AMD laisse de côté le nom de Catalyst pour se reconcentrer sur Radeon. Certainement de nouveaux logiciels et driver plus optimisés !
De nouvelles rumeurs nous laissent penser qu’un nouveau pilote WHQL serait en cours de préparation chez AMD. Il y a quelques mois, AMD a décidé de séparer leurs activités CPU et GPU géré par Radeon Technologies Group. Ce groupe a récupéré la partie très en retard par rapport aux concurrents que sont les pilotes et drivers des cartes graphiques.
Dans un article, AMD a annoncé que le nom Catalyst allait disparaître pour laisser le champs-libre aux pilotes sous le nom Radeon Software et logiciels Radeon Settings, les deux futurs remplaçant du Catalyst Control Center.
La question étant quelles seront les fonctionnalités équipant ce logiciel Radeon Settings ?
Il y aura de quoi tenir les pilotes graphiques à jours, un gestionnaire d’écran, un outil pour gérer de meilleur façon la température, mais aussi de quoi OverCloker sa carte graphique.
Pour faire simple, la suite de logiciels permettra de gérer la/les carte(s) graphique(s) de votre PC mais aussi l’affichage et la mise à jours des pilotes. Cette nouvelle suite, se rapproche de plus en plus de GeForce Experience avec une gestion des GPU mais avec moins de « gadgets » qui arriveront peut-être plus tard.
Il vous reste encore à savoir si les pilotes seront toujours disponibles sans forcément avoir la suite Radeon. Cependant, AMD a annoncé la sortie des pilotes mensuels avec des versions bêta aux milieux de ceux-ci.
La vidéo explicative officielle AMD est disponible en cliquant ici. Cette vidéo n’est disponible qu’en Anglais.
League of Legends Worlds Championship : Viewing Party O’Gaming
À l’occasion de la grande finale du 2015 League of Legends World Championship, j’ai eu l’occasion de participer à la viewing party de la première webtv française sur LoL, O’Gaming, à la maison de la mutualité à Paris. C’était également la finale ce jour là, je vais donc en même temps faire un retour sur ce match, premier BO5 d’un Worlds qui ne se termine pas en 3-0. Alors sans plus tarder commençons ! En prime si vous vous ennuyez des Worlds, voici la playlist musique de Riot !
[divider]La Viewing party O’Gaming[/divider]
Je suis arrivé sur place dès 10 heure, l’heure d’ouverture prévue, et j’ai été surpris En effet, il n’y avait pas grand monde attendant, mais cela n’a pas duré. Très vite une foule s’est massé pendant que les casters s’entraînaient, échauffaient leur voix et surtout que les réglages son et lumières étaient faits.
Un preshow interessant !
Ce n’est qu’après que la foule est rentrée, et le moins qu’on puisse dire, c’est que dès le preshow, l’ambiance était là. Ce n’était peut être pas l’ambiance qu’il y avait eu au Dock Pulmann (pas de hola ni de spartiates), mais les spectateurs étaient au rendez-vous. Tout a commencé très vite, la vidéo d’intro prévue pour l’event a mis l’ambiance, surtout que l’introduction de Riot a suivi instantanément après, le tout réglé à moins de 5 secondes de décalage, c’était propre, et la salle a donc pu faire le décompte ! La foule s’est tue pendant cette vidéo, tout les intervenants pronostiquaient la victoire de SKT, et cela a eu pour effet de doucher l’ardeur des spectateurs. Mais les membres d’O’Gaming sur place ont su rebondir et proposer de l’animation, chauffer la salle et surtout instiller l’envie de supporter KOO Tigers.
Quelle … vidéo !
Tout au long des quatre games l’ambiance n’a fait que monter et j’ai cru par moment être revenu en face de poule et qu’une équipe européenne jouait. Les KOO Tigers ont su conquérir le cœur des français, et les SKT ont, quant à eux, montré leur maîtrise et su se dérider. Globalement, niveau ambiance, organisation et rencontres, c’était super.
Une foule captivée
[divider]Les autres viewing parties[/divider]
Revenons d’ailleurs sur ce phénomène qui s’est imposé en Europe lorsqu’il s’agit de regarder les plus grosses compétitions d’eSport à travers le monde. Ce ne sont pas moins de trois viewing parties majeures qui ont été proposées en France, avec O’Gaming à Paris, Millenium à Lyon et Lyon-eSport à Toulouse, étrange n’est ce pas ! Bref, les structures françaises avaient donné rendez-vous aux spectateurs français pour partager un moment ensemble, il y avait entre autre cinq diffusions en cinéma en France, et bien plus à l’étranger.
Mais comment expliquer un tel succès dira-t-on. La réponse est très simple. Les joueurs et surtout les spectateurs d’eSport ont l’habitude de rester chez eux, et l’habitude de partager avec un chat de lecteur vidéo. Au fil des années, ils ont rencontré des gens avec cette passion commune pour l’eSport, et comme dans tout sport, lorsqu’un groupe de personne a une passion commune, ils veulent sortir et en profiter ensemble pour terminer la soirée avec un restaurant et/ou un bar. C’est un comportement social qui permet de marquer un événement, et les Worlds de League of Legends, surtout cette année, étaient à marquer d’une pierre blanche. En plus, ces rassemblements permettent aux gens de rencontrer leur streamers préférés, de voir de beaux cosplays et aussi de rentrer dans l’humeur de la foule. Du côté des organisateurs c’est une grosse chance qui s’offre à eux. À travers un tel rassemblement, ils sont sûr de toucher la communauté au plus proche et d’une façon plus durable, ce n’est pas tous les jours que les gens font le déplacement, et si ça valait le coup, ils le recommanderont, sans oublier qu’une foule de fans rassemblée dans un endroit aura plus tendance à acheter des goodies. La bonne humeur régnant, les gens ont envie de se faire plaisir. Bref c’est du donnant donnant pour les spectateurs et pour les organisateurs.
Il est fort à parier que ces rassemblements deviendront de plus en plus courant dans le futur, et surtout que la communauté LoL et Riot Games soutiennent ces événements. Riot a ouvert un site où il est possible de présenter sa viewing party, et de grands youtubers ont fait le déplacement dans certaines d’entre elles et n’ont pas été déçues (cf dernier épisode de /ALL Chat).
[divider]Que retenir de la finale de ce 2015 LoL WC ?[/divider]
Les SK Telecom T1 sont pour la deuxième fois de leur histoire champions du monde de League of Legends, même si techniquement c’est la même structure, ce n’est pas la même équipe (à l’époque SKT T1 avaient deux équipes, les S et les K dont la fusion a donné les SKT T1 actuels). Seuls bengi et Faker ont réussi l’exploit d’être deux fois champions du monde et donc d’embrasser la coupe deux fois, et cette année avec beaucoup plus d’émotion qu’il y a deux ans.
Que d’émotions !
Faker a surpris le monde entier avec sa roulade pendant la cérémonie d’ouverture, qui d’après la rumeur serait une demande de Febiven !
Et surtout, ces Worlds n’auront pas été le théâtre d’une victoire parfaite, SKT T1 s’est incliné une fois face à KOO Tigers, et de la plus belle des manière en n’abandonnant jamais !
Les KOO étaient définitivement les meilleurs adversaires à opposer à SK Telecom T1 ! Ces derniers auront eu le plus beau parcours, EDG en poule, ahq qui a fait trembler Fnatic en quarts, Origen en demi et KOO en finale. Les KOO ont quant à eux défiés tous les pronostiques en gagnant 3 à 0 contre Kt Rolster et surtout Fnatic ! Ces Worlds auront été étonnants, et à retenir que d’après les games, SKT numéro 1, KOO numéro 2 et Origen numéro 3. Origen ont été presque aussi bon que KOO en demies, mais ils ont flanché mentalement !
Alors pour toutes ces équipes, BRAVO !
En mon nom, et j’espère en celui de Cleek, merci à tous d’avoir suivi nos articles pendant cette compétition, et surtout merci à Becca Roberts de nous avoir permis d’aller à Paris faire des interviews, rencontrer les autres médias, et de faire la même chose à Bruxelles ! Vous ne la connaissez peut être pas, mais c’est l’une des actrices majeures des interviews lors de ces Worlds avec sa compatriote Nicola Piggott ! Merci à elles pour leur travail !
Quand tout le monde criait au navet, Marvel nous a fait mentir
Beaucoup d’entre nous ont rigolé lorsque Marvel a annoncé que son comic Ant-Man serait adapté au cinéma. Il est vrai qu’il s’agissait d’un pari très risqué. On se rappelle par exemple l’adaptation des Gardiens de la Galaxie que tout le monde craignait de voir à l’écran et qui, pourtant, reste à ce jour pour beaucoup la meilleure adaptation made in Marvel. Mais alors, comment Marvel Studios a fait pour surprendre tout le monde ? Pousser à l’extrême l’originalité du personnage principal, ce dernier étant en décalage total avec la réalité.
Sorti dans nos cinémas le 14 juillet dernier, Ant-Man est signé Marvel Studios et a été réalisé par Peyton Reed. Le film se dote d’une note de 7,7 sur le site IMDb. Une note étonnante quand on s’apprête à regarder Ant-Man, un peu à reculons et pourtant, il s’avère qu’elle est très bien méritée. Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici le trailer de Ant-Man publié le 13 avril 2015 sur la chaîne Youtube de Marvel Entertainment :
[divider]Le comics[/divider]
La toute première apparition de Ant-Man sous ce pseudonyme fut en septembre 1962 dans Tales to Astonish #35. Le personnage s’appelait alors Henry Pym. Créé par Jack Kirby et Stan Lee (évidemment), Henry, appelé également Hank pour les intimes, avait alors subi de sérieux dommages au niveau de son cerveau suite à un gaz rétrécissant. C’est à l’aide d’un casque qu’il contrôlait les fourmis et qu’il pouvait à sa guise prendre la taille de ses « congénères ». Petit spoil également mais gentil, sachez qu’il est également le créateur d’Ultron, rien que ça. Mais Hank n’a pas été le seul Ant-Man, non. Scott Edward Lang, voleur à la retraite apparu en 1979 dans Marvel Premiere #47 a également été ce personnage maintenant emblématique de l’univers Marvel et fut par la même occasion un des membres des Quatre Fantastiques et des Avengers. Un troisième Homme Fourmi a été imaginé par Robert Kirkman et Phil Hester dans la série The Irredeemable Ant-Man.
Nul doute que Marvel préparait le terrain pour son adaptation cinématographique puisqu’à partir de 2010, Ant-Man est apparu dans la série d’animation Avengers : L’Equipe des super-héros. Puis un peu plus tard en 2013 dans le jeu vidéo Lego Marvel Super Heroes. Le studio s’est peut-être dit qu’il fallait que le public s’habitue à ce personnage original…
[divider]Synopsis[/divider]
Scott Lang, arnaqueur et voleur repenti vient tout juste de sortir de prison. Il souhaite se reconstruire une nouvelle vie, pour lui et sa fille. Trouver un bon boulot, une situation, un appartement, et oublier le passé. Seulement son casier judiciaire l’empêche d’avancer et il se voit dans l’obligation de renouer avec un ancien collègue, Luis. Ce dernier va lui proposer un nouveau coup, qu’il acceptera difficilement mais Scott a besoin d’argent. En forçant le coffre-fort dont il ne connaît pas le contenu d’un homme riche et puissant, il découvrira qu’à l’intérieur se trouve un costume, banal au premier abord. C’est seulement en rentrant chez lui avec ce costume qu’il décide de l’essayer et là, il comprend assez vite que ce dernier n’a absolument rien de banal.
Il devient alors aussi petit qu’une fourmi et entend la voix de l’homme qu’il a volé, Hank Pym. Pris de panique, il décide de rendre le costume et se fait avoir par la police. C’est le retour à la case départ pour Scott. Enfermé dans sa cellule, des fourmis lui amènent la combinaison, ce qui va lui permettre de s’échapper sans encombre. N’allons pas trop loin cependant dans le film car il ne faudrait pas tout vous gâcher si vous n’avez pas encore vu Ant-Man.
[divider]Personnages[/divider]
Paul Rudd a.k.a Scott Lang a.k.a Ant-Man est donc l’homme fourmi. Il apprendra à comprendre le fonctionnement de la combinaison avec l’aide du Dr Hank Pym et de sa fille Hope Van Dyne. Paul Rudd apporte un côté fun assez incroyable au personnage. Eh oui, la marque de fabrique de Marvel c’est bien l’humour !
Evangeline Lilly a.k.a Hope Van Dyne est la fille du Dr Van Dyne. Elle joue l’agent double auprès de Darren Cross tout en restant fidèle à son père et à ses idéaux. Le personnage a du caractère et sait se défendre.
Michael Douglas a.k.a Dr Hank Pym est le créateur de la combinaison. Il contrôle les fourmis grâce à son cerveau et à une sorte de kit main libre (oui il faut bien l’avouer, l’objet ressemble bel et bien à cela). Il sera le mentor de Scott.
Corey Stoll a.k.a Darren Cross a.k.a Yellowjacket (le méchant) est un personnage fou, avide d’argent mais malheureusement, peu charismatique… Il cherche à voler les créations du Dr Hank Pym, qui était son mentor et dirigeant de sa société dont il est maintenant le PDG.
[divider]Ant-Man, un pari réussi[/divider]
Si Marvel avait très bien géré le côté totalement What The Fuck des Gardiens de la Galaxie, le studio a également su se montrer à la hauteur avec Ant-Man tant par son humour que par la mise en avant presque exceptionnelle de son personnage principal. De plus, le dernier bébé Marvel est très cohérent avec l’univers cinématographique de tous nos super-héros et héros préférés. Si vous êtes un fan, vous serez heureux de constater rapidement qu’Ant Mans’inscrit dans la continuité de tous les précédents Marvel.
Évidemment, le film n’est pas parfait. On peut par exemple souligner que le méchant de l’histoire n’est pas vraiment charismatique, voire carrément fade. C’est tout de même l’originalité du personnage principal et l’humour omniprésent tout au long du film qui fait qu’encore une fois, on peut applaudir Marvel pour son savoir faire.
La nouvelle architecture CPU AMD portant le nom de code « Zen » devrait commencer sa carrière en 2016. Evidemment, compte tenu du retard que se traîne AMD face à Intel, on peut légitimer être inquiet.
D’autant plus que l’année 2015 n’a pas vraiment été mémorable pour AMD avec le semi succès ( ou échec ) de Fury qu’on attendait comme révolutionnaire.
Là aussi, les attentes sont importantes et AMD ne cesse de distiller des déclarations prometteuses sur sa nouvelle architecture CPU.
On sait qu’une gamme FX sera ainsi de retour. Cette série qui porte le nom de code Summit Ridge disposera d’un nouveau socket et du support de la DDR4.
Bref beaucoup de choses filtrent autour de Zen y compris l’arrivée d’un monstrueux APU combinant HBM 2.0 et…16 cores.
Les performances sont attendues pour être de haut niveau et au moins capables de rivaliser avec les derniers I7 de chez Intel.
Le premier CPU Zen FX est attendue avec 8 cores, un cache de 12MB, un nouveau socket AM4 le tout sur une plateforme capable d’exploitier la DDR4.
Les Championnats du monde de League of Legends, le 2015 League of Legends World Championship, sont terminés et c’est un événement auquel Cleek a participé. Alors via les Team to Worlds, cet article et d’autres par la suite, il vous a été possible de suivre l’actualité d’un des plus grands tournois eSport de l’année qui en prime s’est en partie passé en France. Vous pourrez retrouver dans cet article les groupes avec une mise a jour régulière, les différents plannings, un par semaine de compétition, et surtout une présentation de l’événement.
