu par les experts et connaisseurs de la scène, et voici ce qu’on devrait tous retenir du MSI.
[divider]L’écart de niveau entre l’occident et l’Asie n’est pas si énorme[/divider]
Même si les deux premières équipes au classement final étaient les deux favoris (EDG et SKT, respectivement représentants chinois et coréen), on a pu voir que l’occident n’était pas tant à la rue que ça. Arrivant dans le tournoi, on attendait une grosse performance de Team SoloMid, le champion nord-américain, mais ils se sont tout bonnement effondrés dès le premier match contre Fnatic, qui représentait l’Europe. Ils ne s’en sont jamais remis et n’ont finalement battu que les Turcs de Beşiktaş, petits poucets de ce MSI.
La performance de TSM n’est cependant pas une réelle démonstration de leur niveau puisqu’ils ont extrêmement mal joué, ont fait des choix de champions discutables, et n’ont établi aucune pression sur la carte. On peut dire qu’ils sont complètement passés à côté de leur tournoi et après être convaincus d’être un prétendant au podium ou même au titre, se faire détruire par l’Europe soit-disant plus faible les a juste affaiblis mentalement.
Mais revenons à notre point précédent : Il n’y a pas tant de différence de niveau entre l’occident et le reste du monde. SKT T1 n’a gagné « que » 3 à 2 contre Fnatic en demi-finale alors qu’ils n’avaient pas perdu une game contre une équipe européenne depuis plus de deux ans. On a même vu Febiven, le midlaner de Fnatic, tuer deux fois Faker, vu comme le meilleure midlaner de la planète, en un contre un en lane. Si une chose a bien été démontrée au cours de ce tournoi, c’est que les Coréens ne sont plus si intouchables que ça, surtout après une défaite en finale contre EDG.
[divider]Avoir des coréens dans son équipe augmente les chances de gagner[/divider]
Et cela ne veut pas dire grand-chose, mais c’est un fait : Sur les dix joueurs coréens présents au MSI, neuf ont été en playoffs et sept en finale. La région a beau avoir été affaiblie après la limitation à une seule équipe par structure et le départ de beaucoup de leurs talents en Chine, les joueurs n’en sont pas moins talentueux, même en dehors de leur pays d’origine. Ainsi, Deft, Pawn, Reignover et Huni ont eu de très bonnes prestations et ont impressionné. Les deux premiers étaient attendus après leurs résultats aux Worlds et en LPL cette année, mais Reignover et Huni ont montré un visage de Fnatic très agressif et rafraîchissant, bien différent de ce qui se fait ailleurs. Le seul bémol est pour Lustboy qui termine le tournoi avec TSM en cinquième position.
[divider]Fnatic est bien plus fort que prévu[/divider]
Attention attention futurs adversaires de Fnatic aux LCS, le champion en titre est devenu cette semaine un monstre de calibre international. Écraser Team SoloMid, prendre deux games à SKT T1, cela ne paraît pas être beaucoup mais cela reste bien bien plus que ce que l’on attendait d’eux, spécialement lorsque quatre de leurs joueurs sont des rookies des LCS. Febiven, Huni et Reignover sont maintenant vus comme des joueurs de très haut niveau, Steelback a encore une fois fait le travail avec les ressources à sa disposition, mais il semblerait qu’il soit remplacé avant le Summer Split par Rekkles, qu’il avait remplacé en premier lieu mais qui semble revenir à la maison mère.
Autant dire qu’on attend pas moins de cette équipe une qualification aux Worlds lors du Summer Split, avec ou sans Rekkles. Et avec l’arrivée en LCS de Origen, qui ont deux anciens membres de Fnatic dans leur équipe, on a hâte de voir qui des renégats ou des jeunes emmenés par YellowStar vont l’emporter.
[divider]La LMS n’est pas une ligue à sous-estimer[/divider]
Beaucoup de spectateurs qui ne connaissent pas réellement la scène internationale pensaient que les ahq allaient être du niveau de Beşiktaş ou peut-être à peine meilleurs, mais en battant Fnatic et TSM en groupe, ils ont prouvé qu’ils avaient au moins une prétention à mieux qu’une dernière ou avant-dernière place. Emmenés par Westdoor, leur midlaner star, ils ont réalisé un parcours plus qu’honorable et confirment leur performance des derniers Worlds où ils n’étaient pas sortis des groupes de justesse, éliminés comme au MSI par les Chinois de EDG.
[divider]Deft est bel et bien le meilleur AD carry de la planète[/divider]
Beaucoup de gens ont évoqué la première défaite de Faker avec LeBlanc en compétition, contre EDG, et que c’était la fin d’une ère. Mais peu de gens ont réalisé que Deft était toujours invaincu avec Jinx sur encore plus de games. Le vice-champion du monde en titre a réalisé de magnifiques performances et a été un point fort notamment lors de la finale contre SKT. Précédemment dans l’ombre de Imp chez Samsung, celui surnommé l’« Alpaca » a encore grandi chez EDG et s’est imposé comme le meilleur carry AD de la LPL, devant des NaMei, Uzi ou Imp. Sa phase de lane lors du MSI avec Meiko est presque parfaite, son pool de champion est encore perfectible mais il se retrouve toujours en capacité de carry une partie pour son équipe, ce qui leur a notamment permis de remporter la victoire finale.
Interview du chef d’orchestre de l’orchestre « SEGA » spécialisé dans les jeux vidéos
Chez Cleek, nous vous parlons parfois de musiques qui ont bercé et qui continuent de bercer l’univers Geek. Nous vous parlons de compositeurs, de retours du public, mais généralement, il reste une étape dans le processus de production musicale qui demeure sous-estimé et rarement abordé : celle de l’interprétation musicale, en charge de retranscrire en musique la création du compositeur. Cette mission, c’est celle des musiciens, chanteurs et autres artistes, et c’est sur cette thématique que nous allons nous concentrer aujourd’hui. Cleek part à la rencontre de Robin, chef d’orchestre d’une formation musicale nommée la «SEGA », axée sur le répertoire des musiques de jeux vidéos. Robin s’est donc prêté au jeu du questions/réponses pour nous, et dans cette première partie de l’interview, il nous parle de son parcours musical, de la création et de la gestion de son orchestre, sans oublier bien sûr, sa passion pour les jeux vidéos.
[divider]Interview[/divider]
Bonjour Robin ! Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview pour Cleek !
Merci à toi de me l’avoir proposée, c’est un honneur !
Peux-tu te présenter à nos lecteurs, nous décrire un peu qui tu es ainsi que ton parcours (en tant que musicien mais aussi en tant qu’amateur de l’univers geek) ?
Je suis musicien depuis l’enfance, ayant commencé le piano et la trompette à 6 et 8 ans. Mais j’ai mis un peu de temps pour me décider à me consacrer exclusivement à la musique : après le bac, j’ai fait trois ans de maths à l’université, avant d’entrer au CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique De Paris) en écriture, orchestration, arrangement et musique de film. J’y ai obtenu mon master l’an dernier.
Quant à mon goût pour les univers geek, je ne saurais dire de quand il date exactement, j’ai l’impression que ça a toujours fait partie de moi ; peut-être que cela vient de mes parents, qui nous proposaient toujours (à moi et mes frères et sœurs) de jouer aux cartes ou autres jeux de plateau le week-end, et ce pendant des heures ; ils sont aussi de grands amateurs de films de SF, j’ai dû voir Star Wars à 7 ans (au cinéma, ils les rediffusaient : la claque), ainsi qu’une sacrée panoplie de films fantastiques.
Je pense qu’ils m’ont transmis ce goût pour les univers étranges, merveilleux et oniriques, que j’ai ensuite cherché à retrouver dans toutes mes activités, que ce soit les cartes Pokémon ou Magic, les jeux de rôle sur plateau ou papier, la littérature de SF et fantasy, et bien sûr, les jeux vidéo ; en effet la NES a trouvé sa place dans notre foyer alors que je n’avais que 6 ans, et elle fut la première d’une longue série de consoles Nintendo, qui allaient se succéder d’année en année en-dessous de notre vieux tube cathodique.
Comment t’est venue l’idée de créer un orchestre symphonique orienté sur les thèmes musicaux de jeux vidéo ?
Je sais que les meilleurs souvenirs que je conserve de mes expériences vidéoludiques sont en grande partie dûs aux musiques qui ont pu les accompagner. Ainsi, j’ai commencé à faire des covers vidéo au piano de musiques de jeux en 2007, principalement du Zelda, alors que Youtube était une plateforme toute jeune sur laquelle cette pratique de la reprise acoustique de thèmes MIDI ( Musical Instrument Digital Interface) n’était encore que peu représentée : il y avait bien Martin Leung, The Video Game Pianist, qui avait déjà un bon public, mais en France, les Youtubers musiciens de jeu vidéo (dignes d’intérêt, j’entends) devaient se compter sur les doigts d’une main.
Mes vidéos ainsi que celles de mon acolyte Jumpman à la guitare (membre de La SEGA actuellement) ont eu un certain succès (plus de 250 000 vues sur l’une d’entre elles, s’il vous plait). Arrivé au CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique), je me suis rendu compte que d’autres arrangeurs/compositeurs partageaient cette passion pour les musiques de jeu vidéo ; c’est ainsi qu’est née La Société des Écrituristes Gamers Arrangeurs, d’abord constituée de sept ou huit membres, issus des classes d’écriture. L’idée était de créer une espèce d’« armée de Dumbledore » au CNSM, un groupe de discussion et de partage autour de la musique et du jeu vidéo, et pas forcément de monter un orchestre. Mais très vite, les différents membres ont commencé à écrire de petits arrangements des musiques de jeux vidéo qui les faisaient vibrer, que nous avons interprétés avec notre formation totalement hétéroclite (une trompette, un piano, une flûte traversière, deux percussionniste, une harpe, un violoncelle, une contrebasse).
De fil en aiguille, d’autres musiciens nous ont rejoint, et deux ans plus tard, nous sommes maintenant une trentaine.
Le recrutement a-t-il été simple ?
Plus ou moins, les choses se sont vraiment faites petit à petit : à l’origine (donc à l’automne 2012) nous n’étions que 8, il y a un an, nous étions une quinzaine, et 23 en novembre dernier. Puis nous avons fait un « recrutement massif » pour la rentrée de janvier, afin d’étoffer un peu notre son, notamment du côté des cordes, qui sonnaient jusqu’alors un peu minces par rapport à l’armée de percussions derrière. Quoi qu’il en soit, lors du recrutement nous essayons toujours de donner la priorité aux gens motivés et geek plutôt que de choisir des monstres de virtuosité qui sont étrangers à cet univers. Nous tâchons de prendre le temps de trouver les perles rares, à savoir des musiciens extrêmement doués ET complètement geek. Pas toujours facile ! Mais ça se passe plutôt bien dans l’ensemble, l’orchestre a trouvé un bon équilibre entre qualité musicale et détente.
Combien y a-t-il de membres dans l’orchestre actuellement et y a-t-il des instruments plus récurrents que d’autres dans vos candidatures ?
Actuellement, nous sommes une trentaine, dans une configuration de petit orchestre symphonique, à savoir 4 violons 1, 4 violons 2 (ndlr : dans un orchestre, les violons sont répartis entre deux sections : violons 1 et violons 2), 3 altos, 3 cellos (violoncelles), 1 contrebasse, 7 bois, 4 cuivres, 3 percus, 1 harpe, 1 piano, 1 guitare, 1 accordéon. Et d’autres instruments qui peuvent se rajouter ponctuellement, selon les besoins des morceaux.
Autour de quelles musiques s’articule votre répertoire ?
Cela dépend des goûts de chaque arrangeur, mais globalement il y a beaucoup de jeux Nintendo ! (Un comble quand on s’appelle La SEGA, la maman de Sonic) Donc du Zelda, du Pokémon, du Mario… Mais la série Final Fantasy n’est pas en reste non plus ! Et nous avons, nous autres arrangeurs, un goût assez prononcé pour la musique de RPG : Golden Sun, Tales of Symphonia, Secret of Mana, Dragon Quest, Fable… On essaye tout de même de varier au maximum les types de jeu : plate-forme, combat, action, aventure… Ce qui compte, c’est qu’il y ait du contraste, à la fois dans les références et bien sûr dans la musique.
La « SEGA »
Un orchestre classique ET geek ! Un mélange original ! Peux-tu nous parler de vos répétitions, de l’ambiance qu’il y a dans l’orchestre ?
C’est d’abord pour s’amuser que nous faisons ça, donc les répétitions sont dans l’ensemble plutôt détendues, on rigole beaucoup, on fait des interludes pour parler Rattata et Roucool niveau 2 (des pokémons surpuissants), on s’extasie toutes les 5 minutes d’entendre toutes ces musiques, à la fois parce qu’on les adore et aussi et surtout parce qu’on les écrit toutes nous-mêmes ! Pouvoir entendre ses propres travaux musicaux en live chaque semaine est une véritable chance. Mais l’augmentation du nombre de musiciens a forcément eu des conséquences sur la manière de travailler, et il est clair que l’ambiance est plus « sérieuse » qu’aux origines. Cela dit, on avait BEAUCOUP de marge !
