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R8 e-Tron une sportive électrique…sans conducteur ?

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La R8 e-Tron est « teasée » par Audi depuis 2013. C’est pourtant durant le CES ASIA 2015 qu’on va découvrir le modèle qui verra le jour en 2016.

La sportive sera 100% électrique et développera l’équivalent de 456Ch lui permettant de passer de 0 à 100Km/h en 3.9 secondes.

Pour la modique somme de 230 000€ vous respecterez la planète et disposerez d’une autonomie de 450Km.

R8-1

La principale curiosité du CES Asia est le système « Driverless » de cette R8 truffé de capteurs, radars et caméra.

Reste que disposer d’une sportive de cet acabit avec son châssis carbone et ses performances ultimes pour confier la conduite à un ordinateur est un luxe qui m’échappe. Autant passer au modélisme…

 

R8 e tron Audi R8 e-tron piloted driving Audi bei der CES Asia 2015 in Shanghai

Cockpit
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Detail
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Audi R8 e-tron piloted driving Audi R8 e-tron piloted driving

Logitech sur le point de remplacer le G27

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G29 Driving Force Racing

Succès parmi les succès, le G25 et les G27 restent encore aujourd’hui des références pour les amateurs de simulations automobiles.

Pourtant le G27 est vieillissant et attaqué par pas mal de concurrents. Il semble que Logitech soit tout prêt de remplacer le volant star de la marque.

C’est en effet nos confères de TSA qui dévoilent les premières images et infos sur ce qui serait, dans les prochaines semaines, le G29 Driving Force Racing.

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Le nouveau volant disposerait d’accessoires et surtout serait disponible pour PC / PS4…mais aussi pour Xbox One.

Visiblement le nouveau volant sera présenté pendant l’E3.

Source

Top gadgets geek #1

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Geek, fun et utiles… Ce sont les gadgets !

 

En général, quand on est un peu geek sur les bords, on aime les gadgets. Et si ces mêmes gadgets peuvent également faire office de goodies, c’est encore mieux ! Aujourd’hui, Cleek vous propose dix gadgets listés sans ordre de préférence. Ils sont utiles et jolis, parfaits pour faire de votre intérieur un vrai paradis de geek ! Cleek vous présentera l’utilité de chaque objet et le site où vous pouvez vous les procurer. C’est parti !

 

[divider]So British [/divider]

 

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On commence ce top avec un goodie Doctor Who. Cet infuseur de thé en forme de Tardis so british est parfait si vous êtes fan de la série, mais aussi de cette boisson made in England. Pour vous en procurer un, c’est par ici : thinkgeek.com au prix de 19,99 dollars.

 

[divider]L’éplucheur sonique [/divider]

 

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On reste un moment encore avec Doctor Who pour vous présenter l’éplucheur tournevis sonique ! On ne va pas se mentir, nous avons tous besoin d’un éplucheur dans notre cuisine. Et le moins que l’on puisse dire c’est que celui-ci à la classe ! Rendez-vous sur le site hottopic.com pour passer commande, au prix de 18,00 dollars. Parce que oui un éplucheur qui a la classe, ce n’est pas donné…

 

[divider]Et si votre doigt était votre souris ?[/divider]

 

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S’il y a un gadget super cool à avoir, c’est bien celui-ci. Transformer votre doigt en souris pour votre ordinateur. C’est fun, mais ça a un coût certain. Il vous faudra débourser la somme de 149,99 dollars pour obtenir ce Mycestro Wearable Mouse que vous pouvez trouver par ici.

 

[divider]Camping 2.0 nous voilà[/divider]

 

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Voici le Biolite Bundle ! Le réchaud de camping contemporain qui vous permet de recharger vos appareils électroniques tout en cuisinant votre repas. Ah, la technologie n’a pas fini de nous surprendre. Vous pouvez retrouver cette petite merveille sur Amazon au prix de 129,95 dollars. Si le prix peut en rebuter certains, le Biolite est fait pour ceux qui aiment et pratiquent régulièrement le camping. Ce n’est donc pas, en soi, de l’argent jeté par les fenêtres.

 

[divider]La prise murale USB/HDMI[/divider]

 

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Non, vous ne rêvez pas. Il s’agit bien d’une prise murale USB. Sachez qu’il existe d’ailleurs d’autres modèles avec des ports HDMI directement branchés à votre télé. Petite découverte que j’ai faite aux USA où toute maison ou presque en est équipée. C’est vraiment sympa mais malheureusement encore un peu cher. Vous pouvez trouver ce type de prise sur le site laboutiquedetoni.com au prix de 38,59 euros.

 

[divider]Aquarium 2.0[/divider]

 

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Décidément, on n’arrête plus le progrès ! Ce petit aquarium est tout simplement alimenté par votre ordinateur via un port USB ! Il vous indique l’heure, la date ainsi que la température ! Vous pouvez également ranger vos fournitures de bureau. Vous le trouverez ici au prix de seulement 39,99 dollars.

 

[divider]USB domino’s style[/divider]

 

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Pas assez de ports USB ? Chez Cleek nous vous proposons une solution ! Mise au point par l’entreprise InfiniteUSB, plus de problème puisque vous pouvez tout brancher en domino. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur kickstarter, et pré-commander vos exemplaires. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs !

 

[divider]Le porte tablette spéciale canapé et lit[/divider]

 

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Appelé Tablift, ce porte-tablette est vraiment pratique et sympa lorsque vous décidez de surfer sur votre tablette ou de regarder un film tranquillement dans votre canapé ou dans votre lit. Rendez-vous sur le site thinkgeek.com pour acheter cette Tablift au prix de 59,99 dollars.

 

[divider]Cicret, quand votre bras devient votre écran[/divider]

 

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Nous vous avions déjà parlé du bracelet Cicret en décembre dernier. Ce bracelet vous donne la possibilité d’afficher l’écran de votre terminal directement sur votre bras et ça, c’est vraiment cool ! Encore en phase de développement, vous pouvez si vous le désirez participer au financement directement sur le site du constructeur.

 

[divider]Le futur est déjà là[/divider]

 

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Nous terminons ce top des gadgets geek et utiles avec ce Laser Projection Bluetooth Virtual Keyboard ! Il permet de projeter un clavier en taille réelle sur votre bureau et fonctionne en Bluetooth. Il peut vous servir lorsque vous êtes dans le train ou en voyage par exemple. Il est également compatible avec vos PC, Mac, smartphones et tablettes. Profitez-en, il est actuellement disponible au prix de 129,99 dollars au lieu de 149,99 dollars sur le site thinkgeek.com.

 

Ce premier top des gadgets geek est à présent terminé. Dans les semaines à venir vous aurez l’occasion d’en découvrir d’autres. Si vous connaissez des gadgets geek cool, n’hésitez pas à nous en parler en commentaire !

 

 

 

Test HyperX Predator 480GB m.2 PCIe

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SSD HyperX Predator

L’avènement du SSD a incontestablement bouleversé la manière dont nous utilisons notre PC. Au delà de l’aspect « performances », c’est tout le confort global de nos machines qui a été modifié.

Aujourd’hui, l’évolution de la technologie permet de franchir régulièrement de nouvelles étapes et c’est tout ce qui accompagne le SSD ( contrôleur, connectique…) qui doit se mettre au diapason. L’HyperX Predator 480GB M.2 en est l’exemple.

C’est le Sata qui rend les armes en ce moment. Pourtant, il a permis aux possesseurs de SSD de découvrir les joie d’un OS qui se charge en un clin d’oeil et des applications qui démarre sur un simple clic…oui mais voilà, le potentiel du SSD et son exploitation commerciale amplifiée par la chute des prix, permettent une course totalement bénéfique à l’utilisateur.

SSD HyperX Predator

 

L’arrivée des SSD sur port PCIex 2.0 permet ainsi de franchir une nouvelle limite. La technique n’est pas nouvelle mais elle est amplifiée par l’adoption massive du port M.2 destiné à l’origine aux portables. Le port M.2 est le remplaçant « physique » du mSata , il est l’exploitation miniaturisée du port Sata Express (qui permet d’obtenir du PCI Express 3.0 et du SATA 3.0) .

Le plus important à retenir dans notre cas présent c’est que le port M.2 donne accès à 4 lignes Pciex…d’où l’intérêt, pour ceux qui ne disposent pas d’un port M.2, de passer par la carte livrée avec l’HyperX Predator.

 

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Depuis que Kingston a décidé de faire vivre de façon « autonome » sa marque HyperX ( du moins d’un point de vue commercial ), on ne peut que constater la montée en gamme de ses produits. La montée en gamme technique n’est pas vraiment la chose la plus flagrante, Kingston fait d’excellents produits depuis des années, mais le positionnement très généraliste de la marque avait sans doute pour conséquence de noyer dans la masse les produits au dessus du lot. Mettre en avant ces produits « ultimes » c’était aussi le risque pour la marque, de fausser la perception « prix » du client final en donnant à l’ensemble de la gamme un positionnement élitiste alors que Kingston revendique un positionnement généraliste.

SSD HyperX

Avec la gamme HyperX, le positionnement « power user » est entièrement assumé. La gamme de produits est ainsi clairement positionnée sur ce terrain. Emballage classieux, produit complet mais dédié à une clientèle exigeante. Ce HyperX Predator ne déroge pas à la règle.

Basé sur le contrôleur pour bus Pcie 4 lignes Marvell 88SS9293 “AltaPlus” ,  ce SSD permet, sur le papier de délivrer des performances qui ne peuvent être encaissées par un bus SATA.

HyperX Predator M.2 SSD

 

Kingston livre donc un produit parfait que vous utiliserez aussi bien en version PCIe ( qui n’est en fait qu’un simple « adaptateur » ) qu’en version M.2 ( sans l’adaptateur ). Le produit est totalement identique évidement et procure exactement le même niveau de performances.

Predator-M2-SSD-480GB

Pour cet HyperX Predator Kingston utilise 4 puces NAND Toshiba A19 de 64GB sur chaque face de la carte combinées à 2 modules de DDR3-1600 pour le cache ( 1 module par face ).

HyperX predator NAND

Pour les plus exigeants, ce SSD HyperX Predator supporte nativement le NCQ, le TRIM et les commandes SMART. A cet instant, le controleur Marvell ne supporte par l’HCI NVM-Express mais nous y reviendront plus tard.

D’un point de vue tarifaire, la solution Predator est clairement bien au dessus de ce que l’on trouve, à volume équivalent, en format classique sur port Sata.

La plateforme de tests utilisées est composée d’une carte mère Asus Maximus VII, d’un CPU I7 4790 et de 2x4Go de HyperX Fury.

Nous sommes sous Windows Pro 8.1 64 bits.

Tests HyperX predator

 

Autant le dire tout de suite, les résultats, dans les chiffres comme en perception globale, sont impressionnants.

Notre séquence de tests va solliciter les supports suivants :

  • SSD HyperX 480GB 3K
  • RAID 0  2x240GO CORSAIR Neutron GTX
  • HyperX Predator 480GB M.2 PCIe

Evidemment, dans tous les cas, les 3 supports sont clonés à l’identique pour lancer les tests.

Test SSD HyperX 3K
                                                                 Le HyperX 3K en 480GB
Corsair Neutron GTX Raid
                                                  Le Raid 0 à base de 2x 240GB Corsair Neutron GTX

 

HyperX Predator M2
                                                 l’HyperX Predator 480GB M.2 sur PCIe

 

 

On le voit clairement, l’HyperX Predator est vraiment performant. Si la vitesse de lecture est impressionnante, c’est surtout l’écriture qui est remarquable.

Un petit peu dépassé par le RAID 0 dans les lectures séquentielles et 4K, les performances en écriture ne laissent aucune chance aux autres solutions.

A l’utilisation, là encore le sentiment global est excellent, y compris face à une solution RAID SSD mais c’est clairement l’écriture qui permet d’avoir une sensation immédiatement palpable du gain procuré par le Predator. En acquisition vidéo par exemple, c’est juste sans comparaison.

Tout au long des séquences de tests, les résultats obtenus par l’HyperX Predator ont constamment été au-dessus des 1400MB/s en lecture et des 1000 MB/s en écriture. Ces résultats ont été confirmés par l’utilisation d’autres solutions de benchmarks comme ATTO DB.

 

 

HyperX_Predator-008

Que l’on parle de la version installée directement sur un port M.2 ou de la version utilisée au travers d’un adaptateur PCIe, l’HyperX Predator est vraiment un produit Plug n Play.

L’installation se fait sans aucun souci, aucun problème à régler, manipulation dans le bios. Sur trois plateformes différentes ( Z97, H67 et X99 ), le Predator a démarré immédiatement sans aucune complication.

Si l’on rajoute à cela le fait que Kingston a eu la bonne idée de fournir avec son produit une licence de l’excellent Acronis True Image HD, le transfert de votre système vers la solution Predator devient un jeu d’enfant et surtout une opération se gérant en très peu de temps.

