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Free dénonce l’utilisation de « fibre » chez SFR

Free dénonce l’utilisation de « fibre » chez SFR

Des opérateurs Internet proposent aujourd’hui des forfaits « fibre optique » alors que le raccordement final passe par un bon vieux câble coaxial en cuivre.

C’est pour cela que Free a décidé d’attaquer le groupe SFR-Numéricâble pour publicité trompeuse.

Free a assigné en justice cet été son concurrent SFR-Numéricâble pour concurrence déloyale et plus précisément pour une publicité  jugée « trompeuse » au sujet de ses offres de raccordement très haut débit en « fibre optique. » Depuis plusieurs années, des certains opérateurs profitent du flou de l’arrêté du 3 décembre 2013 relatif à l’information préalable du consommateur sur les caractéristiques techniques des offres d’accès à l’Internet en situation fixe filaire pour vendre des offres soi-disant fibre optique alors que le raccordement final passe par des câbles en cuivre.

 

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Depuis plusieurs mois, Orange et Free dénoncent cet amalgame, alors que SFR-Numéricâble, également dans le groupe Altice, estime que le plus important pour le client reste l’accès au très haut débit, ce qu’il propose avec la technologie FTTLA : Fiber To The Last Amplifier, qui nécessite des investissements beaucoup moins importants que de la fibre de bout en bout. En FTTLA, on a de la fibre optique dans la rue mais une connexion coaxiale cuivre vers les maisons ou les appartements. Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, a tardé à réagir pour finalement indiquer en septembre qu’il s’interroge sur le fait que certains opérateurs puissent utiliser le mot de fibre optique de manière très libre, sans qu’il y ait de règles du jeu claires qui soient posées, lors du forum Telco & Digital des Echos. Un bel aveu d’impuissance.

Et le gouvernement, comme à son habitude, pour ne mécontenter aucun fournisseur d’accès Internet fait l’autruche sur cette pratique, alors que la communication autour du plan Très Haut Débit est bien engagée. Les consommateurs doivent donc se débrouiller dans la jungle des acronymes (FTTH, GPON, FTTLA…). Free a finalement décidé d’aller devant les tribunaux pour mieux encadrer l’usage des termes techniques et faire la distinction entre la vraie et la fausse fibre optique.

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