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Divergente : Allegiant ou l’essoufflement d’une saga

Divergente : Allegiant ou l’essoufflement d’une saga

Divergente : Allegiant, l’herbe est-elle plus verte ailleurs ?

 

Après quelques semaines d’attente, me voilà enfin dans une salle de cinéma vide (quand je dis vide, c’est vide) afin de voir le dernier film de la saga Divergente, Allegiant. Fan des œuvres littéraires de Veronica Roth et pas déçue par les deux premières adaptations cinématographique, me voilà donc sur le point de voir la première partie du troisième et dernier tome intitulé en français Divergente : Au-delà du mur. Première question dès la fin de la projection : mais que s’est-il passé pour passer de deux bon films à ça ?

Le mois dernier lors d’une brève, je vous expliquais que le réalisateur des premiers opus, Robert Schwentke, rendait sa casquette de réalisateur, apparemment épuisé par les tournages à la chaîne de la saga Divergente. Entre nous, il aurait mieux fait d’abandonner le navire avant de réaliser Allegiant. Comme vous pouvez d’ores et déjà vous en rendre compte à la lecture de cette introduction, je ne serai pas tendre avec ce film. Sorti le 9 mars dernier, le film Divergente 3 : Au-delà du Mur est l’avant-dernière adaptation cinématographique de la saga écrite par Veronica Roth, heureusement d’ailleurs, car vu ce que donne la première partie, je ne donne pas cher de la seconde.

 

Synopsis

 

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Pour ceux qui n’ont pas lu le livre et qui n’ont pas vu le film, nous retrouvons nos personnages après que Tris a décodé le message renfermé dans la boîte si convoitée par Janine dans le second livre/film. Pour vous remettre dans le bain, je vous invite à lire ou à relire l’article sur la saga Divergente : des livres au films. Ce message indique donc que les Divergents sont la clé. Que la ville de Chicago est une expérience pour sauver l’humanité qui, il y a des décennies de ça, s’est entre-tuée. Evelyn, la mère de Tobias, est au pouvoir. On aurait pu croire que depuis la mort de Janine, la chef des Érudits, les tensions au sein des Factions se seraient apaisées, mais il n’en est rien.

Tris, Quatre, Caleb, Tori, Peter et Christina décident donc de franchir le mur et d’aller à la découverte des autres humains. Évidemment Evelyn n’est pas de cet avis et refuse catégoriquement que quiconque parte. Après une course-poursuite et des tirs entre les hommes de main d’Evelyn et nos six forcenés, ces derniers arrivent à passer le mur, mais pas sans encombre. Nous ne dirons rien histoire de ne pas spoiler si vous désirez, vous aussi, aller vous torturer dans une salle obscure pendant deux heures. Apparaît alors ce que j’appellerai les Autres, ceux qui vivent au-delà du mur. Ils arrivent en sauveurs, accueillent nos héros les bras ouverts, souriants, et très heureux de les voir parmi eux, enfin. On apprend que les Autres ont vécu en regardant la ville de Chicago, un peu comme dans une télé-réalité ou comme dans The Truman Show.

Comme la bande-annonce nous le montre si bien, les Autres ne sont pas si gentils que ça. Je me fais un point d’honneur à ne jamais regarder les trailers des films que je compte aller voir au cinéma. Maintenant que c’est fait, j’ai jeté un œil à celle de Divergente qui, comme je m’en doutais, spoil le film de A à Z.

 

 

On respire, et on analyse

 

Aucune surprise dans ce troisième volet. On insulte presque les spectateurs. On essaie de nous faire croire que les méchants sont les gentils, alors que c’est écrit sur leur visage : « Attention, méchant, nous voulons détruire l’humanité ! Attention, méchant ». Le scénario n’est pas original, évidemment. Hollywood nous sert ce qui fonctionne, un point c’est tout. La recette est toujours la même. Alors évidemment, on change quelques points de détail, histoire de ne pas trop nous prendre pour des débiles profonds. Mais à force de poser TOUTES les bases des histoires sur : « Le monde n’est pas ce que vous croyez, il est dirigé par d’Autres, par quelqu’un, une entité, une puissance, un organisme », on s’ennuie. Fortement. Depuis le début, Quatre et Tris changent de Faction une fois qu’ils en ont vu les vices. Une fois dans une nouvelle, rebelote. À croire que rien n’est parfait !

L’un des deux est capturé, inlassablement. L’autre arrive pour le sauver, et Peter ne cesse de changer son fusil d’épaule dès que ça l’arrange. Bref. L’histoire, on la connaît et pratiquement chaque année, on jette notre argent par les fenêtres en allant au cinéma. Disons que, bon, d’accord : le scénario, c’est une chose. On peut pardonner, ou tout du moins se dire que les usines cinématographiques ne changeront hélas jamais. On peut aussi espérer une meilleure suite au vu de la qualité du dernier tome. On peut aussi penser que ce film était utile pour poser les bases de la dernière adaptation. Par contre, ce qui est impardonnable, c’est le massacre des personnages qui a été fait dans cette première partie ainsi que la réalisation désastreuse.

La réalisation donc. Le film est bourré d’effets spéciaux mal foutus qui vous donneront, j’en suis sûre, mal au crâne si vous allez voir ce film en 3D. Les couleurs sont trop criardes. Les personnages sont « photoshopés ». Il y a trop de gadgets high-tech. Mais vraiment trop ! Partout, tout le temps. Sans doute pour que le spectateur comprenne bien que c’est un film de science-fiction qu’il a devant les yeux. Ou alors, c’est pour nous détourner de la vérité : ce film est inconsistant.

 

Elle est cool ta bulle !!

Elle est cool ta bulle !!

 

Passons aux personnages maintenant et attaquons-nous à celui de Beatrice Prior, a.k.a Tris, a.k.a la Divergente, a.k.a la Pure, a.k.a La Sauveuse de l’Humanité. Nous étions habitués à un personnage assez fort et charismatique qui n’a peur de rien. Nous voilà en face d’une Tris totalement à côté de ses pompes. Tout le monde sait, vous, moi, Quatre, que David, celui qui déblatère tout un tas d’inepties sur la race humaine EST LE GRAND MÉCHANT, mais pas elle. Non non. Elle va jusqu’à avoir plus confiance en lui qu’en Quatre, tellement son désir d’avoir raison prend le dessus. La battante des premiers opus semble s’être éteinte pour laisser place à un mouton censé sauver l’humanité. Triste pour un personnage féminin vraiment fort, aussi bien dans les deux premiers livres que dans les deux premiers films. Elle se réveille vers la fin lorsque Quatre part sauver Chicago, seul.

Tobias Eaton, a.k.a Quatre, reste égal à lui-même. Toujours soucieux de faire au mieux. Alors qu’on apprend que, comme dit plus haut, Tris est Pure, à l’instar de Quatre qui s’avère être un Déficient. Oui bon, au vu de la tournure des événements, on pourrait croire que c’est tout le contraire. Il porte alors faiblement le film sur ses épaules, ce qui reste tout de même un point positif pour Allegiant qui nous a plongé dans un état végétatif tant le scénario et le personnage de Tris sont inconsistants. Pour résumer le personnage de Peter, ô surprise, il s’allie au méchant David pour servir ses intérêts, encore !

 

Conclusion

 

Les livres, c’est mieux que les films !

 

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@__Macky_

Rédactrice en chef passionnée, pas vraiment passionnante mais ultra chiante !

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