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Test – Days gone, bienvenue en Oregon

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Test – Days gone, bienvenue en Oregon

Review du jeu Days gone, l’Oregon à l’état sauvage

 

Sorti en France le vendredi 26 avril 2019, Days gone met fin à trois ans d’attentes enclenchées avec l’E3 2016, un show qui aura su piquer notre curiosité et réveiller notre impatience. Pour ce nouveau monde post-apocalyptique, vous incarnez Deacon St John, un biker du groupe des Mongrel, une bande de motards aujourd’hui décimée par l’infestation mutante. Dans un monde dévasté par ce fléau depuis deux ans, vous mettez tout en œuvre pour à la fois gérer les conséquences de votre passé (amical et relationnel) tout en essayant de survivre et pourquoi pas retrouver un semblant de vie tranquille.

Accompagné par son compère de route Boozer, vous tentez avant tout de vivre en marge de la nouvelle société, des camps de survivants ayant été bâtis avec à leur tête différents stéréotypes classiques (survivaliste ou militaire, par exemple). Vous le pensez bien, ces derniers vont être d’une importance capitale pour notre héros et surtout pour placer un premier fil conducteur. Nous allons, pour ce jeu d’aventure, évoluer dans un monde où la nature a repris ses droits tout en conservant les stigmates de l’apocalypse et du chaos.

 

Une des bandes annonce du jeu

 

Un gameplay neuf et adapté

Avant de débuter ce test, je suis parti avec l’idée de base que j’allais comparer incessamment ce jeu avec le ténor du genre « The last of Us » qui a remis en place de nombreux codes encore en application aujourd’hui notamment au niveau du fil conducteur de l’histoire. Cependant, il n’était pas question ici de juger lequel était au final le meilleur d’entre eux.

L’ensemble du test a été réalisé ici en difficulté « Difficile » afin d’appréhender l’immersion et le gameplay dans son intégralité.

L’une des premières choses qui aura su me plaire dès le lancement de l’histoire est clairement cette ambiance qui est proposée au joueur. Vous passez d’un contraste extrêmement chaotique (quand le virus commence à frapper) à une ellipse de deux ans ce qui vous donne une ambiance calme, limite paisible et pendant 30 secondes on oublie que le monde a été décimé. Passé cette première impression, nous sommes rattrapés par la « réalité » et les contrôles de bases nous sont très vites passés en revue le temps d’une course poursuite qu’on ne peut pas perdre.

Avec ce petit exercice, vous effectuez vos premiers pas dans l’Oregon, la prise en main se fait de façon quasi intuitive. À la différence de quelques petits détails, nous sommes très bien accompagnés dans l’univers et si vous prenez quelques instants pour lire les différents « pop-ups » qui vous sont proposés, les commandes sont très vite assimilées. En ce qui concerne la difficulté rencontrée durant la progression, on constate une nette évolution mais toujours de façon crescendo. En dehors du fait de pouvoir parfois se prendre une horde venue de nulle part pendant une de vos ballades nocturnes, les ennemis sont parfaitement adaptés à votre niveau et votre équipement actuel. (Petit conseil personnel, évitez de leur foncer dessus en moto, ça ne marche pas ndlr)

 

Même si la démo n’était qu’une prémisse, le gameplay est resté quasiment identique

 

Mention spéciale aux événements aléatoires se présentant sous la forme de pièges tendus sur la route. Vous rencontrerez par exemple des snipers embusqués ce qui va ré-animer vos longues traversées en solitaire de jour comme de nuit. En ce qui concerne le sniper par ailleurs, celui ci aura été sensiblement le passage plus complexe auquel j’ai du faire face dès le début du jeu, peu d’équipements et de munitions suivi inexorablement d’une exécution.

S’équiper et progresser

Le système brut du jeu va quant à lui s’articuler autour d’un système mêlant fabrication personnelle ainsi que de nombreux PNJ afin de vous ré-approvisionner en munitions et armes. Par ailleurs, en fonction de votre localisation géographique, le tarif de ces dernières va évoluer. Même durant la fin du monde, les frais de ports sont toujours à prévoir. Vous aurez également la possibilité de ramasser différents composants afin de fabriquer de nombreux pièges, carreaux d’arbalète et même des médicaments affectant votre état ou régénérant votre santé. L’ensemble des plans de fabrication se débloquent d’ailleurs en fonction de votre progression pour ne pas sauter les étapes.

