Curse of the Dead Gods – Le rogue-lite à la française

Le Rogue-Lite est un genre qui a le vent en poupe ces dernières années. Lancé en 1980 par le Rogue d’étudiants californiens, le genre se veut exigeant et fonctionne autour de principes de morts permanentes et de génération aléatoires de niveaux. Depuis ces balbutiements, le genre est devenu l’un des plus populaires du monde vidéoludique. Mieux encore, le genre évolue avec son temps. Que ce soit par la quasi-infinité de ses possibilités (pour un The Binding of Isaac par exemple) ou la cohérence de son monde et scénario (comme dans l’exceptionnel Hades), la concurrence est désormais féroce. C’est dans ce contexte que nous avons eu la possibilité de tester Curse of the Dead Gods sur Switch. Sorti en accès anticipé en mars 2020, le jeu édité par Focus Home Interactive et développé par les Lyonnais de PassTech Games (Masters of Anima) est désormais disponible en version complète, pour moins de 20 euros.

Test Curse of the Dead Gods - Logo

Les bases du Rogue-Lite…

Le gros joueur de Rogue-Lite que je suis devenu ces dernières n’a pas été perdu en lançant Curse of the Dead Gods. En effet, l’introduction du titre est très succincte et vous lance rapidement dans le grand bain. Le joueur contrôle un homme barbu muni d’une torche, une épée et un pistolet. Ce dernier entre dans un donjon semblant peu accueillant et la porte se referme derrière lui… Voilà comment Curse of the Dead Gods introduit son scénario… Vous l’aurez compris, ce n’est pas ce que l’on recherche ici.

Dès les premières secondes de jeu, Curse of the Dead Gods introduit quelques-unes de ses fonctions de base. Le héros est donc muni d’une arme principale, d’une arme secondaire et peut par la suite s’équiper d’une arme à deux mains. Grâce à ces atouts, il devra arpenter les salles des différents donjons (trois étant accessibles en début de partie) en éliminant tous les ennemis croisés et en essayant d’éviter les pièges du donjon… Car, oui, Rogue-Lite oblige, vous allez souvent mourir !

 

 À la rencontre d’éléments plus originaux

Si les premiers éléments introduits par Curse of the Dead Gods sont très classiques pour un jeu du genre, le titre présente rapidement des éléments plus originaux qui prendront une importance primordiale dans le gameplay.

À l’instar de (l’exceptionnel) Darkest Dungeon, Curse of the Dead Gods accorde une grande importance à la notion de lumière. Muni de sa torche, le héros gagne significativement en statistiques lorsqu’il est dans la lumière. Des flambeaux et autres toiles d’araignées disséminées dans les donjons permettent au héros d’illuminer son environnement au mieux et ainsi le rendre moins dangereux.

Les références au jeu de Red Hook Studios ne s’arrêtent pas là. En effet, vous devrez également garder un œil sur le niveau de corruption de votre héros. Lorsque ce dernier traverse une porte, suite à l’attaque de certains ennemis (ou d’autres mauvaises surprises que je vous laisserai découvrir), votre héros « gagne » en corruption, jusqu’à régulièrement récupérer des malédictions particulièrement pénalisantes.

Test Curse of the Dead Gods - Malediction
Lorsque vous atteignez la cinquième malédiction, votre partie risque de ne plus durer très longtemps…

Enfin, dernière donnée originale et non des moindres : l’endurance. Rappelant les Souls-like, votre héros débute son exploration avec cinq points d’endurance. Attaques chargées, esquives, attaques avec vos armes à deux mains, les actions nécessitant un point d’endurance sont nombreuses et il faudra donc absolument gérer cette donnée pour avancer dans les donjons.

 

Quelques très bonnes idées…

Curse of the Dead Gods est un Rogue-Lite intelligemment développé. On ressent rapidement que les développeurs sont à l’aise avec le genre et ont passé de nombreux mois d’accès anticipé afin de rendre un jeu équilibré. Chaque salle traversée vous permettra d’acheter une récompense (arme, relique, amélioration, etc.) contre de l’argent ou des points de corruption. L’aspect aléatoire inhérent aux jeux du genre est habilement amoindri par le fait que le joueur pourra choisir son itinéraire par rapport aux récompenses des salles, à la Slay the Spire.

