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Test – Gigabyte RTX 2070 SUPER Gaming OC 8G

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Test – Gigabyte RTX 2070 SUPER Gaming OC 8G

Une version boostée de la RTX 2070 : la Gigabyte SUPER Gaming OC

 

Comme vous le savez, NVIDIA vient de proposer un refresh de sa gamme RTX Turing en lançant ces dernières semaines : la RTX 2060 SUPER, la RTX 2070 SUPER et dernièrement la RTX 2080 SUPER. Aux dernières nouvelles, la version RTX 2080 Ti SUPER ne devrait pas exister. Même si NVIDIA affirme le contraire, cette nouvelle série de carte débarque en même temps que les modèles RX 5700 et RX 5700 XT de chez AMD. Il n’en faut pas plus pour imaginer qu’il s’agisse là d’une stratégie commercial et qui, dans ce cas, sera bénéfique aux futures acquéreurs d’une carte graphique. Maintenant il est vrai que NVIDIA nous a habitué ces dernières années à proposer un refresh de ses architectures avant le lancement de la suivante. Habituellement, ce refresh était synonyme d’une gamme « Ti » alors qu’ici, NVIDIA a opté pour le terme « SUPER ».

Voici un tableau reprenant les différentes caractéristiques de la gamme actuelle, ce qui vous permettra d’y voir un peu plus clair.

 

Comme vous pouvez le constater, les fréquences ont été revues à la hausse ainsi que les Cuda Core, des Tensor Core et des RT Cores. On peut également remarquer que la RTX 2060 SUPER se dote à présent de 8 Go à la place de 6. En terme de prix proposé par NVIDIA pour ses modèles customs, on retrouve la 2060 SUPER à 424 €, la 2070 SUPER à 529 € et la 2080 SUPER à 745 €.

Intéressons-nous à présent au modèle RTX 2070 SUPER avec le modèle reçu de la part de Gigabyte. Ce modèle se base sur l’architecture Turing qui intègre les RT Core (Ray-Tracing) et les Tensor Core qui n’étaient pas présents sur la génération Pascal. Les Tensor Core ont pour but de faciliter principalement le deep learning nécessaire à l’intelligence artificielle pour afficher des images époustouflantes et ultra-nettes. On parle beaucoup pour le moment du DLSS qui permet un gain en terme de FPS en remplaçant l’antialiasing TAA. Les RT Core sont utilisés par l’API Ray Tracing, une solution pour l’éclairage, les reflets et les ombres réalistes.

Turing est la première architecture à le proposer en temps réel. L’architecture Turing a aussi vu débarquer GPU Boost 4.0, dont le rôle est d’ajuster la fréquence de fonctionnement en fonction de la charge appliquée, d’un seuil de consommation électrique et de la température de la puce.

 

La Gigabyte RTX 2070 SUPER GAMING OC en détails

Gigabyte nous a fait parvenir un exemplaire de la RTX 2070 SUPER Gaming OC 8G. Il s’agit d’une carte custom, c’est-à-dire disposant d’un système de refroidissement propre à la marque et parfois aussi d’un PCB optimisé. Celle-ci dispose de nombreux atouts afin de tirer parti au mieux de la puce TU104. Commençons par le système de refroidissement « WindForce 3x » qui disposent de trois ventilateurs de 82 mm. Gigabyte utilise pour cette carte sa technologie brevetée : « Alternate Spinning ». Le principe est simple à comprendre et son but est de résoudre les turbulences entre les trois ventilateurs. Pour ce faire, le ventilateur central tourne dans le sens opposé par rapport à celui à sa gauche et à sa droite. Les deux photos ci-dessus permettent de comprendre facilement le principe.

 

Les neuf pales des ventilateurs sont légèrement incurvées afin d’optimiser le flux d’air. Cette RTX 2070 SUPER Gaming OC est pourvue de la technologie « 3D ACTIVE FAN » afin de laisser les ventilateurs au repos si la température du GPU ne requiert pas leur fonctionnement. Même si le nom est différent, d’autres marques utilisent aussi ce principe. J’ai mesuré à quel moment les ventilateurs se déclenchent, et à quel moment il se coupent. Lorsque la température dépasse les 58°C, ils se mettent en action et lorsqu’elle redescend sous la barre des 45°C, ils stoppent.

