Culture Geek

Kracie Happy Kitchen DIY Kit : le (mini) test

Kracie Happy Kitchen DIY Kit : le (mini) test

Et si l’on voyait la cuisine en mini ?

 

Cela faisait longtemps que nous ne vous avions pas parlé cuisine, sur Cleek, et plus précisément cuisine geek. Et c’est du côté du Japon et de sa culture pop que nous allons nous tourner pour satisfaire les gourmets ou estomac sur patte en nous. Une chose est certaine, c’est que la culture pop japonaise n’a pas fini de nous étonner, et qu’elle nous réserve toujours des surprises de taille. De taille, il sera en effet question aujourd’hui : si la taille ne compte pas, c’est pourtant ce qui caractérise les produits que nous allons tester et vous présenter dans cet article.

Toujours prêt à tenter les aventures les plus folles, Cleek a en effet mis la main à la pâte (miniature) pour préparer deux plats à la renommée immense mais à la dimension réduite : les Kracie Happy Kitchen DIY Kit version Hamburger et version Donuts. C’est à l’occasion des Geek Days que le méfait a été commis : l’acquisition de deux ovnis, de deux aliens culinaires que sont les kit Happy Kitchen DIY de la marque Kracie. Retour sur cette expérience culinaire des plus singulières.

 

Kit Hamburger

 

Le premier kit Kracie que nous avons testé est le kit Hamburger, comme vous l’aurez deviné (bande de petits malins !). Il faut dire qu’il a l’air particulièrement attrayant (Kracie a de très bons mini-cuisiniers, et prend de très belles photos). Et le résultat a été (relativement) à la hauteur de nos attentes. Mais comment nous y sommes-nous pris ?

Autant être honnête, les deux premières étapes ont sans doute été les plus compliquées à achever, malgré leur apparente facilité et leur absolue nécessité. En effet, qui eût cru qu’il soit aussi compliqué d’assembler des éléments d’emballage et de lire des instructions ? Ce serait oublier que ce produit bien spécial vient du Japon. Puisqu’il s’agit d’un DIY (comprendre « do it yourself », soit « faites-le vous-même ») minimaliste, l’emballage du produit final est donc incorporé à l’emballage lui-même : il vous faut donc découper les éléments des drapeaux et du cornet de frites, et les assembler à coup de scotch et de cure-dent. Patience et dextérité sont de mise, surtout lorsque votre cure-dent fait un rejet évident de scotch. Mais surtout : le produit comporte uniquement des inscriptions en japonais, ce qui, il faut le reconnaître, complique légèrement la tâche de lecture des instructions pour peu que votre japonais soit rouillé voire inexistant. Pour vous éviter les mésaventures que nous avons rencontrées (Grand ciel, nous avons cuit la pâte du pain dans le moule pour les frites sur la base d’un quiproquo entre le sachet de poudre pour frites et celui pour pain, ce qui explique la forme peu conventionnelle de nos hamburgers), je vous propose de retrouver à l’adresse suivante des instructions bien plus compréhensibles, en anglais.

 

Cleek_image_culturegeek_kitchen_burger_process

 

Car oui, tous vos ingrédients se présentent sous forme de poudre. Ajoutez un peu d’eau, et la magie opère sous vos yeux et sous vos doigts experts. Un petit passage au micro-onde, et vous obtenez tour à tour vos frites (à découper), votre pain et votre viande (à découper eux aussi). En deux temps trois doses d’eau, vous obtenez votre sauce tomate, votre fromage et votre cola. Autant vous dire que le plus long dans tout ça reste le décryptage des instructions. Le plus gros obstacle à surpasser reste à identifier les sachets et à ne pas les confondre, ainsi que découper avec minutie (et une bonne lame) le pain et la viande.

Pour une recette finalement simple et rapide, il faut reconnaître que le résultat est très convaincant (excusez l’excentricité de nos pains). Du moins, visuellement. Car ce n’est pas tout de cuisiner (enfin, « cuisiner »…), encore faut-il manger.  Sans peur ni crainte, nous avons accroché nos serviettes à notre cou, et nous avons goûté notre menu Nano Best Of. Enfin, plutôt gober. Si la quantité ne suffit clairement pas à rassasier l’appétit d’une personne normalement constituée (mais je ne vous apprends rien), elle est néanmoins suffisante pour percevoir le goût (ou l’absence de goût) de notre recette. Si les frites et le cola sont goutus voire goûteux (pour peu que l’on aime ses frites au goût de purée cuite, et notre cola particulièrement modifié), il faut reconnaître que le hamburger lui-même laisse plus perplexe. Je ne saurai trop vous recommander d’utiliser la sauce tomate à votre disposition, car c’est bien le seul élément du burger dont on arrive à définir le goût. Le pain, la viande et le fromage forment un ensemble pâteux dont il est délicat de dire quoi que ce soit : ce n’est pas répugnant en soi, mais ce n’est pas bon dans son sens le plus littéral.