Test Curse of the Dead Gods - Carte
Le bon choix d’itinéraire à faire dès le début est primordial

L’avancée dans les différents donjons est également habilement mise en place. Vous aurez en effet, tout d’abord accès à trois petits donjons ponctués de boss. Lorsque vous aurez fini ces donjons, les vraies aventures commenceront et vous comprendrez que ces premiers donjons ne sont que l’introduction au cauchemar qu’est le vrai donjon du jeu. Les français de PassTech gèrent ainsi habilement la courbe de difficulté du jeu et permettent aux joueurs de minimiser la frustration.

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Les boss ponctuant chacune des parties des donjons sont par ailleurs très intéressants. Intelligents sans être frustrants, les combats contre ces derniers font suer le joueur sans jamais le démunir. Chaque mort permet d’avancer dans la connaissance de ces derniers et le sentiment de passer de « jamais, je ne pourrai battre ce boss » à « ok, si ce guignol me touche, je suis nul » si agréable dans les Rogue-Lite est particulièrement présent sur Curse of the Dead Gods.

Test Curse of the Dead Gods - Boss
Un exemple de boss très intelligemment développé

… Noyées dans un manque d’ambition…

Si l’on ressent clairement le travail des développeurs afin de rendre leur jeu équilibré, on ne peut que regretter un certain manque d’ambition. À l’heure où les amoureux du genre sortent d’un Hades tout bonnement exceptionnel, Curse of the Dead Gods manque clairement de nouveautés au fur et à mesure des descentes dans ses donjons. Après avoir fait le tour des armes disponibles (épée, massue, fouet, arc, etc.), on comprend vite que les différentes versions de ces dernières ne proposent que des améliorations statistiques ou presque. Même chose pour les différentes reliques que vous trouverez. Aucune synergie entre les différentes armes. J’ai, pour ma part, rapidement fait tous mes runs en me battant quasi-exclusivement avec des arcs.

… Malgré un écrin attractif

Techniquement, il n’y a pas grand chose à reprocher à Curse of the Dead Gods. Le jeu est agréable et ne souffre d’absolument aucune chute de framerates, même sur la console portable de Nintendo. Mention toute particulière aux effets de lumières particulièrement réussis et qui embellissent encore la plongée dans les donjons. Malheureusement, Curse of the Dead Gods retombe rapidement dans ses travers. La direction artistique manque également d’ambition, les décors se répètent finalement rapidement et les musiques sont si discrètes qu’on les oublie finalement rapidement.

Test Curse of the Dead Gods - Effets de lumières

Curse of the Dead Gods – Conclusion

Piochant des bonnes idées parmi les meilleures créations des ces dernières années, Curse of the Dead Gods est un bon Rogue-Lite. Malgré tout, il pêche quelque peu sur la longueur par manque d’ambition rendant sa rejouabilité moyenne à long terme. Malgré tout, le jeu est intelligemment créé autour de mécanismes équilibrés et pour certains originaux. Si vous avez fait le tour de Hades, la création des Français de PassTech peut donc devenir votre nouveau terrain de jeu… Mais vous serez prévenus, ne faites pas trop la comparaison !

Test Curse of the Dead Gods - Artwork

 

Curse of the Dead Gods
7 Le testeur
La communauté ( Votes)
Pour
  • De très bonnes idées piochées par-ci par-là
  • Une bonne durée de vie pour 20 Euros
  • Un sentiment d'évolution et une courbe de difficulté très bien gérés
  • Techniquement irréprochable, même sur Switch
  • Des boss très intelligemment développés
Contre
  • Un manque d'ambition (sur la DA et la profondeur de jeu) flagrant à moyen terme
  • Hades est passé par là...
Graphisme
Scénario
Gameplay
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