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Team VG : quelles sont vos héroïnes geek préférées ?

Team VG : quelles sont vos héroïnes geek préférées ?

Pour fêter la sortie de Wonder Woman, nous nous sommes demandé quelles étaient nos héroïnes geek préférées

 

Chez Vonguru, nous sommes des passionnés, aux goûts différents. Cependant, si nous avons bien une chose en commun (parmi tant d’autres), c’est notre amour pour l’univers Geek au sens très large du terme. Jeux vidéo, films, séries, romans, comics, mangas, la technologie et j’en passe. C’est avec cette passion commune que nous avons décidé il y a quelques temps maintenant de vous proposer une série d’articles un peu particuliers, afin de partager avec vous nos avis sur certaines thématiques.

Aujourd’hui et pour fêter la sortie la semaine passée du film Wonder Woman, nous nous sommes interrogé sur nos héroïnes geek préférées. Évidemment, nous voulons connaître les vôtres !

Pour ceux qui auraient loupé nos précédents articles, ça se passe par ici : les jeux que nous prenons plaisir à regarder (#1 et #2), le spécial manga, nos personnages de jeux préférés  (le premier opus juste ici et le second juste là), les sorties cinéma les plus attendues de 2016 et les meilleurs films de 2015, nos séries préférées sans oublier leurs génériques qui nous ont fait rêver, ces musiques que l’on écoute en jouant #1 et #2, les sorties jeux vidéo les plus attendues de l’année 2016 et ces réalisateurs qui nous marquent, puis nos X-Men préférés, les jeux vidéo dits violents auxquels nous avons plaisir à jouer, nos attentes pour la prochaine saison de Game of Thrones, les films signés Tim Burton, les séries de 2016, les meilleurs films de l’année 2016, mais aussi des pires, le Disney favori du Second Âge d’or et plus récemment la saga Mass Effectconfigs PC sans oublier les meilleurs méchants et les consoles préférées. Il y a deux semaines, nous vous parlions des vacances connectées.

 

Niks : Elayne Trakand


Difficile de ne pas verser dans les clichés ou se tourner vers les héroïnes les plus connues. Hermione Granger aurait été mon choix premier si je ne m’étais cantonné qu’à ma première idée. Le problème est que cette préférence vient en grande partie de l’interprétation de Emma Watson lors des huit films de Harry Potter. On a pu grandir avec cette actrice, la voir s’épanouir et s’embellir, permettant le fantasme de Hermione Granger.

Cela aurait pu également être Linoa Hertilly puisque Squall Leonheart de Final Fantasy VIII est l’un de mes héros favoris. Les jeux vidéo ? Mouais, trop facile.

 

Les livres et cycles de Fantasy ont bercé mon enfance. Que ce soit Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, les Fils de Brume, l’Assassin Royal et plus généralement les cycles de Robin Hobb, Druss la Légende ou un peu plus tard Game of Thrones, ils m’ont tenu compagnie lors des étapes de ma vie. Et l’une de mes crush a été une héroïne d’un cycle de Fantasy énorme (dans tous les sens du terme, l’histoire principale tient en 22 tomes) de Robert Jordan : La Roue du Temps.

Ce personnage est la fille de la reine d’Andor dans le monde de La Roue du Temps. Difficile de parler d’un personnage aussi complexe et développé en milliers de pages en quelques lignes. Seulement, le fait de n’avoir pas de visuel imposé par un film ou une série permet de s’imaginer la jeune héroïne comme on le souhaite. Et c’est à ce titre que je me suis attaché à ce personnage fort mais subissant le destin du héros principal Rand Al’Thor.

De plus, elle devra partager cet amour compliqué avec deux autres femmes, elles aussi empêtrées dans ce destin. Elayne Trakand est donc un personnage central de la série, puissante (l’une des mages les plus puissantes du millénaire), fière et généreuse. Avec comme seule description, les indices écrits laissés par le regretté Robert Jordan. Ce dernier ne pourra d’ailleurs pas finir son épopée. Se sachant condamné par la maladie, il laissera suffisamment de notes à Brandon Sandersson pour qu’il puisse parachever son œuvre en 2013.

