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Des Cleek et des claques : ces jeux violents qu’on apprécie

Des Cleek et des claques : ces jeux violents qu’on apprécie

Des Cleek et des claques : ces jeux violents auxquels on aime jouer

 

Chez Cleek, nous sommes des passionnés, aux passions différentes. Cependant, si nous avons bien une chose en commun (parmi tant d’autres), c’est notre amour pour l’univers Geek au sens très large du terme. Jeux vidéo, films, séries, romans, comics, mangas, technologie et j’en passe. C’est avec cette passion commune que nous avons décidé il y a quelques temps maintenant de vous proposer une série d’articles un peu particulière, « Des Cleek et des claques », afin de partager avec vous nos avis sur certaines thématiques.

Pour rappel, nous avions abordé avec vous ces jeux que nous prenons plaisir à regarder (#1 et #2) puis ces jeux vidéo spécial Halloween et plus récemment ces films qui nous ont fait peur. Il y a quelques semaines, nous vous avions préparé un article spécial manga. Vous pouvez d’ailleurs retrouver deux autres de nos articles, avec nos personnages de jeux préférés : voici le premier opus juste ici et le second juste là. Plus récemment encore, nous vous avions parlé des sorties cinéma les plus attendues de 2016, des meilleurs films de l’année passée, de nos séries préférées sans oublier leurs génériques qui nous ont parfois fait rêver. Nous vous avons également parlé de ces musiques que l’on écoute en jouant ainsi que des sorties jeux vidéo les plus attendues de l’année 2016.  Enfin, nous avons abordé avec vous ces réalisateurs qui nous marquent.

Aujourd’hui, nous vous parlons de ces jeux vidéo dits violents auxquels nous avons plaisir à jouer, pour poursuivre la réflexion sur la violence entamée par les articles de Laurianne « Caduce » Angeon (le premier ici, le second là), puis l’article sur les huis clos intenses (Hard Candy et La Jeune Fille et la Mort).

 

Noëlle « Psycho » Desjeux : Shadow of Mordor

Psycho

Étant un peu princesse sur les bords, je ne suis pas très portée sur tout ce qui est violent, en particulier les jeux. Malgré cela, j’apprécie tout de même de me défouler sur quelques jeux qui font ressortir mon coté brutasse. Eh oui, je pense notamment à Borderlands 2, mais surtout, le vrai jeu qui me détend est Shadow of Mordor.

Ah, quel plaisir de décapiter ces saletés d’orques (je ne m’y ferai jamais à cette orthographe) à tour de bras avec le système de combat un peu à la série des Batman Arkham, d’autant plus que l’animation de la décapitation est très réussie. Il faut dire aussi que le jeu peut déchaîner certaines colères avec le système de hiérarchie : les orques (orcs, orcs, orcs) ont un certain rang de pouvoir, et quand l’un d’entre eux est promu au rang suivant, il gagne en puissance, et donc en niveau de difficulté pour le tuer. De surcroît, plus un orque (noooon) vous abat, plus il gagne de pouvoir, et peut donc devenir votre Némésis. Il vous traquera donc et vous humiliera dès qu’il vous croise, à savoir qu’au niveau maximum de puissance (20), il devient presque impossible à tuer et vous abattra en one-shot. Oui, ça sent tristement le vécu…

 

David « Niks » Chaillou : Bulletstorm

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Bulletstorm, sorti en 2011, a été développé Epic Games, studio assez modeste qui a tout de même sorti de bonnes licences comme Unreal Tournament ou Gears of War.

L’intrigue nous emmène dans le monde futuriste du XXVIe siècle où Grayson Hunt fait partie d’une escouade qui… Non on s’en balance de l’histoire, on est là pour la violence. Car même si le scénario reste décent, il n’est pas vraiment mis en avant par les développeurs. Malgré de très bonnes critiques récoltées lors de sa sortie, le FPS a été un échec commercial pour le studio, ne s’écoulant qu’à un petit million d’exemplaires vendus, étonnant quand on se penche un peu sur la qualité globale du soft.

 

 

Bulletstorm, ça pulse et ça pulse vénère. Ça balance de l’hémoglobine et de la punchline un peu partout sur l’écran (avec de très bonnes références de la traduction française à … La Cité de la Peur par exemple). Tout simplement l’une des meilleurs échappatoires que j’aie eues dans ma vie étudiante/active. Glissades, coup de pompe dans la tête des vilains, explosion, explosion, explosion, décapitation et éviscération vous accompagneront pendant la bonne dizaine d’heures que vous propose ce jeu. À la manière d’un Devil May Cry, le jeu vous récompense avec des points de style lors de l’élimination des ennemis. Pour cela, vous possédez un arsenal bourrin impressionnant, comprenant les traditionnels fusils mais également des bolas explosifs et un arc électrique qui vous permettra d’attirer et repousser les chenapans afin d’enchaîner les combos et gagner davantage de points. Points qui vous permettront de déverrouiller de nouvelles armes et upgrades afin de perpétuer de nouveaux meurtres en série. L’environnement est également un point important puisqu’il rentrera en compte dans les combos, quand vous vous servirez des falaises, tables, grillages ou rochers mis à votre disposition, ainsi qu’un petit bullet time des familles pour faciliter les enchaînements.

