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Silicon Valley : la série geek par excellence

Silicon Valley : la série geek par excellence

Quand les geeks / nerds s’arrachent le petit écran

 

Les geeks, les nerds, ces personnes qui vous étaient si étrange il y a encore quelques années de cela, ceux que l’on persécutait dans les couloirs des lycées ont pris leur revanche et s’arrachent littéralement les petits comme les grands écrans. Si cette démocratisation a réellement commencé avec le show si connu maintenant, j’ai nommé The Big Bang Theory, la nouvelle série du genre n’a rien à envier à son aîné. Vous en avez probablement entendu parler, il s’agit de Silicon Valley !

Diffusé sur la chaîne américaine HBO depuis le 6 avril 2014, Silicon Valley a très vite trouvé son public et en est déjà à sa deuxième saison. La seconde vient tout juste de s’achever et l’on sait déjà que la série a signé de nouveau pour une troisième saison. Sur un format de 30 minutes, Silicon Valley compte pour le moment 18 épisodes. 8 épisodes pour la première saison et 10 épisodes pour la seconde. Côté audience, ce sont plus de 1,72 millions de téléspectateurs qui se sont réunis pour la première et 1,79 millions pour la deuxième. Silicon Valley est donc une série qui plaît et qui se bonifie avec le temps.

 

Synopsis

 

La Silicon Valley, c’est un peu le rêve pour tous lesprogrammeurs et informaticiens souhaitant percer et réussir dans l’informatique. C’est ici que vivent les personnages principaux de la série, dans une Hack House hébergée par Erlich Bachman. Une Hack House, c’est un incubateur, là où les programmeurs d’un seul et même projet se réunissent pour travailler. C’est ici que Richard Hendricks va alors créer un algorithme en passe de révolutionner la compression de fichier avec l’aide de son équipe. Les nouvelles vont très vite dans la Silicon Valley, et deux puissants investisseurs milliardaires vont approcher Richard pour le potentiel de sa création. Il doit alors choisir entre deux proposition : vendre son algo Gavin Belson qui n’est autre que le CEO de la compagnie Hooli, ou bien garder le contrôle de son entreprise, qu’il a appelé Pied Piper en laissant Peter Gregory investir.

N’étant pas prêt à lâcher le bébé, il accepte la proposition de Peter Gregory. Et monter une entreprise, ce n’est jamais sans peine. Richard va l’apprendre à ses dépends et enchaîner les problèmes.

 

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Les personnages

 

Silion Valley a le mérite de présenter des personnages aussi attachants qu’originaux. Tous sont uniques et vous feront rire. Vous découvrirez également très vite que ce sont des aimants à embrouilles. Ils sont doués, ils savent coder mais ils n’ont aucune expérience dans ce milieu impitoyable qu’est le monde du travail, qui plus est dans la Silicon Valley. Cette série est assez anxiogène d’ailleurs, sur ce point. Ils vont vraiment de problèmes en problèmes, et lorsqu’ils réussissent à en résoudre un, un autre bien plus conséquent arrive. C’est un choix scénaristique important et qui porte assez bien la série, tant sur le fond que sur la forme. Mais la vraie force de Silicon Valley, ce sont ses personnages.

Richard Hendricks, le CEO de Pied Piper, interprété par Thomas Meddleditch est intelligent, passionné par ce qu’il fait, humain mais bien trop naïf. Les grands requins comme Gavin Belson sont sans pitié et chercheront toujours et par tous les moyens à le mettre à genoux et Richard l’apprendra à ses dépends tout au long de la série. Mais c’est justement avec ce genre de chose que le personnage de Richard va s’enrichir et devenir un peu plus fort au cours des deux saisons. Il apprend peu à peu à jouer dans la cour des grands tout en essayant de garder son intégrité. C’est également sa maladresse qui rend le personnage encore plus attachant.

Erlich Bachman, l’hôte de la Hack House, interprété par T.J Miller est un des personnages les plus drôles de la série. Il a un franc parlé assez prononcé, se fiche de ce que pensent les autres et aidera l’équipe de Pied Piper dont il est actionnaire, et ce comme il le peut, aussi étranges que soient ses façons de faire. C’est un fumeur de cannabis invétéré qui, lors d’une scène très drôle, utilise son arrosoir comme un bang. Il occupe un peu le rôle du looser aux rêves déchus, mais qui ne lâche rien et y croit encore. Il est drôle, grotesque mais surtout imprévisible. C’est un personnage clé de la série qui apporte vraiment beaucoup d’humour.

 

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Bertram Gilfoyle est un des programmeurs de l’entreprise Pied Piper. Interprété par Josh Brener, ce personnage est haut en couleurs. Ses phrases et réparties sont cinglantes, pleines d’humour noir. C’est le métalleux de la bande : très sûr de lui, il semble toujours savoir ce qu’il fait même quand il échoue, il ne se remet pas en question, ce qui amène toujours à des scènes mémorables.

On continue notre tour de table avec Dinesh Chugtai interprété par Kumail Starr. Ne voyez pas ce personnage comme le Rajesh Koothrappali ( The Big Bang Theory ) de Silicon Valley car ils ne se ressemblent pas du tout. Dinesh est toujours en conflit avec son partenaire de travail Bertram. Ils se disputent tout le temps à propos de leurs codes respectifs et se provoquent, s’insultant mutuellement à pratiquement tous les épisodes, mais toujours de manière bon enfant.

Jared Dunn, interprété à l’écran par Zach Woods a quant à lui rejoint l’équipe de Pied Piper dans le milieu de la première saison. Il n’est pas là pour coder mais pour aider d’un point de vue organisation et  travail administratif. Il essaie également de garder les programmeurs concentrés sur leur tâche, de ne pas les laisser s’éparpiller et de les conseiller, ce qui n’est clairement pas une mince affaire. Il a un peu le rôle de la victime mais son personnage apporte beaucoup de fraîcheur et d’humour à la série.

Vous l’aurez donc sûrement remarqué, mais ce sont les personnages masculins qui dominent et de loin la série. Pourtant, le rôle de Monica, interprété par Amanda Crew est récurrent. Il s’agit de l’assistante de Peter Gregory, l’investisseur qui a décidé de prendre sous son aile Pied Piper. Richard est d’ailleurs un peu sous le charme de Monica qui elle, aime cette compagnie. Elle soutient donc Pied Piper comme elle le peut, en leur donnant de bons conseils. C’est une vraie alliée qui fait toujours son possible pour les sortir du pétrin dans lequel ils se mettent constamment.

 

Silicon Valley : pourquoi ça fonctionne ?

 

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Cette série a tout simplement tout pour plaire. Ses personnages sont uniques et drôles, l’histoire est assez originale et très actuelle quand on sait combien d’entre nous tentent d’élever nos idées au rang d’entreprise. Le jeu d’acteur est vraiment très bon, tout semble naturel pour chacun des acteurs. Elle est aussi uniquement axée geek et nerd, beaucoup d’entre nous se retrouve donc dans ses personnages, dans les vies qui y sont présentées mais aussi dans le parcours qu’ils empruntent.

Silicon Valley va de rebondissements en rebondissements et vous cherchez toujours quel genre de twist les scénaristes vont bien pouvoir nous présenter, quand on voit la gravité des problèmes que rencontrent les personnages. La série est bien ficelée, drôle et ne s’est pas encore essoufflée. La seconde saison était aussi bonne que la première, et il ne nous reste plus qu’à attendre l’année prochaine pour connaître la suite des aventures de Pied Piper et de son équipe !

 

 

 

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@__Macky_

Rédactrice en chef passionnée, pas vraiment passionnante mais ultra chiante !

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