Orla : Aloy


Je ne vais pas forcément paraître très original mais mon héroïne geek du moment est sans conteste Aloy du jeu Horizon Zero Dawn développé par Guerilla et produit par Sony. En effet, cette dernière est arrivée au bon moment, dans un contexte vidéoludique assez machiste. Depuis longtemps, les productions privilégient plutôt des personnages masculins et dans l’émission Arrêt sur image Stéphane Beauverger, scénariste du jeu Remember Me, le confirme : il est plus difficile de demander un financement et de produire un jeu quand on décide de mettre en scène une femme en tant que personnage principal. Autant vous dire qu’une héroïne, qui plus est métisse, cela relève de l’impensable… Dontnod l’a fait mais certainement au prix de nombreux sacrifices. Néanmoins, cela ne les empêchera pas de récidiver quelques années après avec l’excellent Life is Strange. Comme quoi, la persévérance a du bon.

On se souvient aussi de la controverse du Gamergate qui a mis en lumière une certaine misogynie latente et les campagnes de harcèlement dont a été et dont est victime le deuxième sexe. Sans rentrer dans des considérations qui n’engagent que moi, il me semble que la femme a encore une place minoritaire dans un milieu très « testostéroné ».

Cependant, un petit miracle s’est produit puisqu’en 2015, à l’E3, les studios donnent l’occasion à des femmes de dévoiler des jeux importants comme Halo 5 et présentent au public des personnages féminins, non plus seulement des adjuvantes du héros ou des princesses détresses mais des héroïnes, des personnalités riches et travaillés. Aloy en est un bon exemple. Celle-ci est élevée par un homme certes mais dans une organisation sociale de type matriarcale (ce qui n’est pas forcément surprenant puisque les sociétés ancestrales l’étaient majoritairement), elle chasse seule des dinosaures-robots et se saisit de sa destinée. Son voyage initiatique est celui d’une femme cherchant l’identité de sa mère, cherchant ses réponses et se battant pour la sauvegarde de la toute jeune et toute nouvelle civilisation humaine. Une héroïne civilisatrice en somme

 

 

Dans sa représentation même, Guérilla ne surjoue pas son côté féminin et ne cherche pas à s’attirer les bonnes grâces d’un public masculin ; Aloy ne se destine pas à un concours de beauté (même si je lui trouve un certain charme) et ses privilèges (sa poitrine et ses fesses si vous préférez…) ne sont pas spécialement mis en valeur. Ainsi, comme l’explique John Gonzalez dans une interview pour Game Informer : « Elle est plutôt franche et directe. Mais en plus d’être une personne extraordinairement forte et autonome, elle garde une blessure à cause de ses relations avec la tribu. Je pense que quand vous écrivez un personnage féminin, vous devez juste essayer de concevoir un être très humain et de faire en sorte qu’elle ait des conflits, des désirs, et c’est quelque chose que nous avons tenté d’accomplir au travers de notre narration et nous prenons cet objectif très au sérieux. » Voilà pour le discours marketé qui, dans le fond, s’avère assez juste. En effet, il me semble que Guerilla a su créer une entité forte, profondément féminine (car il serait malsain de penser qu’hommes et femmes sont en tout point similaire) et donc unique. Aloy n’est pas née femme, elle l’est devenue. Une guerrière, une combattante et une archère hors-pair.

Depuis, beaucoup de studios permettent aux joueurs (et joueuses) d’incarner des héroïnes, je pense à Evie Frye dans le dernier Assassin’s Creed, Emily Kaldwin dans Dishonored 2 et plus récemment dans le trailer d’Anthem, le personnage présenté à l’écran est une femme. Evidemment, il ne faudrait que celles-ci deviennent juste un argument marketing pour des studios en mal de reconnaissance ou de billets verts ; au contraire, il doit y avoir une véritable prise de conscience (et peut-être a-t-elle déjà eu lieu). Le monde du jeu vidéo existe grâce aux femmes, elles sont des créatrices, des chefs d’entreprise, des journalistes, des joueuses et des personnages fictionnels essentiels à son écosystème. Espérons donc que les studios se saisissent de leurs particularismes, de leurs regards, de leurs sagacités et sachent en faire bon usage. La femme n’est décidément pas un homme comme les autres.