La carte au format M.2 est évidemment démontable et pourra venir s’intégrer, si vous changer de matériel, au sein des cartes disposant d’un port M.2 dédié.

Enfin, si on veut pinailler, la carte « mère » du SSD Predator peut recevoir un bracket Low Profile en cas d’intégration dans un serveur ou certaines solutions mini-ITX.

 

Le rapport Qualité/Prix est sans doute le talon d’Achille de la solution HyperX.
Si, comme nous l’avons remarqué, aucun reproche ne peut être fait sur la qualité du produit délivré par Kingston, son prix est, à cet instant, un sacré frein.

Solution élitiste pour ceux qui regardent plus les performances que le porte monnaie, il n’y a là rien d’anormal. On remarque cependant qu’à plus de 500€ les 480GB, des solutions RAID à base de Samsung 850 EVO se rapprochent en terme de performances tout étant 30 à 40% moins coûteuses…

Reste que le segment du SSD classique ( entendons sur port Sata ) est en pleine guerre des prix. Depuis presque un an, seule la hausse du dollar a partiellement ralenti la chute des prix.

Il faudra aussi ajouter l’absence, à cet instant, de prise en charge du protocole NVM Espress destiné à remplacer l’AHCI pour les SSD PCIe et augmentant le rendement et la stabilité des performances.

Le bios du Predator étant upgradable, cette situation n’est peut-être pas définitive. Le NVMe est aujourd’hui l’avenir pour passer encore un autre cap en terme de performances et notamment dépasser toutes les contraintes de latences. Les solutions Intel et Samsung existent déjà et son commercialisées depuis le milieu de l’année dernière, sans toutefois viser le grand public.

IntelP3700-Family

 

Conclusion

L’HyperX Predator apporte des performances décoiffantes, le tout dans une facilité de mise en oeuvre déconcertante. Si le produit de Kingston apporte un confort d’utilisation vraiment incomparable, l’addition est cependant lourde. Devant la chute des prix des SSD classiques ce Predator est donc incontestablement une solution pour les utilisateurs extrêmes. Il n’en reste pas moins que les gains apportés par l’utilisation du support M.2 laissent penser qu’une montée en volume des ventes de ces solutions est à envisager rapidement…ce qui impactera évidemment le prix à la baisse.

 

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Les Frères Coen #1 : The Big Lebowski

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Rétrospective consacrée à Joel et Ethan Coen : The Big Lebowski

Nés dans le Minnesota (théâtre des films Fargo et A Serious Man, notamment) en 1954 et 1957, Joel et Ethan Coen sont devenus, au fil des années, un duo de réalisateurs incontournable du paysage cinématographique américain. Actuels présidents du 68e Festival de Cannes qui s’achèvera demain à l’issue de onze jours célébrant le cinéma sur la Croisette, ceux qu’on appelle familièrement les « Frères Coen » sont de fait des habitués du Festival de Cannes, avec, au cours de leur filmographie, pas moins de 8 sélections. Présidant le jury des long-métrages, le choix des Frères Coen est une consécration de leur œuvre, marquée par l’absurde, un certain don pour le récit et l’humour noir, et comportant des titres aussi renommés et salués par la critique que Inside Llewyn Davis (2013), True Grit (2010) et No Country For Old Men (2007). C’est cependant du côté « comédie » de leur filmographie que nous allons aujourd’hui nous tourner, avec un film de 1998 devenu culte depuis : The Big Lebowski.

 

[divider]Dude, dialogues, défonce et déboires[/divider]

 

Si vous avez le sentiment de n’avoir jamais entendu parler de The Big Lebowski, détrompez-vous, vous en connaissez probablement au moins une image. Celle-ci, tirée de cette scène :

 

Am I the Only One

 

Eh oui, cette scène, désormais culte, dont la réplique originelle était « Am I the only one around here who gives a shit about the rules ? » est celle qui a donné naissance au meme. D’une façon générale, The Big Lebowski a donné lieu à de nombreuses spéculations autour de ses références et de ses métaphores tant il a frappé de son empreinte l’imaginaire collectif et nourri la culture cinématographique qui lui a succédé. Souvent décrit comme un chef-d’œuvre, le film aborde de nombreuses questions au cours de son voyage au pays du burlesque et de l’absurde.

The Big Lebowski raconte l’histoire de Jeffrey « The Dude » Lebowski (Jeff Bridges), sympathique et paisible chômeur qui emploie ses journées à se la couler douce avec ses potes au bowling et qui a fait du « cool » une philosophie de vie. Il passe ses journées en compagnie de Walter (John Goodman), un vétéran de la guerre du Vietnam grande gueule et impulsif, et Donny (Steve Buscemi), plus discret pour ne pas dire carrément simplet.

Un jour, des malfrats le méprennent pour son richissime homonyme, et le Dude va se retrouver embarqué dans une sombre affaire de kidnapping et de rançon. Il croisera au détour de sa route le majordome Brandt (Philip Seymour Hoffman) et Maud Lebowski (Julianne Moore). Tout aurait pu très bien se passer, mais c’était sans compter l’humour noir et farceur des Frères Coen, qui partent de cette situation initiale pour en faire une comédie que vous ne serez pas prêts d’oublier.

 

[divider]Une comédie de la catastrophe[/divider]

 

Ce qui frappe, de prime abord, c’est avant tout le Dude lui-même. Le film commence sur une narration en voix-off, qui nous présente le Dude comme un héros des temps modernes. Le Dude est avant tout un héros qui boit, fume, jure comme un charretier, et aborde la vie de façon décontractée. Si ce n’est la patience assez extraordinaire dont il fait preuve avec le plus violent, égoïste et impétueux Walter, il n’y a rien de vraiment héroïque chez le Dude.

 

Gif Jeff Bridges

 

Pour mieux comprendre le film, il faut se pencher plus attentivement sur ce qu’il nous raconte. La structure de The Big Lebowski évoque le film de gangsters, dont il serait une assez féroce parodie. « Bande d’amateurs ! » c’est ce que répète inlassablement Walter au fur et à mesure du film. Il est question de kidnapping, et de rançon, rançon que perdent assez rapidement nos deux héros, se retrouvant en butte à des malfrats énervés et à un riche Lebowski tout aussi contrarié. Mais les menaces des gangsters, loin de représenter un enjeu narratif pour le Dude, sont ici traitées comme un élément de comédie à part entière.

Il apparaît très vite que personne, dans le film, ne sait très bien ce qu’il fait, et il en résulte alors une confusion généralisée qui fait tout le sel des dialogues d’un film aussi bavard que caustique. Le Dude se retrouve donc embarqué dans une série d’événements loufoques et absurdes, au milieu de personnages tourmentés par l’appât du gain et de la rançon quand tout ce qu’il souhaite, c’est de récupérer son tapis qui « mettait vraiment la pièce en valeur ». Film au troisième voire quatrième degré dans son humour, The Big Lebowski se moque gentiment des déboires de ses personnages, pour lesquels il a une réelle affection et dont il dresse un portrait à la fois savoureux et, en dépit de son aspect de parodie de film de gangster, authentique.

 

[divider]Dieu, guerre et société[/divider]

 

Il est intéressant de noter que le président Bush apparaît au tout début du film, dans un discours sur la première guerre du Golfe. Avec les références incessantes de Walter à la guerre du Vietnam, et au vu de l’opposition flagrante entre leurs deux caractères, on pourrait voir en le Dude et Walter des figures opposées du pacifisme à toute épreuve, voire un peu hippie, contre le militarisme prompt à dégainer ses armes. Walter, belliqueux et agressif, mène souvent le Dude à la catastrophe dans une dualité où le conflit l’emporte systématiquement sur la placidité assumée du Dude, et où la réconciliation ne devient possible qu’à la fin du film après un événement dont le ton est significativement plus grave que l’ensemble des péripéties comiques du film.

 

Cowboy Lebowski

 

La voix-off est également un élément propice à l’analyse. D’abord hors-champ au début du film, le personnage à laquelle cette voix appartient finit par faire son apparition sous les traits d’un mystérieux cow-boy qui semble connaître le Dude et lui tient des propos dont la nature philosophique est affirmée quoique teintée, elle aussi, d’une dimension satirique certaine. Omniscient et mystérieux, notre cow-boy pourrait bien être une vision un peu moqueuse mais néanmoins intéressante de Dieu, sous les traits d’un cow-boy sage au visage buriné, qui a expérimenté les velléités de la vie. L’appartenance de Walter à la religion juive est abondamment moquée dans le film, et Jésus est là, lui aussi, en la personne d’un rival de bowling sautillant et provocateur, qui affirme sans sourciller que « No one fucks with Jesus ».

Au sein d’un film mêlant des réflexions plus ou moins sérieuses sur des mouvements aussi variés que le nihilisme, le féminisme, le militarisme, ou même la « religion de vie » pacifique du Dude, sans oublier l’essor de la pornographie contre le véritable art, ces personnages auraient pu être de l’ordre de l’insignifiant mais la fin du film vient démentir cette impression. La voix-off du cow-boy reprend sa narration en donnant la « leçon » du film, mais ses propres termes de « comédie humaine » lèvent le voile sur la vraie nature de The Big Lebowski, qui sous prétexte de farce offre une vision plus profonde qu’il n’y paraît de l’âme humaine au pays du dollar.

 

[divider]Anecdotes et métaphores[/divider]

 

Si The Big Lebowski est devenu un film culte, c’est aussi pour le talent des Frères Coen à raconter une histoire et à écrire des dialogues prompts à faire rire le spectateur. Au-delà de ça, il faut voir le film pour découvrir une bande-son géniale (Creedence Clearwater Revival, Bob Dylan, Nina Simone…) et une séquence de rêve magistrale. Il nous faudrait beaucoup plus que ces simples lignes pour explorer tout l’univers du film, c’est pourquoi vous pouvez aller plus loin avec ces références et anecdotes en vidéo et en anglais autour de ce film culte. Bon visionnage, et bonne fin de Festival de Cannes avec Cleek !

 

GTX 980 Ti : les performances confirmées

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GTX 980 TI

On sait maintenant que la GTX 980 Ti sera au Computex . Concernant ses caractéristiques techniques, là encore, plus vraiment de doutes, la prochaine Nvidia sera une Titan X légèrement castrée.

Reste maintenant son niveau de performances qui fuite de partout. Des résultats très proches de sa grande sœur Tiitan X et qui laissent espérer, avec le design custom, des résultats en O/C encore meilleurs.

NVIDIA-GeForce-GTX-980TI-R9-300-Hawai-3DMark-FireStrike-Performance

La mauvaise nouvelle viendrait cependant du prix : alors qu’on s’attendait à un positionnement relativement agressif entraînant une baisse de la GTX 980 classique, il semble que ça ne soit plus le cas à cette instant…

En réalité, Nvidia est clairement en position d’attente par rapport aux prochains lancements d’AMD.

 

Source : Videocardz

Asus Zenfone 2 ZE551ML : découverte

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Asus nous propose son Zenfone 2 avec une déclinaison 5.5″, un processeur Intel Z3580, 4Go de ram…première découverte de ce smartphone plein de qualités et plutôt bien positionné en terme de prix…

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Le post-apocalyptique #1 : Introduction

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Le post-apocalyptique : introduction et description

Le genre n’est pas nouveau et pourtant, nous le retrouvons de plus en plus de nos jours. Le post-apocalyptique est aujourd’hui l’un des sujets les plus plébiscités par le public, qu’il s’agisse d’œuvres littéraires, cinématographiques ou encore vidéoludiques. Les exemples sont donc nombreux, tant et si bien qu’il serait impossible de les citer tous, et pourtant, si le genre du post-apocalyptique rencontre aujourd’hui un si net succès, c’est sans doute parce qu’il répond à des questions, des attentes et à un réel intérêt de la part des spectateurs.

Tour à tour violent, humaniste, politique, horrifique ou parfois encore philosophique, le genre post-apocalyptique (appelé aussi communément post-apo) brouille les frontières de nos valeurs pour nous proposer des intrigues complexes et pour le moins originales, sur la base d’une refonte totale (ou presque) du monde tel qu’on le connaît. Films, livres, séries, et jeux vidéo possèdent donc chacun leurs opus de référence en matière de post-apocalyptique et c’est tout naturellement que Cleek se tourne aujourd’hui vers ce genre si particulier, dans le but d’en livrer, dans ce premier numéro, une présentation du genre et des ses nuances. Les prochains numéros de cette rubrique aborderont ensuite tour à tour une œuvre majeure de l’univers post-apocalyptique et c’est donc au fil des semaines que vous verrez se dessiner la multitude et la richesse des différents aspects qui composent ce thème si récurrent dans la sphère audiovisuelle actuelle.

