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Critique Underwater – Interdit aux claustrophobes

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Critique Underwater – Interdit aux claustrophobes

Underwater : arrive-t-il à sortir la tête hors de l’eau ?

 

Un nouveau film sous l’eau (d’où le titre…), dans lequel Kristen Stewart et Vincent Cassel se retrouvent piégés au plus profond des océans (la fosse des Mariannes, à 11 kilomètres en dessous de la surface), où une menace inconnue va mettre à mal leur chance de remonter en lieu sûr. Underwater est un bon divertissement, pas innovant, mais honnête et vraiment bien emballé.

 

 

Une entrée en matière qui commence fort

L’introduction prend joliment son temps dans sa mise en scène pour installer son atmosphère en seulement quelques plans bien maîtrisés, ce qui est fort appréciable et dénote un soin certain apporté à l’ambiance. Avant de subitement accélérer et lancer le long métrage sur le rythme d’un film catastrophe via une séquence intense et nerveuse. Sans trop en faire et presque sans aucune scène d’exposition, ce qui se révèle ici étonnamment un bon point, Underwater arrive en moins de dix minutes à capter l’intérêt du spectateur.

 

Un rythme bien maîtrisé et une mise en scène solide…

Ramassé dans sa durée (1h35, c’est court pour un film de cette ampleur), Underwater y trouve quand même son rythme, et malgré deux-trois ellipses un poil grossières, arrive à dérouler son récit –très classique- sans que l’on sente une envie rapide d’en finir. Au contraire, les plans sont pour la plupart bien travaillés (même si on n’échappe pas à certains passages sous marins difficilement lisibles), et on apprécie grandement que le montage laisse le temps au spectateur d’en profiter (pas comme dans- au hasard-  6 Underground par exemple…), chose assez rare dans ce genre de production pour être souligné. Le film offre de plus quelques ralentis assez splendides qui participent bien à l’ambiance du film, et le travail sur la bande son est assez remarquable. Les moments de silence notamment, si importants à la tension d’un film, sont ici particulièrement bien utilisés.

 

… Mais au service d’une écriture lambda

Il est donc dommage que tout cela soit un peu gâché par un scénario assez balisé dans le genre, et que les personnages, déjà caricaturaux (le rigolo de service, la novice effrayée, le capitaine déterminé…) soient en plus desservis par des dialogues assez fades et déjà entendus mille fois ailleurs. Alors même que l’interprétation est plutôt bonne, Kristen Stewart donnant de sa personne et étant très crédible dans son rôle rappelant Ripley dans Alien.

L’histoire mélange plusieurs influences (AlienAbyss, Life…) sans jamais réussir à s’en défaire, mais reste quand même assez carré dans son ensemble pour ne pas ennuyer le spectateur. Et elle offre un final de qualité, visuellement réussi et spectaculaire, bien que là encore manquant fortement d’originalité.

 

Conclusion

Underwater arrive à surnager dans la production actuelle, malgré (ou grâce à ?)  un budget moyen (60 millions de dollars). Arrivé sur nos écrans sans trop de bruit, il y a peu de chance qu’il fasse un carton d’entrées (c’est même très mal parti à l’heure où nous écrivons ces lignes).

Pourtant, s’il ne réinvente pas le genre du film de monstre sous-marin, il se démarque par une réalisation au dessus du lot. La forme est au rendez-vous et révèle le talent de mise en scène de William Eubank qui, pour son troisième film après The Signal (2014) et Space Time : L’ultime Odyssée (2011), prouve qu’il a les épaules pour de tels projets. À suivre.

 

Underwater
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