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Test : Freefly VR

Test : Freefly VR

Freefly VR, la réalité virtuelle en toute liberté ?

 

La réalité virtuelle est sans doute un des enjeux et une des attractions des années à venir. Casques pour smartphones, véritables lunettes branchées sur ordinateur, en carton ou en plastique, il y en a pour tous les goûts. Si les offres de VR se multiplient, toutes ne se valent pas. Pendant une semaine, Cleek a eu la chance, grâce à Cadeau Maestro, de pouvoir mettre la main (et les yeux) sur le casque Freefly VR, casque que j’ai donc pris soin de tester pour vous. Pour vous et grâce au casque,  je n’ai pas rêvé mais bel et bien volé et touché le ciel. J’ai fait des montagnes russes dans l’univers et au delà, tué des zombies (avant de tomber lamentablement dans une fosse pour ne plus pouvoir en ressortir), je me suis perdue dans un labyrinthe que j’ai fini par quitter par crainte que les drôles de cadavres qui jonchaient le sol ne se relèvent, j’ai joué à l’apprenti sorcière tueuse de bactéries en forme de flubber, et je me suis baladée parmi les dinosaures. Mais j’ai aussi volé dans l’espace telle une IronWoman, ou encore aidé le système immunitaire d’une cellule.

Tout un programme, donc, que je vais tâcher d’évaluer au travers de ce test du casque Freefly VR.

 

Unboxing

 

Le casque que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui nous vient de la marque Freefly VR, une marque déposée de la compagnie Proteus VR Labs. Précisons d’emblée qu’il s’agit d’un casque pour smartphone, dans lequel vous devez donc insérer votre appareil, et non pas d’un casque pour ordinateur comme peuvent l’être l’Occulus Rift ou l’HTC Vive.

Vendu au prix de 69€ sur le site officiel de la marque, le casque Freefly VR arrive dans une boîte noire, sobre mais solide, qui assure sa protection. On notera l’emballage en carton autour de la housse qui affiche une règle pour vérifier la comptabilité, sur le plan de la longueur, de son téléphone. Mieux vaut cependant avoir vérifié cela avant l’achat que lors du déballage du casque. Une fois le carton retiré et la housse ouverte, on découvre le casque, mais aussi deux guides, le premier donnant les instructions d’utilisation, et le second donnant un aperçu de quelques applications, ainsi qu’un chiffon de nettoyage pour les lentilles et le fameux glide controller.

 

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Le casque est assez imposant à première vue, mais relativement léger grâce à la matière plastique utilisée. Il est doté de trois lanières élastiques ajustables permettant de maintenir le casque en place sur votre visage. Le contact avec le visage est assuré par une sorte de coussinet en simili-cuir. Le Freefly VR recouvre partiellement le nez, la forme de celui-ci étant moulé dans le plastique pour le laisser à l’air libre. Le glide mesure quand à lui. moins de 7cm pour un poids plume et se connecte au téléphone via bluetooth. Il comporte une molette à faire tourner de façon circulaire, un bouton pour faire varier l’orientation (passer d’une position verticale à horizontale, et vice versa) et de quatre touches semblables aux commandes d’une manette de console. Il se recharge sur le secteur grâce à sa prise standardisée identique à celle de n’importe quel smartphone actuel. Notons que le chargeur n’est pas fourni.

Le Freefly VR permet d’insérer des téléphones de différentes tailles, du moment que leur longueur se situe dans une fourchette allant de 135mm à 165mm. Quant à la largeur, votre téléphone ne doit pas dépasser les 90mm. Les différentes vis coulissantes permettent de s’adapter à la taille du téléphone (dans les limites évoquées) et de fixer solidement votre téléphone. Cela permet notamment de déplacer les attaches de façon à libérer la prise jack afin de brancher votre casque sur votre téléphone. Ce dernier doit, bien évidemment, inclure un gyroscope. Le Freefly VR est compatible avec les systèmes Android et iOS, bien que ce dernier ne prenne pas encore en charge le glide.

Pour ma part, j’ai testé le Freefly VR avec le smartphone Archos Diamond 50, sous Android KitKat 4.4.4. Il mesure 146mm de hauteur, 70,4mm de largeur, et fait une épaisseur de 8mm. Il pèse 142g. L’écran fait 5 pouces, pour une résolution de 1920×1080.

 

Test

 

Que dire du casque Freefly VR une fois hors de sa boîte ? Notons tout d’abord que le système de maintien du téléphone est plutôt pratique. Une fois l’application Freefly VR téléchargée, vous êtes invités à placer votre téléphone dans votre casque. Pour cela, une simple gâchette à actionner (mais qui ne peut s’actionner accidentellement) permet d’ouvrir le casque. Là, vous pouvez placer votre téléphone et commencer la phase de calibrage via l’application. La disposition du téléphone se fait selon deux axes, horizontal et vertical, afin de bien le centrer par rapport au lentille. L’application est plutôt bien faite, et votre téléphone est rapidement centré. Vous pouvez en effet resserrer les attaches autour de votre téléphone, attaches mobiles, rappelons-le, ce qui garantit la sécurité de n’importe quel téléphone. Notons cependant qu’il vaut mieux desserrer toutes les attaches pour retirer le téléphone, ce qui vous oblige à refaire ces réglages à chaque session de réalité virtuelle.