Si certains de nos lecteurs sont musiciens, peux-tu nous parler des modalités de recrutement au sein de l’orchestre ? Quel tranche d’âge et quel niveau sont recherchés ?
Les musiciens ont entre 20 et 30 ans, mais à priori il n’y a pas de limite d’âge, ce qui compte avant tout, c’est la motivation et l’implication ! Il faut quand même un bon niveau instrumental, de la présence, et un très bon niveau de déchiffrage. En effet, il nous arrive de découvrir une pièce, de la bosser et de l’enregistrer dans la foulée, en deux heures de répétition, donc mieux vaut être rapide à la lecture. Sinon dans l’immédiat nous recherchons un-e tromboniste, un-e corniste et un-e contrebassiste permanents, s’il y a des intéressé(e)s, nous sommes preneurs.
Si tu devais choisir un thème de jeu vidéo, ce serait ?
Gaur Plains from Xenoblade Chronicles, of course !
Si tu devais choisir un film connu de l’univers geek ce serait ?
Dark Crystal, de Jim Henson.
[divider]La suite, c’est vendredi sur Cleek[/divider]
C’est sur ces dernières confidences de Robin que se termine cette première partie de l’interview. La seconde sera davantage consacrée aux prestations de l’orchestre, leurs projets, et la manière dont ils perçoivent l’aspect pluri-artistique de l’orchestre. On garde les oreilles grandes ouvertes, et à vendredi pour la suite de l’interview de Robin, chef d’orchestre de la « SEGA »
Sortie l’an dernier sur la chaîne américaine Showtime, Penny Dreadful a tout de suite su convaincre ses spectateurs et pour cause, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette série une série culte.
Dans Penny Dreadful, vous arpentez les rues sombres d’un Londres victorien de 1850. Un fléau alors inconnu décime la population de la capitale de l’Angleterre. Vanessa Ives est une femme aux pouvoirs surprenants et hypnotiques qui décide de faire alliance avec Ethan Chandler, un rebelle souvent violent et avec Sir Malcolm, un homme aisé. Ensemble, ils essaient de savoir par tous les moyens quelle est cette chose invisible qui massacre les citoyens. Voilà pour la saison 1 qui, si vous ne l’avez pas encore vu, mérite vraiment le détour.
Une histoire intrigante, un décor sombre et mystérieux et un casting de choix ! Eva Green y incarne l’étrange Vanessa Ives. Timothy Dalton, l’acteur incarnant James Bond dans Tuer n’est pas jouer et Permis de tuer joue le rôle de Sir Malcolm tandis que Josh Hartnett, que vous avez notamment pu voir dans Virgin Suicides et Pearl Harbor interprète le rôle du bad-boy, Ethan Chandler.
[divider]Une saison 2 attendue[/divider]
L’engouement pour cette série ne s’est pas fait attendre, et le teasing de la seconde saison a commencé dès le mois de janvier avec un trailer qui nous annonce des épisodes sombres à l’image de la première saison :
Puisqu’il ne sera absolument pas question de spoil dans cet article, je vous invite à visionner la première saison qui se compose de 8 épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun. Courte donc, mais très intéressante et très bien amenée. L’intrigue est réellement le point fort de Penny Dreadful, les histoires s’assemblent au fur et à mesure comme les pièces d’un puzzle et le cliffhanger du tout dernier épisode est magique mais frustrant quand on sait qu’il faudra attendre un an pour avoir la suite. Mais voilà, Penny Dreadful a repris du service le 3 mai dernier sur Showtime pour le plus grand plaisir des fans.
Penny Dreadful fait appel aux plus vieilles des légendes urbaines et mythiques qui puissent exister. Vous serez plongés dans votre enfance et votre mémoire sera mise à l’épreuve tout au long de la série.
[divider]Saison 2 : à quoi devons-nous nous attendre ?[/divider]
Pour le moment, tout porte à croire que cette seconde saison sera davantage axée sur la magie et tout ce qui a trait au surnaturel. Le personnage d’Evelyn Poole, interprétée par Helen McCrory que vous avez notamment pu voir dans Skyfall et Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 2, deviendra un personnage régulier, de quoi apporter un peu plus de mystère à la série. Tous les personnages devront lutter contre leurs démons intérieurs mais pas seulement… La menace est toujours présente et certains montreront leur côté obscur.
Que de mystères, à l’image de la première saison qui a tenu en haleine les spectateurs. Cette fois-ci nous n’auront pas le droit à 8 épisodes mais bel et bien à 10 épisodes !
[alert type=red ]SPOILER SAISON 1[/alert]
Si vous n’avez pas regardé la première saison de Penny Dreadful, je vous conseille fortement de vous arrêter ici. Pour les autres, voici un petit résumé qui va vous permettre de vous resituer avant d’attaquer la deuxième saison avec tout en tête.
Vous vous retrouvez à Londres en septembre 1891. Une série de meurtres est perpétrée au sein même dans la ville et personne ne semble capable de savoir qui ou quoi est à l’origine de ces massacres. Un forain américain et très bon tireur qui gagne sa vie en faisant des démonstrations répondant au nom d’Ethan Chandler est repéré par Vanessa Ives, une femme étrange et pleine de mystère. Elle a besoin de lui et sa curiosité est telle qu’il accepte. C’est ainsi qu’il retrouvent Sir Malcolm Murray dans une fumerie d’opium (très répandue à l’époque), mais qui n’est qu’une planque couvrant en réalité… un repère de vampires.
On découvre très vite que Vanessa possède des pouvoirs psychiques. En combinant les habilités propre à chaque personnages, ils arrivent non sans mal à tuer le chef des vampires mais ne trouvent pas ce qu’ils étaient initialement venus chercher.
Ils ramènent le corps à un étudiant en médecine qui pratique ainsi sur le cadavre une autopsie. Cette dernière révélera des hiéroglyphes étranges sous la peau du vampire. C’est ainsi que l’histoire commence, regroupant presque tous les principaux personnages de la série. Sir Malcolm est à la recherche de sa fille, Mina, qui a disparu dans des circonstances très étranges. On comprendra également assez tôt que le jeune médecin n’est autre que Victor Frankenstein. Les choses vont mal tourner pour sa dernière créature, tuée par sa toute première créature.
Nous rencontrerons également le personnage de Dorian Gray au fur et à mesure des épisodes qui est tout simplement subjugué par Vanessa. Étrange, le personnage se révèle plein de suspens, à l’image du roman d’Oscar Wilde dont il est inspiré : Le Portrait de Dorian Gray.
La saison une se termine sur un Ethan Chandler qui apporte encore plus de mystère. En effet, à la pleine lune, ce dernier se transforme en loup-garou. La saison deux sera-t-elle à la hauteur de la première ?
[divider]Speed Cooking : le pain aux lardons spécial marathon d’animés ![/divider]
Il y a un mois je vous avais présenté le Hamburger d’avant Raid pour les plus gamers d’entre nous. Aujourd’hui je reviens avec une recette qui s’imbrique parfaitement dans la routine d’un enchaînement d’épisodes d’animés, du pain maison avec des lardons et du fromage. Alors sans plus attendre, je vais vous expliquer comment réaliser ce met en deux épisodes, mais avant toute chose, ce que vous attendez, la photo du résultat ! Ça donne faim n’est-ce pas ?
Hmmm, du bon pain !
Bon, trêve de bavardage, tout de suite la suite !
[divider]La préparation, un jeu d’enfant ![/divider]
Alors, contrairement au hamburger d’avant raid, notre pain de marathon ne nécessite aucun savoir faire avec un couteau. En effet, le plus dur sera, si vous avez deux mains comme moi, de pétrir la pâte pendant 3 minutes le temps qu’elle ne colle plus. Pour notre super pain, il nous faut, de la farine, 3 verres (idéalement un verre issu d’un ancien pot de moutarde) devraient suffit, un verre d’eau de taille moyenne, un sachet de levure, du sel, du fromage et des lardons. Malheureusement, ayant des problèmes de santé avec le gras, j’ai du remplacer les lardons par du jambon de Bayonne, des tranches bien maigres, desquelles j’ai retiré le gras.
La première étape est de remplir le plus grand verre à moitié et de verser le sachet de levure à l’intérieur, attention, ça mousse énormément, alors mettez vous au dessus du saladier dans lequel vous ferez la pâte ! Ceci n’étant pas sorcier, je n’ai pas pris la peine de vous montrer comment faire ! Pour la suite, prenez l’ancien pot de moutarde, et versez trois dans le saladier, rajoutez une demie cuillère à café de sel, et versez le mélange précédent. Encore une fois ce n’est pas bien difficile. Arrive maintenant l’étape cruciale, le passage en boule de la pâte ! Mettez de la farine sur vos deux mains, puis plongez dans le mélange gluant sous vos yeux. Attention, cela va beaucoup coller, alors, allez-y doucement. Lorsque la pâte commence à ne former qu’un seul bloc, essayez de dégager une main pour vous remettre de la farine, ça doit ressembler à la photo de gauche. Remettez ensuite les mains dans le plat, et normalement ça ne devrait quasiment plus coller. Pour termine la pâte, faites en une pseudo boule, et jetez là plutôt fort d’une main à l’autre, cela donnera de la fermeté au pain, normalement le résultat est celui sur l’image de droite !
Bon, deux choix s’offrent à vous, soit vous avez plus que deux épisodes à regarder, et vous laissez la pâte reposer au moins une heure, soit vous passez à la suite directement. De mon côté j’ai fait le choix de ne pas attendre, j’avais faim !
C’est rond non ?Ça colle vraiment !
Passons maintenant au façonnage de notre pain. Vous vous rappelez quand vous jouiez à faire des spaghettis en pâte à modeler ? Et bien c’est la même technique, roulez la pâte jusqu’à avoir une longueur qui correspond aux deux tiers d’un plat ou d’un assiette, puis prenez un couteau et faites des incisons dans le sens qui vous convient. Personnellement je les ai fait en diagonales, comme quand on regarde dans une boulangerie, mais le mieux c’est directement perpendiculaire à la longueur. Ensuite c’est parti pour enfourner à 200/220°C pendant un épisode de Log Horizon par exemple !
Avant, après c’est en dessous !!
Comme vous pouvez le voir à gauche, la prochaine étape est d’inciser en quadrillage votre pain. Bien entendu il vous aura fallu attendre la fin de votre épisode ! Bon maintenant ce n’est pas très sorcier, vous mettez vos lardons et le fromage dans les fentes, et le tour est joué. Rien de plus, et c’est parti pour un deuxième enfournage de 20 minutes !
… et de Fromage !Fourrage de viande …
J’avoue, cette recette est moins haletante que la précédente, mais, le but est de faire des plats rapides, tout en étant en synergie avec les différents aspect du geekisme ! Il ne vous reste maintenant plus qu’à déguster ce bon pain pour le plaisir du ventre. Un conseil, prenez votre temps pour le manger, car comme le pain n’a pas été reposé, ni fait avec de la levure de boulanger, il est très consistant !
[divider]C’est déjà la fin[/divider]
Et oui, cette recette était très rapide, mais maintenant vous savez faire une pâte à pain. La prochaine fois je vous montrerai comment faire une pizza maison, avec tout ce qui va avec ! Alors, à la prochaine fois pour la pizza du geek !
Vous avez sûrement croisé, au détour de nos pages, un certain professeur d’étymologie adepte de champignons, qui nous a dévoilé au fil des semaines de façon plus ou moins sérieuse les origines respectives des mots geek et meme. L’apparition de l’honorable professeur Teemo en tant qu’autorité de la science de l’origine des mots ne pouvait qu’augurer le beau mariage du jeu League of Legends et de l’étymologie, que nous allons nous faire un plaisir de consommer plus avant dans l’article qui va suivre.
L’article qui suit ne se propose pas d’établir une liste exhaustive d’Aatrox à Zyra, mais plutôt de vous présenter dix exemples de noms de champions de LoL permettant d’apprécier à leur juste valeur les influences et la richesse des origines étymologiques des Champs de justice. Que l’étymologie soit mythologique, linguistique ou littéraire, Cleek vous offre un aperçu tout en couleurs de dix étymologies emblématiques à l’œuvre derrière la création des champions de League of Legends. En route pour un voyage au pays des noms !
[divider]Le vivier de la mythologie [/divider]
La mythologie, et dans une moindre mesure l’histoire, offrent une réserve inépuisable d’inspiration pour les créateurs de champions de League of Legends. La mythologie gréco-romaine figure bien sûr en bonne place dans le panthéon des muses des concepteurs. Invoquons sans plus tarder une émissaire de la famille Du Couteau (non, pas elle, l’autre) au regard stupéfiant, à la démarche aussi sensuelle que sinueuse, et répondant au doux nom de Cassiopeia.
