[divider]2. Fragmentation[/divider]

 

Maintenant que nous nous sommes attachés à fignoler notre espace de travail et que vous êtes assis, l’air satisfait, devant le bureau de vos rêves, nous allons apprendre à le quitter. Allons, ne faites pas la tête, et écoutez plutôt : rappelez-vous vos longues soirées d’hiver où vous repoussiez sans cesse l’heure fatidique de vous mettre au travail en regardant votre bureau d’un œil torve et légèrement désespéré. Nous avons tous le souvenir de la dernière fois où nous avons évité, sous des prétextes fallacieux, de nous mettre au travail, heure après heure, jusqu’à ce qu’il se fasse diablement tard. Pour contourner ces stratégies d’évitement, qui sont souvent dues à un excès de perfectionnisme de notre part (aussi appelé syndrome de la bonne résolution, qui ne sera jamais tenue), nous allons apprendre à fragmenter notre travail.

 

close up man's hands using cellphone

 

Le principe est relativement simple, si vous comptez travailler, chaque jour de 20h à 22h, il s’agit de « grignoter » cette période de travail prévue en effectuant des tâches relativement simples (que ce soit une liste de mots à connaître par cœur à lire dans son bain, relire attentivement une fiche de révision dans le RER, un cours à écouter en podcast à vélo) en avance. Si vous n’avez pas de « petites tâches » a effectuer, essayez de les créer à partir de vos cours : même si ceux-ci sont denses, le simple fait de créer une liste de mot-clés à connaître, par exemple, peut s’avérer très efficace. Ayez toujours vos fiches de révisions ou vos flashcards sur smartphone à portée de main pour une séance de révision improvisée dans le parc ou au café.

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L’idée de « fragmenter » ses révisions de cette façon a de multiples avantages et consiste à atténuer la stratégie d’évitement qui peut vous faire remettre au lendemain votre séance de révision vespérale. Lire une fiche de révisions pendant une dizaine de minutes est en effet moins rébarbatif que de se préparer pour deux heures fastidieuses de cours d’affilée, et vous verrez que vous lirez beaucoup plus facilement vos cours en sachant qu’il n’y en a « que » pour dix minutes. En multipliant les occasions de révisions au cours de la journée, vous allégerez non seulement la charge de travail du soir, mais vous effectuerez cette dernière avec plus de bonne volonté, puisque vous aurez ainsi déjà « commencé ». Continuer ce qui a déjà été entamé est en effet plus facile que de s’y mettre à l’heure H. Autre avantage – et non des moindres – fragmenter le travail permet aussi de dédramatiser quelque peu l’enjeu des révisions du soir, qui seront, ainsi, moins « quitte ou double » pour l’étudiant chevronné que vous êtes.

 

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