 

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[divider]Tabula Rasa[/divider]

 

Il s’agit de la situation initiale de toute œuvre post-apocalyptique, souvent synonyme de science-fiction ou d’anticipation. On ne compte plus les grands classiques du genre : une épidémie mystérieuse, une troisième guerre mondiale, une révolte de trop ou encore une catastrophe nucléaire sont autant de tableaux récurrents servant d’éléments de base pour tout bon scénario post-apocalyptique. Les époques divergent néanmoins, et si les causes semblent parfois converger les unes avec les autres, les dates restent, quant à elles, beaucoup plus floues. Il s’agit parfois d’un récit sous forme de saga, se prolongeant sur quelques dizaines d’années, voire quelques siècles, alors que d’autres œuvres tendent davantage vers un futur beaucoup plus proche, et parfois même franchement actuel. Toujours est-il que ce point de départ, à l’origine de la dévastation du monde et plus spécifiquement, de l’humanité, sert bien souvent d’excuse pour la suite du programme. Finalement, on se moque un peu de savoir ce qu’il s’est passé : c’est anecdotique, presque secondaire. On se rend juste compte que le monde est dans une situation ô combien délicate, et ce qui intéresse tout un chacun, c’est bien sûr de savoir comment l’humanité va évoluer avec ces nouveaux paramètres, pour tenter de s’adapter, survivre, ou mourir, tout cela dans le but d’essayer de répondre à la question qui demeure sur toutes les lèvres : «Et si j’étais à leur place ? »

 

La situation initiale qui fait la différence :

Si les codes à l’origine de genèses de nouveaux mondes sont souvent prévisibles, d’autres œuvres proposent parfois un postulat original en tant qu’élément déclencheur de l’apocalypse, qui mènera donc ensuite au récit post-apocalyptique à proprement parler. C’est le cas notamment du film « Les Fils de l’Homme », sorti en 2007 et réalisé par Alfonso Cuarón. Le scénario nous livre ici l’histoire surréaliste d’un protagoniste, dans un contexte socio-politique très proche du nôtre, en tout cas à première vue, dans un monde si contemporain au nôtre. Le détail qui cloche ? Les femmes ne peuvent plus enfanter. L’humanité perd donc espoir, et se voit inexorablement mourir. De lourdes révoltes agitent ce nouveau monde, tandis que l’humanité pleure le décès récent de la personne la plus jeune du monde, âgée de 18 ans… La suite ? Patience, car Les Fils de l’Homme fera bien sûr l’objet d’une critique plus approfondie dans les semaines à venir !

 

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[divider]Des sociétés en déroute[/divider]

 

C’est en général la lecture que propose le postulat de base de toute œuvre de science-fiction. On se demande par exemple dans Fight Club ce qu’il adviendra d’un monde privé de ses repères économiques, ou encore d’un monde privé de ses émotions dans Equilibrium, sans oublier la répression et la dictature des opus plus récents de Hunger Games. Le contexte initial d’une œuvre de science-fiction pose alors, entre autres, la question d’une société en total bouleversement et dont l’évolution reste souvent la principale question soulevée par le sujet. Qu’est-ce qui résultera du chaos, quel système et surtout quelles valeurs prévaudront ? L’intrigue, qu’elle soit plutôt axée sur l’action ou bien sur la psychologie (ou encore les deux, soyons fous !) propose alors une relecture de la société telle qu’on la connaît, avec des valeurs finalement toutes relatives et en constante évolution.  La réalité sociale telle qu’on la conçoit aujourd’hui s’en retrouve malmenée, se heurtant à des impératifs d’une réalité plus physique et terre-à-terre, qui répondent à des besoins vitaux et individuels. L’anarchie étant maîtresse suite à un cataclysme, quel qu’il soit, les survivants tentent alors à tout prix de rebâtir un système, une échelle de valeur et une hiérarchie fonctionnelle… ou pas.

 

Les constantes du genre :

Si, là encore, la diversité des œuvres nous offre de nombreuses pistes de réflexion, on peut constater que certaines d’entre elles se regroupent pour converger vers un même idéal. Il est donc assez récurrent, dans un contexte post-apocalyptique, de retrouver un retour à la nature. La rupture provient de l’ancien monde, dont l’aspect technologique est souvent poussé à l’extrême, jusqu’à nuire à l’homme. La nouvelle humanité se retranche donc vers un univers plus « essentiel » comme un retour à la simplicité après la surenchère et l’accumulation à outrance. C’est par exemple le cas d’une des époques narrées dans le film « Cloud Atlas » ou encore de l’univers idyllique que nous offre Final Fantasy X après le passage dévastateur de Sin, durant la période de la Félicité. En outre, le premier système qui tend à s’instaurer de lui-même semble ressembler à une sorte d’univers féodal, remanié dans le contexte d’une époque moderne (comme on peut le voir par exemple avec la notion de districts dans la saga Hunger Games).

 

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[divider]Le choc des valeurs[/divider]

 

Alors que certaines œuvres post-apocalyptiques mettent un scène des personnages isolés (et oui, après tant de cataclysmes, il n’y a plus foule !) comme c’est le cas par exemple dans Je suis une Légende, Le Livre d’Eli, ou encore La Route, d’autres s’appuient davantage sur un « groupe » de survivants. La situation initiale n’est alors plus qu’un prétexte, et les diverses péripéties relatives à la survie de ce même groupe servent d’excuse pour agrémenter le récit d’un nombre limité d’incidents. C’est par exemple le cas de la série The Walking Dead, qui nous propose une galerie de personnages complète et très attachante. Les zombies, omniprésents tout au long des saisons font rapidement pâle figure à côté de l’évolution psychologique des personnages, qui se place alors comme premier argument et comme piste de réflexion principale de l’ensemble de la série. Il est alors intéressant d’observer le parcours de ces personnages, de la rupture avec le monde actuel, jusqu’à leur nature profonde qui se révèle au fur et à mesure que la survie s’intensifie.

 

Les incontournables :

Comme cité juste au dessus, la série The Walking Dead propose au téléspectateur une intrigue riche, nourrie de diverses scènes d’actions, mais faisant la part belle aux psychologies de personnages en tout genre. On s’attache très vite à l’un ou l’autre, et le caractère imprévisible et dangereux de leur situation ne fait qu’accentuer cette sensation. Par ailleurs, le roman de Cormac McCarthy, ainsi que le film de John Hillcoat adapté de ce dernier « La Route » proposent eux-aussi une relecture toute particulière d’une humanité livrée à elle-même. Les penchants les plus sombres font très vite surface et il y a cet homme, qui marche et marche encore, accompagné de son fils, né tout juste au moment du fameux cataclysme. Difficile alors de faire la part des choses entre des valeurs jugées essentielles dans notre monde mais qui deviennent cependant obsolètes dans un univers où règne la loi du plus fort. Le récit donne alors à voir les dilemmes et les paradoxes d’un père qui ne sait pas toujours quels enseignements apporter à son enfant unique. Peut-on être à la fois Humain et Survivant ?

 

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[divider]La quête[/divider]

 

Enfin, si les œuvres post-apocalyptiques nous offrent de superbes pistes de réflexions relatives à notre nature humaine, il n’en reste pas moins que toute histoire réclame en général un but. C’est d’ailleurs parfois la faiblesse de ces récits d’aventures, aux situations extrêmes et aux contextes plutôt fatalistes. Finalement, la chute de l’humanité semble se précipiter à grande vitesse, et l’on en vient vite à se demander « À quoi bon ? » Le but de l’histoire réside donc le plus souvent dans un nouvel espoir, un élément-clé de l’intrigue qui mène nos personnages d’une péripétie à l’autre. Si l’œuvre se révèle être particulièrement courte, il est parfois plus délicat pour des récits plus longs de ne pas « épuiser » le spectateur dans une histoire sans fin, et surtout sans but.

 

Les nouveaux espoirs :

Il peut tout simplement s’agir d’un remède à une épidémie dévastatrice, une sorte de quête vers la guérison/rédemption de l’humanité, comme on peut le retrouver dans World War Z, ou encore à certaines reprises dans The Walking Dead. Enfin, là encore, la palme de l’espoir le plus « original » revient (sans pour autant en occulter d’autres) au film Les Fils de l’Homme : cette humanité en pénurie de naissance découvre cependant qu’une jeune femme est tombée, miraculeusement enceinte. La protagoniste devient alors une figure d’adoration, une icône quasi-mystique, source de vie et d’espoir pour le reste d’une humanité en perdition. Vous avez donc le synopsis de l’œuvre entre les mains, un scénario original et véritablement poignant dont nous parlerons dans le prochain numéro consacré aux différentes œuvres ayant marqué l’univers du post-apocalyptique.

 

 

MSI racheté par Lenovo: et si c’était sérieux ?

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Rachat MSI par Lenovo

Voilà maintenant une petite semaine que des premiers bruits commencent à sortir sur un intérêt de Lenovo concernant MSI. On commence à connaitre l’appétit gargantuesque du géant chinois qui a digéré, en vrac, la division ThinkPad d’IBM, Motorola, Medion…c’est maintenant la division G series de chez MSI et plus particulièrement les notebook gaming qui intéresseraient Lenovo.

Mais pourquoi Lenovo, n°2 mondial du PC et qui dispose d’une puissance de feu colossale, voudrait racheter cette division alors qu’il dispose de tous les moyens pour monter une entité gaming de A à Z ?

Depuis 48 heures, MSI est monté sur ses grands chevaux pour démentir cette rumeur et menacer de poursuites les instigateurs de ces fausses rumeurs.

Cependant, au delà de la rumeur, en interne, on semble passablement gêné par le sujet.

Quand la question revient, c’est même un certain malaise qui s’installe et on doit affronter un blocus quasi immédiat avec des réponses très formatées.

Si un premier niveau de lecture nous amène effectivement à dire qu’une vente de la division notebook gaming à Lenovo n’aurait pas de sens compte tenu des investissements que le taïwanais a consenti pour se construire une image, monter en gamme en s’appuyant sur le gaming, d’autres facteurs pourraient entrer en jeu.

Tout d’abord, même si MSI est dans le TOP des fabricants de cartes mères et cartes vidéos, sa taille est relativement modeste sur le marché des notebooks. La série G est clairement un vrai pôle de rentabilité pour l’entreprise mais qui n’est rien au regard des activités, moins publiques, d’ODM du taïwanais.

Depuis 2008, Lenovo fait face à une croissance importante de ses volumes et a confié rapidement une part de plus en plus importante de sa production à des ODM, des monstres souvent dans l’ombre comme Quanta ou Compal mais aussi MSI qui tire une part importante de ses revenus de ce partenariat.

Le marché du gaming devient de plus en plus concurrentiel. Avec l’arrivée ( le retour ? ) de HP ou encore de Acer qui disposent d’une puissance d’action très importante, MSi pourrait être tenté de confier la destiné de son segment Gaming à Lenovo, en donnant à cette entité, une certaine autonomie mais surtout des moyens conséquents pour se développer.

Du point de vue de Lenovo, l’intrusion de la marque sur le marché du gaming n’est pas une réussite. Si d’un point de vue technique les produits sont incontestablement bons ( Y-Series ), ils pâtissent incontestablement de l’ancrage « pro » de la marque Lenovo. C’est aussi vrai sur le desktop avec l’Eraser X…

Medion aurait pu être une alternative en s’affirmant comme le segment grand public du géant chinois…cependant, la notoriété de la marque allemande a du mal à s’exporter loin de son pays natal. Dans ces conditions, comme Dell l’avait fait pour Alienware, l’option MSI prend du sens…

 

L’intégralité de la gamme Skylake dans la nature

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Intel Skylake

C’est le site chinois Benchlife.info qui nous apprend que le remplacement de Broadwell va se faire à marche forcée…et qu’on va manger du Skylake à toutes les sauces.

En effet, dès septembre c’est un nombre conséquent de références Skylake qui se retrouvera sur le marché.

Intel va ainsi procéder à une mise à jour massive de sa gamme de processeurs, de la série desktop jusqu’aux processeurs mobiles.

On découvre ainsi avec les fuites relayées par Benchlife toutes les déclinaisons à venir de Skylake.

Intel Skylake Launch Schedule

Intel Skylake-S

C’est la série des processeurs desktop « classiques » qui viendront se loger sur un socket 1151 accompagné du chipset de la série 100. Nous avons déjà évoqué le lancement de cette série de CPU avec notamment les remplaçants désignés des actuels i7 4790 et i5 4690.

Cette gamme pourra accepter la DDR3L 1600 et la DDR4 2133. Typiquement, on est censé avoir de la DDR4 sur les chipset type Z170 et de la DDR3L sur toutes les solutions mini ITX et autres NUCs.

