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Test – Clavier Corsair Strafe RGB MK.2 : le RGB, gadget ou atout non-négligeable ?

Test – Clavier Corsair Strafe RGB MK.2 : le RGB, gadget ou atout non-négligeable ?

Que vaut ce nouveau clavier Corsair, et sa personnalisation à outrance ?

 

Si vous avez lu mon dernier test sur la Revolution Pro Controller 2, vous savez que je commence à m’intéresser au monde du hardware. Il y a quelques semaines, j’ai donc décidé de m’attaquer au dernier clavier de la marque Corsair : le Strafe RGB MK.2

Avant de commencer le test, quelques spécifications techniques du Corsair MK.2 :

 

SwitchMécanique, Cherry MX Silent (disponible aussi avec des interrupteurs Red)
Durée de vie50 millions de frappe selon le constructeur
Dimensions447 x 168 x 40 mm
Poids1.46 kg
Rétro-éclairageRGB multicolore dynamique par touche
Contrôle dédiéVolume (touche muet et molette pour le son) et contrôle multimédia (stop, précédent, play/pause, suivant)
Anti-ghostingOui, avec rollover complet sur les touches
Verrouillage de la touche WindowsOui
Câble2 mètres, tressé.
LogicielCue
Port USBOui et port passe-câble USB situé à l’arrière
Mémoire interne8 Mb pour des profils dédiés (touches macros et effets d’éclairage)

 

boîte Corsair MK.2

Face arrière et avant (avec un beau flash) de la boîte du clavier Corsair MK.2.

 

Premiers pas

Premier point important – mais pas essentiel : la boîte. Sur la face avant y est présenté le périphérique dans les grandes lignes : le clavier avec des couleurs aguichantes, le type de switch, nous y reviendrons, les 8 MB de stockage pour les profils, le repose-poignet. La face arrière est plus fournie : tous les atouts du produit y sont présentés et détaillés, notamment le logiciel CUE, pièce maîtresse de ce clavier. À l’intérieur, on retrouve le Corsair MK.2, bien protégé, ainsi qu’une petite notice pour le configurer et apprendre à le connaitre. Enfin, deux jeux de revêtements de touches pour les FPS et les MOBA sont fournis.

 

Clavier Corsair MK.2

Le clavier sans le repose-poignet. Rétro-éclairage et touches multimédia en haut à droite.

 

Clavier MK.2

Sans rétro-éclairage, avec le repose-poignet et le câble tressé en deux parties.

Découverte du produit

Le Corsair MK.2 est beau, bien dessiné et franchement agréable à l’œil. L’allumage confirme cette impression première, les couleurs pètent et les effets d’éclairage habillent très bien le produit. Si d’habitude je suis plutôt réfractaire au rétro-éclairage multicolore, je préfère la sobriété, cela fait tout de même son petit effet ; d’autant plus que les touches sont complètement paramétrables, nous en reparlerons. En outre, cela entérine définitivement l’aspect premium du périphérique. Le clavier, tout en plastique, dégage une impression de solidité. Comme toujours, seul le temps confirmera mes propos.

Si l’esthétique ne doit pas être l’argument principal lors de l’achat d’un tel produit, on sait très bien que le design pèse largement dans la balance. Ce Corsair MK.2 peut se pavaner. Néanmoins, je suis un peu surpris par le câble tressé, un must-have pour les puristes, mais que je trouve ici particulièrement imposant et cassant la belle harmonie du clavier. Pas étonnant que sur les photos officielles celui-ci ne soit pas montré, ou en tout cas laissé dans l’ombre. En outre, le câble, massif et rigide, est divisé en deux, une partie sert pour le port USB et prend une place importante ; peut-être aurait-il fallu prévoir un espace de rangement, à l’arrière du périphérique par exemple, pour le port passe-câble ? C’est un détail, certes, mais à un tel niveau de finition il est bien normal de devenir exigeant et pointilleux. Le repose-poignet (6 cm à peu près) est assez confortable et doux, en plus d’être amovible. Attention, néanmoins, si vous avez un petit bureau : en effet, l’ensemble prend une place non négligeable, pensez à faire de la place afin de l’accueillir dignement ; j’en profite pour rappeler ses mensurations : 447 x 168 x 40 mm, et un peu plus d’un kilo. Autre petit bémol : le repose-poignet accueille très bien les paumes des mains… moins les poignets. Quelques centimètres de plus n’auraient pas été de refus.

