Chroniques

La Boîte à Musique – FFX : To Zanarkand

La Boîte à Musique – FFX : To Zanarkand

La Boîte à Musique – FFX : To Zanarkand

 

Bonjour à tous et bienvenue dans le quatorzième numéro de votre chronique musicale sur Cleek. Vous l’aurez compris, il sera question ici de musique, et plus particulièrement des musiques qui ont bercé et qui continuent de bercer l’univers geek, qu’il s’agisse de jeux vidéo, de films ou d’animés. Le format de cette chronique pourra varier d’un numéro à l’autre selon les musiques qui vous seront proposées. Présentations, analyses, extraits de partitions seront autant d’éléments que vous pourrez retrouver dans la Boîte à Musique de Cleek.

« To Zanarkand », « Suteki da ne »… Voici quelques titres qui suffisent en général à faire perler quelques larmes au coin des yeux d’un gamer. Le dixième opus de Final Fantasy a pourtant été assez controversé, jugé beaucoup trop dirigiste par certains, ou comme un chef d’œuvre par d’autres. Quoiqu’il en soit, s’il y a bien un des paramètres sur lequel les fans de la saga ont pu se retrouver une fois de plus, c’est bel et bien sur l’excellente bande originale du jeu, composée par Nobuo Uematsu, riche et diversifiée, allant des morceaux en piano solo jusqu’aux puissants riffs de Rammstein. Nous nous pencherons toutefois aujourd’hui sur un des titres les plus emblématiques de l’opus, à savoir le célèbre « To Zanarkand ».

Les anciens numéros : Final FantasyGame of ThronesLeague of Legends 1 & 2Les musiques rétrosInceptionWorlds Collide Les musiques horrifiquesHunger Games – League of Legends : Jhin – Les musiques de film – League of Legends : Aurelion Sol – Les meilleures covers de Game of Thrones.

 

 

 

C’est sur ces notes mélancoliques au piano que démarre donc le jeu, dans une ambiance intimiste et nostalgique, ponctuée de ces quelques mots :

 

« Listen to my story. This may be our last chance . »

 

« To Zanarkand » répond donc à cette requête peu commune, et viendra hanter l’ensemble du jeu, ponctuant avec une grande justesse certaines cinématiques : Lorsque Tidus apprend le funeste avenir de Yuna, ou encore à la cinématique de fin. Comme toujours dans la saga FF, le scénario est des plus réussis, et une fois encore, Nobuo Uematsu est venu sublimer le jeu par ses magnifiques compositions. To Zanarkand ne fait pas exception à la règle : Cleek tente aujourd’hui de décrypter pour vous les raisons de ce succès.

La bande originale sort donc en 2001 (hé oui, déjà) et très vite, les fans tombent d’accord sur le charme et la beauté évidente du morceau. Pas d’orchestre grandiloquent ici, puisqu’un piano suffit à interpréter une mélodie simple et épurée, qui deviendra vite le thème de prédilection de l’opus.
D’un point de vue plus technique, le morceau est écrit dans la tonalité de mi mineur.
Un choix tout en finesse puisque cette tonalité symbolisait pour beaucoup de théoriciens de la musique un caractère plaintif, doux en mélancolique, sans toutefois manquer d’une certaine forme d’espoir.

 

Tonalité : Une tonalité se définit comme une gamme de sept notes, désignée par sa tonique (première note de la gamme donnant son nom à cette dernière, donc ici, do) et son mode (majeur ou mineur).

 

Enfin d’un point de vue métrique, le morceau est écrit en trois temps binaire (mesure où les temps sont divisibles par deux), ce qui contribue à apporter une sorte de balancement tranquille à la musique, beaucoup plus que ne le ferait une mesure en deux ou quatre temps. Le thème est assez lent (puisqu’un trois temps plus rapide aurait vite été assimilé à une valse) et l’ensemble de la mélodie se situe plutôt dans un registre aigu.

To Zanarkand dure environ trois minutes, et au niveau de sa structure, on remarque en fait qu’il s’agit de la répétition d’une même section, d’une minute trente chacune. Le morceau se termine sur un effet de fondu qui vient clôturer la cinématique.

Attardons-nous maintenant un peu plus sur le contenu de la musique.

 

Partie A

La première partie de ce thème est en fait une brève introduction d’une bonne vingtaine de secondes. La mélodie se base sur des arpèges simples, et une alternance entre les croches et les blanches pointées, ce qui instaure un climat doux et calme que l’on pourrait apparenter à une berceuse.

 

Arpège : Succession de notes jouées l’une après l’autre, et détaillant le schéma d’un accord, résultat que l’on obtiendrait si l’on jouait toutes ces notes en même temps.

 

Vers la fin de l’introduction, des arpèges sur l’accord de fa Majeur nous guident vers la seconde partie du morceau.

 

ToZanarkand_Intro

 

 

Partie B

Cette partie s’étend de 0’26 à 0’59.
Il s’agit du « refrain » du morceau, la section la plus connue et le thème principal de « To Zanarkand ».
Ce passage se compose en fait de deux phrases musicales, de 4 mesures chacune. La première apporte un caractère assez affirmatif, en tirant vers le grave, alors que la même phrase se répète ensuite vers l’aigu, y ajoutant un sentiment plus incertain et mélancolique.Après ces 8 mesures, le refrain reprend mais s’orientera cette fois vers une transition qui nous amène en fait directement à la troisième partie.

 

ToZanarkand_refrain*

 

 

Partie C

Cette troisième et dernière partie s’étend de 0’59 à 1’35. Basé sur une alternance de noires et de blanches, ce passage final reprend un peu le même principe de balancement que dans la première partie A. La mélodie est cependant beaucoup beaucoup plus triste que les parties précédentes, avec une succession d’accords mineurs. Le morceau se termine cependant sur une sensation plus optimiste puisque le dernier accord de To Zanarkand sera majeur (et donc moins sombre que ne l’aurait été un mineur).
Le morceau répète ensuite, comme nous l’avons vu plus haut, les trois précédentes parties, jusqu’à finir sur un fondu.

 

ToZanarkand_Interlude

 

 

Voici maintenant le thème dans son intégralité :

 

 

Enfin, pour ceux qui voudraient encore un peu de ce thème, voici la magnifique version orchestrale de « To Zanarkand » :

 

Chroniques
Plus Chroniques