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La musique classique version geek #8

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« Non ! Non, ne fuyez pas tout de suite… Parce que bon, je vous ai vus là, derrière votre écran… Vous avez lu « musique classique » et hop, le curseur s’est dirigé, bien malgré lui j’en suis sûre, vers la petite croix en haut à droite. Pas de panique, on va y aller en douceur, mais pas trop non plus, tout cela dans le but de vous montrer à quel point ce style musical, parfois jugé ennuyeux ou poussiéreux, est pourtant omniprésent sur tous les supports artistiques actuels. Mieux encore, la musique classique a même la part belle dans les œuvres cinématographiques et vidéo-ludiques, puisque ses plus grands chef-d’œuvres se retrouvent aujourd’hui dans nos publicités, à la télé, ou encore dans le domaine du jeu vidéo. Cleek entame donc avec vous le huitième numéro de cette série d’articles, en vous proposant une petite balade musicale autour de ce répertoire parfois mésestimé, et ce à raison de cinq œuvres par numéro. Au programme aujourd’hui, du calme et du moins calme, pour ne pas dire une certaine frénésie dans certaines musiques que nous allons aborder, en espérant que les écoutes ci-dessous vous amèneront à ponctuer votre lecture d’un enjoué « Ah, mais c’est cette musique làààà ! ». Enfilez donc votre plus beau casque, branchez vos enceintes, et lets go !

 

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[divider]Bach, encore et toujours[/divider]

 

Nous commençons ce top cinq par un habitué de nos nominations, Jean-Sébastien Bach, sans qui un top musique classique version geek ne serait pas vraiment le même. Après avoir parlé de son Aria en Ré Majeur, de sa célèbre Toccata, ou encore de ses menuets revues et corrigés façon Tetris, parlons aujourd’hui d’un air bien connu de beaucoup, la « Badinerie », issue de la suite n°2 en si mineur. Si cette mélodie, la plupart du temps interprétée à la flûte résonne de manière familière à nos oreilles, c’est surtout en raison de son utilisation massive dans le cinéma, les jeux, mais aussi notre quotidien (enfin, plutôt passé, en fait) puisque la Badinerie de Bach avait été pendant longtemps l’une des sonneries proposées par le Nokia 3310, l’indestructible, le fameux, l’unique. Une mélodie très travaillée donc, arpégée et dentelée, qui permet à chaque auditeur de l’apprécier pour elle-même, isolée de tout soutien harmonique. Nous la retrouvons ensuite du côté du jeu vidéo dans Sid Meier’s Pirates, mais aussi, et plus récemment dans le film Intouchables, lors d’une scène où Omar Sy illustre à sa façon bon nombre d’œuvres de la musique classique.

 

 

[divider]Ode à la Joie[/divider]

 

Beethoven est, lui aussi, un habitué de nos top musique classique, et après avoir parlé de sa célèbre cinquième symphonie, et de sa non moins célèbre septième, nous allons aujourd’hui nous pencher sur un air mondialement connu, issu en fait de sa neuvième symphonie, dans son quatrième mouvement, composé sur la base d’un poème de Friedrich von Schiller. Ses accents solennels et imposant d’un point de vue de l’effectif orchestral en font un hymne plébiscité et repris massivement dans la culture populaire. Du côté du cinéma, nous retrouvons donc cette neuvième symphonie dans Orange Mécanique, Le Cercle des Poètes Disparus, L’Age de Glace, Sexe Intentions, ou encore Equilibrium, tandis que nous l’entendons aussi dans Parodius, un jeu NES sorti en 1990 ou Peggle, en 2007. Pour l’anecdote enfin, le célèbre Hymne à la Joie de Beethoven a été décerné comme étant l’hymne de nombreuses institutions officielles, comme Le Conseil de l’Europe, entre autres.

 

 

[divider]Été, printemps, automne, hiver[/divider]

 

Nous poursuivrons, vous l’aurez compris avec une œuvre emblématique, bien connu de tous et pour des passages infiniment divers, j’ai nommé les quatre concertos pour violon de Vivaldi, regroupés en une seule et même œuvres, Les Quatre Saisons. Il serait ici délicat de citer toutes les adaptations qui auraient utilisé les airs de Vivaldi, puisque la pièce est aussi magnifique que conséquente. Puisque chaque concerto est doté de trois mouvements, Les Quatre Saisons comprennent donc douze morceaux, donc la plupart sont très connus du grand public, et souvent utilisés comme des accroches auditives pour tous les récalcitrants à la musique classique. L’air du printemps, le premier mouvement, a aujourd’hui la réputation de servir à merveille de musique d’attente au téléphone (vanne reprise, là encore, dans le film intouchables), tandis que les déferlantes de l’été, symbolisant ses orages, sont reprises dans de nombreuses publicités.

 

 

Nous nous pencherons pourtant aujourd’hui sur une saison un peu moins connue (mais juste un peu) que nous retrouvons entre autres dans le film culte de Park Chan-wook, Old Boy. Déjà en grande majorité composée d’airs sublimes au violon, la bande-originale du film loue une fois encore la virtuosité du violon et ses arpèges, pour illustrer ici l’une des scènes emblématiques du film, celle du marteau, qui est elle-même devenue l’une des images symboliques, utilisée parfois comme affiche du film.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Hbs73iSdrP0

 

[divider]Jeu de miroir[/divider]

 

Nous retrouvons maintenant un compositeur déjà nommé dans le précédent numéro de la musique classique version geek, Arvo Pärt. Après nous être intéressés à ses Fratres, nous parlerons aujourd’hui d’un autre de ses tubes de la musique contemporaine minimaliste. Si Fratres oscillait beaucoup entre mysticisme et agitation, Spiegel im Spiegel (qui évoque donc les idées de jeux, et de miroir dans le miroir) est une pièce d’une petite dizaine de minutes qui respire la sérénité et le calme. Construite par de longues notes oscillant autour du fameux « La », et par des jeux de mouvements conjoints et disjoints (d’où le terme de jeux en miroir), Spiegel im Spiegel a donc été abondement repris au cinéma, notamment dans des films tels que Gerry de Gus Van Sant, La Mort Suspendue de Kevin Mcdonald, Il était temps de Richard Curtis, ou plus récemment, comme musique de fond du film Gravity, comme une invitation contemplative du paysage spatial.

 

 

[divider]Jour de Colère[/divider]

 

Nous terminons ce top musique classique version geek avec le cas un peu particulier d’un thème musical, un fragment de quelques notes emblématique de la musique grégorienne (sisi, les moines qui chantent à l’unisson, tout ça, tout ça…). Si nous avions parlé dans l’un des premiers numéros du Dies Irae de Mozart, ou encore de celui de Verdi, nous n’avons pas encore abordé les origines de ce concept du « Jour de Colère » présent dans la liturgie catholique. À l’origine composé à l’époque du chant grégorien, le Dies Irae, ce petit segment musical d’une vingtaine de notes seulement à été repris, transposé, arrangé au gré d’envies plus modernes, et ce dans tous les domaines. Nous pouvons l’entendre par exemple comme une litanie funeste et répétée de nombreuses fois dans le film Shining ou encore dans le contemplatif Tree of Life de Terrence Malick, ou encore dans le jeu Heroes of Might and Magic. Alexandre Astier reprend aussi ces quelques notes dans son sketch « La Quinte Juste » dans la série Kaamelott.

 

https://www.youtube.com/watch?v=gjwtyawDbjs

 

À bientôt dans un prochain numéro de la musique classique version geek !

 

 

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