Intel Skylake Roadmap

Intel Skylake-H

Cette gamme est orientée mobilité et performances avec l’apparition d’une série Xeon Mobile. On trouvera dans cette sous famille les Core i7-6920HQ, Core i7-6820HQ, Core i7-6280HK, Core i7-6700HQ, Core i5-6300HQ, Core i5-6440HQ et Core i3-6100H. Pour ces fameux Xeon on aura au début le Xeon E3-1535M v5 et le Xeon E3-1505M V5.

Intel Skylake-U

C’est la série qui vient remplacer les Broadwell-U comme l’actuel Core i7-5500U.

Intel Skylake-Y

C’est la série dédiée à l’ultra mobilité qui vient remplacer le Broadwell Core M ( TPD 4.5W / CPU Fanless ). Elle devrait arriver un peu plus tard avec les Core M-6Y75, Core M-6Y54 et Core M-6Y30 qui n’auront pas nécessairement un TDP plus faible mais une hausse substantielle de performances.

Nvidia va lancer des nouvelles Shield

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Nvidia Shield

Amazon a fait fuiter accidentellement une nouvelle version de la Shield TV.

La Shield TV est une console type « android TV box » présentée plus tôt cette année mais qui devrait bénéficier d’une version boostée avec un stockage de 500Go et la capacité de diffuser du contenu 4K.

Une autre version de la Shield ( Shield Tablet ) serait elle aussi sur le point d’être lancée. Reposant sur le même concept que la tablette précédente, elle bénéficierait cependant d’un hardware remanié pour disposer de plus de puissance.

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Oculus va faire une annonce juste avant l’E3

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Alors que l’Oculus Rift avait été annoncé finalement pour Q1/Q2 2016, cette conférence officielle relance les spéculations.

Un lancement en avance semble pourtant à exclure mais il se pourrait qu’Oculus profite de l’événement pour détailler les caractéristiques de la future version commerciale et ainsi commencer à engranger les pré-réservations.

Il faut aussi que l’entreprise puisse produire de la matière pour les éditeurs, les partenaires…car d’autres acteurs de la VR seront visiblement prêts avant 2016.

 

Donc spéculations, spéculations..une chose est évidente, Oculus veut faire parler de lui pendant l’E3.

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R9 390X : ce que l’on sait

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Les jours sont comptés pour la présentation du futur sommet de gamme de la série 300 d’AMD.

Visiblement la prochaine bombe d’AMD, capable de terrasser une Nvidia Titan X, sera officiellement présentée après le Computex où Nvidia occupera le terrain.

Si des benchs circulent depuis quelques semaines, c’est son positionnement tarifaire qui interroge le plus.

On connait déjà quasiment toutes ses caractéristiques techniques :

390x-specs

Les benchs les plus récents qui ont fuité sur le net laissent apparaître que la 390X sera la carte mono GPU la plus performante.

 

1600p

 

4k

 

L’autre info concerne la consommation de la carte et on constate que là aussi AMD a fait de gros gros efforts…

La première carte Fiji ne dépasserait pas les 300w…donc pas loin du tout d’une Titan X et en rupture complète avec les consommations hors normes des anciennes générations.

Les questions qui restent posées : depuis quelques heures, il se murmure que la 390X ne serait pas une carte Fiji mais une carte encore en Hawai…laissant entendre que les cartes avec la mémoire HBM auraient une autre dénomination…

Dans cette logique, les cartes à base de Fiji auraient vocation à se frotter uniquement à la gamme Titan de Nvidia. La 390X à 599€ ne serait plus un coup de canon et surtout une vraie douche froide pour le marché…

Une autre interrogation porte sur la quantité de ram embarquée par la première version de la carte à base de Fiji…vous observerez que de nombreux benchs font état d’une carte avec seulement 4Go de Ram…

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Une 395X2 serait aussi dans les tubes pour Q3/Q4 ?

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Reste la question du prix : jusque là tout le monde semblait s’accorder sur un prix au dessus des 700€ mais depuis quelques jours on parle d’un prix identique à celui de la 290X : autour des 599€.

Il semble que de nombreux doutes subsistent sur le prix car on ne sait pas de quoi sera fait la 390X ( Fiji ou pas ). Si son positionnement doit destiner la carte à lutter uniquement contre la Tiitan X, le prix de 849€ semble plus crédible malheureusement…

Reste qu’AMD joue quand même gros et si on doit être pessimiste, une carte à base de Fiji, avec « seulement » 4Go de ram et un positionnement à plus de 800€ risque de ne pas rencontrer le succès attendu même avec un gros niveau de performances.

Evidemment si ce prix se confirmait, on pourrait comprendre l’agitation qui semble s’emparer des gens de Nvidia qui vont non seulement sortir une GTX 980Ti mais sans doute baisser fortement la GTX 980…ce qui ferait beaucoup de mal aux nouvelles cartes AMD. Après, on peut aussi être ultra optimiste et se mettre à rêver d’une concurrence relancée…si on à bien une puce Fiji et sa mémoire HBM pour 599€…

 

Source : http://videocardz.com/  et  http://wccftech.com/

 

Le Lexi-Cleek : noob

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Petit lexique façon Cleek : « noob »

 

Vous faire découvrir de nouveaux horizons, c’est bien. Vous proposer un angle de vue nouveau sur un univers qui vous est déjà familier, c’est mieux. C’est pourquoi Cleek vous propose de faire un tour lexical de ce réseau complexe de par ses codes et son langage qu’est Internet. À chaque numéro de cette petite série, il s’agira de s’intéresser à un mot ou une expression aussi geek qu’obscure (ou pas) pour pouvoir faire le beau sur les chans ou autres salons de discussion en ligne.

Revenons aux bases pour cette analyse lexicale, et du début, il en sera en partie question. En effet, étant sans doute premier mot que l’on découvre mais qui nous vient aussi à l’esprit quand il s’agit de parler d’un terme geek – en dehors de geek lui-même -, le mot « noob » se retrouve sur toutes les lèvres. C’est donc par ce retour au level 1 – voire au didacticiel pour les moins confiants d’entre nous – que nous plongerons une nouvelle fois dans les richesses linguistiques du monde geek.

 

[divider]Noob, noob, noob, c’est le goob[/divider]

 

noob – noun [C] /nuːb/ informal – someone who has just started doing something, especially playing a computer game or using a type of software, and so does not know much about it.

 

Une fois n’est pas coutume, mon brave dictionnaire français papier Le Petit Robert 2013 me fait défaut et m’abandonne lâchement dans cette quête. Terme trop récent ou trop anglophone, peut-être ? C’est en tout cas bien du côté de l’anglais que l’on doit se tourner pour en trouver une définition académique. Vous trouverez bien des pages Wikipédia, Wikitionnaire et même Désencyclopédie françaises, mais c’est du côté du site Cambridge Dictionnaries Online que je me suis tournée pour une source plus universitaire. En effet, il est à noter que le mot « noob » n’est pas non plus présent dans mon dictionnaire papier anglais Longman Dictionary of Contemporary English 2009.

Outre l’origine linguistique de ce mot qui nous est dès lors clairement donnée, on peut en tout cas immédiatement noter le caractère particulièrement connoté de ce mot. En effet, la définition explicite clairement l’origine geek du terme puisqu’elle s’applique tout particulièrement dans le domaine de l’informatique et du gaming. Pourtant, on peut remarquer qu’un autre sens du mot, que l’on retrouve notamment dans les sources Internet citées un peu plus haut, et dont l’importance n’est pas à dénigrer, semble ici complètement effacé : l’aspect péjoratif, pour ne pas dire injurieux sur les bords, du mot « noob ».

Mot incomplet voire inexistant aux yeux de certains dictionnaires, le terme « noob » est donc à bien des égards mystérieux. Si l’on en a tous une définition plus ou moins précise en tête, on peut s’interroger sur ce flou qui flotte autour de ce mot. C’est pour cela que nous nous tournerons, une fois de plus, du côté de l’étymologie afin d’essayer de mettre un peu de lumière dans cette part d’obscurité.

 

[divider]Le mot de Teemo[/divider]

 

Vous le savez désormais, c’est en compagnie du Professeur Teemo et de son grand savoir eh-Teemo-logique que nous allons explorer la question des origines du mot « noob ».

 

Cleek_image_culture_Teemo_noob

 

Obscurité, dites-vous ? Vous ne pouviez pas tomber plus juste. C’est en effet dans des temps obscurs et lointains qu’il faut remonter pour comprendre d’où vient ce bien sombre mot.

C’est en effet dans les années 90 qu’il faut se replonger, en ce temps encore primitif de notre civilisation, où la culture et la technologie n’avaient pas encore éclairé de leurs bienfaits une société qui se perdait dans des vices aussi bestiaux que malsains. C’était en effet le temps des Boys Band, sorte de sectes musicales à but terroriste, cruelles et sans la moindre once de pitié. Une période bien sombre de notre histoire, je vous le dis.

Certaines de ces sectes étaient plus virulentes que d’autres. On pourrait par exemple citer la secte 2Be3, la secte World Appart ou encore la secte Alliage. Je ne m’étendrais cependant pas plus longtemps sur une liste de ces sectes pour ne pas réveiller un vieux traumatisme dont le monde a encore du mal à se remettre. Mais, pour en revenir à ce qui nous concerne, les sectes les plus dangereuses de l’époque étaient sans doute celles qui apparurent au tournant de l’Illumination culturelle que devait apporter le nouveau millénaire, et qui devait signer la fin prochaine de ces sectes.

 

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2Be3 Illuminati confirmed !

 

Menacées par la disparition imminente du mouvement sectaire musicale qu’elles représentaient, ces sectes, peu nombreuses, mais au dessein ô combien malfaisant, cherchaient à ressusciter par tous les moyens possibles les sectes récemment tombées. Certaines de ces sectes comprirent que l’union faisait parfois la force, et certaines d’entre elles entreprirent donc un dangereux travail de fusion. Tel un docteur Frankenstein et son monstre des temps modernes, les nostalgiques des 2Be3 et les adeptes des Nous Ç Nous (secte plus discrète et au but plus obscur encore : faire rire !) donnèrent ainsi naissance à la secte Noobiwan (le nom figurant l’association de ses deux sectes d’origine).

Suite à un premier échec et à un premier démantèlement, la secte renaquit de ses cendres sous le nom Noobitoo. Une troisième version vit ensuite le jour (Noobisri), ainsi qu’une quatrième version (Noobiphore), et ce n’est qu’à la 23e version (Noobitouentysri) que ce phœnix sectaire fut définitivement mis à mort. Cela fait un sacré nombre de sectes dont on n’a pas entendu le nom, me direz-vous ! Vous imaginez bien que le gouvernement et les historiens ont tout fait pour effacer cette triste épisode de notre Histoire. Et même des dictionnaires !

Pourtant, si la tendance sectaire Noobi est éteinte, la communauté subsiste et reste active, dans l’ombre et le silence. Aujourd’hui encore, on qualifie les membres de ce mouvement de « noob ». Il serait faux de penser qu’ils sont marginaux : les noobs sont partout. En besoin de reconversion, ils ont envahi de très nombreux domaines : le monde du sport, de l’art, mais aussi du jeu vidéo. Loin d’exceller dans leur nouvel environnement, les noobs accumulent donc tous les défauts possibles : petits nouveaux, mauvais ET fans de Boys Band. Voilà pourquoi l’on fait désormais très facilement l’amalgame, traitant de noob toute personne maladroite de la souris, en laissant de côté ses possibles préférences musicales. Et cela explique le refus de reconnaître officiellement dans les dictionnaires l’appellation « noob », encore aujourd’hui taboue dans le milieu des historiens.

 

Cleek remercie chaleureusement le Professeur Teemo pour cette explication, et rappelle à son lectorat que la musique de Boys Band doit être écoutée par des professionnels, et qu’il est dangereux de reproduire cela chez soi sans la supervision d’un cascadeur entraîné.

 

[divider]Motus et bouche cousue[/divider]

 

Et dans les faits (les vrais), ça donne quoi ?

 

L’origine du terme « noob » est relativement bien connue et reconnue, bien qu’elle ne soit pas exactement officielle. Il est en effet admis par le plus grand nombre que le mot « noob » est une variation du terme « newbie », qui dériverait lui-même de l’expression « new boy » propre à l’argot de l’école publique anglaise et au jargon militaire nord-américain et australien des années 1850. Le sens principal n’a guère varié au fil des années : le terme désigne en argot un petit nouveau, un nouvel arrivant, et donc par extension une personne qui débute dans quelque chose, un novice, voire un néophyte (mais on change ici de registre de langue). C’est dans les années 1980 que le terme « newbie » aurait fait son apparition sur Internet, son usage devenant rapidement à très grande échelle et quasi exclusivement associé au monde geek.