 

Un système de craft et de changement d’arme pratique

 

Le farming sera donc une partie intégrante de votre jeu puisque certains composants sont d’autant plus rares ou multitâches. Par exemple la ferraille va vous permettre de réparer votre moto, votre arme blanche et également à fabriquer des bombes artisanales. Tout un programme pour de pauvres bouts de métaux qui se feront forcément de plus en plus rares.

Pour la progression de votre personnage, celui-ci escaladera les niveaux de compétences au fil des missions et exécutions jusqu’à atteindre le niveau 46. Vous disposerez d’un arbre de compétences déblocable à 100% vous donnant des avantages non-négligeables en fonction de votre style de jeu, les choix de branches seront d’ailleurs très importants au début de votre aventure car certains points peuvent vraiment changer la donne pour s’extirper de certains moments difficiles (notamment les missions de discrétion)

 

Qu’en est-il de l’histoire ?

Côté narratif, Days Gone présente un multi-axe narratif ayant pour dénominateur commun Deacon St John.Vous allez pouvoir suivre pas moins de 23 scénarios si on ne compte pas les secondaires qui sont prévus uniquement pour exterminer du mutant et comprendre comment s’est développé ce fléau moderne.

Sur ce principe, on aurait pu croire à un égarement de la part des scénaristes, mais cette prise de risque de leur part rend le personnage principal d’autant plus poignant et intéressant. On découvre petit à petit l’intégralité de sa personnalité et ce à travers une multitude de missions ainsi que divers flashbacks dépeignant sa vie passée tout en faisant un parallèle avec son nouveau quotidien.

 

Un petit aperçu des différents scénarios à effectuer

 

Quelque soit le thème abordé, la mise en scène et la progression des missions vous donne l’envie de prendre part aux différents combats du héros et d’être compatissant. Certains approuveront peut-être certains choix que Deacon lui-même juge comme discutables.

Étonnamment, même la plus petite mission qui va s’articuler autour de l’origine du virus va prendre une dimension humaine quasi-sentimentale. De mon côté, j’ai eu cette impression en très grande partie grâce au choix des différentes musiques qui viennent accompagner chacune des ambiances en fonction de la gravité de l’instant. Il est difficile ici d’en dire plus sans vous révéler la totalité de l’intrigue mais la musique et les décors sont pensés pour vous mettre dans toutes les ambiances et parfois même dans tout vos états.

 

On vous offre quand même un petit exemple à laisser tourner pour votre lecture !

 

Quelques ombres au tableau

Si le jeu n’a rien à envier à The Last of Us par exemple, il n’en reste pas moins que celui-ci comporte également son lot de défauts sur lesquels on ne peut pas faire l’impasse. Et cela se voit directement par rapport à la fluidité de ce dernier. Même si les graphismes qui nous sont proposés soient magnifiques, on arrive par moment à des chutes drastiques de FPS simplement parce que la météo a décidé de lancer un petit blizzard ou un orage l’instant de cinq minutes.

Ce défaut a été corrigé à de multiples reprises mais la résultante n’est pas des plus satisfaisante, le jeu arrête parfois de charger certaines textures ou les réduit pour ne pas encombrer le cache de la console. Ce soucis amène d’ailleurs parfois à des bugs cocasses ou simplement frustrants. Pour l’anecdote, il m’a été impossible d’aller récupérer un objet rare pendant une partie simplement parce qu’il est sur une zone enneigé où les textures physiques (le moteur de collision) a cessé de fonctionner. Donc inexorablement, je suis passé à travers à plusieurs reprises ce qui entraîne la mort à chaque fois. On attribuera cela au fait que le jeu est optimisé PS4 Pro et que son ancienne version ne suit pas forcément la cadence effrénée.