Avant d’être la constellation bien connue en forme de « W » dans le ciel, Cassiopeia ou « Cassiopée » est, dans la mythologie grecque, une reine d’Éthiopie contrainte de sacrifier sa fille Andromède, qui sera finalement sauvée par Persée, revenant tout juste de son combat victorieux contre la Méduse. Dans un amalgame de ces deux entitées, la Cassiopeia de LoL hérite du nom de la reine mais des facultés mortelles de la gorgone Méduse, capable de pétrifier les mortels qui s’aventureraient à croiser son regard. Ces facultés pétrifiantes deviennent donc celles de Cassiopeia, ainsi que le poison propre à sa nature de femme-serpent, autre référence à la Méduse qui avait, entrelacés dans sa chevelure et dans une allitération célèbre de Racine, des serpents sifflant sur sa tête.
Restons sur la midlane avec un autre champion dont le nom dérive de façon assez évidente de la mythologie romaine cette fois, avec le Mépris de la Lune, ou plus simplement Diana. Diane, en devenant l’équivalent, par syncrétisme, de la déesse grecque Artémis, est dans la mythologie romaine la déesse de la lune et de la chasse, farouche et sauvage, mais aussi la sœur du dieu Apollon, maître de l’astre solaire. Diana empreinte ainsi à la déesse Diane le lien symbolique avec l’astre lunaire et familial avec Leona, qui représente les Solari, mais aussi l’incapacité à coexister avec cette dernière. En effet, dans la mythologie gréco-romaine, quand le char d’Apollon disparaît avec le soleil, vient le règne de la déesse Diane.
Une autre mythologie tout aussi européenne a pu inspirer la création du champion connu sous le nom de Morgana, ange déchu et évocation de l’univers d’Arthur et les chevaliers de la Table ronde. Dans la légende arthurienne, Morgane est l’élève du magicien Merlin, et ses pouvoirs, ambivalents, lui permettent de guérir, ou de tuer. On retrouve cette ambivalence chez Morgana, dont le Bouclier noir peut protéger un allié, tandis que son Sombre dessein peut mener à la mort lorsqu’il est bien placé. Le personnage de la fée Morgane n’est, dans l’œuvre de Chrétien de Troyes, pas malveillant au départ, mais deviendra par la suite l’ennemie de son demi-frère le roi Arthur, dans une similitude frappante avec l’ange déchu Morgana en lutte contre sa sœur Kayle. Tout comme elle, Morgane cherche à assouvir une vengeance, et n’hésitera pas, pour se faire, à employer ses puissants pouvoirs.
Le but de cet article n’étant pas de les citer tous, on se contentera de mentionner notamment Darius, dont le nom pourrait provenir du roi de Perse Darius III, commandant des armées et ennemi mortel d’Alexandre le Grand, mais aussi Ahri, référence au renard à neuf queues japonais à l’origine du personnage de Naruto et du pokémon Feunard, et, finalement, Olaf, un nom d’origine scandinave, qui a refait surface à l’occasion du dessin animé La Reine des Neiges et qui a été porté par toute une série de rois de Norvège, de Suède et du Danemark.
[divider]Les emprunts aux langues étrangères[/divider]
La science étymologique de League of Legends ne se limite pas à des références à la mythologie, et ce, pour notre plus grand bonheur. Plusieurs noms de champions peuvent facilement être traduits : ainsi Mordekaiser serait, en allemand, l’ « empereur des assassins » quand un autre empereur nommé Azir se réfère au titre arabe de « wazir ». Les possibilités de traduction de noms sont nombreuses, quand le nom ne se réfère pas tout simplement à la langue d’origine de par sa sonorité.
À l’instar du personnage de One Piece,le nom de Nami rappelle la mer, puisqu’il signifie tout simplement « vague » en japonais (なみ 波). Une information pas nécessairement surprenante lorsque l’on considère que le mot appartient à un emprunt bien connu à la langue japonaise en français : le tsunami. Comme à l’accoutumée, les concepteurs de Riot s’illustrent par la cohérence du champion avec son nom : Nami l’Aquamancienne est ainsi une sirène (Mythologie, es-tu là ?) dont la capacité ultime est un… tsunami. La boucle est bouclée.
Autre occurence plus nordique d’un emprunt linguistique en guise de nom, Brand signifie « feu, incendie » en suédois, mais rien que de plus normal quand on est soi-même un talentueux pyromancien.
Les deux autres exemples de la catégorie « emprunts linguistiques » tiennent plus de l’association d’idées que de la traduction directe, bien que le nom ait toujours un sens précis dans sa langue d’origine. Ainsi, le nom de Nautilus est la transcription latine du mot grec ναυτίλος signifiant « marin », mais ce nom, infiniment riche, peut également cacher une référence au nautile, ou encore au roman de Jules Vernes Vingt mille lieues sous les mers, référence explicitée par le skin « Nautilus des abysses ».
Autre référence plus ou moins directe aux facultés du champion concerné, Twitch, mot anglais se traduisant par « tressaillement » est un choix intéressant dans la mesure où le Semeur de peste est bien entendu porteur de maladies, un élément qui se retrouve tout au long de son kit, lequel tourne autour des champs lexicaux de la contamination et du poison. Dès lors, ce « tressaillement » prend tout son sens : c’est la saccade brusque et incontrôlée d’un corps soumis à un virus mortel. Bien joué, le rat.
[divider]La littérature dans les noms de League Of Legends[/divider]
Dernière catégorie d’influence artistique intervenant au cours de la génèse de nos dangeureux champions : la littérature est bel et bien présente dans l’étymologie des noms de LoL, au risque d’en étonner plus d’un. De la littérature, oui, mais pas n’importe laquelle : de Jules Verne, que nous avons cité précédemment, aux auteurs à venir, force est de constater que les genres de la Fantasy et du fantastique se taillent la part du lion.
Ainsi, dans la désormais célèbre trilogie de Fantasy À la croisée des mondes, de Phillip Pullman, apparaît le personnage d’Iorek Byrnison, un ours en armure originaire du Svalbard et représentant de la race des Panserbjørne. Un mot que l’on peut décomposer en suédois en pansar « armure », et björn, « ours », soit littéralement : ours en armure, et qui a probablement mené la réflexion autour de la conception du champion Volibear.
Iorek Byrnison, tel qu’il a pu être représenté dans le film adapté des livres.
Le genre fantastique n’est pas non plus en reste, avec deux références une fois de plus centrales dans la mise au point du concept même du champion et de ses facultés. Ainsi, de façon peut-être assez évidente, Vladimir fait-il référence au comte Dracula : dans le roman épistolaire de Bram Stoker, Dracula, qui se déroule en Transylvanie, le célèbre vampire sévit en buvant le sang de ses pauvres victimes. Nul doute quant au choix du nom Vladimir : sa consonance slave ainsi que sa première lettre font respectivement référence à la Transylvanie de l’Europe de l’est et au V du mot vampire, mais la référence pourrait de fait être encore plus directe que ça. Le personnage qui a inspiré Bram Stoker pour son personnage de Dracula n’était, en effet, autre qu’un certain « Vlad l’Empaleur » !
Si notre dernière référence littéraire n’explique pas tellement le nom du champion, elle s’applique cependant à son concept même. Il s’agit ni plus ni moins d’Orianna, la demoiselle mécanique, et par ailleurs charmante automate. Son concept de créature mécanique est à rapprocher du conte d’Hoffman L’Homme au Sable. Dans ce conte fantastique, en effet, le jeune héros tombe éperdument amoureux de la fille d’un physicien nommé Spalanzani, Olympia (on serait parano, qu’on relèverait le fait que ce nom débute par un O), qui s’avèrera finalement être un automate plus ou moins surnaturellement animée par son père. On retrouve dans le conte les thèmes d’un père un peu « savant fou » qui, obnubilé par sa création, la croit vivante, ainsi que celui d’un automate qui pourrait et désire passer pour un être humain, si ce n’est pour sa froideur mécanique à faire froid dans le dos.
[divider]I see what you did there, Riot [/divider]
Nous voici arrivés au bout de notre sélection des noms de champions à expliciter. Loin d’être un simple catalogue, car de fait, tous les noms de champions ont une raison d’être et une explication pour le moins passionnante, cet article a cherché à évoquer dans les grandes lignes la richesse de l’étymologie et des influences des noms dans League of Legends, en tant que premier article d’un diptyque plus large sur la symbolique. En vous souhaitant un excellent jeu dans un esprit peut-être plus éclairé sur les Champs de justice !
Ce n’est qu’un concept car qu’Audi va présenter au Wörthersee Tour, cependant la TT Clubsport préfigurerait la prochaine TT RS, tellement radicale qu’elle viendrait marcher sur la première Audi R8…
Au programme, le même moteur que celui dévoilé il y a peu pour la RS3 à savoir un 5 cylindres.
Cependant, quelques « légères » modifications vont lui permettre d’annoncer 600CH pour un poids sur les 1,4T…
Suite aux dernières vidéos du Joueur du Grenier, « Aventures », sur sa chaîne le Bazar du Grenier, j’ai décidé de vous expliquer la différence entre un véritable Jeu De Rôle (JDR) sur table et une initiation comme celle proposée dans ces vidéos. Attention, cet article n’a pas pour but de dénigrer le travail effectué par le biais de ces vidéos, mais plutôt de nuancer le propos. En effet, le Joueur du Grenier a réussi à vulgariser une pratique qui est diabolisée depuis des années, et ne serait-ce que pour cette raison, il ne peut être que félicité. Mais revenons à notre sujet : qu’est-ce qu’un véritable JDR sur table, et comment organiser facilement des parties « sur le pouce » ?
Aventures, par le JdG
[divider]Le jeu de rôle sur table, à vue de pied[/divider]
Pour reprendre une expression qui est communément utilisée chez les rôlistes, je vais vous montrer ce qui fait du JDR sur table une pratique facile à mettre en place. Il y a plusieurs choses que vous devez retenir lorsque vous organisez et/ou jouez à un jeu de rôle sur table, et la première est sans conteste d’avoir une idée directrice. Elle n’a pas besoin d’être compliquée, mais il faut que vous sachiez toujours quoi faire, et ce quel que soit votre rôle dans la partie. Voici un exemple tout bête : vous êtes joueur, et vous voulez être reconnu pour vos faits d’armes, alors c’est ni plus ni moins le but que vous devez vous assigner. Dès que vous verrez une situation favorable pour montrer que vous excellez au combat, saisissez-la. Un tel but est facile à respecter : vous n’êtes après tout pas contraint de sauver le monde au péril de votre vie tout en prenant sur vous car vous êtes à moitié mauvais dû à un rituel lors de votre enfance et à moitié vengeur car votre village a été décimé par des mécréants.
« Comment suivre une telle histoire de personnage ? », me direz-vous. De base, vous êtes destiné à faire de grandes choses, et si en plus vous vous placez comme un membre d’élite de votre nation, vos compagnons de jeu riront bien lorsque vous ne serez que niveau 1 et incapable de faire quoi que ce soit. C’est pourquoi je vous conseille très fortement de choisir un but simple, qui correspond au personnage que vous avez en tête : vous ne dérogerez alors que peu au roleplay associé, et vous prendrez du plaisir à jouer, et peut-être qu’une fois bien avancé dans une campagne, vous serez amené à avoir une destinée épique.
Du côté du maître du jeu, c’est pareil, deux choses sont à retenir : soit vous jouez dans un monde préexistant, et dès lors il est plutôt simple de mettre en place une intrigue, même si cela peut s’avérer étrange par rapport à la conception originelle du monde (mais ce n’est pas un problème en soi, puisque c’est vous qui faites l’histoire). Soit vous inventez un monde de toutes pièces, et créez dès lors une situation claire qui va donner un comportement particulier à tous les personnages, joueurs et non-joueurs. Encore une fois je vais vous donner un exemple : imaginez un monde où tout être vivant se déplace par bateau, il n’existe pas de continent, mais juste un nombre considérable d’îles. Étrange, certes, mais cela amène très facilement une dynamique certaine, et surtout un gameplay unique.
Pathfinder JDR
Je vais maintenant aborder un autre aspect : le cœur du jeu. Comment allez vous jouer ? Encore une fois, c’est le maître du jeu qui décide, et deux choix s’offrent à lui : soit il prend un système de règles pré-construit dans le genre de Dungeons&Dragons 3.5 ou sa déclinaison en Pathfinder, soit il met en place un système basique où le jeu n’est pas concentré sur des lancés de dés, mais sur la capacité des joueurs à réagir à une situation. Si vous n’êtes pas très calé en jeu de rôle, il est clair que le premier choix est la solution de facilité ; pourtant, créer votre propre fiche personnage, même si elle reste basique, est sans conteste le plus formateur. Je vais vous montrer le dernier système que j’ai mis en place afin que vous vous fassiez une idée de la complexité de la tâche.