C’est durant cette même période que le mot « newbie » a poursuivi son évolution. Avec l’apparition, l’évolution et la démocratisation sur Internet du Leet speak (ou 1337 5|*34|< pour les initiés), système d’écriture apparu à la fin des années 1980 utilisant uniquement des caractères de type alphanumérique ASCII utilisé par les programmeurs dans un premier temps pour se démarquer des noob, justement, et en se basant sur la prononciation américaine du mot, le terme « newbie » est donc rapidement devenu « newb », puis « nub », et enfin « noob », que l’on retrouvait aussi sous la forme « n00b ». L’on retrouve aussi de nos jours une forme « naab », et de nombreuses autres variantes existent aussi.

Si le sens de débutant persiste dans le mot « noob », force est de constater que cette variante est bien plus connotée que son parent « newbie » : ce dernier aura en effet plutôt tendance à être neutre, et à désigner une personne découvrant un jeu par exemple, quand le terme « noob » sera utilisé à des fins généralement plus péjoratives, pour désigner une personne qui connaît les mécanismes d’un jeu mais qui ne sait pas bien jouer (tout en se montrant quelque peu désobligeant, pour ne pas dire insultant).

Reste, enfin, l’usage humoristique : qui ne s’est jamais pris un bon « noob » des familles de la part de ses amis ?

 

Le streaming musical : décryptage de sa montée en puissance et des offres

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Le streaming musical, c’est LA nouvelle façon d’écouter de la musique de nos jours. En effet, il présente d’innombrables avantages si on le compare à des méthodes plus classiques comme le téléchargement légal (ou illégal, mais ça, c’est pas bien !) ou bien l’achat physique : les CD. Le streaming musical vient donc révolutionner l’écoute de la musique, mais à quel prix ? Est-ce aujourd’hui vraiment préféré aux CD et aux téléchargements ? Ce sont bien évidemment à ces questions que nous allons tenter de répondre, tout en proposant une petite analyse du marché musical français, un détail des avantages et inconvénients (et il y en a malheureusement, rien ni personne n’est parfait) et un guide des offres actuellement disponibles !

À vos casques, c’est parti !

 

[divider]C’est quoi ça, le streaming musical ?[/divider]

 

Le « streaming musical », c’est un terme un peu pompeux utilisé pour définir tout ce qui est de la musique écoutée sur internet, que ce soit via des applications (clients) ou via des sites directement sur votre navigateur. Le service n’est évidement pas gratuit (mais pas dans tous les cas, en échange de quelques intrusions publicitaires …) : il vous faudra débourser une certaine somme d’argent tous les mois vous procurant un accès souvent illimité.

 

Spotify est peut-être l'exemple le plus connu de tous.
Spotify est peut-être l’exemple le plus connu de tous.

 

N’est pas considéré comme streaming musical de la musique téléchargée et que vous avez achetée sur internet mais « au morceau » comme sur iTunes pour ne citer que cette plateforme. Ce qui signifie que vous n’achetez pas une musique en particulier mais que vous vous dotez d’un accès à tout le catalogue (qui sont la plupart du temps très très conséquents). Soundclound est au bord de la définition du streaming musical car c’est de la musique qui est mise en ligne par le créateur, donc il est vrai que la situation de Soundcloud est difficile à déterminer avec exactitude.

 

[divider]Le marché musical en France[/divider]

 

La France se traîne la réputation d’être un pays plutôt traditionnel dans sa façon de fonctionner et dans ses modes de vie. Cela se vérifie par exemple dans l’éducation (quand de nombreux pays européens ont adopté un emploi du temps selon lequel le matin serait réservé aux cours théoriques et l’après-midi au sport, nous restons bien ancrés dans nos traditions) mais également dans le domaine musical. En effet, on n’en est plus aux vinyles (n’abusons pas non plus !) mais les CD physiques restent très majoritaires en France.

 

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Les chiffres de la musique en France des années 2013 et 2014 (Source : SNEP)

 

Tous les chiffres sont ici exprimés en milliers d’euros. Ce dossier réalisé de façon annuelle par le SNEP (Syndicat National de l’Édition Phonographique (et n’y voyez pas un autre mot …)) nous prouve par les chiffres que le support physique est encore privilégié par les français, et de façon massive puisqu’il représente plus de 74,4% des revenus musicaux en France en 2013, et 71% en 2014 (une chute de 4,7% tout de même !). Mais ce tableau nous dit également que les revenus générés par les téléchargements internet sont en recul de 14,2% entre 2013 et 2014, ce qui est considérable. Parallèlement, le streaming via les abonnements a augmenté de 35,2% et via les publicités de 32,3%, illustrant une installation durable de ces nouvelles façons d’écouter de la musique en France. Ceci explique en partie pourquoi le téléchargement classique perd du terrain : il est plus judicieux  de payer un abonnement plutôt que de payer à chaque fois 1€ et quelques par morceau … Si l’on compare la part des revenus du streaming musical avec les revenus digitaux totaux et les revenus totaux, on obtient respectivement 42% et 11% en 2013, puis 54% et 16% en 2014, soit une progression remarquable ! S’il est en fort progrès ces dernières années, c’est qu’il présente des avantages non négligeables.

 

[divider]Les avantages du streaming musical[/divider]

 

Nous en avons cité quelques-uns plus tôt dans l’article, mais nous allons essayer d’en faire une liste assez exhaustive et récapitulative. Le streaming musical est avant tout une solution qui est à la portée de tous en ce qui concerne le prix. Les prix vont de gratuit (dans de rares cas) à une vingtaine d’euros par mois pour avoir un accès illimité à tout le catalogue de musiques, et en profitant d’une bonne qualité de son (ce qui n’est pas forcément le cas avec le téléchargement…illégal). Il est clair qu’il est plus alléchant de ne payer 10€ qu’une fois par mois plutôt que d’acheter un CD qui coûte autant, si ce n’est plus pour avoir accès à 15 musiques différentes … En effet, le SNEP estime qu’un album variété coûte entre 12€ et 22€. L’argument est incontestable.

En plus d’incontestables économies, le streaming musical permet à certains de sortir de l’illégalité car oui, c’est légal. En effet, pourquoi s’embêter à chercher et à télécharger 300 musiques pour composer une playlist qui sera considérée comme vieille dans 2 mois … ? Utiliser le streaming musical permet de composer ses playlists sans avoir à télécharger toutes les musiques qui la composent.

 

Un aperçu des avantages du premium de Spotify
Un aperçu des avantages du premium de Spotify

 

Comme cela est montré avec l’image ci-dessus, les sociétés de streaming musical proposent une pléthore de fonctionnalités qui permettent bien évidemment d’enrichir l’expérience de l’utilisateur. En plus de profiter d’une écoute haute définition, on se libère en optant pour un compte premium de toute pub parasitaire. Il est également possible de télécharger ses musiques préférées sur son appareil pour pouvoir les écouter quand la connexion internet n’est plus disponible. Si vous n’avez pas la motivation de vous créer une playlist, il existe de nombreuses playlists toutes faites qui sont trouvables très facilement, créées par les utilisateurs mais également par des « sociétés » tierces comme Digster, pour ne citer que celle-là. Vous est également proposée la possibilité d’écouter une radio en rapport à une playlist ou un artiste : une sélection de musiques dont le genre correspond à ce que vous écoutez compose ce que l’on pourrait appeler une playlist temporaire. C’est très pratique quand vous voulez partir à la découverte de nouveaux morceaux. Bien évidemment, tout cela est connecté aux réseaux sociaux via lesquels vous pourrez partager vos goûts musicaux.

 

[divider]Les inconvénients du streaming musical[/divider]

 

Comme je l’ai dit plus tôt, rien n’est parfait, et malheureusement, le streaming musical ne l’est pas, bien que présentant plus d’avantages que de désavantages. L’un de ces désavantages ne nous concerne pas vraiment en tant qu’utilisateur mais il peut être bon d’en avoir conscience. Le streaming musical, ça coûte cher, que ce soit à mettre en place (serveurs conséquents pour supporter la charge) ou à entretenir en proposant toujours plus de variété dans son catalogue. De ce fait, les entreprises qui sont à l’origine de services de streaming ne sont pas encore rentables, c’est-à-dire que leurs revenus ne dépassent pas encore leurs frais. De ce fait, une entreprise purement spécialisée dans le streaming musical ne pourra pas être rentable, du moins, dans un futur proche.  Spotify en est un très bon exemple : six ans après son lancement, l’entreprise reste déficitaire malgré un chiffre d’affaires qui a dépassé un milliard de dollars. C’est pour cela qu’elle va se lancer prochainement dans la conquête du streaming vidéo, entrant directement en concurrence avec Youtube.

L’État, à travers la TVA qui est de 20% en France, touche 1,67€ issu d’un abonnement. Les producteurs sont ceux qui ont la plus grosse part du gâteau puisqu’ils touchent presque la moitié du prix de l’abonnement ! Les artistes et interprètes sont bons derniers, et c’est bien cela qui pose problème (selon eux). En effet, il leur paraît inconcevable que le producteurs ainsi que les auteurs touchent plus qu’eux … N’oublions pas que 2,08€ des 10€ de l’abonnement rentre dans la poche de la plateforme de streaming, ce qui devrait en théorie lui permettre de recouvrir tous ses frais, mais ce n’est pas le cas.

L’autre gros point noir du streaming musical est qu’il nécessite une connexion internet solide et permanente (bien qu’on puisse écouter notre musique hors connexion après son téléchargement dans le cadre d’un abonnement premium). En effet, le fonctionnement est similaire à celui du streaming vidéo qui demande une bonne connexion pour pouvoir profiter d’une qualité optimale, ce qui est loin d’être le cas de tout le monde en France notamment.

Nous entrons maintenant dans la dernière partie de l’article, qui va vous proposer un guide des offres disponibles actuellement sur internet !

 

[divider]Spotify[/divider]

 

L’offre de Spotify se distingue en deux possibilités.

 

Le logo de l'entreprise
Le logo de l’entreprise

 

La première est l’utilisation gratuite du service. Cette version propose de pouvoir écouter n’importe quelle musique sur votre PC mais avec intrusion de pubs à un certain intervalle de temps (pas entre chaque morceau). Sur mobile en revanche, l’offre est limitée à une écoute totalement aléatoire et vous ne pouvez changer de musique (c’est-à-dire en passer une dans la playlist générée aléatoirement) que 6 fois par heure.

La seconde est Spotify premium qui pour 9,99€ par mois vous libère des pubs, débloque la fonctionnalité d’écoute de la musique hors connexion, d’une écoute de meilleure qualité (à définir dans les réglages du client), et Spotify Connect qui permet de rediriger votre musique vers des enceintes compatibles avec le Wifi/Bluetooth depuis votre PC ou votre smartphone. Il est également possible d’écouter de la musique sur PS4 avec l’application Spotify. Le service premium profite d’une promotion en ce moment : 0.99€ par mois pendant 3 mois.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page officielle de Spotify.

 

[divider]Deezer[/divider]

 

La société française est une des pionnières dans le domaine.

 

Le logo de l'entreprise
Le logo de l’entreprise

 

Comme Spotify, Deezer propose deux offres différentes. La première est gratuite, proposant une écoute illimitée sur tablettes et PC en échange de pubs, et est limitée à de l’aléatoire sur mobiles.

Pour 9,99€ par mois, la pub disparaîtra, vous profiterez également du mode hors connexion, de la possibilité d’import de vos MP3 pour centraliser votre musique, et d’une qualité audio supérieure.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page officielle de Deezer.

 

[divider]Tidal[/divider]

 

Tidal est une plateforme de streaming musical fraîchement créée par Jay Z qui avait racheté la société il y a quelque temps. Le lancement de Tidal s’est fait il y a quelques mois, avec comme ambassadeurs, les plus grands artistes musicaux du moment.

 

Logo de l'entreprise
Logo de l’entreprise

 

Les offres de Tidal sont peu détaillées mais ce que l’on peut d’ores et déjà vous dire, c’est qu’il existe un abonnement à 9,99€ et un autre à 19,99€, qui vante la qualité Hifi (high fidelity) de sa musique.

Pour plus d’informations, rendez-vous ici sur la page officielle de Tidal.

 

[divider]Fnac Jukebox[/divider]

 

La Fnac est un leader dans le domaine de la vente physique de musique, et s’est donc naturellement lancée dans le streaming musical, pour (tenter de) rejoindre les grands.

 

Logo de l'entreprise
Logo de l’entreprise

 

La Fnac propose quant à elle 4 offres différentes, mais pas d’offre gratuite. Une offre nommée Jukebox 200 comprend l’écoute de 200 titres différents en illimité par mois, contre 2€, seulement sur PC et sans pub. L’autre offre, Jukebox illimité, comprend l’écoute en illimité de tous les titres du catalogue de la Fnac Jukebox, sans publicité et pour 4,99€. Par-dessus ces abonnements, il est possible d’ajouter une option à 5€ par mois en plus qui vous permettra d’écouter votre musique ailleurs que seulement sur votre PC, comme sur votre smartphone par exemple.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel de la Fnac Jukebox.