 

Le carénage est en plastique noir avec l’inscription Gigabyte rétroéclairée sur le dessus. Le couleur du logo peut-être modifiée via l’utilitaire RGB Fusion 2.0. À l’arrière, une backplate en métal noir assure la rigidité du PCB. Les dimensions de la carte sont de 286,5 x 114,5 x 50,2 mm.

Le radiateur est en contact avec les puces mémoires et l’étage d’alimentation par l’intermédiaire de pads thermiques. L’objectif est de d’améliorer la dissipation thermique et de tenir au frais chacun de ces composants. Le radiateur est traversé par six caloducs de 4 mm de diamètre qui sont en contact direct avec la puce graphique afin d’optimiser le refroidissement. L’étage d’alimentation se compose de 8 phases pour le GPU et 2 phases pour la mémoire comme sur la version Founders Edition de NVIDIA.

 

Notre exemplaire dispose d’un overclocking d’usine au niveau de la fréquence Boost. Cette RTX 2070 SUPER Gaming OC garde la même fréquence GPU que la Founders Edition de NVIDIA avec ses 1605 MHz. Par contre, la fréquence Boost passe à 1815 MHz (1770 MHz pour la carte de référence) tandis que les 8 Go de GDDR6 sur un bus de 256 bits sont cadencés eux à 1750 MHz. Pour alimenter ce modèle, un connecteur 8 broches et 6 broches sont positionnés sur le dessus de la carte.

 

Enfin, une backplate en métal noir mat à l’arrière du PCB permet d’assurer la rigidité mais aussi d’offrir une surface de dissipation supplémentaire. Pour finir, on retrouve trois DisplayPort, un HDMI et un port USB de Type-C pour les sorties vidéos. Notre exemplaire de test est dispo

 

 

LA CONFIGURATION UTILISÉE POUR LES TESTS

Si vous êtes un fidèle, vous savez que je viens de mettre à jour ma principale configuration de tests, si vous voulez en savoir plus, tout se passe ici. Voici la nouvelle configuration que j’ai utilisé pour le test de cette carte graphique :

  • Carte mère : EVGA Z390 DARK
  • Processeur : Intel i9 9900K à 5 GHz (50×100 MHz) 1,21 V
  • Mémoire : GSKill 2 x 8 Go Trident Z à 4200 MHz
  • Carte graphique : Gigabyte RTX 2070 SUPER Gaming OC 8G
  • Système de refroidissement : EK Velocity + radiateur de 360 mm
  • SSD : Western Digital Black SN750 500 Go + radiateur EKWB
  • Alimentation : Corsair AX1600i (merci Corsair France)
  • Pâte thermique : Grizzly Kryonaut
  • Système d’exploitation : Windows 10 64 bits
  • Écran : Asus PG27UQ (merci Asus France)

 

Pour rappel, je compare les résultats obtenus avec cette Gigabyte RTX 2070 SUPER Gaming OC face aux cartes graphiques dont je dispose encore dans le labo. Celles-ci ont été testées aux fréquences stock et sans aucun tweak permettant d’optimiser le score. Les tableaux viennent d’être mis à jour puisque la configuration de tests vient d’être modifiée. Vous pouvez toujours retrouver les anciens tableaux ici.

 

Petit passage par GPU-Z afin de vérifier que les informations lues sont bien correctes. La fréquence GPU est bien de 1605 MHz, celle de la mémoire à 1750 MHz et enfin la fréquence Boost à 1815 MHz. N’oubliez pas que cette dernière sera supérieure lors des benchmarks selon la qualité de votre puce et déterminée par GPU Boost 4.0. Au repos, la fréquence est de 300 MHz, en charge, la fréquence Boost max se situe entre 1965 et 2025 MHz selon le benchmark. Lors des tests, en n’oubliant pas que la carte bénéficie de la technologie « 3D ACTIVE FAN », la température du GPU n’a jamais dépassé les 65 °C ! Au vue de la température au sein du labo en cette période, on peut souligner que le radiateur est rudement efficace !