Les touches dédiées au multimédia, situées sur un bandeau supérieur, se couplent bien avec la molette crantée pour le volume. Un vrai régal quand on joue. Vous pouvez aussi changer de profil à la volée, régler la luminosité du clavier (trois niveaux) et, enfin, bloquer la touche Windows. Des petits plus qui améliorent la prise en main de ce clavier. Récapitulons : j’ai apprécié le design, le rétro-éclairage multicolore et la présence d’un port USB. Cependant, problème sur le câble de connexion : trop gros et trop rigide. Le repose-poignet est confortable, quoiqu’un peu court, et a la bonne idée d’être amovible. Au passage, les attaches me paraissent assez fragiles.

 

Clavier Corsair MK.2

On note que les touches sont surélevées, permettant ainsi une bonne diffusion du rétro-éclairage et des 16 millions de couleurs disponibles (j’ai compté).

 

Switch Cherry Red MX Silent

Un(e) Cherry MX Silent.

Prise en main

Atout indéniable de ce clavier : les switches de la marque Cherry, plus exactement des MX Silent. Pour les moins connaisseurs, les switches se différencient par leur couleur : rouge, bleu, marron et noir. Celles qui nous intéressent, les Silent, sont linéaires, souples et surtout sans clic audible ; elles font moins de bruit et si vous écrivez et jouez beaucoup, c’est un point à ne pas négliger. Je vous assure que le bruit d’un clavier mécanique peut devenir très vite énervant. Pour être plus précis, j’ai mis en comparaison un clavier mécanique de mon labo, équipé de Cherry Red, avec le Corsair MK.2, la différence est flagrante : le deuxième est plus silencieux, moins agressif. Petit détail : si j’ai apprécié le design général du produit, comme je l’ai expliqué plus haut, j’apprécie moins la police d’écriture gravée sur les touches, trop grosse, pas assez subtile. En comparaison, je préfère la police utilisée sur ce produit. Si vous souhaitez comparer les MX Silent avec d’autres Cherry, les Red en l’occurrence, vous pouvez aussi consulter ce test.

 

Touche Corsair MK.2

Yoga 910 vs Corsair MK.2. J’apprécie la finesse de la police du premier. Vous avez dit détail ?

 

Ensuite, et surtout pour ceux qui aiment les chiffres, la distance d’activation est de 1.9 mm sous une pression de 45g, pour une course de 3.0 mm. Sans mentir, ces données me laissent un peu froid mais elles sont évidemment nécessaires, à la fois pour apprécier la différence entre deux claviers mécaniques et pour choisir un produit (et une frappe) vraiment adaptée à vos besoins. Pour résumer, ces Cherry MX Silent sont de bonnes factures : elles réduisent le bruit, tout en conservant les qualités inhérentes à la mécanique. Dès lors, qu’en est-il du ressenti in real life ? Pour la bureautique, je suis tout à fait comblé : les touches s’enfoncent bien et les doigts ne glissent pas ; j’ai le sentiment d’écrire plus vite, et mieux. Sans un bruit désagréable. En jeu, c’est du tout bon aussi… Les doigts reposent convenablement et se ne heurtent pas. Le jeu de revêtement dédié aux FPS fait bien le job, rien à redire ! Testé et approuvé sur Battlefield 1 et Call of Duty : WWII. Finalement, c’est quand je repasse sur mon ancien clavier que les ajustements proposés par la marque sautent aux yeux… et vous font dire que rien ne vaut un « bon » clavier mécanique.

Quid du logiciel CUE ?

Le Corsair MK.2 n’est rien sans le logiciel dédié. J’exagère, certes, mais il améliore sensiblement l’expérience et la personnalisation du produit. Il serait dommage de s’en priver. Le logiciel est disponible à cette adresse.

 

logiciel clavier MK.2

Choix du profil, actions, effets d’éclairage et performance. C’est là que tout se passe.