 

[divider]Avis personnel[/divider]

 

Je suis personnellement très friand de musique, je ne peux pas passer 5 minutes sans écouter de la musique, que ce soit en jeu, en train de lire, de travailler, de réviser, etc. Néanmoins, avant l’apparition du streaming musical, je n’arrivais pas à trouver de solution durable pour écouter la musique que j’aimais (ma connexion n’étant pas folichonne). Depuis que j’ai essayé Spotify (il y a 3 ans), je ne peux plus m’en passer. Néanmoins, j’ai aussi testé Deezer et Tidal, donc je vais vous donner mon avis sur la question.

Spotify est pour le moment la plateforme la plus aboutie, la plus répandue, la plus complète que l’on puisse probablement trouver sur internet. Ses prix sont corrects, les fonctionnalités sont au rendez-vous, le catalogue est énormissime (en terme de nombres de titres disponibles) et l’avantage de Spotify est qu’il faut passer par une application indépendante du navigateur internet que vous utilisez, et ça, je trouve que c’est un atout de taille. Cependant, j’ai le sentiment, de plus en plus, que la musique est « plate » sur Spotify, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de volume, que les basses ne sont pas bien développées, etc. C’est un peu dérangeant pour une plateforme de streaming musical de voir la qualité de sa musique se dégrader.

Deezer, je l’ai testé pendant environ 10 jours mais je n’ai pas du tout aimé l’interface qui était sur le navigateur. Le son était correct, mais le catalogue me semblait peu complet et pertinent. Enfin, j’ai testé Tidal, et je dois avouer que je ressens la différence au niveau de la qualité sonore. La musique est profonde, il y a de bonnes basses, et je prends vraiment beaucoup de plaisir à écouter mes grands classiques. Cela dit, le problème majeur de Tidal est son prix : 19,99€ par mois pour avoir une qualité de son impeccable, je ne sais pas si je poursuivrai l’abonnement après ma période d’essai, même si je passe le plus clair de mon temps à écouter de la musique. Dans tous les cas, profitez de la période d’essai gratuite pour l’abonnement à 19,99€, la musique est vraiment de très bonne qualité.

 

[divider]Conclusion[/divider]

 

L’article terminé, il est temps d’ébaucher la conclusion de ces nouvelles plateformes d’écoute musicale.

 

Des logos de plateformes de streaming. Malheureusement, beaucoup d'entres elles ne sont pas encore disponibles pour la France ...
Des logos de plateformes de streaming. Malheureusement, nombre d’entre elles ne sont pas encore disponibles en France

 

Le marché français reste très ancré dans ses traditions avec les ventes physiques qui représentent toujours et encore la majeure partie des revenus générés par la musique. Le streaming musical, c’est le bon plan de ces derniers temps si vous souhaitez de la musique et être dans la légalité, et c’est même probablement plus qu’un simple bon plan, c’est le futur de la musique. Ce n’est pas pour rien que de nombreuses entreprises se lancent dans ce domaine nouveau : les offres sur internet sont nombreuses mais ne présentent pas toutes la même qualité audio, d’interface, et de fonctionnalités. Pour cela, il va falloir que vous les testiez vous-même car chaque oreille humaine perçoit la musique à sa façon ! Un petit point négatif pour la France, c’est que de nombreuses plateformes de streaming sont présentes aux États-Unis seulement, par exemple iTunes Radio, Beats Music, Pandora, etc. L’offre en France reste finalement assez pauvre en comparaison. Enfin, un autre modèle de streaming musical avait vu le jour avec GrooveShark il y a quelques temps, en proposant un streaming totalement gratuit et sans pubs, mais ses créateurs ont été contraints de fermer la plateforme après un procès à leur encontre par les maisons de disques.

Premières infos sur Valerian, le prochain Luc Besson

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Luc Besson, réalisateur et producteur et scénariste et… bref, le géant français qui a révolutionné Hollywood dans les années 1990, a annoncé sur son très récent compte Twitter son prochain film : Valerian and the City of a Thousand Planets. Expert du cinéma science-fiction, dont chaque film est une pépite qui marque les esprits (Nikita, Léon, Jeanne d’Arc, Le Cinquième Élément, et le fameux Lucy qui a décimé le box-office), Luc Besson a lui-même dévoilé les toutes premières informations en exclusivité via l’oiseau bleu.

 

Les amateurs seront ravis puisqu’il s’agit d’une libre adaptation de la bande-dessinée Valérian et Laureline, créée en 1967 et devenue un grand classique. Deux millions cinq exemplaires sont vendus à travers le monde, une version animée franco-japonaise se lance en 2007. Classique, certes, mais efficace. Il s’agit d’une épopée futuriste créée à trois mains : Jean-Claude Mézières (dessinateur), Pierre Christin (scénariste), Evelyne Tranlé (coloriste). Eh oui, on risque de voir une oeuvre d’une autre époque transformée en blockbuster. Au programme, des aventures et des voyages dans l’espace-temps ainsi que des explorations de planètes, dans le but de protéger la Terre ainsi que de nombreuses autres planètes, et sauver la galaxie of course.

S’il n’y a pas encore de synopsis officiel, on peut se référer à l’histoire originale de la BD pour comprendre le contexte. Au 28e siècle d’un empire galactique, la Terre est devenue une puissance cosmique. Afin d’empêcher un cataclysme mortel sur Galaxity, mégapole et capitale terrienne, les agents du Service Spatio-Temporel (SST) Valérian et sa femme Laureline retournent dans le passé. Mais la règle imposée par la SST est de ne surtout pas modifier les évènements passés. Dur dur alors, de jouer les héros. S’ensuit un périple corsé où le couple devra affronter nombre d’épreuves et de grands méchants.

valerian-et-laureline-Principal

Luc Besson voit en ce projet un concurrent direct de la saga Star Wars. Est-ce bien trop ambitieux ? Peut-être pas, puisque la société de production du film, EuropaCorp, envisage de signer une dizaine de films. À l’écran, le couple de héros rassemblera Dane DeHaan (le Bouffon Vert dans The Amazing Spider-Man 2) dans le rôle de Valérian, et le mannequin Cara Delevingne dans le rôle de Laureline – qui se lance par ailleurs dans le cinéma à gros budgets avec Suicide Squad, l’adaptation du DC Comics prévu pour 2016. Attention, les beaux blonds aux yeux bleus débarquent. Aux dernières nouvelles, Valerian sera également diffusé dans les cinémas IMAX.

dane-dehaan-cara-delevingne

Le casting est définitif, mais aucune info sur les autres acteurs et les méchants pour le moment. Le tournage débute ce décembre, et la sortie dans les salles obscures est prévue pour l’été 2017. Au taquet. Avec seulement trois tweets, le papa de Lilouh Multipass n’est pas passé inaperçu et a gagné près de 10 000 abonnés en moins de 24 heures – pas de doutes, c’est le nouvel homme à suivre. On soulignera ce sublime coup de marketing moderne. En plus, il aime les dauphins et les crêpes.

La Dvdthèque : Trance

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Bonjour à tous et bienvenue dans ce troisième épisode de La Dvdthèque, votre chronique cinéma sur Cleek !

Un mois s’est écoulé depuis notre dernière rubrique, rubrique placée, tout comme la précédente, sous le signe de la science-fiction. Nous allons délaisser quelques peu ces terres de l’imaginaire pour nous intéresser aujourd’hui à un autre genre cinématographique : le thriller.

Le film d’aujourd’hui sera donc un thriller, mais pas n’importe lequel. Ce genre artistique visité et revisité au fil des années comporte de nombreuses « sous-catégories », et la nôtre sera celle du thriller policier, et plus particulièrement du film de casse. Les codes du film de casse sont particulièrement connus et attendus, tout tourne en effet autour du moment fatidique d’un cambriolage à main armée, que le film développe la préparation qui y mène (Ocean’s Eleven) ou la suite du braquage qui a mal tourné (Reservoir Dogs).

Notre film du jour appartient à la seconde catégorie. Musique, citation, images et un contenu garanti sans spoilers sont toujours au menu de « La Dvdthèque », qui vous emmène aujourd’hui dans les profondeurs insondables de l’esprit… Suivez le guide.

[divider]Trance[/divider]

Trance Affiche
Genre : Thriller
Durée : 101 minutes
Titre original : Trance
Musique : Rick Smith

Distribution : James McAvoy (X-Men : Le Commencement, Reviens-moi, Le Dernier Roi d’Écosse), Rosario Dawson (Sin City, Boulevard de la mort), Vincent Cassel (La Haine, Les Rivières Pourpres, Ocean’s Twelve)
Réalisateur : Danny Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionaire)

Sortie : 2013
Pays d’origine : Royaume-Uni

[divider]Synopsis[/divider]

Film Review Trance

Simon est commissaire-priseur lorsqu’un braquage éclate en pleine vente aux enchères. Suivant scrupuleusement le protocole de sécurité, il emporte le tableau de Francisco de Goya, Le Vol des Sorcières, pour le mettre à l’abri, lorsqu’il croise le chef des braqueurs. Dérogeant au protocole pour tenter de lui résister, Simon est frappé à la tête et laissé inconscient. À sa sortie de l’hôpital, Simon est partiellement amnésique et a tout perdu de sa mémoire proche.

On comprend alors qu’il était de mèche avec les voleurs, dont le chef, Franck, retrouve bientôt sa trace : la mallette, dérobée à Simon et dont Franck pensait qu’elle contenait le précieux tableau, s’est révélée être vide. Franck, persuadé que Simon les a doublés, torture ce dernier pour lui faire avouer où il a caché le tableau, mais Simon ne se rappelle rien. En désespoir de cause, Franck décide de faire appel à une hypnothérapeute afin de retrouver le tableau.

“ Veux-tu te souvenir, ou veux-tu oublier ? ”

[divider]L’intérêt du film[/divider]

Trance est un film relativement hybride, à la croisée des chemins entre film de casse et thriller psychologique. Le réel sujet du film n’est pas le braquage, mais la mémoire, et les séances d’hypnose donnent lieu à de très belles scènes, à la fois oniriques et symboliques où, comme dans un rêve, chaque élément du songe éveillé cache une vérité plus sombre et inquiétante. Le spectateur est plongé dans l’esprit de Simon, à la recherche du tableau perdu, tout en ayant l’impression de jouer à cache-cache avec la mémoire de ce dernier. Simon souhaite-il réellement retrouver le tableau ? S’agit-il d’un accident ou a-t-il réellement tenté de doubler ses complices ? Comment expliquer que le tableau reste introuvable quand il ne s’est écoulé que quelques minutes à peine entre le début du braquage et son coup à la tête ?

Still from the trailer for Danny Boyle's Trance

Les questions qui agitent le spectateur pendant le film sont nombreuses, et le fait que nous en sachions aussi peu que les protagonistes participe au suspense. Là où Trance réussit à jouer avec les codes du film de braquage, c’est sur l’atmosphère de violence patente qui anime le film et sur l’incapacité du spectateur à identifier le rôle des protagonistes. On a du mal à dissocier le personnage vulnérable du personnage manipulateur, et surtout à déterminer lequel représente une réelle menace. Le film se déroule avec, en toile de fond, une impression de danger permanent et de violence cachée, prête à exploser à tout moment.

Les scènes les plus réussies du film sont sans conteste les séances d’hypnose destinées à retrouver la trace du tableau. Le sentiment que l’esprit de Simon renferme la réponse sans le savoir fait tout le sel de ce thriller psychologique aux frontières de la conscience. On est avec Simon dans ses « songes éveillés », et les réponses à nos questions y figurent, cachées, sous le vernis transformateur du symbolisme qui ne laisse rien au hasard. La question n’est plus ici de savoir si le casse réussira ou bien tournera tragiquement mal, car l’enjeu du film se situe sur le plan du film policier, et, tel un Pierre de Lune des temps modernes, retrouver le tableau est l’enjeu-clé, à la fois base de la trame narrative et finalité du film, permettant de faire sens de l’ensemble des 101 minutes constituant le récit.

Trance réussit le pari de nous garder en haleine tout au long du film sans jamais trahir la révélation finale. Nerveux, prenant, et bien écrit, ce film joue avec les codes du genre pour emmener le classique du film de casse et de gangsters au niveau supérieur du jeu du chat et de la souris psychologique. À voir pour le suspense, l’écriture, et la mise en scène des séances d’hypnose.

Le curseur de Cleek : Film intéressant dans son genre.
Film à avoir dans sa Dvdthèque ? Si vous avez Reservoir Dogs, Le Limier, Se7en ou même Usual Suspects, ce film saura trouver sa place sur vos étagères cinéphiles.