[divider]Une fiche personnage vers un roleplay facile ![/divider]
Voilà deux semaines que l’envie que j’avais de faire du jeu de rôle se fait de plus en plus ressentir, j’ai donc décidé de tenter une nouvelle expérience : le jeu de rôle par internet. Deux solutions se sont offertes à moi, et après avoir regardé la série Aventures du JdG, j’ai décidé d’adopter le site roll20. Je n’ai pas encore pu me faire les dents dessus, donc la fiche personnage que je vais vous présenter n’y est pas créée, mais cela ne saurait tarder.
Vekner
Pour le jeu de rôle que j’envisage, nommé « Vekner », j’ai décidé de faire au plus simple. Chaque joueur devra remplir son nom, c’est normal. Il renseignera aussi son alignement – oui, les Loyal, Mauvais, Chaotique, Neutre, et autres appellations du genre -, ce qui me permettra, en tant que maître du jeu, d’orienter le comportement des PNJ de façon à pousser mes joueurs à prendre des choix en accord avec leur vision morale du monde. Le prochain paramètre que je demande est l’orientation – rien de sexuel là-dedans, je vous rassure, c’est plutôt ce que l’on qualifierait de « classe » dans un autre jeu. L’orientation me permet de déterminer ce que je pourrais proposer comme challenge. Par exemple, si aucun des joueurs ne choisit de personnage type voleur ou orientation associée, il est clair que le nombre de pièges qu’ils rencontreront sera plus faible : cela ne sert donc à rien de punir ses joueurs pour un manque de compétences. Les caractéristiques suivantes sont intrinsèques à tout JDR : la vie et le mana.
Les deux suivantes, elles, sont assez atypiques, je ne les ai retrouvées que dans le système de règles de Warhammer. Je demande en effet à chacun de mes joueurs de renseigner un malus, dans le style déformation d’un membre, œil crevé, quelque chose qui soit handicapant de sorte qu’ils ne soient pas tout beau tout propre. Cette demande est caractéristique de l’univers dans lequel ils vont jouer, ce n’est pas nécessaire. Je demande aussi aux joueurs de déterminer, comme deuxième caractéristique atypique, un signe physique spécifique qui permette de les reconnaître à coup sûr : un tatouage, une coupe de cheveux atypique, n’importe quoi qui pourrait servir s’ils ont un passé criminel par exemple.
Vient ensuite la caractéristique que j’ai appelé théologie : le personnage est-il croyant ou non ? Un croyant est souvent amené à être confronté à des remises en question ou des défis vis-à-vis de sa foi, et cela peut être plus que cocasse. Viennent enfin les possessions du joueur, en terme d’équipement et de magie, cette dernière étant dépendante du mana.
Warhammer JDRGuerrier avec cicatrice
Bref, avec ces quelques caractéristiques, je peux aisément gérer tous les cas triviaux concernant les joueurs, et cela est un grand plus pour se détacher des règles super compliquées. Mais comment faire les dégâts et la vie alors ? Eh bien c’est simple, il y a deux choix, et cela est valable pour toutes les actions des joueurs. Si ces derniers décrivent parfaitement une action, alors elle réussit à coup sûr.
Par exemple : « Je saute par dessus le comptoir de l’auberge et j’empoigne l’aubergiste avec ma main gauche, lui plaquant une dague contre le cou avec ma deuxième main, puis je fais lentement glisser la lame sur sa jugulaire jusqu’à ce que toute trace de vie déserte ses yeux malingres. ». Pourquoi punir un joueur qui a eu l’imagination d’une telle action ? Il vous faut plutôt le récompenser, cela l’incitera à recommencer et à réussir des choses sympathiques sans les jets de dés fatidiques. Si il n’y a pas une telle description, utilisez un double lancé de dés. Le maître du jeu et le joueur lancent un test opposé, et le plus haut gagne.
En ce qui concerne les armes et armures par contre, ne vous prenez pas la tête, partez d’un dé à un certain nombre de faces pour la dague, par exemple 4, et passez aux dés de rang supérieur pour chaque rang d’armes, c’est-à-dire épée 1d6, armes bâtardes 1d8 et à deux mains 1d10. Les armures, elles, donnent simplement une réduction de dégâts, elle aussi incrémentale par rang, tissu -0 dégâts, cuir -1, etc. Et voilà, en moins d’une heure, vous avez votre système de règles et vous pouvez faire une partie avec vos joueurs n’importe quand, et sur n’importe quel support.
Je vais maintenant aborder la dernière partie de cette section et de cet article, le roleplay. Le roleplay correspond à l’immersion dans le jeu, et pour qu’il soit le meilleur possible, ne parlez jamais de votre fiche personnage, ne parlez qu’à la première personne, comme si c’était vous qui parliez. Vous ne direz pas par exemple « J’envoie mon paladin deux mètres en avant pour qu’il demande à un passant s’il ne connaîtrait pas une auberge », mais plutôt « Je m’avance dans la foule et arrête le premier manant qui passe – Bien le bonjour messire, mes compagnons et moi-même venons d’arriver dans votre belle ville, ne connaîtriez-vous point un endroit où nous pourrions nous désaltérer, manger et passer la nuit ? Ce serait bien aimable à vous !».
Le maître du jeu doit lui aussi suivre cette directive, mais par contre, il a le droit de consulter les fiches personnages et de demander un lancé de dés lorsque cela s’avère nécessaire. Seul le maître du jeu peut le demander. Si possible, tout doit être résolu par la parole pour profiter du monde créé par le maître du jeu et s’y évader. Attention par contre, cela n’empêche pas de faire attention à ce que vous allez dire, une personne dans le roleplay ne mettra jamais en avant les compétences de ses compagnons en expliquant que, comme c’est un voleur, c’est lui qui s’occupe des pièges. Il dira au contraire « #Nom de joueur# ne voudrais-tu pas venir ici, j’ai peur que ce coffre soit piégé, et je sais que tu as déjà été confronté à de telles situations par le passé, ne pourrais-tu pas m’aider à vérifier qu’il est possible de l’ouvrir sans crainte ? ».
En respectant ces quelques règles, et en étant surtout imaginatifs, vous arriverez à vous amuser très facilement, et vous ne perdrez pas de temps à vous disputer sur les compétences. Dernier petit conseil, si un grain de folie vous habite, n’hésitez pas à faire votre jeu de rôle en costume, cela favorise l’immersion !
Votre JDR pourrait y ressembler
Sur ce, j’espère que ces explications sur le jeu de rôle vous auront été utiles, ce n’est que mon point de vue, mais je sais qu’il est en grande partie partagé. Et si vous avez de quelconques demandes, n’hésitez pas ! Le prochain article sur le sujet sera sur Roll20, le site qui permet de faire du jeu de rôle en ligne.
Ah, le mois de mai, le soleil, les fleurs, les vacances, les jours fériés, les moustiques, les méduses qui arrivent, les ours qui sortent d’hibernation, les marmottes qui sifflent ou encore les décapotables dans les rues… Il ne va pas sans dire que c’est un mois qui annonce clairement l’été. Et qui dit été dit… VOYAGE !
Je suis sûr qu’il y en a déjà qui ont leur billet pour des destinations estivales : Berlin, Cologne, Marseille, Paris ou encore Ashford ! Mais pour les plus voyageurs d’entre vous, vous penserez plus à Nice, Ibiza, Shanghai ou Sydney. Quoi qu’il en soit, il ne va pas falloir faire comme moi avant de partir, c’est-à-dire d’oublier la moitié de vos affaires !
Aujourd’hui, nous allons apprendre à voyager, mais à voyager G33k !
[divider]Voyage, voyage, sur un hôtel ou sur un oreiller[/divider]
Bon alors, nous ne reparlerons pas des destinations que vous choisirez. Où vous voyagez, c’est votre problème. Non, le plus important quand on veut voyager geek, c’est de bien faire attention aux affaires à prendre. Eh oui, car voyager geek, c’est voyager léger. Une valise ? Trop gros ! Un sac ? Trop petit !
Alors, quelle est LA solution ? Elle est relativement simple : deux sacs ! Alors certes, en avion, il faudra prendre une petite valisette et un sac (c’est autorisé normalement). Mais pourquoi deux sacs ? C’est à croire que vous n’avez jamais voyagé geek… Consternant mais compréhensible. Laissez-moi vous expliquer : il y a des affaires O-BLI-GA-TOIRES pour toute personne respectant le milieu. Et celles-ci ne doivent pas être mélangées avec ce qu’il faut appeler les « affaires de la plèbe ». Ces dernières sont les affaires communes, que les gens normaux emportent avec eux : linges, affaires de rechange, affaires de toilettes etc.
L’autre sac en revanche, celui-là sera probablement la chose la plus importante, votre précieux, votre pierre philosophale qui vous gardera jeune toute au long de votre road trip, ce qui sera le plus cher à vos yeux : votre matos de survie !
Ce sac de survie sera vraisemblablement plus lourd que celui où seront rangées les affaires de la plèbe. Alors certes, il y a des variations en fonction de l’expérience et du matériel de chacun, mais il est peu probable que la composition soit extrêmement différente d’une personne à l’autre.
[divider]This is PASTA ![/divider]
Alors parlons rapidement mais simplement de nos affaires INDISPENSABLES :
Deux ordinateurs : Eh oui, forcément deux ! Enfin, tout dépend de la longueur du voyage. En général, je préconise un notebook pour les films. Oui, en effet le notebook a la faculté d’avoir une autonomie d’une bonne dizaine d’heures. De quoi regarder trois ou quatre films. Le second PC permettra lui, de se divertir et sera composé quasi exclusivement de JEUX ! Malheureusement, comme vous le savez, les PC portables de jeux sont très gourmands en batterie et n’ont pas souvent beaucoup d’autonomie…
Les batteries et chargeurs : Probablement la chose la plus importante. Entre votre téléphone portable, vos ordinateurs ou encore tous les autres appareil électroniques que vous pourriez avoir, n’oubliez pas de tout charger AVANT de prendre votre avion/train !
Le matériel : Souris, casque, micro et vos différents disques durs portables sur lesquels vous aurez mis des films, des livres et pleins de choses inutiles !
Le câble Ethernet : Pour les plus novices d’entre-vous, le câble Ethernet permet de se brancher à un réseau internet. C’est comme le wifi, mais avec un câble. Car des fois, quand tout espoir est vain, il suffit de brancher son câble pour que tout redevienne comme avant.
Les câbles USB : Histoire de connecter tous vos appareils les uns aux autres, de pouvoir recharger votre téléphone portable grâce à l’ordinateur. Car oui, parfois il n’y a pas de prise électrique disponible et vous serez bien content d’avoir huit heures d’autonomie sur votre notebook pour recharger votre smartphone !
Un livre : Car des fois, il n’y a plus aucune solution et il faut revenir aux bases. Prenez un gros pavé, c’est toujours utile !
Et vous, quelles sont vos affaires indispensables quand vous partez en voyage ?
Les meilleures équipes de League of Legends de chaque région s’affrontent à Tallahassee en Floride lors de ce tournoi international de mi-saison et se partageront 200 000 $.
Alors que la première moitié de la saison compétitive de League of Legends est terminée, Riot organise en Floride une rencontre un peu comme les All-Stars de Paris l’an dernier : La meilleure équipe de chacune des cinq principales régions et un qualifié « WildCard » s’affrontent afin de jauger leur niveau par rapport au reste de la scène et d’offrir un spectacle mémorable aux fans du monde entier. Cet avant-goût des championnats du monde n’est pas sans enjeu puisque 200 000 $ sont sur la table, à se partager entre les quatre premières équipes.
Le tournoi se déroulera du 7 au 10 mai, pendant la nuit pour nous pauvres européens. Le format est similaire à celui du All-Stars Paris de l’an dernier à très peu de choses près. La principale différence est bien entendu l’addition d’une sixième équipe, qualifiée lors d’un tournoi préliminaire international entre les meilleures équipes de chaque « petite » région. On a pu ainsi voir les champions du Brésil, d’Amérique latine, du Japon, d’Océanie, du CIS (équipes de l’est de l’Europe et russes), de Turquie et d’Asie du sud-est s’affronter et à ce jeu, les Turcs ont battu les Brésiliens en finale.
On a donc six équipes qui s’affronteront toutes entre elles lors d’une phase de groupe en BO1. Les quatre meilleures équipes à l’issue des groupes se retrouvent en playoffs, un arbre à simple élimination tout en BO5. On aura donc l’occasion de voir tous les matchs possibles au moins pendant les groupes avant de passer à des playoffs qui promettent d’être explosifs.
