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Le jeu vidéo et la Grande Histoire, un mariage forcé ?

Le jeu vidéo et la Grande Histoire, un mariage forcé ?

Le jeu vidéo et la Grande Histoire, un mariage forcé ?

 

Qu’est-ce que l’Histoire ? Un temps cyclique, comme le penseront les Grecs ? Un temps linéaire comme le décrit la Bible ? La théorie platonicienne de la Grande Année ou le mythe de l’Éternel Retour et de l’embrasement du monde par le feu nous rappellent que le temps naît, meurt et se répète. Avant de mourir à nouveau. Les Hommes eux-aussi ne sont-ils pas incessamment les mêmes, gestes, humeurs et erreurs compris ? Les empires ne sont-ils pas emportés par les mêmes vices et que pourrait dire la Rome des Empereurs à l’Amérique d’aujourd’hui, sinon que ses colonnes sont faites d’argile.

L’Histoire raconte cela : un temps ponctué de soubresauts assez dignes d’intérêt pour qu’on puisse les consigner, pour que chacun puisse dire voilà comment une révolution a abattu une Bastille, voilà comment un Corse a conquis l’Europe et voilà ce que la folie humaine peut causer. Des corps affamés et du Zyklon B. L’Histoire abonde de temps et les Hommes, parfois, abordent les rivages historiques ; Périclès, Beauvoir, Ralph Baer se sont juchés sur des épaules de géants, des colosses dont les empreintes sont teintées de récits.

 

D’art d’art

Tous les arts racontent l’Histoire, la peinture la montre : le tres de mayo de Goya ; les films la racontent : Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg ; la littérature nous la décrit : Les Misérables de Hugo, Guerre et Paix de Tolstoï ; la bande-dessinée anime les récits historiques : Berlin. La cité des pierres de Jason Lutes, Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi. La musique, l’architecture, la sculpture en soulignent les contours.

Il en reste un, enfin, dont le nom vient forcément à la bouche, le jeu vidéo, qui, à son tour, s’en est saisi. Combien de jeux, depuis l’émergence du 10ème art, prennent leurs racines dans des conflits passés, mettent en scène des personnalités célèbres ou ont pour cadre notre roman national ? On ne compte plus le nombre de FPS ou de RTS ayant pour cadre la Seconde Guerre mondiale, là où des Américains, des Anglais, des Russes et rarement des Français, sauvent l’Europe de l’envahisseur nazi.

De cette (triste) période sont retenues et mises en scène des batailles célèbres : le 6 juin, Pearl Harbor, Stalingrad, El-Alamein et les victoires de Montgomery en Afrique. Ainsi en est-il de nombreuses époques, de l’Antiquité au Vietnam, en passant par le Moyen-Âge et les guerres contemporaines. Le jeu vidéo, donc, ne déroge pas à cette règle immuable : l’Histoire est un récit dont on peut et dont on doit se saisir. Sous un prisme particulier.

Avant d’aller plus moins il me semble important de préciser ma méthode, en effet il serait impossible (et tout à fait indigeste) de parler de tous les jeux dits « historiques », j’ai donc choisi de me concentrer sur des licences ou des opus que je considère particulièrement marquant. Difficile par exemple de passer sous silence la série des Call of Duty, période 2003-2009, les wargames ou le studio Creative Assembly avec la licence Total War. Difficile aussi de ne pas évoquer les réécritures proposées par Ubisoft avec Assassin’s Creed, le récent Battlefield 1 ou Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre, tous deux invoquant le premier conflit mondial, si peu présent dans le jeu vidéo.

Il ne s’agit pas ici de décortiquer chaque jeu et de savoir lesquels ont une caution historique mais plutôt de proposer un regard global sur ce que les développeurs font de certains évènements : comment ceux-ci s’en saisissent, lesquels sont oubliés ou minimisés ? L’Histoire, finalement, n’est-elle pas un récit comme les autres, fait de subjectivités et de mises en intrigue ? Ou tombe-t-on, par exemple, dans un manichéisme embarrassant, celui-là même que nous sert Bush Jr quand il déclare la guerre à l’axe du Mal en 2002 ou Condoleezza Rice avec ses « avant-postes de la tyrannie ».