[divider]Musique[/divider]

On se quitte sur le morceau « Here It Comes » extrait du film et interprété par Emeli Sandé. Rendez-vous dans un mois pour un nouvel épisode de La Dvdthèque qui vous fera découvrir un nouveau film à adopter dans sa collection de long-métrages ! Bon festival de Cannes et bon cinéma à tous !

Intel Skylake en avance ? Prix et détails

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Intel Skylake

Alors que nous parlions tout juste de l’arrivée des nouveaux CPU i7 et i5 Broadwell , il semble qu’Intel soit décidé à sortir dans la foulée les Skylake. On sait aussi que la plateforme Z170 pour les Skylake-S va être présentée par de nombreux constructeurs durant le Computex mais c’est vrai qu’on ne s’attendait pas à une arrivée aussi massive de ces nouveaux CPU.

Pour mémoire Skylake est une nouvelle architecture et profitera de la gravure en 14nm inaugurée sur les Broadwell.

Intel Roadmap

 

On découvre donc un i7 6700 et 6700K ainsi qu’un i5 6600, 6600K et 6500, le tout pour une introduction commerciale sur Q3 2015 ( septembre ).

Prix cpu Skylake

Manga et symbolique : six symboles décryptés

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Bonjour à tous et bienvenue dans ce second article dédié à la symbolique ! Après avoir exploré ensemble l’étymologie des noms des champions de League of Legends dans un précédent article, on se concentrera aujourd’hui sur la symbolique dans un autre support non moins populaire que League of Legends : les mangas.

À l’instar du premier article, il ne s’agira pas de dresser une liste exhaustive de symboles mais plutôt de s’arrêter sur quelques symboles intéressants et emblématiques de la richesse de sens dans l’univers du manga. Nous aborderons une demi-douzaine d’exemples, dont Fullmetal Alchemist, Sakura Card Captor, Shingeki no Kyojin, Naruto et, pour finir, Pokémon, en ayant à chaque fois à cœur de s’interroger sur les choix graphiques d’un tel symbole.

L’interprétation étant toujours un exercice doté d’une part relative de subjectivité, n’hésitez pas à nous faire part de vos impressions dans la section commentaires. Après l’étymologie des noms, continuez avec nous votre voyage au pays des symboles.

 

[divider]Full Metal Alchemist[/divider]

 

Le manga culte d’Hiromu Arakawa, Fullmetal Alchemist, fait la part belle aux symboles tout au long de ses 27 tomes et pour cause : dans l’univers des cercles de transmutation, l’entrelacs de lignes et de symboles est lourd de sens et de puissance. Si le manga recèle de nombreux symboles, nous ne nous arrêterons toutefois que sur deux d’entre eux : le caducée et l’ouroboros. Le caducée est dans Fullmetal Alchemist le symbole des alchimistes, c’est pourquoi il apparaît sur la cape d’Edward Elric et sur l’omoplate d’Izumi Curtis. Avant de spéculer sur la signification de ce symbole, il nous faut différencier le caducée du bâton d’Asclépios.

Caducée FMA


Izumi Curtis Caducée

 

Le caducée est une baguette surmontée de deux ailes, autour de laquelle s’enroulent deux serpents entrelacés. Il est l’attribut d’Hermès, dieu-messager du commerce, de l’éloquence et des alchimistes. Le caducée se réfère à l’alchimie en tant que science de la transmutation : les deux serpents enroulés représentent l’équilibre entre le soufre et le mercure. Symbole de paix, le caducée est, selon le mythe, le sceptre qui permit à Hermès de séparer deux serpents qui combattaient.

Le bâton d’Asclépios, du nom d’Asclépios, dieu de la médecine, est un bâton autour duquel s’enroule une seule couleuvre. Foudroyé pour avoir tenté de ressusciter les morts, Asclépios représente le pendant médical de la science alchimique. L’alchimie cherche en effet le secret de la transmutation du plomb en or, mais aussi la panacée et l’élixir de vie éternelle. Panacée, fille d’Asclépios dans la mythologie grecque, représente la médecine universelle.

Le caducée de Fullmetal Alchemist est donc un mélange intéressant du caducée et du bâton d’Asclépios, dans une tentative de réunir les missions de transmutation et de médecine qui sont au cœur de l’alchimie. Le thème de la vie éternelle est au cœur du manga, et le choix du bâton de vie et de mort n’est pas anodin pour les alchimistes qui jouent à se prendre pour Dieu. Il est cependant à noter que le bâton est devenue une croix, autre symbole biblique d’un manga connu pour avoir personnifié les sept péchés capitaux.

 

Greed Ouroboros

 

Ce qui nous amène tout naturellement au second symbole de cette section dédiée à Fullmetal Alchemist. L’ouroboros est, dans le manga, le symbole des homonculus, qui sont au nombre de sept, un pour chaque péché capital. L’emplacement du tatouage n’est jamais anodin : Greed, cupide, l’arbore sur sa main tandis que le vorace Gluttony le porte sur la langue. Mais plus que son emplacement, c’est la signification du symbole qui nous intéresse ici.

L’ouroboros est un symbole aussi ancien que mystérieux. On le rencontre sur tous les continents, à des époques où les civilisations concernées ne pouvaient se rencontrer. Il a à chaque fois le sens d’éternité en tant qu’éternel recommencement. Le serpent qui se mord la queue figure un cycle qui n’a de cesse de se perpétuer, ou en d’autres termes le caractère cyclique du temps.

L’ouroboros exprime ainsi l’éternité, mais de façon inquiétante car stérile (le serpent n’est tourné que vers lui-même) et répétitive (en formant un cercle), au contraire de la vie éternelle du bâton d’Asclépios. Si les deux symboles sont des symboles communs de l’alchimie, ils se répondent en tant que principes respectifs de vie et de mort.

 

[divider]Sakura et la carte du Vent[/divider]

 

Dans Sakura, chasseusse de cartes de Clamp, la carte du Vent est la première de la collection de Sakura. En effet, de par sa nature douce et docile, la carte du Vent retourne d’elle-même dans le livre de Clow après l’éparpillement des cartes. Si elle n’avait été que la première d’une longue série, la carte du Vent aurait pu se révéler négligeable mais elle entretient en fait, dans le manga, une relation étroite avec l’héroïne, dont c’est la carte « de cœur ».

 

Windy, surmontée du Kanji du Vent « Kaze » 風 (©inuebony sur DeviantArt)
Windy, surmontée du Kanji du Vent « Kaze » 風 (©inuebony sur DeviantArt)

 

Ainsi, on peut s’interroger sur le choix de la carte du Vent comme carte de prédilection de Sakura. Premier argument en sa faveur, la carte est une des quatre Élémentaires avec la carte de l’Eau, de la Terre et du Feu, et se révèle donc relativement puissante. À l’inverse de la Terre et du Feu, cependant, la carte du Vent est l’une des 26 cartes gouvernées par la Lune, tandis que l’autre moitié des 52 cartes de Clow relève du domaine solaire. Astre féminin par excellence, la lune est souvent associée, dans l’étude des symboles, au féminin, du fait de la relation étroite entre les cycles menstruels de 28 jours et les cycles lunaires. Artémis, dans le panthéon grec, est la déesse de la lune tandis que son frère gouverne le soleil.

À l’instar d’un autre manga du genre « magical girl » Sailor Moon, la lune est ainsi un symbole fondamentalement féminin, mais nous restons en butte à une difficulté majeure : dans le manga, la plupart des Cartes ont une représentation féminine. De par leur fonction allégorique, les concepts abstraits sont ainsi volontiers représentés sous la forme d’une créature de sexe féminin. Carte de la liberté et du mouvement, commandant aux cartes fonctionnelles très utilisées dans le manga du Saut et du Vol, la nature lunaire de la Carte du Vent est-elle due au hasard ?

Dans la répartition des éléments, il n’est pas étonnant que la Terre et le Feu soient associés au soleil. Chaleur et photosynthèse sont en effet la prérogative de l’astre solaire, quand la lune exerce son pouvoir d’attraction sur le mouvement des marées. Mais alors, qu’en est-il du Vent ? Son appartenance à la catégorie des cartes de la Lune se justifie par la philosophie chinoise du yin et du yang, dans laquelle l’obscurité et la lumière sont à la fois complémentaires et en parfait équilibre l’une par rapport à l’autre.

 

Shaolan Li dans le manga
Shaolan Li dans le manga

 

La mention du yin et du yang n’est pas innocente : c’est un symbole étroitement lié au personnage de Shaolan Li, qui, dans le manga, est originaire de Hong Kong et se réclame être le plus proche parent de Clow. Ainsi, le vent serait un élément lunaire pour parfaire l’équilibre entre les cartes élémentaires (Eau, Feu, Terre et Vent) et primordiales (que sont les cartes de la Lumière et de l’Obscurité, et qui sont, fait intéressant et une fois de plus emblématique de la philosophie du yin et du yang, capturées en même temps dans le manga, car l’une n’existe pas sans l’autre.).

Le mystère autour du personnage de Yue, avatar de la lune, et de son rôle dans le manga souligne l’accent mis sur l’importance symbolique de l’astre lunaire dans le déroulement du récit. Carte céleste, le Vent est l’élément du ciel mais aussi celui qui se rapproche le plus de la gaieté et de l’énergie dont fait preuve Sakura tout au long du manga.

 

[divider]Shingeki no Kyojin[/divider]

 

Shingeki no Kyojin ou L’Attaque des Titans est un manga écrit et dessiné par Hajime Isayama. Dans ce monde dystopique, les êtres humains vivent dans l’enceinte de villes entourées de remparts fortifiés, empêchant de terribles géants mangeurs d’homme d’y pénétrer pour en dévorer la population. Dans ce manga rappelant furieusement les contes européens, l’emblème du bataillon d’exploration affrontant les Titans représente des ailes entrecroisées.

 

Ailes Titans
L’emblème du bataillon d’exploration, les « ailes de la liberté »

 

Dès le début du manga, les remparts des villes protégeant la population contre les Titans sont comparés à une prison, et le jeune Eren aspire à s’aventurer en-dehors de leur protection pour découvrir le monde extérieur et être libre. L’emblème de l’unité d’exploration, qui effectue des missions en extérieur à des fins de reconnaissance ou de reconquête, reprend le thème d’une liberté qui serait avant tout une liberté de mouvement.

Mais le symbole va encore plus loin : les ailes représentent le rêve de s’émanciper d’une vie cloîtrée derrière des murs et clouée à terre. Dans les villes fortifiées, l’horizon des individus est bouché par les remparts qui limitent leurs déplacements et leurs aspirations. Les ailes représentent à la fois la nécessité de s’élever au-dessus de la restriction de perspectives imposée par les Titans, symbolisée par le mur, mais aussi l’envol des membres du bataillon d’exploration, qui s’élancent dans les airs pour atteindre leurs ennemis mortels à la nuque.

 

[divider]Naruto et le symbole de Konoha[/divider]

 

On ne présente plus le manga Naruto, de Masashi Kishimoto, ni son jeune et turbulent héros éponyme. Le manga comporte son lot de sceaux et de symboles, mais il en est un qui a habité l’œuvre de bout en bout et s’avère plus complexe qu’on ne l’aurait cru de prime abord. Le symbole de Konoha, village caché du pays du Feu, représente, comme le nom du village l’indique, une feuille. Jusqu’ici, rien de bien inhabituel.

 

Konoha_Symbol

 

Le symbole devient réellement intéressant quand on le compare aux symboles de autres villages cachés. Du sablier du village caché du Sable au nuage du village caché de la Foudre, aucun symbole de village autre que Konoha ne présente cette forme particulièrement ronde. Et au pays de l’aspirant Hokage, rien n’est laissé au hasard.

Le choix graphique d’un tel symbole apparaît plus clairement à la lueur des origines du nom de Naruto lui-même. Le prénom « Naruto » vient des narutomaki, un ingrédient de râmen arborant une spirale rose, et le nom « Uzumaki » vient d’une part de l’« uzu » du mot uzushio, signifiant tourbillon, et d’autre part du mot « maki » signifiant rouleau. Ainsi, d’un point de vue purement graphique et dès le début du manga, le symbole même de Konoha semble prédire le succès de Naruto dans son ambition de devenir hokage. L’emblème du clan Uzumaki, que l’on découvrira plus tard, et l’étymologie du nom du héros éponyme pointent en effet subtilement dans cette direction.

 

[divider]La Pokéball[/divider]

 

La présence de la pokéball sur cette liste peut prêter à sourire. Après tout, l’objet est banal pour qui a parcouru les routes du monde de pokémon. Et si Pokémon n’est pas, à proprement parler, un manga, il est intéressant de se pencher sur cet objet emblématique de la saga, et de le passer au crible des mêmes questions qui nous ont agités tout au long de cet article : pourquoi un tel choix ? Pourquoi ces couleurs ? Cette forme ?