Toutes ces indications sont notés dans le guide d’utilisation, disponible en plusieurs langues, plutôt clair au demeurant si l’on ne tient pas compte des erreurs de traduction et de quelques oublis liés à la pagination par exemple.

Une fois le téléphone fixé, vous pouvez lancer votre application, fermer votre casque (ça marche moins bien dans l’autre sens), et le glisser sur votre visage. Le casque n’est pas bien lourd et se maintient relativement bien sur le visage sans pour autant écraser, notamment grâce à son coussinet assez moelleux. Les élastiques permettent de bien tenir le casque en place, même si l’on regrette (du moins, dans mon cas) que les élastiques latéraux passent sur les oreilles, ce qui diminue la qualité de l’expérience auditive lorsque l’on branche un casque audio, possibilité facilité par la mobilité des attaches, nous le rappelons. Pour ma part, le casque s’est bien adapté à mon visage, mais j’émets une réserve vis à vis de la place laissé au nez pour peu que le vôtre tente de concurrencer celui de Cyrano. Notons que s’il est annoncé que le casque dispose d’une technologie anti-buée, elle n’a pas toujours été très efficace lors de mes tests, puisque j’ai régulièrement dû retirer le casque pour en nettoyer les lentilles.

Vient alors le moment tant attendu de la plongée dans la réalité virtuelle pour en prendre plein les yeux. Et c’est bien là le plus gros défaut que je pourrais reprocher à ce casque. La réalité virtuelle est restée très floue à mes yeux, car l’image floue tout court. En effet, au cours de mes différents tests, je n’ai jamais réussi à avoir une image parfaitement nette, et ce malgré mes nombreuse tentatives de recalibrage, au point que je m’interroge sur la bonne (jusque-là) santé de mes yeux. Les lentilles ne sont pas interchangeables, et il n’y a pas de molette, comme sur d’autres casques, pour modifier la distance entre le téléphone et les lentilles. Vous n’avez donc aucun moyen de remédier à ce problème, si ce n’est en l’acceptant et en jouant malgré tout, ce qui, admettons-le, accélère les phénomènes de fatigue et/ou de malaise que l’on peut ressentir lorsque l’on utilise ce genre d’artefact.

Par ailleurs, notons que l’utilisation de lunettes de vue n’est pas du tout compatible avec l’utilisation du casque Freefly VR, manque de place et d’ergonomie.

L’autre point de perplexité que je nourris vis à vis de ce casque est ce qui semblait au départ un de ses atouts principaux : le glide. Si en effet l’idée paraît réjouissante d’avoir un gameplay plus riche que le simple fait de poser notre regard sur quelque chose, il faut bien admettre que le système n’est pas encore au point. Reconnaissons cependant que le site annonce de façon explicite que le produit en est encore qu’en phase de développement, puisqu’il n’est pour le moment compatible qu’avec des téléphones sous Android, et que nombre de jeux n’intègrent pas encore l’existence d’une manette. Les quelques jeux exploitant cet outil ne sont d’ailleurs pas tous au point non plus, puisque j’ai notamment passé 10 minutes à tourner en rond dans une pièce de 10m2 à défaut de pouvoir faire autre chose, dans un jeu de fantasy qui s’annonçait au demeurant intéressant. Seul un jeu de chasse aux zombies m’a permis d’exploiter au mieux cette technologie, puisque je pouvais me déplacer (d’avant en arrière, tourner, et ce indépendamment de la direction de mon regard) et tirer sur les zombies. Notons cependant que le glide est facilement manipulable, malgré, ou grâce, je ne sais pas, à sa petite taille, et qu’il se recharge rapidement. Il s’agit donc d’être patient.

Enfin, à la question que l’on se pose tous lorsque l’on parle de réalité virtuelle et d’applications en expansion : quid du porno ?

Eh bien sachez que dans un travail de recherche pur et dur, j’ai donc visionné diverses vidéos (puisqu’il n’y a pour le moment pas de réelles applications, ou d’applications de type réaliste, du genre) et que s’il y en a pour tous les goûts, elles ne sont pas encore à 100% adaptées à la réalité virtuelle. Outre le fait d’avoir le visage d’un ou une inconnue à quelques centimètres de vous (ce qui, je vous l’assure, n’est pas la même chose que de l’avoir sur un écran à cinquantaine de centimètres de vous), comptez sur les déformations de l’image sur tous les contours de celle-ci. Autant vous dire que la plus sexy des femmes perd tout sex appeal lorsque son crâne ou ses attributs génitaux se distordent de façon grotesque.

 

Conclusion

 

Le casque Freefly VR est dans l’ensemble un bon casque, qui vous garantira un certain confort d’utilisation pour un prix raisonnable. Il s’offre par ailleurs un avenir intéressant grâce au glide dont l’existence n’est pas négligeable. Je vous conseille cependant de le tester, si vous le pouvez, avant de l’acquérir, car la surprise de se retrouver avec une image floue et ce sans possibilité d’y remédier n’est guère réjouissante.

 

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@Marine_Wqr

Doctorante en Traitement Automatique des Langues, je n’ai de cesse de chercher, sur tout et rien. Je cherche encore ce que j’essaye de trouver.

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