 

Le drapeau rouge au sommet du Reichstag comme conclusion au premier Call of Duty

 

Call of Duty et l’Amérique au chevet du monde

 

En 2001, Electronic Arts frappe un grand coup à l’E3 en présentant Medal of Honor : Débarquement Allié, le FPS du studio 2015 convoque le joueur sur les principaux théâtres d’opérations de la Seconde Guerre mondiale (SGM) et notamment sur l’une des plages les plus célèbres, Omaha Beach en Normandie. Le jeu est d’un réalisme effroyable et sa mise en scène préfigure ce que sera le futur Call of Duty : un blockbuster vidéoludique qui doit rappeler le grand cinéma hollywoodien, un hommage aux films estampillés SGM à la surenchère explosive et guerrière. Pas de politiciens déblatérants (ou si peu) mais des M1 Garand et des Thompson chargés jusqu’à la gueule.

Finalement, après leur départ du studio 2015, Vince Zampella et Jason West créent Infinity Ward et proposent, sous le giron d’Activision, la suite spirituelle de Medal of Honor : le premier « appel du devoir ». À sa sortie, le jeu est unanimement salué pour son ambiance, son enrobage cinématographique, ses scripts et le respect du matériau initial, l’Histoire donc. Mais ici de quoi parle-t-on véritablement ? De quel réalisme les développeurs d’Infinity Ward se font-ils les ambassadeurs ?

Dans n’importe quel Call of Duty période 2003-2009, les armes, les habits, les bruits et les missions proposées aux joueurs paraissent tout à fait crédibles ; ainsi, quand le héros est balancé en plein milieu de Stalingrad, nous savons que c’est vrai, les soviétiques ont effectivement défendu par milliers la Mère Patrie et nous savons que ceux-ci étaient sèchement abattus s’ils se repliaient. Tout cela est réel oui et c’est cette même armée qui, quelques mois plus tard, hissera le drapeau rouge sur le toit du Reichstag.

D’ailleurs, une photo, désormais iconique, immortalise l’évènement ; une image retouchée qui va, ici, étayer mon propos. Comparez ces deux clichés. Rien ne vous choque ? Un soldat porte une montre à chaque poigné, le diable est dans les détails et celui-ci fait tâche, l’armée de Staline étant déjà vue en Occident comme un ogre sanguinaire, adepte du pillage et des viols (pas sûr que les Alliés se soient comportés différemment…). Le négatif est alors retouché, et même si cela peut paraître anecdotique, c’est une Histoire réécrite qui passe à la postérité. Certes, ce n’est qu’une montre et ce n’est franchement pas bien grave. Pourtant, près de 70 ans plus tard, que peut-on (et que doit-on) laisser dire à l’Histoire ? À peu près tout et c’est bien là que le bât blesse.

Ainsi, les développeurs de Call of Duty peuvent s’octroyer le droit de camoufler certains évènements ou d’en surligner d’autres. Ce n’est pas nouveau et personne ne leur lancera la première pierre. À cela on me répondra que le jeu d’Infinity Ward n’est pas un serious game ayant une quelconque valeur pédagogique mais se présente plutôt comme un pur divertissement. Du pop-corn… Cela ne justifie rien, ou si peu. Aborder les rivages de l’Histoire doit demander, je crois, une certaine objectivité, un recul critique sur soi-même et sur l’œuvre que l’on développe. Or, en prenant son essence dans des productions hollywoodiennes, le « FPS blockbuster » délivre le même message que ses aînés : l’armée américaine a sauvé l’Europe et les Russes sont, soit des bouchers, soit des déments galvanisés par Staline.

