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Hyper Light Drifter, le test acidulé

Hyper Light Drifter, le test acidulé

Test de Hyper Light Drifter, le jeu acidulé

 

Nous vous en parlions dans notre compte-rendu des soldes Steam, Hyper Light Drifter a été le coup de cœur de plusieurs d’entre nous. Après Epistory, découvrez dans ce test pourquoi ce jeu nous a tant touchés et ce qu’il vaut vraiment.

 

Présentation

 

Développé par Heart Machine, un petit studio indépendant, Hyper Light Drifter est un jeu vidéo en 2D de type action-RPG solo dans la pure tradition graphique des 8 et 16-bits dans années 80 et 90. Fruit d’une campagne Kickstarter, avec quelques 645 000$ réunis à l’aide de pas moins de 24 000 contributeurs, le jeu est d’abord sorti sur ordinateur, à savoir Windows, Linux et OS X, en mars 2016, puis sur console en juillet 2016, et plus précisément sur PlayStation 4 et Xbox One, une sortie sur Wii U ayant été longtemps évoquée mais finalement annulée. Avec une année à son actif, le jeu n’a pas pris une ride (de plus, du moins), et est aussi frais que ce que nous en montre le trailer proposé par le studio sur YouTube.

 

 

Et si on lit entre les pixels, qu’y voit-on ?

 

Ambiance

 

La première chose qui nous saute aux yeux, c’est bien évidemment le style graphique du jeu, dont nous avons déjà pu dire qu’il s’inspirait fortement des jeux en 8 et 16-bits. À coup de pixels, dont on nous dit qu’ils sont animés à la main, rien que ça, votre petit personnage évolue dans un monde aux couleurs acidulées, mais relativement sombres la plupart du temps, qui m’ont immédiatement rappelé Transistor, et qui évoquent une certaine nostalgie à mes yeux. Ça tombe bien, puisque vous incarnez un petit personnage, Drifter de profession, dont le but est de collecter des technologies anciennes dans un monde en ruine, où le passé est constamment en train de se manifester. L’état de santé défaillant de notre personnage, qui se traduira régulièrement à vos yeux par des taches magenta de sang et des parasites à l’écran, est à l’origine de sa quête qui en devient presque onirique au vu des nombreux univers que l’on traverse.

 

 

Ces univers sont en effet multiples et riches : ville, forêt, temple aquatique zen, sous-sol industriels… Chaque zone a ses propres couleurs, sa propre musique, et ses propres ennemis, qui font de l’exploration un plaisir certain. La narration est tout en subtilité. Après une cinématique initiale, seuls le décor et l’interaction avec certains PNJ nous en apprendront un peu plus sur l’histoire de ce monde qui, malgré ses couleurs, est bien sombre (je vous renvoie plus spécifiquement aux tas de squelettes disséminés un peu partout). La narration est ici purement visuelle, puisque les personnages se s’expriment que par images pixelisées, ce qui rajoute à l’horreur de certaines scènes décrites, ou à l’angoisse de l’affrontement à venir avec certains boss.

Si l’ensemble est parfois un peu brouillon et difficilement lisible, de par le côté pixelisé et le choix de certaines couleurs, il est toujours très esthétique, autant visuellement que sur le plan musical. Moi qui ne joue pas souvent avec mon casque sur les oreilles, je dois reconnaître que ce jeu est vraiment plus appréciable lorsqu’il est joué en immersion auditive.

 

Gameplay

 

Le jeu est accessible et facile à prendre en main, mais difficile à maîtriser et à terminer.

Voilà ce que dit Heart Machine sur la page de campagne Kickstarter de son jeu. Et pour le coup, on peut souligner l’honnêteté du propos. Car si vous arriverez facilement à prendre en main les commandes et la manette (cette dernière étant conseillée, mais pas obligatoire), affronter les ennemis ne sera pas une partie de plaisir. Si leurs patterns sont pour certains facilement repérables, c’est davantage l’accumulation d’adversaires qui vous compliquera la vie. La difficulté caractérise le jeu, et elle a fait l’objet de plusieurs correctifs et équilibrages, globalement dans le sens de son accroissement.

Le jeu alterne entre phases d’exploration et phases de combats. Ces derniers, comme nous venons de le dire, seront parfois très compliqués à gérer. Mais ils permettent de compenser la relative inactivité à laquelle vous allez devoir faire face lors des phases d’exploration, qu’il s’agira parfois de pousser à l’extrême pour découvrir le chemin caché à emprunter, qu’il s’agisse du chemin à suivre pour poursuivre l’histoire, ou d’un passage bonus. Un de défauts du jeu, s’il en est, relèvera de la relative obscurité dans laquelle vous évoluerez. En effet, aucun indice ne vous est donné quant à où aller ou sur votre objectif. À mesure que l’on avance, on actionne des objets, on débloque des zones, et on récoles des choses, mais sans trop savoir pourquoi. La patience est donc de mise.

 

 

Le jeu est après somme toute classique dans son fonctionnement. Vous disposez d’un arsenal de base pour vous battre – une capacité de déplacement rapide, un sabre, un pistolet – que vous pouvez enrichir en achetant des améliorations ou de nouvelles armes dans des petites maisons qui ne sont pas sans rappeler Pokemon. Il faudra avant tout cumuler de l’argent, que vous récoltez au fur et à mesure que vous actionnez des systèmes. De même, il vous faudra récupérer tout au long du jeu des soins, cachés dans des caisses ou objets destructibles, ou dans des caches actionnables.

Pour cela, votre compagnon sera votre meilleur allié. En effet, dès votre réveil auprès d’un feu de bois, vous serez accompagné d’un petit compagnon volant, à la nature indéfinissable. Ce compagnon vous signalera les objets à activer, et vous rappellera régulièrement que votre niveau de vie baisse.

 

Conclusion

 

Hyper Light Drifter n’est pas un jeu facile. Mais il est beau. Et si cela ne vous apaisera pas dans ces moments où vous referez encore et encore le même passage, cela vous encouragera en tout cas à aller plus loin, et à explorer chaque coin de la carte. C’est selon moi un jeu à consommer tranquillement, à savourer, pour profiter pleinement de ce qu’il a à offrir. Hyper Light Drifter est en tout cas une jolie surprise que je recommande à chacun.

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@Marine_Wqr

Doctorante en Traitement Automatique des Langues, je n’ai de cesse de chercher, sur tout et rien. Je cherche encore ce que j’essaye de trouver.

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