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La musique classique version geek #6

La musique classique version geek #6

Quand musique classique rime avec jeux vidéo et cinéma

 

« Non ! Non, ne fuyez pas tout de suite… Parce que bon, je vous ai vus là, derrière votre écran… Vous avez lu « musique classique » et hop, le curseur s’est dirigé, bien malgré lui j’en suis sûre, vers la petite croix en haut à droite. Pas de panique, on va y aller en douceur, mais pas trop non plus, tout cela dans le but de vous montrer à quel point ce style musical, parfois jugé ennuyeux ou poussiéreux, est pourtant omniprésent sur tous les supports artistiques actuels. Mieux encore, la musique classique a même la part belle dans les œuvres cinématographiques et vidéo-ludiques, puisque ses plus grands chef-d’œuvres se retrouvent aujourd’hui dans nos publicités, à la télé, ou encore dans le domaine du jeu vidéo. Cleek entame donc avec vous le sixième numéro de cette série d’articles, en vous proposant une petite balade musicale autour de ce répertoire parfois mésestimé, et ce à raison de cinq œuvres par numéro. Au programme aujourd’hui, du calme et du moins calme, pour ne pas dire une certaine frénésie dans certaines musiques que nous allons aborder, en espérant que les écoutes ci-dessous vous amèneront à ponctuer votre lecture d’un enjoué « Ah, mais c’est cette musique làààà ! ». Enfilez donc votre plus beau casque, branchez vos enceintes, et lets go !

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Toc Toc

 

Nous retrouvons en première place de cette édition un morceau de musique classique bien connu de tous, sûrement même l’un des thèmes que n’importe qui pourrait chantonner dans la rue. Son motif principal, composé de trois notes courtes et d’une note longue a donc illustré de nombreuses œuvres, et c’est de la symphonie n°5 de Beethoven que nous parlons aujourd’hui. Cette symphonie (composée comme toutes les autres œuvres du genre en quatre mouvements) n’en reste pas moins célébrissime pour le premier d’entre eux. Si les symphonies de Beethoven ont toutes acquis au fil du temps un sous-titre reflétant le caractère général de la musique (L’Héroïque, la Pastorale…), la cinquième porte le sous-titre du « Destin qui frappe à la porte », rappelant ainsi ces quatre notes emblématiques qui feraient penser à un « toc toc ». Un tantinet fataliste donc, bien qu’efficace, pour ce thème que nous retrouvons notamment dans La Fièvre du Samedi Soir, et Crash’n The Boys Street Challenge, un jeu des années 90 sur NES. Enfin, pour l’anecdote, sachez qu’en raison de sa numérotation, V, la symphonie de Beethoven a également été utilisée lors de la seconde guerre mondiale, où l’on transformait le chiffre V en V de « Victoire » en morse, comme ouverture de l’émission de radio de la BBC. Là encore, les quatre fameuses notes étaient utilisées. Trois notes courtes et une note longue, pour une symphonie désormais culte et légendaire.

 

 

Suite Bergamasque

 

Un peu d’accalmie après les accents alarmistes de Beethoven, et nous retrouvons donc ici une adaptation du « Passe-Pied » de la Suite Bergamasque de Claude Debussy. Ce morceau a donc été entendu principalement au sein du jeu Dracula’s Castle 2 – Castlevania Adventure II: Belmonts’ Revenge. Nous l’avions déjà abordé dans un précédent numéro, ce n’est pas la première fois que Debussy prête sa musique au monde vidéo-ludique. En effet, après le célèbre Clair de Lune qui contrastait avec l’horreur de The Evil Within, les mélodies du compositeur résonnent encore dans une œuvre aux accents gothico-rock. Le style de Debussy, minimaliste dans son effectif de piano solo, et impressionniste dans son empreinte artistique, combine deux belles conditions pour adapter avec succès une musique « classique » dans le monde du jeu vidéo.

 

 

Une petite aram ?

 

Aram Khatchatourian, compositeur russe/arménien (décédé il n’y a « pas si longtemps » en 1978), et inventeur du mode de jeu League of Legends du même nom, nous a laissé dans l’une des ses pages un air bien connu du grand public. La célèbre Danse du Sabre revêt, de par son caractère enjoué, rythmique et malicieux de nombreuses caractéristiques pour être adapté au domaine vidéo-ludique. À la base interprété à la fin du ballet Ganayeh, nous le retrouvons dans un titre bien plus connu dans notre sphère geek, puisque La Danse du Sabre est entendue dans le jeu Final Fantasy IV, sous le titre de Dancing Girl. On n’y retrouve qu’une petite partie de l’œuvre originale, ici réemployée comme un petit jingle.

 

 

Un air de Bach, encore…

 

Bach s’invite décidément dans chaque édition de la musique classique version geek, mais à sa décharge, ses créations se comptent en plusieurs centaines, dont certaines forcément ont laissé leur trace dans notre univers actuel. Après la Toccata, ou l’Air en Ré Majeur, nous retrouvons ici la suite pour violoncelle seul en sol majeur, un début d’air bien connu, et réutilisé dans quelques publicités, dont la lente progression pleine d’espoir a également marqué les esprits. Ce morceau de Bach, nous le retrouvons dans le jeu Hitman – Blood Money, où nous avions déjà entendu le célèbre Ave Maria de Schubert. On dirait bien que notre tueur a besoin des accents calmes de la musique classique pour mener à bien ses missions.

 

 

Les Hébrides

 

Enfin, pour finir, un morceau symphonique sans doute un peu moins connu, et pourtant magnifique : l’ouverture des Hébrides de Félix Mendelssohn. Un morceau d’une petite dizaine de minutes, consacré à la beauté des paysages écossais et au folklore de ce pays qui marqua profondément le compositeur. Si quelques passages demeurent contemplatifs et calmes, d’autres passages du morceaux se font beaucoup plus vigoureux, voire même très épique à la fin du morceau. Nous le retrouvons dans le jeu Crash Twinsanity, un jeu de plateforme développé en 2004. Un gros contraste entre les graphismes plutôt fun du jeu, et le ton beaucoup plus « noble » de Mendelssohn, mais finalement, ce type d’alliance semble marcher, et la musique classique demeure toujours une source d’inspiration inépuisable dans notre univers vidéo-ludique.

 

 

À bientôt dans un prochain numéro de la musique classique version geek !

 

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