Sans vouloir être chauvin, les maquisards français ont participé activement à la libération de la France et les Italiens ont aussi héroïquement combattu les Nazis dès 1943. En fait, il me semble qu’en résumant la SGM à un combat Américains-Anglais-Russes VS Nazis, on décomplexifie une guerre aux ramifications très profondes et il faudra attendre le troisième épisode (sorti en 2006) développé par Treyarch, En marche vers Paris, pour que les Polonais, les Canadiens ou les Français soient clairement mentionnés. Quelques miettes d’Histoire, c’est presque trop…

Dès lors, quand un produit culturel se saisit du roman humain il faut garder à l’esprit que le matériau initial est fragile et peut devenir porteur d’idéologies et de mensonges. Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les Américains et le sacrifice de milliers de Marines criant « Lafayette, nous voilà ! » est une réalité poignante et inoubliable. Cependant, cette dernière ne doit pas occulter que d’autres peuples, d’autres morts sont venus s’échouer sur les plages de Normandie et de Corse. Les Américains n’ont pas seuls combattu pour la liberté, ils ont donné leurs vies certes et nous en sommes redevables… mais comme nous le sommes des Polonais, des Arabes, des Australiens, des résistants, etc.

 

Lawrence d’Arabie, personnage central d’un des récits de guerre de Battlefield 1

L’Histoire romancée de Battlefield 1

 

À ce stade, un nouvel exemple devient nécessaire : le récent Battlefield 1 développé par le studio DICE et édité par Electronic Arts. Dans cet opus, les joueurs sont propulsés en plein cœur de la Première Guerre mondiale à travers des récits de guerre (« war stories » en VO) qui mélangent allègrement Histoire et histoire, history et story pour reprendre le vocabulaire de Paul Ricœur : Lawrence d’Arabie et une jeune rebelle arabe, le Baron Rouge ou un soldat gravissant le Monte Grappa.

La der des ders sert de cadre à des aventures empreintes d’un réalisme faussé. Une nouvelle fois le décorum, c’est-à-dire les habits, les armes, les tanks, est historique. Pourtant, au premier mouvement de joystick, quand on prend en main notre personnage, celui que l’on sera le temps de quelques heures, on sait que rien n’est vrai et que l’histoire se détache au détriment de l’Histoire. Dès lors, pathos, héroïsme, bravoure et cavalcades sans peur deviennent monnaie courante, une épopée et un ton épique qu’Homère, Jason, Thésée ou Gilgamesh n’auraient certainement pas reniés. Là, nous plongeons dans un conflit où tout est vrai. Où tout est faux.

Ainsi, ce Lawrence d’Arabie est secondé par une Arabe (ne connaissant pas sa nationalité exacte, le terme est à prendre de manière générale), protagoniste fictif dont les actions doivent changer le cours de la guerre ; même chose pour les Arditi, régiment montagnard italien dont le héros n’est qu’une réminiscence, un souvenir qui rappelle le courage de ces soldats. Partant d’une base réaliste, le studio DICE y incorpore des éléments qui ne rompent pas avec le contexte global mais lui apporte un grain supplémentaire, un héroïsme et une action débridée. Les deux mamelles du récit épique. Dans son article du Monde, William Audureau résume Battlefield 1 d’un lapidaire : « une cour de récréation bondissante où des chars ivres enjambent des tranchées tranquilles où des joueurs jouent à cache-cache. » Nonobstant cette critique, somme toute assez vraie, le prologue du jeu, « Storm of steel », introduit admirablement la Grande Guerre, le joueur y incarnant plusieurs soldats jetés en pâture aux mitrailleuses, aux lance-flammes et aux avalanches d’obus. Une entrée en matière violente et désagréable par ce qu’elle dit de la guerre. Un réalisme sanglant.

En résumé, si les séries des Call of Duty, Brothers in Arms, Medal of Honor, Company of Heroes ou Battlefield n’ont aucune vocation pédagogique, elles peuvent nous immerger dans des instants de guerre, des moments où le sort d’un pays, le destin d’un soldat a basculé. Finalement, c’est bien là, je crois, le propre du jeu vidéo : être soi-même comme un autre. Nous intégrons alors un cercle magique où l’interaction développe des sensations inédites et cette impression de gouverner le récit. En résumé, en jouant à Battlefield 1, je ne crois pas être un soldat de la Grande Guerre mais je m’octrois le droit de le croire. L’espace d’un instant se superpose un autre moi. Invisible, irréel.