[divider]Le point sur l’organisation des Worlds 2015[/divider]
Jeudi 1er octobre débutait la très attendue compétition mondiale du jeu League of Legends, sous le titre de 2015 League of Legends World Championship. Les phases de poules, actuellement en cours, se déroulent à Paris, au Dock Pullman, et les prochaines étapes de la compétition (les quarts de finale, la demie-finale et la finale) se dérouleront respectivement à Londres, Bruxelles et Berlin, dans un grand tour des grandes capitales européennes. Pour rappel, l’année et l’édition précédente des Worlds avaient, elles, ancré le cadre de la compétition en Asie, et nous étions passés par Taïwan, Singapour, puis Busan et Séoul, en Corée du Sud. Cleek a organisé pour l’évènement cet article récapitulatif, un live-tweet des matches et même l’envoi, sur place, à Paris et Bruxelles de vos fidèles rédacteurs. Mais nous allons nous intéresser dans les lignes qui vont suivre non pas au jeu et à l’affrontement des équipes à proprement parler, mais plutôt de l’organisation de ce mondial par Riot.
L’édition 2014 du championnat avait déjà été une belle réussite et il fallait non seulement rebondir mais aussi faire encore mieux que l’année précédente. Il est trop tôt pour faire le bilan de cette édition 2015, mais force est de constater que les organisateurs du tournoi ont réussi à placer la barre très haut. Dans le contexte survolté d’une compétition particulièrement pleine de surprises cette année, c’est avec grand plaisir que l’on retrouve chaque après-midi le stream live les jours de compétition. Est-ce parce que ce début de mondial se déroule à Paris ? Il se dégage de ces premiers jours un parfum décidément particulier. Le public français, tout d’abord, est le premier acteur de la réussite de ces Worlds, dans une ambiance chaleureuse, passionnée et bon enfant qui force le respect quand on la mesure à la capacité plutôt modeste du Dock Pullman (1200 places). Les français crient, applaudissent, tremblent pour leurs favoris et font réellement vibrer la scène parisienne, dans un spectacle qui sollicite autant le coeur, les yeux et les oreilles des spectateurs du stream. Les organisateurs et les joueurs eux-mêmes sont les premiers à interagir avec ce public, il n’y a qu’à le voir scander les noms de sOAZ ou de Yellowstar, souvent interviewés par Sjokz, pour s’en convaincre.
Autre élément de la compétition particulièrement réussi cette année, l’équipe anglophone d’analystes et de commentateurs se démarque, tant dans son organisation que dans la pertinence de la vision du jeu qu’ils apportent. Difficile de décoller les yeux de l’écran ou d’aller faire autre chose entre deux parties tant les analyses font désormais partie intégrante de cette expérience des Worlds. On mentionnera tout particulièrement DoA, qui a su apporter une analyse in-game claire et décortiquant avec une efficacité redoutable les stratégies à l’œuvre de chaque équipe. Krepo, également, est un atout, dans sa capacité à décrypter les subtils rapports de force propres à la botlane. Analystes et commentateurs sont venus extrêmement préparés, et à chaque instant, le spectateur peut bénéficier d’une analyse aussi bien rétroactive que proactive. Rivalités entre équipes, mise en contexte, performance de joueurs, champions joués, classement des équipes dans leur ligues respectives, stratégies de picks et bans, points forts et faibles, l’apport informationnel autour de chaque partie est tout simplement gargantuesque. Et avec une tendance marquée aux pronostics, qui rappelle à quel point l’esport s’appréhende par le prisme du commentaire sportif traditionnel, on peut dire que chaque partie s’articule de façon fouillée, autant autour de ce qui s’est passé, de ce qui se passe actuellement, et de ce qui pourrait se passer dans l’avenir immédiat de la compétition. La tâche n’a jamais été simple, et il faut saluer les talents et la pertinence des analyses d’une équipe qui n’hésite pas à inviter des joueurs tels que Tabe afin de nous faire profiter de leur expertise.
De façon générale, la mécanique de ce mondial reste extrêmement bien huilée, et l’on se surprend à regarder les 6 parties quotidiennes avec beaucoup de plaisir et sans une once d’ennui. Riot – l’expérience des années et des multiples mondiaux précédents aidant – maîtrise de toute évidence le tempo de la compétition qui s’orchestre devant nous avec une fluidité accrue. Il faut dire que ces Worlds, regardés à travers le monde par un public toujours plus important, ne sont rien de moins que la vitrine du jeu lui-même et de l’esport en général. Le soin apporté au cast, à l’analyse et à l’organisation elle-même témoignent d’intérêts bien compris de la part de la corporation, mais aussi d’un certain amour du jeu partagé avec le public. Seul point noir, peut-être, jusqu’à maintenant (mis à part un Dock Pullman presque intimiste dans le nombre de places qu’il propose par rapport à l’ampleur de la compétition) : le manque de sérieux avec lequel les commentateurs ont animé la première partie, lors de la première semaine, entre les SKT, grands favoris, et les outsiders, les Bangkok Titans, qui auraient mérité un peu plus de retenue. Et vous, quelle est votre expérience de la compétition jusqu’à maintenant ?
[divider]Présentation de la compétition[/divider]
Le 2015 League of Legends Worlds Championship est un tournoi en deux phases. Tout d’abord quatre phases de poules de quatre équipes où chacune d’entre elle affrontera les autres par deux fois. Les deux premières équipes de chaque poule avancent en quarts de finale où un premier seed affronte obligatoirement un second seed. À partir de là, les matchs sont en trois manches gagnantes, et la première équipe à faire trois victoires accède à la suite de la compétition. Les matchs seront donc en BO5, finale comprise. Ces championnats se déroulent sur la patch 5.18 de League of Legends, MOBA de Riot Games. Les phases de poules sont jouées à Paris, au Dock Pullman (Batiment 137, 50 Avenue du Président Wilson, 93200 La Plaine Saint-Denis, France ), les quarts de finale à Londres au Wembley Arena (Arena Square, Engineers Way, London HA9 0AA, Royaume Uni), les demi finales à Bruxelles au Brussels Expo (Place de Belgique 1, 1020 Ville de Bruxelles, Belgique) et la grande finale à Berlin au Mercedez-Benz Arena (O2-Platz 1, 10243 Berlin, Allemagne).
2015 League of Legends World Championship
Format :
4 Poules de 4 équipes – 2 BO1 entre chaque – Tie Breaker si besoin – Seed #1 et #2 en 1/4 de finale
Quarts de finale -> Finale – Matchs en BO5
Récompenses :
World Champion – $1,000,000 $
Second – $250,000 $
3ème et 4ème – $150,000 $
5ème à 8ème – $75,000 $
9ème à 12ème – $45,000 $
13ème à 16ème – $25,000 $
Lieux :
Dock Pullman – Paris – PoulesWembley Arena – Londres – 1/4
Brussels Expo – Bruxelles – 1/2Mercedez-Benz Arena – Berlin – Finale
Afin de bien présenter l’évènement, Riot Games a préparé durant l’année des reportages sur les légendes de LoL qui auraient du participer à ces championnats ; seul Uzi, la star Chinoise en est absent. Pour bien commencer, voici le premier avec Bjergsen et Faker mis en avant !
Bien entendu Riot n’a pas non plus lésiné sur la hype des Worlds. Beaucoup diront qu’elle est moins forte que l’an passé, mais c’est une touche plus européenne et moins américaine qui a été abordée avec les Pick’em et la musique sobre de Worlds Collide de Nicky Taylor :
[divider]Bracket Final[/divider]
Maintenant que la compétition a atteint sa phase finale, l’arbre éliminatoire en BO5, vous pouvez retrouver tous les résultats dans une petites infographie juste en dessous !
[divider]Phases de Poule[/divider]
Les groupes ont tous été présentés un à un dans un série de quatre article nommé Team to Worlds. Dans cet article vous pourrez retrouver l’évolution des différents groupes et un classement par points, une victoire donnant un point, un défaite 0. Alors tout de suite, les standings !
Groupe AGroupe BGroupe CGroupe D
[divider]Planning de la compétition[/divider]
De la même manière qu’il vous est possible de consulter les scores en regardant les poules, il est également possible de regarder les différents match-ups 1 à 1 via la planning suivant :
[divider]Présentation des équipes et de leur composition[/divider]
Dans cette partie nous vous présentons seulement la nationalité des équipes ainsi que les joueurs qui la constituent. Pour une analyse plus poussée, il vous est conseillé de regarder la série d’articles Team to Worlds.
Ligue/Pays d’origine : LPL – Chine
Joueurs :
Top – Zzitai
Jungle – KaKAO
Mid – Rookie
AD – Kid
Support – Kitties
Sub – Time
Coach : Mafa
Ligue/Pays d’origine : LCK – Corée du Sud
Joueurs :
Top – MaRin
Jungle – bengi
Mid – Faker
AD – Bang
Support – Wolf
Sub – Easyhoon
Coach : KkOma
Ligue/Pays d’origine : LPL – Chine
Joueurs :
Top – Koro1
Jungle – Clearlove
Mid – Pawn
AD – Deft
Support – Meiko
Sub – AmazingJ
Coach : Aaron
Ligue/Pays d’origine : LCK – Corée du Sud
Joueurs :
Top – Smeb
Jungle – Hojin
Mid – KurO
AD – PraY
Support – GorrilA
Sub – Wisdom
Coach : NoFe
Ligue/Pays d’origine : LPL – Chine
Joueurs :
Top – Acorn
Jungle – TBQ
Mid – GODV
AD – Imp
Support – Pyl
Sub – Flame
Coach : FireFox
Ligue/Pays d’origine : LCK – Corée du Sud
Joueurs :
Top – ssumday
Jungle – Score
Mid – Nagne
AD – Arrow
Support – Piccaboo
Sub – Fixer
Coach : Lee Ji-hoon
Ligue/Pays d’origine : EU LCS – Europe
Joueurs :
Top – Huni
Jungle – Reignover
Mid – Febiven
AD – Rekkles
Support – YellOwStaR
Sub – ShLaYa
Coach : Deilor
Ligue/Pays d’origine : NA LCS – États-Unis
Joueurs :
Top – ZionSpartan
Jungle – Xmithie
Mid – Pobelter
AD – Doublelitf
Support – Aphromoo
Sub – HuHi
Coach : Zikzlol
Ligue/Pays d’origine : EU LCS – Europe
Joueurs :
Top – sOAZ
Jungle – Amazing
Mid – xPeke
AD – Niels
Support – Mithy
Sub – Araneae
Coach : Hermit
Ligue/Pays d’origine : NA LCS – États-Unis
Joueurs :
Top – Dyrus
Jungle – Santorin
Mid – Bjergsen
AD – WildTurtle
Support – Lustboy
Sub – Aucun remplaçant
Coach : Locodoco
Ligue/Pays d’origine : NA LCS – États-Unis
Joueurs :
Top – Balls
Jungle – Hai
Mid – Incarnati0n
AD – Sneaky
Support – LemonNation
Sub – Aucun remplaçant
Project Zomboid ou le RPG zombie survival aux possibilités multiples
Tout est dans le titre, Project Zomboid est un jeu axé sur la survie dans un monde post-apocalyptique où dès lors règnent en maîtres les zombies. Pourquoi ? Comment ? Des questions importantes en théorie, mais inutiles en pratique. Car ici, il vous faut rester en vie, coûte que coûte et c’est la seule et unique chose qui compte. Et puisque la survie c’est mieux à deux, nous parlerons ici et nous vous présenterons le mode coopération. Votre serveur privé est configuré ? Allons-y.
[divider]Commençons par le commencement[/divider]
Une fois entré dans votre serveur local par exemple, vous devez créer votre personnage. Ne vous attendez pas à pouvoir le customiser totalement. Vous choisissez votre nom, prénom, sexe, couleur de peau, de cheveux ainsi que vos vêtements (très standards). Vous choisissez ensuite votre métier, vos talents, capacités mais également vos défauts, ou pas. En effet, cette étape n’est pas obligatoire : vous pouvez être sans emploi, sans capacités particulière et sans défauts notables.
Si tout va bien, vous apparaissez au même endroit que votre coéquipier. Si ce n’est pas le cas, tapez Y puis /teleport « nomdevotrecoéquipier » et faites entrer. Vérifiez bien que vous n’êtes pas en god mode, car sinon, le jeu n’a aucun intérêt si vous êtes invincible. Vous pouvez être admin du serveur sans être en god mod. Pour cela, tapez une nouvelle fois Y pour ouvrir la box de commande et de discussion, puis /godmode – false et faites entrer.
Voici quelques indications de bases, mais pour toutes autres informations utiles, je vous invite à taper tout simplement Y puis /help afin de prendre connaissance de toutes les commandes disponibles du jeu.
Vous voilà donc dans un endroit totalement aléatoire de la carte que vous avez choisi. Votre personnage aura très vite faim et soif. Vous ne pouvez donc pas rester indéfiniment là où vous êtes. Vous êtes tout nouveau, alors essayez de rester groupés pendant un certain temps. Il vous faut explorer les environs tout en restant tout de même très vigilant, les zombies peuvent être n’importe où et également dans les maisons dans lesquelles vous allez vous rendre pour chercher des vivres.
Essayez de vous procurer une arme au plus tôt. Attention aux armes à feu, car comme dans la plus part des films et séries sur les zombies, nous savons que ces derniers sont attirés par le bruit : tirez, et vous aurez toute une horde qui vous tombera dessus. En clair, vous pouvez toujours avoir un pistolet dans votre inventaire, mais ne l’utilisez qu’en cas d’extrême urgence. Évitez également de courir, vos pas font du bruit.
Dans un premier temps, une batte de Baseball peut vous dépannez. Trouvez des clous pour en faire une batte cloutée et le tour est joué. Un peu à la Minecraft, le jeu est extrêmement axé crafting, tout autant que sur la survie. N’oubliez pas que c’est un jeu en early access : il manque donc encore quelques petites choses même si en soi, il reste très complet. La difficulté est néanmoins bien présente, mais j’y viendrai.
[divider]Survivez[/divider]
Vous avez tellement à faire, vous n’avez pas idée. Vous aurez toujours quelque chose à faire dans Project Zomboid, et vous ne pouvez pas vous reposer sur vos lauriers. Si vous le faites, votre personnage commencera à s’ennuyer, et vous devrez y remédier assez vite. Tout est susceptible d’impacter votre personnage. Il sera pris de panique en voyant des zombies, il peut se blesser en combattant, en ouvrant une fenêtre, tomber malade, avoir une intoxication alimentaire etc.
Vous devez donc essayer de looter le plus de médicaments possible, histoire de voir venir n’importe quel imprévu. Trouvez des denrées non périssables, de l’eau, car votre personnage s’assoiffe assez vite. Quand vous rentrez dans une maison, vérifiez bien qu’aucun zombie ne s’y trouve. Fermez également les fenêtres si elles ne sont pas cassées ainsi que les rideaux afin que rien ni personne ne puissent vous voir de l’extérieur. C’est après avoir fait tout ceci que vous pouvez enfin explorer la maison et prendre ce dont vous avez besoin.
Si par chance vous trouvez des sacs à dos, n’hésitez pas à les équiper. Vous pourrez alors y mettre des objets et ainsi diviser leur poids. Vous avez cependant une limite à ne pas franchir, c’est à dire que si vous portez trop de poids, vous risquez de vous blesser. Vous serez également plus lent et vous augmenterez ainsi vos risques de mourir.
Les zombies ne sont pas vos seuls ennemis, car vous pouvez également tomber malade et mourir si vous ne vous soignez pas. Même une petite égratignure va vite se transformer en une vive douleur, avec des saignements puis, inévitablement, la mort. Car, ah oui, ne vous méprenez pas, vous allez mourir. Et une fois que vous êtes morts, si votre coéquipier est encore en vie, il peut récupérer tout votre inventaire, s’il a encore assez de place évidemment. Malheureusement, si vous êtes seul, vous perdez tout.
