Ciné Séries

Fifty Shades of Grey : du livre au film

Fifty Shades of Grey : du livre au film

Le phénomène « littéraire » a débarqué sur nos écrans

 

Phénomène mondial, certes pas vraiment geek, mais phénomène quand même, Fifty Shades of Grey est sur toutes les lèvres, n’y voyez aucun jeu de mots… Tout le monde en parle, les memes se multiplient sur le net et les fake du genre : film complet sur Youtube affluent partout. Vous n’avez pas lu les livres et vous n’êtes pas allés au cinéma mais ça vous tente tout de même ? Un conseil, comme toujours, lisez les livres. Non pas que le film soit décevant en soi, mais les livres sont toujours bien plus complets. Et rien ne vaut l’imagination !

 

Fifty Shades of Grey : le début d’un succès planétaire

 

La trilogie des Fifty Shades sort tout droit de l’esprit de l’écrivain anglaise E.L James. Après avoir proposé certains chapitres sur son site internet et sur The Writers’s Coffee Shop, cette dernière décide de le proposer au public via l’impression à la demande en mai 2011, mais ce n’est qu’en avril 2012 que Vintage Books, un éditeur, publie pour la toute première fois une édition papier.

 

Le phénomène prend de l’ampleur très rapidement. C’est ainsi qu’en moins de 18 mois, plus de 40 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde, notamment au Royaume-Uni et aux USA. Même après un peu plus de deux ans et demi, la trilogie reste dans le top 10 des livres les plus téléchargés sur les plateformes en ligne de livres numériques. Autre fait intéressant à savoir, ces trois livres s’avèrent être à la base une fanfiction inspiré de Twilight qui s’intitulait Master of the Universe.

 

cleek_image_cinema_fifty_shades_of_grey

 

« Je te présente comment ? « Papa, voici l’homme qui m’a défloré et qui veut entamer une relation sado-maso avec moi ? » J’espère que tu cours vite. »

 

L’histoire

 

Cette dernière commence très vite. Anastasia Steele, jeune étudiante en littérature anglaise, part interviewer Christian Grey, un jeune et riche CEO célibataire à qui tout semble réussir, à la place de son amie et colocataire Kate qui se trouve être malade. Peut-on parler de coup de foudre dès le premier regard ? Hum, pas sûr. Mais de désir instantané, oui, pour sûr. On peut dire que monsieur Grey est un vrai stalker dans le genre, puisqu’il ira même jusqu’au lieu de travail de Ana, juste pour la revoir et obtenir plus d’informations sur elle.

 

Vraie petite midinette innocente, Anastasia ne sait pas qu’elle aura affaire au grand méchant loup et pense tout simplement pouvoir vivre avec lui une relation de couple dite normale et sans problèmes. Mais voilà, elle est à cent lieux de la vérité. Il lui avouera qu’il la désire, qu’il veut faire d’elle sa soumise, comme les 15 autres avant elle. Inexpérimentée, aussi bien côté sexe que côté cœur, notre jeune Ana n’est pas au bout de ses peines et va découvrir les cinquante nuances de la folie.

 

cleek_image_cinema_fifty_shades_of_grey

 

« Je me demande parfois ce qui ne va pas chez moi. J’ai peut-être passé trop de temps avec mes héros de roman si romantiques… J’ai placé mes attentes et mes idéaux bien trop haut. »

 

Le livre VS le film

 

Dans 95% des cas, les adaptations cinématographiques de livres ne sont pas à la hauteur. Les lecteurs, devenus alors spectateurs, sont très souvent déçus. Mais alors, est-ce le cas de Fifty Shades of Grey ? Ou est-ce l’exception qui confirme la règle ? Une chose est certaine, un réel travail a été effectué pour rester le plus fidèle possible à l’œuvre. Et l’écrivain y a veillé au grain !

Beaucoup de dialogues et de détails sont présents tout au long du film et correspondent au livre. Aucunes surprises en soit donc concernant l’adaptation, et c’est tant mieux. Bien loin du dernier Le Hobbit : la Bataille des cinq armées qui a totalement dénaturé l’œuvre de Tolkien, par exemple…

Un livre respecté donc, et ça fait plaisir mais voilà… Tout n’est pas si parfait. On peut notamment voir quelques problèmes au niveau de la succession de certaines scènes. Je ne pense pas que ça soit un souci de montage, mais plus de temps. Il est vrai qu’adapter un livre de près de 700 pages en 2 heures n’est pas une mince affaire. On pardonne ? Allez, oui.

 

cleek_image_cinema_fifty_shades_of_grey

 

« J’ai écouté mon cœur : résultat, j’ai mal aux fesses et à l’âme. »

 

Le jeu d’acteur

 

Histoire de surfer au plus vite sur le succès de la saga, le film est sorti assez rapidement. Résultat : un film un peu bâclé sur les bords, sans finition ou presque avec des acteurs qui parfois semblent ne pas croire en ce qu’ils font. Je m’explique : certaines scènes semblent sur-jouées, certaines même, qui doivent être intenses ou tout du moins excitantes, se trouvent être plus comiques qu’autre chose.

Malaise de la part de nos deux héros peut-être ? Prenons le cas d’Anastasia Steele : interprétée par Dakota Johnson, cette dernière rend le personnage encore plus niais que dans le livre. Sa personnalité n’est pas ressortie ou presque tout au long du film. Peut-être s’affirmera-t-elle un peu plus dans les deux prochains volets…

Quant à Jamie Dornan, qui incarne le rôle de Christian Grey, il fait un très bon Christian Grey, un bon prédateur sexuel qui s’y connaît en la matière. Flippant sur les bords, à l’image du personnage du livre, physiquement attirant au corps semi-parfait et à la psychologie dérangée et bancale. Un homme sombre aux multiples facettes.

 

cleek_image_cinema_fifty_shades_of_grey

 

«  C’est la première fois que je suis attirée par un homme, et il fallait que je tombe sur un cinglé qui trimbale un contrat, une cravache et des tas de casseroles. »

 

Conclusion

 

Un livre respecté, des acteurs pas si mauvais en définitive mais qui nécessitent quelques ajustements et des scènes soft, dans l’ensemble. Mais. Un gros mais ! Interdiction au moins de 12 ans, sérieusement ? Les scènes à caractère sexuel relèvent du film érotique. Je m’imagine mal par exemple une gamine de 13 / 14 ans aller voir ce film. Certains objets utilisés notamment peuvent susciter quelques questions chez les plus jeunes. Fous sont les parents qui autorisent leurs jeunes adolescentes à aller le voir. Je n’aimerais pas avoir à répondre à leurs questions après la séance…

 

Fifty Shades Darker

 

L’adaptation du second volet de la saga, Fifty Shades Darker, semble quelque peu retardée. En effet, l’écrivain E.L James souhaite avoir plus de contrôle sur ce deuxième film et veut écrire le scénario, ce qui n’est pas vraiment au goût du studio et de la réalisatrice. Aucune date n’a par conséquent été communiquée quant à la sortie du prochain opus.

 

Une chose est néanmoins certaine, nous retrouverons Anastasia au « Troisième Jour Après Christian ».

 

 

 

 

Ciné Séries
@__Macky_

Rédactrice en chef passionnée, pas vraiment passionnante mais ultra chiante !

Voir comentaires (1)
1 Commentaire
  1. Pingback: Naheulbeuk, un Donjon dont on ne saurait taire le nom - Cleek

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Plus Ciné Séries