Eastward – un magnifique Zelda-like

Présenté il y a déjà près de trois ans, Eastward est jeu d’action/aventure qui avait marqué les joueurs par sa direction artistique unique. Disponible ce 16 septembre, nous avons pu découvrir le jeu des développeurs chinois de Pixpil et édité par ChuckleFish Games (Stardew Valley). Après la trentaine d’heures demandée pour voir les crédits finaux, nous vous proposons un test d’Eastward.

 

Dystopie sous-terraine

Eastward débute en nous narrant les aventures de John et Sam, habitants d’un village sous-terrain. John, grand barbu taciturne, est mineur (il travaille dans un mine, le barbu est majeur !), il vit avec Sam, jeune fille pleine d’énergie aidant John dans ses activités. Les personnages vivent dans un village sous-terrain particulièrement touché par les inégalités sociales.

Test Eastward - village

Si les légendes parlent du monde extérieur comme un univers infini proposant de superbes couleurs, rares sont les habitants du village à avoir déjà vu la couleur du ciel. En effet, le miasme a envahi la Terre et tout personne bannie du village n’est en droit que d’attendre la mort. Vous l’aurez compris, les aventures de nos amis vont vite s’accélérer et les emmener par delà un monde effectivement dangereux, mais si beau.

 

Magnifique de la première à la dernière minute

Eastward a une qualité qui saute aux yeux et surprend agréablement tout au long de son aventure : il est absolument magnifique ! Proposant le mélange d’un pixel-art exceptionnellement détaillé et de jeux de lumières 3D superbes, le jeu est certainement l’une des plus belles œuvres de pixel-art.

Test Eastward - joli

Non content de proposer des tableaux fourmillant de détails et de vie, Eastward propose des univers très différents et jamais décevants esthétiquement tout au long des 30 heures de jeu et des différents chapitres proposées. Les personnages n’ont rien à envier aux décors. Très (très ! Nous y reviendrons) nombreux, les personnages non jouables sont malgré tout tous uniques en leur genre et proposent de très jolies animations.

La bande-son d’Eastward n’a d’ailleurs pas grand chose à envier aux graphismes du titre. Si on ressent fortement des inspirations connues à l’écoute de certaines pistes (nous y reviendrons, mais je pense que les développeurs sont très fans de Zelda 3), elles sont toutes adaptées à la situation et rendent l’univers d’Eastward encore plus agréable à parcourir.

 

Un gameplay classique mais efficace

Dans son gameplay, Eastward est jeu d’action/aventure très classique. À l’instar des Zelda 2D, vous arpenterez différents villages où vous rencontrerez de nombreux personnages, des phases d’exploration ainsi que des phases de donjons.

Lors de ces dernières, on comprend tout l’intérêt du duo de héros. John est grand et fort et pourra frapper les ennemis grâce à sa poêle (puis d’autres armes plus efficaces par la suite) ainsi que poser des bombes. Sam n’est pas en reste : grâce à ses pouvoirs, elle pourra immobiliser les ennemis ainsi que se débarrasser d’obstacles. Séparer les héros ou passer de l’un à l’autre se fait en un bouton et le tout est très fluide.

Test Eastward - gameplay

Comme dans tout jeu du genre, les donjons vous demanderont de résoudre des énigmes, occire des ennemis avant d’affronter un boss. Très peu original dans ces phases, le jeu ne propose que très peu de challenge. Vous ne mourrez pas ou presque, mais ce n’est pas là qu’Eastward fait fort.

Test Eastward - boss

Un univers rempli de personnages attachants

Effectivement, toute personne ayant déjà joué à un jeu d’action/aventure en 2D n’aura absolument aucun problème à résoudre les énigme du jeu ou éliminer les ennemis. Le level-design des donjons est d’ailleurs au mieux classique, au pire raté. Mais alors, s’ennuie-t-on en jouant Eastward ? Absolument pas et principalement grâce à des personnages très attachants.

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Le nombre de personnages différents et hauts en couleurs que vous rencontrerez est impressionnant. Chacun d’entre eux est unique et propose un caractère qui donne envie de sourire. La plupart des personnages sont très attachants et donnent envie de les aider. Mention particulière pour Sam, l’un des personnages de jeu vidéo les plus mignons de ces dernières années. Notons que le scénario est plein de surprises mais que nous ne dévoilerons rien ici.

 

Un rythme mal géré

Sublime de la première à la dernière seconde, proposant des personnages très attachants, Eastward est-il sans défaut ? Certainement pas ! Si l’on passe sur le manque d’inventivité (et donc de challenge) dans ses énigmes et affrontements car cela est subjectif suivant le joueur, Eastward a un gros problème de rythme.

La boucle de gameplay (discussion/exploration/donjon) connue, un jeu d’action/aventure doit réussir à tenir le joueur en haleine grâce à un bon rythme dans cette boucle. Eastward fait à mes yeux, souvent, l’erreur d’être BEAUCOUP trop bavard. Certains dialogues, certes amusants au départ, sont très longs et sans intérêt pour l’histoire. Rigolotes les premières heures, on a vite fait de passer les petites blagues inutiles après 10 heures de jeu.

Test Eastward - personnages

Sur le même sujet, les développeurs semblent avoir souvent voulu allonger la durée de vie de leur jeu artificiellement. Vous savez quand dans Zelda au début, un berger vous demande par exemple de rentrer ses moutons ? Eastward propose ce genre de quêtes après 15 heures de jeu. Vous venez de sauver le village d’un mal diabolique… Puis allez chercher un Hamburger à un habitant du village. Ces quêtes, non annexes, frustrent souvent.

 

 Malgré quelques bonnes idées pour relancer

Malgré ce gros défaut qui m’a souvent fait hésiter à faire une pause, il est difficile de lâcher la manette après avoir lancé Eastward. Connaître la suite des aventures de Sam et John est souvent suffisant pour vouloir voir la suite.

Ce manque de rythme est parfois compensé par des séances de gameplay originales. Vous pouvez cuisiner différents plats aux caractéristiques différentes (oui, oui, je vous avais dit que les développeurs étaient fans de Zelda), ou encore joueur à différents mini-jeux.

Eastward propose en outre certaines scènes originales apportant un touche de gameplay originale. Malheureusement, une nouvelle fois, ces scènes ne sont pas légions.

Test Eastward - rapides

Eastward – Un très bon jeu d’action/aventure

Magnifique de la première à la dernière séance, proposant une liste impressionnante de personnages attachants, doté d’une durée de vie très appréciable pour un jeu vendu une vingtaine d’Euros, Eastward est une vraie réussite. Pour leu premier jeu, les chinois de Pixpil font très fort. Si le jeu peut souvent se montrer très bavard et ainsi avoir un rythme quelque peu frustrant, et que les habitués du genre ne seront jamais surpris par son gameplay, Eastward a toutes les qualités pour marquer les joueurs.

Argent Award Vonguru

Eastward
8 Le testeur
La communauté ( Votes)
Pour
  • Sublime du début à la fin
  • Une liste impressionnante de personnages attachants
  • Je veux une fille comme Sam !!
  • Quelques séances de gameplay originales
  • Une durée de vie adaptée
Contre
  • Très très bavard
  • Peu original dans son gameplay
  • Certaines musiques ou boss presque plagiés de Zelda (vous avez dit "hommage" ?)
Graphisme
Scénario
Gameplay
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