 

Logiciel clavier Corsair MK.2

Un bon aperçu de toutes les actions réalisables, programmer une minuterie par exemple…

 

J’ai donc commencé par créer un profil test afin de réaliser toutes sortes d’expériences ; sinon trois profils sont disponibles nativement. L’onglet « Action » permet, notamment, de créer des macros, c’est-à-dire une liste d’ordres préalablement enregistrés et exécutés en appuyant sur une touche. Là le bât blesse : pas de tutoriel, ou au moins quelques indications, à destination des néophytes comme moi ; dès lors, un petit détour sur l’Internet a été nécessaire afin de me familiariser avec ce monde-là. Plus simple, vous pouvez programmer le lancement d’une application à partir d’une seule touche : mon A lance désormais Deezer et mon Z ouvre une page vierge sur Word. Vous avez aussi la possibilité de remapper complètement le clavier ou désactiver des touches. Toutes les actions se font assez naturellement : vous choisissez celle que vous souhaitez réaliser et vous sélectionnez la touche correspondante sur le clavier représenté à l’écran.

 

pluie clavier corsair MK.2

Pluie de couleurs

 

RGB clavier corsair MK.2

Personnalisation à outrance

 

Viennent ensuite les effets d’éclairage, dont le GIF supra est un exemple. On en dénombre 24, allant de l’ondulation arc-en-ciel à trois couleurs qui représentent la température de votre ordinateur (40° degrés au moment où j’écris). Vous pouvez aussi choisir une couleur statique si les effets vous paraissent un peu gadget. En effet, si je trouve la personnalisation très intéressante en soi, elle n’est clairement pas indispensable et ne doit pas inciter à l’achat d’un tel clavier. Donc oui, c’est divertissant, amusant et ça suscitera un effet waouh chez vos amis et amies. Effectivement, on ne peut qu’être impressionné par les possibilités offertes par la marque, d’autant plus que chaque touche du clavier est indépendante. Prenons la photo ci-dessus : j’ai choisi un éclairage de frappe de A à P, une ondulation arc-en-ciel de Q à M, la température de W au point d’exclamation. Enfin, le pavé numérique a le droit à un changement de couleurs régulier. Les possibilités sont très importantes, vous pouvez passer quelques heures à forger votre propre rétro-éclairage, rendant votre clavier unique. Cependant, la question subsidiaire est nécessairement la suivante : est-ce utile ? Difficile de répondre de manière pragmatique. Personnellement, j’ai beaucoup aimé personnaliser ce périphérique ; on prend un plaisir non négligeable à essayer plein de combinaisons différentes. Ceci dit, le seul effet qui m’a paru vraiment utile est celui assujetti à la température de votre ordinateur. Quand on pratique beaucoup le jeu, les composants surchauffent et le clavier vous l’indique.

Conclusion

Je vais être franc : j’ai épuisé beaucoup de claviers bas de gamme, simplement parce que j’accordais une place négligeable à ce périphérique. Forcément, le Corsair MK.2 est, pour moi, une vraie surprise ; beau, bien pensé et solide, il possède des détails qui, finalement, n’en sont pas : des touches multimédia, un port USB et un repose-poignet. Son logiciel permet une personnalisation à outrance, toutefois je réitère mes propos : cela ne doit pas inciter à l’achat mais être considéré comme « le petit plus qui fait plaisir ». Seul l’effet d’éclairage « température » me parait vraiment intéressant. Les switches Cherry MX Silent font très bien le boulot et sont une vraie réussite (et une vraie surprise pour moi) ; en effet, le seul clavier mécanique que j’avais essayé m’avait laissé un mauvais souvenir. Le Corsair MK.2 n’est pas bruyant et vous évitera quelques maux de tête.

Pour finir, je ne peux que vous conseiller de mettre ce test en comparaison avec d’autres claviers, présentés ici notamment. Même là, en fait. Et pourquoi pas ici d’ailleurs

Le clavier Corsair Strafe RGB MK.2 est déjà disponible au prix de 169,99 euros.

 

 

 

Corsair Strafe RGB MK.2
8 Le Testeur
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Pour
  • Une réussite esthétique
  • Des détails agréables : port USB, touches multimédia, repose-poignet
  • Bien adapté à la bureautique et au jeu
  • Plutôt silencieux (pour un clavier mécanique...)
  • Personnalisation du rétro-éclairage
  • Logiciel CUE bien pensé et très complet
Contre
  • Repose-poignet un peu petit et fragile
  • Câble imposant et rigide
  • Prix
Design et Look
Fonctionnalités
Ergonomie
Performances
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Doctorant de 25 ans travaillant sur les jeux vidéo. Passionné par la littérature, les mythes et la culture vidéoludique. Amoureux de son île, Kallisté.

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