Faisons tout de même une rapide présentation des équipes et de leur région, avant leur arrivée dans ce tournoi :
[divider]Fnatic, l’espoir européen[/divider]
Nos champions d’Europe de League of Legends en titre ont été une révélation de cette première moitié de saison. Reformée autour de leur support le français YellOwStaR après que les quatre autres joueurs aient quitté l’équipe, elle surprend tout le monde sur le vieux continent avec trois joueurs inconnus ou presque de la scène compétitive, ainsi qu’un génie de la scène challenger. Le pari de la jeunesse et de la formation Fnatic paie avec le recrutement de Steeelback, jeune français, Huni et Reignover, deux talents arrivés de Corée, et Febiven, prodige hollandais de la scène challenger, et après une saison régulière terminée en deuxième place (alors que personne ne s’attendait à de tels résultats de leur part), ils se défont sur le score de 3 à 2 des H2K et des Unicorns of Love lors des playoffs, toutes deux d’autres jeunes équipes juste arrivées en LCS.
Fnatic remportent leur quatrième titre sur cinq splits de LCS malgré le fait d’avoir changé quatre de leurs joueurs, et ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin.
[divider]Team SoloMid, pour la confirmation[/divider]
La meilleure équipe d’Amérique du Nord est aussi celle avec le plus grand nombre de fans de par son succès au fil des années mais c’est très récemment que TSM a réalisé ses meilleures performances. Après un quart de finale aux championnats du monde de League of Legends en automne dernier et une victoire aux IEM World Championship en mars face à d’autres excellentes équipes internationales, les TSM veulent prouver que leur succès n’a pas été un coup de chance et qu’ils sont de sérieux prétendants à un podium voire à une victoire finale. L’arrivée de Santorin cette saison à la place de Amazing a redonné de l’énergie à l’équipe, le Danois s’est parfaitement intégré et a réalisé une excellente première moitié de saison, remportant même le titre de rookie du split (le meilleur nouveau joueur). Bjergsen aura la lourde responsabilité de porter cette équipe à la victoire, et il faut s’attendre à ce que leurs adversaires mettent en place des plans pour le contrer sur la midlane ; le danger peut alors venir du bot ou du top, où on sait que Dyrus peut remporter une partie seul si on lui en laisse l’occasion.
[divider]Beşiktaş e-Sports Club, le petit poucet[/divider]
L’équipe turque arrive à ce événement sans réelle pression. Tout juste qualifiés après avoir battu les Brésiliens de INTZ, qui étaient vus comme la région « mineure » la plus forte, les noirs et blancs veulent se jauger, et tirer de l’expérience de ce tournoi. On voit mal comment ils pourraient remporter ne serait-ce qu’une partie, mais l’exploit est toujours possible si on est en forme le jour J. Fait intéressant, Beşiktaş est la première organisation sportive à recruter une équipe de League of Legends. On peut donc lire « fondé en 1903 » sur leur maillot, et ils représentent le club autant que l’équipe de football, actuellement en tête du championnat turc. On leur souhaite donc une belle performance et une grande visibilité pour ces joueurs, qui inspireront peut-être d’autres clubs à suivre la même voie.
[divider]ahq e-Sports Club, le point d’interrogation[/divider]
Le champion taïwanais est un habitué des compétitions internationales de League of Legends après sa présence aux championnats du monde cette saison. Après une quatrième place en saison régulière, ahq remporte les playoffs de la LMS en remontant tout l’arbre au format « King of the Hill », battant respectivement 3-0 3-0 et 3-1 les Hong Kong eSports, les Taipei Assassins et les yoe Flash Wolves. On les sait cependant inconstants sur la scène internationale après une performance en demi-teinte aux Worlds l’an dernier, où l’équipe avait réussi à prendre une partie aux monstres chinois de EDG, avant de s’incliner contre ces derniers lors du match décisif du groupe A. L’un des outsiders donc, mais capable de jouer une très bonne carte si l’équipe est en forme.
[divider]EDward Gaming, pour la revanche[/divider]
La powerhouse chinoise a changé son équipe après une décevante défaite aux championnats du monde en quarts de finale alors qu’ils avaient dominé toute la saison en LPL, terminant même derrière ses deux grands rivaux SHRC et OMG. Depuis, la scène coréenne a explosé et de très nombreux joueurs ont quitté le pays pour venir notamment en Chine, et c’est le choix qu’on fait Deft et Pawn, respectivement deuxième et vainqueur des derniers championnats du monde.
Deft est depuis vu comme le meilleur AD Carry de la planète après une nouvelle saison dominée de bout en bout et un pentakill lors du cinquième match de la grande finale de la LPL. Avec trois nouveaux joueurs mais toujours autant de succès, c’est l’esprit de revanche qui anime l’équipe à son arrivée au MSI. Certains veulent prouver qu’ils ne sont pas partis en Chine simplement pour avoir une retraite tranquille, alors que d’autres veulent essuyer le revers des Worlds.
[divider]SKT T1, le retour[/divider]
Le champion du monde de la saison 3 est de retour avec une équipe modifiée, après l’application du nouveau règlement en Corée forçant les organisations à n’avoir qu’une seule équipe, et le départ de certains de ses joueurs pour d’autres horizons. On a donc une équipe souvent caricaturée en SKT T1 S + Faker, mais la réalité est toute autre, puisque la structure profite du fait d’avoir des remplaçants de très haut niveau pour se payer le luxe de ne même pas jouer celui qui est vu comme le meilleur midlaner du monde à toutes les parties. Lors de la grande finale des playoffs de la LCK, SKT T1 n’alignera même pas Faker et Bengi, remplacés par Eazyhoon et T0M très récemment arrivé, et arriveront à battre 3-0 les GE Tigers. Autant dire que pour battre cette équipe lors de playoffs, il va falloir s’adapter aux différents joueurs à affronter. L’un des favoris de la compétition avec EDG et TSM, ils ne devraient pas avoir de mal à atteindre au moins la grande finale, et c’est tout ce qu’on attend d’eux.
Voilà, j’espère que vous y verrez un peu plus clair pour ce Mid-Season Invitational de League of Legends et que vous aurez le courage et la force de rester éveillé pour le regarder, et entre les rivalités, les désirs de revanche et la fierté et les espoirs de toute une région derrière soi, cela devrait en valoir la peine !
Vous pourrez trouver toutes les informations supplémentaires et les liens des diffusions sur lolesports.com.
Sujet aussi complexe qu’infini, le genre de la science-fiction ne cessera de nous émerveiller par ses trouvailles et l’imaginaire qu’il nourrit et construit. Chez Cleek, on aime la science-fiction, c’est pour cela qu’elle fera l’objet de notre attention au travers de plusieurs articles. Mais oublions l’approche cinématographique ou artistique, et penchons-nous sur l’aspect complètement fictif (ou pas, justement) de certains éléments. La science parviendra-t-elle un jour à faire de la fiction une réalité?
Pour cela, nous nous intéresserons à ces films de science-fiction (désolée, chers bibliophiles, je vais devoir vous délaisser) d’un temps plus ou moins lointain – et le plus vieux sera le mieux – et se projetant dans un futur pas si distant de notre propre époque. Ce sera alors l’occasion de se pencher sur la représentation de ce futur par nos prédécesseurs par le biais de ces objets à l’époque fictifs mais qui semblent de plus en plus réels et à l’ordre du jour à mesure que la technologie progresse.
Et pour commencer cette petite série, je ne pouvais pas ne pas me pencher (je vous prie donc par avance d’excuser le thème plus qu’exploité qui va suivre) sur un classique de la science-fiction qui aura nourri les élucubrations scientifiques les plus folles chez les fans mais aussi chez le commun des mortels : le Hoverboard sera-il une réalité à compter du 21 octobre 2015 ? Vous l’aurez compris, nous allons faire un petit aller-Retour vers le futur.
[divider]À l’écran[/divider]
Le 21 octobre 2015 sonnera une date fatidique pour la science : c’est en effet à cette date que le Hoverboard a fait pour la première fois (ou doit-on dire « fera » ?) son apparition. Sur nos écrans, cela correspondait plutôt à novembre ou décembre 1989. À l’image de l’apocalypse selon les Mayas, les montres des fans sont donc réglées sur ce jour à venir dans l’espoir que ce skateboard volant, à défaut de la veste auto-séchante ajustable, voie réellement le jour.
Pour ceux qui ne connaîtraient point encore Retour vers le futur et le Hoverboard dont je ne cesse de vous parler, pas de panique : il n’est pas trop tard. Saga cinématographique en trois volets, Retour vers le futur (ou Back to the Future pour les puristes) met en scène les aventures de Marty McFly, jeune adolescent s’épanouissant en 1985 dans une petite ville américaine typique, et du Docteur Emmett Brown (ou Doc), à la réputation aussi farfelue que ses cheveux. Savant fou en puissance, Doc parvient à créer une machine à voyager dans le temps (à savoir une DeLorean DMC-12 retouchée – car voyager dans le temps, oui, mais avec style) et Marty se retrouve donc tantôt projeté dans le passé à l’époque de l’adolescence de ses parents (Retour vers le futur, sorti en 1985), tantôt dans le futur durant l’adolescence de ses futurs enfants (Retour vers le futur II, sorti en 1989), tantôt de nouveau dans le passé de ses parents (toujours Retour vers le futur II), tantôt dans un passé encore plus lointain (Retour vers le futur III, sorti quant à lui en 1990).
The numbers, Mason ! What do they mean ?
C’est donc dans le deuxième volet de la trilogie que l’on retrouve le fameux Hoverboard. Alors qu’il se retrouve coincé dans le futur, Marty McFly est amené à revivre une parodie d’une scène qu’il avait déjà vécue lors de son voyage dans le passé de ses parents, parodie au recul et au second degré des plus justes. Le Hoverboard remplace alors le fameux skateboard avec lequel il s’illustrait : normal, me direz-vous, puisque le Hoverboard se révèle être le futur du skateboard. Il s’agit en effet d’une planche sur laquelle une personne est invitée à se tenir debout, lui permettant de se déplacer à l’aide du mouvement induit par un coup de jambe bien placé. La seule différence réside dans le fait que le Hoverboard n’a pas de roues, et qu’il semble léviter à quelques centimètres du sol. Petite démonstration ci-dessous.
Si Nike a confirmé début 2015 la mise sur le marché prochaine des fameuses chaussures de Marty McFly, qu’en est-il de la fameuse planche volante ? Fiction ou réalité ?
[divider]Et dans la réalité ?[/divider]
Les essais, plus ou moins médiatisés, pour tenter de créer ce fameux Hoverboard ont été nombreux, et n’ont pas tous connu un franc succès. Ce qui est certain, c’est qu’aucune planche volante n’est présentement disponible à grande échelle dans le commerce. Pourtant, les progrès semblent être prometteurs, et l’espoir pas si vain.
Du fake…
L’espoir est une chose bien étrange, et les fans du Hoverboard sont passés par un ascenseur émotionnel des plus vertigineux à l’annonce de la création, par une start-up nommée Huvr, début mars 2014, du tout premier Hoverboard fonctionnel. Moby et Tony Hawk s’étaient pour l’occasion prêtés au jeu de la démonstration, au travers d’une vidéo de présentation d’un Hoverboard aussi vrai que nature.
Les fans avaient cependant tort de s’emballer suite à la publication de ce spot. Une annonce a en effet rapidement été faite, deux jours après la mise en ligne de la première vidéo, pour révéler qu’il s’agissait en réalité d’un canular. La start-up n’existait en réalité pas, et il ne s’agissait que d’une façade pour le site humoristique Funny or Die d’un certain Will Ferrell à l’origine de ce petit tour. Une autre vidéo a rapidement suivi pour s’excuser de cette supercherie, ainsi qu’une troisième vidéo pour dévoiler tous les secrets de création de ce canular. C’est donc avec une grande tristesse que les fans ont dû se résigner à rayer le Hoverboard de leur lettre au père Noël de cette année-là.
…aux faits
Tout espoir n’est cependant pas perdu. Si ce cas, quelque peu médiatisé, s’avère fictif, des travaux plus sérieux ont été menés et des progrès notables ont ainsi pu être fait. C’est notamment le cas de cette planche présentée en octobre 2011 par l’université Paris-VII Diderot, le MagFly. À trois centimètres du sol sur une distance d’une petite dizaine de mètres, la planche pouvait ainsi léviter le long d’un rail aimanté, à l’aide de matériaux dits supraconducteurs et d’azote liquide refroidi (à quelques -200°C), le tout pouvant supporter une personne de près de 100kg.
Ce premier succès, bien relatif, puisqu’assez contraignant, montre cependant l’attrait du monde scientifique pour cet objet, et in fine, pour cette technologie. Divers projets (plus commerciaux) ont par la suite vu le jour. On peut notamment citer la campagne de récolte de fonds lancée par Haltek Industries en 2013 sur la plateforme Indiegogo visant à réunir le million de dollars nécessaire à la création (par un système d’open source) d’un Hoverboard. L’idée était alors de faire léviter la planche grâce à un système d’hélices (qui remplacerait un système magnétique). Forme, batterie, application sur smartphone sont autant d’éléments que le projet de financement participatif proposait. Le projet n’a depuis lors pas donné de signe de vie.