Pire encore et pour cela vous ne pouvez rien y faire, vous perdrez toute l’expérience acquise. Vous repartirez donc avec un tout nouveau personnage, niveau 1. Il faut vous faire une raison, ça vous arrivera très probablement…
Vous avez récupéré des objets, maintenant il faut les stocker. Trouvez vous une maison sûre, sans fenêtres brisées notamment. Rangez, triez, et commencer à vous organiser car le pire reste à venir.
[divider]Craftez[/divider]
Pour avancer dans le jeu et ainsi optimiser au maximum votre expérience, vous devez crafter des objets. Rien de mieux que d’avoir le site PZwiki constamment ouvert pour vous aidez à savoir les composants utiles et précieux à la conception de vos futures créations.
Vous aurez très vite besoin de crafter des objets. Tout d’abord, si l’électricité et l’eau courante sont là dans un premier temps, vous aurez à un moment donné la très mauvaise surprise de constater que la centrale électrique de la ville a vraisemblablement cessé de fonctionner et que l’eau ne sort plus d’aucun tuyau. Vous êtes donc dans le noir total, surtout la nuit, même dans la maison que vous avez doucement commencé à aménager. Vous avez soif et vous n’avez plus d’eau, même dans les toilettes… Vous savez également que vous ne pouvez pas boire n’importe quelle eau sous peine de tomber malade. Oui, les temps sont durs…
Vous devrez donc trouver des solutions très rapidement car beaucoup de problèmes surviendront en même temps. Les zombies semblent être plus nombreux, ce sont maintenant des hordes. Et si l’idée de vous séparer de votre coéquipier afin d’explorer plus de zones vous a traversé l’esprit, sachez que ce n’est pas forcément une très bonne idée… Vous êtes sans cesse attaqués par des zombies, souvent par groupes de 10 et vous, seul(s), aurez du mal à vous en sortir.
Essayez donc d’élaborer des stratégies pour les tuer à deux : par exemple, l’un d’entre vous tourne en rond sans se faire attraper par les zombies, l’autre en attire un et le tue et ainsi de suite. Évidemment, plus on est de fous plus on rit ! Vous pouvez réellement passer un bon moment avec votre serveur local et vos amis en organisant une LAN Project Zomboid.
Vous aurez à votre disposition un nombre assez impressionnant d’objets à crafter à partir d’autres objets. Chaque patch apporte son lot de nouveautés et donc de possibilités. Vous devrez également pêcher et planter des fruits et légumes pour tenter d’être autonome. Comme dit plus haut, si Project Zomboid est encore en early access et ce depuis novembre 2013, la version finale risque bien de nous satisfaire complètement (si elle voit enfin le jour…)
Il y a énormément de choses à faire dans ce jeu ; jeu qui prend d’ailleurs tout son sens en multi-joueur. Ne ragez pas trop si vous mourrez, puisque c’est une des facettes du jeu. Vous pouvez enfin retrouver Project Zomboid sur Steam au prix de 14,99 euros.
Ce sont ces 24 et 25 octobre que se sont déroulées les fameuses demi-finales des championnats de monde de League Of Legends, un événement attendu avec ferveur par la communauté du MOBA de Riot Games, et ce, à plus d’un titre. En effet, l’Europe a tout d’abord eu le plaisir d’accueillir les « Worlds » de cette année, avec des phases de poule à Paris, des quarts de finale à Londres, ainsi qu’une finale à Berlin. Mais avant de louer le nom des heureux gagnants de cette grande finale, il y a tout d’abord eu les demies, qui se sont tenues cette année à Bruxelles. Par ailleurs, et comme pour marquer l’occasion de ces Worlds en Europe, l’affiche de la compétition présentait l’affrontement de deux équipes coréennes face à deux équipes européennes, chose suffisamment rare pour être soulignée. La demi-finale, aussi attendue que redoutée a donc pris place au Palais 12 de Brussels Expo. Après lE3, et les LCS NA, Cleek s’est rendu au premier jour de ces demi-finales des Worlds, et vous livre aujourd’hui son ressenti sur ce grand événement d’eSport.
L’Atomium
[divider]L’emplacement[/divider]
Les demi-finales de ces Worlds se sont donc déroulées au Palais 12 de Brussels Expo, un ensemble de salles immenses accueillant concerts, conférences et événements en tout genre, à 15 minutes de métro de la gare de Bruxelles-Midi et à quelques pas de l’Atomium. Au fur et à mesure de notre avancée, des groupes de personnes ont accompagné notre marche, laissant fuser ici et là des pronostics, des noms de joueurs ainsi que diverses discussions sur la méta actuelle : pas de doute, parmi tous les événements organisés ce jour-là en ce lieu, c’est sans nul doute ces Worlds de League of Legends qui attiraient la foule.
Source Flickr Lolesports
Source Flickr Lolesports
Nous voici donc au Palais 12, à quelques mètres d’un autre bâtiment qui abritait la troupe du « Cirque du Soleil ». Si la salle du Dock Pullman de Paris avait tremblé sous la passion du public français et de ses 1 500 supporters, l’événement belge s’annonçait pour le moins gargantuesque, chose qui fut rapidement vérifiée dès notre entrée dans « l’arène ».
Le devant du bâtiment abritait, comme à l’accoutumée, de nombreux stands pour de boissons et nourritures, tandis que l’intérieur de l’édifice regorgeait de goodies en tout genre, et de cosplayers passionnés, venu pour exposer leurs créations, autant que pour profiter de l’ambiance live des matchs.
Source Flickr Lolesports
La salle était vraiment immense et remplie, malgré sa capacité à accueillir plus de 15 000 personnes. L’agencement du lieu était également assez original, car si l’on a plutôt l’habitude de deux blocs distincts Scène/Public, le Palais 12 deBrussels Expo place la scène au centre de la salle, véritablement à l’image d’un ring de boxe entouré de toutes parts par le public. Cette simple disposition suffisait à créer une ambiance particulière et entre la fosse et les gradins, je pense pouvoir dire que chacun profitait d’une vue très dégagée tout au long de l’événement. Côté photos, c’était toutefois moins évident, étant donné qu’on ne savait jamais de quel côté allaient arriver les équipes qui, elles, étaient disposées face à face dans cette arène géante.
Il est 16h30 et après le pré-show habituel, Origen et SKT T1 entrent en scène, acclamées par le public, tandis que Sjokz présente un à un les joueurs ainsi que leur rôle qu’ils tiennent au sein de leurs équipes respectives. L’Europe attend ces matchs de pied ferme, et malgré un très net soutien pour l’équipe Origen, le public belge n’en reste pas moins amateur de beau jeu et de hype coréenne, comme constaté à l’évocation des noms Faker et MaRin.
[divider]Les demi-finales[/divider]
La plupart des pronostics annonçaient Origen en difficulté face à SKT T1, et Fnatic grands gagnants de la seconde demi-finale face à KOO Tigers. Ce week-end nous a cependant montré que, malgré le parcours exemplaire de l’Europe tout au long de cette saison, la Corée reste une fois encore intouchable et au mieux de sa forme. Les deux demi-finales se sont donc soldées par deux scores 3-0 côté coréens, mais cependant, le public est resté très investi dans le soutien qu’il apportait à l’Europe. Sans toutefois concurrencer la folie du public français, le supporting se voulait chaleureux et constant.
Le public habité par les actions des joueurs, et derrière eux, les différents stands de cast.
Riot avait par ailleurs investi énormément de moyens dans cet événement et plus généralement dans les Worlds, et côté backstage, il était assez impressionnant de voir la multitude de press-room, de régies à n’en plus finir, ainsi que les différents stands d’interviews ou encore de cast. Armés de nos badges presse, il était très agréable de croiser ici et là, au détour d’un couloir, des personnalités que nous ne voyons d’habitude qu’à travers nos écrans. L’équipe et le staff Riot sont agréables et serviables, même si quelque peu bousculés par les enjeux et l’organisation monumentale de la journée.
Une minuscule partie de la régie dans la salle. Le reste était en backstage.
Et comme une image vaut bien un long discours, je vous propose de retrouver ci-dessous quelques photos de ces demi-finales :
Sjokz dit coucou à Cleek !
Une façade d’un bâtiment bruxellois, à la nuit tombée
Un immense GG aux coréens qui ont donc remporté avec brio ces demi-finales, mais aussi à nos équipes européennes pour leur parcours tout au long de ces Worlds. Bye bye Bruxelles !
Petite surprise sur la chaîne Youtube d’Intel avec une mini série en 6 épisodes, baptisée #ExpertMode qui met évidemment en scène des CPU de la marque mais surtout des montages extrêmes, autant en overclocking qu’en modding de châssis.
On sait qu’avec les processeurs versions K, Intel a revu sa position qui jadis « interdisait » l’overclocking et le considérait comme le mal absolu…mais là, on est vraiment dans la surenchère !
Vous allez voir avec ces deux épisodes que niveau modding comme niveau cooling, Intel n’a peur de rien !
Voilà tout de même une initiative bien sympathique qui modifie un peu la perception qu’on a d’Intel en ce moment…et c’était sans doute le but recherché.
DOPE : une comédie dramatique qui va vous faire réfléchir
Même si certains films ne font pas de bruit, qu’ils restent quelque peu tapis dans l’ombre, cela ne vous pas dire pour autant qu’ils sont mauvais, c’est bien souvent tout le contraire. C’est le cas du film DOPE, sorti aux USA en juin 2015. Un peu d’attente pour la France cela étant puisque ce dernier débarquera dans nos salles obscures à compter du 4 novembre prochain. Mais Cleek l’a déjà vu. Pourquoi ? Comment ? Mystère. Nous essayerons donc de ne pas vous spoiler tout en vous donnant envie d’aller au cinéma dès sa sortie.
« Dope », signifie au sens propre du terme « de la merde » pour nos amis anglophones, cependant la langue évoluant, le mot « dope » s’est décliné et a trouvé une autre signification : « c’est top », « c’est cool », « c’est de la bombe ». En soi, un certain jeu de mots pour ce film qui nous parle de drogue, un sujet sérieux traité avec humour qui nous donne un projet vraiment bien amené et surtout bon sur tous les plans. On vous parlera également de la bande son excellente de Dope. Rien d’étonnant quand on sait que ce dernier a été produit par Forest Whitaker et Pharrell Williams.
Histoire de vous plonger un peu dans l’ambiance, voici le trailer de Dope sorti sur Youtube me 17 avril 2015 :
[divider]Synopsis[/divider]
Malcolm est un jeune lycéen vivant dans un des quartiers les plus chaud de Los Angeles, Inglewood. Il aspire à une vie meilleure. Il veut faire des études, décrocher une bourse afin d’aller à l’université, mais pas n’importe laquelle : Harvard. C’est un geek perdu au beau milieu d’un quartier où règne la drogue. Il essaie toujours par tous les moyens de se tenir loin, très loin de ces histoires. Mais une rencontre avec un dealer plus tard, Malcolm et ses deux amis, Diggy et Jib, se retrouvent à une soirée d’anniversaire qui va mal finir.
Comme tout scénario, lui aussi contient un événement perturbateur que le spectateur ne tardera pas à reconnaître. Malcolm, Diggy et Jib se retrouvent mêlés à des affaires de drogues mais tentent par tous les moyens de sortir de là sans égratignure. Ils veulent surtout premièrement, ne pas se faire tuer, et deuxièmement s’ils y arrivent, ne pas laisser de traces. Histoire de ne pas trop spoiler, je m’arrêterai ici et pour vous laisser profiter de toute la trame narrative quand vous irez le voir au cinéma.
[divider]Geeks in the Woods : les protagonistes [/divider]
Shameik Moore, a.k.a Malcolm est le personnage central de Dope. C’est un jeune geek passionné qui se bat pour sortir de son quartier et avoir un brillant avenir. Il travaille dur à l’école, est passionné d’informatique. Ce lycéen est sensible, mature, connaît la réalité des choses et tente de se corriger ses erreurs. L’acteur nous offre une prestation vraiment impressionnante du haut de ses 20 ans. En effet, le rôle de Malcolm est le premier qu’il interprète au cinéma.
Kiersey Clemons a.k.a Diggy est l’amie de Malcolm, lesbienne, son personnage est probablement le plus drôle du film (avec celui de Lily mais je n’en dirais pas plus…). Ce personnage un peu déjanté, il faut bien l’avouer, reste néanmoins celui qui gardera la tête froide tout au long du film. Elle est également celle qui cherche et apporte des solutions quand ces deux compères perdent leur moyen, enfin, la plupart du temps. Elle est solidaire et ne fuit pas face aux problèmes qui vont se succéder tout au long de Dope.
Tony Revolori a.k.a Jib est le troisième membre de cette charmante petite bande. C’est un personnage assez effacé comparé aux autres. Un peu pervers sur les bords, c’est l’âge que voulez-vous. Jib a également ses moments drôles et ses répliques hilarantes mais ne marque malheureusement pas les esprits.
[divider]La bande originale et réalisation[/divider]
Pour rappel, le film est produit par Forest Whitaker, Pharrel Williams ET Sean Combs, a.k.a P Diddy. Autant vous dire que la bande originale est tout simplement géniale. Des musiques rythmées et parfaitement en accord avec les aventures de nos petits geeks en herbe. Pour vous donner une petite idée de ce qui vous attend au niveau des sons présents dans Dope, voici la playlist Youtube ainsi que la tracklist :
1.Rebirth of Slick – Disable Planets
2.Can’t Bring Me Down- Awreeoh
3.The World is Yours – Nas
4.Go Ahead – Awreeoh
5.Rebel Without a Pause – Public Enemy
6.Don’t Get Deleted – Awreeoh
7.Scenario – A Tribe Called Quest
8.Cocaina Shawty – Kap G
9.Poppin’ Off – Watch the Duck
10.The Humpty Dance – Digital Underground
11.New Money – Buddy
12.Hip Hop Hooray – Naughty by Nature
13.Dirty Feeling – LolaWolf
14.Home is Where the Hatred Is – Gil Scott-Heron
15.It’s My Turn Now – Awreeoh
Certes, le rap US n’est pas forcément au goût de tout le monde mais si vous regardez Dope, ne vous attendez pas vraiment à une autre ambiance, bien que le groupe Awreeoh aux influences plus que pop et rock représente une sacrée part de la BO.
Pourquoi faire une partie comprenant à la fois la bande originale et la réalisation ? Tout simplement car elles vont de pair dans Dope. L’une ne va pas sans l’autre et c’est un point très appréciable dans ce film. Les plans de caméras sont géniaux et originaux et retranscrivent complètement l’absurdité de certaines situations. En parlant de situations absurdes, certaines sont vraiment « WTF ?! », à tel point que vous serez sujet à de grosses crises de rires, vous êtes prévenus.
Pour rappel, la sortie française de Dope est prévue en France pour le 4 novembre prochain, ne loupez pas ce film car il vaut vraiment le détour.
Beaucoup de réponse pour cette édition de la config du mois ( plus de 200 ! )
Il fallait faire un tri et nous en avons retenu 5. Par avance, nous sommes conscient que ce tri violent va générer des frustrations et déceptions. Nous allons donc modifier le système pour la prochaine fois afin que toutes les propositions soient accessibles.
En attendant, il fallait choisir pour clarifier et c’est à vous maintenant d’avoir la main parmi ces 5 configurations, laquelle est la plus pertinente ?
Nous vous rappelons donc les bases : un PC seul, sans OS mais monté et expédié pour moins de 1000€.
Evidemment les machines ici croisent entre 980 et 999€ !
La configuration finale retenue se retrouvera entièrement détaillée avec les optimisations éventuelles apportées par la communauté.
[supsystic-price-table id=5]
Pour commencer la machine Shockwave mise directement sur du Skylake en version K avec un chipset Z170.
Cette année, pas besoin d’attendre Noël pour se faire plaisir ! Avec le Shockwave X1, vos désirs prennent réalité : un pc abordable aux caractéristiques alléchantes.
