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La musique classique version geek #2

La musique classique version geek #2

Quand musique classique rime avec jeux vidéo et cinéma

« Non ! Non, ne fuyez pas tout de suite… Parce que bon, je vous ai vu là, derrière votre écran… Vous avez lu « musique classique » et hop, le curseur s’est dirigé, bien malgré lui j’en suis sûre, vers la petite croix en haut à droite. ». Pas de panique, on va y aller en douceur, mais pas trop non plus, tout cela dans le but de vous montrer à quel point ce style musical, parfois jugé ennuyeux ou poussiéreux, est pourtant omniprésent sur tous les supports artistiques actuels. Mieux encore, la musique classique a même la part belle dans les œuvres cinématographiques et vidéo-ludiques, puisque ses plus grands chef-d’œuvres se retrouvent aujourd’hui dans nos publicités, à la télé, ou encore dans le domaine du jeu vidéo. Cleek entame donc avec vous cette nouvelle série d’articles, en vous proposant une petite balade musicale autour de ce répertoire parfois mésestimé, et ce, à raison de cinq œuvres par numéro. Au programme aujourd’hui, du calme, du moins calme pour ne pas dire une certaine frénésie dans certaines musiques que nous allons aborder, en espérant que les écoutes ci-dessous vous amèneront à ponctuer votre lecture d’un enjoué « Ah, mais c’est cette musique làààà ! ». Enfilez donc votre plus beau casque, branchez vos enceintes, et lets go !

 

Dies Irae

 

Nous avions commencé notre premier numéro la semaine dernière sur le thème d’un requiem, au travers du Dies Irae de Verdi. Cette fois-ci, on remonte le temps de quelques siècles pour arriver jusqu’à l’époque classique de Mozart, et donc de son requiem. Si le compositeur a changé de nom, il n’en n’est rien quant au contenu religieux de l’œuvre, et on constate donc que Dieu est toujours « sacrément » en rogne contre nous. Cette version du Dies Irae, une des plus connues parmi tous les requiem, nous offre toujours un thème musical énergique et très extraverti, toujours à l’aide des cuivres et surtout des chœurs qui scandent le texte religieux. Le côté théâtral du Dies Irae, quoiqu’un peu désuet aujourd’hui, est pourtant parfaitement dans le ton lorsqu’il s’agit d’illustrer un passage au caractère épique. C’est donc ainsi qu’on le retrouve comme thème musical du film « Amadeus » (oui jusqu’ici, rien de très étonnant), ou encore comme musique de fond dans le second opus de la saga X-Men,(2003), disponible ici. Le film consacré à Wolverine : le combat de l’immortel reprend également le Requiem de Mozart (mais sur un autre extrait cette fois, le Rex Tremendae) tandis que le Lacrimosa lui, se retrouve dans une ribambelle d’œuvres que nous découvrirons dans un autre numéro

 

 

 

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Sur un air de Bach

 

On détend un peu l’atmosphère, on quitte la divine colère de Dieu, pour s’orienter vers un morceau au caractère beaucoup plus mélancolique et doux. L’Air (puisqu’il s’agit littéralement de la dénomination de ce morceau) en ré Majeur de Jean-Sébastien Bach se veut être une œuvre paisible, lente, et méditative. Parfois empreinte de mysticisme pour certains amateurs, ce « tube » de Bach s’est déjà inscrit dans de nombreuses références, principalement publicitaires. Néanmoins, c’est dans le long métrage de David Fincher, Se7en, qu’on la retrouve en tant qu’œuvre symbolique. Pour ceux qui seraient en train de se gratter la tête pour se souvenir du passage en question, il s’agit de la scène où l’inspecteur Somerset (Morgan Freeman) se rend dans une bibliothèque pour y étudier quelques ouvrages de référence sur les sept péchés capitaux. La musique illustre alors de longs gros-plans sur des écritures, et des illustrations, aussi fascinantes que malsaines. L’aspect rêveur provoque donc un certain décalage sur ce passage, tout en restant propice à l’instant de recherche effectué par le détective. Enfin, il reste à noter que l’œuvre est diffusée dans son intégralité pendant cette scène, chose suffisamment rare pour qu’on la signale !

