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Epistory: Typing Chronicles, le test en toutes lettres

Epistory: Typing Chronicles, le test en toutes lettres

Epistory: Typing Chronicles, quand taper au clavier devient épique

 

Certains jeux vous tapent dans l’œil, sans que vous osiez franchir le pas de l’acheter : Epistory: Typing Chronicles a été un de ces jeux pour moi. J’ai donc profité des soldes Steam pour me laisser tenter, et force est de constater que ce jeu, assez peu médiatisé, mérite qu’on s’y intéresse. Et nous vous expliquons aujourd’hui pourquoi.

 

Présentation

 

Le jeu Epistory: Typing Chronicles, sorti en mars 2016 sur PC, Mac et Linux, est le fruit du travail d’un studio belge, Fishing Cactus, à l’origine de quelques jeux restés discrets comme Slash Monsters, Algo-bot ou Chicken Town. Ce jeu vous plonge dans un univers atmosphérique, où vous incarnez une muse chevauchant un renard, en quête d’inspiration dans un monde où tout est à écrire.

Si ce n’est pas déjà fait, découvrez le trailer officiel du jeu, mis en ligne sur la chaîne YouTube du studio.

 

 

Et dans les faits, ce jeu vaut-il vraiment le coup qu’on en fasse toute une histoire ?

 

Ambiance

 

Commençons par ce qui saute le plus aux yeux : les graphismes, et plus globalement, l’ambiance. Si vous n’aimez pas les jeux en cell shading, ou qui ne sont pas réalistes, passez votre chemin. Si par contre, vous aimez les jeux qui ont leur charme, qui apportent une touche d’originalité et qui vous plongent dans un univers unique et onirique, Epistory est pour vous. Tout le jeu repose sur l’univers de l’écriture et des livres. Tout ne sera donc que feuilles de papier, origami et mots.

Sur ce plan, le jeu est cohérent de A à Z. Ainsi, lorsque vous découvrez une zone, elle se déplie à partir de centaines de pages jaunies par le temps et noircies par l’écriture, à l’image d’un livre en pop-up dont le paysage naît. Les couleurs et textures ne viennent qu’après, sans pour autant nier cette paternité, puisque l’on retrouve constamment des rappels de la matière qu’est le papier, par les raccords entre les différentes zones, ou le support même du monde sur lequel on évolue, qui semble être fait de livres.

 

 

Et comment ne pas évoquer le renard sur lequel nous chevauchons tout au long de notre péripétie ? On apprécie sa grâce (même lorsqu’il glisse sur la glace, oui), et on ne peut être qu’enchantés. Chaque région de la carte a son identité propre, que cela passe par ses couleurs ou ses paysages, mais aussi par sa musique. La voix off, en anglais, ajoute à l’ensemble par sa sérénité et par la justesse des tons employés. Le texte prononcé, et retranscrit dans la langue que vous souhaitez à mesure que vous avancez, vous guide dans le jeu, sans prendre une part trop importante. L’histoire n’est qu’ébauchée et reste assez mystérieuse, comme une trame de fond, une excuse, laissant la part belle aux graphismes et au gameplay.

 

Gameplay

 

Venons-en, au gameplay. Et autant vous le dire tout de suite, si vous êtes en froid avec votre clavier, ce jeu n’est pas fait pour vous. En effet, l’ensemble du jeu repose sur le principe que vous tapiez le nom de certains éléments pour que ceux-ci se décomposent ou réagissent (non sans rappeler à sa façon des passages de Alan Wake). Laissez donc de côté votre manette, et échauffez-vous bien les doigts avant de commencer.

Epistory vous fait évoluer dans un monde principal, nommé « Le pont », à partir du quel vous pouvez explorer d’autres zones, à l’image de donjons dans Diablo III par exemple. Pour vous déplacer, vous avez le choix entre les flèches, les lettres E, F, J et I (configuration recommandée par le jeu), ou encore les lettres Z, Q, S et D de votre clavier, ce qui offre une certaine adaptabilité, mais aussi quelques cafouillages lorsque vous vous déplacez et que vos doigts dérapent sur les mauvaises touches. Après plusieurs heures de jeu, je ne suis toujours pas complètement à l’aise avec ces touches, mais on s’adapte.

 

 

Outre des puzzles, relativement simples, le jeu est ponctué de combats, où il vous faudra vaincre des créatures semblables à des insectes. Pour cela, rien de plus simple, il vous suffira de taper dans l’ordre les mots qui apparaissent au dessus de chaque ennemi. Nul besoin de viser, donc, ou de vous inquiétez de votre mana. Là où le jeu se complique, c’est que vous avec à votre disposition quatre types de pouvoir, feu, glace, foudre, et air, que vous débloquez à mesure que vous avancez dans l’histoire, et qui ont chacun leurs spécificités (figer temporairement l’ennemi, lui infliger des dégâts dans le temps, ou rebondir sur les autres ennemis). Il vous faudra cependant composer avec ces quatre pouvoirs, puisque certains monstres ne sont sensibles qu’à l’un d’entre eux. L’issue des combats dépendra donc de votre capacité tactique à décider des monstres à tuer en premier (puisqu’ils n’attendent pas chacun leur tour, les malotrus), mais aussi et surtout de vos capacités dactylographiques. Notons que le jeu s’adapte à votre vitesse de frappe : plus vous échouerez dans certains combats, plus les ennemis seront un peu plus lents à se présenter à votre porte (je parle d’expérience).

À mesure que vous enchaînez les combats et détruisez les monstres, vous accumulez de l’expérience, qui vous permet notamment de faire l’acquisition de points de compétences, à dépenser pour renforcer vos pouvoirs ou de booster votre renard. Cette expérience vous permet par ailleurs de dévoiler de nouvelles zones de la carte, par le biais de lotus en origami, fort charmants au demeurant. Sachez que vous allez devoir parcourir la carte en long et en large pour débloquer certaines zones, dont vous aurez vu le lotus il y a bien longtemps, mais pour lequel vous n’aviez alors pas assez d’expérience.

 

Conclusion

 

Ce jeu est beau. Cela ne suffira certainement pas à tous les joueurs que vous êtes. Mais si vous cherchez une expérience de jeu originale, qui repose davantage sur l’ambiance que sur l’action, alors Epistory pourrait vous plaire. Notons que ce jeu met à l’épreuve votre capacité à taper de façon fluide et efficace sur un clavier, puisque tout le gameplay repose dessus. Ceux qui ne savent donc pas écrire sans regarder leur clavier risquent d’éprouver certaines difficultés, surtout lors de combats relevant de boss de donjons dans d’autres jeux. Mais pour les autres, ce jeu saura vous détendre (dans la plupart des cas), de par son univers très onirique. Epistory est donc un jeu que nous vous recommandons, qui vaut largement les 14,99€ affichés sur Steam (hors soldes).

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@Marine_Wqr

Doctorante en Traitement Automatique des Langues, je n'ai de cesse de chercher, sur tout et rien. Je cherche encore ce que j'essaye de trouver.

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