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Des Cleek et des Claques : films spécial Halloween

Des Cleek et des Claques : films spécial Halloween

L’avis de la rédaction sur ces films qui font peur

 

Ah, Halloween, son ambiance, ses déguisements, ses histoires qui font peur. Halloween, une fête made in USA qui fait peur aux petits comme aux grands, si tant est qu’on soit un peu sujet aux frissons. Qu’avez-vous prévu pour cette année ? Vous replongez dans des jeux vidéo qui vous ont mis les jetons ? En lisant ou en relisant des livres angoissants ? Ou bien alors, en regardant quelques films d’épouvante qui vont vous coller des cauchemars des semaines durant ?

S’il y a bien une soirée où les idées ne manquent pas, c’est bien celle d’Halloween. Aujourd’hui dans ce quatrième numéro de « des Cleek et des Claques » la rédaction vous propose un autre numéro spécial Halloween où vos rédacteurs vous parleront des films qui les ont marqués et pourquoi. Et vous, quels films vous ont traumatisé ?

 

Lucile « Macky » Herman : World War Z

 

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Bien le bonjour à vous tous ! La semaine passée, dans notre numéro spécial Halloween sur ces jeux vidéo qui font peur, j’ai abordé avec vous ce sujet complexe que représente pour moi les Zombies au travers de mon explication sur Resident Evil 2 sur Nintendo 64. Les zombies représentent toujours un problème pour moi, surtout dans les films. C’est pour cela qu’aujourd’hui je vais vous parler du film World War Z, l’adaptation cinématographique du livre de Max Brooks. Petit aparté pour signaler que le livre est totalement différent du film, comme toujours ou presque, en effet le livre est meilleur, et de loin !

Un zombie qui court est déjà quelque chose de totalement inimaginable pour moi. Parce que des zombies lents, ça passe ? Oui, on peut dire ça. Les Z de ce film sont totalement incontrôlables. La fameuse scène du mur à Israël parle d’elle-même… Pourtant, si les zombies ont déclenché une sacré crise d’angoisse chez moi lors de l’avant première du film, oui, dans une salle de cinéma bondée… Ce n’est pas l’aspect le plus anxiogène de World War Z, tout du moins pour moi. Non, c’est plutôt le fait que la famille du héros est impliquée, une famille comprenant deux jeunes enfants qui m’a fortement perturbée.

J’ai de nouveau retrouvé mes moyens lorsqu’ils ont été séparés de leur père, parti à la recherche du patient zéro. Toutes les scènes où ils étaient réunis me faisaient toujours imaginer le pire. Donc ça, + les zombies, c’était un peu le wombo combo de la mort… A contrario, la série The Walking Dead ne me gêne plus du fait que les scénaristes nous ont très vite habitués à la perte des êtres chers. S’il y a bien des films qui m’ont fait peur et m’ont marquée, World War Z se place facilement dans le top des films les plus anxiogènes.

 

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Laurianne « Caduce » Angeon : Martyrs

 

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Lorsque l’on a évoqué le fait d’écrire un article sur les films « qui font peur », j’ai d’abord pensé à vous parler du Silence des Agneaux, ou autre Sixième Sens qui m’avaient pas mal perturbée. Mais finalement, j’ai opté pour un film qui a eu le mérite de me faire faire quelques cauchemars, et ce, des semaines après le visionnage du long-métrage. « Martyrs » de Pascal Laugier, avait connu une vive polémique au moment de sa sortie en salle, qui avait failli ne pas voir le jour d’ailleurs, en raison de la violence évidente contenue dans le film. Finalement, Martyrs est sorti en 2008, assorti d’une motion interdit au moins de 16 ans, avec avertissement. Cette dernière, amplement justifiée au demeurant, relançait le sempiternel débat sur la nature de la violence cinématographique, ses enjeux, et ce que l’on peut tolérer de voir, ou non.