En début d’article j’expliquais que les jeux vidéo devaient garder une certaine neutralité en narrant des faits historiques, mais que peut-on attendre d’un studio de développement quand il brasse ce qui a déjà été réécrit mille fois ? Que sont l’objectivité et l’Histoire ? Des promesses intenables.

La révolution des assassins ou la Révolution assassinée ?

 

Paris brûle-t-il ?

La série des Assassin’s Creed, développée et produite par Ubisoft, fait le choix, elle aussi, d’hybrider Histoire et histoire ; Assassins et Templiers se battent et se combattent sur fond de croisades, de révolutions américaines et françaises. On crie alors à la réécriture et à la réinterprétation sans voir que tout cela n’est jamais qu’une fiction que l’on se donne comme vraie et que l’on pose comme une vérité. Le philosophe Paul Ricœur montre que toute Histoire n’est qu’un récit d’évènements dans lesquels la pensée et l’action humaine jouent un rôle prédominant. Quand le premier Rome: Total War me propose de plonger dans les près de 200 années qui ont façonnés l’Antiquité, j’écris une fiction surlignée de réalité, je vis les errements d’une faction qui doit conquérir le monde et dévaliser la cité éternelle. Toutefois, à des dates particulières, le jeu nous rappelle des faits historiques, la réforme militaire de Marius par exemple alors que « vous » avez balayé l’Empire Romain il y a déjà une cinquantaine de tours. En outre, d’autres évènements, culturels ou techniques, sont purement informatifs et symbolisent cette porosité entre récit et fait(s) historique(s). En résumé, toute histoire est un récit composé de choix, d’oublis et de rejets. Un conte de faits.

Dans Assassin’s Creed Unity, les développeurs remodèlent la Révolution Française et se proposent de raconter ce pan essentiel de notre roman national, d’abord par le prisme du héros, aristocrate de son état, et des choix narratifs qui dressent un portrait saisissant de la cour des Miracles, du roi des Thunes ou de la chute de la Monarchie. Plus que cela, Unity met en scène la ville de Paris, son architecture et le quotidien de ses habitants ; une reconstitution, nous pourrions dire reconstruction, qui ne sera jamais le réel mais qui est un réel possible. Le Paris vidéoludique d’Ubisoft est-il proche du Paris historique ? Il l’est. Aussi certainement qu’il ne l’est pas. On entend les clameurs des populations virtuels, les chants révolutionnaires et La Marseillaise devant Notre-Dame, on reconnaît les monuments et certaines rues et avenues célèbres.

De la même manière, des personnalités connues sont représentées ; on n’échappe pas à un Marquis de Sade caricatural se dandinant le bon mot à la bouche et une pomme croquée dans la main ou un Robespierre membre éminent des Templiers et dictateur en puissance. Tout est cela est largement critiquable et doit être critiqué mais il faut reconnaître que les artistes d’Ubisoft sont des orfèvres dans ce travail de reconstitution et de reconstruction, ils savent capter les émanations d’une époque, jouent sur les stéréotypes véhiculés dans d’autres représentations, cinéma, littérature, série télé, et offrent la vision attendue du Paris des sans-culottes et des héros de la Révolution. Nous plongeons dans une Histoire où tout est faux. Où tout est vrai.

Cette configuration narrative de l’Histoire, pour reprendre l’expression de Paul Ricœur, nous interroge quant aux choix faits par le studio Ubisoft : pourquoi faire de Napoléon un personnage aussi caricatural (alors que l’on connaît sa subtilité politique et militaire) et que résume Arno Dorian par un sarcastique « a man of principles » ? A contrario, le travail réalisé sur la cour des Miracles, ses mendiants et son atmosphère glauque à souhait, est criant de sincérité et saupoudre le jeu d’une violence et d’un cynisme peu habituels dans la série.