Le boitier Corsair Carbide SPEC-01 propose une tour moyenne à petit prix, tout en gardant suffisamment d’espace pour faire rentrer vos composants sans encombre et avec style. Pour l’alimentation, on reste dans la marque aux 3 Mats, reconnu pour sa fiabilité et sa durabilité.
La Corsair CX600M est une alimentation semi-modulaire de 600 Watt. Son gros plus est la certification 80PLUS Bronze qui vous assure un rendement d’énergie supérieure à 80%, c’est votre facture EDF et l’environnement qui vous seront reconnaissant !
Côté stockage, on peut toujours faire confiance à Western Digital et leurs séries Caviar Blue : Rapide, solide et économique.
Pour la carte mère, nous nous tournons naturellement vers ASUS, le numéro un des fabricants de cartes mères dans le monde. La Z170-K sera parfaite pour recevoir toute la puissance que vous allez lui offrir ! Elle dispose de Slots mémoire DDR4 ainsi que des ports USB 3.0 et un USB 3.1 type C (deux fois plus rapide que le 3.0 et surtout… SURTOUT… ce port est réversible donc facilite d’autant plus le branchement des autres périphériques,, magie !!) et accessoirement tout ce qu’il faut pour le reste de la config.
L’Intel Core i5-6600K va venir s’accoupler avec la mère ASUS pour des performances de pointe, notamment grâce à sa fréquence de 3.5Ghz de base et 3.9Ghz en mode turbo ! Un coût légèrement plus haut pour des prouesses supérieures au modèle précédent, nous disons oui. Le Cooler Master Hyper TX3 EVO sera responsable de garder votre bête au frais. Un prix risible comparé à sa qualité de refroidissement !
Le bateau pirate revient pour vous fournir un kit de 2 x 4Go DDR4 2400Mhz pour une rapidité absolue et un prix abordable. Avec ça, vous n’aurez plus le droit de sortir l’excuse « »je rame » » si vous vous faites tuer par un noob sur Battlefied 4.
Le clou du spectacle : La GTX 960 de Gainward. Cette carte graphique vous permettra de profiter des joies en Full HD de la maison close sur The Witcher 3. Ce beau parallélépipède rectangle noir aura la puissance nécessaire pour faire tourner n’importe quel jeu : pour le plus grand plaisir de vos rétines, avec un rapport qualité/prix excellent : pour le plus grand plaisir de votre porte-monnaie.
Pour résumer, cet ordinateur apportera toutes les garanties qu’un gamer est en droit de réclamer. Sa fluidité et ses performances ne vous laisseront qu’une seule interrogation : pourquoi ce pc était si peu cher ? »
La machine YOSUGA444 est, elle aussi en skylake mais son concepteur a décidé de gratter un peu partout afin de mettre le paquet sur la carte graphique.
Ainsi, une B150 suffira et on se passera du lecteur optique. En Cherchant bien, notre ami arrive donc à nous caler une GTX 970 dans sa config…qui se veut néanmoins, sans SSD, orientée vraiment gaming.
Voici ses explications.
Processeur : efficace, consommation réduite, moins besoin de refroidir.
Carte mère : Chipset B150 mais pas besoin de plus, capable de faire évoluer la config, bon rapport qualité/prix. La Gigabyte GA-B150M-D3H est donc le choix sur ce PC…mais on restera sur du MicroATX
Refroidissement : Le Hyper 212 Evo est pas cher, efficace, silencieux, facile à monter, je continue 😉
Ram : De la DDR4 à petit prix provenant d’un grand constructeur.
Carte graphique : une 970 « pas chère » en attendant les nvidia pascal…il faut donc se servir chez inno3D pour bénéficier d’u bon prix sur la GeForce GTX 970 4GB OC.
Stockage 1 : un grand classique en plus un taux de retour des composants le plus faible de la catégorie : le Western 1To 7200t.
Stockage 2 : pas de SSD de base mais facile à rajouter plus tard.
Lecteur Optique : Franchement, pourquoi faire ? au pire un lecteur DVD externe…
Boitier : Design sobre, filtre anti poussière avant et dessous lavable facilement, silencieux, bon prix, le Cooler Master Silencio 352 fera l’affaire.
Alimentation : avec une base Seasonic et un rapport qualité/prix imbattable, l’alimentation LDLC est effectivement un choix judicieux.
Le concepteur de la config Sev a lui décidé de rester sur du Haswell.
Pour le couple carte mere /CPU, j’ai choisi un i5 4690 couple a une MSI H97 Gaming 3, ce qui suffit largement pour du jeu, l’overclocking étant une option qui coûte assez cher, et qui n’est que rarement utilisée
Pour refroidir tout ça, on rajoute un Cooler Master Hyper T4, qui suffit largement vu que le processeur ne sera pas overclocké.
Afin de jouer dans de bonnes conditions, j’ai pris une MSI R9 380 Gaming 4Go. Les 4Go de VRAM éviteront d’être bloqué sur de gros jeux, et DX12 apportera un gain de puissance non négligeable pour les GPU AMD
Pour la RAM, j’ai pris 2x4Go en DDR3, ce qui suffit largement pour la plupart des gros jeux, mais surtout avec en CAS9.
Pour le stockage, j’ai choisi un Kingston HyperX Fury de 120Go en tant que stockage principal, ayant eu de bons retours sur ce dernier, et surtout ayant des débits tout a fait corrects.
120Go suffisent largement pour installer Windows, et meme rajouter un ou deux gros jeux dessus.
J’ai mis à cote un Western Digital Blue 1To, utilisant ce modèle depuis longtemps, j’en suis particulièrement ravi.
Les 1To permettront d’installer sa bibliothèque steam sans trop craindre d’être a court de place, et même de stocker quelques séries ou films
pour l’alimentation, j’ai pris une Cooler Master G550M, tout d’abord car elle fait 550W, ce qui suffit pour alimenter l’ensemble (AMD recommandant d’avoir une alim 500W pour la 380), ensuite car elle est certifiée 80+ Bronze, et enfin car elle est semi-modulaire, ce qui pour moi est une obligation dans une config a 1000€, car cela permet d’avoir un câble management correct, et donc un meilleur flux d’air.
Pour le boitier, j’ai choisi un Corsair Carbide Spec 01, déjà pour son look, qui permet d’avoir une config avec un aspect gamer, mais sans tomber dans le tuning comme avec le Z11+, et ensuite car ayant déjà monté quelques configs dans ce boitier, j’ai trouve le câble management très bon pour un boitier a ce prix.
La machine Waxou repose elle aussi sur du Skylake, homogène, c’est cependant sa petite alim de 430W qui interpelle…
Boîtier Corsair Carbide 200R choisi car meilleur rapport qualité montage/prix + côté sobre très intéressant pour une config type.
Carte mère Gigabyte GA-Z170-HD3P pour les fonctionnalités BIOS au complet, la robustesse et le SAV de la marque.
Intel Core i5-6400 pour être sur une configuration musclée de dernière génération, accompagné par un BeQuiet Pure Rock qui est le meilleur ventirad de sa catégorie en rapport perfs/silence/qualité/prix.
8 Go (2×4 Go) de RAM DDR4 Kingston pour la fiabilité de leurs RAM et la qualité de fabrication. Carte graphique MSI Radeon R9 380 OC 2Go choisie car sa tranche tarifaire est intéressante par rapport à la concurrence et cela permet d’axer cette config type vers du gaming sérieux à moins de 1000 €.
Disque SSD Kingston HyperX Fury car son prix est vraiment intéressant. 120 Go de quoi installer quelques applications lourdes et des jeux. Seagate 1 To pour le stockage des données, une valeur sûre. Graveur DVD Samsung entrée de gamme qui rentre tout juste dans le budget ! A 25 cts près. Pour alimenter le tout, une BeQuiet Pure Power modulaire de 430W de bonne facture, non surdimensionnée pour la config. Montage intégral chez le revendeur à 49,95 € + 27,95 € de livraison. Total de 998,75 € sans OS.
Lorax tape fort en proposant un i7 Skylake et en plus le 6700.
J’ai voulu faire une configuration moderne disposant d’une base solide pour évoluer et surtout pour s’inscrire dans la durée.
Pour la carte mère, on est sur une excellente Gigabyte H170-HD3 qui permet de disposer de l’essentiel et plus encore.
Le refroidissement sera confié au Be Quiet ! Pure Rock qui est sans conteste le meilleur rapport qualité prix du moment.
Pour le stockage on retrouvera un SSD 120Go Kingston Now V300 couplé à un disque mécanique Western 1To…un bon équilibre.
La partie graphique sera confiée à une MSI R9 380 Gaming 4Go bien plus à l’aise qu’une GTX960
Enfin l’aspect esthétique sera confié à un sobre ( simple ? ) Cooler Master Elite 310 et une Fortron Hyper 600W qui dépasse les 80% d’efficacité…et dispose de 5 ans de garantie.
C’est donc avec une configuration très homogène que nous terminons cette sélection de machines.
Bonjour à tous et bienvenue dans ce huitième épisode de La Dvdthèque, votre rubrique cinéma sur Cleek ! Comme toujours, nous allons vous présenter un film déjà sorti au cinéma et dont vous pouvez faire l’acquisition en DVD ou Blu-Ray pour compléter votre Dvdthèque geek. Analyse, présentation, synopsis, musique et extraits continuent d’égayer votre lecture de La Dvdthèque, pour un contenu garanti sans spoilers.
Le 11 novembre prochain sortira le dernier James Bond, Spectre. Sa sortie, très attendue, en fait probablement un des films les plus anticipés de l’année. À tel point que le vol du scénario, à la suite du piratage des studios de Sony en décembre dernier, supposément commis par la Corée du Nord, a obligé l’équipe du tournage à changer drastiquement l’intrigue, dans une série d’évènements au cours de laquelle la fiction a semblé, un instant, rattraper la réalité. L’occasion, pour nous, d’entamer un nouveau cycle, dans la Dvdthèque, qui sera consacré à ce genre si particulier : le film d’espionnage.
Sous-genre du cinéma d’action, le genre du film d’espionnage regroupe des titres aussi variés que la série des James Bond, La Vie des Autres, The Constant Gardener, L’Affaire Cicéron, L’Étau, Munich, ou encore la série des Mission : Impossible. Comme on peut le déduire de la variété de titres ci-dessus, le film d’espionnage peut tout aussi bien être tout en muscles, ou tout en cellules grises. Rappelez-vous, la dernière fois, nous avions évoqué le film La Taupe, adapté du roman éponyme de l’ex-espion John Le Carré, un film sombre, complexe, situé en pleine Guerre Froide et tiré de l’expérience personnelle des services secrets de son auteur. Le film du jour, s’il est sorti au cinéma en 2012, partage avec La Taupe le fait d’être situé dans une époque antérieure à la nôtre, et plus particulièrement lors de la crise des otages américains en Iran, au début des années 80. J’ai nommé Argo.
[divider]Argo[/divider]
Genre : Film d’espionnage Durée : 120 minutes Titre original : Argo Musique : Alexandre Desplat
Distribution : Ben Affleck (Armageddon, Pearl Harbor, Gone Girl), Bryan Cranston (Drive, Malcolm, Breaking Bad), Alan Arkin (Bienvenue à Gattaca, Little Miss Sunshine), John Goodman (Barton Fink, The Big Lebowski, The Artist) Réalisation : Ben Affleck
Sortie : 2012 Pays : États-Unis Récompense notable : Oscar du Meilleur film en 2013
[divider]Synopsis[/divider]
Le 4 novembre 1979, des activistes iraniens pénètrent au sein de l’ambassade des États-Unis à Téhéran et prennent les diplomates présents en otage, pour protester contre les soins apportés par Washington à l’ancien dirigeant iranien, le shah Mohammad Reza Pahlavi, contraint à l’exil par la révolution iranienne de 1979 et protégé par ses alliés américains. Six d’entre eux parviennent à s’échapper et se réfugient chez l’ambassadeur canadien. En plein cœur de la crise diplomatique qui s’ensuit, la CIA souhaite exfiltrer ces 6 ressortissants, mais comment procéder ? Pendant que les services secrets réfléchissent à une idée, pour pénétrer et quitter ce pays sous très haute surveillance, les iraniens finissent par se rendre compte que six otages leur ont filé entre les doigts. C’est donc une course contre la montre qui s’engage, quand, soudain, les Américains ont une idée, une idée si folle, si saugrenue, qu’elle pourrait bien fonctionner. Monter un film bidon, et envoyer l’équipe de tournage en Iran, récupérant les six otages au passage…
C’est la meilleure mauvaise idée qu’on ait eue, chef. Et de loin.
D’accord, donc vous avez six personnes qui se planquent dans une ville de quoi, 4 millions d’habitants, qui chantent « Mort à l’Amérique » toute la sainte journée. Tu veux créer un film de toutes pièces en une semaine, mentir à Hollywood, la plus grosse ville de menteurs qui soit. Après, tu veux faire entrer en douce l’agent 007, là, dans un pays qui voudrait tremper sa tartine dans le sang de la CIA au petit-déjeuner, et vous allez prendre la poudre d’escampette façon Brady Brunch dans la ville la plus surveillée du monde ?
– Et passer sous le nez des centaines de soldats de l’aéroport, ouais.
– D’accord. Très bien, mais faut que je te dise un truc. J’ai vu des missions suicide dans l’armée qui avaient plus de chances de réussir que la vôtre.
[divider]L’intérêt du film[/divider]
Argo est un film d’espionnage un peu à part, à mi-chemin entre la comédie hollywoodienne, en ce qui concerne la première partie du film, et le film d’action, pour les scènes se déroulant en Iran. Réaliste et haletant, le suspense, lié à la réussite (ou non) de la périlleuse mission d’exfiltration des otages, est entrecoupé de scènes humoristiques permettant de soulager quelque peu la tension du film et… de se moquer assez généreusement des travers Hollywood. « Argo », le faux film de science-fiction devant se passer en Iran, permet une mise en abyme et un parallèle intéressant avec le travail d’agent secret qui, sur le terrain, doit être capable de jouer un rôle avec conviction. Dans une interview accordée au Figaro fin 2012, Ben Affleck s’accorde à dire que le caractère saugrenu mais historique du récit est justement ce qui a permis de rendre le film si plausible aux yeux du public, mais aussi si intéressant à tourner.
Argo renouvelle efficacement le genre tout en respectant les codes fondamentaux du film d’espionnage : mission dangereuse, agent solitaire, mâle et occidental, envoyé en première ligne, répondant aux prérogatives pragmatiques d’un commandement parfois embourbé dans la politique. Loin des explosions et des tirs d’armes automatiques de rigueur, Argo dose ses scènes d’action avec une parcimonieuse efficacité. Sa grande réussite, cependant, et lorsqu’on le compare à ses confrères de blockbusters, c’est d’avoir réussi à rendre ses personnages humains et attachants – du côté des otages comme de celui de l’agent de la CIA -, ce qui contribue à rendre le suspense particulièrement prenant. Et bien que le film se base sur une histoire vraie, il ne faut pas nier au film des qualités d’écriture et de scénario indéniable : c’est un véritable travail de dramatisation et de mise en scène qui a été effectué. Si le film prend par moments ses distances avec l’exactitude du déroulement des faits, c’est justement parce que sa teneur documentaire se relativise à l’aune des nécessités de scénarisation de l’intrigue.
Argo vaut réellement le détour : bien filmé, bien rythmé, et avec une réelle maîtrise de son suspense, il s’inscrit dans la longue lignée des films d’espionnage et des films historiques tout en amenant une veine réaliste rafraîchissante et joliment nuancée d’une juste dramatisation. Oscar du meilleur film en 2013, Argo annonce la montée en puissance d’un réalisateur talentueux en la personne de Ben Affleck, que nous retrouverons avec plaisir en 2017 pour le film Batman.
[divider]Musique[/divider]
Belles tonalités orientales et rythme propre à entretenir le suspense dans cet extrait musical signé Alexandre Desplat.