 

Pokeball

 

Loin d’être le fruit du hasard, l’association du rouge et du blanc est un assortiment de couleurs traditionnel au Japon. C’est la répartition des couleurs lorsque deux équipes s’affrontent, les couleurs du drapeau du pays du Soleil levant ainsi que celles des bannières de festivals. À tel point que l’association blanc – rouge traditionnelle porte un nom, kôhaku (こうはく, 紅白), mot formé par les kanji de la couleur rouge (紅) et blanche (白).

Quant à la forme de l’objet, sa capacité à passer à une taille plus petite rappelle une capsule, ainsi que l’amour des japonais pour tout ce qui est petit, technologiquement efficace et de l’ordre du gadget à porter sur soi. Les origines du nom de Pokémon sont effectivement à chercher du côté de l’expression « monstres de poche », et si la pokéball a été érigée au rang de symbole du jeu tout entier, c’est parce que la panoplie d’objets pliables et portatifs à embarquer avec soi dans son aventure n’a fait que souligner au fil des jeux  l’alliance redoutable de la technologie et des monstres mignons.

Interview : À la rencontre d’un orchestre Geek #2

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Interview du chef d’orchestre de l’orchestre « SEGA » spécialisé dans les jeux vidéos

Chez Cleek, nous vous parlons parfois de musiques qui ont bercé et qui continuent de bercer l’univers Geek. Nous vous parlons de compositeurs, de retours du public, mais généralement, il reste une étape dans le processus de production musicale qui demeure sous-estimée et rarement abordée : celle de l’interprétation musicale, en charge de retranscrire en musique la création du compositeur. Cette mission, c’est celle des musiciens, chanteurs et autres artistes, et c’est sur cette thématique que nous allons nous concentrer aujourd’hui.

Cleek part à la rencontre de Robin, chef d’orchestre d’une formation musicale nommée la «SEGA », axée sur le répertoire des musiques de jeux vidéo. Robin s’est donc prêté au jeu du question/réponse pour nous, et dans cette seconde partie de l’interview, il nous parle aujourd’hui des aspects plus techniques inhérents aux différents travaux que l’on retrouve dans un orchestre, mais aussi de leurs projets et aspirations, sans oublier l’avis du chef sur certaines questions de conception musicale.

 

[divider]Interview[/divider]

 

Bonjour Robin ! Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview pour Cleek !

Merci à toi de me l’avoir proposée, c’est un honneur !

 

 L’origine de votre nom, SEGA, fait-il référence (en plus de la console) au genre musical ?

Tu veux sans doute parler du sega, cette danse de La Réunion et d’autres îles de l’Océan Indien ? Si c’est bien cela, il n’y a absolument aucun rapport ; nous voulions trouver un acronyme qui soit évocateur et c’est avec SEGA que nous avons trouvé l’ensemble de mots qui collaient le mieux à notre identité, à la fois musicale et geek. D’ailleurs nous ignorions que le mot SEGA avait autant de significations de par le monde… Qui sait, on finira peut-être par changer de nom, histoire de mieux marquer notre identité !

 

Reprenons le jeu du question/réponse et parlons maintenant un peu des tes opinions en ce qui concerne les musiques de l’univers geek. Qu’est-ce qui, selon toi, fait une bonne musique de jeux vidéo ?

Je pense que ma réponse à cette question sera forcément subjective, et donc à prendre avec des pincettes. À mon sens, une bonne musique de jeu vidéo, c’est d’abord une bonne musique tout court, qui même sortie de son contexte possède une valeur artistique, tant par ses qualités mélodiques, harmoniques ou contrapuntiques (ndlr : relatif au contrepoint, une technique de composition complexe qui superpose très rigoureusement des motifs mélodiques selon des critères très précis) que dans son efficacité et originalité formelle ou timbrique (quelques paramètres qui ont de la valeur pour moi, mais il y en a bien d’autres).

Après, une bonne musique de jeu vidéo, c’est aussi une musique qui évolue avec finesse en fonction des actions du joueur, ou des événements qu’il subit, sans à-coup, sans qu’il y ait une seule seconde où l’on sorte du jeu parce que l’on se dit « Tiens ? bizarre ce que fait la musique, là ». Cela demande une vraie minutie de composition et de programmation. Et puis au-delà d’une unique bonne musique, c’est la conception d’une bande originale dans son ensemble qui peut être réussie ou ratée, à la manière de celle d’un film. L’utilisation de motifs, thèmes ou textures récurrents, plus ou moins variés, pour unifier les univers et les étapes d’un jeu, cela peut être une judicieuse manière de rendre celui-ci plus immersif, quel que soit le type du jeu.

Enfin, les musiques les plus intéressantes dans les jeux sont très certainement celles qui intègrent des éléments de gameplay, à différents niveaux. Sur ce point, les softs les plus élaborés sont sans doute Rhythm Paradise ou Final Fantasy Theatrhythm, qui pour moi sont de véritables outils pédagogiques d’apprentissage du rythme en musique. Il y a aussi des jeux comme Rayman Legends qui possèdent des niveaux musicaux où suivre parfaitement la musique pour synchroniser ses sauts et ses coups de poing permet de faire un score plus élevé. Et bien sûr, je ne peux oublier de citer la série The Legend of Zelda, au sein de laquelle musique et gameplay ont depuis longtemps été intimement liés : Ocarina du Temps, Baguette du Vent, Lyre des Déesses, Bois Perdus, Ballade du Poisson Rêve…

 

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Parvenez vous à réadapter des morceaux connus pour leur donner une autre identité ? Par exemple donner un air plus menaçant à certains morceaux afin de choquer et/ou surprendre le public : jouer un Mario Underwater transformé (passer le morceau en mineur par exemple) ?

Parfaitement ! Tous les arrangeurs n’ont pas les mêmes facilités à se détacher des morceaux originaux pour en faire quelque chose de totalement nouveau et surprenant, mais nous avons quand même une belle panoplie de thèmes très caractérisés revus à la sauce SÉGA : par exemple un thème de Bowser très jazzy pour mini big band, une symphonie Zelda sous forme de concerto pour guitare électrique aux influences brahmsiennes, un thème A de Tetris baroque en canon à trois voix… Même si ce n’est pas forcément valable pour la majorité des pièces, je pense que le côté décalé et original des arrangements est ce qui a toujours fait l’identité musicale de La SÉGA depuis sa création. Et Mario Underwater en mineur, ça me parait être une piste tout à fait exploitable ! En espérant que Nintendo ne crie pas au scandale…

 

 

Bon nombre de morceaux de jeux vidéo ont des instruments plus…exotiques. On pensera rapidement à un Ocarina par exemple. Est­-ce que tu retravailles les partitions pour adapter ces instruments pour orchestre ou transposes-tu simplement la partition Ocarina pour Violon (par exemple) ?

Je précise que je ne suis pas le seul à écrire les partitions dans l’orchestre, loin de là ! Nous sommes sept (Alexis, Arthur, Julien, Thibault, Pierre, Yann et moi) avec certain(s) qui ont une production assez monumentale. J’en profite aussi pour dire que nous ne partons que des extraits audio des jeux pour faire nos arrangements, qu’ils soient mp3 de bonne qualité pour les jeux récents ou musiques 8-bits, et jamais de partitions préexistantes, difficiles voire impossibles à trouver.

Mais pour répondre à la question : dans le cas de pièces qui demandent des instruments moins conventionnels que ceux de l’orchestre, soit on arrange pour notre formation symphonique, quand cela s’y prête, soit on demande à un musicien extérieur à l’orchestre de nous rejoindre précisément pour ce morceau, pour une vidéo ou comme guest pour un concert. C’est ce qui aura lieu à Geekopolis, notamment pour The Great Mighty Poo, dont le thème sera interprété par un chanteur lyrique. Aussi, depuis peu, notre accordéoniste a fait l’acquisition d’un accordéon électronique, qui lui permet d’avoir des sons synthés très variés, bien utiles pour certaines textures/sonorités irréalisables avec nos instruments acoustiques ! Mais bon, dans l’ensemble l’idée est vraiment d’arranger les pièces avec les instruments dont nous disposons habituellement ; ça évite trop de complications logistiques en répétition et en concert, et c’est aussi comme ça que le travail d’arrangement est le plus riche et intéressant.

 

 

Essayez-vous également de faire connaître quelques OST en dehors des « classiques » du genre ? Je pense par exemple à de superbes bandes originales telles que Journey…

Ah Journey… Je n’ai pas joué au jeu mais je connais la bande originale, c’est dire si elle a marqué les esprits ! Mais sinon oui, c’est un de nos buts. On essaye de trouver un équilibre entre des morceaux « mainstream » qui parleront à tout le monde, et aussi des pièces plus intimes, plus précises, tirées de jeux moins connus, ou en tout cas moins emblématiques. C’est là que le travail d’arrangement est le plus intéressant : réussir à transmettre notre amour d’une musique et du jeu dont elle est issue, donner envie au spectateur de l’essayer, sans compter sur la piqûre de nostalgie qui accompagne d’habitude les morceaux connus, voila un défi que nous aimons relever !

 

Utilises-tu des systèmes de projection de vidéos et d’images durant les concerts afin de renforcer la synergie musique/jeux vidéo ?

Nous l’avons fait à Anim’est et c’était très réussi. Il devrait y avoir un dispositif identique à Geekopolis. C’est idéal pour la correction des blind test ainsi que pour donner un aperçu des jeux dont il est question, sans avoir besoin d’en parler pendant des heures.

 

Peux-tu nous parler un peu de vos derniers concerts ainsi que de ceux à venir ?

Notre dernier concert a eu lieu à l’Anim’est de Nancy à l’automne dernier ; déplacer 25 personnes à 300 kilomètres et trouver de quoi louer le matériel de percussions sur place n’a pas été une mince affaire, mais le concert s’est dans l’ensemble très bien passé, avec de très bons retours. Quant à notre prochain concert, il aura lieu à Geekopolis, Porte de Versailles, le 24 mai prochain, à 16h30, avec un programme musical centré autour des gros méchants pas beaux des jeux vidéo : Bowser, Sephiroth, The Great Mighty Poo… Nous y jouerons quelques morceaux en collaboration avec une chorale geek, les Negitachi, et seront présents aussi des chanteurs solistes ! Un show d’une heure trente qui devrait envoyer du lourd.

 

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Quelles sont en général les pièces musicales les plus appréciées du public ?

Cela dépend du public ! Au Stunfest l’année dernière, les gens ont adoré Banjo Kazooie, un jeu décalé de la N64, alors qu’à Anim’est le public y a été beaucoup moins réceptif, à l’inverse de RPG comme Golden Sun ou Tales of Symphonia. Chaque personne a sa propre culture vidéoludique et a donc plus ou moins d’affinités avec les musiques que nous choisissons. Notre but, c’est de faire en sorte que tout le monde s’y retrouve et ait des frissons à au moins un moment du concert.

 

Vous réclame-t-on parfois certains programmes spécifiques ?

Je ne dirais pas qu’on nous les réclame, mais par exemple pour Geekopolis nous avons fait en sorte de coller au maximum à la thématique du festival, à savoir les « Génies du Mal » en intégrant plusieurs musiques « sombres » dans notre répertoire : des thèmes de boss, des jeux de baston etc.

 

Peux-tu nous parler d’ailleurs de votre public : moyenne d’âge, habitués etc ?

Pour l’instant nous avons fait des concerts à des endroits extrêmement différents : Rennes, Nancy, banlieue parisienne, donc pas trop de récurrence dans le public. Quant à la moyenne d’âge, c’est à peu près la même que celle des gens de l’orchestre ! Un peu plus élévée au Stunfest qu’à Anim’est je dirais. Mais de toute manière il n’y a pas d’âge pour jouer au jeux vidéo !

 

Toi et les membres de ton orchestre êtes-vous joueurs de jeux vidéo ? Si oui, quels jeux sont majoritairement représentés dans l’orchestre SEGA ?

Les jeux correspondent aux musiques que nous choisissons. Nous sommes plusieurs gros fans de Zelda et Pokémon, d’autres sont experts en Final Fantasy, un autre connait les Sonic comme sa poche. Je ne saurais parler au nom de tout le monde, mais en ce qui me concerne, ça peut succinctement se résumer à : Zelda, Fire Emblem et Xenoblade Chronicles. Mais vraiment succinctement.

 

Le mot de la fin ?

Rendez-vous à Geekopolis le 24 mai à 16h30. And may the triforce be with you !

 

 

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Si vous souhaitez continuer l’aventure avec Robin, je vous invite à le retrouver, ainsi que l’ensemble de l’orchestre SEGA sur Facebook et Youtube, sans oublier un CD enregistré au Conservatoire National Supérieur de Musique qui sortira très prochainement ! Merci Robin !