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MSI : ce qu’il faut en retenir

MSI : ce qu’il faut en retenir

La semaine dernière nous vous avions parlé du MSI. Maintenant que le tournoi est terminé, voici ce qu’il faut en retenir.

 

Le Mid-Season Invitational de League of Legends a vu six des meilleures équipes de la planète s’affronter dans un tournoi où chaque équipe représentait sa région. Cependant tout ne s’est pas passé comme prévu par les experts et connaisseurs de la scène, et voici ce qu’on devrait tous retenir du MSI.

 

L’écart de niveau entre l’occident et l’Asie n’est pas si énorme

 

Même si les deux premières équipes au classement final étaient les deux favoris (EDG et SKT, respectivement représentants chinois et coréen), on a pu voir que l’occident n’était pas tant à la rue que ça. Arrivant dans le tournoi, on attendait une grosse performance de Team SoloMid, le champion nord-américain, mais ils se sont tout bonnement effondrés dès le premier match contre Fnatic, qui représentait l’Europe. Ils ne s’en sont jamais remis et n’ont finalement battu que les Turcs de Beşiktaş, petits poucets de ce MSI.

 

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La performance de TSM n’est cependant pas une réelle démonstration de leur niveau puisqu’ils ont extrêmement mal joué, ont fait des choix de champions discutables, et n’ont établi aucune pression sur la carte. On peut dire qu’ils sont complètement passés à côté de leur tournoi et après être convaincus d’être un prétendant au podium ou même au titre, se faire détruire par l’Europe soit-disant plus faible les a juste affaiblis mentalement.

Mais revenons à notre point précédent : Il n’y a pas tant de différence de niveau entre l’occident et le reste du monde. SKT T1 n’a gagné « que » 3 à 2 contre Fnatic en demi-finale alors qu’ils n’avaient pas perdu une game contre une équipe européenne depuis plus de deux ans. On a même vu Febiven, le midlaner de Fnatic, tuer deux fois Faker, vu comme le meilleure midlaner de la planète, en un contre un en lane. Si une chose a bien été démontrée au cours de ce tournoi, c’est que les Coréens ne sont plus si intouchables que ça, surtout après une défaite en finale contre EDG.

 

Avoir des coréens dans son équipe augmente les chances de gagner

 

Et cela ne veut pas dire grand-chose, mais c’est un fait : Sur les dix joueurs coréens présents au MSI, neuf ont été en playoffs et sept en finale. La région a beau avoir été affaiblie après la limitation à une seule équipe par structure et le départ de beaucoup de leurs talents en Chine, les joueurs n’en sont pas moins talentueux, même en dehors de leur pays d’origine. Ainsi, Deft, Pawn, Reignover et Huni ont eu de très bonnes prestations et ont impressionné. Les deux premiers étaient attendus après leurs résultats aux Worlds et en LPL cette année, mais Reignover et Huni ont montré un visage de Fnatic très agressif et rafraîchissant, bien différent de ce qui se fait ailleurs. Le seul bémol est pour Lustboy qui termine le tournoi avec TSM en cinquième position.

 

Fnatic est bien plus fort que prévu

 

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Attention attention futurs adversaires de Fnatic aux LCS, le champion en titre est devenu cette semaine un monstre de calibre international. Écraser Team SoloMid, prendre deux games à SKT T1, cela ne paraît pas être beaucoup mais cela reste bien bien plus que ce que l’on attendait d’eux, spécialement lorsque quatre de leurs joueurs sont des rookies des LCS. Febiven, Huni et Reignover sont maintenant vus comme des joueurs de très haut niveau, Steelback a encore une fois fait le travail avec les ressources à sa disposition, mais il semblerait qu’il soit remplacé avant le Summer Split par Rekkles, qu’il avait remplacé en premier lieu mais qui semble revenir à la maison mère.

Autant dire qu’on attend pas moins de cette équipe une qualification aux Worlds lors du Summer Split, avec ou sans Rekkles. Et avec l’arrivée en LCS de Origen, qui ont deux anciens membres de Fnatic dans leur équipe, on a hâte de voir qui des renégats ou des jeunes emmenés par YellowStar vont l’emporter.

 

La LMS n’est pas une ligue à sous-estimer

 

Beaucoup de spectateurs qui ne connaissent pas réellement la scène internationale pensaient que les ahq allaient être du niveau de Beşiktaş ou peut-être à peine meilleurs, mais en battant Fnatic et TSM en groupe, ils ont prouvé qu’ils avaient au moins une prétention à mieux qu’une dernière ou avant-dernière place. Emmenés par Westdoor, leur midlaner star, ils ont réalisé un parcours plus qu’honorable et confirment leur performance des derniers Worlds où ils n’étaient pas sortis des groupes de justesse, éliminés comme au MSI par les Chinois de EDG.

 

Deft est bel et bien le meilleur AD carry de la planète

 

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Beaucoup de gens ont évoqué la première défaite de Faker avec LeBlanc en compétition, contre EDG, et que c’était la fin d’une ère. Mais peu de gens ont réalisé que Deft était toujours invaincu avec Jinx sur encore plus de games. Le vice-champion du monde en titre a réalisé de magnifiques performances et a été un point fort notamment lors de la finale contre SKT. Précédemment dans l’ombre de Imp chez Samsung,  celui surnommé l’« Alpaca » a encore grandi chez EDG et s’est imposé comme le meilleur carry AD de la LPL, devant des NaMei, Uzi ou Imp. Sa phase de lane lors du MSI avec Meiko est presque parfaite, son pool de champion est encore perfectible mais il se retrouve toujours en capacité de carry une partie pour son équipe, ce qui leur a notamment permis de remporter la victoire finale.

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