League of Legends World Championship : les interviews
Flame en interview vidéo !
Dans le but de vous apporter une couverture de l’évènement la plus complète possible, nos rédacteurs sont partis la semaine dernière aux 2015 League of Legends World Championship. À l’occasion de ce déplacement, ils ont réalisé des interviews rapides pour Twitter et de plus longues qui sortiront au fur et à mesure. Pour le moment, vous pouvez retrouver l’interview écrite du midlaner des paiN Gaming : Kami, du carry AD de EDward Gaming : Deft, du toplaner de LGD Gaming : Flame, et du remplaçant/coach de Origen : Aranae
Alvar « Araneae » Martin Aleña remplaçant pour Origen :
Merci de nous accorder du temps pour cette interview Araneae, et avant toute chose je tiens à te féliciter pour ta qualification avec Origen pour les quarts de finale. Que penses-tu de ce résultat et comment penses-tu que cela va se dérouler lors de ces quarts ?
Araneae : Je pense que c’est une bonne chose que l’équipe se soit qualifiée, on est venus avec 50 à 60 % de chances de passer, mais on a fait une super première semaine avec un 3-0 et ensuite, cette semaine ça n’a pas été si bien que ça, essentiellement à cause du format proposé. Avoir deux matchs consécutifs, on a joué à 15h contre LGD et ensuite à 16h contre Kt, je pense que ce ne sont pas les meilleurs horaires pour l’esport, surtout si on joue contre des équipes différentes, mais on a quand même réussi à arriver deuxième du groupe, et maintenant on a plus qu’à attendre demain pour voir qui nous allons affronter en quarts de finale. Le mental de l’équipe est bon, ils se sentent bien, certains ne sont peut-être pas si bien, un peu démotivés, mais je pense que lorsqu’ils arriveront dans leur chambre demain ils seront tous heureux de s’être qualifiés, on va peut être même fêter la qualification. C’est le bon moment à mon avis, il y a une équipe européenne assurée en quarts. C’est la première, peut-être que Fnatic nous rejoindra demain. Je pense que ce sera difficile, à plus forte raison si l’on affronte SKT, mais si on tombe contre Flash Wolves ou le premier du groupe de demain tout ira bien, mais je pense vraiment que SKT pourrait être le match-up le plus dur.
Tu es le premier remplaçant pour Origen aux Worlds, comment es-tu arrivé à cette position dans l’équipe ?
Araneae : Eh bien, le fait est que Peke avait besoin de remplaçants, Peke est un très bon ami et ils nous a donc demandé à Cyanide et moi d’être remplaçants, et lorsqu’on est arrivés ici j’avais un peu plus de temps que Cyanide car Cyanide devait beaucoup stream et j’ai donc dit à Peke que je pouvais aller n’importe où, c’est pourquoi je suis venu. Et même si je pense qu’après tout je ne jouerai aucune partie, j’essaie simplement d’aider au niveau du coaching car j’étais par le passé le coach de Peke et sOAZ et du coup je sais comment ils pensent, comment ils se comportent et comment se comporter avec eux, car je suis ami avec Peke et sOAZ depuis 4 ou 5 ans, avec Amazing environ 3 ans, et avec Alphonso 3 ans aussi. Je connais donc presque tous les joueurs – à part Niels – depuis longtemps, et donc même si je suis le remplaçant, j’essaie d’aider au coaching et à l’analyse des parties, de les aider et de les motiver de mon mieux.
Ok, et du coup quelles ont été tes parties préférées ces derniers jours, il y a eu beaucoup de parties à sensations, d’autres sans, laquelle as-tu préféré ?
Araneae : Tu veux dire dans tous les championnats du monde ou seulement de notre groupe ?
De ton groupe.
Araneae : Je pense que la partie que nous avons gagnée contre TSM a été celle que j’ai préférée parce que dans les deux autres parties contre LGD et KT, les joueurs n’étaient pas du tout concentrés. À plusieurs moment des parties ils étaient comme absents si je puis dire, vraiment pas concentrés sur la partie, et ne parlaient pas autant qu’ils en ont l’habitude. Je pense donc que la première partie qu’on a jouée aujourd’hui a été la seule bonne partie, et c’est donc ma game favorite.
Si tu avais quelque chose à dire à propos du public ici en France, quelle serait la première chose qui te traverserait l’esprit ?
Araneae : Fous ! Comme je le dit à tout le monde, les publics espagnol et français sont sûrement deux des meilleurs au monde car on est toujours à fond, toujours à vibrer avec les joueurs, et je pense que c’est fou de voir qu’à chaque fois que Origen monte sur scène je me rends compte à quel point ils sont dingues d’eux. Je pense que c’est un super public.
À propos de ces Worlds, selon toi, quelle équipe est la meilleure actuellement, et a le plus de chances de gagner ces Worlds ?
Araneae : Je pense que les favoris sont SKT, ils ont montré qu’ils étaient bons et qu’ils étaient forts sur toutes les lanes, et stratégiquement il sont vraiment très bons. Je pense donc que ce sont les grands favoris pour le tournoi, et j’espère donc qu’on ne va pas les rencontrer en quarts de finale.
Tu penses que ton équipe a une chance de les battre dans une game voire dans un BO5 ?
Araneae : Eh bien, quand je suis arrivé ici je pensais que les équipes chinoises et coréennes seraient vraiment loin devant en terme de metagame, vraiment devant l’Europe et les autres, mais je pense que la métagame actuelle ne leur permet pas d’être tant devant. On l’a montré dans les jours précédents en battant Kt et LGD, et quand les équipes européennes et américaines ont battu les équipes coréennes et chinoises. Je pense donc que l’écart entre les équipes de l’ouest et de l’est n’est pas si grand, pas autant que l’an passé. L’an dernier la différence était si grande que lorsque j’étais coach de Fnatic et qu’on faisait des scrims contre Samsung White, les games n’étaient même pas équitables, ils étaient loin devant nous au niveau du contrôle, de la macro, de la micro, de tout. Je suis sûr que ces worlds sont l’un des worlds où l’Europe et les équipes de l’ouest ont le plus de chances de battre ces équipes de l’est, et même si je ne peux pas dire que l’on va peut battre SKT, je pense qu’on serait capable de les pousser à se battre à fond.
Ce sont donc tes worlds préférés, ou il y en a-t-il d’autre au dessus pour toi ?
Araneae : Je pense que je suis un grand fan de ceux de saison 2, saison 1 et saison 3, vraiment les premiers. Je pense que ceux en saison 2 étaient géniaux, au niveau du format et de part le fait qu’ils ont mis pour la première fois 1 million de dollars dans l’eSport. Les équipes étaient aussi très appréciées, il y avait les joueurs de l’avant-garde, je pense que ceux de la saison 2 sont mes préférés. Je dirais qu’après ceux-là, je n’ai pas vraiment apprécié ceux de la saison 4, à cause de l’énorme différence de niveau entre les équipe de l’est et de l’ouest. Ceux-ci sont de super worlds à regarder pour les fans et les spectateurs, a fortiori car ça se passe en Europe. Et en plus on peut voir que les équipes de l’ouest sont très proches de celle de l’est en terme de niveau, et c’est vraiment super pour elles.
Toujours à propos des worlds, de quoi es-tu le plus déçu ?
Araneae : L’équipe la plus décevante des worlds ? Je vais dire LGD. Avant que je n’arrive ici, je regardais la LPL, et je pensais que LGD seraient les plus forts de notre groupe, et qu’ils termineraient premiers. Après avoir perdu contre nous, ils ont été en-dessous de leur niveau, ils n’était pas dans le bon état d’esprit, leur phase de draft n’était pas bonne, leur mentalité non plus, ils étaient durs les uns envers les autres, ce n’étaient pas la meilleure chose. Je pense aussi, même si Fnatic va se qualifier, que la première semaine de Fnatic se solderait par un 3-0, car ils avaient l’air monstrueux en scrims, monstrueux en LCS et je pensais donc que Fnatic finirait 3-0 puis 6-0 en groupe. Et quand j’ai vu le 1-2, j’ai trouvé ça décevant, mais je crois quand même en eux, et je pense que mon bon vieux Rekkles va les emmener en quarts de finale.
Si tu devais nommer un champion qui n’a pas été encore été pris dans ces worlds, lequel serait-ce et pourquoi ?
Araneae : C’est une question difficile. Je ne sais pas vraiment, à mon avis il y a plusieurs picks que j’appellerais « surprise », que les joueurs pourraient prendre et qui seraient marrants à voir. Je pense que l’un des picks que l’on verra beaucoup par la suite, en quarts et en demi-finale, sera Tahm Kench. Tahm Kench est un pick qui s’adapte à beaucoup d’équipes, je pense qu’il a un grand potentiel. On verra aussi de plus en plus Shen, car comme on l’a vu pendant cette phase de groupes, il y a beaucoup de choses à faire avec le double téléport et autres globals, et Shen donne offre beaucoup de possibilités à son équipe pour ce genre de composition. Et on verra aussi, enfin j’espère car ce sont des champions que j’aime beaucoup, et qui pourraient fonctionner, Karthus, à cause de son ultime, de ses dégâts, et par le fait qu’on a des lanes vraiment passives, et qu’il peut donc farmer facilement et faire beaucoup de dégâts. Et également un champion dont je suis fan et qu’on en voit pas beaucoup, Zac, et avec les précédents buffs qu’il a eu, je pense qu’on pourrait peut-être le voir.
Merci beaucoup pour cette interview, si tu as quelque chose à ajouter pour tes fans français et pour le public, fais-toi plaisir.
Araneae : Merci à tous les fans fraçais, et à tous les fans à travers le monde qui supportent Origen. Et plus encore à ceux étant derrière nous dans ce tournoi car ça va être difficile, mais on a le pouvoir de l’Europe. Merci pour tout.
À une prochaine fois.
Araneae : À la prochaine.
Lee « Flame » Ho-Jong, toplaner de LGD Gaming :
Bonjour Flame et merci d’avoir pris le temps de nous accorder cette petite interview pour Cleek. Tout d’abord, c’était des Worlds assez compliqués pour LGD, tu t’es retrouvé à jouer pour eux cette semaine, quel a été ton ressenti sur ces trois parties ?
Flame : C’était un peu compliqué au début, quand j’ai décidé de jouer sur ces trois parties, mes coéquipiers ne pensaient pas qu’on pouvait atteindre les quarts de finale, mais j’ai essayé de les encourager, en leur disant qu’on pouvait encore y arriver, et aller en quarts de finale. Même si, au début, ils ne me faisaient pas confiance, au fur et à mesure qu’on jouait, j’ai continué à leur dire qu’on pouvait encore gagner, ils ont finalement commencé à me faire confiance, et on a pu gagner les deux dernières parties.
Tu as joué deux fois Darius, si je me souviens bien, et une fois Olaf, pourquoi as-tu joué ces champions et non pas Singed comme tu l’as fait pour CJ Entus ?
Flame : Je n’avais que quelques jours pour me préparer pour ces Worlds, dont deux ou trois jours de scrim, si on avait eu plus de temps, j’aurais pu jouer d’autres champions. Mais à cause de ce délai, j’ai dû choisir des champions dont on sait qu’ils sont bons dans cette méta et ce patch, c’est pourquoi je me suis concentré sur des champions tels que Darius, Olaf ou Fiora. Et je suis content d’avoir réussi à obtenir de bons résultats sur ces champions.
Dans ta game contre Origen, tu as très bien joué contre sOAZ, est-tu content d’avoir eu autant de kills et un aussi bon jeu contre sOAZ, qui est considéré comme étant l’un des meilleurs tops du monde ?
Flame : Je suis d’accord sur le fait que sOAZ est l’un des meilleurs tops du monde, mais je joue aussi à ce jeu depuis assez longtemps, et je pense que j’ai eu beaucoup de chance de gagner ma lane et cette partie.
Revenons un peu à toi, tu étais célèbre en Corée pour ton jeu sur la toplane, mais aussi pour ton visage, si j’ose dire. Penses-tu être toujours l’un des meilleurs joueurs coréens, et aussi l’un des plus beaux, avec peut-être KaKAO ?
Flame : Je ne sais pas trop pour mon talent, mais je pense que j’ai toujours beaucoup d’allure. (Je plaisante, bien sûr !) J’essaie de faire de mon mieux, autant qu’il m’est possible de le faire, c’est au public de décider si j’ai bien joué et de jauger mon apparence.
D’accord, maintenant, venons-en au public, quel est ton ressenti sur ce public français et sur ces Worlds en France, est-ce que tu trouves qu’il encourage toutes les équipes ou juste les équipes européennes et nord-amércaines ?
Flame : J’ai beaucoup aimé ce public français, je trouve qu’il diffuse une énergie très positive, et même si, effectivement, le public occidental encourage parfois plus spécifiquement certaines équipes, il encourage aussi l’équipe adverse lorsqu’elle fait une belle action. J’ai vraiment aimé jouer devant ce public.
Ton équipe n’est plus en course mais il reste des équipes chinoises et coréennes en compétition, qui soutiens-tu pour la suite de ces Worlds ?
Flame :Comme je suis coréen, je suis pour les équipes coréennes, mais comme je joue actuellement dans la ligue chinoise, donc je suis aussi pour les chinois. Et maintenant que je suis ici, je me suis aussi attaché aux équipes européennes, donc je soutiens tout le monde !
Voilà qui te ressemble bien, dernière question : à ton avis, qui va gagner ces Worlds ?
Flame : Je pense que SKT va gagner.
Merci beaucoup, si tu veux dire quoi que ce soit à ton public français, c’est le moment.
Flame : J’ai vraiment beaucoup aimé mon séjour à Paris, je vais peut-être revenir à l’avenir, dans le cadre d’un tournoi ou peut-être dans le cadre d’un voyage personnel, mais en tout cas, j’aimerais beaucoup revoir Paris. Merci beaucoup de m’avoir encouragé !
Kim « Deft » Hyuk-kyu, carry ad de EDward Gaming :
Interview succincte de Deft après leur deuxième place en poule
Et pour ceux qui n’ont pas envie ou ne peuvent pas voir la vidéo, voici la version écrite de cette interview :
Tout d’abord, quel a été ton ressenti sur votre match aujourd’hui, plus particulièrement celui contre SKT, qui était vraiment difficile, où tu jouais Kalista et où Faker jouait Ryze, c’était une game difficile car il pouvait te tomber dessus à tout moment ? Quelle était la stratégie pour gérer le match et effectuer vos rotations afin de ne pas concéder de kills ?
Deft : Mon ressenti, c’est que je voulais vraiment battre SKT aujourd’hui, puisqu’on a perdu contre eux la dernière fois, mais nous n’en avons pas été capables et c’est décevant. En nous engageant dans cette partie contre SKT, j’ai choisi Kalista, qui est un très bon champion pour lane swap et a un très bon early game, je peux faire plein de choses avec Kalista, mais je n’ai pas pu le montrer. Et c’est pourquoi dans le late game le Ryze de Faker a vraiment pu prendre l’avantage contre Kalista, ce qui nous a mis dans une situation délicate.
D’accord, et quant à ton autre partie aujourd’hui, où tu as joué Lucian, et où tu as pris le premier sang contre les Bangkok Titans, c’était un peu compliqué car BKT avait l’early game mais vous étiez plus forts dans les teamfights. Comment as-tu réussi à gérer une Jinx qui a failli prendre un pentakill à l’inhibiteur ?
Deft : Quand on a commencé la game contre BKT, on était encore sous le coup de notre défaite contre SKT, on n’était pas du tout dans un bon état d’esprit, et j’ai pris Lucian parce que je voulais un champion fort en phase de lane. Je ne me suis pas particulièrement entraîné sur Lucian mais je l’ai pris quand même, dans cet état d’esprit qui était le nôtre à ce moment-là. La phase de lane s’est bien passée, mais, au niveau de l’équipe, nous avons commis de nombreuses erreurs. Cette Jinx était forte et nous a inquiétés, mais après ce teamfight décisif, nous savions que nous pouvions gagner.