Plutôt frustrant, on peut se dire alors qu’il s’agit d’un effet visuel vu que c’est de la neige et donc c’est peut-être volontaire. C’était juste avant de passer à travers le bitume et donc littéralement « dans le décor » en plein milieu d’une surface plane de la route.

 

Trop de ressources tue la ressource

Parlant de station service, l’autre défaut que je pourrais imputer au jeu est d’être trop simple en matière de fournitures. Lorsque vous démarrez votre partie, on vous indique que les ressources sont précieuses. Il faut surveiller l’état de votre moto, et que la finesse est votre meilleure amie pour économiser les balles… Une publicité bien mensongère car vous évoluez dans un monde d’opulence et de ressources illimitées. Que ce soit pour votre monture ou simplement vous armer, tout cela coule à foison et se retrouve partout. Plus cocasse encore, les jerrycans d’essence semblent être dotés de la capacité de stockage du sac de Mary Poppins et ne s’épuisent jamais.

Pour être passé à plusieurs reprises au même endroit, j’ai eu le plaisir de pouvoir réalimenter cette moto cinq à six fois, et il ne semblait pas que le poids du bidon diminuait. Dans la même veine bien sûr, toutes les stations services sont encore parfaitement fonctionnelles et intarissables après deux ans d’apocalypse et de pillage…

C’est un simple détail certes, mais il crée vraiment une césure avec l’immersion tant souhaitée par le jeu. Là où vous le débutez en privilégiant la finesse et l’usage des attaques en silence, votre progression va se transformer en un bain de sang digne des plus grands Rambo (suivi d’un Benny Hill une fois que les tirs en rafale ont attirés suffisamment de mutants).

 

Et après le mode histoire ?

Même si la trame principale vous prendra énormément de temps, elle ne signe pas la fin du jeu pour autant. Avant de pouvoir le ranger sagement dans sa boîte jusqu’à la prochaine mise à jour en juin, un nouveau défi s’offre à vous. À vous de nettoyer une bonne fois pour toute l’Oregon de la misère qui a pris racine dans ces lieux. Et pour se faire, quoi de mieux que de devoir anéantir pas moins d’une quarantaine de hordes, chacune représentant un défi massif ?

Pour vous les présenter rapidement, il s’agit de groupes de mutants comptant au bas mot entre 50 et 200 ennemis regroupés dans une zone distincte. Autant vous dire que les croiser par hasard n’est jamais une partie de plaisir. Même si la tâche s’avère très vite routinière, on y prend un certain plaisir et surtout une énorme satisfaction à faire voler en éclat des corps par paquet.

 

Une file indienne qui inspire la confiance

 

Fort heureusement, ces derniers ne sortent que la nuit et très vite on se prend au jeu du chasseur et de la proie pour les dératiser. Cette partie du jeu a représenté chez moi plusieurs heures de rires et d’effort personnel uniquement pour le challenge.

Après cette petite escapade à moto, il ne vous restera plus qu’à finaliser l’ensemble des challenges, récolter des items rares concernant les personnages clés ou même les lieux et enfin débloquer la fin secrète qui, croisons les doigts, nous annonce un Days gone 2 répondant aux dernières questions encore en suspens après l’exploration complète. Mais pour ce point, c’est à vous d’en juger.

 

Days Gone - PS4
8 Le testeur
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Pour
  • Des musiques adaptées aux situations
  • Graphismes et jouabilité pensés pour une immersion complète
  • Beaucoup d'histoires se recoupant à merveille
  • Des mutants à éradiquer par centaines
Contre
  • Perte ponctuelle de framerate
  • Trop de facilité à s'équiper
  • Des bugs de textures frustrants
  • Parfois pas de liberté dans vos actions
En quelques mots...
Un jeu prenant et poignant où on prend goût à découvrir le passé, le présent mais aussi le futur de Deacon St John. Bien que le jeu soit entaché par quelques défauts de code et d'optimisation, l'invitation à découvrir un nouveau monde post apocalyptique prend le dessus et nous fait apprécier toutes les facettes imaginées par les développeurs pour un grand moment d'aventure. On espère cependant que lors du passage à la PS5 une version ultra sera prévue pour nous en mettre plein les yeux.
Graphisme
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