 

LES BENCHS COMPARATIFS : 3DMark 11 et 3DMark Vantage

Il s’agit d’un benchmark lancé en novembre 2010 par Futuremark et que j’utilise encore en 1280 x 720 (720P), permettant ainsi aux cartes d’entrée de gamme de pouvoir proposer un score honorable. Il est resté très longtemps pour pas mal de monde, le test de référence pour DirectX 11. Il se compose de quatre tests graphiques (Deep Sea 1, Deep Sea 2, High Temple 1, High Temple 2), un test de « stress » CPU ainsi qu’un test de « stress » combinant le CPU et la carte graphique. La dernière version est la 1.0.132 datant du 7 février 2014.

3DMark Vantage est un benchmark lancé en novembre 2008 par Futuremark et exploitant DirectX 10. Autant dire qu’il s’agit d’un test largement dépassé pour les configurations modernes mais pour lequel j’ai pas mal d’affection. La résolution utilisée est de 1280 x 1024. Il se compose de deux tests graphiques (Jane Nash et New Calico) et deux tests de « stress » CPU. À noter que si vous désirez l’utiliser, n’oubliez pas de désactiver les 6 Feature Tests dans la partie « options » puisqu’ils ne sont pas pris en compte dans le calcul du score final.

 

LES BENCHS COMPARATIFS : 3DMark Firestrike 1080P – Ultra 4K

Il s’agit de la référence en terme de benchmark et sans doute le bench le plus utilisé actuellement. Il se compose de trois niveaux de « difficultés » : Fire Strike (1920 x 1080), Fire Strike Extreme (2560 x 1440 ) et Fire Strike Ultra (3840 x 2160). Pour mes tests, j’utiliserai le premier et le troisième test en 4K afin de comparer les cartes graphiques. Il n’est pas nécessaire de disposer d’un écran 4K mais votre carte graphique doit disposer d’au moins 3 Go. Il se compose de deux tests graphiques, d’un test CPU ainsi qu’un test de « stress ». N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final.

 

LES BENCHS COMPARATIFS : 3DMark Time SPY 1440P – 4K

Time Spy utilise DirectX 12 avec une résolution de 2560 x 1440. Il s’agit à l’heure actuelle du seul benchmark qui exploite l’API Direct3D 12. Il se compose de deux tests graphiques et d’un test CPU. J’ai ajouté depuis la génération des RTX, le test en 3840 x 2160. Je prendrai le temps d’ajouter les performances avec les cartes de la génération précédente. N’oubliez pas de désactiver la démo qui n’apporte rien dans le score final, là encore.

 

LES BENCHS COMPARATIFS : superposition

Voilà un tout nouveau benchmark de chez Unigine, tout beau, tout chaud ! Il aurait été dommage de ne pas en profiter et de ne pas l’intégrer à nos tests de cartes graphiques. Il est basé sur DirectX 11 mais une version 12 devrait arriver sous peu. Pour ce benchmark, j’ai opté pour la version Performance en 1080p Extreme. Il se compose de 17 scènes et est assez costaud afin de mettre à mal votre carte graphique.

 

LES BENCHS COMPARATIFS : 3DMark Port Royal (Ray Tracing) et Final Fantasy XV

3DMark Port Royal est le dernier benchmark en date de UL Benchmark, anciennement Futuremark. Il s’agit du premier benchmark prenant en charge le « ray tracing » et qui permet ainsi aux utilisateurs de comparer leurs performances. Le test s’effectue en 2560 x 1440. Pour rappel, cette nouvelle technologie est arrivée avec les RTX 2080Ti, 2080, 2070 et 2060. À l’heure actuelle, seule une série de cartes NVIDIA sont compatibles.

Le benchmark Final Fantasy XV en version 1.2 permet l’utilisation du DLSS (Deep Learning Super-Sampling). Les cartes graphiques RTX bénéficient de l’antialiasing DLSS, géré par les Tensor Core et qui doit permettre un gain en termes de FPS sans pour cela dénaturé la qualité de l’image. NVIDIA annonce un gain de 38% lors de son utilisation. À noter que l’antialiasing TAA est désactivé lors de l’utilisation du DLSS. Nous allons donc comparer les performances avec et sans DLSS sur une résolution de 3840 x 2160. Seules les RTX supportent à l’heure actuelle le DLSS.