Dernière question, que penses-tu du public français ? Est-ce un bon public et vous encourage-t-il suffisamment pendant vos parties ?
Deft : Dans cette phase de poules, nous sommes dans le même groupe qu’SKT et le public prend clairement partie pour eux, ce qui nous fait un peu bizarre.
Gabriel «Kami »Santos Bohm, midlaner de paiN Gaming :
Interview réalisée pour Twitter
Bonjour, ici Obodrel pour Cleek.fr, je suis avec Kami, et nous allons parler de ses parties d’aujourd’hui et de son expérience des Worlds en général. Donc tout d’abord, bonjour, qu’est-ce que ça fait d’être en France avec ce super public ?
Kami : Je suis super content, c’est la deuxième fois que je viens en France, j’étais déjà venu mais je n’étais pas sorti de l’aéroport. Le public a été génial, on a rencontré les fans et ils m’ont encouragé en me disant « Allez-y les gars, vous pouvez le faire ! », donc ça nous a vraiment encouragés et aidés pendant ce championnat, merci beaucoup.
Vous avez failli gagner aujourd’hui contre les Flash Wolves, comment vous vous sentiez après cette partie car si vous l’aviez gagné, vous auriez pu prétendre à la qualification ?
Kami : Je pense que ça aurait vraiment changé la donne du groupe si nous avions remporté cette partie, c’était serré et ça a été dur de digérer cette défaite car nous y étions presque et, finalement, ça ne s’est pas fait. On s’est réunis après avec l’équipe et on s’est remotivés en se disant que ça n’était pas fini et qu’on pouvait encore faire de belles choses. Donc je suis content parce qu’on s’est serrés les coudes et on a réussi à battre CLG donc finalement, c’était bien.
Oui et c’était une très belle victoire avec Twisted Fate au mid et brTT sur Draven, comment s’est passé la prise de décision pendant cette partie, parce qu’on a vu de très belles rotations qui n’étaient pas aussi finement exécutées pendant vos parties précédentes. Comment avez-vous réussi à jouer ainsi ?
Kami : Je pense que ça s’est joué à l’esprit d’équipe qui régnait avant cette partie, on s’est dit « On va faire de notre mieux et on va y arriver ». On a réussi à avoir nos picks de prédilection avec Twisted Fate, Draven contre Vayne, on a pu jouer ce qu’on voulait et on a réussi à mettre Mylon sur Gangplank, il aime beaucoup ce champion également. Je pense qu’on a mis une pression globale, et j’imagine que c’était plus facile pour nous, on a l’habitude de jouer comme ça.
Et surtout pour toi, au mid, comment as-tu joué contre cette Morgana, qui contre bien Twisted Fate, notamment avec son bouclier, comment as-tu réussi à la tuer pendant la phase de lane pour ensuite monter en puissance sur les autres lanes ?
Kami : Honnêtement, en choisissant Twisted Fate, je me préoccupais moins de ma lane que d’aider mon équipe, pour leur donner l’avantage et prendre de l’avance. Donc je ne suis pas inquiété de ce qu’ils prenaient en face, j’allais juste prendre des bottes et faire mon ultime quelque part sur la carte. C’était le plan, et ça a bien marché donc je ne me suis pas trop attardé sur ma lane.
Si nous repensons à la semaine dernière, où vous avez réussi à battre Flash Wolves, qu’est-ce qui a changé cette semaine ? Qu’avez-vous fait pour surmonter vos difficultés et mieux jouer ?
Kami : On a fait beaucoup de scrims, et on a essayé de nouvelles stratégies contre ces équipes. Contre les Koo Tigers, on savait que ça allait être dur, ils ont beaucoup d’expérience, donc on a décidé de laisser Mordekaiser open, et on avait un plan contre Mordekaiser, qui n’a pas vraiment marché mais au moins, on a essayé. On avait des stratégies contre chaque équipe, ça a marché contre CLG et plus ou moins marché contre les FlashWolves, on a juste perdu un teamfight sur une mauvaise prise de décision, mais c’est justement là-dessus qu’on doit s’améliorer.
Oui, c’était une partie de folie, tout le public criait, pendant que vous étiez au mid tout le monde criait pour que vous retourniez à la base. J’ai une autre question, qui a plus à trait au fait d’être une WildCard : vous avez vraiment fait une belle performance et vous avez vraiment fait honneur aux WildCards, qu’est-ce que tu penses de ça ?
Kami : On est très contents de représenter notre région, et je pense que le Brésil est en train de monter très rapidement, KaBuM! l’année dernière a réussi à battre Alliance, on a réussi à monter notre version des LCS cette année, ce qui nous a beaucoup aidés à nous améliorer. Et je pense que les gens ne peuvent plus ignorer cette région, et il est probable que l’on voie de plus en plus souvent le Brésil aux championnats du monde.
As-tu quelque chose à dire aux fans français et brésiliens ?
Kami : Je veux juste vous dire que ce qu’on fait, on le fait pour vous, merci à tous pour votre soutien, c’est un honneur d’être parmi vous avec ce niveau de soutien, et le public français a été incroyable. Vous êtes présents pendant les parties, après les parties, pendant les rencontres avec les fans, on a beaucoup discuté, vous êtes vraiment un public super, merci beaucoup.
Pour finir, qui a le meilleur public, le Brésil ou la France ?
Kami : Oulà, je ne peux pas répondre à cette question, l’un des deux va me tuer et je vais devoir me téléporter pour m’en sortir.
Merci beaucoup, j’espère que vous allez faire une belle saison avec paiN gaming et qu’on vous reverra aux Worlds l’année prochaine.
Les nuits se font fraîches, les arbres revêtent leur plus belle teinte de rouge et les journaux nous bassinent avec le changement d’heure (mais au fait, on perd ou on gagne une heure de sommeil ?) : pas de doute, Halloween approche à grands pas. Chez Cleek, on vous prépare deux numéros spéciaux de Des Cleeks et des Claques sur ces jeux vidéo et ces films qui nous ont fichu les jetons. Bien que l’on fasse la part belle au 7e et au 10e art, entre nous, communauté de lecteurs avertis, on sait bien à quel point les livres sont loin d’être en reste, côté Chair de poule et suspense au fil des pages. Pour réparer cette injustice, et rendre hommage au genre-roi de l’imagination (ça tombe bien, quelque chose me dit que cette dernière joue un rôle non négligeable dans cette émotion si particulière qu’est la peur), Cleek vous propose la liste des classiques à (re)visiter au soir du 31 octobre, pendant que les gamins du quartier s’échineront sur votre sonnette, loin de se douter, pauvres petits anges naïfs, que vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil préféré, au coin du feu, en train de manger tous les bonbons de la maisonnée.
Mais au fait, pourquoi lire des classiques, et pas le dernier roman de zombie à la mode ? Est-ce par élitisme littéraire ? Un choix complètement aléatoire ? Idéologie ? Rien de tout ça, braves gens, nous allons simplement procéder, entre lecteurs, à la démonstration suivante : lorsqu’il s’agit de fiche la frousse au public, le cinéma et le jeu vidéo n’ont (presque) rien inventé. Les ficelles de la peur, c’est le roman qui, en premier, les a subtilement tissées, et les arts de l’animation, s’ils ont leurs propres mécanismes, reposent encore sur des idées qui leur sont bien antérieures. Nous exclurons donc tout le folklore et autres vampires en tout genre qui ont pris le pas sur cette fête d’Halloween pour nous concentrer sur l’essentiel : la peur. (Et comment la créer.)
[divider]Le Malaise[/divider]
Plus subtil et plus désincarné que l’horreur directe, certains romans noirs n’aspirent pas à nous effrayer mais instillent cependant un sentiment de malaise diffus, comme une pénombre persistante traversant le roman et gagnant graduellement le lecteur. Le résultat est parfois une peur sourde, tapie dans les recoins les plus sombres de notre imagination, mais non moins efficace.
L’Empire des Loups, de Jean-Christophe Grangé (2003) : Quatrième roman de Grangé après Le Vol des Cigognes, Les Rivières Pourpres et Le Concile de Pierre, L’Empire des Loups est un thriller à la fois passionnant et profondément dérangeant, tant dans les thématiques qu’il aborde (mafia, neurologie et chirurgie esthétique sont au rendez-vous, dans un cocktail cauchemardesque) que dans les aventures de l’héroïne, Anna, que l’on suit sans jamais savoir où ses pas la mèneront. Il règne dans ce roman un climat d’incertitude persistant, qui flirte avec l’horreur, et le talent de Grangé pour le suspense et l’écriture fait que l’on « glisse » vers la peur plus qu’on n’y bascule : de façon insidieuse, et remarquablement efficace.
Dix Petits Nègres, d’Agatha Christie (1939) : Si vous pensiez que les films d’horreur avaient l’apanage des situations en huis clos où les personnages se font méticuleusement éliminer tout en entendant une comptine d’enfant revenir, de façon aussi récurrente que flippante, détrompez-vous. Agatha Christie le faisait déjà en 1939, dans ce roman où dix personnes sont invitées par un mystérieux inconnu sur une île, coupée du monde. Arrivées sur place, cependant, point d’hôte, mais un enregistrement qui leur annonce un bien funeste sort… Où se cache le tueur en série ? Personne ne peut quitter ni approcher de l’île. Dix Petits Nègres est un roman à part dans la bibliographie de la célèbre romancière, et la réussite du livre tient notamment au malaise et à la peur, communicatifs, que ressentent les personnages. À lire absolument.
Dix petits Nègres s’en allèrent dîner.
L’un d’eux s’étrangla et il n’en resta plus que
Neuf.
Neuf petits Nègres veillèrent très tard.
L’un d’eux oublia de se réveiller et il n’en resta plus que
Huit.
Huit petits Nègres voyagèrent dans le Devon.
L’un d’eux voulut y demeurer et il n’en resta plus que
Sept.
Sept petits Nègres cassèrent du bois avec une hachette.
Un se coupa en deux et il n’en resta plus que
Six
Six petits Nègres jouèrent avec une ruche.
Un bourdon piqua l’un d’eux et il n’en resta plus que
Cinq.
Cinq petits Nègres étudièrent le droit.
L’un d’eux devint avocat et il n’en resta plus que
Quatre.
Quatre petits Nègres s’en allèrent en mer.
Un hareng saur avala l’un d’eux et il n’en resta plus que
Trois.
Trois petits Nègres se promenèrent au zoo.
Un gros ours en étouffa un et il n’en resta plus que
Deux.
Deux petits Nègres s’assirent au soleil.
L’un d’eux fut grillé et il n’en resta plus que
Un.
Un petit Nègre se trouva tout seul.
Il alla se pendre et il n’en resta plus
Aucun.
[divider]L’Épouvante[/divider]
Si le malaise est trop gentillet pour vous, et que vous êtes à la recherche de plus d’émotions fortes en ce mois d’octobre, passez au niveau supérieur, celui qui vous hérisse le poil et vous remplit d’horreur. Là encore, force est de constater que les classiques du genre ont été des pionniers en matière d’épouvante, et que le film d’horreur leur emprunte avec plus ou moins de parcimonie les codes du genre.
Épouvante : (nom, féminin)
Peur intense causée par une menace devenue soudain perceptible.
Cette définition a son importance car elle nous donne la recette du succès des romans d’épouvante, auxquels les films d’horreur doivent tant : tout semble normal, quand, soudain, rien ne l’est plus, et le point de basculement, géré d’une plume de maître, est ce qui terrifiera, à dessein, le lecteur. Repensez au nombre de fois où un film vous a présenté une chambre apparemment calme, et vide, pour mieux faire apparaître la menace cachée que vous redoutiez tant de voir surgir.
Les Oiseaux, de Daphné Du Maurier (1952) : Les Oiseaux est une nouvelle de la romancière Daphné Du Maurier, auteur de Rebecca, et rendue célèbre dans la culture populaire par l’adaptation qu’Alfred Hitchcock en fera onze ans plus tard. La nouvelle suit la progression désormais classique d’une menace, a priori anodine et à laquelle la communauté ne croit pas, qui devient de plus en plus évidente à mesure que l’intrigue avance. Ici, point de requins, de piranhas, d’araignées venimeuses ou de scorpions mais des oiseaux. Si cela vous paraît difficile à croire, je vous invite à lire cette nouvelle, ne serait-ce que pour admirer le génie de Du Maurier, qui parviendra à vous terrifier de ces volatiles devenus soudainement particulièrement agressifs, et volant en bandes (pour mieux vous crever les yeux.) Et la dernière phrase de la nouvelle, petit chef-d’œuvre de subtilité mêlée d’une redoutable efficacité, vous fera vous rendre compte, si ce n’était pas déjà fait, du pouvoir décidément immense des mots. Un must.
Shining, l’enfant-lumière, de Stephen King (1977) : on ne présente plus le maître de l’horreur, ni son troisième ouvrage, The Shining, également immortalisé au cinéma par Stanley Kubrick en 1980. Le roman répond, lui aussi, aux codes du genre, abondamment repris par le cinéma par la suite, et qui répond à une idée a priori simple : prendre un lieu isolé, mystérieux (pour ne pas dire carrément hanté), et construire l’intrigue autour de celui-ci pour mieux faire complètement flipper le lecteur. Mettez cette idée machiavélique entre les talentueuses mains de Stephen King et vous obtenez Shining, ou l’histoire d’une famille partie passer l’hiver dans un hôtel abandonné, et dont le petit garçon a d’étranges pouvoirs. La fameuse scène de la chambre 217 (devenue la chambre 237 dans le film) a traumatisé toute une génération, et rien que pour ça, ce livre est un incontournable du genre.
[divider]Le plot twist[/divider]
Autre outil devenu désormais un classique : le plot twist. À la différence du roman d’aventure à la Jules Verne ou du polar, qui joue uniquement sur la perception du lecteur, le plot twist dans le genre de l’horreur et du thriller a un objectif autre. Au contraire des romans basés sur l’idée de malaise, qui s’instille graduellement, ou encore des romans d’épouvante, qui peuvent commencer à vous faire peur, très vite, le roman d’horreur à plot twist suit un cours d’évènement apparemment normal pour mieux vous surprendre à la fin. La peur, si elle est tardive, est alors, cependant, redoutablement efficace, car tout ce qui nous a été raconté précédemment n’était qu’une vaste manipulation, et la présence d’une vérité cachée agit comme celle d’une ombre rôdant dans les ténèbres, et qui nous serait soudainement révélée.
Shutter Island, de Dennis Lehane (2003) : L’histoire se déroule en 1954. Deux inspecteurs se rendent sur l’île de Shutter Island, sur laquelle se trouve un hôpital psychiatrique pour malades mentaux condamnés par la justice. Sur cette île coupée du reste du continent, une detenue/ patiente, Rachel Solando, a pourtant réussi à s’échapper. L’île est sauvage, et l’hôpital foncièrement inquiétant, d’autant plus lorsque l’un des inspecteurs découvre que Rachel n’aurait pu s’échapper sans l’aide d’un complice. Le roman, l’un des meilleurs de Lehane, parvient à mettre en place un climat de danger permanent, sans que l’on puisse clairement déterminer l’origine de celui-ci. Si la fin du livre ne vous donne pas la chair de poule, on ne peut plus rien pour vous.