 

L’Histoire est-elle une histoire comme les autres ? (Vous avez quatre heures)

En somme, doit-on exiger une quelconque fidélité avec ce qu’a pu et dû être cette période ? Peut-on blâmer le jeu vidéo pour la représentation qu’il donne de l’Histoire, et la série Call of Duty pour son interprétation de la SGM ? Difficile de donner une réponse claire. D’une part, il est toujours risqué de voir des faits historiques manipulés en toute impunité et certains extrémismes se sont déjà illustrés par cette réécriture de romans nationaux. Peut-être serait-il (et sera-t-il) nécessaire d’imposer des garde-fous et de ne pas se limiter à un argumentaire bas du front : « à près tout ce n’est qu’un jeu, c’est pour les enfants, ce n’est pas bien grave ». C’est justement parce que les jeux vidéo s’adressent, aussi, aux plus jeunes qu’il faut prendre garde à ce qu’ils portent en leur sein. À ce qu’ils transmettent comme idéologie. Tuer des centaines d’Arabes et massacrer des Russes est nocif pour la santé.

Finalement, qu’est-ce que l’Histoire ? Des guerres, des morts et des productions qui me rappellent cette phrase de Winston Churchill : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ». J’exagère à peine, les jeux vidéo se bornent à décrire des luttes, des conflits et des charniers maintenant trop réalistes. Oui, la guerre est un mal nécessaire, la part maudite de l’Homme, mais il y aurait une certaine noblesse à montrer l’Histoire sous un jour plus neuf. Sous une aurore qui n’a pas baignée dans le sang des charognes.

 

 

 

 

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Doctorant de 25 ans travaillant sur les jeux vidéo. Passionné par la littérature, les mythes et la culture vidéoludique. Amoureux de son île, Kallisté.

Voir commentaires (3)

3 Comments

  1. Boni

    2017-09-28 at 9 h 03 min

    Attention au date, Infinity Ward n’as pas été fondé en 2015 ni la sortie Medal of Honor : Débarquement Allié (les 2 évènements se sont produits en 2002 de mémoire).
    Pourquoi ne pas avoir pris en compte le premier Medal Of Honor sorti sur PSX en 1999 plutot que le premier MoH sorti sur PC ?
    Tu aurais pu aborder aussi le cas de l’excellente série Commandos (PC) pour parler de la diversité des récits des jeux : Du débarquement de MoH au action plus subtile mais décisive des commandos derrières le lignes ennemis.
    La forme de l’article est intéressante mais on perds un peu le fil sur le fond qui en deviens plus philosophique et finalement qui ne sont que des choix de studios pour coller au mieux à l’attente des joueurs qui peuvent ainsi « s’évader » à travers le jeux vidéo.

    Article assez sympathique à lire en tout cas 🙂

    • Paul-Antoine « Orla » Colombani

      2017-09-28 at 11 h 18 min

      D’abord, merci pour ta lecture et ton commentaire. Quand je parle de 2015 il s’agit du nom du studio qui a développé Medal of Honor, le même qui a rejoint ensuite Activision et s’est rebaptisé Infinity Ward. Concernant le premier Medal of Honor, j’avais peur que la référence ne parle pas à tout le monde et l’opus sur PC me semblait plus populaire. Pour Commando je fais mon mea culpa, j’aurai pu en parler effectivement, peut-être à l’occasion d’un autre article !
      A la fin, je voulais vraiment insister sur l’idéologie portée par les jeux vidéo qui, parfois, est vraiment néfaste surtout pour les plus jeunes. N’hésite pas à me dire ce que tu penses de ça justement, c’est intéressant d’avoir toutes sortes d’avis.

      • Boni

        2017-10-05 at 12 h 20 min

        J’ai commencé justement les jeux « de guerre » avec le premier MoH et Commandos justement, mais il est vrai que j’étais assez encadré sur mes heures de jeux et la réflexion à apporter autour par un grand frère bien plus agée.
        Les jeunes de maintenant (diantre, je parle comme un vieux) ont accès beaucoup plus facilement et de manière bien plus précoce à ces jeux qui mettent le joueur au coeur de l’action dans des tueries sans apporter une quelconque pédagogie (faut tuer l’ennemi parce que …. tuer c’est prouver qu’on existe?), il faudrait trouver un moyen d’encadrer les jeunes joueurs mais je n’ai pas de piste à apporter malheureusement 🙁
        Désormais quand je fais un CoD ou un BF c’est essentiellement pour l’histoire (bien qu’un peu courte) qui me rappelle c’est bon vieux films de héros Blockbuster.

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