C’est aussi par le biais d’un financement participatif que le Hendo Hoverboard s’est fait connaître, mais avec quelques éléments plus concrets à l’appui. Ainsi, pour quelques 10 000 $, dix heureux élus ont pu pré-commander la planche volante que nous présente la vidéo ci-dessous. Niveau technologie, c’est un retour au bon vieux système d’aimants qui est proposé, ce qui en contrepartie limite donc le déplacement de la planche à un survol de surfaces conductrices uniquement (aluminium, cuivre…) sur une durée n’excédant pas les sept minutes : la batterie ne possède pas une autonomie suffisante pour proposer plus. Qui plus est, le survol à quelques deux centimètres et demi du sol est bruyant et très contraignant (la planche étant relativement lourde et difficilement maniable, en plus de nécessiter un sol spécifique), ce qui en empêche pour le moment une commercialisation et une utilisation à grande échelle.
Arx Pax, l’entreprise à l’origine du Hendo Hoverboard, ne s’en cache cependant pas : le Hoverboard n’est pas un but en soi. L’intérêt réside principalement dans la technologie elle-même et dans son exploitation. L’amélioration du système de fondations dans le monde de l’architecture (pour mieux supporter les tremblements de terre, par exemple) n’est qu’une idée parmi tant d’autres. Le Hendo Hoverboard est surtout ici une sorte de vitrine, un coup de pub, assez magistral, il faut le reconnaître, pour l’entreprise afin de consolider sa crédibilité technologique.
En attendant que le Hoverboard ne fasse sa véritable apparition sur les étals, sachez que la planche originelle, la vraie, celle utilisée dans le film, a été vendue aux enchères en octobre 2014 pour la modique somme de £26 000. Si vous désirez en faire l’acquisition, c’est du côté du site internet Digital Spy qu’il faudra vous tourner. Mais même à ce prix-là, il n’est pas garanti qu’elle vole aussi bien que dans le film.
Alors, fiction ou réalité ? Si la réalité semble être en voie de prendre le dessus sur la fiction, la planche volante n’est pas encore d’actualité. Les contraintes sont encore nombreuses, et la technologie ne semble pas avoir encore résolu toute les questions d’ordre pratique. Que l’on se rassure cependant, il reste encore plusieurs mois aux scientifiques du monde entier pour dépasser la science-fiction et nos espérances. Le Hoverboard, une réalité ? Seul l’avenir nous le dira.
Ex Machina, ou le film qui nous amène à repenser l’Intelligence Artificielle
Avec une sortie prévue le 3 juin prochain dans nos salles obscures françaises, Ex Machina a déjà fait son entrée aux USA la semaine passée dans 1 255 cinémas, et a déjà rapporté 5,4 millions de dollars. Le dernier film d’Alex Garland, connu pour avoir réalisé La Plage et 28 Jours plus tard a d’ailleurs été primé au tout dernier festival de Gérardmer. Puisque, vous qui me lisez n’avez très probablement pas encore vu Ex Machina, je ne vous spoilerai pas.
Ex Machina est un film de science-fiction qui confronte les spectateurs à l’Intelligence Artificielle et aux problèmes et conséquences qu’elle peut engendrer. Cleek va vous parler aujourd’hui de ce film mais surtout des questions qu’il soulève.
[divider]Synopsis[/divider]
Un jeune programmeur de 24 ans nommé Caleb travaille pour une des plus grosses entreprises informatiques au monde. Il participe à un concours interne à sa compagnie; concours qu’il gagne. Il s’agit de passer une semaine dans la maison de son PDG Nathan, perdue en pleine montagne loin de toute activité humaine.
Il découvre très vite qu’il ne s’agit pas là d’une semaine de vacances, mais qu’il va devoir en effet participer à une expérience unique où il interagira avec la toute première intelligence artificielle connue qui a la forme d’un robot aux traits féminins.
Voici le tout dernier trailer de Ex Machina, sorti le 3 mars dernier sur YouTube histoire de vous donner une petite idée de ce qui vous attend :
[divider]L’intelligence artificielle : fiction vs. réalité[/divider]
Les intelligences artificielles au cinéma ne sont pas nouvelles. On nous en parle depuis très longtemps. On peut notamment citer Skynet de Terminator pour ne donner qu’un exemple. Il est vrai que sur nos écrans, les intelligences artificielles ne sont pas souvent montrées sous leur plus beau jour. Mais qu’en est-il de l’avis de certains grands scientifiques et penseurs de notre temps ?
Bill Gates reste très prudent quant au rôle que pourraient jouer les intelligences artificielles dans l’avenir de l’homme, mais il n’est pas le seul. Tesla nous a également mis en garde, tout comme Stephen Hawking plus récemment qui exprime ses craintes quant aux dangers qu’elles pourraient représenter pour la race humaine.
Pour être plus clair, la mise au point du développement de l’intelligence artificielle comme on l’imagine et comme on peut la conceptualiser et réaliser pourrait probablement être la dernière création de l’Homme… Le cinéma a imaginé tout un tas de scénario possible sur le fait qu’un jour, les intelligences artificielles créées par l’humain se rebelleraient contre leurs créateurs. Mais si la fiction avait pris de l’avance sur la réalité ? Hawking a récemment déclaré ceci à la BBC :
« Les formes primitives d’intelligence artificielle que nous avons déjà se montrent très utiles. Mais je pense que le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à la race humaine Une fois que les hommes auraient développé l’intelligence artificielle, celle-ci décollerait seule, et se redéfinirait de plus en plus vite »
Et à la question, pourquoi l’Homme perdrait-il le contrôle de sa création ? Il répond :
« Les humains, limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés ».
Pas très rassurant tout ça… Mais c’est en tout cas une théorie qui colle très bien au film Ex Machina et à l’image qu’il veut projeter.
[divider]Ex Machina : en théorie et en pratique[/divider]
Le film vous plonge dans un univers contemporain et assez futuriste à la fois puisque vous aurez affaire à des programmeurs et à leurs créations. Par créations entendez ici Intelligence Artificielle sous la forme d’un robot féminin. Le film est un peu un thriller sur les bords, le spectateur se pose plein de questions, qui est le gentil, qui est le méchant et surtout, qui doit-il croire. Il n’y a que vers la fin du film que toutes les pièces du puzzle s’assemblent réellement et forment une image assez claire du long-métrage.
Caleb, joué par Domhnall Gleeson, le programmeur qui a gagné ce séjour auprès de son patron Nathan porté à l’écran par Oscar Isaac, est là pour réaliser une expérience sur Ava, interprété par Alicia Vikander, l’intelligence artificielle créée par Nathan. Il doit la tester. Je ne peux malheureusement pas trop m’avancer de peur de vous spoiler méchamment et ça serait dommage de vous gâcher toute l’intrigue du film…
Au niveau de la réalisation, le film semble trop court. Je m’explique : on a l’impression que les scénaristes n’ont pas été totalement libres, que le producteur a mis la pression pour qu’il y ait de l’action, délaissant ainsi le principe même du film qui reposait sur le danger potentiel ou non de l’intelligence artificielle au sens large du terme. Le film aurait vraiment pu être mieux amené, plus détaillé et donc au final, plus plaisant et plus complexe.
Le scénario n’a pas été assez exploité laissant alors les spectateurs avec une sensation de film pas réellement achevé comme il se le devait. Trop de raccourcis ont été pris et c’est réellement dommage car en soi le film partait sur de très bonnes bases.
S’il est facile pour le spectateur de cerner le personnage de Caleb, on ne peut pas en dire autant de Nathan, le big boss très doué en informatique qui nous perd souvent tant son comportement est étrange par moment. On peut, de prime abord, mettre ça sur le compte de l’alcool, mais vous vous rendrez vite compte que cela va bien plus loin que ça. Les détails sont importants pour la bonne compréhension du film, même si toutes les réponses vous tomberont toutes cuites dans la bouche au moment du dénouement.
[divider]Conclusion[/divider]
Dans l’ensemble le sujet de l’intelligence artificielle est bien maîtrisé, les acteurs sont bons et l’intrigue prenante. Ex Machina un film assez intéressant mais malheureusement pas assez détaillé qui nous laisse un peu sur notre faim. Quelques incohérences par-ci par-là nous laissent perplexe et gâchent un peu le film. Mais s’il a bien un point positif, c’est qu’après votre séance vous pourrez débattre avec vos amis et ainsi éclaircir certaines choses malheureusement pas assez concises.
Logitech a présenté une nouvelle souris : la MX MASTER. Après avoir déroulé une roadmap ultra dense sur sa gamme G, Logitech sort un produit très haut de gamme n’ayant évidemment rien à voir avec l’univers du gaming.
Si la MX MASTER est là pour prendre la relève de la Performance MX dans le catalogue de la marque, chez moi elle vient mettre à la retraite la besogneuse MX Revolution, une souris qui date de 2006 et qui pourtant fonctionne encore sur une de mes configs. Il y a 9 ans, cette même MX Revolution sortait à 99€ et semblait horriblement chère.
Affichée aujourd’hui au même prix, la MX MASTER est certes un produit très haut de gamme mais on voit déjà depuis un petit moment beaucoup de références venir croiser dans ces niveaux de prix.
Toute la question est de savoir si cette MX MASTER est, elle aussi, au sommet de la qualité, comme ont pu le rester une grande quantité de produits Logitech depuis des années.
[cfield « pricemesh_1 »]
C’est de toute évidence le point fort de la MX MASTER. La taille imposante de la souris permet une prise en main immédiatement confortable. Evidemment, les gauchers auront remarqué que cette souris ne s’adresse pas à eux. Sa surface bombée et large perturbera aussi les petites mains mais pour les autres, c’est un vrai régal.
La main se positionne immédiatement et la surface destinée à reposer le pouce permet de se sentir tout de suite en quasi fusion avec la souris. La prise en main est totale et parfaite, sans effort, sans contrainte, la souris reste parfaitement maîtrisée quelques soient les mouvements.
L’autre point fort est la combinaison de matières utilisée pour la réalisation de la surface supérieure de la souris. Si la plus grande partie est composée d’une traditionnelle matière hydrophobe granuleuse, c’est évidemment les deux surfaces latérales qui attirent la curiosité. D’un genre nouveau, c’est une matière différente mais surtout texturée avec une accumulation de petites facettes. C’est déjà très esthétique mais c’est surtout très confortable, constamment « frais » après de longues heures d’utilisations et évidemment très appréciable en ce qui concerne la préhension de la souris.
Le positionnement des boutons est particulièrement réussi lui aussi. Outre le confort traditionnel de la molette supérieure, elle est discrète et précise et permet d’être débrayée avec le bouton situé juste au dessus.
Les fonctionnalités à disposition du pouce ont été particulièrement travaillées. On pensera à cette inédite molette qui permet de faire du scroll horizontal, une fonction bienvenue pour les utilisateurs de grands écrans et de tableaux XLS sans fin…
Clairement, la MX Master est massive. Donc si vous êtes fan de micro souris, évidemment, vous pouvez passer votre chemin. Pour les autres, le premier constat c’est que la MX MASTER est un produit statutaire qui produit son effet sur un bureau !
Au delà de ces considérations, le choix des textures et le mariage des couleurs permet à Logitech de nous proposer un produit clairement classieux et original notamment grâce à la bande couleur bronze qui ceinture la souris : magnifique.
Concernant la qualité de fabrication, rien à dire, presque comme d’habitude, avec Logitech. Le corps de la souris est solide et les assemblages de matériaux sont de grande qualité; difficile par exemple de percevoir que la surface supérieure et la surface latérale sont en fait deux éléments différents : aucune rupture, nervure : la fabrication est parfaite sur ce point.
Les deux boutons principaux, en plastique classique respirent eux aussi la solidité avec une course très courte. Bref, à ce niveau de prix on s’attend clairement à un sans faute et c’est exactement la copie que nous rend Logitech pour son nouveau haut de gamme.
Si la configuration de cette MX Master ne pose pas de souci c’est évidemment en raison de la qualité de ses drivers mais aussi par le choix de son double système radio. Partant du constat que les environnements changent, Logitech intègre une radio « classique » issue de la technologie « Unifying » largement utilisée par Logitech qui livre à cet effet un nano dongle. L’installation se fait dans la plus grande facilité avec cette configuration. Mais nous avons aussi la possibilité de passer par le Bluetooth 4.0 pour un environnement Apple par exemple ou un ultrabook avare en USB.
Ce qui est intéressant c’est qu’on dispose de 3 profils qui permettent ainsi de changer d’environnement sans stress : son PC de bureau en Unifying par exemple, puis son Macbook ou encore un Ultrabook.
Le tout se fait à partir du bouton situé sous la souris et qui permet de sélectionner l’environnement décidé. Attention toutefois à bien vérifier la présence du Bluetooth 4.0 sur vos configurations se passant du dongle Unifying.
