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Gone girl, c’est GG.

Gone girl, c’est GG.

Sorti le 8 octobre 2014 et totalisant déjà près de 1,4 millions d’entrées en France, Gone Girl s’impose dans nos salles de cinéma.

 

 Gone Girl

 

 

Gone-Girl-Poster

 

 

 

Réalisé par le notable David Fincher (Se7en, Fight Club ou The Social Network) et long de 2h30, ce thriller Américain a tenu en haleine bon nombre de spectateurs sans décevoir (4.4/5 pour Allociné et 8.5/10 pour IMDb). Le film a été adapté du roman éponyme de Gillian Flynn et cette dernière se retrouve d’ailleurs au poste de scénariste.

Un bon scénar’

C’est d’ailleurs l’un des bons points de ce film, bien que souffrant parfois de petites incohérences, le scénario du film est plutôt bien ficelé dans l’ensemble. Ajouté à cela l’instauration d’une ambiance inquiétante à souhait et vous obtiendrez tous les ingrédients d’un bon Fincher. De plus, la mise en scène est de bonne facture avec un montage efficace qui souffre néanmoins de quelques longueurs (la durée du film est d’ailleurs l’un des seuls points noirs avec 2h29).

David Fincher parvient à brouiller les cartes tout au long du film afin de sortir le spectateur de sa zone de confort. Les thématiques soulevées sont un autre des points forts du film puisque le mariage, les apparences, les médias mais aussi la vérité sont décortiqués pendant plus de deux heures pour nous amener à nous poser les questions qui dérangent.

Du lourd pour le casting

La distribution est impeccable avec un casting de grande envergure (Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris…). Tous les acteurs s’intègrent parfaitement à l’univers et il n’y a rien à dire de ce côté-là si ce n’est une très grande performance pour Rosamund Pike qui lui vaudra sans doute quelques récompenses.

En conclusion, Gone Girl parvient à ne pas décevoir les attentes qu’on avait placé en ce film de fin d’année. Malgré quelques longueurs et quelques invraisemblances, ce film est un valeur sûre et mérite qu’on mette 10 euros pour passer un bon moment au cinéma.

 

 

Pour aller plus loin…

 

 

Ici, je ne dévoilerai pas les clefs de l’intrigue du film mais je parlerai un peu plus en profondeur de quelques sujets qui pourraient vous gâcher la découverte du film. Il est grandement conseillé d’avoir vu le film avant de continuer le texte.

Rosamund Pike n’est pas un exemple d’héroïne selon les féministes

J’aimerais tout d’abord revenir sur la performance d’actrice de Rosamund Pike qui parvient à sublimer tous les autres personnages. Magnifiquement inquiétante grâce à un twist bien maîtrisé, la blondinette sage se transforme en mythomane psychopathe manipulatrice. Fincher parvient à bousculer les stéréotypes en inversant les rôles de la violence conjugale. J’ai d’ailleurs été sidéré de découvrir que bon nombre de féministes s’étaient plaintes de cette violence et du sexisme de David Fincher… Car Rosamund n’incarnerait pas un personnage féminin héroïque et forte mais plutôt une malade mentale. Plot twist : les fous dangereux peuvent être également des femmes. D’autant plus que les personnages féminins du film ne sont pas en reste avec les rôles très intéressants de la sœur jumelle du personnage principal ainsi que la femme flic ou encore la journaliste.

Sur le coup, j’ai trouvé plutôt rafraîchissant de trouver dans ce film cette « violence féminine » qui existe bel et bien dans la vie de tous les jours. N’en déplaise aux féministes, j’ai également trouvé le rôle de Amy assez complexe et intéressant, ce qui en fait le vrai personnage phare de ce film, loin devant celui de Ben Affleck.

Dans l’ombre de Barney Stinson

Parlons maintenant de Neil Patrick Harris. Ahlala NPH ! À l’instar de Daniel Radcliffe avec Harry Potter, Neil aura bien du mal à se débarrasser du fantôme de Barney Stinson. Je n’ai pas été transporté par son personnage et je n’ai cessé de penser à son personnage de « How I met your mother » et à son homosexualité lors d’une scène d’amour. C’est néanmoins une bonne nouvelle qu’il parvienne à continuer de se frayer un passage à Hollywood.

Le film traîne quelque peu en longueur et il aurait même pu se finir au moment du twist (qui doit arriver à peu près à la moitié du film). Pas trop mal amené, on voit cependant la manœuvre se dessiner peu à peu et perdre un petit peu en surprise. La suite du film en vaut néanmoins la chandelle et David Fincher dresse une bonne critique de la société ultra-médiatisée. Le portrait de la journaliste de Talk-Show est particulièrement savoureux.

On termine par une petite incohérence notable : le sale chat rouquin accepte sans broncher de se faire porter dans les bras (sur le dos !) sans mettre un coup de griffe. Au lieu des féministes, ce devrait être les défenseurs des animaux qui devraient élever la voix afin de râler contre cet abus sur ce pauvre chat : on l’avait sûrement drogué pour qu’il se laisse faire !

Ceci était un communiqué du CCC et encore GG à Gone Girl.

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@Niksounet

Rédacteur couteau-Suisse, cynique dans l'âme et fanboy sporadique.

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