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LG G4 : Ultimate Test !

LG G4 : Ultimate Test !

Contrairement à nos tests habituels, le LG G4 sera le cobaye d’un nouveau type d’article prenant en compte la durée d’utilisation de l’appareil. En effet, j’ai utilisé ce téléphone depuis 1 mois afin de vous apporter mon ressenti sur ce qu’il propose, tout en posant le cadre d’une utilisation quotidienne.

Avant de continuer, voici un petit rappel sur l’objet en question. Le LG G4 a été lancé en France et dans le reste du monde le 29 Avril. D’après LG, ce smartphone doit se démarquer de la concurrence en proposant une expérience différente du point de vue des matériaux choisis, de l’APN et de l’écran.

LG G4

L’accent a été mis sur le cuir pour certaines versions (une version plastique existe également). L’APN offre 16 mégapixels avec l’ouverture (« aperture ») la plus grande à ce jour sur un smartphone mainstream : f1.8, et l’écran arbore une dalle Quad HD IPS remaniée par rapport au G3 avec la technologie Quantum Display censée augmenter le taux de contraste, la fidélité des couleurs et leur saturation.

A l’intérieur, le Qualcomm Snapdragon 808 a été préféré au plus haut de gamme 810, sans doute pour éviter les problèmes liés à la surchauffe de ce dernier (ArsTechnica a publié de nombreux articles sur ce sujet), il est accompagné de 3Go de RAM LPDR3 à 933MHz. Le stockage est assuré par 32Go, et est extensible (merci LG !) via micro-SD.

La batterie enfin propose 3000mAh et est amovible.

 

 

 

Une esthétique classe

The Good Phone

The Good Phone

L’extérieur du smartphone est assez simple, mais dénote tout de même un souci du détail. On remarquera à ce titre la légère courbure de l’écran de 5.5 pouces, discrète mais malgré tout efficace. Ici, pas du métal mais du plastique dur de bonne qualité. Cette version est équipée d’une coque en cuir noir du plus bel effet, renforçant le côté premium du G4. Au dos, les traditionnels boutons de volume et d’allumage de LG, qui permettent de laisser les tranches du téléphone totalement « nues ». La caméra imposante est entourée du capteur autofocus à télémétrie laser à gauche, tandis qu’à droite on retrouve le flash et le capteur de spectre des couleurs.

Globalement, ce LG G4 laisse une première impression de qualité. A noter d’ailleurs que si l’on opte pour la version cuir, LG livre celle-ci avec une coque supplémentaire dorée un poil trop « bling bling » pour moi.

Mais pour parfaire ce point du test, quand est-il de son utilisation au quotidien ? Le téléphone ne glisse pas et semble « solide ». Il m’est arrivé lors d’une soirée, de le faire tomber sur le sol, et à ma grande surprise, aucun dommage de la vitre ou de l’écran n’était à déplorer. On constate seulement quelques petits dégâts sur les coins du smartphone, mais rien de très gênant.

Pour les plus narcissiques, le G4 en cuir vous donne une petite touche d’originalité classe qui saura faire son petit effet…

 

Ecran : Quantum Beauty !

Qu’en est-il de la dalle imposante qu’LG a casé dans son nouveau flagship ?

Tout d’abord celui-ci occupe 70% de la face avant, soit 2% de moins que sur le G3, mais cela reste toujours aussi impressionnant. L’écran en lui-même est absolument magnifique à l’utilisation, la définition Quad HD n’est plus une nouveauté comme elle l’était en 2014, mais cette fois-ci LG utilise sa technologie « Quantum ». Le résultat : une dalle lumineuse, très contrastée, qui se rapproche des AMOLED sans un rendu aussi artificiel que les écrans Samsung. Pour un IPS LCD, c’est une petite prouesse qui mérite d’être soulignée.

Quant aux couleurs elles peuvent parfois paraître un peu froides. Personnellement, l’écran du G4 me rappelle celui du Galaxy Note 4, mais c’est une opinion, à vous de vous forger la vôtre si vous pouvez accéder au terminal.