Martyrs met en scène la tragique histoire de deux jeunes femmes, Lucie et Anna. Elles se rencontrent dans en orphelinat lorsque Lucie parvient à s’échapper d’un lieu où elle était tenue captive, séquestrée et torturée. Une profonde amitié se noue petit à petit entre les deux enfants, qui grandiront ensemble. Une dizaine d’années plus tard, Lucie fait irruption dans une maison de campagne, et abat toute la famille à l’intérieur. Elle appelle Anna au secours, persuadée d’avoir retrouvé les bourreaux coupables de son calvaire. Pour Anna et Lucie, la descente aux enfers ne fait que commencer.

Il n’est pas question ici de vous spoiler quoique ce soit dans le film, mais plutôt d’avertir qu’en effet, la polémique faite autour du film était plus que fondée. Martyrs propose dans son long-métrage différentes versions de l’horreur et ce, dans des parties distinctes du film. Ainsi, la première partie fera la part belle à une violence très graphique, explicite, sur fond de sursauts et d’angoisse latente. La seconde quant à elle, joue beaucoup plus sur la psychologie, le malaise, jusqu’à l’écœurement. Enfin, le film étant assez avare de dialogues, vous saurez sans doute apprécier le long monologue central du film, glaçant et terrifiant.

Si j’ai choisi de présenter ce film-là aujourd’hui, c’est avant tout parce qu’après cinq visionnages, je ne sais toujours pas dire si Martyrs me plaît réellement ou non. En tout cas, il ne m’a jamais laissée indifférente, et après chaque Martyrs, mes sentiments à l’égard du film évoluent constamment. Le film de Pascal Laugier n’est donc pas à mettre entre toutes les mains, mais finalement, il explore une facette de la violence assez peu mise en avant dans notre cinéma actuel, assez loin des codes et clichés de l’horreur. À vous de voir ensuite si l’abondance d’hémoglobine était véritablement « utile » ou non.

 

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Roxane « Lenvy » Saint-Anne : Zodiac

 

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Fantômes, vampires, sorcières et autres monstres folkloriques, Halloween aime à invoquer des créatures paranormales pour mieux nous effrayer. Et si, pourtant, la vie réelle représentait une source plus fiable d’effroi ? C’est le pari du film Zodiac, réalisé par David Fincher (auteur notamment des films Se7en, Fight Club, et Gone Girl) et sorti au cinéma en 2007. Et attention, lorsque que l’on parle d’une histoire inspirée de faits réels, il ne s’agit pas de la vague fumisterie à la Paranormal Activity, Rec ou autres Projet Blair Witch. Du milieu des années soixante jusqu’à la fin des années 80, sévit en Californie un tueur en série, rapidement surnommé le tueur du Zodiaque par la presse. Si vous vous imaginez déjà un scénario à la Scream, détrompez-vous. Le film raconte une histoire vraie, et le plus inquiétant est probablement le fait que le mystère de l’identité du Zodiaque n’ait jamais été résolu.

 

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Le film est probablement un petit chef-d’œuvre du genre, et rares sont ceux qui peuvent affirmer ne pas avoir tremblé devant deux scènes particulièrement glaçantes et inquiétantes du film. Zodiac innove notamment dans l’une d’entre elles, en mettant en scène une séquence de meurtre en plein jour qui vous hantera longtemps. Le Tueur du Zodiaque (ainsi surnommé à cause de mystérieux messages cryptés que celui-ci envoyait aux forces de l’ordre, comme une mise au défi, et dont une partie, seulement, a pu être déchiffrée) s’attaquait en effet à de jeunes couples, en plein jour, dans des endroits déserts. On est loin des clichés des grandes maisonnées vides, de nuit, aux portes grinçantes. Si vous avez du mal à vous représenter comment un paysage calme et retiré peut se transformer en théâtre de cauchemar, vous n’en apprécierez que plus le talent indéniable de David Fincher.

 

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À mi-chemin entre le film documentaire et l’œuvre de fiction, Zodiac joue avec talent sur l’idée de la figure d’un tueur omniprésent et pourtant insaisissable, qui a su trouver et continuera de trouver un écho auprès du public contemporain avec cette question : le tueur du Zodiaque est-il toujours vivant, tapi, dans l’ombre, quelque part dans le monde ? On vous souhaite de ne jamais découvrir la réponse à cette troublante question. En attendant, chers lecteurs, méfiez-vous des plus de soixante ans en apparence inoffensifs…

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