Voici une petite vidéo pour expliquer plus clairement ce que vous propose Bulletstorm.

 

Un jeu assurément injustement méconnu, mais qui sait, en période de soldes sur Steam, il n’est qu’à 4.99€, de quoi vous assurer une bonne dose de violence gratuite en ces temps sombres…

 

 

Lucile « Macky » Herman : GTA

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Comme vous pouvez le constater sur le titre, je ne vais pas vous parler d’un GTA en particulier mais bien de la licence GTA. Ces jeux sont probablement les plus critiqués de toute l’histoire des jeux vidéo tant ils exsudent de violence en tout genre. Tous les péchés, si je puis diren sont présents dans ces jeux. Mon tout premier jeu de la licence a été GTA III sur PS2, alors que j’avais 8 ans. Évidemment, mes parents n’avaient aucune idée du jeu qu’ils venaient de m’offrir et l’ont compris lorsque GTA : Vice City est sorti. Ma demande s’est soldée par un non catégorique de ma mère et un « elle ne va pas devenir une psychopathe, c’est bon. » de mon père (merci papa <3). Et GTA : Vice City a été le jeu console auquel j’ai le plus joué. J’y ai passé des heures entières. À l’époque, mon but était de tout faire pour respecter le code de la route, et à la lettre ! Puis, j’ai découvert le jeu dans sa globalité, et surtout les cheat code… Ma mère a d’ailleurs hurlé à la mort lorsqu’elle a vu qu’il y avait des prostituées. C’était aussi la punition ultime quand je faisais une bêtise : privée de GTA.

Bien des années après, j’attends la sortie de chaque GTA avec une vraie impatience. J’ai d’ailleurs joué à tous les Rockstar Games (le studio a aussi développé les Max PayneRed DeadL.A. Noire…). Je trouve leur univers très plaisant, riche et original. On entend toujours certaines critiques sur les GTA. Oui, ce sont des jeux violents. Oui il y a des prostituées, de la drogue, de la violence gratuite. Mais on peut en dire autant de tout un tas de films. Je vous invite à lire ou à relire nos articles : GTA V : le test PC, GTA V : le test Xbox One ainsi que GTA V PC : les Mods à ne pas louper.

 

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Siegfried « Moyocoyani » Würtz : Fable

 

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Qu’est-ce qui définit la violence d’un jeu vidéo ? La capacité à tuer ? La quantité d’hémoglobine ? La manière de mettre fin à la vie des personnages rencontrés ? Imaginez un jeu où pratiquement aucun civil n’est protégé de vos crises de folie meurtrière, pas même dans leur maison, dans leur lit, pendant qu’ils dorment. Un jeu où l’ambiance féerique, les musiques de Danny Elfman, les graphismes gentillets, contrasteraient avec la possibilité de décapiter ceux que vous voulez considérer comme vos ennemis, avec moult sang sortant de leur gorge, et de shooter dans leurs têtes, voire de les prendre pour les jeter au loin…

 

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Les jeux qui proposent la possibilité de tuer les PNJ sont de plus en plus nombreux : les Elder Scrolls, Fallout (la critique du 4 ici), G.T.A. y ont beaucoup gagné en réputation. Mais ils se situent volontairement dans un univers assez cru, adulte, sombre. Un RPG aussi exceptionnel que Fable aurait au contraire pu être vendu à tous les publics sans ces additions violentes, qui lui ont valu une restriction PEGI 16+. Erreur marketing ? Au contraire, le jeu se fondant sur la possibilité de choisir la voie du Bien ou du Mal, et d’être enveloppé d’une aura blanche avec des petits papillons (vraiment) ou de flammes avec des cornes, Lionhead studios a compris que ce système de karma n’était cohérent que si le joueur avait vraiment l’impression d’assumer le chemin du massacre des innocents, et pas juste de prendre des décisions assez désincarnées comme dans Mass Effect.

 

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Il ne s’agit dès lors plus seulement de prendre oralement des décisions cyniques, mais d’assumer le mal au quotidien du jeu, en tuant les marchands pour les voler, en pillant les maisons des citoyens après avoir crocheté les serrures, en mettant les villages à feu et à sang parce que quelques gardes vous ont repéré, et que quitte à être mal vu par la population, autant l’éradiquer de la carte entièrement, pas vrai ?

C’est cette capacité à la violence qui met aussi en valeur la capacité au Bien : vous comprenez plus intimement à quel point le vol innocent d’un bout de pain sur une table vous met sur le mauvais sentier quand vous savez que vous pourriez couvrir votre larcin par un génocide. Cette violence participe donc entièrement au game design et aux nombreuses qualités qui font de Fable un indispensable, tout en continuant d’élargir la voie des jeux à karma notamment initiée par le non moins génial, mais plus vieilli, Deus Ex.

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