La courbure n’apporte rien d’autre qu’une esthétique plaisante, mais au moins cela protège l’écran des rayures lorsqu’il est posé sur une table par exemple.

LG a réussi à améliorer le déjà excellent écran du G3, bravo !

 

De la puissance, toujours plus !

Les entrailles du G4 cachent un petit bijou. A côté des huit cœurs du Snapdragon 810 et son Adreno 430, les six cœurs du 808 du G4 et son GPU Adreno 418 peuvent paraître un peu faiblards. En fait LG pourrait bien avoir fait un très bon choix : pas de surchauffe (donc pas de baisse de la fréquence et donc des perfs), et une optimisation Android aux petits oignons.

Pour s’en rendre compte, il suffit de faire tourner un benchmark sur un terminal en 810 à côté d’un G4 : sur le premier « round », le 810 dépasse (de peu) le 808, mais après plusieurs tests successifs, le G4 affiche le même résultat quand ceux du 810 s’effondrent purement et simplement…bravo Qualcomm…(voir les multiples articles d’ArsTechnica).

Petite parenthèse, les cœurs Cortex A57 utilisés dans le 808 sont la version r1p2, ce qui signifie concrètement qu’il s’agit d’une version révisée des A57 r1p1 présents dans le 810 par exemple.

Les 3Go de RAM LPDDR3 offrent bien assez pour exécuter des dizaines d’applications en même temps, sans devoir les charger à nouveau (vérifiable sur les onglets chrome en particulier). De plus, Android 5.1 réduit à néant le nombre de saccades présentes sur le G3 après sa mise à jour lollipop; plus de lag, plus de bugs de l’interface, LG a fait un travail d’optimisation réussi après les quelques petites bourdes de l’époque des G2 et G3.

 

Un capteur digne d’un reflex

L’appareil photo est sans aucun doute le point le plus impressionnant de ce smartphone. 16 megapixels, une ouverture de f1/8, un capteur de couleurs, les caractéristiques impressionnent, et les clichés obtenus également. L’interface offre à l’utilisateur le choix entre un mode automatique simple, comparable à toutes les autres interfaces, un mode simplifié à l’extrême où une simple pression du doigt capture la photo, et enfin, un mode manuel très sophistiqué, où l’on peut régler l’ISO,  la balance des blancs, le focus, la température ainsi que la vitesse d’obturation du capteur.

Ce mode manuel est assez similaire au mode « pro » sur le Samsung Galaxy S6 et S6 Edge. Pour le plaisir des mirettes, voici des échantillons de photos du G4 dans diverses conditions (cliquez pour accéder aux clichés haute résolution).

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Tout ça c’est cool mais au bout d’un mois ça donne quoi ?

Entre les performances d’une F1 et un « mini-reflex » dans le dos, le G4 se laisse apprivoiser excessivement facilement. Son autonomie ne m’a encore jamais pris au dépourvu pendant les grosses journées. Par rapport au G3 que j’ai possédé pendant près d’un an, le G4 tient bien 2 à 3 heures de plus. C’est sans doute grâce au snapdragon 808 qui arrive a gérer l’écran surdéfini du G4, là où le 801 du G3 provoquait quelques petites saccades et des ralentissements dû à la surchauffe en jeu.

A qui ce smartphone s’adresse-t-il ? Au « power users » qui cherchent un appareil capable de tenir en utilisation intensive, sans sacrifier le fait de posséder une coque amovible dévoilant une batterie elle-même amovible et un port d’extension via carte micro-sd. A ceux qui cherchent un smartphone élégant posant une alternative aux flagships de Samsung et HTC.

Personnellement c’est un coup de cœur.

 

 

 

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Etudiant mais passionné, fan de hardware et joueur PC, je suis dévoué à la cause des CPU, au combat des GPU et à la guerre du périphérique. Moi, c'est Kphaël

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