 

 

L’OVERCLOCKING étape 1 : oc scanner

Attention, les conditions de tests n’étaient pas optimales avec des températures avoisinant les 28 °C dans le labo.

En utilisant le logiciel Aorus Engine, vous pouvez avoir accès à l’OC Scanner. L’idée est d’obtenir une courbe des capacités en overclocking de votre GPU en réalisant un overclocking automatique. Chaque courbe sera différente puisque les die sont uniques et que certains se montrent meilleurs en overclocking. Tout cela est rendu possible grâce à l’API développée par NVIDIA. Une fois que le scan aura été effectué, vous allez vous retrouver avec un résultat. Ceux-ci correspondent à une fréquence et à la tension nécessaire pour l’obtenir. Si vous désirez la valider, il faudra juste cliquer sur valider. N’oubliez pas que l’OC Scanner n’overclocke pas la mémoire.

Malheureusement, je ne suis pas parvenu à utiliser l’Auto Scan du logiciel de Gigabyte. Je n’obtenais aucun résultat. Je me suis donc tourné vers celui de EVGA : Precision X1. Celui-ci estime que la fréquence GPU peut passer de 1605 MHz à 1694 MHz et celle du Boot, de 1815 à 1904 MHz. Nous allons voir ce que cela donne réellement lors du benchmark Time Spy Extreme.

 

Le gain est assez léger, mais pas de souci, nous allons passer à l’overclocking manuel et surtout aussi à celui de la mémoire !

 

L’OVERCLOCKING étape 2 : oc manuel

Attention, les conditions de tests n’étaient pas optimales avec des températures avoisinant les 28 °C dans le labo.

Passons à présent à l’overclocking manuel et voyons jusqu’où la carte peut aller. En ce qui concerne le power target, il peut être poussé jusqu’à 111%. J’ai pu atteindre, de manière parfaitement stable, une fréquence boost à 2130 MHz et une fréquence mémoire à 1975 MHz. Les résultats obtenus sont dans la moyenne et vous devriez pouvoir stabiliser du 2050/2100 MHz en H24.

 

 

Le mot de la fin

Cette Gigabyte RTX 2070 SUPER Gaming OC est actuellement disponible au prix de 534 € sur le site LDLC ce qui la place au même tarif que la Founders Edition de NVIDIA. Actuellement, vous bénéficiez aussi de deux jeux offerts (Control et Wolfenstein Youngblood) à l’achat d’un modèle RTX SUPER jusqu’au 18 aout. Ces deux jeux faisant la part belle à la technologie Ray Tracing. Le refresh proposé par NVIDIA est plutôt cohérent puisque l’on se retrouve face à une carte plus performante que la RTX 2070 et qui fait aussi bien maintenant que l’ancienne GTX 1080 Ti. Il s’agit d’un modèle proche de la barre des 500 euros et qui vous permettra d’être à l’aise en 1440P.

En ce qui concerne notre modèle du jour, le système de refroidissement se montre toujours aussi silencieux grâce à la technologie « 3D ACTIVE FAN » qui laisse les ventilateurs au repos tant que la température n’a pas dépassé les 58°C. Malgré cela, la température du GPU n’a jamais dépassé la barre des 64 °C lors de nos différents tests. Pour en revenir à son prix de 534 €, au moment de rédiger cette conclusion, il s’agissait de la meilleure offre pour une RTX 2070 SUPER ! Nul doute que vous en aurez largement pour votre argent. Nous avons donc décidé de lui décerner un Vonguru d’or.

 

N’hésitez pas à réagir ou à poser vos questions dans les commentaires ci-dessous. Nous vous donnons rendez-vous très vite afin de juger de ce que propose AMD avec sa RX 5700 XT qui vient de débarquer dans le labo.

 

Gigabyte RTX 2070 SUPER Gaming OC 8G
9 Le testeur
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Pour
  • système de refroidissement très efficace
  • performances en hausse
  • le prix face à la RTX 2070
  • le prix face aux autres 2070 SUPER
Qualité de fabrication
Performances
Overclocking
Refroidissement
Prix
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