 

 

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La Sonate au Clair de Lune

La semaine dernière encore, nous parlions du fameux Clair de Lune de Debussy, que l’on retrouvait notamment dans le jeu d’horreur The Evil Within. Ici, on s’écarte de l’impressionnisme pour retrouver Beethoven (toujours pas le chien, non) et sa « célèbre » Sonate au clair de lune. Je dis célèbre entre guillemets parce qu’en réalité, la notoriété de cette sonate est en grande partie due au premier mouvement de cette dernière. La sonate comporte pourtant trois mouvements, dont les deux derniers, qui sont assez peu connus du grand public. Néanmoins, le premier mouvement s’illustre quant à lui comme un thème majeur de la musique classique, arborant un côté assez sombre et nostalgique (le clair de lune, tout ça, tout ça…). Ce thème musical, nous le retrouvons dans plusieurs supports de référence, comme par exemple dans Entretien avec un vampire, Détective Conan, Le Pianiste ou encore Elephant pour la partie cinéma, mais aussi dans Earthworm Jim 2, Project : Snowblind, Final Fantasy II, ou encore Resident Evil côté jeux vidéo. Un morceau de piano intemporel qui n’a donc pas fini d’inspirer nos supports audiovisuels actuels.

 

 

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Ave Maria

 

La référence sera ici assez directe, et certains d’entre vous reconnaîtront peut-être cette musique dès les premières notes. L’Ave Maria de Schubert fait partie des deux Ave Maria les plus connus parmi les siècles, le second étant celui de Gounod (lui-même inspiré d’un prélude de Bach), maintes fois employé dans des œuvres modernes. Malgré tout, et en dépit du nombre d’œuvres dans lesquelles il est mentionné (Fantasia, New Wine…) ou encore du nombre de reprises musicales (Mylène Farmer, Beyoncé, ou encore Céline Dion), l’Ave Maria de Schubert a gagné ses lettres de noblesse auprès des gamers en devenant un thème phare de la saga Hitman, en étant utilisé comme musique d’ouverture du jeu Hitman : Blood Money. Là encore, le contraste violence/classique fonctionne, et l’on retrouve la musique sur des ambiances de massacre comme à la fin de cette vidéo de Hitman : Absolution. La musique sera toutefois également utilisée dans des plans plus doux et contemplatifs de la saga.

 

 

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Peer Gynt

Nous terminons notre tour d’horizon de la musique classique revue à la sauce geek avec cet extrait de Grieg, issu de l’œuvre « Peer Gynt ». Étant à la base une pièce littéraire, à savoir un drame poétique norvégien, adapté en pièce de théâtre par Henrik Ibsen, Grieg réalise la musique inspirée de l’œuvre d’origine, en s’appuyant sur l’aspect caricatural et satirique des personnages. Ainsi, le dernier mouvement de la pièce musicale, intitulé « Dans l’antre du Roi de la Montagne » illustre avec grandeur la personnalité du protagoniste, dans une musique progressive au niveau sonore. Un thème est donc exposé doucement, repris et repris encore, jusqu’à arriver à ce final grandiose que l’on connaît tous. Là encore, les publicités se sont grandement inspirées de ce thème mythique, mais l’on retrouve également cet extrait dans des films tels que M le Maudit, ou encore Soleil Vert (bon ok, ce n’est pas tout jeune !), Scoop de Woody Allen, Fantasia ou encore The Social Network. C’est donc sur ces notes que nous nous quittons aujourd’hui, en attendant le prochain numéro de La Musique Classique version Geek. Bonne fin de semaine à tous !

 

 

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