 

Cleek_image_culturegeek_kitchen_burger_result

 

Kit Donuts

 

Le deuxième kit de la collection Happy Kitchen proposée par Kracie est le kit de Donuts ou de pâtisseries, en fonction de comment vous voyez la chose. Bien que moins rigolo a priori que le kit Hamburger, l’idée d’avoir des donuts miniatures était suffisamment attrayante pour que l’on tente l’expérience. Mais était-elle réellement différente que celle du Hamburger ?

Commençons par dire l’évidence : puisqu’il s’agit de la même gamme de produits venant du même pays, le problème des instructions et de leur lisibilité se repose. Par souci de facilité, je vous propose de retrouver une version anglaise de ces instructions, mais sachez que l’expérience a montré, pour notre plus grand soulagement, que le processus est bien plus simple pour les donuts que pour les hamburgers (c’est dire !). Nul besoin d’un micro-onde ou d’un couteau bien aiguisé : il vous suffira de mélanger les différentes poudres avec de l’eau, de tasser la pâte que vous obtenez (la pâte vanille et la pâte chocolat chacune de leur côté, ou mélanger les deux, suivre les moules proposés ou pas), d’utiliser le glaçage que vous obtenez, et enfin de saupoudrer vos donuts de ces éclats de sucre et d’amande (du moins, je crois ?) qui vous sont fournis pour obtenir vos (quasi) magnifiques donuts ! Comme pour les hamburgers, l’une des étapes les plus délicates sera celle du montage de l’emballage, qui a bien pris autant de temps que la confection des donuts en elle-même. Pour ne pas vous arracher trop de cheveux sur la confection du panier à donuts, lisez bien les instructions (compréhensibles grâce aux dessins sur l’emballage) et prévoyez une bonne dose de patience. Cette dernière ne sera pas de trop pour la décoration de vos donuts : la manipulation du glaçage à si petite échelle relève du défi. Un bon équipement (une douille à l’ouverture aussi petite que possible, un cure-dent…) sera donc votre plus précieux allié. Et votre paire de lunettes, si vos yeux vous ont depuis longtemps abandonnés.

 

Cleek_image_culturegeek_kitchen_donut_process

 

Et côté résultat, qu’est-ce que ça donne ? Eh bien, si l’on omet la perfectibilité de l’aspect esthétique (notre donut monster n’a pas aimé l’ajout des éclats de sucre, et notre douille n’était pas très coopérative), il faut reconnaître que l’ensemble fonctionne bien. Les couleurs des glaçages sont très vives et sont donc convaincantes. Concernant le goût, il faut reconnaître que c’est davantage une réussite que le kit Hamburger. En effet, si le glaçage contribue, à la façon de la sauce tomate, à réellement donner du goût à l’ensemble (sucre, fraise ou chocolat), rendons à César ce qui appartient à César, et en l’occurrence à  la pâte son goût. Pâte chocolat comme pâte vanille sont goûteuses (comprendre : on reconnaît le goût qu’elles sont censées avoir). On regrette seulement la texture « pâte à cookies pas encore cuite » qui, même si on adore tous y tremper le doigt lorsque l’on cuisine des cookies, échoue à achever le réalisme de ces donuts. Cette petite fausse note ne viendra pourtant pas atténuer le succès global de ce kit, qui a le mérite d’être à la fois très rapide et très facile.

 

Cleek_image_culturegeek_kitchen_donut_result

 

Conclusion

 

L’expérience n’était pas transcendante, il faut le reconnaître, mais l’on passe un bon moment à préparer ces petits chefs d’œuvre, pas tant culinaires que « technologiques » (si vous me permettez l’expression). Cela saura ravir les plus petits comme les plus grands, et deviendra très volontiers une activité de groupe, pour peu que l’on garde l’esprit un tant soit peu ouvert, et que la finalité ne soit pas de manger uniquement. Je tenais par ailleurs à remercier pour leur aide les petites mains (au nombre de deux, enfin, de quatre) ayant accepté de donner leur corps à la science et de m’aider dans cette expérience.

Quant à nos préférences, s’il faut admettre que le kit Hamburger a un charme certain, le kit Donuts est bien plus satisfaisant une fois consommé.

Si vous avez été convaincu et que vous souhaitez à votre tour l’expérience, ou offrir cela à un ou des amis fanas de ce genre d’initiative, vous pourrez retrouver les deux produits Happy Kitchen de Kracie cités dans cet article à l’adresse suivante, mais aussi découvrir tous les autres produits proposés par Kracie.

 

Culture Geek
@Marine_Wqr

Doctorante en Traitement Automatique des Langues, je n'ai de cesse de chercher, sur tout et rien. Je cherche encore ce que j'essaye de trouver.

Plus Culture Geek