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Vinyle : le retour de l’analogique

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Vinyle : le retour de l’analogique

Le come-back du vinyle

Attention dans cet article, on se basera sur les chiffres du marché Américain car ils sont plus abondants et à jour que ceux de l’Europe. Mais les tendances sont très proches chez nous avec parfois un petit retard sur nos amis outre-Atlantique. À noter aussi qu’on vulgarise intentionnellement le contenu pour notre audience, les audiophiles trouveront facilement des informations plus exactes sur la toile.

 

Ventes Américaine en volume Ventes Américaine en revenu

 

L’industrie de la musique est sans cesse en mouvement. Du vinyle aux cassettes, aux CD, aux téléchargements et maintenant le streaming. Le boom de la musique téléchargeable en 2004, et déjà bien loin de son apogée en 2012, avec en 2019 une perte de 75% de ventes sur 7 ans. On connaît aussi les moyens de rémunérations du streaming qui ne favorisent en rien les artistes.

 

Vente de musique en téléchargement (ex: itunes)

 

Nos façons de consommer ont-elles aussi changé ? Avec les cassettes, on a pu la transporter. Aujourd’hui on a une librairie illimitée dans nos téléphones. Mais alors pourquoi le vinyle est le seul format ou les ventes sont en augmentation (le streaming n’est pas inclus car la musique ne nous appartient pas) ?

En 1993, le vinyle était au plus bas des ventes depuis sa création. Depuis, il est en progression quasi constante. Aux US, les ventes de vinyle sont aujourd’hui plus profitables qu’en 1989, il y a donc exactement 30 ans. C’est un marché de niche en matière de volume, mais pas pour les revenus. En effet ils ne sont plus négligeable avec 4,3% des revenus tous formats confondus (streaming inclus). Ce phénomène est une aberration totale à l’ère du tout digital. En 2019 les revenus du vinyle devraient dépasser ceux des CD.

 

 

Pour mieux comprendre la tendance, il faut d’abord s’intéresser aux genres musicaux. Aux États-Unis comme en France, c’est le rock qui fait génère plus de 40% des ventes, suivi de la pop avec 25%. On ne parle donc pas aux DJ, rappeur ou fans de jazz. C’est bien les amateurs des Arctic Monkeys, Pink Floyd, Queen, Nirvana, Michael Jackson … qui portent ce marché. En France, on trouve Johnny et Angèle dans le top 10 des ventes de 2018.

 

 

Tous ses titres ne sont donc pas exclusifs au format. Et scientifiquement, on vous expliquera que l’oreille humaine ne peut pas faire la différence en le digital et l’analogue, vous retrouverez des tas d’articles qui vont dans ce sens.

Cependant, ce serait oublier un gros facteur, nous consommons le digital souvent avec du matériel peu cher (en comparaison à une chaîne hi-fi) et le mixage de ses albums est fait en conséquence. On a donc un son « aseptisé » qui sera le meilleur compromis pour son utilisation. Alors que pour les vinyles les « masters » sont proches de l’enregistrement studio, et reproduisent à merveille les sons dans les fréquences élevées. Ce qui nous donne un son plus chaleureux, spacieux.

Il faut aussi voir qu’on fait rarement autre chose quand on écoute un vinyle, c’est bête mais comme on doit faire le DJ, on prend le temps d’écouter. Alors on admire les visuels grands formats sur les pochettes qui nous appartient physiquement, comme un livre à l’ère de l’iPad.

Peut-être un peu rebelle, mais on prend le temps dans un monde ou tout va de plus en plus vite…

 

 

 

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