Reanoo : Hermione Granger


Comme Niks l’a si bien expliqué, choisir Hermione Granger comme héroïne préférée peut relever de la facilité. Et pourtant, je ne peux me résigner à choisir une autre héroïne. Il faut admettre que le côté sentimental y est pour quelque chose. J’ai grandi avec Hermione Granger, et je pense plus spécifiquement à la Hermione Granger des livres. Elle est entrée à Poudlard au moment où j’entrais au collège, elle a connu ses premiers problèmes de cœur et de dentition au moment où je les ai connu (ou presque). Je me suis souvent identifiée à elle, le nez dans les livres, parfois rejetée et montrée du doigt par les autres pour ce qu’on juge en elle d’étrange, qu’il s’agisse de son amour de la connaissance, ou de sa non-conformité (en l’occurrence pour elle, ses origines).

 

What did you expect ?

 

Mais au delà de ça, Hermione Granger est surtout un personnage qui a su évoluer, et pas forcément de la plus noble des façons. Loin d’être parfaite, elle a su suivre un chemin on ne peut plus banal (si on retire tout l’aspect magique de son cadre de vie, de ses cours, de ses problèmes…). Elle a connu ses déceptions amoureuses, ses erreurs et ses hontes (on se souviendra de l’épisode du poil de chat)… Ses réactions sont crédibles, humaines, et on ne peut que ressentir de l’empathie vis à vis de cette jeune femme qu’on observe de bien loin.

Et de l’empathie, elle a en besoin. Car n’est pas héroïne toute jeune fille banale. Hermione Granger, c’est surtout cette Moldue, plongée non pas dans un mais dans plusieurs mondes nouveaux : celui de l’adolescence et de la vie adulte, mais surtout celui de la magie. À la croisée de ces mondes, elle devra faire des choix, assumer des décisions, et accepter des sacrifices pour porter jusqu’au bout ses convictions, tout ça dans un mélange de raison et de sentiments. Car Hermione Granger est une jeune femme avant d’être une héroïne. Mais une jeune fille qui chevauche des hippogriffes, et qui a un Retourneur de temps. Et c’est sans doute pour cela qu’elle tient cette place toute particulière à mes yeux.

Subplayer : Lara Croft


 

Le 1er jeu vidéo auquel j’ai joué étant petit étant Tomb Raider II, je me devais de parler un petit peu de mon héroïne préférée. Lara Croft, l’archéologue britannique, s’est construite une réputation de femme à abattre au cours de ses aventures. Déjouant les complots d’organisations à but tout sauf bénéfiques, elle n’hésite pas une seconde à se battre pour sauver les reliques anciennes et les souvenirs de civilisations perdues. Il peut arriver qu’elle sauve le monde par la même occasion mais bon, elle l’a fait tellement de fois que ça en devient même un running gag.

Elle représente pour moi et de nombreuses personnes la femme idéale pour diverses raisons. C’est une femme forte, indépendante, très intelligente, douée d’une force physique et d’une agilité à toute épreuve et est en plus dans les derniers opus d’une beauté à couper le souffle (enfin, question de point de vue). En plus de tout ça, elle est ultra mais genre ultra riche. Que demander de plus ? C’est une des rares femmes de l’univers geek avec laquelle je pourrais passer des heures à parler de tout et n’importe quoi. Souvent, les héroïnes du jeu vidéo sont montrées en femme forte et sont mises en scène par le joueur pour faire des actions épiques. On peut penser à Aloy, Samus, Terra ou bien d’autres où c’est la puissance physique ou magique qui prime. Cela représente seulement une partie du personnage de Lara puisque son intellect est également énormément mis en valeur.

Ce qui m’intéresse énormément chez Lara Croft, c’est sa capacité à réfléchir en fonction du contexte. L’analyse, indice après indice, du coupable parfait à qui profite le crime. Lorsqu’elle est face à un mur qui paraît fermé, elle ne va pas abandonner mais trouver une solution pour contourner, faire une brèche dans le mur ou activer un levier pour ouvrir une porte secrète. C’est vraiment toutes ses aventures qui ont façonné l’héroïne britannique comme elle est aujourd’hui.

De plus, les deux nouveaux opus qui reviennent aux débuts de Lara Croft ajoute quelque chose de non négligeable. Ils montrent que peu importe qui vous êtes, quand vous avez un objectif, vous pouvez devenir quelqu’un d’extrêmement talentueux avec du travail et de l’acharnement. Pour les personnes n’ayant pas encore trouvé leur voie, ce genre de message est juste formidable pour se forger un avenir. 

 

Moyocoyani : Wonder Woman


 

Découvrez au début de notre critique du film Wonder Woman pourquoi l’Amazone appartient à mon avis aux héroïnes geek les plus exemplaires et les plus importantes !

 

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