[divider]Les irréductibles rationnels[/divider]
Et vous, au fond de la salle, qui levez les yeux au ciel depuis le début de cet article, je ne vous ai pas oublié. Vous, le rationnel, à qui rien ne fait peur, ou presque, et qui ne vous prêtez qu’avec beaucoup de réticence aux frasques d’Halloween, j’ai aussi un livre, pour vous. Un livre qui vous ressemble : posé, minutieux, presque scientifique, alors que le début laissait présager une descente dans le fantastique le plus obscur. Deux classiques s’offrent à vous, pour une soirée lecture spécial Halloween qui rende hommage à vos petites cellules grises pas impressionnées pour un sou : Le Mystère de la chambre jaune, de Gaston Leroux, et bien sûr, l’incontournable Chien des Baskervilles, de Sir Arthur Conan Doyle. Pour le 31 octobre, serez-vous plutôt Rouletabille ou Sherlock Holmes ? Lande désolée où sévit un chien tueur d’homme une fois la nuit tombée ou grand classique français de meurtre en chambre close ?
C’était un chien, un chien énorme, noir comme du charbon, mais un chien comme jamais n’en avaient vu des yeux de mortel. Du feu s’échappait de sa gueule ouverte; ses yeux jetaient de la braise; son museau, ses pattes s’enveloppaient de traînées de flammes. Jamais aucun rêve délirant d’un cerveau dérangé ne créa vision plus sauvage, plus fantastique, plus infernale que cette bête qui dévalait du brouillard
League of Legends World Championship : les demi-finales
Ce week end vont commencer les demi-finales du 2015 League of Legends World Championship et ce avec deux équipe européennes et deux équipe coréennes : il y aura donc deux français (cocorico) à Bruxelles ! Ces games vont surement être très intéressantes dans la mesure où les deux équipes européennes vont jouer devant leur public, et cela aura le mérite de les galvaniser, mais ce sont SK Telecom T1 et KOO Tigers que Origen et Fnatic vont respectivement affronter. Mais avant d’essayer d’analyser ces futurs matchs, je vous propose de regarder la vidéo d’introduction de ces demies que Riot vient juste de publier :
Alors, vous la sentez la hype en direction de la Belgique ? Sans plus attendre, voici la preview de Fnatic contre KOO Tigers. Pour Origen contre SK Telecom T1, retrouvez la juste en dessous.
[divider]Fnatic contre KOO Tigers[/divider]
Pour cette analyse pré-match je vais aborder une angle différent de celle que vous avez pu lire entre Origen et SK Telecom T1. En effet, chaque équipe possède un nombre incalculable de picks différents, et s’adaptent en phase de draft, il sont moins prédictible que SKT ou encore OG. Je vais donc analyser lane par lane les match-ups.
Au top il sera possible de retrouver Huni contre Smeb. Côté Fnatic, lorsque Huni est en avance sur son match-up en terme de trade et de kills, les autres lanes bénéficient de l’appuie de Reignover et cela permet donc à Fnatic de monter en puissance très rapidement. Pourtant, si Huni est derrière il va prendre des risques inconsidérés pour tenter le solokill ou le call décisif et ce sans en avoir les capacités en terme de stuff et de niveau. Huni est un joueur qui joue très bien de devant mais trop ballzy lorsqu’il est en retard. Smeb à contrario, qu’il soit devant ou derrière au niveau du match-up, va toujours sortir une phase de lane plus que convenable, même en retard il sait quand prendre les trades et ne se laisse pas emporter par son skill. C’est un joueur réfléchi qui va attendre le bon moment pour grignoter le moindre gold et être efficace. Même si Smeb est généralement en avance sur sa lane, il ne convertira pas cette avance à son seul profit, plus d’une fois, contre Kt notamment, il a profité de son avance pour être utile à son équipe avec le soin de l’ultime de Fiora et en laissant les kills plutôt que de greed et mourir. C’est donc un match-up de skill auquel nous aurons le droit en toplane, avec un Huni très confiant, parfois trop, et un Smeb toujours égal à lui même, l’énergie infinie de la confiance contre la sagesse de l’attente du bon moment. À ce petit jeu je met Smeb devant sans appuie du jungler. Ce sont donc Hojin et Reignover qui feront en sorte que la toplane penche en la faveur de l’une des deux équipes.
Du côté de la jungle, comme je viens de le dire, c’est Reignover qui sera opposé à Hojin. Ces deux junglers sont des vieux de la vieille de la Corée et se connaissent. Pour Reignover, la game se concentre sur les sololanes, en effet, Fnatic fait confiance à sa botlane et laisse son jungler mettre Huni et Febiven devant. Dans la mesure où Febiven est sur un énorme pick de forme en ce moment, et que Smeb fait pareil côté KOO Tigers, il est clair que Reignover va se concentrer à rendre son toplaner fed. La stratégie de Fnatic éprouvée va encore servir et en cela, ils sont prédictibles. C’est pourquoi il est fort à parier que comme contre Kt Rolster, Hojin fera beaucoup de counter gank en toplane pour que Smeb soit utile par la suite. Je pense donc que celui des deux qui aura le champion le plus fort, en terme de 2v2, fera pencher la balance pour son toplaner et surtout son équipe, surtout que Gragas étant indisponible, il y a peu de choix restant pour Reignover et Hojin. Si tout se passe bien, le jungler Fnatic sera sur Rek’Sai tandis que celui de KOO sortira son Lee Sin, ce sont les seuls picks que l’on peut déduire à cause des bans actuels et du statut Gragas.
Pour la midlane, le match-up est clairement à l’avantage de Febiven, KurO n’est pas connu pour exceller au mid. Febiven est extrêmement en forme en ce moment, il fait peur à tout le monde, et il joue très bien le pick adapté à la composition de Fnatic. Toujours sûr de lui mais pas trop, à l’inverse de Huni, il va tout le temps réussir à farm, prendre des kills sur le timing parfait pour son champion et décaler dès la vingtième minute pour apporter son avance sur les autres lanes. Il sera difficile à arrêter et KurO va devoir le surveiller et constamment ward ses entrées de lanes. Pour le midlaner de KOO Tigers, la partie sera difficile. En effet, il commence à peine à augmenter son pool de champion, et ne décale pas beaucoup. Il est très patient et joue généralement un rôle de support midlaner même s’il commence à reprendre confiance en lui et gagner bien ses lanes. C’est sur cette lane que Hojin gankera le plus, et pas en counter gank comme au top, afin de permettre à KurO de déployer autant de ressources que le midlaner européen. Le match-up est donc biaisé, mais ce sont les junglers qui en détermineront vraiment le résultats.
Pour la bot lane, c’est très complexe. En effet, les deux carry ad jouent beaucoup de champions différents, autant assassin, que support, que late carry, et leur supports sont tout aussi polyvalents. Au vue de l’importance des sololanes dans ce BO5, il y a de fortes chances qu’après un swap lane, s’il y a, les deux duolanes se retrouvent face à face. Et ce n’est pas le skill qui déterminera qui gagnera, mais plus la synergie des champions choisis, et surtout les picks de puissance de ces derniers. Côté Fnatic, il est fort à parier que Rekkles et YellOwStaR décideront de prendre une duolane utile pour l’équipe, avec beaucoup de peel, et surtout de la capacité à kite, Kennen/Kalista/Shen/Tahm Kench. La duolane Fnatic a montré jusqu’à présent une bonne synergie, mais peu de propension à prendre le kill tels qu’ils le faisaient par le passé. C’est là que tout se joue pour Fnatic, car n’ayant pas montré de véritable composition autour de Rekkles, c’est ce qui pourrait surprendre leurs adversaires, mais vont-ils le faire en demie-finale ? Non je ne pense pas, ils vont sûrement garder une stratégie pour leur carry ad pour la finale, si jouer passivement au bot leur réussi en demies. Pour les KOO Tigers, l’enjeu est tout autre, les sololanes sont censérs se compenser, et ainsi, PraY aura la charge de mener son équipe à la victoire. Accompagné de GorrillA, il jouera des picks à forts potentiels d’engage tant sa précision est légendaire depuis le début des Worlds, Ashe ou Twitch par exemple. La duolane des KOO est en place depuis longtemps, et stagne au niveau de sa synergie, ils se comprennent très bien, mais il leur manque ce petit grain de folie qu’à YellOwStaR avec Rekkles ou qu’à Piccaboo avec Arrow pour détruire leur opposants. Si leur entraînement porte ses fruits, ils seront capables de débloquer toutes les situations, et venant de battre Kt, la confiance est de leur côté. La botlane sera donc le théâtre d’un affrontement quasiment invisible mais intense. Qui farmera le mieux, qui aura le meilleur roaming en support, qui apportera la meilleure engage et surtout qui aura l’avantage psychologique. C’est sur ces quatre points que la duolane de ce match se jouera, et Fnatic part avec une faible avance, les KOO sont auréolés de leur victoire contre Kt.
La game opposant Fnatic à KOO Tigers ne se jouera donc vraisemblablement pas dans le draft ni dans la macro-stratégie, mais plus dans la capacité aux individualités de se compléter pour prendre l’avantage sur les match-ups et proposer des teamfight dévastateurs par la suite. La jungle et la duolane seront les deux clefs de la réussite de cette game, si l’une des équipe prend l’avantage sur les deux points, elle est sûre de gagner, si chacune en possède un, la game sera alors très micro-stratégique et penchera en la faveur du meilleur teamfight pour un objectif. Les parties risquent d’être longues si un tel cas se présente.
La prédiction d’Obodrel :
Je pense que les games seront très serrés même si Fnatic a gagné 3 à 0 contre EDward Gaming. Les équipes chinoises n’étaient pas au rendez-vous cette année, n’ayant pas encore affronté d’équipe coréennes les Fnatic partent avec un malus. Les KOO Tigers, eux non plus n’ont pas d’avantage contre les équipes européennes, si ce n’est l’expérience qu’à partagé Kt à travers sa défaite. Le BO5 sera donc joué sur une action et demandera cinq parties. Je vois KOO perdre 2 à 3, mais à un rien de la victoire.
[divider]Origen contre SK Telecom T1[/divider]
Afin de bien comprendre ce qui risque de se passer dans cette game, je vous propose une brève simulation de picks et bans, OG vs SKT et SKT vs OG. Ainsi, grâce à cela il sera plus facile de comprendre les forces et faiblesses des équipes dans ce B05.
Commençons par OG-SKT : dans cette game, OG serait blue side, et aurait donc trois bans disponibles. Il est fort à parier que l’un d’eux sera orienté contre la Leblanc de Faker dans la mesure où c’est l’un des main du midlaner coréen, et surtout que le pick est très prisé en ce moment. Enfin, puisque xPeke joue beaucoup de midlaner qui farment et sont très faibles en lane, un match-up Leblanc serait donc à éviter. Dès lors les bans les plus courants sont orientés vers une Lulu ou une Elise, et sachant que bengi est le deuxième meilleur joueur au monde de Elise, il est fort à parier que ce pick sera ban par Fnatic, Gragas étant disable, cela ne laisserait que Rek’Sai de la trinité des jungler du moment, et avec le first pick de OG, il sera facile de la draft. Le troisième et dernier ban sera situationnel je pense ; en effet, pour celui-ci deux choix s’offrent, soit Lulu soit Fiora, et je pencherais d’avantage pour une Lulu, même si xPeke la joue, ce n’est pas son meilleur personnage, et cela laisse en plus la possibilité à sOAZ de jouer un match-up de talent au top contre MaRin avec l’affrontement Fiora-Darius. Ainsi, les trois bans OG seraient dans l’ordre : Elise/Leblanc/Lulu. Pour SKT c’est plus évident dans la mesure où ils sont red side : il devraient donc ban Gangplank et Mordekaiser, le marin plutôt deux fois qu’une tant sOAZ est fort avec. Leur troisième ban quant à lui sera sûrement un Lee Sin, Amazing étant réputé sur ce pick, et comme OG aura ban Elise, les SKT ne voudront pas voir Amazing sur le moine aveugle, c’est trop risqué, ils lui laisseront donc Rek’Sai, quitte à avoir un jungler moins fort pour eux. Ainsi les bans SKT seraient Gangplank/Mordekaiser/Lee Sin.
Au niveau des picks bien entendu Rek’Sai sera normalement le first pick Origen, et il est fort à parier que SKT lock Fiora/Sivir juste après. En effet, MaRin semble plus à l’aise sur l’escrimeuse que la bourreau, et Sivir est un pick de confort pour Bang et Niels, l’enlever à ce dernier revient à l’obliger à jouer Kalista contre une Fiora, ce qui est difficile. En deuxième rotation les Origen prendront donc en toute logique Tahm Kench et Kalista pour le combo infâme, ce qui devrait ne pas faire plaisir à SKT. Les SKT garderont tout logiquement le mid en last pick et afficheront donc le duo jungler support, vraisemblablement un Thresh pour Wolf pour disengage encore plus efficacement et un Jarvan IV pour jouer le jeu du kite. Les OG prendront enfin un Darius top et une Orianna mid pour synergiser avec KalistaKench, ce qui va laisser à Faker la chance de prendre normalement un Ryze pour farm et atteindre la late game tout en ayant beaucoup de mobilité en teamfight.
Les Origens seraient donc orientés en toute logique vers une composition teamfight qui peut prendre l’avantage sur un call de génie, comme à leur habitude, tandis que les SK Telecom T1 auraient en mid et top des laners capables de prendre l’avantage en early et avec un late extrêmement fort. bengi gankera principalement au top pour faire pencher la balance en faveur de MaRin qui pourra alors décaler facilement. Les SKT vont donc jouer les lanes pour atteindre un late où leur composition sera très difficile à engage, ce qui contre parfaitement le call teamfight d’un Origen, mais pour cela, il va falloir que Bang et Wolf résistent en lane à Niels et Mithy.
Sur ce format OG bat SKT
Dans le match up inverse, les bans risquent d’être similaires, et SKT devraient ban Lulu et Anivia pour que xPeke soit déstabilisé et ensuite finir par ban Tahm Kench pour que les OG ne le prennent pas en première rotation. Côté OG, ce sera sans nul doute Mordekaiser/Gangplank/Leblanc pour des raisons déjà évoquées. Au niveau des picks il est clair que, avec le manque de Gragas, bengi prendra Elise en first pick, laissant le choix du toplaner à sOAZ. Ce dernier ayant déjà fait de bons résultats sur Fiora et Darius prendra normalement la première pour que MaRin soit moins à l’aise. Il sera également pris de concert avec une Sivir pour jouer le jeu de l’engage rapide. Les SKT prendront alors pour la seconde rotation la duolane, afin de laisser la surprise du mid le plus longtemps possible. C’est ainsi qu’il prendront surement un Braum Tristana pour swaplane et fast push. De leur côté les Origen prendront alors le duo support-jungle en les personnes de Rek’Sai et Alistar pour peel pour Sivir et offrir une pression contre le swap qui se prépare pour SKT. Les SKT continueront donc sur le idée de fast push avec un Azir midlane et forcément un Darius au top. Pour jouer contre Azir, xPeke n’aura pas beaucoup de choix, et comme très souvent en summer split il se résoudra à jouer Orianna, ou peut être Viktor, le deuxième choix serait plus logique avec leur composition de catch.
Ainsi les SKT s’orienteraient vers une composition fast push en blue side et devraient prendre beaucoup de map contrôle. Les Origen seront susceptibles de faire la même chose au niveau du warding mais dans le but de punir les rotations de SKT. Si ils y arrivent, ce sont eux qui pourront faire les calls d’objectifs et très rapidement prendre l’avantage. Les SKT seront une menace en très early game et en late, et comme chaque lane des européens possède du depush à part au top, le swap lane est inévitable pour les SKT. La game serait donc très macro.
C’est ainsi que cette game entre SKT et Origen sera décidée aux bans : en effet, en plus de Gragas, Lux et Ziggs, les bans seront là pour empêcher des stratégies et surtout punir le peu de picks des Origen jusqu’à présent. Il faut cependant garder à l’esprit que les deux équipes n’ont pas montré beaucoup de jeu pour le moment, et c’est le moment pour Origen de surprendre SKT par des stratégies innovantes qui n’ont rien à voir avec ce qui est expliqué au-dessus. Mais si cela reste dans un format attendu, il est fort à parier que les individualités de SKT au top et au mid feront en sorte de donner la victoire rapidement, MaRin et Faker étant réputés pour être les meilleurs dans leurs rôles alors que xPeke et sOAZ n’ont pas toujours de bonnes games. Je pense donc qu’au delà des picks et des bans, le BO5 se jouera dans les cinq premières minutes de jeu de chaque partie. bengi aura le rôle majeur car ce sera à lui de déstabiliser sOAZ au top pour permettre à la machine SKT d’enclencher le rouleau compresseur.