Concernant le pilote en lui-même, on retrouve une interface très épurée et permettant l’essentiel. N’oublions pas que nous sommes là sur une souris à vocation bureautique. Si on retrouve sur internet de nombreux utilisateurs se plaignant de plantages, je n’ai fait aucun constat de ce genre en deux semaines d’utilisation intensive.
Avec les pilotes nous avons ainsi accès à la sensibilité, le paramétrage de la roulette…ou encore la possibilité de réaffecter les clics ( droite / gauche ) ou encore sur la roulette.
Evidemment, la zone activable par le pouce est, elle aussi, entièrement paramétrable
La MX Master est une souris quasi exclusivement dédiée à la bureautique, PAO, etc…difficile dans ces conditions de parler de mesure de performances comme on le fait pour le capteur d’une souris gaming. Le capteur de notre souris est donc un élément ayant fait ses preuves et présent sur la génération précédente…datant d’il y a 6 ans. Dénommé Darkfield, les chiffres n’affolent évidemment pas les foules, le capteur laser propose ainsi une résolution maximale de 1600Dpi ( le mode standard est lui paramétré sur 1000Dpi ). On est très loin des performances du capteur de la G502 effectivement mais on ne s’adresse pas du tout à la même cible. Ces chiffres permettent de toute façon à la MX MASTER de ne jamais être prise en défaut sur les applications bureautiques, la navigation Web et l’utilisation de photoshop par exemple.
Le capteur Logitech dispose d’autres qualités comme par exemple une excellente polyvalence lui permettant de s’adapter parfaitement à toutes les surfaces.
Tout ça se retrouve aussi dans la glisse générale favorisée par 4 surfaces de teflon qui confortent vraiment le confort qui est procuré avec l’utilisation de cette souris.
Quand on met près de 100€ dans une souris, on peut être exigeant. Logitech a sans doute conscience de tout ça puisqu’il a mis presque 6 ans pour remplacer son haut de gamme, jusque là assumé par la Performance MX.
Alors si nous n’avons pas de révolution technique, la précision et les performances du capteur n’étant pas un enjeu sur la cible qui est visée, on peut dire que Logitech relève encore le niveau en matière d’ergonomie, de confort d’utilisation et de qualité perçue.
Evidemment, on pourra émettre des doutes sur une souris rechargeable qui ne permet pas de changer sa batterie. On pourra aussi se plaindre de ne pas disposer d’un socle de recharge comme sur ses ancêtres…Mais là aussi Logitech a porté ses efforts : j’ai sortie la MX MASTER de sa boite et je l’ai mise en fonction immédiatement sans recharge. Au moment d’écrire cette conclusion je suis à plus de 15 jours sans aucune recharge…
Logitech annonce 40 jours d’autonomie et le branchement du câble USB livré, permet d’utiliser la MX MASTER comme une souris filaire sans modifier ses profils et son paramétrage…de plus, la rapidité de charge est au rendez-vous : 5 minutes de connexion vous assure 10 heures d’utilisation.
Dans ces conditions, mettre 99€ pour une souris dont les grandes sœurs ont eu une durée de vie incroyable n’est pas du tout une folie…c’est même un investissement plus que raisonnable !
Conclusion
La MX MASTER est un bel objet et sans aucun doute un investissement de qualité pour ceux qui souhaitent un confort total, un produit fiable et qui dure.
Sans présumer de l’évolution de cette souris dans le temps, Logitech ne nous a jamais déçu par le passé sur le sujet. En poussant encore l’ergonomie à un très haut niveau et en soignant le design, Logitech nous propose là une référence incontournable pour les utilisateurs exigeants.
Bonjour à tous et bienvenue dans le second numéro de cette nouvelle chronique de Cleek. Vous l’aurez compris, il sera question ici de musique, et plus particulièrement des musiques qui ont bercé et qui continuent de bercer l’univers geek, qu’il s’agisse de jeux vidéo, de films ou d’animés. Le format de cette chronique pourra varier d’un numéro à l’autre selon les musiques qui vous seront proposées. Présentations, analyses, extraits de partitions seront autant d’éléments que vous pourrez retrouver dans la boîte à musique de Cleek. Et puisque nous parlons ici de musique, je vous propose de découvrir à la fin de chaque numéro de cette chronique une petite cover « fait maison » d’un thème emblématique de l’univers geek.
Côté chroniques, vous avez pu ce mois-ci profiter d’une riche analyse du film « Cloud Atlas » avant de découvrir une nouvelle facette des USA autour d’une chronique basée sur San Francisco et enfin, pour les gourmands, encore un peu de patience puisque la chronique autour du Speed Cooking arrivera la semaine prochaine. Cette semaine, après avoir exploré les musiques de Final Fantasy dans le premier numéro, je vous propose de découvrir les musiques de la célèbre série « Game of Thrones », et plus particulièrement par le biais d’une analyse musicale de son thème le plus connu, celui de son générique : Ouvrez donc la boîte à musique !
[divider]Un phénomène mondial[/divider]
C’est autour de l’œuvre littéraire majeure de GeorgeR.R. Martin que s’articule ce nouveau succès audiovisuel, diffusé sur la chaîne HBO depuis le 17 avril 2011. Nous en sommes désormais à la cinquième saison, et plus ou moins avancés, selon si vous avez succombé ou non à la tentation de regarder les quatre premiers épisodes ayant malencontreusement fuité (hell yes… enfin, je veux dire… ho, c’est dommage !). Quoi qu’il en soit, si Game of Thrones rencontre aujourd’hui un succès aussi conséquent, c’est bien évidemment grâce à la belle immersion visuelle que les réalisateurs ont su retranscrire des livres originaux, tout comme par la richesse du casting proposé au téléspectateur. Néanmoins et comme souvent, la musique joue, là encore, un rôle considérable, quoiqu’assez discret à première vue. Les ambiances sonores de Ramin Djawadi, le compositeur de la série, collent parfaitement aux décors et aux scènes pour un rendu émotif toujours plus percutant. Et puisque l’on parle de musique qui marque les esprits, nous allons bien sûr nous pencher sur LA mélodie que l’on connait tous, ou presque : celle du fameux opening de la série.
Le générique de Game of Thrones, somme toute assez long pour un opening de série, propose une visite à divers endroits phares des Sept Royaumes, le tout emporté par une musique rythmée, sans toutefois manquer de lyrisme, ni d’un côté épique plus que remarquable. Du point de vue de sa structure formelle, la musique d’introduction est écrite pour orchestre (un choix judicieux pour insuffler un caractère épique à la musique) dans une mesure ternaire en 6/8.
Mesure ternaire : mesure où les temps sont divisibles par trois.
Ici, nous retrouvons donc 6 croches regroupées en deux temps afin de former la mesure complète. Alors, pourquoi ce choix d’une mesure ternaire, a priori plus rare qu’une conventionnelle mesure binaire ? Tout simplement parce que le rythme ternaire (par trois, donc) à tendance à favoriser une sensation de rebond qui « emporte » davantage l’auditeur. Les temps sont ainsi plus marqués, sans pour autant sembler abrupts dans leur division comme le ferait une mesure binaire. Un subtil mélange entre fermeté et douceur est donc à l’origine de la structure de cette musique.
Parlons maintenant de la tonalité du morceau.
Tonalité : Une tonalité se définit comme une gamme de sept notes, désignée par sa tonique (première note de la gamme donnant son nom à cette dernière, donc ici, fa) et son mode (majeur ou mineur).
Le générique d’ouverture de Game of Thrones est écrit en do mineur, une tonalité qui, selon certains traités d’analyse et d’écriture musicale (Mattheson, Charpentier) symbolise un aspect guerrier (pour la tonique de do) et une autre sensation plus mélancolique, teintée de tristesse et « d’obscurité ». Le choix de cette tonalité n’est donc probablement pas un hasard, puisqu’il se réfère directement aux conflits et autres noirceurs à venir tout au long de la saga.
Passons maintenant à l’analyse de la musique en elle-même. Le générique d’ouverture de Game of Thrones est constitué de deux parties distinctes, écrites, nous le verrons, sur le même procédé musical, même si en soi, les mélodies divergent d’une partie à l’autre. Voici donc comment le morceau s’articule.
[divider]Partie A[/divider]
Elle s’étend du début jusqu’à 1′. On notera par ailleurs que les deux parties semblent former une symétrie quasi parfaite, puisque le morceau dure près de deux minutes. Les deux parties sont donc, à quelques secondes près, strictement égales en temps.
Cette première partie débute en nous présentant un motif musical qui servira de support tout au long de la musique. Ce même motif sera donc une base structurelle à la fois rythmique (de par son rythme constant et identique) mais aussi harmonique (puisque transposée sur les arpèges de chaque accord du morceau). Ce procédé musical est appelé en musique un « ostinato ».
Arpège : Succession de notes jouées l’une après l’autre, et détaillant le schéma d’un accord, résultat que l’on obtiendrait si l’on jouait toutes ces notes en même temps.
Ostinato : Il s’agit de la répétition systématique d’une cellule harmonique, mélodique ou rythmique accompagnant de manière immuable les autres éléments musicaux d’un thème.
Le rôle de ce procédé musical ? Celui d’établir grâce à un motif marquant et répétitif un point de repère pour l’auditeur. Une manière en quelque sorte de structurer son écoute, et ce dès la première audition. Cet ostinato s’articule donc sur l’accord principal de notre tonalité, do mineur, pendant deux mesures, avant d’être repris en do Majeur les deux mesures suivantes, ceci étant à voir comme un petit agrément de l’introduction, afin de garder l’attention de l’auditeur grâce à ce léger changement harmonique. Le voici sous forme de partition.
Arrive ensuite la mélodie principale, celle que l’on fredonne presque de mémoire désormais. Elle est exposée une première fois par un instrument soliste, le violoncelle (ou une viole de gambe, son équivalent médiéval). Les percussions, elles, se chargent de marquer les temps, et de broder autour de ces derniers.
La mélodie s’articule de la façon suivante : deux mesures de mélodies et à la rythmique identique embrayent sur deux mesures de l’ostinato initial, et ce deux fois de suite. Le thème est ensuite repris selon le même modèle, enrichi cette fois d’un violon qui double le violoncelle et agrémente la mélodie de petites ornementations qui donnent à la musique ce caractère typiquement médiéval (en plus du choix de l’instrument). Enfin, cette même mélodie sera reprise une troisième et dernière fois, par les violons de l’orchestre au complet, et quelque peu variée rythmiquement. Enfin, pour les plus curieux, il est à noter que la mélodie de cette première partie se construit sur une marche harmonique (à savoir une même mélodie transposée, à quelques détails près, sur d’autres accords.)
Pourquoi exposer donc trois fois de suite une même mélodie ? Tout simplement parce que le fait d’ajouter chaque fois un ou plusieurs instruments applique un effet d’accumulation sonore. On commence avec un instrument soliste et on finit avec un orchestre, qui donne alors à la musique ce côté épique. Voici la partition de cette première partie, agrémentée des accords en notation anglaise.
[divider]Partie B[/divider]
Elle s’étend à partir de 1′ jusqu’à la fin.
Après une première partie plutôt marquée du point de vue rythmique, nous arrivons désormais sur un passage beaucoup plus doux et lyrique. La mélodie principale, toujours soutenue par l’ostinato du début, est interprétée aux violons sur huit mesures. À peu de choses près, il y a une note par mesure (beaucoup moins que dans la première partie donc), ce qui donne à ce passage un côté plus linéaire, chantant et lyrique. Les percussions continuent de rythmer tout cela, en marquant et en agrémentant les temps forts de la musique.
Tout comme la première partie, cette partie se répétera, une seule fois par contre, avec comme changement le fait de transposer cette même mélodie une octave plus haut (huit notes plus haut donc). L’effet recherché ici est simplement de renforcer l’aspect mélodique du passage, en lui conférant plus de lyrisme et plus d’éclat (étant située dans un registre plus aigu). Voici la partition des huit mesures de cette mélodie, avec encore une fois, les accords correspondants, en notation anglaise.
Le discours se coupe alors brutalement tandis qu’il était à son paroxysme, nous laissant comme ultime résonance l’ostinato initial, joué au luth.
L’effet d’accumulation, mais également le choix du registre et des instruments sont donc les clés de la réussite de cette musique, ce qui lui insuffle ce caractère chevaleresque et mélancolique à la fois. Cependant, la musique de Game of Thrones ne se veut pas seulement épique, s’illustrant à de nombreuses reprises dans des musiques plus intimistes, comme nous allons le voir maintenant dans notre cover de la Boîte à musique !
[divider]Cover[/divider]
Cette dernière section portera sur la célèbre mélodie s’articulant autour de la chanson « Les pluies de Castamere ». Cette dernière, dont les paroles sont directement tirées du livre, est audible à de nombreuses reprises tout au long de la saga. C’est une comptine, au caractère triste et intimiste, ayant pour but de mettre en garde ceux qui oseraient défier la maison du Lion : les Lannister. En voici les paroles :
« Et qui êtes-vous, dit le fier seigneur,
Pour que je doive m’incliner si bas ?