Au fast push SKT gagne
La prédiction d’Obodrel :
J’ai précédemment dit que Origen, sur un format qu’ils maîtrisent avec des calls de génie pouvaient gagner, mais en étant réaliste, SK Telecom T1 a un niveau de jeu bien supérieur aux européens. Je vois mal la jeune structure de xPeke prendre ne serait-ce qu’une seule game aux coréens où les individualités sont extrêmement fortes.
La version PC de Street Fighter V est attendue pour le début 2016.
Actuellement seules des shooting de la version PS4 circulent en nombre. Les vidéos qui suivent sont donc intéressantes pour avoir une idée de la qualité de la version PC.
Le PC du youtuber n’est pas d’une dernière jeunesse mais dispose tout de même d’un SLI de GTX980Ti :
i7 2600k @ 4.8ghz / Motherboard ASUS Maximus V Formula / DDR3 2x8gb 1866mhz / GTX 980Ti SLI @ 1450mhz
Si vous avez suivi les annonces des derniers mois autour de YouTube, vous savez certainement que Google a lancé YouTube Gaming, une plate-forme pour les gamers. Hier soir, Google a dévoilé YouTube Red, une offre d’abonnement, ainsi que YouTube Music, une offre de streaming musical.
YouTube Red, une offre à 9,99 dollars par mois
Les deux nouveaux services étaient pressenti depuis plusieurs mois. Commençons par celui qui semble être le plus important, YouTube Red. Il s’agit d’une offre d’abonnement à 9,99 $/ mois, à noter qu’il n’existe pas encore d’offre en euros pour le moment, ni de disponibilité en France.
Cette offre propose plusieurs fonctionnalités. La première devrait vous intéresser, elle permet de télécharger les vidéos YouTube sur votre client mobile pour les consulter sans connexion.
En tant qu’abonné, vous pourrez accéder à YouTube sans publicité, ce qui est plutôt surprenant de la part de Google – qui nous a habitué à des services gratuits monétisés par de la publicité.
Enfin, YouTube Red comprend également du contenu exclusif, réalisé par des YouTubers célèbres. Pour le moment, Google n’a dévoilé que du contenu anglophone, une série de Skybound Entertainment, que l’on connaît pour The Walking Dead, ou encore Maker Studios (Disney), ou encore College Humor et Toby Turner. Difficile d’y voir une offre concurrente à Netflix, en tout cas pour le moment.
Evidemment, la communication et le lancement sont pour le moment centrés autour des Etats-Unis et de quelques pays anglophones, néanmoins il faudra certainement compter sur une arrivée en Europe dans les prochains mois. Êtes-vous prêts payer pour regarder Cyprien ou autres Youtubeurs ? Je vous laisse faire votre choix. Personnellement j’ai quand même beaucoup de mal à comprendre l’intérêt mais soit.
YouTube Music, du streaming dédié à la musique
Google possède Google Play Music, mais l’usage de YouTube s’est installé pour écouter de la musique. Google a donc dévoilé YouTube Music, une application dédiée à la musique. D’un point de vue extérieur, cela ressemble à YouTube Gaming, néanmoins Google n’a pas encore communiqué sur les fonctionnalités attendues. Nous savons seulement qu’il sera possible d’utiliser YouTube en tâche de fond, comme cela était déjà possible sur certains clients tiers, ce qui nous permettra enfin de continuer à écouter de la musique tout en faisant autre chose sur son mobile.
YouTube Red et Music, sont compris dans l’offre Google Play Music, ce qui peut être vu comme un coup dur pour Apple Music, Spotify ou encore Deezer. Cependant, les utilisateurs iPhones devront débourser 12,99 $/mois au lieu de 9,99 $/mois pour cet abonnement, la différence étant la commission de l’App Store (30% de commission). Google est un des premiers services à appliquer des tarifs différents entre les plateformes pour répercuter les coûts supplémentaires. Intéressant de voir l’accueil du public sur cette offre.
Que l’on soit noob ou geek professionnel, nous avons tous joué à un jeu vidéo. Mais avons-nous tous joué à un jeu vidéo qui fait peur ? Nous pensons que la réponse est oui. C’est pour cela que nous avons décidé, en cette période d’Halloween, de réaliser pour vous un des « Cleek et des Claques » spécial concernant ces jeux qui font peur.
En effet, aujourd’hui, Cleek se propose de vous parler de ces jeux qui nous ont fait peur ou qui nous font encore peur. Et comme c’est un sujet qui nous touche tous, la Cleek s’est donc réunie pour vous offrir un tour d’horizon de ces jeux qui nous ont marqué tant ils nous ont fait peur, chaque rédacteur vous expliquant pourquoi son jeu est LE jeu fait pour être regardé autant que joué par excellence. Il s’agit ici de la troisième édition des Cleek et des claques. Vous pouvez retrouver le premier article juste ici ainsi que le second juste là qui traitaient de ces jeux à regarder.
Bonjour à tous, pour commencer ce Des Cleek et des Claques spécial Halloween, je vais aujourd’hui vous parler de Resident Evil 2 sorti sur Nintendo 64 en février 2000. S’il y a bien un jeu vidéo qui m’a fortement traumatisée, et je pèse mes mots, c’est celui-ci. Je tiens ma passion des jeux vidéo et de l’univers high-tech de mon père, qui, petite, me prenait toujours sur le canapé avec lui lors de ses sessions de gaming. Nous avons pratiquement eu toutes les consoles à la maison, dont la Nintendo 64. Une révolution pour l’époque, qui a créé pas mal de discorde entre mes parents tant les jeux affluaient à la maison. Un jour, mon père a ramené Resident Evil 2, pour mon plus grand malheur.
Ce jeu m’a vraiment marquée. Il a même développé chez moi une réelle phobie, celle des zombies. Je me rappelle des chiens zombies, des humains zombies, du sang partout et même encore maintenant, du haut de mes 22 ans, vous ne me ferez pas regarder et encore moins jouer à ce jeu ! Il m’est également impossible de jouer à un jeu de zombie seule. C’est la série The Walking Dead qui m’a permis de me détacher quelque peu de ce problème, et encore. Oui, un problème car quand on est un geek il n’est pas simple de passer outre cette thématique très à la mode. Je peux regarder un épisode seule, mais avec de la lumière partout. La semaine passée je vous ai fait le test du jeu vidéo Dying Light sur PC et ce n’était pas sans peine, croyez-moi.
Resident Evil 2 m’a tellement traumatisée que, pendant des années, jusqu’à mes 14 ans je dormais à moitié par terre, en direction de la porte, de façon que, si un zombie venait à entrer dans la chambre, je puisse le tuer et partir en courant. Non, ceci n’est pas une blague. Comme quoi, quand un jeu vidéo indique qu’il est interdit aux moins de 18 ans, ce n’est pas forcément pour rien. Merci papa !
C’est ça, riez ! Notez que ça a suscité à peu près la même réaction au sein de la rédac’ lorsque j’ai timidement osé dire que ce jeu me fait peur, au point qu’ils croyaient tous à une blague.
Pourtant, ça n’en est pas une. Eh oui j’ai véritablement été perturbée (je le suis d’ailleurs toujours) par les monstres à huit pattes velues que l’on peut trouver dans la grande majorité des tertres et caves tout au long de l’aventure The Elder Scrolls V : Skyrim.
Pour la petite histoire, je commençais le jeu et ai donc obligatoirement dû passer par une grotte où trois « petites » (oui, les guillemets sont absolument nécessaires) araignées m’ont couru après, ne demandant qu’à se faire assassiner brutalement par la valeureuse Nordique que j’étais. Après quelques cris aigus mais non moins valeureux, j’ai enfin réussi à vaincre les sales bêtes ainsi que ma peur et j’en étais plutôt fière. En poursuivant ma quête, j’arrive quelques minutes plus tard dans une gigantesque caverne avec un énorme trou au plafond. Perplexe, je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui m’arrivait que je hurlais déjà de terreur (véridique) tout en me retournant pour ne plus voir la monstrueuse araignée qui venait de descendre de la cavité pour me foncer dessus immédiatement. Évidemment, ma Nordique n’y a pas survécu et j’ai été obligée de fermer le jeu quelques instants.
Une heure plus tard, à peu près remise de ma frayeur, je retente ma chance pour le même résultat, cette fois-ci en sachant ce qui m’attendait. Ce n’est qu’après deux heures, une dizaine de tentatives, des railleries et un coaching psychologique sur Teamspeak que je suis enfin venue à bout de cette créature terrifiante. À la suite de cette expérience forte en émotions, je n’ai pas hésité une seconde à installer un mod permettant de remplacer les araignées par des Draugr, nettement moins terrifiants à mon goût.
Au risque d’en étonner plus d’un, le jeu Tomb Raider, deuxième du nom, sorti sur PC en 1997 a été l’objet de nombreuses heures de jeu menées cœur battant par la jeune profane effrayée que j’étais. Le tout début du jeu, qui se déroule dans le manoir de Lara, est l’occasion d’entraîner le joueur novice. La séquence « d’entraînement » réussissait surtout, chez moi, à me plonger dans un état de malaise et de frayeur grandissant. Pour comprendre – avant de ricaner – il faut replacer les choses dans leur contexte : à l’époque, j’avais 12 ans, et mes expériences vidéo-ludiques se limitaient jusque-là à ma chère PS1. Détail qui a son importance : joueuse maladroite, stressée et détestant perdre ses vies, la distance raisonnable entre l’écran et la manette que m’offrait la Playstation était à mon goût. Joueuse invétérée de Pokemon, même aujourd’hui, à 24 ans révolus, je ne m’aventure jamais dans une caverne sans 36 corde sortie dans mon sac. Je pense que ça en dit long sur ma légère propension à craindre le pire.
Tomb Raider II fut mon premier jeu sur PC, et donc le premier à m’obliger à me trouver si près de l’écran, et donc dans un état d’immersion plus poussé et contraint. Ma maudite habitude de m’identifier au personnage joué, une absence totale d’expérience de jeux « violents » (à l’époque, je jouais joyeusement à Rayman, Tekken, et autres Pokemon, ceci expliquant peut-être cela), mon jeune âge et un manoir plus que glauque (grandes pièces vides, obscurité occasionnelle et mon imagination débordante faisant mauvais ménage) ont achevé de me faire méchamment flipper au fur et à mesure que je progressais dans le jeu.
Pour ceux qui rigolent derrière leur écran, voici un petit aperçu de ce qui effrayait tant la jeune, noob et innocente Lenvy.
À ma décharge, cependant, je rappelle que les lecteurs d’Agatha Christie et de romans policiers en général savent bien à quel point les manoirs anglais peuvent s’avérer propices à de morts violentes. Des graphismes moins balbutiants auraient peut-être été moins effrayants, à moins que l’ambiance si particulière de ce manoir n’ait été un parti pris conscient de l’équipe du jeu ? Mystère…
Il est fort probable que la plupart d’entre vous n’ait jamais joué et ne joue jamais à ce jeu. En effet P.T., comprendre Playable Teaser, était la démo technique de ce qui aurait dû être le nouveau Silent Hill avec Hideo Kojima, mais ce dernier ayant quitté Konami, le jeu ne verra jamais le jour. Alors pourquoi ce jeu a-t-il été le seul à me faire peur ?
Tout se passe une soirée après le boulot, je travaillais dans une boîte de jeu vidéo à l’époque. Notre patron a eu la bonne idée d’emmener P.T. à la soirée L.A.N. que nous organisions entre les membres de l’entreprise. Nous attendons donc qu’il fasse nuit, nous éteignons toutes les lumières, et nous nous massons sur le canapé avec des bières à la main. Et c’est là que l’expérience P.T. commence. Dans ce jeu, nous avons dû avancer dans un sempiternel carré de couloirs sans jamais savoir où cela nous mènerait. Le plus excitant, et également ce qui m’a mis la chair de poule, c’est de ne pas savoir ce que chaque « niveau » allait nous réserver. En effet, à chaque fois, pour passer la porte et accéder au carré suivant, il fallait résoudre une énigme, et autant dire qu’elles sont dérangeantes. Entre regarder par le trou d’un mur le meurtre d’un bébé, regarder à travers entrebâillement d’une porte des ombres et entendre le bébé crier, voir le bébé immonde avec un voix de stentor, et j’en passe, P.T. m’a réservé une bonne tranche d’horreur que je n’osais imaginer au sein d’un jeu. P.T. est le premier jeu/film d’horreur qui m’a vraiment donné la chair de poule, et pourtant j’en ai fait/vu.
Pourquoi ce jeu m’a-t-il tant secoué ? Eh bien je pense que c’est à cause de la narration à travers l’horreur, chaque saynète que j’ai pu voir ayant une signification pour la suite du jeu. Chaque détail était important, il fallait se concentrer sur tous les sons, bref une immersion totale. Le détail qui tue dans cette immersion, c’est qu’à plusieurs reprises il était possible de se voir dans un miroir, et la plupart du temps la tête du personnage était cachée, ainsi, il est facile de s’imaginer en lieu et place du personnage. Autre point fort, la qualité d’image et le détail de la modélisation : il y a une véritable impression de vie dans ce jeu, les photos, les médicaments, tout ce qui traîne est là de façon réaliste, comme si quelqu’un avait véritablement vécu. La commode pourrait être chez n’importe qui par exemple. C’est donc ce réalisme doublé d’une narration à la Hideo Kojima qui ont fait de ce jeu d’horreur le plus prenant à mon avis, et chose à savoir, nous étions une dizaine à nous échanger la manette, le ressenti est le même que l’on joue ou regarde !
Si vous vous ennuyez, voici le playthrough de PewDiePie :
Au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes financiers, Lisa Su,la présidente d’AMD a affirmé que la marque allait intégralement renouveler sa gamme de GPU en 2016.
La raison principale de ce nettoyage intégral est évidemment le passage à la technologie 14nm/16nm FinFET “Arctic Islands”.
Si on prend quelques secondes, on comprend donc qu’AMD est prêt à lancer ses fabrications et abandonner la gravure 28nm plus tôt que prévu.
Lisa Su annonce même que les fabrications avec les nouvelles tailles de gravure commenceront dés Q4 2015. Pour se faire, AMD utilisera les capacités de production de GlobalFoundries et de TSMC.
L’autre déduction est en fait un simple constat : la gamme « Fiji » n’était qu’une transition pour occuper le terrain. Les prochains GPU d’AMD seront plus performants, plus efficients et…plus disponibles dans le commerce ( espérons le ).
Mais attention, si le passage à la gravure 14nm / 16nm est une bonne nouvelle pour la compétitivité d’AMD, ce switch intégral ne veut pas pour autant dire que toute la gamme va basculer en Greenland ( le remplaçant de Fiji ). Il est donc difficilement envisageable de voir toutes les références AMD disparaître en 2016 pour laisser la place à de la HBM 2.0
Même Nvidia aurait renoncé à bâtir intégralement toutes ses futures gammes sur la HBM V2.0. AMD va t-il suivre cette voie où les accords qu’il détient sur la HBM lui permettent de tout miser dessus ?
Une chose est claire, AMD semble se préparer à un grand saut et ce changement majeur va aussi profiter aux APU et CPU. Le premier candidat sera le SoC X86 custom taillé pour la prochaine Nintendo. Pour les cartes graphiques, le saut sera là aussi important, avec des gains de plus de 100% par rapport à Fiji.
De toute façon, AMD n’a pas vraiment le choix : pour continuer à exister, la marque ne peut plus décevoir.