Rien qu’un chat d’une autre fourrure,
Et voilà ma vérité vraie.
Fourré d’or ou fourré de rouge,
Un lion, messire, a toujours des griffes,
Et les miennes sont aussi longues et acérées
Qu’acérées et longues les vôtres. »
Ainsi parla, parla ainsi,
Le sire de Castamere,
Mais les pluies pleurent en sa tanière,
Et plus personne ne l’entend.
Oui, les pluies pleurent en sa tanière,
Et nulle âme ne l’entend plus. »
C’est donc autour de cette comptine que je vous propose aujourd’hui de refermer notre boîte à musique, avec une courte cover à trois violons, pour préserver ce côté intimiste et calme, contrastant avec le caractère plus vif et plus rythmé du générique. Enfin pour plus d’anecdotes sur la série ou sur sa nouvelle saison, rendez-vous ici et ici. À bientôt dans la Boîte à Musique de Cleek !
Sur Gran Turismo, beaucoup de voitures ne dépassent pas le stade du fantasme électronique.
Alpine a voulu dépasser les lignes de codes en donnant une naissance physique mais pas encore roulante à son concept car Vision.
Chez Infinity, le concept car du même nom…roule.
Il est 100% en fibre de carbone, dispose d’un gros V8 hybride et semble servir de voiture labo pour la conception de la future GT-R qui vient évidemment de la même maman…
Bref, plaisir des yeux sous Gran Tourismo mais aussi chance de la voir en « vrai » dans un salon ou peut-être un circuit…
Le célèbre jeu de cartes de Blizzard vient de sortir sa toute nouvelle aventure en intégralité, et avec elle, 31 nouvelles cartes. Mais Hearthstone est-il réellement un free to play?
Si vous n’êtes pas familiers avec Hearthstone, petit rappel : le jeu de cartes à collectionner en ligne de Blizzard tiré de l’univers de Warcraft sorti officiellement en mars 2014 vous permet d’incarner neuf classes de personnages et des cartes uniques à ces classes ou neutres. Vous affrontez alors d’autres joueurs avec un deck de 30 cartes et essayer de réduire ses points de vie à zéro avant qu’il vous fasse la même chose.
Le principe est simple pour un jeu de cartes à collectionner, et le jeu l’est également, en comparaison de titres concurrents comme Magic : The Gathering ou Duel of Champions. La nécessité presque inexistante de mécaniques permet à des joueurs non habitués aux jeux vidéos plus rapides et « skillés » de jouer au jeu sans trop de prise de tête et surtout sans avoir l’impression de passer pour un boulet, étant donné qu’on ne joue que pour soi-même (et non en équipe comme dans un MOBA ou dans la plupart des FPS par exemple). Seulement voilà, peu après le premier anniversaire de Hearthstone, un gros problème se pose pour les nouveaux joueurs.
Avant de s’attaquer au problème et à ses causes, il n’est pas inutile de préciser que le jeu vient de sortir sur smartphone, Android et iOS, après une sortie sur tablettes iPad quelques semaines après la sortie officielle et en avril dernier sur tablettes Android. Et depuis quelques années, de nombreuses études et statistiques nous expliquent que la majorité des « gamers » d’aujourd’hui sont des joueurs sur mobile. Je ne suis pas là pour débattre de si le fait de jouer sur son smartphone fait de quelqu’un un gamer (même si le prendre en compte fait passer la population féminine en majorité des gamers, soit presque 51%. Oui, la majorité des joueurs de jeu vidéo dans le monde sont des joueuses). Ce qui est un fait, cependant, c’est qu’un portage mobile de Hearthstone va augmenter le nombre de joueurs considérablement, et donc apporter une toute nouvelle vague de personnes inexpérimentées et sans aucune carte.
Rendu de Hearthstone sur smartphone
Alors, le voici le problème : Plus d’un an après la sortie de Hearthstone, Blizzard a déjà sorti trois extensions ou aventures qui comportent chacune des cartes exclusives. La Malédiction de Naxxramas, aventure sortie le 23 juillet 2014, permet au joueur de débloquer 30 nouvelles cartes (21 neutres et 9 de classe) exclusives (qu’on ne peut débloquer qu’en terminant l’aventure). Naxxramas est divisé en cinq ailes, et chacune doit être débloquée séparément, pour le coût de 700 pièces d’or chacune ou environ 6€. Ceux qui avaient eu la primeur de découvrir Naxxramas dès la sortie ont bénéficié de la première aile gratuitement, également. Si vous avez du mal à vous imaginer combien de temps de jeu représentent 700 pièces d’or, sachez que pour remporter 10 pièces d’or, il faut remporter trois parties.
Oui. 30 VICTOIRES vous donneront 100 pièces d’or. À côté de ça, une quête quotidienne vous rapportera en moyenne une petite cinquantaine de pièces d’or, si vous la réalisez. En bref, vous feriez mieux de vous y préparer des mois à l’avance si vous voulez les pièces d’or pour ne pas ouvrir votre porte-monnaie et dépenser 25€ (le prix approximatif fait à ceux qui achètent toutes les ailes d’un coup). 3500 pièces d’or pour une aventure est bien trop élevé pour un nouveau joueur, qui va vouloir concentrer ses pauvres gains sur des paquets pour obtenir avec un peu de chances des cartes dont il a besoin. Malheureusement pour lui, certaines cartes de Naxxramas sont trop fortes pour être ignorées.
Vient ensuite Gobelins et Gnomes, la première extension du jeu, sortie début décembre 2014. Elle comprend plus de 120 nouvelles cartes obtenables par un nouveau type de paquet, au même prix que le paquet classique, c’est à dire 100 pièces d’or pour cinq cartes. Une toute nouvelle sorte de créature apparaît, le « Mech », et plusieurs nouvelles cartes de classe font également leur apparition. L’impact de beaucoup de ces cartes est indéniable et entre leur sortie et certaines modifications apportées à des cartes plus anciennes, la méta et la perception de quelle carte est forte et quelle carte ne l’est pas change complètement. Il est donc primordial de posséder ces quelques cartes de « GvG », qui ajouteront un gros plus à vos decks. Le joueur qui manque toujours de cartes des paquets classiques doit donc choisir s’il veut des cartes classiques ou de « GvG », ce qui rend la complétion de sa collection encore plus compliquée.
Enfin, le Mont Rochenoire, dernière aventure de Hearthstone, reprend le même format que pour Naxxramas avec cependant plus de cartes de classe. Comme dit précédemment, 31 nouvelles cartes exclusives sont arrivées et encore une fois le prix de 700 pièces d’or est appliqué. Cette fois-ci, pas de première aile gratuite, tout le monde devra payer ses 3500 pièces d’or pour tout débloquer. Un forfait est également disponible, entre 20 et 25€ pour tout avoir d’un coup sans dépenser d’or.
Alors voilà. Pour un joueur de longue date, si j’ose dire, tenir le rythme en terme d’extensions sorties et de cartes à payer pour les avoir est déjà une chose plutôt compliquée. Pour avoir joué depuis avant la sortie officielle et vu toutes les sorties d’aventures et extensions, mis plusieurs dizaines d’euros dans ce jeu pour accélérer ma progression en terme de cartes… Le jeu n’est tout simplement pas jouable sans y investir un euro. Si je n’avais pas acheté l’accès au Mont Rochenoire pour environ 25€, j’aurais probablement débloqué une seule aile à l’heure actuelle, peut-être deux. Naxxramas était différent à la sortie puisque Blizzard avait mis des mois (et avait des mois de retard) pour la sortie et tout le monde avait bien consciencieusement économisé de l’or en vue de la sortie. Évidemment je parle avec mon point de vue de joueur qui a payé pour s’en sortir mieux, mais qu’en est-il pour un tout nouveau joueur, comme il y en aura des millions après la toute récente sortie sur mobile?
Le nouveau joueur va commencer par le tutoriel, comme tout le monde, et se retrouver avec les cartes de base, qui sont -disons le franchement- absolument injouables maintenant que toutes ces nouvelles cartes sont sorties. Le fait de ne pas avoir de légendaires est évidemment aussi très pénalisant. Je me rappelle lorsque le jeu n’avait pas encore d’extensions ou d’aventure, de nombreux streams de joueurs de haut niveau proposaient de commencer un nouveau compte, de ne pas mettre le moindre centime dedans et d’atteindre le rang de Légende (le plus haut rang classé) avec un deck composé de cartes de base et de cartes qu’ils auraient eu la chance d’avoir dans des paquets.
Imaginez maintenant la même chose aujourd’hui mais avec toutes ces aventures et ces deux différents types de paquet : oui, cela relève du quasi impossible. Le joueur aux cartes de base et sans légendaire va très vite être confronté au joueur qui a débloqué tout cela, et -disons le encore une fois franchement- certaines cartes sont tout simplement meilleures que d’autres.
Powercreep, ou est-ce que le fait d’être une bête compense le fait d’avoir charge?
Le sentiment de « power creep » est clairement présent (le fait qu’un nouveau contenu d’un jeu soit plus fort que l’ancien, parfois afin de pousser les joueurs à acheter ce nouveau contenu). Le principe est simple, pour Hearthstone : Plus il y a de contenu, plus l’ancien contenu est dépassé. Cela est vrai également dans les MOBA, comme dans League of Legends par exemple, où certains champions au très vieux design sont refaits presque depuis zéro pour ne pas être enterrés par les personnages plus récents. Dans Hearthstone, il n’y a pas d’équilibre à la hausse, et les développeurs ne se cachent pas en disant que certaines cartes sont faites pour être meilleures que d’autres., malgré le fait qu’il n’y ait pas de carte purement dite « Vanilla » (comprendre sans aucun effet, sans aucun texte, à laquelle toutes les cartes aux mêmes statistiques seraient comparées). En clair, chaque carte dans Hearthstone a sa particularité, même si ce n’est qu’un « Mech » ou une « Bête », mais certaines sont clairement meilleures que les autres équivalentes dans la plupart des situations.
Voilà donc le gros problème de Hearthstone : Les nouveaux joueurs sont face à trop d’obstacles dès leurs débuts s’ils ne veulent pas mettre d’argent dans le jeu (ce qui paraît évident puisqu’ils viennent de commencer). Quelqu’un qui aura de l’expérience dans d’autres TCG ou une compréhension du jeu supérieure aux tout nouveaux joueurs arrivera à gagner quelques rangs en partie classée mais affrontera dès les rangs 18-19 des decks absolument imbattables pour un deck composé de cartes de base. Certains joueurs à ces rangs possèdent les cartes qui pourraient leur permettre d’atteindre les hautes sphères du « ladder » mais sont bloqués par de meilleurs joueurs qu’eux à ces rangs, pendant qu’ils bloquent d’autres joueurs probablement meilleurs qu’eux mais avec des cartes moins fortes. Le sentiment de frustration pour le nouveau joueur est donc bien présent quand tout ce qui l’empêche de progresser sont des dizaines (voire centaines) d’euros, ou des mois à jouer gratuitement pour le même résultat. Évidemment il est possible de monter plus haut pour d’excellents joueurs, mais rien de comparable à s’ils avaient de meilleures cartes.
Ici, un nouveau joueur de Hearthstone constate l’efficacité du modèle « free to play »
Non, Hearthstone n’est pas un réel « free to play ». C’est un « free to install » avec une nécessité de payer si on veut réaliser quoi que ce soit d’intéressant en moins de six mois, et je ne le recommande pas à tous ceux qui veulent une expérience gaming valable sans vouloir y mettre moins d’une centaine d’euros.
Plus que quelques jours pour profiter pleinement du très attendu Project Cars ( 8 Mai ).
Joueur en 4K à ce jeu ce n’est pas seulement jouer sur des écrans très chers c’est aussi avoir les ressources graphiques pour du multi-écrans…
Alors même si le 1080P sera déjà beau, il consomme déjà sévère en ressources :
Mais quand on parle de 4K alors là tous les compteurs explosent et on s’aperçoit que le SLI devient une quasi obligation pour maintenir une bonne fluidité.
La Titan X s’en sort passablement et les résultats d’une seule GTX 980 font pleurer…le tout sur une plateforme animée par un petit i7-5960X.
La R9 285 s’est faite discrète. Pourtant son architecture Tonga n’est pas loin de pouvoir s’accrocher aux arguments de Nvidia en matière de consommation.
Le recadrage tarifaire que vient d’effectuer AMD permet maintenant à cette carte de se retrouver en concurrence frontale avec la GTX 960. On arrive même à trouver des cartes sous les 180€.
Avec cette opération, AMD prépare tout simplement un bon nettoyage des stocks chez les grossistes afin de faciliter l’arrivée des R9 3xx.
A ce propos rien ne dit que la R9 285 ne se retrouvera pas rebadgée R9 37x X dans les prochaines semaines.
Il n’en reste pas moins que cette carte devient donc particulièrement intéressante, proposant des performances plus solides qu’une GTX 960.